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Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:05Le 19h écho, Erwan Morris
00:07Bienvenue dans votre rendez-vous d'actualité du soir sur BFM Business.
00:11On est ensemble en direct pendant 30 minutes à la une de ce vendredi 6 mars.
00:16Le pétrole a son plus haut depuis deux ans.
00:18Le Brent bondit de 11%.
00:20Le baril dépasse désormais les 94 dollars.
00:22Conséquence d'attaques de drones sur un champ pétrolier et du détroit d'Ormous toujours paralysé.
00:27On fait le point dès le début du journal.
00:28Et alors que les Etats affrètent des avions pour rapatrier leurs ressortissants du Moyen-Orient,
00:33vous entendrez ce récit édifiant des Britanniques qui en plein conflit au Moyen-Orient
00:38cherchent à revenir à Dubaï pour échapper aux impôts.
00:41Et puis direction la Chine.
00:42A la fin du journal, Pékin annonce des investissements massifs dans l'intelligence artificielle
00:47pour lutter contre la baisse de la natalité.
00:49Vous comprendrez comment ?
00:53Nouvelle flambée donc du baril de Brent qui prend 11% ce vendredi à plus de 94 dollars.
01:00Désormais, le WTI a aussi franchi les 90 dollars.
01:04Une première depuis 2023.
01:05Et pas d'accalmie en vue.
01:07Laura Cambo, les infrastructures continuent d'être frappées au septième jour de la guerre.
01:11Oui, avec 4 drones qui ont frappé l'aéroport de Bassora et 2 installations pétrolières dans le sud de l
01:17'Irak.
01:17Ils ont aussi touché un champ où opère le géant britannique BP.
01:21Incident Erwann aussi à l'extrême opposé au nord de l'Irak, près d'Erbil.
01:25Les autorités kurdes irakiennes ont annoncé aujourd'hui que la production d'un champ pétrolier
01:30exploité cette fois-ci par une société américaine avait été interrompue.
01:34En mer également, un pétrolier américain a été ciblé, non loin du Koweït.
01:39Et puis enfin, le détroit d'Hormuz reste toujours bloqué.
01:43On vient d'avoir des chiffres du site Marine Trafic.
01:45Seuls 9 navires de transport ont été détectés en traversant le détroit depuis lundi.
01:51Alors on note que ce vendredi, Laura, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a pris la parole.
01:56Oui, il explique bien qu'il n'y a aucune pénurie de pétrole actuellement
01:59et que le problème, c'est le blocage du détroit d'Hormuz.
02:03Écoutez Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE.
02:08Aujourd'hui, il y a beaucoup de pétrole sur le marché.
02:15Notre problème, c'est la dislocation.
02:18C'est un problème de logistique.
02:20C'est un problème grave.
02:24Et les différentes autorités politiques de la région qui alertent à Erwan,
02:28les stocks des réservoirs pétroliers sont désormais trop remplis.
02:31Selon le Wall Street Journal, le Koweït est en train de couper sa production de pétrole.
02:35L'Irak a fermé son plus grand champ pétrolier il y a quelques jours.
02:39Et puis le Qatar, on sait, a aussi interrompu sa production.
02:42Le Financial Times a interrogé le ministre de l'énergie, Qatari.
02:46Aujourd'hui, il prédit que tous les exportateurs d'énergie du Golfe
02:50cesseront leur production dans les prochains jours.
02:53Vous parliez de l'explosion du prix du baril de Brent.
02:56Eh bien aujourd'hui, ce ministre de l'énergie, Qatari,
02:59pense que la crise est bien partie pour durer,
03:01puisqu'il imagine plutôt le prix du baril à 150 dollars.
03:05Autre conséquence du blocage du détroit d'Hormuz,
03:08Laura Cambo, les pays asiatiques très dépendants des importations dans la région
03:12qui font donc face à des difficultés.
03:14Oui, c'est notamment le cas des Philippines.
03:15Le pays va adopter la semaine de travail de 4 jours
03:18pour faire face à la flambée des cours du pétrole.
03:21Un changement qui entrera en vigueur dès lundi.
03:24Et puis certains pays, on en parlait hier, diversifient leurs approvisionnements.
03:28C'est le cas de l'Inde qui a obtenu une dérogation du trésor américain
03:31pour 30 jours pour acheter du pétrole russe.
03:34Aujourd'hui, le Kremlin s'est exprimé.
03:36Il a déclaré que la guerre avait globalement stimulé la demande
03:39pour les produits énergétiques russes.
03:41Moscou qui s'affirme donc comme un gagnant de ce conflit en Europe.
03:44Merci beaucoup Laura Cambo avec nous ce soir.
03:46Et dans ce contexte, les grands groupes pétroliers
03:48pourraient profiter de la situation pour augmenter leur production.
03:52Mais en réalité, plusieurs facteurs les incitent à ne pas se précipiter.
03:56Les explications de Paul Valère.
03:59Pompé plus de pétrole, les majors voient ça comme un puits
04:02dans lequel elles ne veulent pas tomber.
04:04Elles n'ont aucune certitude que la fermeture du détroit d'Ormousse se prolonge.
04:08D'autant qu'augmenter les forages coûterait des milliards
04:10et prendrait des mois selon Jean-Pierre Favenec, spécialiste de l'énergie.
04:14Vous pouvez peut-être incertainement pousser un petit peu la production
04:16mais il n'y a pas de flexibilité si vous voulez.
04:19Toute augmentation de la production, c'est des investissements,
04:21c'est des coûts et tout ça prend du temps.
04:23Donc on ne peut pas imaginer qu'à court terme, sauf d'une manière marginale,
04:28il y ait des possibilités de mettre en place des nouvelles productions
04:31qui compenseraient le manque de pétrole qui vient de la fermeture du détroit d'Ormousse.
04:35En l'occurrence, pour l'Agence internationale de l'énergie,
04:37le schiste américain apparaît comme la source de production supplémentaire
04:41disponible la plus importante à court terme
04:43avec un ajout possible de 240 000 barils par jour en mai
04:46grâce à des puits forés récemment qui n'avaient pas encore servi.
04:49Les principaux membres de l'OPEP Plus vont de leur côté augmenter
04:53leur quota de production de plus de 200 000 barils par jour en avril.
04:57Le conflit au Moyen-Orient qui ancre un peu plus le regain des tensions géopolitiques
05:02dans le monde et qui pousse les Européens à accélérer leur réarmement
05:06en renforçant notamment leur production de missiles,
05:09c'est tout l'objet de la tournée du commissaire à la Défense
05:13qui depuis la Pologne a insisté sur le fait que cela n'est plus une option.
05:17Il a entamé en Pologne une tournée qui vise à renforcer
05:20la production européenne de missiles.
05:22Écoutez.
05:25C'est évident avec la crise en Iran qu'il est devenu encore plus urgent
05:29pour nous en Europe d'augmenter la production de systèmes
05:31de défense aérienne et de missiles anti-balistiques.
05:35Les Américains ne seront tout simplement pas en mesure
05:38de fournir suffisamment de missiles à la fois aux pays du Golfe,
05:41à l'armée américaine elle-même et aux forces ukrainiennes.
05:48Voilà, Andrius Kublius, commissaire européen à la Défense.
05:53Et du côté des États-Unis, Donald Trump, lui, se montre inflexible.
05:56Axel Meunier, vous êtes notre correspondant.
05:59On vous retrouve à Washington.
06:00Le président américain, Axel, n'a pas prévu de négociations
06:03avec le régime iranien.
06:07Oui, effectivement, Donald Trump, qui s'est d'abord exprimé
06:10sur son message Truth, son réseau social,
06:13il estime qu'il n'est plus le temps de la démocratie.
06:17Il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, dit-il,
06:19ce qu'il avait déjà dit il y a deux jours,
06:21en disant que c'est trop tard pour parler.
06:23Et puis, ensuite, dans un entretien téléphonique
06:26avec une journaliste de CNN,
06:28comme il le fait depuis le début de ses frappes,
06:31il parle comme ça au compte-gouttes
06:33avec certains journalistes par téléphone.
06:35Eh bien, il adressait un petit peu le portrait robot
06:38de celui qu'il aimerait voir diriger l'Iran.
06:41D'abord, il faudrait que ce soit un dirigeant puissant,
06:45dit-il, et acceptable, non seulement pour les États-Unis,
06:48mais aussi pour Israël et l'ensemble des alliés américains
06:52dans la région du Moyen-Orient.
06:54Il n'y a pas de problème à ce que ce soit un leader religieux
06:58qui soit toujours à la tête de l'Iran.
07:00Pas de problème non plus à ce que l'Iran
07:01ne devienne pas un pays démocratique.
07:03C'est une déclaration qui peut-être là marquera une différence
07:08avec d'autres déclarations, d'autres dirigeants.
07:11Il a en tout cas rappelé aussi qu'il voulait que ça se passe
07:15de la même manière qu'avec le Venezuela.
07:18Ce n'est pourtant pas les mêmes circonstances,
07:20pas le même ennemi, mais il rappelle que Delcy Rodriguez,
07:23qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro
07:25et qui actuellement dirige de façon intérimaire le Venezuela,
07:29lui donne une grande satisfaction et il aimerait que ça se passe
07:33de la même manière avec l'Iran.
07:35Voilà pour cette feuille de route que Donald Trump donne un petit peu.
07:38C'est la première fois, mais il confirme en tout cas son intention
07:40de s'impliquer durablement et fermement dans le choix du prochain dirigeant iranien.
07:46Axel Monnier depuis Washington pour BFM Business.
07:49Et pendant ce temps-là, beaucoup cherchent à fuir la région du Golfe.
07:51C'est notamment le cas à Dubaï, où l'ensemble des vols n'a pas encore repris.
07:55Et alors que beaucoup cherchent donc par tous les moyens à partir,
07:59selon le Financial Times, qui a recueilli des témoignages de compagnies,
08:02de jets privés et d'avocats fiscalistes,
08:05eh bien quelques ultra-riches veulent, eux, y revenir pour des raisons fiscales.
08:09Caroline Morisseau.
08:11Alors que le gouvernement britannique affraite des avions
08:14pour évacuer ses ressortissants de Dubaï,
08:16certains cherchent au contraire à faire le trajet dans l'autre sens,
08:19de peur de se retrouver résident fiscal en Grande-Bretagne.
08:23Là-bas, les règles sont complexes
08:24et ne s'appliquent pas à tous les contribuables de la même manière.
08:27Mais y passer une quarantaine de jours, voire moins,
08:29peut suffire pour devoir y payer ses impôts.
08:32A l'inverse, pour bénéficier du régime fiscal très avantageux de Dubaï,
08:36il faut y passer au moins 183 jours sur 12 mois consécutifs.
08:40D'où l'empressement de certains à y revenir.
08:42Un avocat fiscaliste cité par le FT
08:45explique en tout cas avoir reçu des appels discrets
08:47de certains contribuables
08:49qui s'inquiètent de ne pas pouvoir rentrer rapidement aux Émirats.
08:52Et selon un professionnel du secteur,
08:54il y a aussi des demandes de jets privés vers les Émirats.
08:57Même si elles sont plus rares,
08:58c'est surtout dans l'autre sens que les prix des jets explosent.
09:01Certains vols entre Riyad et l'Europe
09:03sont désormais facturés jusqu'à 300 000 euros.
09:05Et on parlait du prix du pétrole qui s'est envolé en une semaine.
09:09Le prix à la pompe a aussi augmenté.
09:11Le litre de gasoil a pris 15 à 20 centimes.
09:14C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'économie Roland Lescure
09:17qui annonce des contrôles pour s'assurer de hausses de prix raisonnables à la pompe
09:21dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
09:23Francis Pousse, président national des stations-services et énergie nouvelle chez Mobilian,
09:27c'était l'invité d'Apolline de Malherbe un peu plus tôt aujourd'hui.
09:30Il lui a répondu.
09:32Le contrôle des marges est possible,
09:34mais je tiens quand même à rappeler que le carburant bénéficie d'une liberté des prix
09:39au même titre que la baguette de pain
09:40et que je ne vois pas comment la DGCCRF pourrait sanctionner des stations-services
09:46qui éventuellement profiteraient, ce que je réprouve complètement.
09:49Ce n'est pas notre faute à nous,
09:51puisque nous, comme le consommateur, on subit la hausse des prix
09:54qui effectivement a été très rapide pour deux raisons.
09:57L'augmentation du baril, bien évidemment,
09:59et surtout sur le marché international de Rotterdam qui s'appelle le Platz,
10:03l'augmentation très importante du coût du produit fini.
10:07Moi, je n'ai pas peur des contrôles
10:08puisque la plupart de mes adhérents sont tout à fait vertueux.
10:12Voilà, Francis Pousse, président national des stations-services chez Mobilian.
10:16Et puis, vous l'avez peut-être vu sur les réseaux sociaux,
10:19la guerre en Iran qui génère aussi un afflux record de contenu
10:22créé par l'intelligence artificielle.
10:25Jusqu'à 40% des publications sur le conflit seraient concernées.
10:28On fait le point ce soir avec notre invité.
10:31Bonsoir, Mathieu Ponziot.
10:33Merci d'avoir répondu à l'appel de BFM Business.
10:35Vous êtes directeur des opérations chez Bloom Social Analytics,
10:39spécialiste de l'analyse des réseaux sociaux.
10:41C'est vous qui apportez avec Bloom ces données,
10:44ce chiffre de 40% jusqu'à 40% de publications
10:47concernées par des manipulations.
10:49On est face à un phénomène d'une très grande ampleur.
10:53Bonsoir, absolument.
10:54On est face à une guerre ultra technologique
10:57avec, depuis une semaine, un changement d'échelle
11:00sur l'utilisation de l'IA.
11:03Vous avez globalement plus de contenu relayé sur les réseaux sociaux.
11:08Donc, on a mesuré en à peu près six fois plus de contenu sur les réseaux sociaux
11:11que lors des premiers jours de la guerre en Ukraine.
11:13Donc, sous ça, en l'espace de quatre ans.
11:15Et vous avez, à fortiori, beaucoup plus de contenu généré par l'IA.
11:19Et vous l'avez dit, on mesure à peu près 40% de contenu généré par l'IA autour de
11:23ce conflit.
11:24Quels sont les types de manipulations ?
11:26Est-ce qu'on peut les catégoriser ?
11:29Alors, vous avez aujourd'hui différents types de manipulations.
11:31D'abord, des manipulations d'images.
11:34Il est extrêmement simple, aujourd'hui, de générer des contenus,
11:38que ce soit des images ou des vidéos, à partir des grandes plateformes d'intelligence artificielle.
11:45L'objectif, derrière, c'est de diffuser un narratif, son propre narratif.
11:51Et aujourd'hui, les consommateurs que nous sommes sur les réseaux sociaux
11:54sont face à des enjeux de vérité autour de tout ça.
12:01L'objectif, c'est de vérifier la véracité des contenus générés par l'IA.
12:06Et ce qui est particulièrement troublant, c'est que pour vérifier la véracité de ces contenus,
12:10on va utiliser des outils d'IA.
12:13Je pense à Grom, par exemple.
12:15Et donc, c'est comme si on était en circuit fermé,
12:17sans nécessairement d'intervention humaine.
12:19Et donc, là-dessus, on va trouver de la manipulation pour chacun des différents protagonistes.
12:25Si j'entends bien, vous nous dites que X est mobilisé sur l'objectif de déceler ces contenus-là, c
12:33'est ça ?
12:33Alors qu'on reproche quand même beaucoup à ce réseau social-là, en particulier,
12:38d'alimenter les fake news avec l'intelligence artificielle.
12:41Bien sûr. Ce que je veux dire par là, c'est que X, à travers Grom, mais aussi d'autres
12:45plateformes,
12:47vont être utilisés par les utilisateurs pour vérifier la véracité des contenus générés par l'IA.
12:53Donc, c'est comme si des IA se répondaient mutuellement.
12:56Est-ce qu'on a une idée de l'origine de ces contenus ? D'où ils viennent ?
12:59Quelles sont les origines de ces manipulations ?
13:03Alors, elles proviennent d'un peu partout.
13:06Chaque camp de protagonistes utilise évidemment l'intelligence artificielle pour défulser leur récit.
13:11Mais on peut trouver également des associations, des militants qui vont utiliser maintenant assez simplement l'intelligence artificielle,
13:22encore une fois, pour diffulser leur contenu.
13:25Et que peuvent faire les plateformes pour limiter cet impact ?
13:29Alors, c'est une vraie question.
13:31Aujourd'hui, face à l'ampleur du phénomène, on parle de dizaines de millions de contenus,
13:37il est très difficile pour les plateformes de modérer l'ensemble de ces contenus,
13:42malgré les moyens qui sont opérés en termes de modération.
13:45C'est très, très difficile face à ce raz-de-marée de contenus générés par l'IA.
13:49Merci beaucoup pour cet éclairage avec nous ce soir, Mathieu Ponziot, directeur des opérations chez Bloom.
13:55La statistique du jour, c'est l'emploi américain et c'est la douche froide.
13:5992 000 emplois détruits le mois dernier.
14:01Un taux de chômage qui remonte à 4,4 %.
14:04Mauvaise surprise par rapport au consensus, écoutez John Plassard de Cité Gestion.
14:09Très, très mauvais pour le mois de février.
14:12On a un taux de chômage qui monte, on passe de 4,3 à 4,4.
14:15Vous l'avez dit, destruction d'emplois.
14:18Des révisions des mois précédents de décembre et de janvier
14:22qui, combinés, sont de 69 000 inférieurs.
14:27Donc, c'est comme si vous rajoutiez encore près de 70 000 destructions d'emplois.
14:33Au niveau de l'inflation, le salaire horaire, il progresse.
14:37Donc, on est dans une situation, on est dans la définition de ce qu'on appelle la stagflation.
14:43C'est-à-dire une croissance qui est faible, des destructions d'emplois et puis une inflation qui monte.
14:50Alors, il faut faire très attention dans les chiffres.
14:52Comme à chaque fois, il faut rappeler qu'en février, on avait plusieurs événements.
14:57On avait des grèves, on avait eu un partiel shutdown à la fin du mois de janvier
15:03et puis on avait aussi une météo catastrophique et ça se voit sur le taux de participation.
15:10Le taux de participation revient à 62% et on est au plus bas depuis décembre 2021.
15:16Ça veut dire que vous aviez moins de personnes, moins d'Américains qui allaient au chômage.
15:23Donc, il faut faire attention. Ce n'est pas un seul mois qui va faire le printemps.
15:27Il va falloir ou pas que ça se confirme dans les prochains mois.
15:32Mais si on regarde les chiffres d'aujourd'hui, ils sont effectivement très, très mauvais.
15:38Et c'est une mauvaise passe pour le président américain qui disait qu'en fait, au niveau domestique, tout allait
15:44bien.
15:45John Plassard de Cité-Gésus. En 19h16, les marchés.
15:52Avec vous ce soir, Aude Kersulek. Aude, le CAC 40 qui a clôturé. Dans le rouge, on a perdu les
15:568000 points.
15:58Moins 0,6% mais le chiffre à retenir cette semaine, c'est surtout moins 7%.
16:02C'est le bilan hebdomadaire de la semaine pour le CAC 40, très négatif.
16:06Donc, on repasse sous la barre des 8000 points.
16:09Et c'est le pétrole qui est responsable de cette mauvaise performance.
16:13Le pétrole qui monte en flèche, plus 10% aujourd'hui sur les cours du Brent et du WTI.
16:18On est monté très vite, 90 dollars pour le Brent.
16:22Maintenant, 91 dollars sur la semaine.
16:24On a pris 25%.
16:26En cause notamment, une nouvelle frappe iranienne sur un pétrolier aujourd'hui
16:29ou sur des champs pétroliers, notamment dans le nord de l'Irak.
16:32Et le blocage aussi du transport maritime.
16:34Les capacités de stockage de pétrole sont pleines dans la région.
16:38L'inquiétude des investisseurs, c'est l'envolée des coûts énergétiques.
16:42Pas bon pour les marges des entreprises ou pour l'inflation.
16:45La défense, les valeurs comme Thalès étaient aujourd'hui au cœur des hausses.
16:50Plus 2% pour Thalès.
16:52L'ouverture de Wall Street aussi n'a pas arrangé la chose.
16:56Avec une autre mauvaise nouvelle pour l'économie américaine.
16:59Elle a détruit des emplois sur le mois de février.
17:01C'est le rapport qui a été publié aujourd'hui.
17:04Moins 92 000 emplois.
17:06Ce n'était pas du tout attendu par le marché.
17:08Autre élément déstabilisateur du marché.
17:12Marché indice américain en baisse.
17:14Même s'ils ont mieux résisté cette semaine que l'Europe.
17:18Mais quand même, on est dans un bad news is bad news.
17:20Effectivement, Wall Street dans le rouge en séance.
17:22Le Dow Jones, le S&P 500, le Nasdaq.
17:24Tous les trois orientés à la baisse.
17:27Près de moins 1% pour chacun des indices.
17:31Et on prend la direction de l'Allemagne.
17:33Stuttgart, plus précisément pour le début des élections régionales.
17:36La région de Baden-Württemberg.
17:3911 millions d'habitants ouvrent le bal ce dimanche.
17:42Nathan Cocampo, on vous retrouve sur place.
17:44Un des principaux sujets de cette élection, ce sont les difficultés de l'industrie automobile.
17:50Stuttgart, c'est le berceau de l'automobile.
17:53Porsche, Mercedes, la voiture thermique est née ici.
17:56Aujourd'hui, l'industrie automobile représente plus de 400 000 emplois dans la région.
18:00Mais le cœur automobile de l'Allemagne, de l'Europe, s'essouffle.
18:03A cause des droits de douane américains, de la concurrence chinoise.
18:07Des dizaines de milliers d'emplois sont menacés.
18:09Pour répondre à ce défi, pas de fatalisme ici.
18:12Il faut pousser les feux vers d'autres secteurs, notamment la défense.
18:15Jonas Jung, membre du SPD au ministère de l'économie régionale.
18:19C'est un changement pour toutes ces industries.
18:25Dans le monde dans lequel nous vivons, avec l'invasion russe en Ukraine,
18:28nous réalisons tout ce que nous devons changer.
18:30Pas seulement notre état d'esprit, mais vraiment pour établir une sorte de résilience
18:34dont tout le monde parle en ce moment, pour pousser le secteur de la défense.
18:41Selon les derniers sondages, la CDU de Friedrich Merz est au coude à coude
18:45avec les verres à la tête de la région depuis 15 ans.
18:47Mais à vrai dire, comme il travaille déjà main dans la main ici,
18:50l'élection de dimanche ne changera pas grand-chose à la politique économique.
18:54Par contre, l'extrême droite, l'AFD, qui surfe sur le maintien de la voiture thermique,
18:58pourrait doubler son précédent score et s'approcher des 20% de votants.
19:03Une élection vue donc surtout comme un premier grand test pour la politique du chancelier allemand.
19:07Friedrich Merz qui donne d'ailleurs un dernier grand meeting aujourd'hui dans la région
19:10pour soutenir le candidat de la CDU.
19:13Nathan Cocampo depuis Stuttgart ce soir pour BFM Business.
19:17Ça y est, ces faits entropiques sont désormais inscrits sur la liste noire de la Maison Blanche.
19:21L'entreprise qui avait signé un contrat de 200 millions de dollars avec l'armée américaine
19:25a refusé de donner un accès sans restriction à son intelligence artificielle cloud
19:30pour des usages militaires.
19:32Une position qui a donc entraîné une décision radicale
19:35puisque Washington considère désormais qu'Entropique représente un risque
19:39pour les chaînes d'approvisionnement.
19:41Léa Benahim.
19:43Entropique a refusé d'ouvrir la boîte de Pandore
19:45et Donald Trump a répliqué un sort réservé normalement à des entreprises
19:50issues de pays adversaires des Etats-Unis
19:52comme le fabricant chinois de drones DJI
19:55et ce alors même que les modèles d'IA d'Entropie
19:58continuent d'être utilisés en opération
20:00notamment en ce moment même en Iran.
20:03Son PDG Dario Amodei assure que cette sanction
20:06n'affectera pas la grande majorité de ses clients
20:09même si elle fragilise déjà certains partenaires
20:12comme Lockheed Martin ou encore Amazon
20:14qui investit près de 8 milliards de dollars dans Entropique
20:18et qui travaille lui aussi avec l'armée américaine.
20:21Dans une note interne, Dario Amodei accuse le Pentagone
20:24d'avoir écarté Entropique
20:25pour ne pas avoir soutenu publiquement Donald Trump
20:29contrairement à son principal concurrent Sam Altman
20:32qui a finalement récupéré le contrat.
20:35Mais sur le terrain de l'opinion,
20:37Entropique marque des points depuis cette annonce.
20:39Les désinstallations de Chagipiti ont été multipliées par 4
20:43tandis que l'usage de cloud a plus que doublé en une semaine.
20:47Entropique indique ce soir qu'il va contester en justice
20:50son classement en entreprise à risque par le gouvernement Trump.
20:54Dans le nord de la France, à Dunkerque,
20:56dans ce qu'on appelle la vallée de la batterie,
20:58le chinois XTC et le français Orano
21:00confirment un investissement de 500 millions d'euros.
21:02À l'heure où certains projets ralentissent dans l'électrique,
21:06ces deux partenaires confirment donc
21:07qu'ils vont bien construire la première usine française de matériaux
21:10qui va servir à faire les cathodes des batteries des voitures électriques.
21:14Le directeur du programme Batterie chez Orano, Philippe Hutron.
21:18Cette usine aura une capacité nominale de 40 000 tonnes
21:22de matériaux actifs de cathode.
21:2440 000 tonnes, c'est l'équivalent d'environ 500 000 véhicules électriques
21:29avec des batteries de puissance moyenne.
21:32Donc, comme ça a été dit, en fonction de l'évolution du marché,
21:35nous aurons la capacité de doubler cette capacité.
21:39Ça fera loger d'une deuxième décision d'investissement.
21:43Et donc, ça veut dire 80 000 tonnes.
21:45Et 80 000 tonnes, c'est à peu près 1 million de véhicules électriques vendus,
21:49ce qui représente à peu près, selon nos projections,
21:51de l'ordre de 10% du marché des véhicules électriques à l'horizon 2035.
21:54Voilà, Philippe Hutron, directeur du programme Batterie chez Orano.
21:58Dans l'actualité des entreprises toujours,
22:00le Fonds souverain norvégien se désengage du groupe Bolloré.
22:03La décision remonte à l'an dernier en raison d'un sujet de droits humains
22:07dans des plantations au Cameroun.
22:09Au dernier comptage fin 2024, le Fonds souverain norvégien
22:12détenait 90 millions de dollars de titres Bolloré.
22:14La saison de Formule 1 redémarre ce dimanche avec le Grand Prix d'Australie.
22:19Et cette année, deux nouveaux constructeurs sur la grille de départ,
22:22Audi et Cadillac, et aussi de nouvelles règles qui entrent en vigueur
22:26et qui vont transformer la discipline.
22:28Justine Vassaigne.
22:30Cette saison, la Formule 1 entre de plein pied dans l'ère de l'électrique.
22:33Cela fait plus de 10 ans que les monoplaces sont hybrides,
22:36mais jusqu'à aujourd'hui avec un moteur thermique à 80%.
22:39Cette saison, l'électrique passe à presque 50%.
22:42De quoi considérablement changer la manière de conduire des pilotes
22:45qui vont devoir maintenant penser à recharger leur batterie.
22:49Ils auront le choix entre trois modes durant la course
22:51qu'ils pourront actionner avec un bouton, boost, dépassement et recharge.
22:56Si la Fédération Internationale de l'Automobile promet déjà plus de spectacles,
23:01certains sont plus circonspects.
23:02Tout tourne autour de l'énergie, de l'efficacité et de la gestion.
23:06C'est déjà agacé le champion McFerch-Tappen.
23:08C'est de la Formule E sous stéroïde.
23:11Le pilote devra aussi composer avec une monoplace moins large,
23:14moins longue et plus légère.
23:1530 kilos en moins.
23:16L'idée est de favoriser les dépassements et assurer encore une fois plus de spectacles.
23:21Justine Vasseuil, 19h23, le plus, c'est le grand format de la rédaction
23:25qui nous emmène ce soir en Chine,
23:27le pays qui fait face à un taux de natalité historiquement bas.
23:30Pour tenter d'inverser la tendance, Pékin a annoncé des investissements massifs
23:34afin d'essayer d'encourager les naissances.
23:36Et cela passe par l'intelligence artificielle,
23:39car les femmes en Chine utilisent de plus en plus d'IA médicales
23:42pour améliorer leur accès aux soins.
23:43Exemple, à Shanghai avec Astrid Olivier.
23:47Wang Yifan vient d'accoucher de son premier enfant
23:50et pour son suivi pédiatrique,
23:52elle fait appel à une application sur son téléphone portable.
23:55Dessus, elle dialogue avec le clone de son pédiatre,
23:58généré par l'IA.
24:02Comme mon bébé va se faire vacciner cette semaine,
24:04je suis inquiète à cause des effets indésirables.
24:06J'ai donc demandé à cette chine à quoi faire si mon bébé a de la fièvre.
24:12Résultat pour sa demande,
24:13des articles écrits par son pédiatre
24:16et des vidéos qu'il a enregistrées sur l'application.
24:21Son utilisation est déjà ancrée dans les habitudes de la jeune femme.
24:24Pour elle, c'est un gain de temps et beaucoup moins d'inquiétude.
24:31On sait à quel point les files d'attente sont longues à l'hôpital.
24:34Si j'emmène mon bébé, il pourra attraper des infections sur place.
24:37Donc si une application comme celle-ci peut répondre à mes questions à l'avance,
24:40je peux y aller moins souvent.
24:46L'application est déjà utilisée par 100 millions de Chinois.
24:50Une solution développée par Pékin pour pallier le manque de médecins.
24:53L'assistante médicale Yann Sulian travaille dans un centre de santé
24:57qui utilise l'IA pour ses consultations.
24:59Elle se réjouit car ici, il n'y a pas de longue file d'attente.
25:03Notre ratio de personnel médical par habitant
25:06est nettement inférieur à celui des pays occidentaux.
25:09Nous avons davantage de personnes âgées.
25:11Un médecin doit s'occuper de dizaines de personnes.
25:13Cette application est une bonne assistance.
25:15C'est une bonne aide pour les médecins.
25:17Entre deux rendez-vous, le gynécologue Duan Tao
25:20entraîne son clone sur l'application.
25:22En six mois, son IA a déjà réalisé 160 000 consultations.
25:29L'IA offre à tout utilisateur, où qu'il soit
25:31et qu'il ait ou non la possibilité de me rencontrer en personne,
25:35la possibilité d'utiliser mon clone
25:37et d'obtenir de bonnes réponses à ces questions.
25:39C'est l'un des avantages très importants de l'IA.
25:42Ce que nous faisons, c'est démocratiser l'accès au savoir médical.
25:48Ils sont plus de 1000 médecins à avoir créé leur clone en Chine,
25:51mais c'est encore insuffisant selon la spécialiste de la santé, Ruby Wang.
25:55Avec 1,4 milliard d'habitants et des écarts de développement
25:59entre villes et campagnes très importants,
26:01pour rendre le système de santé accessible à tous,
26:03il faut investir dans la tech, détaille la spécialiste.
26:09Le paysage des technologies de santé en Chine arrive à maturité très rapidement,
26:14en partie parce que la pression est très forte
26:16et que l'urgence pousse au changement.
26:18Ainsi, du point de vue de l'État comme de celui de l'industrie,
26:21il existe une énorme demande à grande échelle
26:24et cette pression opérationnelle stimule la productivité
26:27et entraîne une évolution permanente.
26:29La Chine qui planifie ses politiques de santé jusqu'à 2030
26:32vient d'annoncer l'équivalent de 22,5 milliards d'euros
26:36pour prendre en charge tous les frais de santé des femmes enceintes,
26:39tout en assurant le financement de plus de 100 projets d'IA médical.
26:43Voilà pour le reportage d'Astré-Olivier.
26:46Le clic du jour nous emmène ce soir en Allemagne.
26:48C'est là-bas que l'armée vient d'interdire à ses soldats
26:51dans les installations militaires de se mettre en scène sur les réseaux sociaux.
26:55Objectif de l'armée, limiter les risques d'espionnage
26:58dans un contexte de tensions internationales.
27:00L'article est à retrouver sur le site de BFM Business.
27:03À l'agenda, lundi à 7h45, le grand entretien,
27:06vous retrouverez Isabelle Guichaud, directrice générale de SMCP,
27:10qui sera l'invité de leur closier.
27:11Dans un instant, Culture IA avec Anthony Morel.
27:15Très bonne soirée, bonne fin de semaine et bon week-end.
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