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Le vendredi 24 novembre 2000, un colis piégé tue un homme de 39 ans, à La Baule. En réalité, ce n’est pas lui qui était visé mais Christophe Priou, président d’un syndicat. Il vient d'échapper à un attentat. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network.

Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes.

Nous avons aussi exploité les ressources suivantes : Faites entrer l’accusé, France 3 Régions et Libération.

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News
Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du parisien.
00:08Avant de commencer cet épisode, je voulais vous dire que vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter
00:12et que ces très bons scores d'audience nous ont valu de recevoir un prix ce mois-ci lors de
00:17la 8e édition d'Innov Audio Paris.
00:19Crime Story a donc gagné une étoile, c'est grâce à vous et avec Damien, on voulait vous remercier au
00:24nom de toute l'équipe.
00:30Bonjour Damien. Bonjour Claudia.
00:32Aujourd'hui dans Crime Story, vengeance et chenifis piégés, enquête sur le mystérieux assassin de La Baule.
00:38Une explosion, un homme décapité, la station balnéaire chic plonge dans une affaire à tiroirs
00:44où vont s'entremêler terrorisme, querelles politiques et folies meurtrières.
00:51Vendredi 24 novembre 2000, il est 8h15 à La Baule, station balnéaire de Loire-Atlantique,
00:57Cossu, situé à environ 70 km de Nantes.
01:00A cette période de l'année, les touristes, très nombreux l'été, ont déserté la plage qui s'étire sur
01:05des kilomètres.
01:06La ville aussi est beaucoup plus calme.
01:09Reste ceux qui y vivent à l'année et qui profitent de cette belle journée d'hiver ensoleillé.
01:14Jacques Leparou, 39 ans, fait partie de cela.
01:17Originaire de Savenay, une commune située dans les terres,
01:20il travaille comme agent technique au syndicat intercommunal de la Côte d'Amour
01:24et de la presqu'île guérandaise, le CICAPG.
01:27Le syndicat est chargé des questions d'environnement pour une dizaine de communes alentours.
01:32Jacques Leparou est très apprécié de ses collègues.
01:34Comme d'habitude, la secrétaire du CICAPG est arrivée sur place à 8h.
01:38Elle prépare les locaux pour l'accueil du public,
01:41puis s'installe à son bureau pour imprimer des étiquettes.
01:44Jacques, lui, descend directement dans une salle de réunion.
01:47Il doit y avoir un pot l'après-midi
01:49et il veut que tout soit prêt pour l'arrivée de ses collègues.
01:52La secrétaire a prévu de venir l'aider dès qu'elle aura terminé.
01:56Entre-temps, d'autres employés du CICAPG arrivent et se mettent à travailler.
02:02À 8h15 précisément, un bruit sourd retentit,
02:05accompagné d'une secousse dans tout le bâtiment.
02:08Certains pensent au bang d'un avion qui aurait franchi le mur du son.
02:12Rapidement, une épaisse fumée blanche s'échappe du rez-de-chaussée,
02:15au niveau de la salle de réunion.
02:17Personne ne comprend ce qu'il se passe,
02:19mais en voyant les murs commencer à se lézarder,
02:22la dizaine de personnes présentes comprend qu'il faut vite quitter les lieux.
02:27Avant ça, quelques-uns tentent d'aller chercher Jacques.
02:31Impossible.
02:31Dans les escaliers, la fumée est tellement dense qu'elle empêche de respirer.
02:36Dans la caserne, située à quelques rues de là,
02:39les pompiers ont aussi entendu la détonation.
02:41Quand ils arrivent sur place, quelques minutes plus tard,
02:44il n'y a plus ni fumée, ni flamme.
02:46Mais ils constatent que l'explosion a soufflé plusieurs vitres
02:49et percé un trou impressionnant dans la façade du bâtiment.
02:53Le directeur du CICAPG, en tant que responsable de l'établissement,
02:57est sollicité par les policiers pour reconnaître la victime.
03:00Il sait que c'est Jacques Leparou,
03:01mais l'explosion a été d'une telle violence
03:04que l'employé a eu la tête arrachée.
03:08L'explosion se serait produite peu après 8h ce matin.
03:11Elle aurait eu lieu dans la salle de réunion
03:13du syndicat intercommunal de la Côte d'Amour
03:15et de la presqu'île guérandaise.
03:16Un syndicat dans lequel 12 communes sont associées.
03:19Un syndicat qui a pour vocation, entre autres,
03:21le développement touristique de la région,
03:23mais qui s'occupe également de la gestion
03:25des marais salants de Guérande.
03:26L'explosion, selon les premiers témoins,
03:28a été particulièrement violente,
03:30dégageant beaucoup de fumée
03:31et tuant un employé du syndicat.
03:35Damien, en premier lieu,
03:37les pompiers pensent à une fuite de gaz.
03:39Oui, parce que c'est la toute première hypothèse,
03:42notamment parce que les explosions du haut gaz
03:44sont assez fréquentes
03:45et peuvent faire ce type de dégâts.
03:47Mais lorsqu'ils arrivent sur place,
03:48les pompiers, il n'y a aucune odeur.
03:51Or, le gaz est un fluide inodore,
03:53mais il est en quelque sorte parfumé chimiquement,
03:56justement pour être détecté en cas de fuite.
03:59Et cette odeur, elle n'est pas présente
04:00quand les pompiers arrivent.
04:01Ils se disent alors que c'est peut-être un défaut
04:04sur une chaudière ou sur un chauffe-eau
04:06qui a provoqué l'explosion.
04:07Et là encore, c'est une situation assez fréquente.
04:10En tout cas, leur première pensée,
04:12c'est qu'il s'agit d'un accident.
04:14Finalement, les policiers sur place comprennent
04:16que c'est un objet dans la salle qui a explosé.
04:19Les enquêteurs du service de police judiciaire de Nantes
04:21arrivent sur place pour les premières constatations.
04:24Et il y a des débris qui les intriguent.
04:26Et avant même d'aller plus loin dans les analyses,
04:28ils décident de geler toute la scène
04:30et de prévenir leurs collègues
04:32de la division nationale antiterroriste, la DNAT.
04:36Donc, la piste de l'accident n'est clairement plus privilégiée.
04:39C'est bien une explosion criminelle
04:41et peut-être même un attentat.
04:44Dans un premier temps, les policiers imaginent
04:45que c'est la victime elle-même, Jacques Leparou,
04:48qui a pu déclencher la déflagration
04:50en manipulant un engin explosif.
04:53Ils vont donc aller forcer le coffre de sa Peugeot 205
04:56qui est sur le parking.
04:57Mais le véhicule ne contient absolument rien de suspect.
05:01Interrogés, les collègues de Jacques Leparou
05:03évoquent une autre piste possible.
05:05En tout cas, ils racontent aux enquêteurs
05:07que Jacques a descendu ce matin-là
05:09un carton situé à l'étage
05:11pour le déposer dans la salle de réunion.
05:13Ce carton contenait une chaîne IFI
05:15qui avait été envoyée
05:17et surtout reçue par le syndicat
05:19au début du mois d'août,
05:20c'est-à-dire trois mois avant.
05:22La secrétaire retrouve même le bon de livraison
05:24de ce colis qui est daté du 4 août
05:27et qui provient d'une société de transport
05:29et de fret de Gennevilliers
05:30dans les Hauts-de-Seine, près de Paris.
05:32Ce colis était adressé nommément
05:34à Christophe Priou,
05:36un personnage important
05:38de la scène politique locale.
05:41Christophe Priou est conseiller général
05:43et maire du Croisic,
05:45une ville située tout au bout
05:46de la presqu'île de Guérande.
05:47Il est aussi président du CICAPG.
05:50C'est la figure montante
05:51de la droite locale.
05:53Âgé de 42 ans,
05:54apprécié de ses administrés,
05:56Christophe Priou est un atout
05:57pour le CICAPG.
05:59D'autant plus que celui-ci
06:00a dû se remettre
06:01d'un scandale de fausse facture
06:02qui a éclaboussé,
06:04entre autres,
06:05son mentor en politique,
06:06le gaulliste Olivier Guichard,
06:07maire de la Bôle
06:08et député de la région Pays de Loire
06:11pendant 20 ans.
06:12C'est grâce à lui
06:13que Christophe Priou
06:14est devenu un personnage politique
06:16d'envergure dans le secteur.
06:17Il va falloir comprendre
06:18qui pouvait lui en vouloir.
06:21Les enquêteurs attendent aussi
06:23beaucoup des analyses pratiquées
06:24sur les débris de la chaîne IFI
06:25et sur d'autres objets
06:27saisis sur la scène de crime.
06:28Et les résultats sont édifiants.
06:30La chaîne IFI
06:31a en réalité été trafiquée
06:34et piégée.
06:34A l'intérieur de l'appareil
06:36a été disposé
06:37un petit fût de bière
06:38bourré d'un mélange
06:39de 4 kg de désherbant
06:40et de sucre,
06:41ce qui équivaut
06:42à une charge
06:43de 2 kg de dynamite.
06:45Le dispositif de mise à feu
06:46était relié
06:47à la prise d'alimentation
06:48de la chaîne IFI.
06:49C'est donc
06:50en branchant l'appareil,
06:51sans doute pour le tester,
06:53que Jacques Leparou,
06:54la victime,
06:54a provoqué
06:56involontairement
06:56l'explosion.
06:58On l'a dit,
06:59le colis contenant
07:00la chaîne IFI piégée
07:00est arrivé dans les locaux
07:02du syndicat à la Bôle
07:03le 7 août.
07:03D'après les premiers
07:05éléments de l'enquête,
07:06il a été envoyé
07:073 jours plus tôt
07:08depuis une société
07:09de fret de Gennevilliers.
07:10Ce sont les données
07:11qui figurent sur
07:12l'étiquette de livraison
07:13qui a été conservée.
07:14Le colis
07:15a semble-t-il ensuite
07:16été déposé
07:17sur une étagère
07:18où il prenait
07:18la poussière.
07:19Jusqu'à ce que Jacques,
07:21le vendredi 24 novembre 2000
07:22au matin,
07:23décide de procéder
07:24à quelques rangements.
07:26L'après-midi du drame,
07:27à la mairie de la Bôle,
07:28une réunion de crise
07:29rassemble les magistrats,
07:31les policiers
07:31et les dirigeants
07:32du CICAPG,
07:33au premier rang desquels,
07:34Christophe Priou,
07:35le destinataire
07:36du colis piégé.
07:38Différentes pistes
07:38sont évoquées
07:39pendant le tour de table.
07:40Celle d'un acte terroriste
07:42tient la corde.
07:43Mais les suspects
07:44potentiels sont nombreux.
07:45On pense d'abord
07:46à l'ARB,
07:47l'armée révolutionnaire
07:48bretonne.
07:48Ce groupuscule,
07:50connu des autorités,
07:51avait déjà revendiqué
07:524 attentats.
07:53On les avait aussi suspectés,
07:55avec des écologistes radicaux,
07:57d'avoir commis
07:57un attentat à la bombe
07:58contre la mairie de la Bôle,
08:0011 mois plus tôt.
08:02Problème,
08:02l'ARB n'utilise pas
08:04habituellement
08:04le type d'explosif
08:05qui a fait sauter
08:06le CICAPG,
08:07ni ce système
08:08de mise à feu.
08:09On passe alors au crible
08:10tous les actes terroristes
08:12récents
08:12pour trouver des similitudes
08:14avec l'explosion
08:15au syndicat.
08:16Peu de temps avant,
08:17par exemple,
08:17un petit engin explosif
08:19qui n'avait pas fonctionné
08:20avait été retrouvé
08:21au pied d'un monument
08:22dans un village
08:22proche de Pornique,
08:23sur la côte,
08:24à une quarantaine
08:25de kilomètres de la Bôle.
08:26Une tentative signée
08:28par un mystérieux collectif
08:29contre le bétonnage
08:30du littoral.
08:31Les enquêteurs
08:32s'intéressent aussi
08:33aux chasseurs
08:34de gibier d'eau
08:35très virulents
08:35dans l'arrière-pays
08:36de la Bôle,
08:37notamment dans le parc
08:38régional de la Brière.
08:39En août,
08:40quatre mois avant l'attentat,
08:42un projet d'interdiction
08:43de la chasse dans le parc,
08:45soutenu par les écologistes,
08:46avait provoqué
08:47une brusque poussée
08:48de violence.
08:49S'estimant trahi,
08:50des activistes
08:51avaient incendié
08:52deux maisons
08:52appartenant
08:53à l'établissement public
08:54gérant le parc.
08:56Un ornithologue
08:57qui travaillait
08:58comme guide
08:58sur ce site
08:59avait été contraint
09:00de quitter les lieux
09:01après avoir reçu
09:02des menaces de mort.
09:05Damien,
09:06en tant que conseiller général,
09:07Christophe Priou
09:08était membre
09:09du conseil d'administration
09:10de ce parc.
09:11Oui,
09:11on rappelle que c'est bien
09:12à Christophe Priou
09:13qu'est adressé
09:15nominativement
09:15cette chénifie piégée.
09:17Alors,
09:17Christophe Priou,
09:18il avait pris des positions
09:19très dures,
09:19notamment envers Total,
09:20qui avait affrété
09:21le pétrolier.
09:22Erika qui a sombré
09:24au large des côtes bretonnes
09:25le 12 décembre
09:261999
09:27et qui a provoqué
09:28une marée noire
09:29dramatique.
09:30Cela l'avait rapproché
09:32des élus écologistes
09:33et des mouvements
09:33écologistes locaux.
09:35Donc,
09:35cet élément,
09:36comme ceux que vous venez
09:37de détailler,
09:38est une piste étudiée
09:39par les enquêteurs.
09:40Mais ça paraît quand même
09:42extrêmement disproportionné.
09:43Christophe Priou
09:44est un élu local
09:45plutôt modéré,
09:46donc les policiers
09:47ne voient pas tellement
09:48comment il pourrait
09:49être une cible.
09:50Les investigations se poursuivent,
09:52mais les pistes sont refermées
09:54les unes après les autres.
09:55En tout cas,
09:56la piste terroriste pure
09:57ne semble pas tenir.
09:59Reste celle
10:00d'une rivalité politique.
10:01Il se trouve
10:02que 15 jours
10:03après l'attentat,
10:04les policiers
10:05ont reçu
10:05un signalement
10:06venant de la présidente
10:08du Centre National
10:09des Indépendants
10:10et Paysans,
10:11le CNI.
10:11Le CNI,
10:12c'est un parti politique
10:13qui a connu
10:14ses heures de gloire
10:15dans les années 60
10:16et 70 en France.
10:17Il est réputé
10:18pour être
10:19à la droite
10:19de la droite
10:20ayant même
10:21des accointances
10:22avec l'extrême droite.
10:23Donc cette femme,
10:24la présidente du CNI,
10:25elle a un contact
10:26téléphonique
10:27avec un enquêteur
10:27de la Pégine Nantes.
10:28Elle va leur parler
10:29d'un jeune militant
10:31avec lequel
10:32elle a eu des problèmes.
10:33Ce militant,
10:33il s'appelle
10:34Philippe Rivet
10:35et il a 29 ans.
10:37Officiellement,
10:38il est marchand de biens
10:39dans la région.
10:40Il vit d'ailleurs
10:40entre la région parisienne
10:42et la presqu'île
10:43de Guérande
10:43où sa famille
10:44possède une maison
10:45au Pouliguin
10:46à côté de la Baule.
10:47Ce Philippe Rivet,
10:48il veut être candidat
10:49aux élections cantonales.
10:51Il est donc
10:51un opposant
10:52à Christophe Priou.
10:54Mais il est plus que ça.
10:55Selon la patronne du CNI,
10:57il voue une haine profonde
10:59à Christophe Priou.
11:00Le mercredi 16 mai 2001,
11:02six mois après l'attentat,
11:03des perquisitions sont menées.
11:04Oui,
11:05et elle vise donc
11:06ce fameux Philippe Rivet
11:07puisqu'elles sont réalisées
11:08à ses deux domiciles,
11:10à l'étang-la-ville
11:11dans les Yvelines
11:12et au Pouliguin
11:12en Loire-Atlantique.
11:13Sur place,
11:15les enquêteurs
11:15vont saisir des éléments
11:16plutôt intéressants.
11:18Un pot,
11:18notamment,
11:19qui contient
11:195 kg de chlorate de soude
11:21dont 750 grammes
11:23ont été mélangés
11:24avec du sucre
11:25dans un récipient
11:26à part ce qui rend
11:27le mélange explosif.
11:28Il y a aussi
11:29une vingtaine
11:30d'articles de presse
11:31relatant
11:32l'attentat de la Baule
11:33qui ont été classés
11:34et conservés
11:36dans le sous-sol.
11:37Il y a enfin
11:37un ticket de caisse
11:39qui provient
11:39de l'enseigne Lidl
11:41pour l'achat
11:41d'un fût de bière.
11:42Un fût de bière
11:44de la même marque
11:45que celui
11:45qui a servi
11:46à piéger
11:47la chaîne IFI
11:47et dont les enquêteurs
11:49apprennent à l'époque
11:50que seule
11:51cette chaîne
11:51de magasins
11:52la commercialise.
11:53Ça commence à faire
11:54beaucoup.
11:55Le problème,
11:56c'est que Philippe Rivet
11:57est introuvable.
11:58Il n'est ni dans
11:59les Yvelines
12:00ni sur la presqu'île.
12:02Le vendredi 24 novembre 2000,
12:04un colis piégé
12:05explose au syndicat
12:06intercommunal
12:06de la Côte d'Amour
12:07et de la presqu'île
12:08guérandaise,
12:09le CICAPG.
12:10Cet engin explosif,
12:11dissimulé dans une chaîne IFI,
12:13était destiné
12:14à Christophe Priou,
12:15maire du Croisic
12:16et président du syndicat.
12:17Mais il tue à la place
12:19un simple agent
12:20de 39 ans,
12:21Jacques Leparou,
12:22qui a eu le malheur
12:23de le déplacer.
12:24L'enquête identifie
12:25un militant d'extrême droite
12:27comme l'auteur présumé
12:28de cet attentat.
12:29Il s'appelle Philippe Rivet,
12:30la police ne parvient pas
12:32à le localiser.
12:34Philippe Rivet a 29 ans.
12:36Il a grandi en région parisienne
12:37dans les Yvelines,
12:38dans une famille aisée,
12:40originaire du Pouliguin,
12:41à 8 km de la Bôle.
12:43Il rate son bac,
12:44raconte qu'il étudie le droit
12:45à la faculté d'Assas à Paris,
12:47se fait recaler ensuite de l'armée
12:49où il voulait intégrer les commandos.
12:51Jeune adulte,
12:52il veut s'installer
12:52dans la vie politique locale
12:54de la presqu'île.
12:55Son grand-père
12:56était conseiller municipal
12:57au Pouliguin
12:57et s'est beaucoup occupé
12:59de lui petit.
13:00Philippe veut lui ressembler
13:01et il rêve
13:02de devenir maire un jour.
13:04Très jeune,
13:04il se prend de sympathie
13:05pour le Front National.
13:07Il s'imagine
13:08en homme politique d'envergure,
13:09mais même au FN,
13:10il ne se fait pas
13:11que des amis.
13:12Certains disent de lui
13:13qu'il avait le projet
13:14de supprimer Samuel Maréchal,
13:16un cadre influent du parti
13:17dans les années 90-2000,
13:19gendre de Jean-Marie Le Pen
13:21et père de Marion Maréchal Le Pen.
13:24En tout cas,
13:25il s'en est vanté lui-même.
13:26Il veut sa place
13:27de président des jeunes du FN.
13:29Quand il comprend
13:30que ça n'arrivera pas,
13:31il quitte le parti
13:32et intègre le GUD,
13:33ce groupuscule d'extrême droite
13:35particulièrement violent
13:36et dissous en 2024.
13:38Il participe
13:39à de nombreuses actions
13:40du groupe,
13:40mais ça ne lui suffit pas.
13:42Il veut être le chef
13:43et pour cela,
13:44il finit par fonder
13:45son propre mouvement,
13:47l'UNED,
13:48l'Union Nationale
13:49des Étudiants de Droite.
13:51Pour devenir maire
13:52du Pouligain,
13:53Philippe Rivet
13:53a besoin d'être soutenu
13:54par un parti.
13:56C'est ainsi
13:56qu'il entre au CNI,
13:57le Centre National
13:58des Indépendants,
13:59un parti politique
14:00très ancré dans la vie locale.
14:02Les premiers temps,
14:04tout se passe bien.
14:05Âgé de même pas 30 ans,
14:06il renouvelle un peu
14:07les troupes,
14:08il est sympathique
14:09et très motivé.
14:10Mais rapidement,
14:11la présidente du parti
14:12remarque qu'il n'est pas
14:13très fiable.
14:14Capable de faire
14:15de faux documents
14:16pour s'éviter
14:17des démarches administratives,
14:18il est très déterminé
14:19et peu regardant
14:21sur la manière
14:21d'atteindre ses objectifs.
14:23Il n'hésite pas,
14:24par exemple,
14:25à réaliser des photos montages
14:26de certains des adhérents
14:27de son propre parti,
14:28mis en scène
14:29avec des drapeaux nazis.
14:30Et il y a un objectif
14:32pour lequel il ferait
14:33n'importe quoi.
14:35Remplacer Christophe Priou
14:36au Conseil Général
14:37et pour cela,
14:38il compte profiter
14:39des élections de 2001.
14:41Le jeune militant
14:42se met alors
14:42à placarder
14:43dans tout le département
14:44des affiches de campagne.
14:46Sur une photo
14:47en noir et blanc
14:47d'assez mauvaise qualité,
14:49on le voit de face,
14:50en costume,
14:51regarder droit
14:51vers l'objectif.
14:53Sous son nom
14:54écrit en énorme,
14:55il y a son slogan
14:56« Mon parti,
14:57c'est vous ».
14:58Le problème,
14:59c'est que ces affiches
15:00sont collées partout
15:01et beaucoup trop tôt
15:02par rapport aux dates officielles
15:03d'ouverture des campagnes électorales.
15:05Si bien que Philippe Rivet
15:07est surnommé
15:08l'afficheur fou
15:08et que Christophe Priou
15:10va signaler
15:10ses agissements
15:11à la police.
15:12La présidente du CNI,
15:14lassée de ses méthodes,
15:15l'exclut du parti
15:16et sa candidature
15:18est de fait annulée.
15:22Damien Delceni,
15:24on imagine que pour Philippe Rivet
15:26c'est un énorme choc.
15:27Ah oui,
15:27il le vit très très mal
15:29et manifestement
15:30ça ne calme pas quand même
15:31toutes ses ambitions.
15:32C'est la raison pour laquelle
15:33quand la présidente du CNI
15:35apprend qu'une bombe
15:36a explosé au CICAPG
15:38et que le colis piégé
15:39était destiné
15:40à Christophe Priou,
15:42elle fait un lien
15:43direct entre cet événement
15:44et son ancien militant.
15:46Elle le sait capable de tout,
15:47très difficile à maîtriser.
15:49Elle va d'ailleurs dire
15:50aux policiers
15:50qu'elle a toujours été
15:52marquée par ses yeux sombres,
15:54son regard très dur
15:55et évidemment
15:56par ses méthodes
15:57peu orthodoxes.
15:58La police au départ
15:59n'est pas très réceptive
16:00parce que ça leur paraît
16:01assez fou
16:02qu'une simple histoire
16:03de rivalité politique
16:05locale
16:05entre un élu implanté
16:07depuis des années
16:07et un quasi-gamin
16:09sur ce tout petit secteur
16:10puisse avoir des conséquences
16:12aussi dramatiques.
16:13Mais la présidente du CNI
16:15insiste
16:15et surtout
16:16elle va leur livrer
16:17cette phrase
16:18qu'elle a entendue
16:18un jour
16:19de la bouche
16:20de Philippe Rivet
16:21« Christophe Priou,
16:22je lui ferai la peau ».
16:23Quelques semaines
16:24après les fouilles
16:24dans les Yvelines
16:25et aux Pouligains,
16:27Philippe Rivet reste introuvable
16:28quand un membre
16:29de sa famille
16:30contacte la police.
16:31Oui,
16:32il sait que Philippe Rivet
16:33est recherché
16:34et il va donner
16:34une nouvelle adresse,
16:35un nouveau point de chute
16:36où il pourrait se trouver
16:37et le jeudi 31 mai,
16:39c'est-à-dire
16:39six mois
16:40après l'attentat,
16:41les policiers
16:42se rendent devant
16:43l'appartement
16:43d'un proche
16:44de Philippe Rivet
16:45dans le 15e
16:45arrondissement de Paris.
16:47Quelques dizaines
16:48de minutes plus tard,
16:49il ressorte
16:50avec Philippe Rivet,
16:51menotte au poignet.
16:52Il pense que c'est
16:53le principal organisateur
16:55de l'attentat.
16:56Un de ses amis
16:57est arrêté avec lui.
16:58À ce stade,
16:59des soupçons
17:00très forts
17:00pèsent sur les deux hommes
17:01mais maintenant,
17:02il faut des aveux.
17:03Ces aveux,
17:04les policiers
17:05ne vont pas les obtenir.
17:06Non,
17:06Philippe Rivet
17:07nie totalement
17:08être impliqué
17:09dans cet attentat.
17:10En garde à vue
17:10à la PJ de Nantes,
17:12il apparaît
17:12très dur,
17:13très résistant.
17:14Alors,
17:15ce n'est pas sa première
17:15garde à vue
17:16parce qu'en tant que militant
17:17du GUD,
17:17il a déjà subi
17:18ce type de mesures.
17:20Mais là,
17:20évidemment,
17:21l'affaire est bien plus grave.
17:22C'est peut-être pour ça
17:23qu'il va craquer
17:25à certains moments.
17:26Il va se mettre
17:26à saigner du nez
17:27dès qu'une question
17:28embarrassante lui est posée.
17:30Les enquêteurs
17:30se souviennent aussi
17:31que lorsqu'ils l'ont
17:32transporté jusqu'à la villa
17:33du Pouliguin
17:34pour une nouvelle perquisition,
17:36il s'est mis
17:37à convulser,
17:38de nouveau
17:39à saigner du nez
17:40dans la voiture
17:40dont il a finalement
17:42refusé de sortir.
17:44Malgré tout,
17:45il est mis en examen
17:46et placé
17:46en détention provisoire.
17:48Il y a des indices,
17:49une conviction des policiers,
17:51mais pas de preuves formelles.
17:53En décembre,
17:54on est un peu plus
17:54d'un an
17:55après l'attentat
17:56qui a coûté la vie
17:57à Jacques Leparou,
17:58les enquêteurs
17:58vont même envisager
18:00une autre piste
18:01et se replonger
18:02dans une revendication
18:03reçue le jour même
18:05de l'explosion.
18:09Le vendredi 24 novembre 2000,
18:12peu après 17h,
18:13le commissariat de La Baule
18:14reçoit un appel
18:15émanant d'un mystérieux groupe
18:16baptisé
18:17Comité du Peuple,
18:18Guichard et les autres
18:19doivent payer.
18:20Ce groupe
18:21revendique l'attentat.
18:23Le propos enregistré
18:24sur bande
18:24se réfère à une affaire
18:25qui a secoué
18:26le syndicat intercommunal
18:27de La Baule
18:28alors qu'Olivier Guichard,
18:29le baron du gaullisme
18:30et mentor de Christophe Priou,
18:32en était le président.
18:34A l'époque,
18:35son directeur
18:35avait été condamné
18:36pour avoir détourné
18:3720 millions de francs,
18:38soit environ
18:393 millions d'euros
18:40des caisses
18:41de la collectivité.
18:42Une affaire
18:43partiellement élucidée
18:44qui a laissé
18:45de nombreuses zones d'ombre
18:46et autant d'aigreurs.
18:47Pendant l'appel
18:48de revendication,
18:49le policier
18:50qui était au standard
18:51a noté le numéro
18:52de téléphone qui appelait.
18:53Il s'agit d'un portable
18:55loué à une société spécialisée.
18:57Jusqu'alors,
18:58la justice
18:59ne s'est pas intéressée
19:00à l'utilisateur
19:00de cette ligne
19:01dont le nom
19:02a pourtant été fourni
19:03à la police.
19:04Mais pour la police judiciaire,
19:06la piste rivée
19:07est la plus sérieuse
19:08et il continue
19:09à chercher des témoins,
19:10voire des complices.
19:12Un homme
19:13sur tous les intérêts.
19:14Il s'appelle
19:15Jean-François Illy
19:16et il soupçonne
19:17qu'il ait pu être
19:18l'artificier
19:19de l'attentat de la Bôle.
19:20Mais ce dernier
19:21est introuvable.
19:22Il commence alors
19:23à investiguer
19:24dans son entourage.
