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En partenariat avec France 2, qui diffuse depuis le 13 novembre la série fiction « Sambre », réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, Crime story vous raconte cette affaire dans un podcast en quatre épisodes. Aujourd’hui, retrouvez les deux derniers épisodes consacrés au violeur de la Sambre. Cette série de podcast est réalisée en partenariat avec France 2, qui diffuse depuis le 13 novembre la série fiction « Sambre », réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, et qui revient sur cette affaire longue de plus de 30 ans. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy, Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archives : INA. Documentation

#crime #lasambre #enquete #dinoscala

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Transcription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:22Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu. L'enquête se remonte aujourd'hui vers un geste criminel.
00:26Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien. Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, le violeur de la cambre, épisode 3 sur 4, en partenariat avec France 2 à
00:47l'occasion de la diffusion de la série Cambre,
00:49une série inspirée de cette affaire et réalisée par Jean-Xavier Delestrade.
00:54Depuis un peu plus de 20 ans maintenant, des dizaines de femmes ont été violées ou agressées sexuellement sur ce
01:00périmètre très restreint de quelques kilomètres carrés le long de la cambre.
01:05Ni les policiers, ni les gendarmes, ni les magistrats, personne n'arrive à trouver la clé de cette énigme.
01:14En 2012, le violeur de la cambre est toujours dans la nature et il continue à commettre ses crimes.
01:21Le lundi 12 novembre, Julie, 43 ans, se rend à son travail dans un supermarché de la zone commerciale du
01:28Quai Noa, entre Maubeuge et Valenciennes.
01:31Elle part de chez elle vers 5h35. En passant devant le cimetière, elle croise un homme venant vers elle et
01:38marchant sur le trottoir d'en face.
01:40Elle n'y prête pas attention et continue sa route, écouteur sur les oreilles.
01:45Quelques minutes plus tard, l'homme la rattrape et en serre son cou avec son bras en lui donnant des
01:51coups de poing au visage de l'autre main.
01:53Il la fait tomber et la menace de la tuer si elle crie.
01:58Julie se débat. Elle parvient à agripper le bonnet de l'homme et à le lui arracher avant qu'il
02:03prenne la fuite.
02:04C'est un bonnet noir en polaire, sale et troué.
02:08Devant les gendarmes, elle affirme avoir eu l'impression qu'ils cherchaient à la violer.
02:13L'agression est qualifiée par les gendarmes de menace de mort.
02:16Le bonnet est placé sous ses laits, mais ils sont incapables d'exploiter l'ADN qui est dessus.
02:24Près d'un an plus tard, en septembre 2013, la plainte de Julie est classée sans suite.
02:29Elle est à ce moment-là à l'hôpital. Elle a tenté de mettre fin à ses jours.
02:33Franck Martins, qui n'a pas lâché le dossier, retrouve la trace de l'analyse ADN du bonnet.
02:39Il la passe dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques.
02:43C'est la même que celle déjà trouvée sur plusieurs victimes.
02:47Mais elle ne correspond toujours pas à un nom.
02:49A partir de ce moment-là, le violeur de la Sambre ne fait plus parler de lui.
02:55Aucune plainte à propos d'une agression qu'il pourrait avoir commise n'est déposée.
02:59Cinq ans plus tard, le mardi 6 février 2018,
03:03Lydiane Ducastel, une autre archiviste de la police judiciaire de Lille
03:07qui travaille avec Christine Andrieux, reçoit un message de policier belge.
03:12Noyée parmi d'autres informations, le récit d'une agression sexuelle attire son attention.
03:16Une agression survenue la veille et qui la pousse à prendre son téléphone pour appeler Franck Martins.
03:23Tu as vu ce qu'il s'est passé à Herceline hier ?
03:32Damien, Lydiane Ducastel a repéré une agression sexuelle qui lui rappelle le mode opératoire du violeur de la Sambre.
03:38Oui, alors pour rappel, Lydiane Ducastel, c'est la mémoire avec Christine Andrieux de cette enquête
03:44puisque depuis des années, elle fouille dans les archives, elle compile ce qui leur semble être l'œuvre d'un
03:51violeur en série.
03:52Ça fait 25 ans qu'elle tienne un registre de tous les faits qui pourraient lui être imputés
03:56en se fiant à la fois à la zone géographique et au mode opératoire.
03:59Donc elles connaissent mieux que personne, quelque part, le dossier.
04:03Et effectivement, Lydiane, elle a accès à cette plainte qui concerne une agression qui en plus a eu lieu la
04:07veille,
04:08donc qui est très récente, le lundi 5 février à Herceline en Belgique.
04:11Alors pourquoi d'ailleurs les policiers belges y transmettent ce message à la France ?
04:15Ce n'est pas tous les jours que des policiers étrangers transmettent un message à une police d'un autre
04:19pays.
04:20Simplement, c'est parce qu'Herceline, c'est juste de l'autre côté de la frontière.
04:23C'est à quelques centaines de mètres de la France.
04:25Donc dans ces cas-là, on se dit que l'auteur, il peut se promener d'un pays à un
04:29autre.
04:30Et en plus, les Belges y savent, parce qu'ils ont déjà eu des faits aussi,
04:33qu'il y a cette histoire de violeurs en série dans la zone sur les bords de Sambre, depuis 1988.
04:40Donc voilà, il y a cette espèce de coopération entre les Belges et les Français qui se met en place.
04:44Et surtout, heureusement, quelque part, la vivacité d'esprit de Lydiane du Castel qui immédiatement repère cette plainte.
04:50Quand Franck Martens apprend qu'il y a eu cette agression de l'autre côté de la frontière, il est
04:55très étonné.
04:56Oui, parce qu'on vient de le dire, depuis quelques années, il n'y a plus, en tout cas, il
05:01n'y a pas de remontée sur des viols ou des agressions sexuelles
05:03qui ressembleraient à celles qui étaient commises depuis 1988.
05:06Et dans ces cas-là, Franck Martens, il pense, comme les policiers pensent toujours dans ce type de situation,
05:11il pense qu'il est mort, en fait. Il pense qu'il s'est arrêté parce qu'il est mort.
05:14Donc un peu comme Christine Andrieux, d'ailleurs, à Lydiane du Castel,
05:17ceux qui connaissent le dossier pensent que si ces viols et ces agressions se sont arrêtés, c'est simplement parce
05:22que le violeur est mort.
05:23La victime de cette agression est une lycéenne.
05:26Oui, elle est âgée de 15 ans. Alors elle va raconter que, comme d'habitude,
05:29elle doit se rendre ce matin-là à pied à Herculine pour y prendre un bus qui l'amène ensuite
05:34au lycée.
05:35Alors elle est un peu en retard ce matin-là.
05:36Elle décide de prendre un raccourci.
05:38Elle va traverser le parking de la douane.
05:41Donc on est vraiment tout près de la frontière.
05:42Elle se met à longer les voies de chemin de fer.
05:44Elle a mis ses écouteurs sur les oreilles.
05:47Elle écoute de la musique et elle regarde ses pieds.
05:50Elle a les yeux rivés sur le sol.
05:51Elle ne fait pas tellement attention à ce qui se passe autour d'elle.
05:53Mais à un moment donné, elle va apercevoir une espèce d'ombre derrière elle, une présence, quelque chose.
05:59Et avant qu'elle ait eu le temps de se retourner, elle sent que quelqu'un lui agrippe les cheveux.
06:03L'agresseur la maintient ensuite par le cou, la traîne jusque dans des buissons, tout près d'un arbre.
06:09Et il va lui ordonner de se taire.
06:11Si tu parles ou si tu hurles, je te tue.
06:14L'homme la fait asseoir par terre en lui disant qu'il ne veut pas lui faire de mal et
06:18ne va pas la déshabiller.
06:19La lycéenne hurle, l'homme change de ton et sort un couteau.
06:23Il lui touche la poitrine et la laisse finalement partir après lui avoir ordonné de ne plus jamais venir ici
06:29et de n'en parler à personne.
06:31Elle va prendre la fuite en courant et trouver un chauffeur de bus qui est juste à côté.
06:36Et elle va tout lui raconter sur ce qui vient de lui arriver.
06:38Lui, il va immédiatement appeler la police.
06:40À ce moment-là, il est 7h02.
06:46Franck Martens décide d'envoyer sur place un de ses enquêteurs.
06:50Raphaël Philippot part à Herculines dans les heures qui suivent.
06:54Quand il arrive là-bas, les policiers belges lui disent qu'ils ont les images d'une voiture,
06:58une Peugeot 206 gris clair, immatriculée en France,
07:02et qui s'est garée sur le parking de la gare vers 6h45.
07:07Les images ne permettent pas de relever la plaque en entier, mais seulement une partie.
07:12Raphaël Philippot note que l'enjoliveur droit est cassé et que l'aile arrière droite est abîmée.
07:18Puis il repart.
07:19Sur la route du retour, il prend l'initiative de faire le tour des usines du coin,
07:24au cas où il retrouverait la voiture.
07:26Et en effet, il découvre le même modèle,
07:29garé sur le parking d'une petite entreprise, côté français.
07:33Les chiffres de la plaque d'immatriculation visible sur la vidéo concordent
07:37et la voiture présente les mêmes traces sur l'enjoliveur et l'aile arrière droite.
07:43Quand il retrouve Franck Martins, les deux policiers cherchent le nom du propriétaire.
07:47Il l'identifie et c'est la douche froide.
07:50Cet homme n'a rien à voir avec les signalements qu'ils ont reçus.
07:54Il n'a pas la bonne corpulence, pas la bonne taille,
07:57ce n'est absolument pas le profil qu'ils imaginaient.
08:00À tel point qu'ils décident de ne pas l'appréhender
08:03et d'attendre un peu pour savoir si c'est bien lui qui utilise le véhicule.
08:08À la place, ils installent des caméras à proximité du parking de l'entreprise
08:12pour surveiller la voiture.
08:14Rapidement, les images montrent un homme,
08:16qui n'est pas le propriétaire officiel de la voiture,
08:19venant reprendre la 206.
08:23Franck Martins dit plus tard ses mots.
08:25Sur un grand écran à la police judiciaire,
08:28j'ai vu marcher vers moi le portrait robot grandeur nature.
08:32Après 30 ans d'enquête,
08:33les policiers tiennent enfin le violeur de la Sambre.
08:38Le lundi 26 février 2018,
08:41à 6h25 précise,
08:43la police encercle la Peugeot 206.
08:46En ouvrant la portière de son véhicule,
08:48je me dis « c'est lui »,
08:49se souvient Franck Martins.
08:51Sa tenue vestimentaire, son signalement,
08:54sa bonhomie,
08:55tout correspondait.
08:56Et j'ai vu à son regard qu'on ne s'était pas trompé.
09:00C'est donc un violeur en série,
09:02présumé qui a été arrêté par la police lundi à Pont-sur-Sambre.
09:05Il sévissait dans la région depuis plus de 30 ans.
09:08L'ouvrier quinquagénaire a arrêté lundi à Maubeuge dans le Nord
09:11et donc mis en examen.
09:12Il n'avait jamais attiré l'attention sur lui
09:14jusqu'à une affaire de viol récemment en Belgique.
09:16Marié, père de famille, âgé d'une cinquantaine d'années.
09:19Voilà le profil du suspect
09:21qui aurait commis au moins une trentaine de viols
09:23et agressions sexuelles depuis près de 30 ans.
09:30Damien, les policiers interpellent cet homme
09:33qui s'appelle Dino Scala.
09:35Qui va d'abord nier,
09:37dans ses toutes premières déclarations,
09:39il va nier, avoir un quelconque rapport avec ses faits,
09:41mais pas si longtemps que ça.
09:42Et surtout, les policiers vont le conduire
09:45chez lui, à son domicile,
09:46pour une perquisition.
09:47C'est quelque chose d'assez traditionnel dans ces cas-là.
09:49Et donc là, il l'emmène dans sa chambre à coucher.
09:52Ce n'est pas un interrogatoire factuel
09:55parce qu'ils sont en train de marcher dans la chambre à coucher,
09:57ils sont en train de fouiller dans sa chambre.
09:59Mais le policier sent que c'est peut-être le moment.
10:01Et le policier va juste lui dire
10:02combien.
10:03Et Scala va se retourner, il va dire
10:05plus de 10, je pense.
10:07Placé en garde à vue,
10:08Dino Scala est assisté d'un avocat
10:11qui lui conseille de se taire.
10:13Puis il décide de ne plus être assisté
10:15et se présente seul
10:17en disant vouloir s'expliquer sur les faits.
10:19C'est très étonnant ?
10:20Alors qu'un avocat dise un suspect de se taire en garde à vue,
10:23ce n'est pas très étonnant.
10:24Ça arrive même assez régulièrement.
10:26En revanche, que Dino Scala,
10:28qui à ce moment-là sait qu'il est interrogé
10:30sur des faits d'une extrême gravité,
10:32sur des faits criminels
10:33qui peuvent lui valoir plusieurs années de prison,
10:35effectivement, c'est assez surprenant
10:37qu'il décide de se défendre seul.
10:40Mais en tout cas, il prend cette décision
10:41et on commence par lui présenter tous les cas.
10:45Ça fait 30 ans que ça dure.
10:47Donc on lui présente les affaires,
10:48les victimes les unes après les autres.
10:49En tout cas, les plaintes et les rapports.
10:52Et lui reconnaît de manière un peu vague.
10:56Il dit « ça doit être moi ».
10:58Alors après, dès que les faits sont très violents,
11:00il dit que ça ne lui ressemble pas.
11:01Ou quand la victime est mineure,
11:03pareil, il est un peu moins sûr de son fait.
11:05Et puis surtout, il va d'emblée jouer sur l'ambiguïté
11:09d'une supposée double personnalité,
11:12dont il serait même quelque part la victime, le prisonnier,
11:16quand il va dire plusieurs fois aux enquêteurs
11:18« c'est l'autre Dino ».
11:19Donc comme s'il y avait deux Dinos Scala.
11:21Un Dinos Scala sociable, gentil.
11:24Et puis un Dinos Scala qui viole des femmes et des jeunes filles tôt le matin.
11:29Est-ce que son profil surprend les enquêteurs ?
11:31C'est ce qu'on appelle des profils un peu...
11:33C'est des gens qui ont des clivages.
11:35Enfin, c'est les psys surtout qui disent ça.
11:36C'est-à-dire des gens qui peuvent avoir une vie sociale
11:39en apparence parfaitement rangée.
11:41Un travail, une femme, des enfants,
11:43des activités même associatives.
11:46Et puis qui aussi ont une activité criminelle
11:49qui peut durer pendant plusieurs années.
11:51C'est pas heureusement des profils qui sont très répandus,
11:54mais c'est des profils qui sont assez fréquents en matière criminelle
11:56de personnes qui arrivent à cliver en fait leur vie.
11:59C'est-à-dire une vie en apparence complètement classique,
12:01complètement normale et sans histoire.
12:03et une vie beaucoup plus sombre qui, elle, est faite
12:05d'activités parfaitement criminelles.
12:09Dino Scala, par exemple, il a été pendant des années
12:13entraîneur et président.
12:14Il a eu des responsabilités dans un club de foot local.
12:16Donc c'est typiquement quelqu'un qui est parfaitement intégré,
12:20inséré dans la société et dans la vie locale.
12:23Selon Franck Martins, Dino Scala ressemble beaucoup
12:26aux portraits robots qui avaient été faits,
12:29mais qui n'avaient pas été diffusés.
12:31Oui, alors déjà, on peut être très étonné
12:33que des portraits robots ne soient pas diffusés
12:34parce que le principe d'un portrait robot,
12:36c'est de le montrer au plus grand nombre
12:37pour qu'on puisse le reconnaître.
12:39Effectivement, il y en avait un qui avait été dressé
12:40notamment par la police belge au début des années 2010
12:44et qui, quand on le voit à ce moment-là,
12:45ressemble vraiment beaucoup à Dino Scala.
12:49Alors la question des portraits robots,
12:50elle s'était posée dès la fin des années 90
12:52quand la police judiciaire de Lille avait repris l'affaire.
12:56Simplement, il s'était retrouvé avec plusieurs croquis,
12:58trois croquis dressés en 1996 et 1997,
13:01mais qui étaient assez dissemblables.
13:03C'est souvent le problème avec les portraits robots.
13:05On a rarement un visage complet, précis.
13:10En fonction des témoignages,
13:12ça peut vraiment beaucoup, beaucoup varier
13:14sur le fait d'avoir des cheveux,
13:15de ne pas en avoir,
13:16la forme du visage, la corpulence.
13:18Donc en matière d'enquête criminelle,
13:20comme ça sur des meurtres ou des viols sériels,
13:22les enquêteurs sont toujours très, très, très prudents
13:25avec les portraits robots qui restent des éléments d'enquête
13:28extrêmement subjectifs.
13:32Vous venez d'écouter Crime Story,
13:34le violeur de la Sambre,
13:36troisième épisode sur quatre.
13:38Cet épisode a été créé en partenariat avec France 2,
13:40qui diffuse depuis le lundi 13 novembre,
13:43Sambre,
13:44une série inspirée de cette affaire
13:46et réalisée par Jean-Xavier Delestrade.
13:49Suite et fin de ce podcast dans l'épisode 4,
13:51déjà disponible sur le site leparisien.fr
13:54et sur toutes les plateformes d'écoute.
13:56Crime Story est le podcast fait divers du Parisien.
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