- il y a 13 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:04Le 19h écho, Erwan Morris
00:07Bienvenue à tous dans votre rendez-vous d'actualité du soir sur BFM Business.
00:11On est ensemble en direct pendant 30 minutes.
00:13A la une de ce lundi de mars, le stress sur les marchés européens.
00:16Le CAC 40 clôture en repli de plus de 2%.
00:18L'industrie du tourisme et des transports très exposés à la guerre au Moyen-Orient encaissent les plus fortes pertes.
00:24Le point complet dans un instant sur cette séance mouvementée.
00:26Le CAC focus sur les énergies, le gaz qui explose, le pétrole aussi qui flambe face aux perturbations du fret.
00:32Nous serons en ligne avec Paul Touré, directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
00:35Et puis on verra comment la vie s'organise dans les pays du Golfe.
00:38Nous joindrons notre envoyé spécial Stéphanie Collot depuis les Émirats Arabes Unis.
00:42Pendant ce temps-là, la France fait évoluer sa dissuasion nucléaire.
00:45Nous entrons sur le chemin d'une dissuasion avancée, dit le président de la République,
00:49qui indique que 8 pays européens y prendront part, vous l'entendrez.
00:52Et puis une nouvelle séquence tech en ce début de semaine, le Grand Salon d'Innovation de Barcelone,
00:57le Mobile World Congress vient d'ouvrir ses portes avec l'intelligence artificielle
01:01qui va transformer en profondeur le secteur des télécoms.
01:04On retrouvera Frédéric Simotel sur place.
01:09Les inquiétudes sont donc toujours très fortes au Moyen-Orient,
01:13notamment ce soir sur les questions énergétiques.
01:15Bonsoir Alexandra Paget.
01:16Bonsoir Awel.
01:16Des frappes iraniennes ont touché des infrastructures stratégiques au Qatar et en Arabie Saoudite.
01:21Des attaques iraniennes de drones ont visé les installations de deux des principaux sites
01:26de traitement de gaz de la compagnie publique Qatar Énergie.
01:29L'usine de Raslafan, la plus grande installation d'exportation de gaz naturel liquéfié du monde,
01:35couvre environ un cinquième de l'approvisionnement global.
01:38Depuis l'invasion de l'Ukraine, l'Europe dépend davantage des importations en provenance de la région.
01:43Le Royaume-Uni, l'Italie, la Belgique et la Pologne sont les plus dépendants des importations de GNL.
01:48Résultat, le prix du gaz européen est déjà en forte progression.
01:52Alors, il s'est envolé de 50% après cette annonce.
01:56En Arabie Saoudite, certaines opérations de la raffinerie de Rastanoura, de Saoudi Aramco,
02:02sur la côte du Golfe, ont été interrompues après une attaque de drone qui a provoqué un incendie.
02:08Aux Émirats Arabes Unis, le port de Jebel Ali, central dans les exportations, a été frappé par une explosion.
02:12Une autre installation portuaire, cette fois au Koweït, a dû suspendre temporairement ses activités.
02:19Un pétrolier bâton pavillon américain a été touché dans un port du Bahreïn.
02:24Et Abu Dhabi a fait état également d'une attaque de drone sur un terminal pétrolier.
02:29Le groupe américain Chevron, enfin, a été contraint par les autorités israéliennes
02:34d'arrêter temporairement l'exploitation de l'immense champ gazier, baptisé le Léviathan, situé au large d'Israël.
02:42Alexandra, le détroit d'Hormuz, qui est l'une des artères du commerce maritime mondial au sud de l'Iran,
02:46est aussi paralysé depuis samedi.
02:48Un cinquième de la production mondiale de pétrole transite par le détroit d'Hormuz,
02:53selon l'agence américaine de l'énergie.
02:54Pour le moment, 700 navires, dont au moins 40 très grands pétroliers,
02:59transportant chacun environ 2 millions de barils,
03:01sont actuellement à l'arrêt dans le golfe Persique,
03:04selon les données de suivi des navires de Kapler.
03:06Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué l'un de ces pétroliers.
03:10La majeure partie des volumes transitants par le détroit d'Hormuz
03:14ne dispose d'aucun autre moyen de quitter la région.
03:17C'est ce que précise l'agence américaine d'information sur l'énergie.
03:21Techniquement, des oléoducs alternatifs permettent d'éviter la voie maritime.
