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  • il y a 12 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00Se présente, le 19h écho, Guillaume Paul.
00:07Bonsoir à tous et à tous, soyez tous les bienvenus sur BFM Business dans l'actualité économique ce soir.
00:12C'est le retour du budget 2026, le gouvernement a franchi une première étape aujourd'hui avec deux premières motions de censure rejetée.
00:20Mais le combat n'est pas encore gagné, loin de là. Mais on va voir tout ça avec Hugo Babé dans un instant.
00:26Bonsoir, la guerre en Ukraine, les discussions à Troyes, Russie, Ukraine, Etats-Unis ont débuté il y a quelques heures aux Émirats arabes unis.
00:33Donald Trump visiblement est pressé d'en finir pour aller chercher des contrats par centaines de milliards de dollars du côté de l'Ukraine.
00:38On ira à Washington où Antoine Hollard nous racontera aussi tout ça dans un instant.
00:42Et puis ce sondage qui nous confirme à quel point l'Europe a changé de regard sur l'Amérique.
00:47Mais vraiment en quelques semaines, un Européen sur cinq dit désormais craindre une guerre avec les Etats-Unis.
00:55Une guerre qui serait initiée par les Américains.
00:57Mathieu Jolivet nous racontera ça dans son rendez-vous international dans un instant.
01:01Voilà le programme. Nous sommes ensemble jusqu'à 19h30.
01:06Donc le budget 2026, comme on dit jusqu'ici, tout va bien puisque le gouvernement a survécu ce matin aux deux premières motions de censure déposées par LFI et le RN sur le volet recette du projet.
01:17Bonsoir Hugo Babé.
01:18Bonsoir.
01:19Donc désormais on se concentre sur le volet dépenses.
01:21Là aussi Sébastien Lecornu a dégainé le 49.3.
01:24Et il faut dire quand même un mot de ce volet dépenses parce qu'il y a dedans de grosses économies pour boucler ce budget quand même.
01:29Oui Guillaume, déjà une très mauvaise surprise.
01:33Pour les investissements, le gouvernement va raboter de 1,1 milliard d'euros les fonds alloués au programme France 2030.
01:40Ce programme lancé en 2021 pour relancer l'industrie et aider les technologies innovantes.
01:46Un coup de rabot plus important que le budget voté par le Sénat qui déjà était très critiqué sur ce point.
01:53Et ce n'est pas tout.
01:54L'État va aussi se serrer la ceinture avec des dépenses en baisse de 2 milliards d'euros par rapport à la copie initiale du gouvernement.
02:03Un effort conséquent pour ne pas renier les priorités du gouvernement énoncées par la ministre des Comptes publics cet après-midi devant les acteurs économiques.
02:13Le budget, je vais le redire avec mes mots également, n'est pas parfait.
02:18Mais il préserve ce qui fonctionne et ce qui doit rester pour nous des ancres.
02:23Je vais citer quelques éléments qui ont été au cœur du débat pendant des heures et des heures.
02:28Le crédit impôt recherche, le pacte d'Utreil, l'apprentissage, tous ces éléments sont préservés.
02:35Je crois même qu'ils sont renforcés parce que nous avons corrigé de certains abus qui les rendaient fragiles.
02:40Dernier point important et cette fois c'est une bonne surprise pour les collectivités locales
02:45avec un effort contenu à 2 milliards d'euros contre 4,4 dans le projet initial, fruit d'un compromis cette fois avec le Sénat.
02:53Oui parce que le Sénat, il faut le dire, c'est la prochaine étape et Sébastien Lecornu espère que ça va bien se passer là-bas aussi.
02:58Oui parce que la motion de censure de la semaine prochaine examinée devrait être une formalité.
03:03Avec un vote similaire à celui de ce matin, la motion de censure avait échappé à près de 19 voix.
03:11Le gouvernement transmettra la copie ensuite aux sénateurs qui ont deux choix.
03:16Soit rouvrir le texte et donc les débats et forcément les salves de concessions, de compromis.
03:22Soit passer directement la copie aux députés pour un vote final, ce qui semble se dégager des négociations.
03:30Le budget global à leurs recettes et dépenses devra donc repasser une nouvelle fois au 49,3 pour une adoption définitive d'ici la première semaine de février.
03:40Voilà donc prochaine étape déjà mardi prochain pour Sébastien Lecornu.
03:43Merci beaucoup Hugo Babé avec nous sur BFM Business.
03:46Sébastien Lecornu qui commence cela dit à se projeter déjà sur l'après-budget.
03:51Il l'a confirmé tout à l'heure à l'occasion d'un déplacement en région parisienne.
03:54Désormais c'est sur le dossier du logement qui veut se pencher.
03:58Il se donne cinq ans pour que la France construise deux millions de logements supplémentaires.
04:04L'objectif il est simple, c'est d'être capable de sortir deux millions de logements d'ici à 2030.
04:11Donc c'est absolument colossal.
04:12C'est 400 000 logements par an.
04:15Globalement nous sommes plutôt dans un point bas, même si le début de l'année laisse peut-être quelques perspectives d'optimisme.
04:20Enfin, on était plutôt tombé sur une moyenne autour de 300 000 logements par an en fonction de la manière dont on le calcule.
04:26C'est pour ça que la réussite de ce plan dès 2026, la capacité à aller mobiliser l'épargne, à voir l'ensemble de la profession,
04:34tant sur le privé que pour les bailleurs sociaux, à vite démarrer ses projets, sont évidemment absolument clés.
04:41Voilà, 400 000 logements par an d'ici 2030.
04:44C'est vrai qu'on est très très loin de niveau actuel aujourd'hui avec la crise de la profession.
04:47Comment est-ce qu'on peut y arriver ?
04:48Justement, on en parlera lundi matin sur BFM Business, puisqu'à 7h45, c'est le ministre délégué en charge du logement,
04:53Vincent Jambrun qui sera l'invité de leur closier dans Good Morning Business sur BFM Business.
04:59On va revenir sur le budget, sur le volet recette qui a donc été adoptée aujourd'hui par 49,3.
05:05Vous savez qu'il y aura donc bien une hausse des hausses d'impôts pour les ménages les plus fortunés dans ce budget.
05:09La surtaxation des plus riches, c'est le thème justement d'un rapport que vient de publier l'Institut Rexécode.
05:15L'étude estime qu'en moyenne, depuis 35 ans, la surcharge fiscale sur les plus riches a fait fuir quelques 19 000 contribuables français.
05:25A l'arrivée, ça a plus coûté qu'autre chose à l'économie française.
05:29Marco Faudéré.
05:31La première conséquence est purement mécanique.
05:33C'est un trou dans les caisses de l'État, puisque les contribuables qui quittent la France ne payent plus d'impôts chez nous.
05:38Rexécode a fait les comptes entre 1982, qui est la date d'instauration de l'IGF en France, et 2018, la transformation de l'ISF en IFI.
05:48La perte est chiffrée à 100 milliards d'euros, ce qui représente 2,5 milliards d'euros de perte en moyenne chaque année.
05:55Ça, c'est pour la conséquence directe.
05:57Mais en plus, l'impôt sur la fortune a privé l'hexagone d'entrepreneurs, d'actionnaires, d'innovations et de croissances.
06:03Et donc, indirectement, la taxation des plus hauts patrimoines a réduit chaque année le PIB français de l'ordre de 19 à 24 milliards d'euros.
06:12Le problème, selon Rexécode, c'est que les recettes générées par l'impôt sur la fortune ne suffisent pas à compenser les manques à gagner.
06:20Seulement 4,5 milliards, voire même 2 milliards d'euros de recettes selon les années, contre 9 milliards d'euros de pertes annuelles.
06:27La conclusion du rapport est donc sans impel. L'impôt sur la fortune a aggravé le déficit.
06:31– Margot Faudéré, et puis puisqu'on parle des mesures de ce fameux budget tel qu'il se dessine,
06:36en tout cas, il faut dire un mot des banques, parce que, ça se confirme,
06:39elles vont faire partie des grandes perdantes.
06:41Ce sont elles qui vont payer en partie la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour cette année.
06:48Caroline Morrison.
06:48– Les banques n'ont eu que quelques jours pour se réjouir.
06:53L'année avait pourtant bien commencé avec la baisse du taux des livrets A et des livrets d'épargne populaire.
06:57Pour les banques, cela signifie moins d'intérêt à verser aux épargnants
07:01et donc un gain d'un peu plus de 500 millions d'euros cette année, selon Fitch.
07:06Et encore, si rien ne bouge, une nouvelle baisse des taux pourrait intervenir en août.
07:09C'était sans compter, quelques jours plus tard, la décision du gouvernement
07:13de reconduire la surtaxe d'IS, pour un rendement à peu près équivalent à l'an dernier,
07:18de l'ordre de 7 milliards et demi d'euros.
07:20Une facture en grande partie payée par les banques, particulièrement les plus exposées au marché français.
07:26Selon les premières estimations de la Fédération bancaire française,
07:29la surtaxe d'IS a coûté plus d'un milliard d'euros à l'ensemble des établissements français l'an dernier,
07:35dont plus de la moitié payée par les banques mutualistes, crédits agricoles, crédits mutuels,
07:40celles qui bénéficient le plus de la baisse du livret A.
07:43– Caroline Morisseau, 19h07, beaucoup de choses par ailleurs ce soir dans l'actualité internationale.
07:47D'abord l'Ukraine, dont on recommence à parler, puisque comme prévu, je vous le disais,
07:50les discussions à trois entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont débuté tout à l'heure à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.
07:56Bonsoir Antoine Hollard, vous êtes à Washington.
07:58Donald Trump, visiblement, a très envie que cette guerre s'arrête pour enfin signer des contrats, Antoine.
08:05– Absolument, il continue à s'y intéresser, d'abord parce qu'il n'a pas abandonné son rêve de prix Nobel.
08:10Trump veut se présenter comme le grand pacificateur et donc il veut régler cette guerre.
08:14D'ailleurs, ça n'est pas anodin, il a rencontré Zelensky juste après avoir lancé son Conseil de la paix,
08:19cet organe censé concurrencer l'ONU.
08:21Et puis l'autre raison qui anime Donald Trump, c'est le business.
08:24Il veut arrêter la guerre en Ukraine pour lever les sanctions contre la Russie,
08:28afin que les entreprises américaines puissent faire des affaires à nouveau avec Moscou.
08:33Donald Trump qui a aussi en ligne de mire les contrats potentiellement gigantesques
08:36de la reconstruction de l'Ukraine, reconstruction des infrastructures, reconstruction de l'économie.
08:41On parle d'un méga contrat de 800 milliards de dollars qui serait en négociation entre Américains et Ukrainiens.
08:47Il en aurait parlé tout à l'heure avec Volodymyr Zelensky.
08:51Et d'ailleurs, c'est très révélateur, Donald Trump a confié à des hommes d'affaires la tâche de mener les négociations.
08:56Jared Kushner, son gendre ou encore Steve Witkoff sont des businessmen et pas des diplomates.
09:01Witkoff, avant de partir, a dit que c'était le dernier sujet à régler, mais c'est le plus compliqué.
09:05Ça fait des semaines que les discussions butent sur la question de la future frontière ukrainienne.
09:10Antoine Nelard, merci beaucoup Antoine en direct de Washington pour BFM Business.
09:14Voilà Donald Trump, donc tout juste revenu de Davos et qui suit de très près l'évolution de ces discussions.
09:20Tiens, puisqu'on parle de Davos, écoutez cette petite phrase ce matin de Christine Lagarde,
09:24la présidente de la BCE qui a pris la parole sur scène à son tour
09:27et qui a remercié, sans citer Donald Trump finalement,
09:31remercié le président américain d'avoir tapé sur les Européens.
09:34Finalement, elle le dit que c'est la meilleure chose qui pouvait arriver à l'Europe ces derniers jours.
09:37L'Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours, mais au fond c'est plutôt une bonne chose
09:46et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent.
09:49Cela nous a permis de prendre pleinement conscience de la nécessité de nous concentrer sur l'innovation,
09:54l'amélioration de la productivité et tout le reste.
09:57Voilà, l'Europe qui fait de la résistance face à l'Amérique,
10:05mais on va continuer d'en parler dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet,
10:09comme tous les soirs. Bonsoir Mathieu.
10:10Bonsoir Guillaume.
10:11On va rester là-dessus parce que vous allez nous parler d'un sondage qui est paru il y a quelques heures
10:15et qui nous confirme que beaucoup d'Européens vraiment ont changé de regard sur l'Amérique
10:20là en l'espace de quelques jours, quelques semaines.
10:22Oui, écoutez bien, un Européen sur cinq craint une guerre ouverte initiée par les Etats-Unis.
10:28C'est un chiffre choc qui ressort aujourd'hui du baromètre Eurobazooka pour la revue géopolitique
10:33Le Grand Continent. Un chiffre qui grimpe en flèche depuis le dernier sondage publié en décembre dernier.
10:38En tête des craintes d'un conflit ouvert, on retrouve les organisations terroristes,
10:42c'est assez cohérent, et la Russie. Mais la crainte européenne d'entrer en guerre contre les Etats-Unis
10:47devient plus élevée qu'avec l'Iran. Ce sondage choc illustre les nouveaux rapports
10:52de force qui se sont imposés de manière spectaculaire en quelques années
10:55et accélérés depuis un an avec la réélection de Donald Trump.
11:00Symbole s'il en est de ce nouvel ordre, le conseil de la paix que Donald Trump vient d'inaugurer,
11:03donc à Davos, évidemment.
11:04Oui, ce conseil de la paix qui symbolise le premier pilier du nouvel ordre mondial,
11:08c'est les Etats-Unis. Il le préside ce conseil Donald Trump pour une durée indéterminée.
11:12Il choisit qui peut y siéger ou pas.
11:13Le ticket d'entrée pour un ticket permanent, c'est un milliard de dollars en espèces s'il vous plaît.
11:18Donald Trump qui verrouille et sécurise son hémisphère occidental qui va de l'Alaska jusqu'en terre de feu
11:24en passant par le Groenland.
11:26Deuxième pilier de ce nouvel ordre mondial qui se destine sous nos yeux, c'est la Chine,
11:30avec Xi Jinping qui s'inscrit toujours dans une tradition de grande planification,
11:34avec une Chine qui s'apprête à devenir la première puissance économique mondiale,
11:38la première puissance de calcul, la première puissance industrielle et manufacturière,
11:43et se montrer en leader d'un nouvel ordre alternatif à l'Occident.
11:46Comme en témoigne, rappelez-vous, cette photo assez spectaculaire de Tianjin fin août dernier,
11:51où 20 chefs d'État étaient réunis autour de Xi Jinping,
11:54entre autres Vladimir Poutine, Narendra Modi ou encore le président turc Erdogan.
11:59Tous ensemble, c'est un quart du PIB mondial, 40% de la population.
12:03Et puis enfin, le troisième pilier du nouvel ordre mondial,
12:06dans une moindre mesure, c'est la Russie.
12:08Vladimir Poutine qui n'a absolument pas les moyens d'un Xi Jinping ou de Donald Trump,
12:13mais il a toujours la même nostalgie de l'Empire soviétique et toujours la même ambition impériale.
12:19Dans un mois, on sera quatre ans, jour pour jour, après l'invasion de la Russie en Ukraine.
12:23Il faut dire un mot à Davos, parce que c'est peut-être le discours du Canadien Marc Carnet
12:26qui a évoqué ce nouvel ordre mondial, c'est peut-être le discours qui a le plus marqué les esprits cette semaine.
12:31Oui, pour Marc Carnet, l'ordre libéral que l'on a connu depuis des décennies était une chimère.
12:36Ce n'était qu'une illusion, a-t-il dit. Il ne faut pas être nostalgique, il faut passer à ce nouvel ordre.
12:42Face à l'émergence des nouveaux empires où la loi du plus fort l'emporte,
12:44où les puissants s'affranchissent de manière totalement décomplexée du droit international,
12:49Marc Carnet appelle à un changement radical.
12:52Le seul moyen de résister, selon lui, c'est de créer une alliance des puissances moyennes.
12:57Alors, faut-il y voir une future instance qui s'ajouterait au Conseil de la paix
13:01ou au Conseil de coopération de Shanghai qui réunit autour de Xi Jinping
13:05tous ceux qui veulent un ordre alternatif à l'Occident ?
13:07Le nouvel ordre mondial se cherche, mais il est en marche.
13:10Ce chiffre est effrayant. Un Européen sur cinq, donc, qui crée une guerre ouverte,
13:13initiée par les États-Unis. Et tout ça a bougé en quelques semaines, véritablement, Mathieu.
13:16Les derniers sondages du même jour dataient de décembre.
13:19Oui, fin décembre, c'était deux fois moins. Ça a bondi de 110% depuis fin décembre.
13:24Tout ça en l'espace de quelques semaines.
13:25Merci beaucoup, Mathieu. La chronique internationale, comme tous les soirs.
13:28Et alors, pour clore cette semaine d'Avos, on voulait dire un petit mot de la Suisse,
13:31pays organisateur, comme tous les ans.
13:33Parce qu'il se trouve qu'il va y avoir là-bas, dans les prochains mois,
13:36un référendum, une votation, comme on dit.
13:40Ce sur quoi on va demander son avis à la population, c'est
13:43« Êtes-vous d'accord pour limiter le nombre d'habitants du pays à un certain niveau ? »
13:50Nathan Coquan pour nous raconter ça.
13:52Non à la Suisse, à 10 millions.
13:54Cadres, réfugiés, milliardaires, pas de distinction.
13:57Si le référendum est adopté dans quelques mois,
13:59la Suisse fermera ses frontières à l'immigration si ce plafond est atteint.
14:03Cette idée, portée par l'UDC, le parti d'extrême droite,
14:06fait son chemin dans le pays et a des chances de passer, selon les derniers sondages,
14:10un plafond démographique pour mettre fin aux embouteillages,
14:13aux trains bondés ou encore aux loyers qui explosent.
14:15Aujourd'hui, la Suisse compte un peu plus de 9 millions d'habitants.
14:18Sa population a augmenté de 10% lors de la dernière décennie,
14:22cinq fois plus que dans la moyenne européenne,
14:24en partie grâce à sa fiscalité avantageuse.
14:26Mais l'extrême droite pointe aussi l'arrivée de réfugiés ukrainiens dans le pays.
14:30Selon les prévisions, le plafond de 10 millions devrait être atteint en 2035.
14:34Adopté, ce référendum obligerait la Suisse à remettre en cause
14:38la libre circulation avec l'Union européenne
14:40et avec elle tout un ensemble d'accords bilatéraux.
14:43Des entreprises comme le laboratoire Roche et des économistes suisses alertent.
14:46Chute de la croissance, pénurie de travailleurs, manque de compétitivité.
14:50L'addition serait salée.
14:51Voilà donc pour la Suisse et cette votation qui aura lieu cette année.
14:56Nathan Coquampo avec nous sur BFM Business.
14:58Et puis on va reparler des fonds c'est armement.
14:59Voici une entreprise européenne qui pourrait bien devenir l'un des géants mondiaux du secteur
15:02dans les prochaines années.
15:03C'est une société tchèque qui s'appelle CSG ou Tchécoslovaque.
15:07C'est selon.
15:08Elle vient d'entrer en bourse aujourd'hui à Amsterdam
15:11et elle a levé à cette occasion quasiment 4 milliards d'euros.
15:14Jamais une entreprise européenne du secteur n'avait levé autant d'argent en Europe en une journée.
15:19Nathan Coquampo avec Clara Bido.
15:22Le propriétaire, le milliardaire tchèque Michel Strad a qualifié cette introduction d'étape historique.
15:28Le tchèque CSG, c'est plus de 14 000 salariés.
15:31Des revenus qui ont plus que doublé l'an dernier à 4 milliards d'euros
15:34et qui devraient encore doubler cette année.
15:36Une croissance spectaculaire depuis le début de la guerre en Ukraine.
15:40CSG est le deuxième producteur de munitions de moyen et gros calibre en Europe
15:44et fabrique aussi des véhicules militaires et des composants aéronautiques.
15:47Le PDG, homme le plus riche de la République tchèque, a donc rapidement vendu des munitions en Ukraine
15:53où il réalise aujourd'hui plus d'un tiers de son chiffre d'affaires.
15:56Il participe maintenant à la consolidation du secteur avec plusieurs acquisitions importantes,
16:01toujours sur son principal segment les munitions.
16:03Exemple avec le rachat de l'américain Kinetic Group et de ses 4 usines pour plus de 2 milliards d'euros.
16:08Une opération suivie de cette introduction sur Euronext Amsterdam pour s'ouvrir au marché international.
16:15Signe de la croissance du secteur, le champion franco-allemand prépare d'ailleurs lui aussi son introduction en bourse.
16:20Voilà, c'est une société tchèque, tchécoslovaque ou CSG qui a levé quasiment 4 milliards d'euros
16:25qui vaut ce soir en bourse un peu plus de 32 milliards d'euros de tchécoslovaque,
16:29dont peut-être un futur grand nom européen voire mondial du secteur de la défense.
16:34Clara Bideau avec nous sur BFM Business.
16:37Et puis alors justement, puisqu'on parle d'IPO, il y a un groupe qui suscite beaucoup de rumeurs depuis quelques heures,
16:42c'est Ledger, l'icône française spécialisée bien sûr dans la sécurité crypto.
16:47D'après la presse anglo-saxonne, Ledger aurait lancé un processus susceptible de le voir entrer en bourse à New York,
16:54peut-être dès cette année 2026.
16:57Alexandra Paget.
16:59Plus de 4 milliards de dollars, c'est la valorisation qui pourrait être celle de Ledger
17:04lors de son introduction à la bourse de New York.
17:06L'opération pilotée par Goldman Sachs, Jeffries et Barclays
17:09pourrait avoir lieu cette année selon la presse américaine.
17:13Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche,
17:15les entreprises de crypto érigées en priorité stratégique nationale
17:19bénéficient en effet des faveurs des investisseurs.
17:22L'alicante française est spécialisée dans la conception de portefeuilles crypto.
17:27Ledger est même devenu l'un des plus gros acteurs du marché.
17:30Son atout, elle permet aux utilisateurs d'être maîtres de leur portefeuille
17:34via une clé privée comme une clé USB,
17:36avec notamment l'avantage de se passer d'intermédiaire et donc d'échapper à la réglementation.
17:41Le principe même d'un portefeuille physique donc,
17:44à l'inverse d'une plateforme qui consiste à garantir la sécurité des crypto-monnaies de ses utilisateurs.
17:49Un modèle qui a connu quelques ratés.
17:52Après un premier piratage en 2020,
17:54Ledger fait aujourd'hui face à une nouvelle fuite de données
17:56en raison d'une faille de sécurité de l'un de ses prestataires.
17:59Voilà, Ledger peut-être en bourse donc,
18:01dès cette année du côté de Wall Street.
18:03Hélène Cornet avec nous sur BFM Business.
18:0619h18, ben justement, on va sur les marchés.
18:11Les marchés, bonsoir Antoine Larigauderie.
18:14C'est pas passé grand-chose à l'arrivée du côté des places européennes ce soir Antoine.
18:18On aurait même pu terminer en hausse,
18:21puis finalement on termine sur un léger repli de 0,07% à 8 143 points.
18:25Sur l'ensemble de la semaine, on perd un petit peu plus d'1,3%.
18:28Voilà, les marchés qui corrigent en ordre, on va dire.
18:33Moins 0,13% pour l'Eurostox 50.
18:36Le DAX à Francfort, en revanche,
18:38qui était stimulé par sa plus forte pondération sectorielle,
18:41le secteur de la défense,
18:43et qui a bien résisté un plus 0,18%.
18:45C'est d'ailleurs Thalès qui signe la plus forte hausse du CAC 40,
18:48plus 2,82% à 258,50 euros.
18:52Le Grand, plus 1,95, 127,95.
18:55On a Safran, plus 1,44, 310,40.
18:58Et Total Energy, qui était soutenu par les cours du Brut,
19:01le Brent de Mer du Nord, en effet,
19:03qui grimpe ce soir.
19:0465,91 dollars,
19:06et donc Total Energy a pris 1,3% à 57,98.
19:09À la baisse, Saint-Gobain, moins 1,86, 83,20.
19:12Kering, moins 1,82, 274,95 euros.
19:17En revanche, sur le SBF 120,
19:18c'est Pluxy qui a signé la plus forte baisse,
19:20à moins 6,7%, 10,90.
19:22Et Ramet, plus forte hausse,
19:24plus 7,7% à 87 euros.
19:26L'autre grand événement,
19:28100 dollars, c'est ce que vaut désormais une once d'argent.
19:30C'est un record historique absolu,
19:32qui n'en finit pas de grimper,
19:33l'once d'argent, dans le sillage d'ailleurs de l'or.
19:36100,84 dollars pour l'argent,
19:38l'once d'or qui se rapproche,
19:39toujours plus des 5,000, autre palier symbolique,
19:42très attendu, 4,981 dollars.
19:45Merci beaucoup Antoine, on regarde Wall Street,
19:47évidemment, mi-séance sur le marché américain.
19:49Le Dow Jones est en baisse,
19:50moins 0,75%, 49 012 points.
19:53Et puis l'indice Nasdaq,
19:55de son côté, qui grappille 0,2, 0,3%,
19:5823 502 points.
19:59Tout ça, la mi-séance.
20:00Bah justement, on va rester un peu sur les marchés,
20:02notamment du côté des prix du gaz naturel américain,
20:04qui, mine de rien, viennent de s'envoler sur 2, 3 jours,
20:08de 40, 50% en cause,
20:11les conditions hivernales,
20:12qui sont même un petit peu extrêmes pour le coup.
20:14Alexandre Apagé.
20:16Vague de froid arctique,
20:18tempête hivernale majeure,
20:20le cocktail détonnant qui fait grimper
20:22les prix du gaz aux Etats-Unis.
20:23Plus de 175 millions de personnes
20:26sur les deux tiers du pays
20:27vont se retrouver confrontées ce week-end
20:29à des chutes de neige, du verglas
20:31et des températures glaciales
20:33et contraintes de pousser leur consommation de gaz
20:35pour y faire face.
20:36Le froid extrême menace également l'offre de gaz.
20:39Des températures aussi basses
20:41peuvent en effet glacer les champs pétroliers et gaziers,
20:44particulièrement au Texas,
20:45et perturber les flux vers les terminaux
20:47d'exportation de GNL.
20:48Le réseau électrique, déjà fragile de son côté,
20:51peut aussi subir de graves dommages,
20:53ce qui n'arrange rien
20:54et accroît l'inervosité sur les marchés.
20:56L'Europe, de son côté, n'est pas épargnée.
20:58De nouveaux épisodes de froid y sont aussi attendus,
21:01ce qui ravive les inquiétudes sur l'approvisionnement.
21:04Les stocks européens sont en outre
21:05déjà bien en dessous d'énormes saisonnières,
21:07avec un déficit de 13% par rapport à la moyenne
21:10entre 2016 et 2025.
21:12Alexandra Pagé, en France,
21:14une vallée des aimants est en train de voir le jour.
21:16Dans le sud-ouest du pays,
21:17un groupe américain spécialiste des terres rares
21:18va s'installer à Lacs,
21:20c'est près de Pau, vous le savez,
21:21à côté d'une usine franco-japonaise,
21:23et des terres rares.
21:24C'est une première en Europe,
21:26l'Europe qui est encore largement dépendante de la Chine,
21:28dans ce secteur, évidemment,
21:29ô combien stratégique ?
21:31Astrid Olivier.
21:33110 millions d'euros seront investis
21:36par un groupe américain spécialiste des terres rares
21:38pour la création de cette nouvelle usine près de Pau.
21:41Le site sera installé à proximité
21:43du projet franco-japonais Kermag,
21:45pour lequel 216 millions d'euros ont été investis,
21:49destinés, lui, au recyclage et raffinage
21:52de milliers de tonnes de ces métaux,
21:54ce qui correspond à 15% de la production mondiale.
21:57L'objectif avec ces deux projets,
21:59produire des terres rares,
22:00puis les transformer en aimants,
22:02de procédés complémentaires
22:04pour créer dans le sud-ouest
22:05la première plateforme de production
22:07de métaux rares d'Europe,
22:09qui sont aujourd'hui fournies
22:10à 98% par la Chine.
22:13Un retard du non pas
22:14à un manque de matière première,
22:16mais justement à l'absence
22:17d'usines de raffinage
22:18aux procédés très coûteux,
22:20complexes et polluants.
22:22L'installation de ces deux sites
22:23est donc stratégique
22:25pour la souveraineté française
22:26et va également permettre
22:27la création de 200 nouveaux emplois
22:30dans la région.
22:30Voilà pour cette vallée des aimants
22:32qui s'installe donc à l'acte près de Pau.
22:34On va vous parler d'une stratégie marque
22:36pour terminer,
22:37celle de Nestlé,
22:37qui apparemment a décidé
22:38de tout miser désormais sur le chocolat
22:40avec une marque emblématique
22:41que tout le monde connaît,
22:41c'est Kit Kat.
22:42Le groupe va lancer
22:44son premier partenariat
22:45avec la Formule 1.
22:47Nestlé en fait
22:48tente de redorer son image
22:49après le scandale
22:51du lait infantile
22:52et puis des résultats
22:52un petit peu mitigés.
22:54Nestlé qui pour l'occasion
22:55sort de nouveaux produits.
22:58On voit ça notamment
22:58dans l'usine de San Sisto
23:00en Italie.
23:00Reportage Astrid-Olivier.
23:03Une odeur de chocolat
23:04et des mini voitures de course
23:05qui défilent à toute vitesse
23:06sur la ligne de production
23:08de l'usine de San Sisto
23:09dirigée par Marco Moratori.
23:11Le chocolat arrive
23:14de notre fournisseur
23:15jusqu'à notre machine
23:16de tempérage.
23:17Elle cristallise le chocolat
23:18qui est ensuite mis
23:19dans le déposeur
23:20sur la ligne de fabrication.
23:21À ce moment-là,
23:22nous avons la fois
23:23le chocolat et la garniture
23:24qui sont mis dans un moule.
23:26On produit 600 voitures
23:29par minute.
23:30Ces chocolats vont être
23:31distribués dans 85 pays
23:33et ce n'est pas un hasard
23:35si Florence Odoyer,
23:36la directrice générale
23:37chocolat,
23:38a choisi la marque Kit Kat
23:40pour ce partenariat mondial
23:41avec Formule 1.
23:42C'est la marque numéro 1
23:44mondialement qu'on a
23:45en chocolat
23:45pour le groupe Nestlé
23:46et nous,
23:47on est très présents
23:48auprès des Gen Z aujourd'hui
23:49et avec l'objectif
23:50d'augmenter notre part de voix
23:51et notre appétence
23:52auprès de cette cible
23:53extrêmement prioritaire pour nous.
23:54Avec plus de 800 millions
23:55de téléspectateurs
23:56dans le monde,
23:57c'est un partenariat stratégique
23:59pour Nestlé
23:59qui va durer 3 ans.
24:01Ça implique que Kit Kat
24:02va être partenaire
24:03de 12 grands prix
24:04pendant les 3 années à venir.
24:06C'est près de 10 millions
24:07d'euros qui ont été investis
24:08ici à San Sisto
24:09pour pouvoir augmenter
24:10la capacité de la ligne
24:11sur laquelle on faisait
24:12déjà des moulages
24:13et pouvoir réaliser
24:14le moulage de la Formule 1.
24:16L'usine de San Sisto
24:17un lieu clé pour Nestlé
24:18qui exporte 60%
24:20de sa production.
24:21San Sisto
24:21fait partie des usines clés
24:23pour la zone Europe
24:24et la raison pour laquelle
24:25on produit ici
24:26c'est parce qu'on a
24:27le savoir-faire chocolatier,
24:28l'expertise
24:29et la technologie.
24:30Donc on n'a pas
24:30un besoin particulier
24:32d'avoir pour le chocolat
24:33une usine en France.
24:34Nestlé, à l'image
24:35de ses concurrents
24:36Ferrero et Mondelez,
24:37va poursuivre
24:38la déclinaison de ses marques
24:39dans de nouveaux produits.
24:41Une stratégie payante
24:42selon la directrice générale
24:44qui se félicite
24:45de voir sa branche chocolat
24:46s'étendre aux boissons,
24:48biscuits et crèmes glacées.
24:49Elle pèse pour 13 milliards d'euros
24:51de chiffre d'affaires
24:52soit 13% des ventes
24:53du groupe l'an dernier.
24:54Voilà, Nestlé
24:55qui mise tout sur le chocolat
24:57avec sa marque emblématique
24:59KitKat.
25:00Reportage donc
25:00dans l'usine de Sam Sisto
25:01de Nestlé
25:02du côté de l'Italie.
25:05Le clic pour terminer
25:06ce qu'il faut lire
25:06sur bfmbusiness.com.
25:08Un avant-goût
25:09en fait de ce qui vous attend
25:10en termes d'actualité
25:11la semaine prochaine.
25:11Vous savez,
25:12ce traité de libre-échange
25:13en préparation
25:13entre l'Union Européenne
25:14et l'Inde.
25:16Cette fois,
25:17Bruxelles et New Delhi
25:17devraient confirmer
25:18mardi prochain
25:19la conclusion
25:19de leur négociation avancée.
25:21Accord qui bute
25:22lui aussi évidemment
25:23sur plusieurs dossiers.
25:24Vous verrez,
25:25on en reparlera la semaine prochaine.
25:26Les Indiens sont très
25:27très protectionnistes aussi
25:28sur tout ce qui touche
25:29à l'agriculture justement,
25:30tout ce qui touche
25:31au marché automobile.
25:33Moi,
25:33qu'on puisse dire,
25:33c'est qu'on est moins loin
25:34d'avoir signé cet accord.
25:36Également,
25:37la une de la tribune
25:38de lundi prochain,
25:3926 janvier,
25:40crise de l'immobilier,
25:42une relance
25:42tous azimuts.
25:44Ce qui fera écho
25:45aux déclarations
25:46de Sébastien Lecornu.
25:47Vous savez,
25:48on en parlait,
25:48on l'écoutait tout à l'heure,
25:49le Premier ministre
25:49qui dit vouloir créer
25:512 millions de logements
25:53supplémentaires en France
25:54d'ici 2030,
25:55c'est-à-dire une moyenne
25:55de 400 000 par an.
25:57On en est très très loin
25:57aujourd'hui
25:58vu la tendance actuelle
26:01et la crise du secteur.
26:02Et puis justement,
26:03nous aussi,
26:04on en parlera lundi
26:05dans Good Morning Business
26:06de cette crise du logement
26:07puisqu'à 7h45,
26:08précisément,
26:10c'est le ministre délégué
26:11au logement,
26:11Vincent Jeanbrun,
26:12qui sera l'invité
26:13de leur closier
26:13dans Good Morning Business.
26:16Lundi donc,
26:16à 7h45.
26:1719h26 est terminé
26:19pour l'actu ce soir.
26:20Le live revient
26:20lundi à 6h sur BFM Business.
26:22Tout de suite,
26:23c'est Kulturia
26:23avec Anthony Morel.
26:24Très bonne soirée
26:25sur BFM Business.
26:2819h écho
26:29sur BFM Business.
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