19:25Le vendredi 26 avril 2002,
19:28un an et demi
19:29après l'attentat,
19:30ils interpellent ainsi
19:31plusieurs personnes
19:32susceptibles
19:33de les conduire à lui.
19:35Et notamment deux,
19:36Jean-Louis Raveau,
19:3738 ans,
19:38et Vassilios Basos,
19:3922 ans,
19:40deux anciens membres
19:41du GUD,
19:42le groupuscule
19:42d'extrême droite
19:43dans lequel était aussi
19:44Philippe Rivet.
19:46Coup de théâtre,
19:46pendant les auditions,
19:48Jean-Louis Raveau révèle
19:49que Jean-François Illy,
19:50l'homme que la PJ traque
19:51depuis des semaines,
19:52a été assassiné.
19:55Victime d'un guet-apens
19:57organisé le 10 février 2001
19:58dans la villa familiale
20:00de l'étang-la-ville
20:01où vivait Philippe Rivet.
20:03En garde à vue,
20:04Jean-Louis Raveau
20:05explique que
20:06le soir du 10 février 2001,
20:08il se serait rendu
20:09à l'étang-la-ville
20:10pour y retrouver
20:10Basos,
20:12Rivet et Illy.
20:13Au menu du dîner,
20:14il y a une fondue bourguignonne
20:16et il y a beaucoup de vin aussi.
20:18Dans les verres
20:19qui sont servis à Illy,
20:20il y a en plus
20:21des somnifères pilés.
20:23Le groupe serait ensuite sorti.
20:25Titubant,
20:26Jean-François Illy
20:27est conduit dans les sous-bois
20:28de la forêt de Marlis-le-Roy
20:29qui se trouve tout près
20:30de la maison de Philippe Rivet.
20:32La suite de la scène
20:33est tout à fait glaçante.
20:35Après quelques minutes de marche,
20:37les quatre hommes
20:38s'approchent d'une fosse
20:39creusée récemment.
20:40La terre retournée
20:41est encore fraîche.
20:42C'est le tombeau
20:43de Jean-François Illy.
20:45Tabassé,
20:46il est achevé par Rivet
20:47d'une balle de fusil
20:48à pompe dans la tête.
20:49Avant de l'enterrer,
20:50ces assassins prennent le soin
20:52de recouvrir son corps de soude
20:53pour accélérer
20:54sa décomposition.
21:03Damien,
21:03ces meurtriers présumés
21:05se seraient ensuite
21:05efforcés
21:06de cacher
21:07cette disparition.
21:08Ils auraient quitté
21:09les Yvelines
21:09avec la Peugeot 406
21:11de la victime
21:12pour se rendre
21:12jusqu'à son domicile parisien
21:14et y semer
21:15un peu de désordre
21:16afin de faire croire
21:17à un départ précipité.
21:19Ils vont continuer
21:20la mise en scène.
21:20Ils vont ensuite
21:21aller abandonner
21:22le véhicule de Illy
21:23aux abords
21:24de l'aéroport
21:24de Roissy
21:25pour accréditer
21:26un peu plus
21:27la thèse
21:27d'un départ soudain
21:28en voyage.
21:30Ils auraient également
21:30émis des chèques
21:31à son nom
21:32dans les semaines suivantes.
21:34Sa soeur,
21:34la soeur de Jean-François Illy,
21:35recevra même
21:36une lettre envoyée
21:37de Pologne,
21:38un pays
21:39où Jean-François Illy
21:40avait émis
21:41le souhait
21:41de migrer
21:42à plusieurs reprises.
21:43Tout est fait donc
21:44pour que sa disparition
21:45passe pour un départ volontaire.
21:47Et alors,
21:48quel serait le mobile
21:49de cet assassinat ?
21:50Alors,
21:50Jean-Louis Raveau
21:51va évoquer
21:51une histoire
21:52de rivalité amoureuse
21:54mais ça ne convainc
21:55absolument pas
21:56les enquêteurs.
21:57Eux pensent
21:58que Jean-François Illy
21:58a un lien
21:59avec l'attentat
22:00de La Baule.
22:01Alors,
22:02soit il a fait chanter
22:03Rivet en menaçant
22:04de le dénoncer,
22:05soit Rivet
22:06et ses autres complices
22:07ont senti
22:07qu'Illy était
22:08sur le point
22:09de craquer
22:10parce qu'il vivait
22:11très mal
22:12que l'attentat
22:12planifié
22:13contre Christophe Priou
22:14ait finalement tué
22:16une victime innocente.
22:18Dans les deux cas,
22:19le mobile,
22:20c'est donc
22:20qu'il faut liquider
22:21l'homme
22:22qui en savait trop.
22:23Il va falloir
22:24entendre
22:24Philippe Rivet
22:25sur cette étrange histoire.
22:26Bien sûr,
22:27donc fin juin 2002,
22:28Philippe Rivet
22:29est extrait
22:29de la prison
22:30de Saint-Nazaire
22:31et il est mis
22:32en examen
22:32pour assassinat
22:33dans l'affaire
22:34de la disparition
22:34de Jean-François Illy
22:36comme ses deux complices
22:37présumés.
22:37Il va nier
22:38encore une fois
22:39comme il l'a fait
22:39jusqu'à maintenant.
22:40Le cadavre lui
22:41reste introuvable
22:43malgré un certain
22:43nombre de fouilles
22:44et l'arme s'est
22:45envolée également.
22:46Pour la défense
22:47de Philippe Rivet,
22:49les charges sont faibles.
22:51Elle repose selon eux
22:51sur des accusations
22:52farfelues
22:53de deux de ses
22:54anciennes relations
22:55comme pour l'attentat
22:56de la Baule
22:57où les preuves
22:57matérielles manquent.
22:59Ce qu'on ne comprend pas bien
23:00par contre,
23:00c'est que les deux complices
23:01qui ont avoué
23:02le meurtre
23:03de Jean-François Illy
23:04sans qu'on les interroge
23:05vraiment dessus d'ailleurs,
23:06eux,
23:07ils se sont
23:07quelque part
23:08jetés en prison
23:09donc on a du mal
23:10à comprendre
23:10le bénéfice
23:11qu'ils pourraient tirer
23:12de la situation
23:13en y impliquant Rivet.
23:14Mais le vrai problème
23:15est ailleurs.
23:16Alors que les deux affaires
23:17sont imbriquées
23:18l'une dans l'autre,
23:19celle de l'attentat
23:20de la Baule
23:20et celle de l'assassinat
23:22de Jean-François Illy
23:23dans les Yvelines,
23:24eh bien,
23:25elles feront l'objet
23:26jusqu'au bout
23:27de deux instructions
23:28différentes.
23:29Une à Nantes,
23:30une autre à Versailles
23:31et donc
23:32de deux procès
23:33différents également,
23:35ce qui est
23:35parfaitement
23:36incompréhensible.
23:41En mai 2004,
23:43Philippe Rivet
23:43a désormais
23:4433 ans
23:45et il affronte
23:46sans broncher
23:47son premier procès
23:48aux Assises
23:48de Loire-Atlantique.
23:50C'est avant tout
23:50sa personnalité
23:51qui est passée
23:52au crible.
23:53Un père dépressif,
23:54une mère omniprésente
23:55qui joue le rôle
23:56du mentor
23:56et surtout
23:57un homme violent
23:59qui veut combattre
23:59l'extrême gauche
24:00avec toutes les armes
24:02possibles.
24:03Obsédé par une investiture
24:04qu'il cherche en vain,
24:05il rumine sa frustration
24:06qui grandit.
24:07La cour retiendra
24:09surtout
24:09que Philippe Rivet
24:10est profondément dangereux.
24:12Pour l'attentat
24:13de la Baule,
24:14il est condamné
24:14à 28 ans de prison.
24:16Une première fois
24:17en 2004,
24:18puis en appel
24:18en 2006.
24:20En 2010,
24:21il comparait
24:22une troisième fois
24:23devant les Assises
24:24dans les Yvelines,
24:25cette fois-ci
24:26pour l'assassinat
24:26de Jean-François Hilly.
24:28Là encore,
24:29il nie.
24:30Mais il reconnaît
24:31en partie
24:32l'effet de la Baule
24:33alors que ce n'est
24:33pas l'objet du procès.
24:34Il écope
24:36d'une nouvelle peine
24:36de réclusion très lourde,
24:3827 ans.
24:39Au total,
24:40Philippe Rivet
24:41est donc condamné
24:42à 55 ans de prison,
24:43mais en France,
24:44les peines prononcées
24:45ne se cumulent pas.
24:46Souvent,
24:47c'est la peine
24:47la plus haute
24:48qui est retenue.
24:49Après 25 années
24:50derrière les barreaux
24:51et plusieurs demandes
24:53de remise en liberté
24:53refusées,
24:54Philippe Rivet
24:55pourrait accéder
24:56à une libération
24:56conditionnelle
24:57l'an prochain,
24:58en 2026.
25:00Il aura
25:0055 ans.
25:02Christophe Priou,
25:03qui était la cible
25:04désignée de l'attentat
25:05de la Baule,
25:06a été successivement
25:07député,
25:08maire du Croisic,
25:09puis de Guérande,
25:10conseiller régional,
25:11puis sénateur.
25:12Il n'a aujourd'hui
25:13plus de mandat électif.
25:28Vous venez d'écouter
25:30Crime Story,
25:30le podcast fait divers
25:31du Parisien.
25:32Ce récit était écrit
25:34par Claudia Prolongeau
25:35et raconté
25:35avec Damien Delsenie,
25:37avec à la production
25:38Thibault Lambert,
25:39Clara Garnier-Amourou
25:40et Anaïs Godard,
25:41à la réalisation
25:42Julien Moncouquiole
25:43et à la rédaction
25:44en chef,
25:45Jules Lavi.
25:46Si vous aimez
25:47Crime Story,
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