03:25Une capacité d'environ 2,5 millions de barils de pétrole par jour
03:29pourrait être mobilisée pour contourner le détroit d'Hormuz
03:32en cas de rupture d'approvisionnement.
03:35Cela représente seulement 13% des 20 millions de barils
03:38habituellement transportés chaque jour.
03:41Il n'y a pas que les hydrocarbures qui sont concernés.
03:43D'autres secteurs du commerce mondial sont déjà touchés.
03:4615% de la production mondiale du plastique polyéthylène,
03:51l'un des plus utilisés au monde et réalisé au Moyen-Orléans.
03:53L'agriculture et elles risquent de manquer d'engrais.
03:57Environ 33% des engrais mondiaux, y compris le soufre et l'ammoniaque,
04:02transitent par le détroit, selon le cabinet d'Alelis Kepler.
04:05Ces fertilisants ont des destinations diverses,
04:08Inde, Chine, Brésil, mais aussi Erwan, des pays africains.
04:12Et on va plus loin sur la question des énergies.
04:14Ce soir, on le disait, le secteur qui a fortement réagi
04:16au développement militaire dans le golfe Persique.
04:19Bonsoir Paul Touré, merci d'avoir répondu à l'appel de BFM Business.
04:23Vous êtes le directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
04:26On le disait, Paul Touré, c'est le détroit d'Hormuz,
04:29rendu impraticable, qui fait bondir le cours du pétrole
04:32sur fond de crainte de pénurie.
04:35En tout cas, ça prive le marché mondial d'une certaine capacité,
04:38comme ça a été dit.
04:39Donc c'est pour ça qu'actuellement, il y a des grandes interrogations,
04:42notamment sur l'Asie.
04:43Il y a des grandes inquiétudes en Inde, en Chine, au Japon,
04:46ou en Corée, sur l'avenir, avec des stocks qui vont à peu près sur trois mois.
04:50Mais si la situation devait perdurer,
04:52il y a une vraie interrogation pour les économies asiatiques,
04:55et comme ça vient d'être cité, pour beaucoup de filières à l'achat international.
04:58C'est un épisode, en tout cas, qui souligne bien
04:59la dépendance du commerce mondial à ce détroit.
05:02On le disait, 20% du trafic mondial qui se fait par le détroit d'Hormuz.
05:07Plutôt problématique pour les économies asiatiques.
05:10On est moins concerné en Europe ?
05:12On est moins concerné parce que notre dépendance au gaz ou au pétrole
05:16du Moyen-Orient est à peu près de 10%.
05:18Maintenant, c'est comme le prix va augmenter,
05:20on voit que les économies, notamment ces économies européennes,
05:22mais aussi américaines, qui ont une progression assez faible ces derniers temps,
05:26pourraient être extrêmement sensibles à ces quelques dollars de plus,
05:30enfin, dizaines de dollars de plus sur le baril,
05:32et qui se transforment en général par dizaines ou trentaines de centimes de plus
05:36pour notre carburant à la pompe.
05:37– Paul Touré, le canal de Suez, qui pourrait être une alternative au détroit d'Hormuz,
05:42il est malheureusement aussi jugé trop dangereux par un certain nombre d'armateurs
05:46qui s'y refusent, refusent d'y passer, ça ne facilite pas l'acheminement.
05:52– Alors, il ne faut pas mélanger les choses,
05:54c'est-à-dire qu'il y a bien la problématique du pétrole et du gaz
05:56qui sortent du Golfe Persique par le détroit d'Hormuz
05:58sur des marchés notamment asiatiques,
06:00et il y a les routes des conteneurs.
06:02Les conteneurs sont détournés depuis deux ans à cause de la crise du Yémen,
06:06ils pouvaient y revenir et ils s'en sont éloignés.
06:09Le canal de Suez, lui, est dans une autre dimension.
06:12D'ailleurs, le canal de Suez pourrait servir à des sorties de pétrole
06:15par la mer Rouge du côté saoudien,
06:17mais comme ça a été dit, les capacités des oléoducs sont un peu différentes.
06:21Donc il y a un problème très local sur la conteneurisation
06:24et l'approvisionnement des marchés du Golfe Persique,
06:27toutes ces pétromonarchies,
06:28et puis d'un autre côté, il y a la question de leur sortie pétrolière.
06:31C'est pour ça que c'est surtout une crise régionale
06:33avec un certain nombre d'impacts plus ou moins global selon le type de produit.
06:37Problème pour la Chine notamment,
06:38qui se fournit auprès des Iraniens et des Russes,
06:40qui va peut-être à terme devoir réfléchir à de nouvelles sources d'approvisionnement ?
06:45Alors effectivement, le grand défaut du système,
06:48ce serait de reporter sur d'autres marchés,
06:49les marchés sur lesquels nous sommes,
06:51par exemple le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan,
06:53ou le marché américain d'ailleurs paradoxal.
06:56Finalement, il y a un jeu de gènes musicales qui pourraient se mettre en place
06:59à l'échelle de l'énergie qui n'est pas forcément favorable,
07:01puisqu'on s'était habitué finalement à ce que les Européens se fournissent
07:04sur le marché, on va dire, Atlantique-Méditerranée,
07:06et les Asiatiques sur le marché du Moyen-Orient.
07:09S'il y avait une perturbation de longueur,
07:11ça pourrait recomposer les choses.
07:12Sachant qu'en plus, il y a la question du pétrole russe,
07:15qui lui va vers l'Iran et la Chine,
07:18et toute la stratégie, l'Inde et la Chine, pardon,
07:20et toute la stratégie des Occidentaux,
07:21c'était en plus de couper ce lien-là.
07:23Donc finalement, on voit un enchevêtrement des conflits géopolitiques
07:26et des conséquences énergétiques assez difficiles
07:30avec cette coupure qu'il pourrait y avoir sur la longueur.
07:32Encore une fois, on n'en sait rien pour l'instant,
07:34mais le gel, en tout cas du trafic, pose des questions.
07:37En tout cas, à ce stade, un mot sur les stocks,
07:39puisqu'on a pu lire que, par exemple, la Corée du Sud
07:41a à peu près 7 mois de stocks,
07:44donc il ne va pas y avoir de pénurie,
07:46que ce soit en Asie, que ce soit en Europe, à ce stade.
07:49En tout cas, les pays asiatiques ont des stocks.
07:51Donc la question, surtout pour la Chine, peut-être,
07:54qui n'en a peut-être pas assez, il y a aussi à Singapour.
07:57Donc on va dire qu'à court terme, il y a des solutions.
08:00À moyen terme, il peut y avoir la question des stocks.
08:03Mais la principale, à mon avis, problématique,
08:06est surtout le prix de l'énergie.
08:08Parce qu'avec un prix de l'énergie fort,
08:10on se retrouve avec un ralentissement économique.
08:12Les économies occidentales l'ont connu pendant deux ans
08:14à cause de la crise énergétique liée au camp frit en Ukraine.
08:17Et c'est peut-être la grande question qui pourrait se poser.
08:20Si finalement, une espèce de deuxième choc économique
08:23autour du prix de l'énergie,
08:25avec une conséquence, c'est qu'en général,
08:27les chocs ralentissent l'économie
08:28et pourraient régulariser sur le moyen terme la situation.
08:32Mais en tout cas, on va avec des grands points d'interrogation économiques.
08:35Pour conclure, ce qu'on retient aussi, Paul Touré,
08:38quand on vous écoute, c'est qu'à priori,
08:39personne n'aurait intérêt à un choc pétrolier.
08:43Les Iraniens n'ont pas intérêt à se priver de leurs ressources.
08:46En tout cas, les pays exportateurs comme le Moyen-Orient
08:49n'y ont pas intérêt parce que c'est leur source de revenus.
08:52Nos économies fragiles d'économie européenne n'ont pas intérêt.
08:56Et même les Américains, pour dire directement le vote Maga,
08:59n'ont pas envie de voir le galon remonter à des niveaux
09:02qui seraient vraiment très, très difficiles
09:04pour les citoyens et l'économie américaine.
09:05Merci beaucoup pour cette analyse avec nous ce soir.
09:08Paul Touré, directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
09:11À ce sujet, Hugo Babé, d'un mot.
09:13Bercy a réuni une cellule de crise
09:15avec les filières et acteurs présents au Moyen-Orient.
09:18Oui, les filières, il y en a cinq.
09:19L'énergie, l'industrie, les transports, la logistique et l'assurance.
09:23Et côté responsable, on a les responsables patronaux,
09:26la FEP, le MEDEF, la CPME.
09:28Et tous les jours, ils vont se rencontrer
09:29au moins trois à quatre fois cette semaine
09:32en fonction de la durée encore de ce conflit
09:35pour faire un point et évaluer la situation économique sur place.
09:39Pour l'instant, on nous dit que
09:42vu le peu d'approvisionnement qu'on a du Moyen-Orient,
09:46qui est très faible,
09:47on n'a que 4% du GNL, par exemple,
09:51qui passe par le détroit d'Hormuz et le Qatar,
09:53on peut attendre un impact économique
09:56qui soit limité à ce qu'on a pu connaître en juin dernier, par exemple.
10:00Merci, Hugo.
10:0119h11, les marchés.
10:07Bonsoir, Guillaume-Paul.
10:08Bonsoir, Erwan.
10:09Tout ça a provoqué des mouvements quand même assez forts
10:11sur le marché parisien et le marché européen.
10:13On perd à 2,1% à Paris.
10:16C'est après, en fait, depuis le début de l'année,
10:17qu'on perd 2% avec de grosses inquiétudes.
10:19Bien sûr, vous avez parlé sur le prix de l'énergie
10:21depuis le blocage du détroit d'Hormuz,
10:23qui est une première.
10:23Ça n'était jamais arrivé.
10:24Alors, le pétrole ne s'est pas envolé ce soir,
10:27mais même si on a franchi à plusieurs reprises
10:30les 80 dollars, on finit un petit peu plus de 77.
10:34Mais il y a des inquiétudes.
10:34On parlait tout à l'heure de cette grosse raffinerie saoudienne
10:37qui est mise à l'arrêt en partie.
10:38Attention, parce qu'elle produit quand même
10:39550 000 barils de pétrole par jour.
10:41Donc, c'est quand même pas négligeable.
10:42Mais effectivement, on le disait aussi,
10:43c'est surtout du côté du gaz que ça s'est emballé,
10:46puisque ce soir, le contrat à terme
10:47de ce qu'on appelle le TTF néerlandais,
10:49c'est la référence, a pris 40%.
10:50Alors, on est revenu à des niveaux qui datent de février 2025.
10:53On n'est pas encore au niveau pharonique
10:55qu'on avait connu du temps de la guerre en Ukraine,
10:57du temps de 2022-2023.
10:59Ça s'est emballé, notamment parce que le Qatar
11:01a décidé de suspendre une partie de sa production de GNL.
11:04Et ça aussi, c'est important.
11:05Côté valeurs, à Paris, il n'y a pas eu de gagnants.
11:08Quasiment sur le CAC 40, il y a quatre valeurs seulement
11:10qui surnagent.
11:10Total Energy qui prend un peu plus de 3%.
11:13Et puis Thalès qui était bien parti,
11:15mais qui drapique 0,4% à l'arrivée.
11:17Il y a pas mal de perdants sur le CAC 40.
11:19La plus forte baisse, elle est pour Accor.
11:21Le secteur du tourisme, forcément, qui est très, très impacté.
11:24Accor qui perd 9%.
11:25L'auto a pas mal souffert aujourd'hui.
11:28Stellantis, moins 7%.
11:30Renault, moins 5%.
11:31Et puis on perd aux alentours de 4-5% sur les valeurs du luxe.
11:34Et puis un petit mot aussi du grand perdant hors CAC 40.
11:36C'est Air France Calem, bien sûr,
11:37qui perd près de 9% ce soir à la clôture.
11:39Alors, on a l'impression de vivre dans un autre monde
11:41que celui des États-Unis.
11:42Parce que du côté de Wall Street, c'est quasiment flat.
11:45Le dos perd à peine 0,05%.
11:48Autant dire qu'il est à l'équilibre.
11:49Le S&P, très légèrement dans le vert même.
11:52Ainsi que le Nasdaq.
11:54Peu de mouvements sur le marché américain.
11:56On va peut-être plutôt regarder le marché obligatoire.
11:58Là, ça bouge.
11:59C'est là, effectivement, que ça bouge.
12:00Parce que, mine de rien, on a un disant américain
12:02qui est repassé au sud et 4% aujourd'hui.
12:05En fait, il y a une crainte derrière cette nouvelle poussée
12:07des prix de l'énergie.
12:08C'est de voir l'inflation.
12:09Vous savez qu'on a déjà du mal à contenir aux États-Unis.
12:11Reprendre encore de l'altitude.
12:13Et ça, ça ne serait pas du tout une bonne nouvelle pour les marchés.
12:15Parce que ça pourrait pousser la Réserve fédérale américaine
12:18à retarder l'annonce d'une nouvelle baisse des taux d'intérêt.
12:21Vous savez que c'est ce qui donne beaucoup de joie
12:23et d'entraînement à Wall Street, de manière générale.
12:24Perspective d'un regard d'inflation, au passage,
12:26qui a porté le dollar aujourd'hui.
12:28Puisque le dollar a progressé d'un pour cent
12:29grâce, face aux principales devises,
12:31le dollar qui a joué son rôle traditionnel de valeur refusée.
12:34Jean-Luc Ayron.
12:34En tout cas, Wall Street, relativement à l'équilibre.
12:37Même dans le vert, d'une certaine manière,
12:39c'est un plébiscite pour Donald Trump.
12:41C'est un plébiscite pour Donald Trump.
12:43C'est un plébiscite pour le dollar.
12:44Et peut-être la certitude, au vu des déclarations de Donald Trump,
12:47qui parle d'apaisement,
12:48que peut-être, peut-être, les choses pourraient durer
12:50moins de quatre semaines, ce qui était envisagé.
12:51Guillaume Paul avec nous ce soir.
12:53Réaction aussi ce matin sur notre antenne
12:55de Philippe Guillemot, PDG de Valourec,
12:57l'industriel spécialisé dans les tubes sans soudure,
13:01directement touché par la situation au Moyen-Orient.
13:04Il est revenu sur les adaptations que son groupe a dû faire.
13:07Écoutez.
13:09L'activité va être au ralenti aujourd'hui.
13:11On a arrêté notre activité à Abu Dhabi,
13:13qui est à 5 km de la base américaine.
13:15Donc, bien évidemment, ça nécessite quelques précautions.
13:19Et puis, ensuite, on va voir ce qui va se passer
13:20dans les jours qui viennent.
13:21Vous avez vu que l'OPEP Plus a annoncé
13:23une augmentation de production.
13:24Donc, on verra ce que ça peut vouloir pour nous.
13:27Puis, il ne faut pas oublier que si 20 % du pétrole et gaz
13:29transitent par le détroit d'Hormuz,
13:3080 % vient d'ailleurs.
13:32Et donc, bien évidemment, cela peut vouloir dire
13:35une augmentation également de production
13:36en dehors du Moyen-Orient.
13:38L'interview de Philippe Guimaud, PDG de Valorek,
13:40a retrouvé en replay, en podcast sur BFM Business.
13:44Du côté des États-Unis, c'est Donald Trump, justement,
13:46qui s'est exprimé aussi ce soir sur cette situation.
13:49Au Moyen-Orient, le président des États-Unis
13:51qui n'a aucun doute sur le succès de l'opération en Iran.
14:00« Nous sommes les plus forts, les plus puissants au monde,
14:04de loin.
14:04Nous l'emporterons facilement.
14:06Déjà, nous sommes très en avance sur notre calendrier,
14:09mais peu importe le temps que ça prendra.
14:15Dès le départ, nous avions envisagé 4 à 5 semaines,
14:18mais nous avons les capacités de durer bien plus longtemps que cela.
14:26Et pendant ce temps-là, la vie s'organise dans les pays du Golfe
14:29avec un retour à la vie normale qui se fait de manière très progressive.
14:34Ciblée par des tirs iraniens, la ville de Dubaï a, elle,
14:37subi deux jours de paralysie.
14:39Mais l'activité économique s'adapte à la situation.
14:41On retrouve notre envoyée spéciale, Stéphanie Collot, sur place.
14:44Stéphanie, le trafic aérien, notamment, redémarre très progressivement.
14:49Après un week-end à l'arrêt, certains vols reprennent peu à peu ce soir
14:53depuis Dubaï.
14:54Il s'agit de ceux de la compagnie nationale, ici, Emirates.
14:58Ça se fait très progressivement.
15:00Un vol, pour l'instant, est programmé pour Paris demain,
15:03selon le site de la compagnie.
15:05En revanche, Air France prolonge la suspension de ses vols
15:08au Moyen-Orient jusqu'à jeudi inclus.
15:10Pour les salariés résidents ici, le télétravail est imposé
15:14dans les entreprises.
15:15Les marchés financiers sont fermés jusqu'à demain.
15:17Mais on a pu constater que les magasins ont rouvert aujourd'hui,
15:21notamment ceux de grandes marques de luxe, mais pas tous.
15:25Immobilier, luxe, tourisme, ce sont les secteurs clés de l'économie.
15:29Le marché du luxe aux Émirats, par exemple,
15:31devrait grimper à plus de 5 milliards d'euros d'ici 2029.
15:35Et Dubaï génère à elle seule 30% du chiffre d'affaires
15:38du marché du luxe au Moyen-Orient.
15:40Du côté d'Accor, c'est l'un des plus grands opérateurs hôteliers à Dubaï,
15:45avec plus de 50 hôtels, dont le Ferment sur la Palme,
15:50qui a été touché par un drone iranien samedi soir.
15:53En tout, les autorités locales auraient pris en charge 20 000 touristes.
15:57Et les directeurs d'hôtels ont reçu pour instruction
16:00de prolonger le séjour des clients qui sont bloqués dans l'Émirat.
16:04Et c'est le gouvernement qui prend en charge l'intégralité des frais.
16:07Stéphanie Collot, depuis Dubaï aux Émirats Arabes Unis pour BFM Business.
16:12Et c'est dans ce contexte de tension au Moyen-Orient
16:13que le président a annoncé une évolution de la dissuasion nucléaire.
16:18A commencer, Hugo Babé, par un renforcement de notre arsenal.
16:22Oui, déjà concernant le nouveau sous-marin nucléaire SNLE de troisième génération.
16:27Pour rappel, il y en a pour le moment quatre de deuxième génération.
16:31Le prochain se nommera l'invincible et naviguera à partir de 2036
16:35avec des missiles améliorés et de nouvelles têtes nucléaires.
16:39Là aussi, une annonce d'Emmanuel Macron. Écoutez-le.
16:42J'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal.
16:52Pour couper court à toute spéculation,
16:56nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire
17:02contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé.
17:06La France va aussi s'allier avec d'autres pays européens
17:10pour développer un missile hyper-véloce
17:12pour compléter son arsenal conventionnel cette fois.
17:16Une alliance, Hugo, qui s'ouvre donc à la dissuasion.
17:18Oui, c'est la grande annonce.
17:20Après que des responsables britanniques ont assisté cet hiver
17:23à des exercices de notre dissuasion aérienne stratégique,
17:26une nouvelle étape sera franchie
17:28qu'Emmanuel Macron appelle la dissuasion avancée.
17:31Un chemin tracé d'abord avec l'Allemagne. Écoutez-le.
17:35L'Allemagne sera un partenaire clé de cet effort, naturellement.
17:42Les premières étapes de la coopération commenceront dès cette année
17:46et pourront inclure des visites de sites stratégiques
17:49et des exercices conjoints.
17:52Paris et Berlin ont donc annoncé dans la foulée du discours du président
17:56la mise en place d'un groupe de pilotage nucléaire bilatéral
18:00et Emmanuel Macron a déjà évoqué la possibilité, je cite,
18:03de déploiement de circonstances des moyens stratégiques
18:07chez ses alliés, dont l'Allemagne.
18:08Et ce ne sont pas moins de huit pays au total
18:10qui vont être concernés par cette dissuasion avancée.
18:13Oui, en plus du Royaume-Uni et de l'Allemagne,
18:15la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark
18:19s'allient à la France dans le domaine de l'épaulement.
18:23C'est tout ce qui est avant la décision de l'engagement du feu nucléaire.
18:27C'est la détection satellitaire, la capacité de frappe en profondeur
18:31via des missiles, cette fois conventionnels,
18:33ou la défense aérienne contre les drones et les missiles balistiques
18:37car la France, elle, gardera la décision ultime.
18:40Écoutez le président.
18:43Il n'y aura aucun partage de la décision ultime,
18:47ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre.
18:53En vertu de notre constitution,
18:55elle appartient au seul président de la République,
18:59comptable devant le peuple français.
19:01À noter, enfin, qu'Ariane Group a réagi à ce discours
19:05en proposant de fabriquer les missiles balistiques conventionnels
19:09pour les alliés européens de cette nouvelle dissuasion avancée.
19:12Merci Hugo Bebet.
19:13Emmanuel Macron qui convoque également ce soir,
19:16ce sera à 20h15, un conseil de défense sur l'Iran et le Moyen-Orient.
19:20Dans le reste de l'actualité,
19:23Ravier Mileï a lancé la nuit dernière le coup d'envoi
19:25de la seconde partie de son mandat.
19:27Le président argentin qui annonce 90 nouvelles réformes fiscales et judiciaires
19:32insiste sur les accords commerciaux qu'il est parvenu à signer
19:35avec les Européens et les États-Unis de Donald Trump,
19:38partenaires privilégiés de l'Argentine.
19:40Claire Bido.
19:42Réformes fiscales, judiciaires et pénales,
19:45Ravier Mileï va multiplier les mesures de dérégulation,
19:48un élan rendu possible par son succès aux législatives de mi-mandat d'octobre dernier,
19:52mais aussi par les dernières mesures mises en place,
19:54en particulier celles sur la flexibilisation du travail
19:57qui visent à lutter contre le travail au noir.
20:00Objectif, redessiner l'Argentine pour les 50 prochaines années.
20:03Ce sera l'année civile de la réforme.
20:07Neuf mois ininterrompus de réformes structurelles
20:09qui redessineront l'architecture institutionnelle de la Nouvelle-Argentine.
20:14Ravier Mileï a aussi réussi à ouvrir l'économie argentine
20:17avec des accords commerciaux qui se sont multipliés,
20:20comme celui entre Buenos Aires et Washington,
20:22un accord qui se base sur des affinités culturelles
20:25et sur des objectifs stratégiques pour les deux pays,
20:27selon le président argentin.
20:29Il est temps d'en faire une politique d'État.
20:34Nous devons créer le siècle des Amériques,
20:37rendre aux Amériques leur grandeur d'antan,
20:39de l'Alaska à la terre de feu
20:40et rendons à l'Argentine et aux États-Unis leur grandeur d'antan.
20:45L'ambition démesurée de Mileï se confronte à une réalité sociale tendue,
20:49consommation en recul, activité au ralenti et suppression d'emplois.
20:53Le président argentin conserve néanmoins une base solide dans l'opinion,
20:56porté par la baisse de l'inflation et le retour à l'équilibre budgétaire.
21:00En France, une signature de plus du côté des syndicats
21:03pour une réforme de l'assurance chômage.
21:05La semaine dernière, le patronat, la CFDT et la CFTC
21:07étaient tombés d'accord pour adapter le dispositif
21:10des ruptures conventionnelles et faire 500 millions d'euros d'économie par an.
21:14Force Ouvrière, qui avait alors réservé sa réponse,
21:16indique ce soir signé à son tour.
21:18Seule la CGT et la CFE-CGC s'y opposent.
21:22L'intelligence artificielle débarque dans les télécoms.
21:25C'est l'une des tendances marquantes du Mobile World Congress,
21:28le grand salon du secteur qui se déroule en ce moment à Barcelone.
21:31Frédéric Simotel, on vous y retrouve.
21:33L'IA va révolutionner les opérateurs.
21:38Imaginez une IA qui non seulement détecte les anomalies d'un réseau,
21:42mais qui anticipe et automatise les interventions
21:44ou qui vérifie la qualité de service de bout en bout.
21:47Des agents IA qui se parlent, se coordonnent, anticipent
21:50pour rendre ces réseaux plus performants, plus résilients,
21:53moins consommateurs d'énergie.
21:55Ce sont les premières applications témoins que l'on découvre ici
21:57de cette nouvelle ère des télécoms,
21:59ici au Mobile World Congress de Barcelone.
22:01Vous avez les GPU qui font battre le cœur de ces réseaux.
22:04Vous avez les modèles IA qui en sont le cerveau.
22:06Et vous avez tout le système nerveux et le système sanguin.
22:10Ce sont ça, les télécoms, les réseaux.
22:12La GSM Association ne s'y est pas trompée,
22:14organisateur du salon,
22:15en lançant ce matin l'initiative Open Telco AI
22:18pour accélérer le développement d'une intelligence artificielle
22:21adaptée aux télécoms
22:22par le biais d'une grande association ouverte
22:25entre opérateurs, fournisseurs, institutions académiques.
22:28Christelle Edman, la DG d'Orange, en a fait
22:29l'axe central de son keynote d'ouverture ce matin.
22:33Et pour aller plus vite,
22:33l'opérateur a même signé un accord avec l'indien Techmindra
22:36pour justement accélérer le développement
22:38d'une plateforme IA automatisée.
22:40L'enjeu est considérable pour les acteurs européens
22:42qui doivent réagir face aux géants de la tech.
22:44Tiens, on a encore Amazon qui ce matin a signé un contrat
22:47de 18 milliards d'euros
22:48pour des nouveaux centres de calcul ici en Espagne.
22:51Merci Frédéric Simotel.
22:52On vous retrouvera dans quelques minutes
22:53depuis Barcelone dans l'émission Tech & Co.
22:55Vous l'avez vécu sur BFM Business,
22:57ce coup de théâtre vendredi
22:59dans le rachat de Warner Bros Discovery.
23:01Netflix a retiré son offre.
23:03Dans une interview à Bloomberg,
23:05le patron de la plateforme Ted Sarandos
23:06explique les raisons de ce désistement
23:08face à l'offre de Paramount.
23:10L'homme d'affaires assure que sa décision
23:11de ne pas surenchérir
23:13ait été prise depuis longtemps
23:15et il alerte.
23:16Le choix de Paramount va faire beaucoup de mal
23:18à l'industrie cinématographique.
23:20Nathan Coquampo.
23:22Hollywood n'a pas misé sur le bon cheval
23:24pour Ted Sarandos, le patron de Netflix.
23:26En achetant Warner pour la somme colossale
23:28de 110 milliards de dollars,
23:29Paramount absorbe un groupe
23:31dont la capitalisation boursière
23:32est cinq fois plus importante
23:33en s'endettant massivement.
23:35Ce qui ne sera pas sans conséquence selon lui.
23:3716 milliards de dollars d'économies
23:39seraient envisagés
23:40avec des milliers de suppressions de postes à la clé.
23:42Fusion des plateformes de streaming
23:44HBO Max et Paramount Plus,
23:46mutualisation des studios,
23:47le nombre de sorties de films et séries
23:49pourrait être revu à la baisse
23:50même si David Ellison a assuré
23:52sortir plus de 30 films par an.
23:54Et du côté des chaînes de télévision,
23:55CBS et CNN,
23:57on redoute un rapprochement des équipes
23:59et des licenciements en cascade.
24:00Netflix pointe l'incohérence
24:02du positionnement
24:02de nombreuses personnalités d'Hollywood
24:04comme James Cameron
24:05qui ont préféré soutenir Paramount
24:07par peur d'un abandon
24:08des salles de cinéma
24:09au profit du streaming.
24:10Comme consolation,
24:11Netflix récupère tout de même
24:12près de 3 milliards de dollars
24:14d'indemnités de rupture.
24:15De quoi continuer
24:16de faire grossir la plateforme.
24:1719h25,
24:18le clic du jour
24:19va vous intéresser
24:20si vous êtes concerné
24:21par des annulations de vols
24:22ou d'hôtels au Moyen-Orient.
24:23C'est l'article de notre journaliste
24:25Olivier Chicheportiche
24:27qui explique
24:27à quoi peuvent prétendre
24:29les touristes bloqués
24:29dans le golfe Persique.
24:31À la une de la tribune,
24:32demain,
24:33le Moyen-Orient,
24:33toujours.
24:34la tribune qui titre
24:36sur le nouveau test
24:37de résilience
24:37pour l'économie mondiale.
24:39À l'agenda,
24:40demain matin,
24:41les résultats annuels
24:42de Thalès.
24:43À 7h45,
24:44le grand entretien
24:44Judith Giguet,
24:46déléguée générale
24:47de la Fédération du Commerce
24:48et de la Distribution,
24:49sera l'invité
24:50de Sandra Gandouin.
24:51Dans un instant,
24:52on le disait,
24:52Tech & Co,
24:53depuis Barcelone
24:54pour le Mobile World Congress,
24:55le plus grand salon
24:56de la téléphonie.
24:56Cette année,
24:57largement sous le signe
24:59de l'intelligence artificielle.
25:01Quant à nous,
25:01on se retrouve demain.
25:02Bonne soirée.
25:0419h éco
25:05sur BFM Business.
25:07Sous-titrage Société Radio-Canada
25:08Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires