Passer au playerPasser au contenu principal
🎥 Pour ne rater aucune de nos vidéos, abonnez-vous et n'oubliez pas d'activer la cloche. https://youtube.com/@LeParisien

Le 19 juillet 1981, au lendemain de l’élection de François Mitterrand, un militant d’extrême droite et sa famille sont portés disparus. Du sang est retrouvé dans leur maison et aux alentours. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Grouzis, Pénélope Gualchierotti et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archives : INA. Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Nous avons aussi exploité des ressources provenant du Monde, Slate, et Le Figaro.

Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien:

🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien

✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters

👂 Retrouvez nos différents podcasts :

Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien: https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique: https://bit.ly/_Lesacre

Suivez-nous:
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien

#crimestory #truecrimepodcast #tueriedauriol

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vous écoutez Crime Story, tuerie d'Auriol, la famille massacrée et les barbouzes gaullistes, deuxième et dernier épisode.
00:09Le dimanche 19 juillet 1981, Marina Massier, 37 ans, découvre que toute sa famille a disparu de la maison d
00:17'Auriol dans les Bouches-du-Rhône où elle devait les retrouver.
00:20Manque à l'appel Jacques Massier, inspecteur de police marseillais, sa femme, son fils, ses beaux-parents et le compagnon
00:27de sa sœur Marina.
00:28Sur place, des traces de sang laissent penser que leur disparition est criminelle.
00:33La police ne tarde pas à identifier trois personnes qui, comme Jacques Massier, sont membres du SAC, le service d
00:39'action civique, un groupuscule proche du RPR.
00:41En garde à vue, l'un d'eux reconnaît les faits.
00:44Le mercredi 22 juillet, le corps de Jacques Massier est retrouvé sur un plateau à une quinzaine de kilomètres d
00:51'Auriol.
00:52Mais d'abord, cette extraordinaire affaire, un instituteur de 31 ans serait l'un des responsables du massacre d'Auriol.
01:01Jacques Massier, inspecteur de police stagiaire et responsable local du SAC, le service d'action civique, son épouse, leur fils
01:08âgé de 8 ans,
01:09les beaux-parents de l'inspecteur et un ami ont été massacrés dans des circonstances particulièrement horribles.
01:15Jacques Massier n'avait pas pu prouver que Lionel Collard et Jean-Joseph Maria étaient bien derrière les coups de
01:20feu qu'il avait ciblés au mois d'avril.
01:23Mais l'inspecteur de police ne s'était pas trompé.
01:25Au mois de juillet, une équipe recrutée par Maria et Collard multiplie les surveillances sur Massier.
01:30L'élection de François Mitterrand est pour la droite en France un immense choc.
01:35Et pour le service d'action civique tout particulièrement.
01:38Avec ce nouveau président, le parti communiste est entré au gouvernement.
01:42A l'époque, il est très proche du parti communiste russe et plus largement très proche de tout le bloc
01:47de l'Est.
01:49Ça inquiète de nombreux Français.
01:50Les membres du SAC craignent que les socialo-communistes gagnent du terrain,
01:54qu'ils commettent des attentats, tentent de les liquider et que leur violence s'exerce en toute impunité.
02:01Depuis Paris, Pierre Debizet dirige le SAC national.
02:04Il est proche d'un ancien conseiller du général de Gaulle et prend la décision,
02:08à l'heure où il sent que ses troupes sont en danger, de faire disparaître tous les fichiers.
02:13Au même moment, le chef du SAC à Marseille, Jacques Massier, a, selon ses collègues, une attitude suspecte.
02:20Ses absences répétées sont le signe pour son adjoint Jean-Joseph Maria qu'il cache quelque chose.
02:26Sans doute une grande trahison.
02:29Au mois de juillet donc, Jean-Joseph Maria a acquis la conviction que Massier a volé des documents du SAC
02:34et qu'il les dissimule dans sa bastide d'Auriol.
02:37Un plan est imaginé pour kidnapper Jacques Massier,
02:41lui faire comprendre qu'il n'est pas question de livrer quelque information que ce soit à la gauche locale
02:45et, au passage, récupérer les fameux documents.
02:48Avec son compagnon de route, Lionel Collard, Jean-Joseph Maria monte une équipe.
02:53Il y a là Jean-Bruno Finocchietti et trois postiers syndiqués à la CGT ou la CFDT
02:58qui n'ont donc, a priori, rien à voir avec le SAC.
03:02Le journal Le Monde les décrit comme des hommes aux personnalités sans relief.
03:07Ils s'appellent Didier Campana, Jean-François Massoni et Ange Poletti.
03:17Damien Delsenny, aucun de ces hommes n'a jamais jusqu'ici commis d'actes violents.
03:22Non, c'est ce qu'on pourrait appeler des petites mains du SAC.
03:26Ils font du collage d'affiches, ils font un peu de maintien de l'ordre dans des réunions politiques.
03:30C'est donc assez surprenant de les retrouver mêlés à cette opération
03:35pour laquelle ils semblent accepter assez facilement.
03:39Mais ils ont apparemment été séduits par la personnalité
03:43et le discours de Jean-Joseph Maria, qui quelque part est une personnalité plus emblématique du mouvement
03:48et qui leur a dit que s'occuper de Massier, régler le cas Massier,
03:53c'est une demande qui émane directement de Pierre de Bizet, donc du grand chef du mouvement.
03:58La personnalité de Jean-Joseph Maria, surnommée Kojak, on l'a dit,
04:02elle va évidemment beaucoup compter.
04:05C'est quelqu'un qui souvent s'invente auprès de ses interlocuteurs et auprès de ses subalternes
04:08un passé militaire assez violent, histoire d'asseoir un peu son autorité.
04:13Tout le monde croit à ça et forcément ça en impose.
04:16Mi-juillet, les six hommes s'installent sur la colline face à la Bastide
04:20pour pouvoir surveiller Jacques Massier.
04:22Oui, une opération quasi militaire, on va espionner de loin ce qui se passe autour de la Bastide des Massiers
04:28et le samedi 18 juillet, la voiture de Jacques Massier est garée devant la maison.
04:34Une autre voiture arrive, c'est celle de son beau-frère, Georges Ferrarini.
04:38Quelques heures plus tard, alors qu'ils sont toujours sous la surveillance du commando du sac
04:42qui est posté dans la garrigue, la deuxième voiture repart,
04:46donc celle du beau-frère, celle de Georges Ferrarini.
04:48En principe, donc l'équipe de Maria en déduit que le visiteur est reparti,
04:53Massier est donc seul a priori dans la Bastide, la voie est libre, c'est maintenant qu'il faut passer
04:59à l'action.
04:59Le commando prend alors la route pour la Bastide.
05:02Oui, les assaillants arrivent, armés, masqués, répartis dans trois voitures,
05:07dont une fourgonnette Renault estafette blanche.
05:10Quand ils arrivent sur place, ils pensent que Jacques Massier est là,
05:13mais en fait, c'est Jacques Massier qui vient de partir avec la fameuse voiture,
05:17il a emprunté la voiture de son beau-frère.
05:19Donc, une double mauvaise surprise les attend.
05:22La première, c'est que Massier, qui est leur cible, n'est pas là.
05:25Et la deuxième, c'est qu'en revanche, dans la maison, il y a du monde.
05:28Il y a cinq personnes qui les voient entrer dans la maison
05:31et cinq personnes qui deviennent, à partir de ce moment-là, des otages,
05:36mais surtout des témoins extrêmement gênants.
05:40Les hommes armés font monter leurs cinq otages au premier étage de la maison
05:44et les ligotent dans une chambre.
05:46Leur calvaire va durer trois heures.
05:49Marie-Dominique Massier, la femme de Jacques,
05:51leur fils Alexandre, âgé de sept ans,
05:54les parents de Marie-Dominique, Jules et Emmanuel Jacquem,
05:57et le beau-frère de Jacques, Georges Ferrarini, sont gardés par Finocchietti.
06:02Mais il ne faut pas longtemps à Marie-Dominique
06:04pour identifier l'instituteur de son petit garçon.
06:06Elle le supplie, sauve au moins l'enfant.
06:10Il n'en fera rien.
06:11Il n'était pas question de laisser des témoins derrière nous,
06:14explique Finocchietti aux enquêteurs.
06:16Vers 18h, Lionel Collard annonce qu'il faut tous les tuer.
06:21Au bas de l'escalier, les premiers adultes sont étranglés un par un
06:24par Lionel Collard, à l'aide d'une cordelette.
06:27Alexandre et sa mère descendent en dernier.
06:30Quand ils arrivent en bas, Finocchietti prend le petit garçon à son tour
06:33et l'éloigne.
06:34Pendant qu'il le tient, Poletti le frappe à coups de tisonnier.
06:38N'en pouvant plus d'entendre ses râles, Finocchietti l'achève d'un coup de couteau.
06:43Après ces meurtres, les hommes chargent les corps des défunts dans l'estafette blanche.
06:48Collard et Massoni prennent la route, avec pour mission de se débarrasser des cadavres.
06:52Les autres restent sur place et attendent le retour de Massier.
06:56Vers 3h du matin, l'inspecteur rentre chez lui et reçoit un premier coup de couteau.
07:01Il tente de s'échapper. Finocchietti le rattrape, le poignarde encore et lui explose la tête sur l'arrête du
07:08trottoir.
07:09C'est la raison pour laquelle les enquêteurs retrouveront autant de traces de sang.
07:14Collard récupère deux mallettes de documents.
07:16Le corps est chargé dans le coffre d'une voiture.
07:19Avant de partir, le commando allume quelques bougies sous les rideaux pour faire croire à un incendie et maquiller le
07:25crime.
07:26Un peu plus de 48h après, le corps de Jacques Massier est retrouvé.
07:30Finocchietti ne sait pas où se trouvent les autres victimes, mais l'arrestation des derniers membres du commando permet d
07:36'en savoir plus.
07:37Eux aussi plaident pour un ordre venu d'un niveau supérieur, disent-ils.
07:42Le jeudi 30 juillet, Jean-François Massoni, le seul du commando qui n'a pas de sang sur les mains,
07:47reconnaît sa participation au crime et indique aux enquêteurs que les dépouilles se trouvent dans une ancienne mine,
07:53près du village Les Maillons, dans le Var.
07:55Elles sont récupérées par la police quelques heures plus tard.
08:02Damien, Pierre Debizet, le grand patron du SAC, est arrêté à son tour.
08:07Fort logiquement, donc on va un peu le questionner.
08:09Son agenda fait mention d'un voyage, d'un déplacement à Marseille le 5 mai,
08:14c'est-à-dire juste avant la première attaque dont a été victime Jacques Massier.
08:18On sait que ce jour-là, Debizet a rencontré des membres du groupe du SAC
08:23et certains confirment qu'il a bien dit qu'il fallait, entre guillemets, régler le problème Massier.
08:29Donc lui, quand il est interrogé là-dessus, il va démentir, dire que son intention n'était pas celle-là
08:35et qu'en tout cas, il n'a jamais commandité cet assassinat.
08:38Est-ce qu'on sait pourquoi Jacques Massier avait ces documents ?
08:41Alors Jacques Massier, il compilait en quelque sorte, en tant que responsable un peu local du SAC,
08:46il compilait un certain nombre de documents, plus ou moins secrets.
08:49Il y avait à la fois la liste, évidemment, des membres locaux du SAC,
08:53il y avait aussi des comptes-rendus de réunions politiques, un certain nombre de documents
08:58et puis peut-être aussi, et c'est surtout ça qui a inquiété sa hiérarchie, entre guillemets,
09:02c'est qu'il avait listé un certain nombre d'actions violentes, des attentats qui sont commis à l'époque,
09:08notamment à Marseille, un visant le consulat d'Algérie d'ailleurs à Marseille, dans lequel il y a des victimes.
09:13Et évidemment, il avait listé en quelque sorte les actions violentes et clandestines du SAC.
09:18Au lendemain du massacre, une commission parlementaire sur le SAC est créée.
09:22Oui, alors elle va être présidée par une députée socialiste.
09:26Elle est évidemment, cette commission, très mal accueillie par la droite, qui va d'ailleurs refuser d'y participer.
09:32Ça permet quand même de mesurer la fracture politique de l'époque.
09:35Jacques Chirac, qui lui est maire de Paris à l'époque et candidat malheureux à la présidentielle de 1981,
09:41s'indigne par avance de cette commission d'enquête, estimant que la dissolution du SAC serait une espèce de vengeance,
09:49comme les hommes sectaires actuellement au pouvoir en ont le secret, dit-il.
09:57La commission parlementaire décide finalement de ne pas demander la dissolution du SAC.
10:02François Caviglioli, journaliste aux Nouvelles Observateurs, analyse la situation ainsi.
10:07Deux écoles s'affrontent alors.
10:09Celle des légalistes, dont le garde des Sceaux Robert Bannenter,
10:12affirmait qu'une organisation aux agissements criminels ne pouvait avoir pignon sur rue,
10:17et celle des politiques, qui soutenaient qu'il valait mieux que le SAC est une façade légale pour le contrôler,
10:22voire l'infiltrer.
10:24Le Parlement tranche et vote en effet en faveur de la dissolution.
10:29Le 3 août 1982, un an après la tuerie d'Auriol et le choc qu'elle a provoqué partout en
10:35France,
10:36François Mitterrand dissout officiellement l'association.
10:39Pierre Debizet, inculpé à un temps de complicité d'homicide volontaire, bénéficie d'un non-lieu.
10:45Les 6 autres inculpés sont renvoyés devant les assises des Bouches-du-Rhône.
10:49Leur procès s'ouvre en mai 1985 et doit durer deux semaines.
10:54L'ambiance des audiences est agitée.
10:56Marina Macié, constituée partie civile, s'exprime avec désespoir et ne mâche pas ses mots
11:01quand elle insulte les accusés en les traitant d'ordure et d'assassin.
11:06Ordures !
11:07Attachés !
11:08Attachés !
11:09Ordures !
11:10Ordures !
11:11Elle cible en particulier Jean-Bruno Finocchietti.
11:14Impossible pour elle de comprendre comment il a pu tuer de sang-froid son neveu.
11:18« Tu avais des enfants », lui lance-t-elle.
11:21« Je l'habite ! »
11:34Damien, Marina Macié est défendu par Gilbert Collard.
11:38Oui, qui n'est pas très connu à l'époque.
11:40C'est un jeune avocat marseillais.
11:42On le connaît plus maintenant parce qu'il est devenu notamment député du Rassemblement National,
11:48député au Parlement français et au Parlement européen à l'époque.
11:51Il est un jeune avocat pénaliste.
11:53Alors, en plus, il porte le même nom qu'un des accusés, que Lionel Collard,
11:56mais évidemment, ils n'ont rien à voir ensemble.
11:58Gilbert Collard, effectivement, c'est l'avocat de la sœur de Jacques Macié.
12:02À l'époque, il est d'ailleurs plutôt étiqueté à gauche
12:05et ce procès va être quand même une sorte de marche-pied aussi pour sa carrière.
12:09D'ailleurs, il racontera plus tard « Au moment où j'ai décrit devant les jurés l'enfant transporté dans
12:14les bras de sa mère
12:15pour être abattu par le tueur au pied de l'escalier,
12:18je me suis marqué l'empreinte des poings dans la paume tellement je les serrais pendant la plaidoirie. »
12:23Alors que Finocchietti, Campana, Poletti et Massoni plaident coupable,
12:28Jean-Joseph Maria et Lionel Collard démentent au contraire toute participation au crime.
12:33Oui, mais cela a très peu de poids.
12:35En tout cas, ça ne suffit pas aux jurés.
12:37Jean-Joseph Maria, Lionel Collard et Ange Poletti sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
12:44Jean-Bruno Finocchietti et Didier Campana écopent peu de 20 ans de prison
12:48et Jean-François Massoni de 15 ans.
12:51Pierre Debizet, le patron du sac qui avait été inculpé et renvoyé dans un premier temps devant les assises,
12:57a bénéficié, après cassation, d'un non-lieu finalement rendu par la Chambre d'accusation de Paris
13:03donc il n'est pas accusé au procès.
13:05Tous ces accusés, tous ces condamnés ont depuis recouvré la liberté.
13:10Collard, lui, l'ancien légionnaire, vivrait en Roumanie.
13:14Maria, dit Kojak, est décédée d'un cancer.
13:17Poletti et Massoni vivraient eux en Corse, Campana, près de Marseille.
13:21À 56 ans, Jean-Bruno Finocchietti a passé 13 années finalement en prison.
13:27Il a été libéré le 23 juillet 1994.
13:31Après avoir vécu successivement en Italie et en Biélorussie, il s'est remarié.
13:36Il serait aujourd'hui artiste, peintre et brocanteur.
13:39Pour Marina Massier, l'après-procès est particulièrement douloureux.
13:43Alors effectivement, Marina Massier, elle est traumatisée par cette tragédie.
13:47Elle ne parvient pas à retravailler.
13:49Elle a en plus un fils qui lui aussi, marqué par cette histoire, va sombrer dans la toxicomanie.
13:55Elle va tout faire pour qu'il s'en sorte.
13:57Mais sans succès, il va se suicider en 1990, c'est-à-dire 9 ans après les faits.
14:03Elle vit très mal, évidemment, d'être en quelque sorte la survivante de cette tuerie.
14:08Celle qui aurait dû être là et qui n'était pas là finalement.
14:11Et puis, passé le procès, on va la laisser un peu, on va l'abandonner toute seule avec son malheur.
14:16Ce qu'elle racontera d'ailleurs, elle dira
14:18« La mairie de Marseille a bien pris en charge les cercueils pour mon frère et sa famille. »
14:23Mais ce n'est pas aller plus loin.
14:24Quant aux gens du RPR, alors que Jacques Massier et son frère servaient de garde du corps à Chirac lorsqu
14:30'ils venaient dans la région,
14:32ils ne sont jamais venus me voir.
14:37En 2006, Marina Massier a 54 ans et publie un livre intitulé « Tuerie d'Oriole, la vie d'une
14:45rescapée ».
14:46Le mercredi 11 juillet 2007, 8 mois après la publication de son livre,
14:51Marina Massier marche dans la rue à Marseille, à moins de 2 km de chez elle,
14:55quand soudain, elle croit reconnaître, droit devant elle, Jean-Bruno Finocchietti.
15:00C'est bien lui, Marina Massier n'en revient pas.
15:03Dix jours plus tard, ils se revoient, puis ils acceptent de se parler dans les locaux du journal local La
15:09Provence.
15:10Elle veut comprendre.
15:12Lui veut présenter des excuses sincères.
15:15Un face-à-face poignant et un moment rare dans les affaires judiciaires.
15:20« J'étais terrorisée à cette idée d'affronter un des assassins de ma famille », racontera Marina Massier.
15:25« Mais j'ai ainsi compris que Finocchietti était un pauvre type, toujours englué dans ses peurs et ses contradictions.
15:31Je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai souhaité de vivre 100 ans, avec tous ses
15:36remords. »
15:48Vous venez d'écouter Crime Story, le podcast fait divers du Parisien,
15:52avec à la production Thibault Lambert, Clara Grouzis, Pénélope Gualquierotti et Clémentine Spiller,
15:58à la réalisation Julien Moncouquiole et Éthène Contestabilé,
16:02et à la rédaction en chef Jules Lavi.
16:03Ce récit était écrit par Claudia Prolongeau et raconté avec Damien Delsenie.
16:08Vous pouvez retrouver tous nos podcasts sur le site leparisien.fr et sur n'importe quelle plateforme d'écoute.
16:14Si vous aimez Crime Story, vous pouvez vous abonner et nous laisser des commentaires ou des petites étoiles,
16:19c'est ce qui nous aide à nous faire connaître.
16:20Et vous pouvez également écouter Code Source, notre podcast d'actualité,
16:24qui propose chaque jour un nouvel épisode.
16:29Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations