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Dans une série exceptionnelle en six épisodes, Crime story revient sur l’une des affaires les plus énigmatiques de ces vingt dernières années : un quadruple meurtre incompréhensible en Haute-Savoie. Le mercredi 5 septembre 2012, sur le parking d’une petite route de montagne située à quelques kilomètres de Chevaline, une fusillade éclate. Un cycliste français, Sylvain Mollier, et une famille anglaise, les Al-Hilli, sont pris pour cibles. Quatre personnes sont tuées. Deux petites filles sont rescapées. Malgré les nombreux témoins sur la route, le tueur s’est volatilisé. Persuadé que la réponse à cette énigme se trouve de l’autre côté de la Manche, le procureur d’Annecy intensifie les recherches sur la famille Al-Hilli. Et il découvre que les relations entre le père de la famille assassinée, Saad, et son frère Zaid, s’étaient considérablement dégradées. Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Raphaël Pueyo, Thibault Lambert, Clara-Garnier Amouroux, Clémentine Spiler, Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network

Archives : INA.

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#truecrimepodcast #faitsdivers #chevaline

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News
Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Avec Damien Delsenis, chef du service police-justice, nous vous racontons aujourd'hui une affaire criminelle en 6 épisodes.
00:15La tuerie de Chevaline.
00:17C'est un promeneur à vélo qui a fait la macabre découverte vers 15h50 cet après-midi.
00:23Une fusillade au fond d'une vallée de Haute-Savoie, 4 morts pour un massacre commis en plein jour, presque
00:28sans témoins.
00:30Et le début d'une longue enquête, aux multiples pistes.
00:33Les victimes ont été découvertes sur les hauteurs du lac d'Annecy.
00:36Bienvenue dans notre série, les fantômes de Chevaline.
00:56Quatrième épisode sur 6.
01:00Le mercredi 5 septembre 2012, sur un parking d'une petite route de montagne située à quelques kilomètres de Chevaline
01:06en Haute-Savoie, une fusillade éclate.
01:09Un cycliste français, Sylvain Mollier, et une famille anglaise, Léa Lili, sont pris pour cible.
01:15Quatre personnes sont tuées.
01:17Deux petites filles sont rescapées.
01:19Malgré les nombreux témoins présents sur la route, le tueur s'est volatilisé.
01:24Persuadé que la réponse à cet énigme se trouve de l'autre côté de la Manche,
01:28le procureur d'Annecy, Eric Maillot, intensifie les recherches sur la famille à Lili.
01:33Et il découvre que les relations entre le père de la famille assassinée, Saad, et son frère, Zaïd,
01:40s'étaient considérablement dégradées.
01:45Saad, à Lili, et son frère, Zaïd, ont toujours été différents.
01:49Zaïd, le frère aîné, est introverti et effacé,
01:52quand son petit frère est sociable et doté d'un grand sens de l'humour.
01:56Ils grandissent tous les deux, avec leurs parents, en Irak d'abord,
02:00puis en Angleterre, dans un univers protégé et confortable.
02:03Ils passent leurs vacances à visiter l'Europe et ont accès à des études.
02:07Zaïd choisit la comptabilité, Saad l'ingénierie.
02:11Quand le premier gère un golfe, le second, Saad, travaille comme ingénieur
02:15dans l'industrie aéronautique et spatiale, et plus précisément, sur des satellites.
02:20Depuis le décès de leur père, Saad et Zaïd sont en conflit ouvert.
02:24Pire, les enquêteurs apprennent que dans les dernières semaines de sa vie,
02:28Saad avait peur.
02:29De qui ? De son propre frère.
02:32Ce dernier l'avait à plusieurs reprises menacé et molesté,
02:36aurait-il confié à des proches à propos du partage de la succession.
02:40Une fois notamment, Zaïd avait fait irruption dans l'entreprise
02:43de haute technologie spécialisée dans les microsatellites
02:46où Saad occupait un poste de cadre.
02:48L'un des voisins de la famille Alili raconte par ailleurs au gendarme
02:52qu'avant de partir en vacances, Saad lui avait demandé
02:55de garder un œil sur la maison de Claygate.
02:57Il craignait que son frère profite de son absence pour s'y introduire.
03:01Un témoignage qui expliquerait pourquoi, dans la caravane restée au camping
03:06Le Solitaire du Lac à Saint-Joriot, les enquêteurs ont retrouvé autant de clés USB
03:11et de documents qu'on n'emporte a priori pas avec soi pour de simples vacances.
03:16Saad avait tout simplement peur que son frère les dérobe.
03:19En fouillant davantage, les enquêteurs découvrent que l'héritage de Radim Alili,
03:23le père de Zahid et Saad, s'élève en effet à plusieurs millions de livres sterling.
03:29Environ 5 millions en euros.
03:32Dans la première partie de sa vie, Radim était un notable irakien
03:35à la tête d'un business industriel florissant.
03:38Il monte plusieurs entreprises qui n'ont rien à voir les unes avec les autres
03:42dans le BTP, l'élevage de poulet, la fabrication de papier toilette.
03:46On est alors à la fin des années 1960
03:48et Saddam Hussein, dictateur inspiré par les modèles soviétiques et nazis
03:52pour maintenir son contrôle sur l'Irak,
03:54s'arrogent un à un tous les leviers du pouvoir.
03:57Sans qu'on sache précisément pourquoi.
03:59Radim, en voyage au Liban avec sa femme et ses deux fils,
04:03apprend qu'il est convoqué par les autorités irakiennes.
04:06La peur de ce qui pourrait l'attendre est assez grande
04:09pour qu'il décide de fuir, abandonnant en Irak
04:12tous les biens qu'il possède et toutes les relations qu'il a construites.
04:15C'est ainsi que la famille arrive sur le sol anglais en tant que réfugié,
04:19au début des années 70.
04:22Radim remonte des affaires dans l'industrie
04:24et retrouve son train de vie aisé.
04:26Il acquiert des propriétés en Angleterre, en France, en Suisse et en Espagne.
04:31Après la mort de sa femme,
04:32il passe de plus en plus de temps dans sa résidence espagnole de Malaga.
04:36C'est là qu'il meurt, en 2011.
04:42Damien, l'héritage de Radim est déjà un sujet
04:45entre les frères Alili, bien avant sa mort.
04:48Oui, puisque Sade suspecte Zahid, son frère,
04:51d'avoir rédigé, quelques années plus tôt,
04:54deux faux testaments au nom de leur père.
04:55L'un de ces testaments faisait de Zahid l'unique héritier.
04:59En découvrant ces documents,
05:01Sade serait devenu fou furieux,
05:03imaginant évidemment que son frère voulait le spolier,
05:06le déposséder de l'héritage.
05:08Le père, lui aussi, qui est encore vivant à ce moment-là,
05:10s'en serait rendu compte,
05:11et aurait alors demandé à Sade de l'aider à gérer son patrimoine,
05:15à le protéger, en quelque sorte.
05:17Ce qui est évidemment un désaveu pour l'autre frère, pour Zahid,
05:21et ça scelle un peu sa disgrâce au sein de la famille.
05:24À partir de là va naître une détestation réciproque
05:27qui va s'installer entre les deux frères,
05:30d'autant que leur père va mourir
05:31sans avoir réglé définitivement cette succession.
05:35Alors on sait que Sade vit très mal cette situation.
05:38Il est tellement meurtri par la tournure prise par les événements
05:41qu'il va même en faire une dépression.
05:43L'héritage de Radim Ali n'est donc pas encore partagé
05:46entre ses deux enfants,
05:48et Zahid aurait un intérêt financier évident
05:51à voir son frère Sade et toute sa famille disparaître.
05:55Ah oui, et pour les gendarmes c'est important
05:57parce que ça fait un mobile.
05:59Et s'il a un mobile,
06:00alors Zahid peut devenir un suspect.
06:02On sait très vite qu'il ne peut pas être le meurtrier lui-même
06:05parce qu'il était en Angleterre au moment de la tuerie.
06:08Ce jour-là il est en congé
06:10et il est avec un ami qui va en quelque sorte valider son alibi.
06:13Mais pour creuser un peu plus,
06:15pour savoir s'il n'a pas pu commanditer cet assassinat, cette tuerie,
06:19pour en savoir un peu plus il faudrait l'interroger.
06:21Mais comme il est anglais, qu'il vit en Angleterre,
06:24ça n'est pas aussi simple pour des questions de procédure
06:27et surtout de compatibilité entre les droits français et anglo-saxons,
06:31une telle audition ne peut pas être réalisée dans l'immédiat.
06:40Le lundi 10 septembre,
06:42cinq jours après la tuerie de Chevaline,
06:44la fille aînée de la famille Alili,
06:46Zainab, témoin clé de l'affaire,
06:48sort du coma artificiel dans lequel elle a été placée
06:50pour lui épargner trop de souffrance.
06:52La nouvelle est annoncée dans les médias
06:54et accompagnée d'un fervent espoir
06:56qu'elle puisse aider à faire avancer l'enquête.
06:59Du côté de l'hôpital couple-enfant de Grenoble,
07:02la fille aînée du couple, Zainab,
07:03s'étend grièvement atteinte
07:05et sortie du coma artificiel où elle avait été plongée.
07:08Ce témoin, sous protection policière,
07:11sera entendu par les enquêteurs
07:12dès que les médecins auront donné leur feu vert.
07:15Mais en recueillant son témoignage,
07:17les enquêteurs déchantent.
07:19La petite fille indique qu'un seul homme,
07:21un méchant, selon elle,
07:23se trouvait sur les lieux du crime.
07:24Cela valide l'hypothèse déjà étayée
07:27par les expertises balistiques
07:28qu'il y avait sur place un seul tireur.
07:31Et c'est tout.
07:33Zainab, souffrante, traumatisée,
07:35n'est pas en mesure de partager autre chose.
07:37Elle veut surtout retrouver sa petite sœur,
07:39déjà rentrée en Angleterre.
07:42Le jeudi 13 septembre,
07:44le procureur d'Annecy, Eric Maillot,
07:46accompagné d'un juge,
07:47arrive dans le comté du Suray,
07:49au sud de Londres.
07:49À Woking,
07:51siège de la police locale,
07:53il rencontre les enquêteurs anglais
07:54et les gendarmes français
07:55qui collaborent depuis une semaine.
07:57Eric Maillot le répète.
07:59Selon lui,
08:00beaucoup de questions
08:01peuvent trouver leur réponse en Angleterre.
08:03Nous sommes parfaitement conscients
08:05qu'Annecy n'est que le lieu fortuit
08:07de ce drame
08:08et que, vraisemblablement,
08:10l'origine, les causes
08:11et les explications
08:12sont ici chez vous,
08:14confirme-t-il aux autorités locales.
08:21Damien,
08:22ce déplacement au Royaume-Uni
08:23vise à faire le bilan
08:24de la perquisition
08:25entamée depuis une semaine
08:26dans la maison des Halili,
08:28à Claygate.
08:28Oui,
08:29et dans cette fouille minutieuse
08:31de la maison,
08:32on remarque qu'il manque
08:33de nombreux documents,
08:35mais c'est parce qu'ils étaient
08:36en fait dans la caravane
08:37en Haute-Savoie,
08:38ils ont été récupérés
08:39au camping de Saint-Joriot.
08:41Alors,
08:42évidemment,
08:43il n'y a rien de tangible
08:44là-dedans,
08:45mais c'est quand même étrange
08:46cette famille
08:46qui part en vacances
08:48avec une quantité importante
08:49de documents bancaires,
08:51de documents de comptabilité,
08:52de documents personnels.
08:54Cette enquête
08:54qui est déjà,
08:55on l'a vu,
08:55internationale
08:56puisqu'elle est à cheval
08:57entre la France
08:58et l'Angleterre,
08:58elle va encore devenir
09:00un peu plus internationale
09:02puisqu'elle va s'orienter
09:03vers la Suède.
09:04La Suède,
09:05c'est le pays
09:05où vivait
09:07Suaila Alalaf,
09:08qui est la belle-mère de Sade,
09:09qui a, elle aussi,
09:10été exécutée
09:11à l'arrière de la BMW.
09:13La police de Stockholm
09:14a en effet confirmé
09:15les informations
09:16d'un quotidien anglais,
09:17The Télégraphe,
09:18qui révèle
09:19que le fils
09:20de Suaila,
09:21un certain Haidar,
09:22qui est âgé
09:22de 46 ans,
09:24souffre de problèmes
09:25psychiatriques.
09:26Il a déjà été condamné
09:27pour avoir frappé
09:29ses parents.
09:29Et d'après les voisins
09:30de la famille
09:31en Suède,
09:32il aurait disparu
09:33depuis plusieurs semaines.
09:34Alors évidemment,
09:35c'est une piste
09:36intéressante
09:37à vérifier,
09:37est-ce qu'il aurait pu aller
09:38en France ?
09:39Mais finalement,
09:40après vérification,
09:41cette piste est abandonnée.
09:42Le vendredi 14 septembre,
09:4411 jours après la tuerie,
09:46Zainab quitte
09:47l'hôpital de Grenoble.
09:48Oui,
09:48elle est très entourée
09:49des médecins,
09:50des assistantes sociales,
09:52des psychologues.
09:52Un avion médicalisé
09:54va l'emmener directement
09:55en Angleterre,
09:56dans un lieu tenu secret,
09:58où elle va pouvoir
09:59continuer à recevoir
10:00des soins adaptés.
10:02Un enquêteur va résumer,
10:03en quittant la France,
10:05elle a quitté le lieu
10:06de son pire cauchemar.
10:07Finalement,
10:07pendant des mois
10:08et même pendant des années,
10:10Zainab n'est pas en mesure
10:12d'apporter les éléments
10:13que certains espéraient.
10:14Oui,
10:14parce qu'on se disait
10:15que quand elle était
10:16dans le coma,
10:17peut-être qu'elle a vu
10:18quelque chose,
10:19elle a vu l'agresseur,
10:20peut-être qu'avec le temps,
10:21elle va pouvoir raconter
10:22ce qui s'est passé
10:23en reconstituant
10:24en quelque sorte
10:25sa mémoire.
10:26Mais en fait,
10:26non,
10:27c'est presque un blackout
10:28total sur la scène
10:30de crime.
10:30Peu de souvenirs,
10:32elle confirme que
10:33selon elle,
10:34selon ce qu'elle a vu,
10:35il n'y avait
10:35qu'un seul homme,
10:36donc qu'un seul tueur,
10:37qu'un seul tireur,
10:38ce qui renforce
10:39un peu plus
10:39l'hypothèse
10:40d'un tueur isolé.
10:42Alors,
10:42ce tueur,
10:43est-ce qu'il aurait été
10:44commandité par quelqu'un ?
10:45À ce stade,
10:46la piste privilégiée,
10:47c'est quand même
10:48toujours le frère de Saad,
10:50c'est ce Zaïd.
10:51Mais cette piste,
10:52elle ne repose
10:53sur aucune preuve concrète.
10:55En fait,
10:55il y a un seul lien,
10:57intriguant,
10:57mais particulièrement ténu,
10:59qui relie
11:00l'aîné de Saad
11:01à des individus
11:02possiblement suspects.
11:05Ce lien trouve sa source
11:07dans les témoignages
11:08de deux personnes.
11:09Elles disent avoir
11:10aperçu
11:10ou croisé
11:11un 4x4 type
11:13BMW X5
11:14couleur sombre
11:15volant à droite
11:17dans la compedire
11:18ou à proximité
11:19autour de leur estimé
11:20des coups de feu.
11:21Les recherches
11:22pour retrouver cette voiture,
11:23immatriculée au Royaume-Uni,
11:25aboutissent au repérage
11:26d'un véhicule
11:26du même type
11:27passant le péage
11:28d'une autoroute
11:29en Haute-Savoie
11:30à Viery
11:30la veille de la tuerie,
11:32le mardi 4 septembre 2012.
11:35En creusant cette piste,
11:36il s'avère
11:37que l'un des deux passagers
11:38à bord de cette BMW
11:39est de nationalité irakienne.
11:42Ça fait déjà
11:43beaucoup de coïncidences.
11:45Mieux que ça,
11:46cet homme irakien
11:47a notamment été employé
11:49dans un restaurant
11:49de Leeds
11:50au nord de l'Angleterre.
11:52Or,
11:53les investigations
11:54menées côté britannique
11:55montrent que
11:56Zahid Alili,
11:57le frère de Saad,
11:58a justement fréquenté
11:59ce restaurant
12:00dans le courant
12:01du mois d'août 2012.
12:02Les enquêteurs,
12:04côté français
12:04comme côté anglais,
12:05n'ont rien de plus.
12:07Mais dans l'hexagone,
12:08le nom de Zahid
12:09clignote sur les radars.
12:10Les Français
12:11aimeraient pouvoir
12:11l'entendre.
12:12Le vendredi 21 juin 2013,
12:15neuf mois et demi
12:16après la tuerie,
12:17les juges d'instruction
12:18le convoquent
12:19au tribunal d'Annecy
12:20afin de lui poser
12:21une série de questions
12:22relatives à son emploi
12:23du temps,
12:24ses relations avec son frère
12:25et l'héritage familial.
12:27Zahid refuse tout net
12:28de se rendre en France.
12:31Soupçonné,
12:31selon les enquêteurs
12:32britanniques,
12:33d'avoir participé
12:34à un complot
12:35pour commettre un meurtre,
12:36il est arrêté
12:37par les policiers locaux
12:38et placé sous un régime
12:39se rapprochant
12:40d'une garde à vue française.
12:42Trois gendarmes
12:43de la section
12:44de recherche de Chambéry
12:45assistent à l'interrogatoire.
12:47Zahid n'est pour l'instant,
12:49aux yeux de la loi britannique,
12:50qu'un mis en cause.
12:52Les trois enquêteurs français
12:53ne peuvent donc pas
12:53lui poser de questions,
12:54mais ils peuvent guider
12:55leur homologue britannique
12:57sur tel ou tel point.
12:58Longuement entendu
12:59après la tuerie,
13:00puis au mois de mars suivant,
13:02Zahid Alili n'avait jamais été,
13:04jusqu'à présent,
13:05soumis à un interrogatoire précis.
13:07Personne ne lui avait jamais
13:08demandé officiellement
13:09son emploi du temps
13:10du 5 septembre 2012,
13:12ni ses relations réelles
13:13avec son frère Saad.
13:14Ses précédentes auditions
13:16volontaires n'étaient que
13:17de simples conversations
13:18de salons
13:19pour reprendre
13:20les mots du procureur
13:21et donc
13:21sans aucune valeur judiciaire.
13:28Damien,
13:29entre-temps,
13:30les enquêteurs
13:30ont appris
13:31qu'il y avait
13:32de l'argent,
13:33beaucoup d'argent
13:34en Suisse
13:35appartenant à la famille Alili.
13:36Oui,
13:37pas une petite somme,
13:38la fortune
13:38du père de famille
13:40du patriarche
13:41est estimée
13:42à plus de 2,5 millions d'euros.
13:44Elle est constituée,
13:45on l'a dit,
13:45de biens immobiliers
13:46qui ont été achetés
13:47un peu partout en Europe,
13:48en France,
13:49en Espagne,
13:49en Angleterre,
13:50dont la fameuse
13:51demeure de Claygate
13:52qui à elle seule
13:53vaut déjà
13:54environ 1 million d'euros.
13:55Mais il y a aussi
13:56effectivement
13:57un compte bancaire
13:58ouvert en Suisse
14:00et crédité
14:01de 965 000 euros,
14:03presque 1 million d'euros.
14:04Et rappelez-vous,
14:05le lundi 3 septembre,
14:07c'est-à-dire
14:07deux jours
14:08avant la tuerie,
14:09Saad avait contacté
14:11une banque en Suisse
14:12pour un rendez-vous.
14:13L'enquête a permis
14:14d'accréditer
14:15le fait que Zaïd
14:16a trahi son père
14:17en rédigeant lui-même
14:19un premier testament.
14:20Oui, ce faux
14:21dont on a parlé déjà
14:22et à son unique profit,
14:24c'est-à-dire que Saad,
14:25quand il a eu connaissance
14:26de ce faux testament,
14:27il en a aussitôt
14:29informé son père
14:29qui était encore en vie
14:30à l'époque,
14:31qui en a donc
14:32rédigé un autre,
14:33un vrai,
14:34celui-là
14:34qui partageait
14:35tous les biens
14:36à égalité
14:36entre ses deux fils.
14:38Au décès du père,
14:40Zaïd,
14:40invoquant son droit d'aînesse
14:42en quelque sorte,
14:43est devenu
14:43encore plus virulent
14:45et a revendiqué
14:46la maison
14:47à colombage
14:48de Claygate.
14:48Il a aussi
14:49manœuvré
14:50pour récupérer
14:51l'argent
14:51sur le fameux
14:52compte suisse
14:53en utilisant même
14:54à un moment
14:54une carte bancaire
14:55périmée.
14:56Nous savons désormais
14:57que Zaïd
14:58lorgnait cet héritage,
15:00précise le procureur
15:01Maillot,
15:02mais de là à dire
15:03qu'il était prêt
15:03à tuer pour,
15:04on en est loin.
15:05Mais un élément
15:06va tout de même
15:06conforter quelque peu
15:08cette hypothèse
15:09d'un meurtre
15:10sur fond
15:10de guerre d'héritage,
15:11c'est ce que les enquêteurs
15:12vont appeler
15:13la piste roumaine.
15:14Oui,
15:15elle est toujours
15:15en lien avec Zaïd,
15:17c'est-à-dire qu'en examinant
15:19la ligne téléphonique
15:20privée du domicile
15:21de Zaïd,
15:22on s'aperçoit
15:23qu'il a reçu
15:24ou émis
15:25des appels
15:26depuis ou vers
15:27la Roumanie.
15:28Et ces appels,
15:29ils ont lieu
15:30trois semaines,
15:31tout juste
15:31avant la tuerie.
15:33Il y a donc
15:33une liste
15:34de cinq numéros
15:35récurrents
15:35qui est repéré,
15:36qui est isolé,
15:37et puis il cesse
15:38brutalement
15:39d'apparaître
15:40sur les relevés
15:40téléphoniques
15:41de Zaïd.
15:42Il s'agit
15:43de téléphones
15:43à cartes
15:44prépayées
15:45qui sont donc
15:45difficilement traçables
15:47mais qui interrogent
15:48beaucoup
15:48les enquêteurs
15:50britanniques et français
15:50parce qu'on a envie
15:51de savoir
15:51qui étaient
15:52ces interlocuteurs
15:53roumains
15:54de Zaïd.
15:56Le mardi
15:5725 juin
15:58au soir,
15:58après 36 heures
15:59de garde à vue,
16:00Zaïd Alili
16:01ressort libre,
16:02placé sous contrôle
16:03judiciaire.
16:04C'est-à-dire
16:04qu'il peut à nouveau
16:05être convoqué
16:06par la police britannique
16:07qui mène l'enquête
16:08en coopération
16:09avec les gendarmes
16:10de la section
16:10de recherche
16:10de Chambéry.
16:12Lors de son audition,
16:13il a formellement
16:14nié toute implication
16:15dans le quadruple
16:16assassinat.
16:17On sait aussi
16:18que Zaïd
16:19était proche
16:19de ses nièces
16:20et qu'il a vécu
16:21sous le même toit
16:22qu'elle
16:22dans la maison
16:22de Claygate
16:23jusqu'à ce que
16:24la question
16:24conflictuelle
16:25de l'héritage
16:26du père Alili
16:26n'arrive sur la table.
16:28Jusqu'à quelques mois
16:29seulement donc
16:30avant la tuerie.
16:32Ça ne prouve rien
16:33mais ça ne va pas
16:34vraiment dans le sens
16:35de sa culpabilité.
16:37Et pour la justice
16:38anglaise,
16:38c'est loin d'être
16:39suffisant.
16:40Côté français,
16:41Zaïd Alili
16:42demeure le premier
16:43et unique suspect
16:44dans cette affaire.
16:45Mais les charges
16:46directes contre lui
16:47qui permettraient
16:48sa mise en accusation
16:49font défaut.
16:50Les faits
16:50s'étant déroulés
16:51en France,
16:51c'est à la justice
16:52française
16:53de mener l'enquête.
16:54Afin de faciliter
16:55les échanges
16:56entre les deux pays,
16:57une équipe
16:58d'enquête commune
16:58est constituée.
17:00La France peut toujours
17:01émettre un mandat
17:01d'arrêt européen
17:02à l'encontre
17:03de Zaïd Alili
17:03mais il ne sera
17:04exécuté par les Britanniques
17:06que s'ils le trouvent
17:07fondé,
17:08ce qui n'est pour le moment
17:09pas le cas.
17:10Une demande d'extradition
17:11est en revanche illusoire.
17:13La Grande-Bretagne,
17:14comme la France d'ailleurs,
17:15n'extrate pas
17:16ses ressortissants
17:17et préfère les juger
17:18sur son territoire.
17:19Mais comme selon
17:20les Britanniques,
17:21les éléments pour inculper
17:22Zaïd Alili
17:23ne sont pas suffisants,
17:24ils restent intouchables.
17:28Dans le courant
17:28du mois de juin
17:29toujours,
17:30neuf mois après
17:31la mort de leurs parents,
17:32les petites filles
17:33Zainab et Zina
17:34sont entendues
17:34en Angleterre.
17:35Zainab apporte
17:36quelques éléments
17:37supplémentaires.
17:38Dans les procès-verbaux
17:39que nous avons pu consulter,
17:40elle raconte
17:41que le mercredi 5 septembre,
17:43les Alili
17:43devaient aller faire
17:44des courses
17:44mais qu'ils ont décidé,
17:46sur la route,
17:46de regarder
17:47« quelques beaux coins »
17:49comme elle dit.
17:49« On s'est arrêté
17:51à un endroit
17:51où il y avait
17:51comme une rivière
17:52sur le côté
17:53et on a regardé
17:54vite fait
17:54et on est remonté
17:55dans la voiture »
17:56raconte la petite fille.
17:57Les enquêteurs
17:58pensent qu'elle fait allusion
17:59à l'arrêt chemin du moulin
18:01quand la grand-mère
18:02a pris des photos
18:02de la famille
18:03juste avant
18:04qu'il ne s'engage
18:04sur la route
18:05de la Combedire.
18:06Après avoir indiqué
18:07que tout s'était
18:08remonté dans la voiture
18:09pour aller
18:10à un autre endroit,
18:12Zainab dit se souvenir
18:13du moment
18:13où il y a eu
18:14les détonations.
18:15Elle raconte
18:16qu'elle courait
18:16à côté de la voiture
18:17sans savoir
18:18d'où venait
18:18ce bruit effrayant
18:19et qu'elle ne savait
18:20pas où aller.
18:22Zainab se souvient
18:23également d'avoir
18:23croisé une autre voiture
18:25sur la Combedire
18:25en sens inverse
18:26et un homme à vélo,
18:28probablement
18:29Sylvain Mollier.
18:34Damien,
18:35au moment des détonations
18:36comme les appelle Zainab,
18:38elle n'a rien vu.
18:39Elle ne sait pas
18:39comment elle a été blessée
18:41elle-même.
18:41Elle dit qu'elle n'a pas vu
18:42la personne
18:43qui l'a blessée.
18:44Elle pense,
18:45c'est ce qu'elle dit,
18:46que la personne
18:46était cachée
18:47quand elle l'a fait.
18:49Quand il a commencé
18:50à tirer
18:50et que ses parents
18:51criaient quelque chose
18:52mais elle ne savait pas
18:53ce qu'il disait,
18:53elle ne comprenait pas
18:54ce qu'il criait,
18:55elle dit d'ailleurs
18:56il criait parce que
18:57c'était très très fort
18:58alors il devait crier
18:59et je ne savais pas
19:00ce qu'il disait.
19:01Zainab indique aussi
19:03avoir l'impression
19:04que toute cette histoire
19:05est de sa faute.
19:06Oui, il y a un sentiment
19:07de culpabilité de sa part
19:08car en fait
19:09c'est son papa
19:10qui lui avait demandé
19:11le matin
19:12si elle voulait faire
19:13du shopping
19:13ou une visite
19:14ce jour-là
19:15et elle a dit
19:16ok pour aller
19:17faire les magasins
19:18et c'est sur la route
19:19pour aller faire les magasins
19:21comme elle dit
19:21que ce drame est arrivé.
19:23Depuis le début
19:23on pensait qu'ils étaient
19:24plutôt partis
19:25pour visiter une grotte
19:26puisqu'ils avaient demandé
19:27des renseignements
19:28sur cette grotte
19:28à l'accueil du camping
19:30on leur avait d'ailleurs
19:31donné une brochure
19:32donc là
19:32le témoignage de Zainab
19:34il change un peu
19:35la version
19:35c'est-à-dire qu'on n'est plus
19:36sur une visite touristique
19:38mais on est
19:39sur une après-midi shopping
19:41alors
19:41ce qui est possible
19:42c'est que le programme
19:43ait changé en cours de route
19:44c'est-à-dire qu'ils soient partis
19:45pour visiter une grotte
19:46et que finalement
19:46dans la voiture
19:47ils aient décidé
19:48d'aller faire plutôt
19:49les magasins
19:50en tout cas
19:51quelle que soit
19:52la version exacte
19:53ça valide
19:54une fois de plus
19:55que la présence
19:56des Halili
19:57à cet endroit
19:58sur cette route
19:58dans ce cul-de-sac
19:59elle est totalement fortuite.
20:04De son côté
20:05Zina
20:06la plus jeune
20:06des deux signes
20:07dit avoir vu
20:08un vélo
20:08arrêté près d'un arbre
20:10et deux voitures
20:11qui précédaient
20:11celle de son père
20:13sur le parking
20:13quand la voiture
20:14de la famille
20:15est arrivée
20:15Zina a vu un cycliste
20:17c'est probablement
20:18là aussi
20:19Sylvain Mollier
20:19il se trouvait
20:21à côté de la barrière
20:22elle raconte
20:23que sa famille
20:23et sa grand-mère
20:24allaient sortir
20:25quand ce qu'elle appelle
20:26un grave accident
20:27a commencé
20:29la petite fille
20:30a entendu
20:31des gros bangs
20:31elle a décidé
20:32d'aller vers les pieds
20:33de sa mère
20:34sous sa robe
20:34elle pense se souvenir
20:36que son papa
20:36est sorti de la voiture
20:37et est vite revenu
20:38dans celle-ci
20:40elle indique
20:40qu'il est rentré vite
20:41à cause
20:42de l'accident grave
20:43en montant dans la voiture
20:45son père essayait
20:46de faire partir
20:47la voiture
20:47dit la petite fille
20:48mais il n'y arrivait pas
20:49Zina précise
20:51qu'elle se trouvait
20:51déjà sous la jupe
20:52de sa mère
20:53elle a entendu
20:54parler un homme
20:55et une femme
20:56dans une langue étrangère
20:57juste avant
20:58ce qu'elle nomme
20:59les gros bangs
21:01le témoignage de Zina
21:02laisse entendre
21:03qu'il y aurait eu
21:04plusieurs agresseurs
21:05les enquêteurs
21:06pensent davantage
21:07que la petite fille
21:08mélange le moment
21:09de l'agression
21:10avec celui
21:11où les gendarmes
21:11sont arrivés
21:12sur les lieux
21:13peut-être
21:14que les voix
21:14féminines et masculines
21:15sont celles
21:16des agents
21:16qui effectuaient
21:17les premières constatations
21:19en juillet 2013
21:20dix mois
21:21après la tuerie
21:22la justice
21:23autorise Zainab
21:24et Zina
21:25à vivre
21:25chez leur tante maternelle
21:27placées dans une famille
21:28d'accueil
21:29depuis le meurtre
21:29de leurs parents
21:30et leur grand-mère
21:31les petites filles
21:32retrouvent leur famille
21:33et leur cousine
21:34qui a le même âge
21:35que Zainab
21:36le lundi 21 octobre
21:38plus de 13 mois
21:39après la tuerie
21:40Zahid Alili
21:41est convoquée
21:42par les britanniques
21:42pour une nouvelle audition
21:44il continue à dire
21:45qu'il est innocent
21:46et étranger à tout complot
21:47pour la première fois
21:49depuis le début de l'affaire
21:50il s'exprime
21:51dans la presse anglaise
21:52il reconnaît
21:53avoir eu de sérieux problèmes
21:55avec son frère cadet
21:56mais il dit
21:57ne pas faire confiance
21:57aux français
21:58et confirme
21:59une nouvelle fois
22:00qu'il ne viendra pas répondre
22:01aux questions
22:02des juges d'instruction
22:03à Annecy
22:05je ne l'ai pas fait
22:07pour sa première interview
22:08Zahid Alili
22:09est catégorique
22:10il réfute avoir commandité
22:12le meurtre de son frère
22:13et de sa famille
22:14le 5 septembre 2012
22:16à Chevaline
22:16mais pas question pour lui
22:18de se rendre en France
22:19pour répondre aux enquêteurs
22:20les français
22:21je ne leur fais pas du tout confiance
22:23mon frère a été tué là-bas
22:24dans cette région
22:25et je ne vais pas prendre ce risque
22:27sa thèse est simple
22:29la véritable cible
22:30c'était le cycliste
22:31qui a été tué ce jour-là
22:32et non son frère
22:38Damien
22:38les droits de la défense
22:40sont plus développés
22:42en quelque sorte
22:42en Grande-Bretagne
22:43qu'en France
22:44alors c'est un tout petit peu
22:45plus compliqué que cela
22:46mais disons que
22:47les deux systèmes judiciaires
22:48sont très différents
22:49et surtout
22:50assez difficilement compatibles
22:52pour résumer
22:53le système français
22:54est dit inquisitoire
22:56et l'anglais
22:56est lui dit accusatoire
22:58alors sans rentrer
22:59dans le détail
22:59c'est le rôle du juge
23:01qui est très différent
23:02dans le système anglais
23:03c'est un arbitre
23:04entre l'accusation
23:05et la défense
23:06qui produisent eux-mêmes
23:07leurs propres preuves
23:09dans le schéma français
23:10le juge a un rôle
23:11beaucoup plus central
23:12et c'est surtout lui
23:13qui dirige l'enquête
23:14finalement
23:15plus d'un an
23:16après la tuerie
23:17de Chevaline
23:18on ne sait toujours pas
23:19qui a tué
23:20Léa Lili
23:20et Sylvain Mollier
23:21et pourtant
23:22on ne peut pas dire
23:23que l'enquête piétine
23:24beaucoup d'actes
23:25sont réalisés
23:25les enquêteurs
23:27travaillent sur trois hypothèses
23:28le conflit familial
23:30on l'a dit
23:30entre les deux frères
23:31l'espionnage industriel
23:33aussi qui serait lié
23:34à la profession
23:35de Saad Lili
23:36qui travaille dans un secteur
23:37qui peut être sensible
23:38qu'il a en sa possession
23:39d'éventuelles données
23:41un peu confidentielles
23:42même si
23:43à première vue
23:44tout ce qu'il manipule
23:46comme information
23:47n'a pas de véritable valeur marchande
23:48mais c'est un pan de l'enquête
23:50qui est creusé
23:50et qui lui demande
23:52énormément de temps
23:53La troisième piste
23:54s'oriente vers Bagdad
23:56la capitale de l'Irak
23:57où le père de Saad
23:59et Saïd
23:59avait une maison
24:01et un terrain
24:01encore
24:02même s'ils étaient en exil
24:03la question se pose
24:05de savoir
24:05si ceux qui en Irak
24:06se trouvent
24:07à la tête du patrimoine
24:09du père
24:09n'avaient pas intérêt
24:11finalement
24:11à ce que les frères
24:12Alili disparaissent
24:13Tous ces éléments
24:14sont fouillés
24:15pendant plusieurs mois
24:16Oui même
24:17plusieurs années
24:18mais on ne trouve rien
24:19toujours pas
24:20de piste concrète
24:21jusqu'à une découverte
24:23qui va braquer
24:24le projecteur
24:25sur un membre
24:25jusqu'ici
24:26assez discret
24:27de la famille Alili
24:28et surtout
24:29discret dans l'enquête
24:30c'est Iqbal
24:32la mère de famille
24:33qui a été tuée
24:33on le sait
24:34elle aussi dans la voiture
24:35c'est d'ailleurs
24:35sous ses pieds
24:36que s'était cachée
24:37la petite Zena
24:38et bien Iqbal
24:39elle a eu une première vie
24:41assez mystérieuse
24:42et surtout
24:43très secrète
24:44presque clandestine
25:00Vous venez d'écouter
25:02le quatrième épisode
25:03sur six
25:04de notre série
25:05Les fantômes
25:06de Chevaline
25:06un épisode produit
25:08par Clara Garnia-Mouroux
25:09Pénélope Gualquerotti
25:11Thibaut Lambert
25:12Raphaël Puyot
25:13et Clémentine Spiller
25:14Réalisation et mixage
25:16Julien Moncouquiol
25:17Rédacteur en chef
25:18Jules Lavi
25:19Vous pouvez retrouver
25:20sur notre site internet
25:21les documents
25:22que nous avons cités
25:23et vous pouvez écouter
25:24dès maintenant
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