- il y a 8 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Le 19h écho, Guillaume Paul.
00:07Il est 19h sur BFM Business, soyez les bienvenus dans l'actualité ce soir.
00:10Il y a bien sûr ce discours fleuve de Donald Trump aujourd'hui à Davos.
00:13Ça a duré 1h20. Donald Trump a répété qu'il voulait le gros Hollande sans avoir recours à la force.
00:19Il a aussi fait la leçon longuement aux Européens.
00:23D'ailleurs apparemment le climat est épouvantable sur place.
00:26On va y aller bien sûr dans quelques minutes retrouver leur closier.
00:28Le dossier du Mercosur, les agriculteurs ont remporté une petite victoire aujourd'hui.
00:33Pourquoi ? Parce que le Parlement européen a finalement voté pour la saisine de la Cour de justice européenne.
00:39Ce qui bloque au moins provisoirement l'accord.
00:42On va vous expliquer tout ça dans quelques minutes.
00:44Et puis ça se confirme, ça ne va pas très fort pour les OCN, les entreprises de services informatiques.
00:49Des suppressions de postes chez Capgemini, de mauvais chiffres ce matin chez Atos.
00:53L'intelligence artificielle explique certaines choses mais n'explique pas tout.
00:57Frédéric Simotel sera avec nous dans un quart d'heure.
00:59Voilà le programme.
01:00Nous sommes partis jusqu'à 19h30 sur BFM Business.
01:03D'Odavos, discours au cours duquel il a évidemment parlé du Groenland, on décryptera ça dans un instant.
01:12Discours au cours duquel il a aussi beaucoup parlé de l'économie américaine qu'il trouve très en forme.
01:17D'ailleurs il le dit, ça serait bien que les Européens s'inspirent un petit peu de ce que nous faisons chez nous.
01:22Écoutez.
01:22Je tiens à discuter de la manière dont nous avons accompli ce miracle économique.
01:31Peut-être aussi de la manière dont vous aussi pouvez faire beaucoup mieux en suivant notre exemple.
01:36Car certains endroits en Europe ne sont franchement plus reconnaissables.
01:39Ils sont méconnaissables.
01:41Il n'y a pas matière à débat.
01:43Des amis reviennent de différents endroits en disant, je ne reconnais pas cet endroit.
01:46Et ce n'est pas dans un sens positif, mais dans un sens très négatif.
01:53J'aime l'Europe, je veux que l'Europe aille bien, mais elle ne va pas dans la bonne direction.
01:59Voilà Donald Trump qui fait la leçon aux Européens chez eux.
02:02Bonsoir, Laure Closier, on vous retrouve sur place pour BFM Business.
02:05Apparemment de ce que vous voyez depuis lundi, Laure, on voit des Européens de plus en plus agacés par être polis,
02:11par des Américains qui semblent en terrain conquis, visiblement.
02:16Oui, c'est ce qui nous remonte des panels que font les Européens avec des business leaders américains
02:22qui sont parfois agressifs.
02:24Mais surtout, ce que je voudrais vous raconter, c'est le dîner d'hier soir.
02:27250 personnes invitées pour le dîner d'ouverture de Davos.
02:321050 personnes, je vous parle là de chefs d'État, vraiment des chefs d'entreprise les plus importants du forum.
02:37Et puis, les Américains évidemment qui sont là, Howard Lutnik notamment, mais d'autres également.
02:43Larry Fink, le patron de BlackRock, qui anime la cérémonie,
02:46qui donne la parole à Howard Lutnik et qui se met à parler de l'Europe de manière extrêmement négative.
02:52Il a parlé de notre intérêt pour les éoliennes et les petits poissons, le fait qu'on ne comprenait rien.
02:57C'était tellement insultant qu'en fait, il y a eu des ouhs, des ouhs, ouhs, ouhs dans la salle.
03:02Deux paroles de business leaders qui étaient dans la salle et qui m'ont raconté l'événement.
03:06On n'avait jamais vu ça, on n'a jamais vu un dîner d'État où les gens font ouh, ça n'existe pas.
03:12C'est arrivé hier soir à Davos et ils se sont levés, certains business leaders européens, suivis de Christine Lagarde,
03:18qui seraient sortis de ce dîner avec des leaders européens et non pas seuls.
03:22Il y a eu un mouvement de leaders qui sont sortis et Larry Fink, le patron de BlackRock, aurait dit
03:28bon bah le dîner est terminé, on n'aura pas de dessert, tant pis.
03:31Et comme me disait celui qui me racontait le dîner, on n'a pas eu de dessert, c'est la première fois que ça arrive à Davos.
03:35C'est pour vous raconter l'ambiance ici des Européens qui sont dans un sentiment de ras-le-bol.
03:40Ça suffit de se faire maltraiter par les Américains, de mal nous parler.
03:43On n'est pas des esclaves, a dit le Premier ministre belge ce matin dans un panel.
03:47Les mots sont assez forts, il semble qu'il y a une rupture.
03:50Il y a des business leaders en bas, ils sont sonnés après le discours de Donald Trump.
03:54Carrément ils sont assis sur les chaises, sonnés, je vous dis ça, c'est pas du sens figuré, c'est vraiment du sens propre.
03:58C'est très révélateur d'un climat ambiant et c'est dit de manière haute de plus en plus.
04:01Merci beaucoup Laure.
04:02Laure Closier est donc en direct en ce moment toute cette semaine bien sûr avec nous depuis Davos pour BFM Business.
04:06Et on va en parler justement de cette fronde qui monte côté européen avec Jérémy Guest qui est avec nous en visio.
04:12Bonsoir Jérémy, merci beaucoup d'être avec nous.
04:14Vous êtes professeur d'économie, d'affaires économiques à HEC Paris, vous êtes grand spécialiste des Etats-Unis.
04:19Il faut toujours attendre d'être vraiment pressurisé pour réagir en Europe.
04:21Mais là de ce que vous avez entendu, est-ce que vous avez l'impression que cette fois les Européens sont mûrs pour se lever justement face à Trump ?
04:28Je pense que oui parce qu'il y a toujours eu un côté très brutal à l'action américaine quand on remonte à des années et même quelques décennies.
04:38Mais là cette brutalité je dirais, elle s'exprime de manière claire, nette et on ne fait même plus semblant.
04:45C'était toujours un peu emballé de multilatéralisme, un peu emballé de discours qui était destiné à honorer l'allié européen.
04:54Là tout ça, ça s'est évaporé assez rapidement.
04:58Donc le risque politique américain, on le connaît, on le connaît depuis quelques années.
05:03Là il est en train de se matérialiser de manière assez claire pour les Européens.
05:07Maintenant je pense quand même que Donald Trump est aussi en train de s'adresser à sa base électorale à la maison.
05:13Comprend ça avec la gravité qu'il se doit, mais qu'il faut vraiment garder à l'esprit que c'est un président en campagne.
05:19Mais au fond Jérémy, je suis d'accord avec vous, il est en campagne.
05:23Il n'y a rien de bien nouveau dans ce qu'a dit Trump aujourd'hui de ce que disent les émissaires américains sur place
05:27par rapport à ce que disait J.D. Vance il y a un an en février 2025 du côté de Munich
05:31quand il venait faire la leçon aux Américains sur les questions de sécurité, d'immigration et j'en passe.
05:36Mais c'est exactement ça et même J.D. Vance en 2025 à Munich était en train de parler à un public essentiellement américain.
05:44Ils sont en train de jubiler. L'état de l'économie les rend encore un peu plus forts.
05:49Et tout particulièrement forts auprès de leur base électorale.
05:52Donc c'est ça qu'ils sont en train de mettre en avant.
05:54Les Européens réagissent aujourd'hui avec la gravité qui s'impose.
05:58On le voit aussi au niveau de la nervosité des marchés financiers.
06:01Donc ce risque politique, il ne faut pas l'ignorer.
06:04Mais je pense qu'en tant qu'Européens, il faut bien se rendre compte que là,
06:07ce qu'on est en train de voir, c'est le miroir de nos propres faiblesses.
06:10Et c'est ça qui nous rend nerveux.
06:11Est-ce que vous dites, comme certains disent, si là on ne déclenche pas le fameux outil de coercition
06:16pour augmenter les droits de douane, pour punir économiquement l'Amérique,
06:18qu'est-ce que vous dites, s'il n'y a pas de soulèvement là,
06:21on a l'impression d'avoir dit ça des dizaines de fois,
06:22cette fois la cause de l'Europe est perdue véritablement ?
06:25C'est clair et net, c'est clair et net.
06:28On a dit ça des dizaines de fois Jérémy, on a dit ça des dizaines de fois.
06:32Non, non, mais écoutez, c'est clair et net pour deux raisons.
06:35La première, c'est explicite, c'est-à-dire qu'il va falloir montrer les dents
06:38face à cette Amérique brutale qui ne fait plus semblant.
06:41Et la deuxième, je vous dirais, si on ne le fait pas,
06:45ça veut dire qu'on a trop peur du coût politique domestique en Europe.
06:49Et donc ça veut dire que nos priorités, elles sont claires et nettes
06:52et qu'on préférerait une Amérique aussi brutale et qui nous maltraite
06:56plutôt qu'en d'en payer le prix.
06:58Donc si nous ne le faisons pas, c'est un arbitrage, mais il faut l'assumer.
07:01Je pense que nous avons besoin d'une OTAN plus forte.
07:28Je pense qu'il est juste que nous nous plaignions
07:30que l'OTAN n'en ait pas fait assez,
07:32mais la question, c'est comment la rendre plus solide.
07:35Je pense que nous avons besoin d'une Europe plus forte,
07:37que c'est bon pour l'Amérique, bon pour l'Europe.
07:40Voilà, Jamie Dimon, patron de JP Morgan,
07:42c'est lui notamment, on s'en souvient,
07:43qui avait réussi à convaincre Trump de calmer le jeu l'an dernier
07:46sur les droits de douane et sur les taux d'intérêt américains
07:48quand ceci s'était emballé.
07:50Il était ce matin du côté de Davos.
07:5219h08, l'autre grand sujet évidemment de ce discours,
07:54c'est évidemment le cas du Groenland.
07:56On va en parler dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet tout de suite.
07:59Bonsoir Mathieu.
08:01Donc, que nous dit Trump ?
08:02Il dit je veux des négociations exclusives pour acquérir le Groenland
08:05et il le dit, tout ce que je demande, c'est un bout de banquiste
08:08pour protéger le monde.
08:09Et il le dit, je peux faire ça sans avoir recours à la force.
08:12On va écouter d'ailleurs Donald Trump tout de suite Mathieu.
08:16Nous n'obtiendrons probablement rien,
08:19à moins que je ne décide d'utiliser une force excessive,
08:22ce qui nous rendrait franchement inarrêtables.
08:24Mais je ne le ferai pas.
08:26Tout le monde dit, autant mieux.
08:34C'est probablement la déclaration la plus importante que j'ai faite,
08:37car les gens pensaient que j'utiliserais la force.
08:39Je n'y recourrais pas.
08:41Tout ce que les Etats-Unis demandent,
08:45c'est un endroit appelé le Groenland.
08:47Nous l'avions déjà en tant que fiduciaire.
08:49Nous l'avons respectueusement rendu au Danemark,
08:52il n'y a pas si longtemps,
08:53après avoir vaincu les Allemands, les Japonais, les Italiens,
08:56lors de la Seconde Guerre mondiale.
08:57Nous le leur avons rendu.
08:58En fait, Mathieu, il nous a fait un petit cours d'histoire
09:02pour nous expliquer pourquoi il n'avait pas besoin de la force.
09:05Il dit, en fait, c'est légitime pour moi, pour l'Amérique,
09:09de racheter ce qu'il appelle ce petit bout de banquise.
09:10Oui, en fait, ce narratif, il n'est vraiment pas nouveau, Guillaume.
09:13On s'est battus pour le Groenland,
09:15on s'est battus pour le Danemark,
09:16pour protéger ce petit bout de banquise des nazis.
09:20Déjà, en avril dernier, sur les réseaux sociaux,
09:23Donald Trump postait ce spot aux accents très hollywoodiens.
09:27Regardez.
09:27Dans le silence glacé de la tundra,
09:33alors que l'Allemagne contrôlait l'Europe,
09:34les nazis tournèrent leur regard vers l'Arctique.
09:37Le Groenland devint un acteur involontaire du conflit.
09:40Et les États-Unis intervint,
09:42non pour conquérir, mais pour protéger.
09:48Alors, sans les États-Unis, vous parleriez allemand.
09:51Après la guerre, on a rendu le Groenland au Danemark.
09:53Et ça, c'était bête, à vociférer Donald Trump tout à l'heure à Davos.
09:57Alors oui, c'est vrai, les Américains arrivent au Groenland en 1941,
10:01après l'occupation du Danemark par l'Allemagne.
10:04Et ils vont y rester.
10:05Un accord signé à l'époque autorise les Américains
10:08à construire des pistes d'atterrissage au Groenland.
10:11Ça, c'est en 1941.
10:13Et d'ailleurs, ce texte reconnaît la pleine souveraineté danoise
10:16sur le Groenland.
10:18Dans un autre accord de défense, cette fois en 1951,
10:22les États-Unis reconnaissent sans ambiguïté
10:24la souveraineté du royaume du Danemark
10:27sur le Groenland.
10:28Ils vont d'ailleurs, les Américains,
10:29construire la base aérienne de Thulé dans les années 50,
10:32au Groenland, qui est devenue la base spatiale
10:35de Pitufik aujourd'hui,
10:36et qui est la seule implantation militaire américaine
10:39encore active au Groenland.
10:41En tout cas, le storytelling sur l'histoire
10:43ou les racines communes,
10:44il n'est pas nouveau côté américain.
10:46En début de mandat, l'administration Trump
10:48préparait aussi une campagne de com'
10:50sur les réseaux sociaux,
10:51sur les racines inuites communes
10:53entre l'Alaska et le Groenland.
10:56Un lien vieux de mille ans,
10:57l'idée étant de jouer sur une appartenance commune.
11:00Donald Trump assure qu'il ne veut pas recourir à la force,
11:02mais son ambition de mettre la main sur le Groenland,
11:04elle est intacte, en tout cas.
11:05Oui, ça, c'est au cœur de sa nouvelle doctrine d'Honro.
11:08C'est le Groenland dans son hémisphère.
11:10C'est un enjeu de sécurité nationale.
11:12C'est au cœur de sa nouvelle doctrine.
11:14Il assure que c'est pour des raisons sécuritaires
11:16et non économiques
11:18qu'il veut s'emparer du Groenland
11:19pour surveiller et pour protéger
11:21la zone des activités russes et chinoises
11:24très fortes dans cette zone arctique.
11:26Donald Trump voit le Groenland
11:27comme un retour sur investissement
11:29après tout ce que les États-Unis ont mis dans l'OTAN.
11:33Il explique que tous les pays de l'OTAN
11:34ont bénéficié de la protection des États-Unis
11:37depuis la Seconde Guerre mondiale,
11:39qu'il n'a jamais rien demandé en échange.
11:42Et aujourd'hui, tout ce que Donald Trump veut en retour
11:44et il le demande en bon promoteur new-yorkais,
11:47c'est le Groenland avec un titre de propriété.
11:50Voilà la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
11:52Donald Trump qui n'a pas cédé d'un iota aujourd'hui
11:55sur le dossier du Groenland.
11:5719h12 sur BFM Business.
11:59On va sur les marchés.
11:59Les marchés.
12:04Bonsoir Antoine Larigauderie.
12:05Bon mieux tout ça.
12:05On a passé une séance assez calme en Europe finalement, Antoine.
12:09On a eu une petite inflexion haussière
12:10pendant le discours de Donald Trump.
12:13Enfin, vraiment rien de spécial.
12:14On termine sur une progression de 0,08%
12:16pour le CAC 48 069 points.
12:18A noter qu'on met fin quand même à cette baisse consécutive.
12:21Les volumes d'échange assez chargés.
12:223,8 milliards d'euros d'actions négociées.
12:25Et surtout, un trio de têtes et un trio de queue
12:27sur le CAC 40.
12:28Ils étaient exactement les mêmes pendant toute la séance.
12:31ArcelorMittal termine plus forte hausse du jour
12:33à plus 4,8%.
12:3443 058.
12:36Danone, plus forte baisse à cause d'un problème
12:38de lait infantile du côté de Singapour
12:40et un rappel de produits.
12:41Le titre a perdu 8,4% à 67,40.
12:44Merci beaucoup Antoine.
12:45On regarde ce qui se passe à Wall Street.
12:46Évidemment, la mi-séance.
12:47Le Dow Jones qui grappille 0,6%.
12:4948 766 points.
12:51On a apprécié le fait que Donald Trump dise
12:53qu'il ne recourait pas à la force
12:54pour mettre la main sur le Groenland.
12:56Le Nasdaq qui rebondit de 0,3%.
12:5823 025 points.
13:00Tout ça à la mi-séance, bien sûr.
13:0319h13 sur BFM Business.
13:04Je vous disais, l'autre gros titre ce soir,
13:06c'est le dossier du Mercosur.
13:07Gros rebondissement, puisqu'aujourd'hui, à Strasbourg,
13:10le Parlement européen a voté
13:12pour la saisine de la Cour de justice européenne.
13:15C'est une première victoire pour les agriculteurs.
13:18Ça ne veut pas forcément dire, cela dit,
13:19qu'ils feront capoter le projet.
13:21Astrid Olivier.
13:23L'accord commercial du Mercosur,
13:25fraîchement signé par Ursula von der Leyen au Paraguay,
13:28est déjà suspendu.
13:30Avec seulement 10 voix d'avance,
13:31les eurodéputés ont décidé de saisir
13:33la Cour de justice européenne.
13:35au grand dame de la commission,
13:37Olof Guil, son porte-parole.
13:38La commission regrette cette décision
13:41par le Parlement européen.
13:43Qui va repousser le vote des eurodéputés
13:45de 6 à 18 mois.
13:47Mais selon une source à Bruxelles,
13:48il n'y a aucune chance pour que le texte
13:50soit annulé in fine par la justice européenne.
13:53Car la question de la légalité de l'accord
13:55a déjà été posée par la commission
13:57lors de sa rédaction.
13:59De l'autre côté de l'Atlantique,
14:00les 4 pays du Mercosur
14:02doivent également ratifier le traité.
14:04Il suffit d'une signature
14:05pour que la commission ait le droit
14:07de mettre en oeuvre l'accord commercial
14:09de manière provisoire.
14:10Avant même le verdict
14:11de la Cour de justice européenne
14:13et la signature du Parlement européen.
14:16Une situation qui serait inacceptable
14:18pour les syndicats agricoles
14:19et Annie Genevard,
14:21la ministre de l'Agriculture.
14:22Il n'y a aucune raison d'urgence
14:24qui justifierait l'application provisoire
14:26de l'accord.
14:27Ça fait un quart de siècle qu'on en parle.
14:30Franchement, l'urgence de ce point de vue-là
14:31n'est pas à démontrer.
14:32L'application provisoire,
14:34un outil auquel Bruxelles
14:35n'a pas renoncé pour le moment
14:37et qui pourra toujours être déployé
14:39en cas de blocage.
14:40Mais l'option est improbable.
14:42Ce n'est encore jamais arrivé,
14:43assure une source,
14:44persuadée que Bruxelles
14:46ne te repassera pas
14:47une décision de justice européenne.
14:48Astré Olivier.
14:49Puis au niveau européen,
14:50il y a aussi des questions
14:51d'automobiles aujourd'hui.
14:53En fait, on a appris
14:54que la Commission européenne
14:55repoussait la présentation
14:56d'un projet sur, je cite,
14:58la préférence européenne.
14:59L'idée, en gros,
15:00c'est de dire
15:01qu'une voiture électrique
15:01vendue en Europe
15:02doit être constituée
15:03d'un certain pourcentage
15:05de pièces venant d'Europe.
15:06Le sujet divise les Européens
15:08mais la France
15:09y est très, très attachée.
15:11Justine Vassonia.
15:12La continuité, c'était la promesse
15:15de François Provot.
15:17Mais chez Renault,
15:17beaucoup parlent maintenant
15:18de rupture.
15:19Avec Luca Demeo,
15:20l'exemple le plus frappant,
15:22c'est le détricotage d'Ampère,
15:23la filiale électrique du groupe.
15:25En fin d'année,
15:25les ingénieries d'Ampère
15:27et de Renault
15:27ont déjà été réunifiées.
15:29La piste désormais,
15:31sortir les sites industriels
15:32du nord de la France,
15:33Maubeuge, Douai et Ruiz
15:34du Giron d'Ampère
15:35et les faire revenir
15:36sous la tutelle de Renault.
15:38Fabrice Cambolive,
15:39directeur de la croissance du groupe,
15:40le confirmait à demi-mot
15:42sur BFM Business.
15:43Cette unité va rester,
15:45va être consolidée
15:46au sein de nos ingénieries
15:47pour amener de l'expertise
15:49mais fera partie intrinsèquement
15:51de l'ensemble des activités du groupe.
15:53Les syndicats devraient
15:54en savoir plus dès aujourd'hui
15:55lors d'un rendez-vous
15:56avec la direction
15:56pour évoquer Ampère 2.0.
15:59Dans les usines,
16:00on sent bien de toute façon
16:01que le vent a tourné
16:02et l'électrique encore plus
16:03depuis le revirement de Bruxelles
16:05sur la sortie du thermique
16:06a beaucoup moins la cote.
16:08L'usine de Maubeuge,
16:08destinée à se convertir
16:10aux tout-électriques,
16:11pourrait finalement
16:11continuer à produire aussi
16:13du thermique.
16:14Le site de Cléon
16:15qui devait à terme
16:16ne fabriquer que
16:17des moteurs électriques
16:18mais qui tourne au ralenti,
16:19produira finalement
16:20des drones
16:21pour l'armée française.
16:22Justine Vassaigne,
16:23en France toujours,
16:23ce n'est pas une très bonne image,
16:24une très bonne pub
16:25pour l'attractivité de la France.
16:26On a appris tout à l'heure
16:27que la banque Barclays
16:28allait déménager
16:29son siège européen.
16:30Il est à Paris,
16:30il va partir à Dublin.
16:32Déménagement prévu
16:33dans le courant
16:33du premier semestre 2027.
16:35Et puis on en parlait
16:36tout à l'heure
16:36avec Antoine Larigauderis.
16:37Ça a été une dure journée
16:38pour le titre Danone
16:39à la Bourse de Paris.
16:40Danone est rattrapé
16:42par les rappels
16:43qui se multiplient
16:44dans la filière laitière.
16:45Comme lui,
16:46Nestlé et Lactalis
16:47ont dû rappeler
16:48plusieurs lots
16:49de lait infantile,
16:50des lots
16:50qui proviennent tous
16:51du même fournisseur chinois.
16:54Hélène Lefao.
16:56Cet industriel chinois
16:57serait à l'origine
16:58d'un lot d'huile
16:59contaminée par la bactérie
17:00céréulée,
17:01d'une huile achetée
17:02par Nestlé,
17:02Lactalis ou Danone
17:03et qui se retrouve aussi
17:05dans la composition
17:06de nombreux produits.
17:07Camille Dorioz,
17:08ingénieure agronome
17:09chez Foodwatch,
17:09attend ainsi
17:10à de nouveaux rappels
17:11dans les prochaines semaines.
17:12C'est un ingrédient
17:13n'importe quelle entreprise
17:14peut l'acheter.
17:15Elle est utilisée
17:16dans tous les laits en poudre
17:17et c'est pour ça
17:17que le scandale
17:18a une ampleur aussi grande.
17:19Cet ingrédient
17:20pour Nestlé
17:22a été utilisé
17:22dans toutes ses usines
17:23ce qui peut être
17:24la même chose
17:25pour Lactalis.
17:25En fait,
17:26là, plus on va avancer
17:26et plus on va
17:28faire la traçabilité
17:29de ce lot
17:30d'huile contaminée.
17:32Une alerte européenne
17:33sur les produits Nestlé
17:34avait pourtant été émise
17:35dès mi-décembre,
17:36un mois avant
17:37que le groupe
17:37lance ses premiers rappels.
17:39Un manque de traçabilité
17:40dénoncé par Foodwatch
17:41qui annonce
17:42porter plainte contre X
17:43face à l'attentisme
17:44des groupes laitiers.
17:45La question c'est
17:45est-ce qu'il fallait
17:46vraiment attendre
17:47que d'être prévenus
17:49ou est-ce qu'ils auraient
17:50pu agir en avant
17:51par précaution
17:52parce qu'ils savent
17:53très bien
17:53qu'ils utilisent
17:55plus ou moins
17:55tous les mêmes fournisseurs.
17:56sur cette fameuse
17:58huile ARA
17:59il n'y a que
17:59trois grands fournisseurs
18:00dans le monde
18:01il n'y a pas
18:0150 fournisseurs.
18:02Contrairement à la salmonelle
18:04la toxine bactérienne
18:05cérulide
18:05n'est pas systématiquement
18:06testée par les entreprises.
18:08Danone assure
18:09que des contrôles
18:09viennent d'être réalisés
18:10et qu'aucune irrégularité
18:12n'a été observée.
18:13Lactalis souligne
18:14ne pas avoir reçu
18:15pour l'instant
18:15de signalements
18:16liés à la consommation
18:17de ces produits.
18:18Eline Le Fahou
18:19il y a eu ce matin
18:20au Sénat
18:20deux auditions
18:21qui étaient très très attendues
18:23celles du patron
18:23de la société
18:24des grands magasins
18:25propriétaires du BHV
18:26entre autres
18:27et puis celles
18:27du porte-parole de Chine
18:28en France.
18:29On sait que leur partenariat
18:30depuis deux mois
18:31n'a pas été vraiment
18:32couronné de succès
18:32et pourtant
18:33ils l'ont répété ce matin
18:34ils sont eux persuadés
18:36que leur stratégie
18:38est la bonne.
18:39Pauline Tadva
18:39Interrogé par des sénateurs
18:42sceptiques
18:43quant à son modèle
18:44social et économique
18:45le porte-parole de Chine
18:46a fini par se montrer
18:48agacé
18:48et sortir
18:49de ses éléments
18:50de langage.
18:51J'aimerais apporter
18:51des solutions
18:52et que vous arrêtiez
18:53de nous voir
18:54de nous considérer
18:55comme le grand méchant loup
18:57comme l'ogre.
18:58J'ai envie de vous montrer
18:58qu'il y a une voie
19:00que personne n'a regardée
19:02personne n'a osé prendre
19:03à part Frédéric
19:04c'est celle
19:05de la collaboration
19:06entre Chine
19:07et un écosystème
19:08qui aujourd'hui
19:09peut parfois
19:10être en difficulté.
19:11Pour le patron du BHV
19:12la force de Chine
19:13c'est de drainer
19:13un grand nombre
19:14de clients
19:155000 par jour
19:16d'après lui
19:16au BHV Marais
19:17jusqu'à 12 000
19:18le samedi.
19:19Frédéric Merlin
19:20compte bientôt dupliquer
19:21le modèle en province
19:22persuadé dit-il
19:23que ce flux
19:24peut profiter
19:25aux enseignes
19:26alentours.
19:26Des millions
19:27de consommateurs
19:28achètent déjà
19:28sur ces plateformes
19:29préférons-nous
19:30que ces flux
19:30existent hors
19:31de nos villes
19:32hors de nos règles
19:33ou à l'intérieur
19:33dans un cadre français
19:35fiscalisé
19:35observable
19:36dans des magasins
19:37physiques.
19:38Pour apporter
19:38des solutions
19:39au commerce
19:40de centre-ville
19:41Frédéric Merlin
19:42annonce le lancement
19:43d'un think tank
19:43qui doit aboutir
19:44à un rapport
19:45début novembre
19:46les patrons
19:47de Coopérative
19:48et de la banque
19:48des territoires
19:49notamment
19:49ont déjà rendu
19:5030 recommandations
19:52sur ce thème
19:52à Bercy
19:53dans leur entourage
19:54on estime
19:55qu'il n'y a donc pas
19:56besoin d'un rapport
19:57de plus
19:57et que Frédéric Merlin
19:58peut reprendre
19:59leur conclusion.
20:00Pauline Tadevin
20:01on va parler
20:01je vous le disais
20:02des sociétés
20:03informatiques
20:03des services informatiques
20:04les ESN
20:05qui ne vont pas très bien
20:06visiblement
20:06bonsoir Frédéric Simotel
20:07on a donc eu hier
20:08Capgemini
20:09qui nous disait
20:09qu'il comptait supprimer
20:10jusqu'à 2400 postes
20:11en France
20:12Atos qui nous a dit
20:13ce matin
20:14que ses chiffres
20:15reculaient
20:15sur le quatrième trimestre
20:16qu'est-ce qui se passe
20:17c'est le marché
20:17c'est l'IA
20:18qu'est-ce qui ne va pas
20:19chez les ESN
20:19c'est le marché
20:20des projets informatiques
20:21qui va moins bien
20:21prévenons tout de suite
20:23l'IA n'est pas la source
20:25de tous les mots
20:25ce sont vraiment
20:26les contrats informatiques
20:28que signent ces grandes ESN
20:30Capgemini a 1000 IA
20:31en avant
20:31et c'est pour ça
20:32que Capgemini
20:33ou Atos
20:33marquent le pas
20:34parce que justement
20:36le marché
20:36IT marque le pas
20:37alors qu'Atos
20:38qui subit
20:38alors on rappelle
20:39une restructuration
20:40avec son plan 2024
20:41annonce une baisse
20:43organique de ses contrats
20:44de 9%
20:45au quatrième trimestre
20:46par rapport à l'an passé
20:47alors perte
20:47et sortie volontaire
20:48de contrat
20:49annonce le ESN
20:50les nouveaux patrons
20:51évidemment ont nettoyé
20:52le portefeuille
20:53enlevant tous les contrats
20:53qui étaient un peu
20:54à perte
20:55ils n'étaient pas tous
20:55profitables
20:56chez Capgemini
20:56le recul est aussi marqué
20:57depuis plusieurs mois
20:58on voit en France
21:00moins 4
21:00moins 5
21:01moins 4%
21:01en moyenne
21:03les reculs
21:03d'un trimestre à l'autre
21:04alors la raison
21:05ce sont les incertitudes
21:06économiques et politiques
21:07en France
21:08qui pèsent sur tous les secteurs
21:09notamment l'industrie
21:10l'automobile
21:11et provoquant un ralentissement
21:12des investissements
21:13chez leurs clients
21:14bien que porté
21:15par une certaine dynamique
21:16IA
21:16les entreprises restent
21:17très prudentes
21:18sur leur budget IT
21:19elles priorisent
21:20l'efficacité interne
21:21la réduction des coûts
21:22et cela se remarque
21:23dans tous les secteurs
21:24d'activité
21:25alors qu'auparavant
21:26il y a un secteur baissé
21:27mais l'autre augmenté
21:28voilà ça compensait
21:29aujourd'hui on n'a plus ça
21:30et pas question
21:31d'évoquer ce recul
21:32par rapport à l'adoption
21:33en interne de l'IA
21:34pour les grandes ESN
21:35si vraiment
21:36il y avait un impact de l'IA
21:38ça se verrait où ?
21:39ça se verrait sur l'offshore
21:40vous savez où il y a
21:41le développement
21:41de toutes les applications
21:42les tests
21:43la maintenance
21:45du support applicatif
21:46Capgemini
21:48c'est quand même
21:48200 000 personnes en Inde
21:49Atos
21:50c'est entre 30 et 40 000 personnes
21:51donc s'il y avait
21:51un impact de l'IA
21:52c'est là que ça frappe en premier
21:54or aujourd'hui
21:54ce n'est pas le cas
21:55donc on voit bien
21:55c'est vraiment la France
21:56qui pose problème
21:57et les contrats
21:58des grandes entreprises
21:59les ESN en difficulté
22:00sur leur marché domestique
22:01merci beaucoup Frédéric
22:02j'ai un cadeau pour vous
22:03vous savez qu'on est à Davos
22:04cette semaine évidemment
22:05écoutez
22:05qui n'attend qu'au campot
22:06à croiser dans les couloirs ?
22:07Jetson Wang
22:08le patron d'Nvidia
22:09il a posé la question
22:11comme ça vite fait
22:11entre deux couloirs
22:12est-ce que vous croyez
22:13à la chance de l'Europe
22:14en matière d'IA ?
22:15Est-ce que l'Europe
22:16a sa place à jouer
22:18dans les prochaines années ?
22:18Écoutez
22:19il est plutôt optimiste
22:19quand même
22:20L'intelligence artificielle
22:25repose sur plusieurs niveaux
22:27complémentaires
22:27et il faut une infrastructure
22:28complète
22:29l'Europe a une opportunité
22:31exceptionnelle
22:31pour se positionner
22:33sur l'ensemble
22:33de la chaîne de valeur
22:34depuis l'énergie
22:35les infrastructures
22:36jusqu'aux technologies
22:37de calcul
22:38et aux applications
22:38Nous sommes à l'aube
22:45d'une nouvelle révolution
22:46industrielle
22:47et comme toute industrie
22:48émergente
22:48elle a besoin d'énergie
22:50pour se développer
22:51Bon bah si
22:55Jensen Wang y croit
22:56on y croit aussi alors
22:56Oui on a surtout besoin
22:57d'usines pour bâtir
22:58ses processeurs
22:59il faut quelques dizaines
23:00de milliards
23:00pour être vraiment présent
23:02sur ce marché
23:02Jensen Wang
23:03patron d'Nvidia
23:04sur BFM Business
23:05le clic rapidement
23:06à lire sur
23:06BFM Business.com
23:07Cet article
23:08il nous dit
23:08que vous avez
23:08plusieurs fonds
23:09d'investissement
23:09scandinaves
23:10deux danois
23:10et un suédois
23:11qui viennent de vendre
23:12pour 9 milliards
23:12de dollars
23:13de bons du trésor américain
23:14vous savez que c'est
23:14la petite musique
23:15qui tourne
23:15si l'Europe vendait
23:16massivement
23:16de la dette américaine
23:17ça serait pas bon
23:19pour les taux américains
23:20et donc pour la croissance
23:21et l'activité
23:22à lire sur notre site
23:23L'actu revient demain matin
23:256h
23:25Good Morning Business
23:26leur closier
23:27toujours à Davos
23:27qui recevra notamment
23:28à 7h45
23:29Alexandra Roulet
23:30économiste enseignante
23:31Aline Sead
23:32spécialisée en économie
23:33du travail
23:33Dans un instant
23:34Tekkenco
23:35François Sorel
23:36et toute son équipe
23:36Bonne soirée
23:37à demain
23:3719h éco
23:40sur BFM Business
23:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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