- il y a 9 heures
- #crimestory
- #truecrimepodcast
- #faitsdivers
- #truecrimestory
🎥 Pour ne rater aucune de nos vidéos, abonnez-vous et n'oubliez pas d'activer la cloche. https://youtube.com/@LeParisien
Durant les années 1990, un violeur en série sévit sur le bassin d’Arcachon. Surnommé le “chat” pour son agilité, ce criminel a déjà fait une dizaine de victimes. Les personnalités politiques locales ne veulent pas ébruiter l’affaire de peur, jusqu’à ce qu’un journaliste s’empare du sujet.
Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clémentine Spiler, Anaïs Godard, Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network,
Archives : INA.
Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes ainsi que les ressources suivantes : Faites entrer l'accusé, Sud-Ouest et 20 minutes.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien :
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien : https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique : https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous :
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#crimestory #truecrimepodcast #faitsdivers #truecrimestory
Durant les années 1990, un violeur en série sévit sur le bassin d’Arcachon. Surnommé le “chat” pour son agilité, ce criminel a déjà fait une dizaine de victimes. Les personnalités politiques locales ne veulent pas ébruiter l’affaire de peur, jusqu’à ce qu’un journaliste s’empare du sujet.
Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clémentine Spiler, Anaïs Godard, Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network,
Archives : INA.
Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes ainsi que les ressources suivantes : Faites entrer l'accusé, Sud-Ouest et 20 minutes.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien :
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien : https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique : https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous :
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#crimestory #truecrimepodcast #faitsdivers #truecrimestory
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Un jeune garçon de 10 ans a été tué par Bâle.
00:10Des aveux, 33 ans après.
00:12Son corps a été retrouvé un mois plus tard.
00:15Des hommes cagoulés ont tiré sur les mariés.
00:17Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle avec le chef du service polyjustice du Parisien, Damien Delsenie.
00:31Bonjour Damien.
00:32Bonjour Claudia.
00:33Aujourd'hui dans Crime Story, le chat ou l'histoire d'un insaisissable violeur en série.
00:38Un prédateur nocturne, agile, discret, qui a semé la psychose autour du paisible bassin d'Arcachon.
00:46Le vendredi 17 juillet 1987 au soir, Dominique va se coucher aux côtés de sa petite-fille de 6 ans.
00:54Cette mère et sa fille vivent à Arcachon, cité balnéaire du sud-ouest de la France, située à environ 65
01:00km de Bordeaux.
01:01A cette période de l'année, les vacanciers sont nombreux.
01:04A l'année, on compte un peu moins de 12 000 habitants.
01:07Mais l'été, la population est presque multipliée par 7 et atteint 82 000 personnes.
01:13Dans la chambre, vers 3h du matin, Dominique se réveille et sent une présence.
01:18Sa fille est bien à côté d'elle, endormie, mais il y a quelqu'un d'autre, accroupi à côté
01:23d'elle.
01:24Une main gantée se pose sur son poignet au moment où elle se relève.
01:28Une voix d'homme lui intime de ne pas bouger.
01:31Dominique s'exécute.
01:33Il lui demande ensuite si elle a de la drogue.
01:35Elle répond que non.
01:37L'homme décide alors de fouiller la maison.
01:39Pour Dominique, la situation est très claire.
01:42Elle est victime d'un cambriolage.
01:45Si elle fait ce qu'on lui demande, tout ira bien.
01:48Après quelques minutes, l'homme revient vers elle et lui attache les mains dans le dos.
01:52Puis il l'entraîne au pied du lit et lui demande de lui faire une fellation.
01:56La fille de Dominique dort encore, à seulement quelques dizaines de centimètres de sa mère et de l'agresseur.
02:04Dominique ne veut surtout pas qu'elle se réveille.
02:06Elle est convaincue que si ça arrive, l'homme les tuera toutes les deux.
02:10Alors elle s'exécute.
02:12Après la fellation, l'homme la viole encore
02:14et ne se rend pas compte qu'elle parvient à se débarrasser des liens qui lui attachaient les mains dans
02:18le dos.
02:19Dans le même temps, elle essaie de l'amadouer en lui indiquant où il peut trouver sa carte bleue
02:24et en lui assurant qu'il peut retirer le maximum d'argent possible.
02:29Pendant que l'homme part chercher la carte,
02:31Dominique ouvre la fenêtre, prend sa fille dans ses bras
02:33et la jette là où elle sait qu'un buisson pourra freiner sa chute.
02:37Puis elle enjambe la rambarde à son tour, saute et part en courant avec son enfant dans les bras.
02:43En pleurs, elle se réfugie chez des voisins.
02:46Le lendemain matin, Dominique porte plainte au commissariat d'Arcachon.
02:49L'enquête commence et en quelques heures, les policiers ont déjà un suspect.
02:55Il s'agit d'un homme de 25 ans, sans domicile fixe, qui traîne dans la ville
02:58et qui est déjà connu des services de police pour des problèmes de drogue.
03:02Les policiers contactent Dominique et lui disent avoir besoin qu'elle revienne au commissariat.
03:07Cette fois-ci, pour identifier le suspect.
03:10Derrière une vitre sans teint, Dominique hésite.
03:13Ça pourrait être lui.
03:14Mais elle ne l'a pas vu, puisqu'ils étaient dans le noir.
03:17Et elle ne peut donc pas affirmer que cet homme est bien celui qu'il a agressé chez elle.
03:23Damien, pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que c'est ce jeune homme le coupable.
03:28Il est donc incarcéré.
03:29Oui, les policiers, eux, ont des certitudes.
03:31Alors cet homme, il souffre de problèmes de pathologie psychiatrique.
03:36Il est d'ailleurs détenu dans un hôpital psychiatrique, pas dans une prison traditionnelle.
03:41Et il finit, après plusieurs expertises, par être considéré comme irresponsable pénalement.
03:47C'est-à-dire des experts psychiatres affirment qu'il est malade, qu'il souffre d'une pathologie,
03:51qu'il l'empêche d'avoir son discernement.
03:54Donc, il ne peut pas être poursuivi.
03:57On ne peut pas lui faire un procès.
03:58Donc, on va expliquer ça à la victime, à Dominique.
04:00On lui dit, ben voilà, on a trouvé, identifié la personne qui s'en est pris à vous.
04:05Mais il n'y aura pas de procès.
04:07Dominique, ce qui est bizarre, c'est qu'elle ne va apprendre tout ça qu'un an plus tard, en
04:111988.
04:12Et donc, à partir de ce moment-là, elle n'entend plus jamais parler de cette affaire.
04:17Mais les policiers ont en fait menti à Dominique.
04:21Oui, parce qu'en réalité, l'homme en question, le suspect, il n'a pas été déclaré inapte à être
04:26jugé.
04:27Mais il a simplement fini par être relâché au bout de dix mois d'enquête, d'instruction.
04:32Et en fait, il a été relâché parce qu'il n'y a pas assez de preuves.
04:35Il n'y a pas d'éléments.
04:37Il n'y a même pas le témoignage de cette victime.
04:39Puisque elle, elle a dit au commissariat qu'elle n'était pas capable de l'identifier formellement.
04:45Puisqu'en réalité, elle ne l'avait jamais vraiment vue.
04:47Donc, il n'y a rien qui permet d'étayer les soupçons contre cet homme.
04:51Et il est donc relâché après une décision de non-lieu.
04:55Ça n'a rien à voir avec son état psychiatrique.
04:57Pourquoi est-ce que les policiers mentent ?
04:59Alors, l'hypothèse la plus probable, c'est que, d'abord,
05:03ils n'ont peut-être pas voulu reconnaître qu'ils s'étaient trompés,
05:05qu'ils étaient allés trop vite, que ce suspect qu'ils avaient un peu sous la main
05:08parce qu'ils l'avaient remarqué dans les rues d'Arcachon,
05:10en train de consommer de la drogue, était peut-être le coupable un peu facile.
05:14Et comme ils se sont trompés, ils préfèrent dire que finalement,
05:17il a été déclaré irresponsable, c'est-à-dire fou, entre guillemets,
05:20pour pouvoir se débarrasser de cette affaire.
05:22L'autre question qu'on peut se poser, c'est qu'il y a peut-être d'autres affaires
05:26sur le bassin d'Arcachon un peu similaires et que ça les embarrasse.
05:33Entre-temps, alors que ce suspect de 25 ans était en détention provisoire,
05:37une autre femme a porté plainte pour des faits aux similitudes troublantes.
05:42Elle vit à quelques rues de chez Dominique et, au milieu de la nuit,
05:46elle est réveillée par un homme qui s'introduit chez elle.
05:48Il lui attache les mains et la viole.
05:52Avant de partir, l'homme lui a précisé qu'il sortait de prison
05:55et l'a délesté des 70 francs, environ 10 euros, qu'elle avait dans son porte-monnaie.
06:00Elle s'est rendue compte après son départ qu'il avait pris soin de couper l'électricité.
06:05La même année, en novembre 1988, 8 mois plus tard,
06:09une troisième femme raconte aux policiers la même histoire.
06:13Un homme s'est introduit chez elle dans la nuit,
06:15il a coupé l'électricité, lui a attaché les mains dans le dos,
06:19l'a laissé croire à un cambriolage et l'a violé.
06:22Cette femme habite cette fois-ci au Moulot,
06:24un quartier plus au sud que celui où vivaient les deux premières victimes.
06:27C'est aussi un quartier plus chic, plus préservé, plus en retrait de la ville.
06:32Cette femme vit au deuxième étage d'une résidence qui donne sur le front de mer.
06:36Chez elle, les policiers prélèvent des empreintes et des traces de sperme.
06:40Une enquête est ouverte, mais étrangement,
06:42aucun lien n'est fait avec les deux affaires précédentes
06:45et l'agresseur n'est pas arrêté.
06:47Il n'existe pas à cette époque de fichiers
06:49permettant de savoir à qui appartient ce profil ADN
06:52retrouvé sur le lieu du crime.
06:54Au cours des deux années qui suivent,
06:56aucune femme ne vient porter plainte en décrivant un viol similaire aux trois
06:59déjà enregistrés sur Arcachon.
07:01Mais en 1991,
07:03trois ans plus tard,
07:04une nouvelle victime se fait connaître.
07:06En tout,
07:08à ce moment-là, ça fait quatre viols,
07:09commis avec le même mode d'opératoire
07:11et dans le même secteur,
07:13sur quatre femmes différentes.
07:15Pourtant,
07:16les enquêteurs n'établissent toujours aucun lien
07:18entre les agressions.
07:20Ils imaginent que compte tenu du temps écoulé entre chacune des affaires,
07:23il ne peut pas s'agir du même homme.
07:26Ce n'est qu'en septembre 1994
07:27que les policiers de la brigade criminelle de Bordeaux
07:30font le rapprochement entre des affaires.
07:32En l'espace de quelques mois,
07:34quatre nouveaux viols sont recensés,
07:35avec toujours ce même mode opératoire.
07:38Un homme qui s'introduit la nuit dans des appartements ou des maisons
07:41où une femme se trouve seule à ce moment-là.
07:44Systématiquement,
07:45il l'attache,
07:46lui fait croire à un cambriolage
07:47et la viole.
07:50Systématiquement aussi,
07:50il coupe le courant
07:52pour que les femmes ne puissent pas le voir.
07:53Un inspecteur
07:54décide de réunir
07:56toutes ses enquêtes pour viol
07:57en une seule.
08:01Damien,
08:02à partir du mois de septembre 1994,
08:04la police judiciaire de Bordeaux
08:06est donc en charge d'enquêter sur ce violeur
08:07qui rôde à Arcachon.
08:08Oui, et de préférence,
08:10sans trop ébruiter l'affaire,
08:12parce qu'on l'a dit,
08:13Arcachon,
08:13c'est une cité balnéaire
08:15qui accueille chaque année
08:16beaucoup de vacanciers.
08:18Alors, il y a aussi tous ceux
08:18qui viennent de Bordeaux pour le week-end,
08:20mais évidemment, l'été,
08:21il y a beaucoup de gens
08:22qui viennent sur le bassin d'Arcachon.
08:23Donc, l'idée,
08:24c'est vraiment de ne pas paniquer les touristes.
08:27Mais la difficulté,
08:28c'est que les enquêteurs
08:29qui travaillent sur cette affaire
08:30n'ont quasiment rien.
08:31Alors, ils ont quand même
08:32la certitude
08:33qu'il y a déjà un mode opératoire
08:35bien précis
08:36et qui est répétitif.
08:38Ils ont aussi l'ADN
08:39qui a été prélevé
08:40sur au moins une scène de crime,
08:42mais on peut,
08:43on l'a dit,
08:43pas faire grand-chose
08:44à ce moment-là
08:45avec l'ADN.
08:46Le problème,
08:47c'est qu'ils n'ont pas non plus
08:48de signalement,
08:49c'est-à-dire une description physique
08:51de l'agresseur.
08:52Il n'y a pas de portrait robot.
08:54À chaque fois qu'il agresse ses femmes,
08:56il fait nuit,
08:57il les surprend souvent
08:58pendant leur sommeil,
08:59il coupe le courant,
09:00justement,
09:00pour éviter
09:01que des lumières soient allumées.
09:02En réalité,
09:03aucune des huit victimes recensées
09:06n'a vraiment pu le voir
09:07et en tout cas,
09:08n'a pas pu le décrire physiquement
09:10avec précision.
09:11Il n'y a pas non plus
09:12une typologie de victime précise.
09:14Non,
09:15on l'a dit,
09:15le mode opératoire,
09:16lui,
09:16est très répétitif.
09:17En revanche,
09:18les femmes qui ont été agressées
09:20ont des profils
09:21assez différents.
09:22Quand on parle de profils,
09:23ça veut dire qu'elles sont de tout âge,
09:25elles n'ont pas de point physique commun.
09:26Par exemple,
09:27ce n'est pas que des blondes
09:28ou que des brunes.
09:29Leur seul,
09:29finalement,
09:30point commun,
09:31c'est qu'au moment
09:31où elles sont agressées,
09:33elles sont soit seules,
09:34soit uniquement
09:35avec des enfants,
09:36mais en tout cas,
09:37sans aucun autre adulte
09:39dans le logement
09:39au moment où elles sont agressées.
09:43La nuit du vendredi 13 septembre 1996,
09:47Marie-Christine,
09:47une femme qui vit seule
09:48avec son fils de 3 ans
09:50dans un appartement
09:51en rez-de-chaussée
09:52dans le quartier du Moulot,
09:53entend du bruit
09:54au milieu de la nuit.
09:55Elle s'assoit dans son lit,
09:57écoute,
09:57pour voir si c'est son fils
09:58qui s'est réveillé
09:59et,
10:00n'entendant plus rien,
10:02elle se recouche.
10:03Quelques minutes plus tard,
10:04elles sont des mains
10:05qui semblent chercher
10:06à attraper ses jambes
10:07au pied de son lit.
10:09Elle hurle
10:09et son agresseur
10:10sort de la pièce très vite.
10:12Elle le poursuit jusqu'au perron
10:13et le voit quitter l'appartement
10:15par la baie vitrée.
10:16Marie-Christine remarque
10:18qu'il a crocheté
10:18la serrure de la baie vitrée
10:19au rez-de-chaussée
10:20et que l'électricité
10:21a été coupée.
10:23« Je me souviens juste
10:23de sa silhouette
10:24et de son agilité.
10:25Il avait un pas félin,
10:26témoigne-t-elle. »
10:28Elle appelle immédiatement
10:29la police
10:29et décrit la scène
10:30qui vient d'avoir lieu.
10:32Du tac au tac,
10:33la personne à l'autre bout du fil
10:34lui dit
10:34« Ne bougez pas,
10:36c'est notre violeur. »
10:37Cette agression
10:38est un tournant dans l'affaire
10:39car pour la première fois,
10:41l'homme n'est pas parvenu
10:42à ses fins.
10:43Il n'a pas violé
10:44Marie-Christine.
10:45Pour la première fois aussi,
10:47une victime a pu l'apercevoir.
10:49De dos seulement.
10:50Mais elle est en mesure
10:51de décrire sa silhouette.
10:53Il est plutôt grand,
10:55svelte
10:55et surtout
10:56très agile.
10:57Ce qui lui vaut
10:58d'être surnommé
10:59par les enquêteurs
11:00le chat.
11:01Entre juillet 1996
11:03et 1999,
11:05le chat continue
11:06de commettre
11:06des viols
11:07ou des tentatives de viol.
11:09Sur quatre scènes
11:10de crime en tout,
11:11un ADN est prélevé.
11:12Le profil génétique
11:14est toujours
11:14celui du même homme.
11:16L'affaire ne s'ébrute
11:17pourtant pas.
11:18En dix ans,
11:19on sait que le chat
11:20a fait au moins
11:2013 victimes
11:21et pourtant,
11:22aucun papier
11:23n'est sorti
11:24dans la presse.
11:25Au début
11:25de l'été 1998,
11:27Marie-Christine
11:28décide de médiatiser
11:29cette affaire.
11:30Elle a peur
11:31qu'elle soit enterrée.
11:32Et elle est tulsérée
11:33qu'on ne trouve pas
11:34le coupable
11:34et qu'il ne se passe rien.
11:36Elle n'ignore pas
11:37qu'il y a d'autres victimes.
11:38Elles se sont comptées
11:39et ont pu constater
11:40à quel point
11:40elles étaient nombreuses.
11:42Le juge d'instruction
11:43les a déjà réunies.
11:44Marie-Christine
11:45et deux autres femmes,
11:46victimes elle aussi
11:47du chat,
11:48décident de convoquer
11:49un journaliste
11:49du quotidien régional
11:50sud-ouest.
11:51C'est compliqué
11:52pour elle de parler de ça,
11:53de dire haut et fort
11:54ce qu'elles ont vécu.
11:55Mais elle pense
11:56que c'est salvateur,
11:57que c'est le seul moyen
11:58de prévenir la population
11:59en général,
12:00les femmes en particulier
12:02et surtout
12:02que cela s'arrête.
12:04Et elles ont raison.
12:09Damien,
12:10le samedi 20 juin 1998,
12:12ces trois femmes
12:13reçoivent donc
12:14ce journaliste
12:15de sud-ouest.
12:15Qui dès le lendemain
12:16va publier un papier
12:18dans le quotidien régional.
12:20Le titre du papier,
12:20c'est
12:21Le violeur agit la nuit.
12:23Et le journaliste,
12:24lui,
12:24il évoque
12:2525 viols
12:27ou tentatives,
12:2825 viols
12:29tous commis
12:29dans le secteur
12:30direct d'Arcachon,
12:32donc dans un secteur
12:32géographique quand même
12:33très restreint.
12:34Dans ce papier,
12:35les victimes
12:36expriment évidemment
12:37leur volonté
12:38d'alerter
12:39la population
12:40d'Arcachon
12:40et plus largement
12:41tout autour
12:42du bassin d'Arcachon.
12:43Elles vont aussi
12:44critiquer un peu
12:45l'enquête,
12:46le travail des policiers
12:47en disant
12:48on n'en a pas parlé avant
12:49car ça risquait
12:49soi-disant
12:50de perturber l'enquête.
12:52Mais en fait,
12:53l'enquête,
12:53elle n'avance pas
12:54pour autant mieux
12:54même avec notre discrétion
12:56et surtout,
12:56elle soupçonne
12:57la ville,
12:58la commune d'Arcachon
12:59de faire un peu pression
13:01parce que
13:01personne parmi
13:03les élus
13:03et les autorités
13:04ne souhaite
13:05que la ville d'Arcachon
13:06soit assimilée
13:07à la cité du viol.
13:08Les enquêteurs
13:09réfutent le fait
13:10que cette affaire
13:11soit restée confidentielle
13:12pour une question
13:13de réputation de la ville.
13:14Oui,
13:14ils vont dire
13:15que c'est vraiment
13:15pour ne pas gêner
13:16l'enquête,
13:17les investigations,
13:18que le chat
13:19aurait pu savoir
13:20qu'on était sur ses traces
13:21ou que d'autres violeurs
13:22même auraient pu utiliser
13:24le même mode opératoire
13:25pour se faire passer pour lui
13:27et que c'est la raison unique
13:28pour laquelle
13:29eux ne souhaitaient pas
13:30que cette affaire
13:31s'ébruite.
13:32Mais c'est vrai quand même
13:33qu'un violeur
13:35à Arcachon
13:37insaisissable
13:38qui commet quand même
13:39plus d'une vingtaine
13:40de faits
13:41en quelques années,
13:42c'est quand même
13:43assez gênant
13:43pour la réputation
13:44de la ville,
13:45pour le tourisme
13:45et d'ailleurs
13:46les conséquences
13:48de cette révélation
13:49elles sont immédiates
13:50et on en parle
13:51beaucoup localement
13:52et les femmes
13:53font évidemment
13:54beaucoup plus attention
13:55qu'avant dans la ville.
13:56Le chat lui
13:57se fait très discret.
13:59Alors effectivement
13:59il n'y a plus
14:00de faits recensés
14:01qui peuvent être attribués
14:02au chat
14:03pendant un certain temps
14:04alors on peut peut-être
14:05imaginer que c'est à la suite
14:06de la publication
14:07de l'article
14:07qu'il s'est fait
14:08un peu plus discret
14:09ou qu'il s'est senti
14:09en tout cas recherché.
14:11Il sait aussi
14:12que son ADN
14:13même si à l'époque
14:14on n'en est pas encore
14:15au règne de l'ADN
14:16mais son ADN circule
14:17donc il a peut-être
14:18peur de se faire identifier.
14:20Déjà lui
14:20il n'agit plus
14:21mais surtout
14:21l'affaire
14:23ayant été médiatisée
14:24il y a un enquêteur
14:26qui se trouve
14:26dans une région
14:27voisine
14:28d'Arcachon
14:29un peu plus au sud
14:30qui va évidemment
14:31lire
14:32entre guillemets
14:33ce qui se raconte
14:34sur le chat
14:35dans la presse
14:35et lui
14:36il va se dire
14:37que sur son secteur
14:38il se souvient
14:39qu'il y a eu
14:40le même type
14:41de viol
14:42avec un mode opératoire
14:43un peu similaire
14:44et qui surtout
14:45n'ont jamais été
14:46élucidés
14:47et c'est ce gendarme
14:48qui va faire basculer
14:49l'enquête.
14:51Vous écoutez
14:52Crime Story
14:52le chat
14:53ou l'histoire
14:54d'un insaisissable
14:55violeur en série
14:56deuxième
14:56et dernier épisode.
15:00Entre 1987
15:01et 1999
15:03un violeur en série
15:05qui sévit
15:05sur le bassin
15:06d'Arcachon
15:06fait au moins
15:0713 victimes.
15:08Des femmes
15:09chez lesquelles
15:10il arrive à entrer
15:10au beau milieu
15:11de la nuit
15:11et qui sont seuls
15:12ou avec leurs enfants
15:13endormis
15:14quand il s'introduit
15:15chez elles.
15:16Systématiquement
15:17il les attache
15:18les laisse penser
15:19qu'il est là
15:19pour les cambrioler
15:20et coupe le courant.
15:22Puis il s'enfuit
15:23dans la nuit.
15:24Discret et agile
15:25il est surnommé
15:26le chat.
15:27Longtemps
15:27l'affaire ne s'est pas
15:29ébrutée
15:29les policiers
15:30et les personnalités
15:31politiques locales
15:32craignaient
15:32qu'elle entache
15:33la réputation
15:33d'une ville
15:34qui attire chaque année
15:35de nombreux vacanciers.
15:36Jusqu'à ce qu'à
15:37l'été 1998
15:38trois victimes
15:40décident de convoquer
15:41un journaliste
15:41du journal Sud-Ouest
15:42pour tout lui raconter.
15:44Dès lors
15:45le chat se fait discret.
15:49En avril 1999
15:51trois ans
15:52après la tentative
15:53de viol
15:54de Marie-Christine
15:54le chat revient.
15:56Il s'introduit
15:57dans la même résidence
15:58puis dans le même appartement.
16:00Sauf qu'entre temps
16:01Marie-Christine
16:02a déménagé.
16:03C'est donc
16:03la nouvelle locataire
16:04qui est agressée
16:05et violée.
16:07Apprenant ce nouveau crime
16:08Marie-Christine panique.
16:10Elle est convaincue
16:11que le chat la recherche
16:12et qu'il la trouvera.
16:14C'est pour elle
16:15le début
16:15d'une longue série
16:16d'insomnie.
16:17Dans la foulée
16:18le juge d'instruction
16:19chargé de l'affaire
16:20décide de mettre
16:21sur le coup
16:21un profiler.
16:23Une personne
16:24qui utilise
16:24une technique d'enquête
16:25anglo-saxonne
16:26visant à établir
16:28le profil psychologique
16:29d'un criminel
16:30à partir de la scène
16:31de crime.
16:32Pierre Leclerc
16:33psychologue
16:34est le premier
16:35à exercer cette spécialité
16:36au sein de la police française
16:38et c'est à lui
16:39que revient la charge
16:40de dresser
16:40le portrait psychologique
16:41du violeur d'Arcachon.
16:43En étudiant
16:44les logements
16:44où se sont déroulés
16:45les viols
16:45il remarque
16:46que l'agresseur
16:47choisit toujours
16:48le même type d'habitation
16:49au rez-de-chaussée
16:51ou au premier étage
16:52d'un petit immeuble
16:53qui fait deux ou trois étages
16:54maximum
16:55et qui est entouré
16:56de petits jardins
16:57avec des buissons
16:58permettant de se dissimuler.
17:00Avant de passer à l'acte
17:01le chat passe selon lui
17:02beaucoup de temps
17:03à observer ses victimes.
17:05Dans certains immeubles
17:06il a même percé
17:07de petits trous
17:07dans les volets
17:08pour pouvoir s'assurer
17:09qu'elles étaient bien seules.
17:11Dans le courant
17:12de l'année 1999
17:13dans le département
17:14des Landes
17:14qui va de Biscarros
17:15au sud d'Arcachon
17:17à Bayonne
17:17à environ 130 km
17:19Jean-Philippe Cheradam
17:21un gendarme
17:21dans la région voisine
17:22des Landes
17:23à environ 130 km
17:24arrive à la brigade
17:26de recherche
17:26de la gendarmerie
17:27de Dax.
17:28Il a lu l'article
17:29dans Sud-Ouest
17:30et il décide
17:31de reprendre en main
17:31des dossiers de viol
17:33non élucidés.
17:34A chaque fois
17:35il lit dans ses dossiers
17:36les mêmes détails
17:37que ceux découverts
17:38dans le journal.
17:40L'agresseur
17:40attaque de nuit
17:41au domicile des victimes
17:43les attache
17:43et coupe le courant.
17:45Il ne fait aucun doute
17:46pour lui
17:47que dans les landos
17:48si le chat sévit.
17:50A la fin de l'année 1999
17:52le gendarme
17:53entre en contact
17:54avec le chef
17:55de la brigade criminelle
17:56de Bordeaux
17:56qui enquête
17:57sur les viols
17:57du bassin d'Arcachon.
17:59Les deux enquêtes
18:00sont comparées
18:01et ils arrivent
18:01à la même conclusion.
18:03Il s'agit bien
18:04du même auteur.
18:10Damien Delsenis
18:11en janvier 2001
18:13la gendarmerie des Landes
18:14met en place
18:14une cellule spéciale
18:16baptisée
18:16Viole 40
18:18alors 40 en raison
18:19du numéro
18:19du département des Landes
18:21elle est composée
18:21cette cellule
18:22de gendarmes
18:23de la section de recherche
18:24de Pau
18:25aidée par des gendarmes
18:26de la compagnie de Dax
18:27et de la compagnie
18:28de Mont-de-Marsan
18:29donc ça veut dire
18:29qu'on en constitue
18:31une équipe
18:31avec du monde
18:32on met des moyens
18:33et cette cellule
18:34elle va travailler
18:35en étroite collaboration
18:36avec les enquêteurs
18:37du SRPJ de Bordeaux.
18:39Le profiler
18:40Pierre Leclerc
18:40dresse un portrait
18:41psychologique du chat
18:43assez précis.
18:44Oui alors
18:44ce qu'il va remarquer
18:45c'est que quand le chat
18:46agresse, passe à l'action
18:47et viole ses victimes
18:49il n'y a pas
18:50de perversion particulière
18:52alors il faut s'expliquer
18:53parce qu'un violeur
18:54est forcément
18:54un individu pervers
18:55mais en l'occurrence
18:57ce que note le psy
18:58c'est qu'il ne cherche pas
19:00à humilier particulièrement
19:02ses victimes
19:02il ne les frappe pas
19:04et la seule fois
19:05où une de ses victimes
19:07en quelque sorte
19:08a résisté en criant
19:09il est immédiatement parti
19:11il a pris la fuite
19:12ce qui semble lui plaire
19:13en tout cas
19:14ce qui apparaît
19:15dans ce portrait
19:16psychologique
19:16à grands traits
19:18finalement c'est la prise
19:19de possession
19:21psychologique
19:21de la victime
19:22et si ça ne fonctionne
19:24pas pour lui
19:24il laisse tomber
19:25tout de suite
19:25et il s'en va
19:26donc d'après ce profiler
19:27c'est pas très élaboré
19:29c'est assez simple
19:30comme scénario
19:31d'agression
19:32mais ce qui est élaboré
19:33c'est ce qui se passe
19:34avant finalement
19:35c'est la traque
19:36c'est la surveillance
19:37c'est comment on guette
19:39sa victime
19:40comment on se cache
19:41pour les pieds
19:42la manière dont on va repérer
19:43c'est ça qui semble créer
19:45une forme d'excitation
19:47en réalité
19:48chez le violeur
19:48qui choisit ensuite
19:50le moment le plus opportun
19:51pour agir
19:52et ça
19:53ça fait dire au profiler
19:55que le chat
19:55est un homme socialement adapté
19:57en tout cas
19:58ce sont ses conclusions
19:59lui pense que c'est
20:00quelqu'un d'intelligent
20:01qui est inséré
20:03c'est à dire
20:03qu'il a probablement
20:04un emploi
20:05pour Pierre Leclerc
20:06cet homme
20:06il n'a pas de pathologie mentale
20:08il est sur le plan psychiatrique
20:10normal
20:11si l'on peut dire
20:12mais simplement
20:12il a évidemment
20:13une pathologie psychologique
20:15de l'ordre de la perversion
20:16sinon il ne commettrait pas
20:17des viols en série
20:18et enfin
20:19ce profiler va conclure
20:20que ce violeur
20:22qu'on recherche
20:22c'est probablement
20:23un peu un monsieur tout le monde
20:25sauf
20:26à deux moments de sa vie
20:27le moment où il traque
20:29et le moment où il passe à l'acte
20:33l'année 2001
20:34le chat cible particulièrement
20:36la cité balnéaire d'Osgore
20:37au nord de Bayonne
20:38trois tentatives de viol
20:40en moins de six semaines
20:41une quatrième à la fin du mois d'août
20:43une autre en septembre
20:45et une en octobre
20:46sur une femme âgée de 78 ans
20:48une nuit de novembre
20:50le chat parvient à ses fins
20:51il s'introduit
20:52chez une femme vivant à Osgore
20:54coupe l'électricité
20:55et la viole
20:56avant de prendre la fuite
20:58il s'agit de sa 36ème victime connue
21:01en l'espace de 14 ans
21:02au sein de la cellule
21:04viol 40
21:05dix gendarmes
21:06dont plusieurs réservistes
21:07sont désormais à temps plein
21:08sur la trace du violeur
21:09mais tenter de reconstituer
21:11le parcours du chat
21:12est un véritable travail de fourmi
21:13ils font du porte-à-porte
21:15élaborent des scénarios
21:16grâce à divers programmes informatiques
21:18recueillent des centaines
21:20de témoignages
21:20les gendarmes établissent
21:22qu'en 2001
21:23le chat a commis
21:24sept tentatives de viol
21:25à Osgore
21:26et ils sont convaincus
21:27qu'ils peuvent l'attraper ici
21:29pour cela
21:30il faut cibler le moment
21:31où le chat prend le plus de risques
21:32quand il épile les victimes
21:34avant de passer à l'acte
21:36il décide donc
21:37de lui tendre un piège
21:38il demande à la femme
21:39d'un gendarme
21:40de louer un appartement
21:41typique de ceux
21:42où le chat attaque
21:43l'objectif
21:44est qu'elle serve d'appât
21:45mais le piège
21:46ne fonctionne pas
21:48en janvier 2002
21:49c'est finalement
21:50un hasard total
21:50qui permet de faire
21:51enfin avancer l'enquête
21:54un homme pousse la porte
21:55de la brigade de gendarmerie
21:56d'Osgore
21:56il veut signaler
21:57une tentative de cambriolage
21:59dans sa résidence secondaire
22:00de Seignos
22:00à quelques kilomètres de là
22:02la porte de chez lui
22:04a été fracturée
22:04mais on ne lui a presque
22:06rien volé
22:07le seul objet manquant
22:08est un portrait
22:09de sa soeur
22:09Laure
22:11cet homme a lu l'article
22:12sur le chat
22:12dans le journal Sud-Ouest
22:13et il a trouvé
22:14des similitudes
22:15avec une agression
22:16qu'a subie sa soeur
22:17justement
22:1820 ans plus tôt
22:19le vendredi 10 décembre 1982
22:22alors qu'elle roulait
22:23en voiture
22:23sur une route de campagne
22:24Laure a croisé un homme
22:26portant une cagoule
22:27qu'il a obligé
22:27à s'arrêter
22:29il est monté dans la voiture
22:30et lui a expliqué
22:30être en cavale
22:31après un vol sur un chantier
22:33il a pris le volant
22:34et après 5 minutes de trajet
22:35il s'est arrêté
22:36au bord d'un chemin forestier
22:38il a attaché
22:38les mains de Laure
22:39dans son dos
22:40puis l'a obligé
22:41à descendre de la voiture
22:42dans la forêt de pin
22:43Laure a essayé
22:44de le convaincre
22:45de la laisser tranquille
22:46après quasiment
22:47une heure de pourparler
22:48il a finalement décidé
22:50de la détacher
22:50et de retourner
22:51dans la voiture
22:53Laure a repris le volant
22:54et l'a déposé
22:55quelques kilomètres plus loin
22:59Damien
23:00le lendemain
23:01de cette agression
23:02Laure a porté plainte
23:03à la gendarmerie
23:05Oui et l'homme est rapidement arrêté
23:06deux jours plus tard
23:07il s'appelle Roland Cazot
23:09il a 24 ans
23:10il travaille sur des chantiers
23:12dans la région
23:13il est soudeur
23:14il est plutôt grand
23:15mince
23:16avec les yeux clairs
23:17et les cheveux châtains
23:18bouclés
23:18il n'est pas du tout
23:19connu des services de police
23:20ou de gendarmerie à l'époque
23:21et il va reconnaître
23:23les faits
23:24et il va même reconnaître plus
23:26puisqu'il va avouer
23:27deux autres agressions sexuelles
23:28Et il est condamné ?
23:30Oui par le tribunal
23:31correctionnel de Dax
23:32à l'époque on ne parle pas de viol
23:33on parle d'agression sexuelle
23:35donc c'est jugé
23:36par le tribunal correctionnel
23:37il va écoper
23:38d'un an de prison
23:39dont trois mois ferme
23:41pour attentat
23:42à la pudeur
23:42avec violence
23:43contrainte ou surprise
23:44ce sont les termes de l'époque
23:46et donc
23:4720 ans après
23:48le frère de Laure
23:49se demande
23:50si cet homme
23:51celui qui s'est introduit
23:52chez lui
23:53pour lui voler
23:53uniquement la photo
23:54de sa soeur
23:55n'est pas celui
23:56qui aurait violé
23:57des dizaines de femmes
23:59pendant près de 20 ans
24:00rien ne le prouve
24:01mais il a une forme
24:02de pressentiment
24:02quelques jours après
24:04le signalement
24:04à la gendarmerie
24:05du frère de Laure
24:06le jeudi 31 janvier 2002
24:08Sud-Ouest publie
24:10un nouvel article
24:11sur la série de viol
24:12oui avec un appel
24:13à témoin
24:14un retraité d'Osgore
24:15qui a lu l'article
24:16et l'appel à témoin
24:17va contacter
24:18la gendarmerie
24:19immédiatement
24:19pour évoquer
24:20ce qui peut être
24:21un détail peut-être
24:22mais c'est une camionnette
24:23qu'il a repérée
24:24près de chez lui
24:24et qui a été stationnée
24:26plusieurs heures
24:27dans le quartier
24:28c'est justement
24:29un des jours
24:30où les agressions
24:32ont été commises
24:33dans le secteur
24:33le retraité
24:35il a pris la peine
24:36à l'époque
24:36de relever
24:37la plaque minéralogique
24:39de cette camionnette
24:40et il va la communiquer
24:41aux gendarmes
24:42les gendarmes
24:43font des vérifications
24:44sur le fichier
24:45des plaques minéralogiques
24:46et ils découvrent
24:47que c'est un van
24:48une camionnette
24:49qui appartient
24:50à une entreprise
24:51ils vont contacter
24:52cette entreprise
24:53pour demander
24:54quel employé
24:55utiliser
24:55cette camionnette
24:56à ce moment-là
24:57la réponse arrive
24:59l'employé
25:00s'appelle
25:00Roland Cazot
25:03le mercredi
25:0420 février 2002
25:05les gendarmes
25:06comptent cueillir
25:07Roland Cazot
25:08à 7h du matin
25:09ils arrivent
25:10à Saint-Jour-de-Marème
25:11une petite commune
25:12de 3000 habitants
25:13dans les Landes
25:13située entre
25:14Dax et Osgore
25:15au bout d'une petite route
25:17il y a deux maisons isolées
25:18devant la première
25:20au volet clos
25:20deux tricycles
25:21en plastique multicolore
25:22pour enfants
25:23sont rangés
25:23contre le mur
25:24en crépit
25:24c'est celle de Roland
25:26la deuxième est occupée
25:27par son frère Serge
25:29Roland et Serge
25:30ont toujours vécu
25:31l'un à côté de l'autre
25:32et toujours dans cette ville
25:34petits
25:34ils grandissent
25:35avec leur soeur
25:36dans la ferme familiale
25:37comme le profiler
25:38l'avait supposé
25:39Roland Cazot
25:40n'a rien d'exceptionnel
25:41il a 43 ans
25:42il est marié
25:44et il est père
25:44de deux garçons
25:45ses voisins
25:46le décrivent
25:47comme un homme paisible
25:47gentil
25:48et attentionné
25:49il travaille
25:50comme chef de chantier
25:51pour l'entreprise
25:51les chantiers d'Aquitaine
25:53sur son temps libre
25:54Roland Cazot
25:55exploite l'hectare de kiwi
25:56qu'il a planté devant chez lui
25:57le dimanche
25:59il emmène ses enfants
26:00à la mer
26:01un passage en revue
26:02de son emploi du temps
26:03des dernières années
26:03permet de constater
26:05que celui-ci est compatible
26:06avec toutes les agressions recensées
26:09à 7h30
26:10les gendarmes l'interpellent
26:12dans sa maison
26:13il trouve des objets
26:14appartenant à certaines
26:15des femmes violées
26:15ainsi qu'un trousseau
26:16comportant de nombreuses clés
26:18placé en garde à vue
26:20Roland Cazot reconnaît être
26:21l'auteur de 11 viols
26:22et de 29 agressions sexuelles
26:24il explique que ses pulsions
26:26remontent à son enfance
26:27où il a développé
26:28son côté voyeur
26:29incarcéré à la maison d'arrêt
26:30de Gradignan
26:31en Gironde
26:32il est mis en examen
26:33pour viols
26:34tentatives de viols
26:35agressions sexuelles
26:36et vols
26:37la première de ses victimes
26:39est Laure
26:39la jeune femme
26:40qui l'a arrêtée en voiture
26:41alors qu'elle conduisait
26:42Roland Cazot
26:43n'avait alors que 23 ans
26:44après sa condamnation
26:45à 3 mois de prison
26:46pour agressions sexuelles
26:47il doit suivre
26:48un traitement médical
26:49pendant un an
26:50en 1982
26:51les rapports médicaux
26:53concluent à des problèmes
26:54sexuels liés à son enfance
26:55mais son frère Serge
26:57dément
26:57nous avons eu
26:58la même éducation
26:59nos parents étaient agriculteurs
27:00certes ma mère
27:01ne nous disait pas
27:02je t'aime tous les jours
27:03mais nous n'avons manqué
27:04de rien
27:04dit-il
27:06après 1982
27:07la famille de Roland Cazot
27:08a pensé qu'il était guéri
27:09lui-même retrouve du travail
27:11et se marie en 1996
27:14il semble équilibré
27:19le violeur des landes
27:21a été arrêté
27:22et confondu
27:23grâce à l'ADN
27:24il s'agit d'un père de famille
27:25soupçonné de 16 viols
27:27et qui vient d'en avouer
27:2846
27:29commis
27:30de 1987
27:31à ce début d'année 2002
27:33entre le bassin d'Arcachon
27:34et le sud des landes
27:35Olivier Saint-Marie
27:36Damien
27:37encore une fois
27:37les proches de Roland Cazot
27:39insistent sur le fait
27:40que c'est vraiment un homme
27:41qui semblait
27:42tout ce qu'il y a
27:42de plus banal
27:43Oui un peu comme l'avait pressenti
27:45rappelons-nous
27:46le profiler
27:47qui avait décrit
27:48un monsieur tout le monde
27:49quelqu'un qui était sans doute capable
27:50d'avoir une vie insérée
27:52et une famille
27:52et c'est le cas
27:54Cazot
27:54il est marié
27:55il a des enfants
27:56il est apprécié
27:57il est discret
27:58c'est
27:59voilà quelqu'un
28:00qui n'avait absolument pas
28:02éveillé de soupçons
28:03auprès de ses proches
28:04ses proches
28:04il connaissait son passé
28:06mais il pensait sincèrement
28:07qu'après les agressions
28:08pour lesquelles
28:09il avait été condamné
28:10à l'âge de 23 ans
28:11il avait été soigné
28:13et il avait retrouvé
28:14depuis une existence
28:15tout à fait classique
28:17alors en 2002
28:18quand ils apprennent
28:19que Roland Cazot
28:20n'a jamais en fait
28:21arrêté d'agresser
28:22de violer des femmes
28:24ils n'en reviennent pas
28:25Le procès de Roland Cazot
28:26s'ouvre fin novembre 2005
28:28devant la cour d'assises
28:29de la Gironde
28:30à Bordeaux
28:31Oui
28:31et comme il est de coutume
28:32les victimes vont défiler
28:34une à une à la barre
28:35elles sont 36
28:37victimes de viol
28:38de tentatives de viol
28:39des femmes âgées
28:40de 19 à 78 ans
28:42qui viennent surtout dire
28:44à quel point
28:45les actes de Roland Cazot
28:47ont brisé leur existence
28:49pour chacune
28:50il va se rappeler d'ailleurs
28:51de manière assez parfaite
28:52et assez précise
28:53les faits
28:54il s'explique
28:55il dit avoir trouvé son plaisir
28:57dans la traque
28:58dans le fait de choisir
29:00ses proies
29:00de les épier
29:01de repérer les lieux
29:02de pénétrer ensuite
29:04dans l'appartement
29:04en leur absence
29:06et de revenir
29:07une fois qu'elles étaient là
29:08pour les surprendre
29:09dans leur chambre
29:10en plein sommeil
29:11il s'apesantit aussi
29:13un beau coup
29:13sur son sort
29:14et ne semble pas avoir
29:16beaucoup d'empathie
29:17pour les victimes
29:18il raconte qu'il a commencé
29:19à trouver des victimes
29:21et à entrer dans leur intimité
29:22dès l'âge de 5 ans
29:24oui c'est assez inquiétant
29:25il dit qu'il observe
29:26les filles qui l'entourent
29:27il essaie d'ailleurs
29:28de les observer
29:29dès qu'elles sont seules
29:30dans leur intimité
29:31donc il a
29:31il a commencé à être voyant
29:33extrêmement jeune
29:34il observe d'ailleurs
29:35sa mère
29:35sa soeur
29:36et à 12 ans
29:37il commence
29:38à se fabriquer
29:40des passes
29:41des clés
29:41qui lui permettent
29:43d'ouvrir des serrures
29:44et on a d'ailleurs
29:45retrouvé chez lui
29:46un trousseau
29:46avec énormément de clés
29:48car en fait
29:48il n'a jamais arrêté
29:50de collectionner
29:51des clés
29:51alors pas parce que
29:53par passion des clés
29:54justement parce que
29:55ça lui permettait
29:56de rentrer
29:57dans des endroits privés
29:58adolescent
29:59il a été aussi
30:00attrapé par les gendarmes
30:02qui l'avaient surpris
30:03en train de se masturber
30:04dans la buanderie
30:05d'une voisine
30:06voilà toujours
30:06cette volonté
30:08de voyeur
30:09et de s'introduire
30:10chez les gens
30:10au moment où il est arrêté
30:12les viols
30:12et les agressions
30:13s'intensifient
30:15et les magistrats
30:16et le président
30:17de la cour d'assises
30:18jugent d'ailleurs
30:19qu'il a sans doute
30:20été arrêté
30:21au bon moment
30:22si l'on pu dire
30:22ça aurait pu être
30:23beaucoup plus tôt
30:23mais là
30:23on sentait qu'il y avait
30:25une fréquence
30:26de plus en plus rapide
30:27et qu'il n'arrivait plus
30:28à contrôler
30:29ses pulsions
30:31le vendredi 17 décembre 2005
30:33Roland Cazot
30:34est condamné
30:35à 14 ans de prison
30:36assorti d'une période
30:37de sûreté
30:37des deux tiers
30:38d'une obligation de soins
30:39et d'une interdiction
30:41de contact
30:41avec les victimes
30:42qui s'appliquera
30:43après sa sortie de prison
30:45il encourait
30:46une peine
30:46de 15 ans de prison
30:47le maximum
30:48de l'arsenal juridique
30:49disponible
30:50pour condamner
30:50un violeur
30:52multirécidiviste
30:52il est également
30:53interdit de séjour
30:54pendant 10 ans
30:55après sa libération
30:56dans les départements
30:56de la Gironde
30:57des Landes
30:58et des Pyrénées Atlantiques
30:59Roland Cazot
31:01est libéré
31:01en février 2012
31:02après 10 ans
31:03de détention
31:04en 2022
31:05il obtient l'autorisation
31:07de retourner
31:08dans les trois départements
31:09où il a commis
31:10ses crimes
31:10son suivi socio-judiciaire
31:12prendra fin
31:13en février 2027
31:14il sera alors âgé
31:16de 68 ans
31:37vous venez d'écouter
31:38Crime Story
31:39le chat
31:40ou l'histoire
31:41d'un insaisissable
31:42violeur en série
31:42ce récit
31:44était écrit
31:44par Claudia Prolongeau
31:45et raconté
31:46avec Damien Delsenis
31:47pour écouter
31:48tous nos autres podcasts
31:49c'est sur le site
31:50leparisien.fr
31:51et sur n'importe quelle
31:52plateforme d'écoute
31:53cette semaine
31:54il y avait à la production
31:55Thibault Lambert
31:56Anaïs Godard
31:57et Clémentine Spiller
31:58à la réalisation
31:59Julien Moncouquiol
32:00et à la rédaction
32:01en chef
32:02Jules Lavi
32:03si vous aimez
32:04Crime Story
32:04vous pouvez vous abonner
32:05et nous laisser
32:06des commentaires
32:06ou des petites étoiles
32:07c'est ce qui nous aide
32:08à nous faire connaître
32:09vous pouvez également
32:10en parler autour de vous
32:11et écouter
32:12Code Source
32:12notre podcast d'actualité
32:14qui propose
32:15un nouvel épisode
32:16chaque jour
32:17du lundi
32:17au vendredi
32:18Sous-titrage Société Radio-Canada
32:19Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires