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Cet été, Crime Story raconte l’affaire Cécile Vallin en quatre parties. Premier épisode : la disparition suspecte de Cécile, une lycéenne studieuse de 17 ans à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), quelques semaines avant son baccalauréat. Ce fait divers exceptionnel est raconté dans Crime story par la journaliste Clawdia Prolongeau et le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delseny. Crédits.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Grouzis, Clémentine Spiller, et Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Identité graphique : Eric Azara
Archives : INA.
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Cet été, Crime Story raconte l’affaire Cécile Vallin en quatre parties. Premier épisode : la disparition suspecte de Cécile, une lycéenne studieuse de 17 ans à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), quelques semaines avant son baccalauréat. Ce fait divers exceptionnel est raconté dans Crime story par la journaliste Clawdia Prolongeau et le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delseny. Crédits.
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NewsTranscription
00:03Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:10Cet été, avec Damien Delceny, chef du service police-justice, nous vous plongeons dans le mystère d'une disparition.
00:17Celle de Cécile Vallin, une lycéenne de 17 ans qui s'est volatilisée en Savoie en juin 1997.
00:2528 ans plus tard, l'énigme reste entière, même si la justice n'a jamais baissé les bras.
00:31Une enquête en forme de labyrinthe, pavée de fausses pistes et d'espoirs déçus,
00:36soudain relancée par un coup de théâtre aussi inattendu que stupéfiant.
00:41Bienvenue dans notre série d'été, Cécile Vallin, les secrets d'une disparition.
00:47Premier épisode sur 4.
00:56Lundi 9 juin 1997, en France, Lionel Jospin est installé à Matignon depuis une semaine.
01:02Il a été nommé Premier ministre par Jacques Chirac, après la dissolution de l'Assemblée nationale et la victoire de
01:08la gauche aux législatives.
01:10Une nouvelle ère politique s'ouvre, celle de la cohabitation.
01:13Une nouvelle ère sportive aussi.
01:15La veille, le dimanche 8 juin 1997, à Roland-Garros, le Brésilien Gustavo Cuerten, surnommé Guga,
01:24est devenu roi de la terre battue pour sa première participation.
01:27Il n'était pourtant que 66e mondial.
01:32Mais dans le petit lycée de Savoie-Paul-et-Roux, à Saint-Jean-de-Maurienne, on est loin de tout
01:36ça.
01:37Ce lundi 9 juin, il est 8h30, quand la classe de terminale littéraire du lycée se remplit.
01:43Une seule élève manque à l'appel.
01:45Elle s'appelle Cécile Vallon.
01:48Elle a 17 ans et ses amis sont surpris, car c'est une bonne élève, raisonnable et jamais absente.
01:54Cécile n'est pas du tout du genre à sécher les cours.
01:57Surtout que les épreuves du bac débutent dans une semaine.
02:01Cécile a obtenu un avis favorable.
02:03L'examen apparaît pour elle comme une simple formalité,
02:06mais elle est sérieuse et elle le restera jusqu'au bout.
02:09Ses amis pensent qu'elle est peut-être souffrante.
02:11En tout cas, personne dans sa classe ne s'inquiète immédiatement.
02:16Il faut dire que Cécile est une lycéenne un peu à part.
02:19Comme le proviseur de l'établissement est son beau-père,
02:22elle vit dans l'enceinte du lycée.
02:24Avec lui, sa mère, sa demi-sœur et son demi-frère,
02:27ils partagent un appartement de fonction,
02:29à seulement quelques dizaines de mètres donc, des salles de cours.
02:32Et ils forment une famille recomposée qui semble unie et heureuse.
02:38Ce que les amis de Cécile ne savent pas,
02:40c'est qu'à l'heure où les cours commencent sans elle,
02:42les gendarmes de la brigade de Saint-Jean-de-Maurienne
02:44accueillent dans leurs locaux la maman et le beau-père de la lycéenne.
02:50Ils rédigent un premier procès verbal sur leur machine à écrire.
03:04En réalité, les gendarmes sont alertés depuis quelques heures déjà.
03:08À une heure du matin, le beau-père de Cécile les a contactés, inquiets.
03:12Toute la famille était partie pour le week-end à un baptême,
03:15dans le sud de la France.
03:16Toute la famille, sauf Cécile,
03:18qui avait insisté pour rester à Saint-Jean-de-Maurienne,
03:21réviser ses examens.
03:23Mais lorsque tout le monde est rentré le dimanche 8 juin en fin de soirée,
03:27Cécile n'était pas là.
03:28Cécile a 17 ans et la disparition d'une mineure
03:31est toujours considérée comme inquiétante.
03:34Surtout que la lycéenne n'a rien d'une fugueuse.
03:37Dès sa première déposition à la gendarmerie,
03:40Maryse, sa mère, explique aux gendarmes
03:42que sa fille est extrêmement sociable
03:44et qu'elle n'est jamais fâchée avec qui que ce soit.
03:46Elle poursuit.
03:48Cécile est autonome, organisée, adulte et responsable.
03:52Studieuse et sérieuse,
03:54Cécile ne serait, semble-t-il,
03:56jamais partie aussi brutalement,
03:58sans prévenir.
04:02Damien Delceny,
04:04déjà, est-ce que vous pouvez nous décrire Cécile Vallin ?
04:07Cécile est mince,
04:08elle a les cheveux courts coupés à la garçonne,
04:10des cheveux châtains et des yeux marron-vert.
04:13De la vie de tous,
04:14c'est une très jolie jeune fille
04:16et d'après ses amis,
04:17elle ne laisse personne indifférent.
04:19Elle a une sorte de magnétisme.
04:21Dans un premier temps,
04:22les gendarmes de la brigade locale
04:23lancent des patrouilles dans la ville.
04:24Oui, on l'a dit,
04:25Cécile Vallin est mineure
04:26et en France,
04:27on le répète,
04:28une disparition de mineurs
04:29est automatiquement considérée
04:32comme inquiétante.
04:32Même si, dans ce cas précis,
04:34il s'agit d'une adolescente
04:36qui est presque majeure.
04:37Donc, dès le lundi 9 juin,
04:39les gendarmes mettent en place
04:40un dispositif important
04:42avec des recherches physiques
04:43sur le terrain.
04:44Le lundi après-midi, par exemple,
04:46un hélicoptère est mobilisé
04:47pour survoler les cours d'eau du secteur.
04:49Des chiens spécialisés
04:50inspectent les berges.
04:52Des gendarmes parcourent aussi
04:53les nombreux sentiers environnants,
04:55que ce soit en vélo ou en moto.
04:57Saint-Jean-de-Maurienne,
04:58ce n'est pas une grande ville,
04:59il y a à peine 9000 habitants,
05:01mais elle est située
05:02dans la vallée de l'Arc,
05:03en plein cœur des Alpes.
05:05Elle est entourée de montagnes,
05:06traversée par une rivière.
05:08D'un côté,
05:08la route mène vers Chambéry,
05:10de l'autre,
05:11elle mène vers Modane,
05:12puis le tunnel du Fréjus
05:13et l'Italie.
05:14Pendant que des gendarmes
05:15patrouillent dans la ville,
05:16d'autres équipes sont affectées
05:18à la collecte de renseignements.
05:20Oui, une sorte d'enquête
05:21de porte-à-porte de voisinage.
05:22Il s'agit par exemple
05:23de solliciter la SNCF
05:25et le personnel
05:26de la gare de Saint-Jean-de-Maurienne.
05:27A l'époque,
05:28pas de vidéosurveillance
05:29pour repérer la présence
05:30ou pas de Cécile Vallin,
05:31mais un signalement
05:32va être envoyé par exemple
05:33aux contrôleurs du secteur
05:35pour savoir si
05:36ils auraient contrôlé
05:37une jeune fille
05:38le dimanche en fin de journée
05:39et pourquoi pas même
05:40verbaliser une jeune fille
05:41entre le dimanche après-midi
05:43et le lundi matin
05:44sur la ligne.
05:45Rien n'est négligé
05:46dans cette phase.
05:47Par exemple,
05:47les gendarmes vont aller aussi
05:48interroger
05:50la gérante du cinéma
05:51de Saint-Jean-de-Maurienne
05:51pour savoir si par hasard
05:53Cécile serait venue
05:54voir un film dimanche.
05:56Mais ses premières recherches
05:57ne donnent rien.
05:59Entreprise,
06:00dès le lendemain
06:00de sa disparition,
06:01les recherches
06:02avec hélicoptères,
06:03chiens et motos
06:04n'ont rien donné.
06:05Depuis,
06:05une information judiciaire
06:06pour enlèvement
06:07a été ouverte
06:08et aujourd'hui,
06:09des gendarmes
06:09des trois compagnies de Savoie
06:10et des hommes
06:11de l'escadrant mobile
06:12et de plongeurs
06:13ont fouillé toute la région
06:14secteur par secteur
06:16sans résultat.
06:17Pour l'instant,
06:18les enquêteurs
06:18ne disposent d'aucun indice
06:19et préfèrent explorer
06:20toutes les pistes.
06:21De sans côté,
06:22la famille diffuse
06:23des affiches
06:23et même un message
06:24sur Internet
06:25chez les Valins.
06:26On attend le retour
06:27de Cécile.
06:31En l'absence d'indice
06:32sur ce qu'a pu devenir Cécile,
06:34les gendarmes décident
06:35de reconstituer
06:35son emploi du temps
06:36du week-end
06:37jusqu'au moment
06:38de sa disparition.
06:39Et ils remontent pour cela
06:40au vendredi 6 juin.
06:42Ce soir-là,
06:43la mère de Cécile,
06:45son beau-père
06:45et ses deux demi-frères
06:46et sœurs
06:47prennent la route
06:48pour Montélimar
06:48dans la Drôme
06:49où ils vont assister
06:50à un baptême.
06:51Initialement,
06:52Cécile devait être
06:53du voyage
06:54mais elle a préféré
06:55rester réviser son bac.
06:57Entre leur départ
06:58vendredi
06:58et leur retour dimanche
07:00quand ils constatent
07:00sa disparition,
07:01ils ne savent pas
07:02ce qu'a fait Cécile.
07:04Il y a 48 heures de trou
07:05qu'il faut reconstituer.
07:07Des amis de la jeune femme
07:09sont auditionnés.
07:10Par recoupement,
07:11les enquêteurs apprennent
07:12que le samedi,
07:13en fin d'après-midi,
07:15trois garçons
07:15se sont présentés
07:16chez elle.
07:17Ce sont des copains
07:18de Saint-Jean-de-Maurienne
07:19que Cécile fréquente
07:20notamment dans le cadre
07:22de sa passion,
07:23l'escalade.
07:24Le samedi 7 juin donc,
07:26Sébastien,
07:26Mathias et Benoît
07:27sonnent chez elle.
07:29Ils lui proposent
07:30une séance d'escalade
07:31sur le mur d'entraînement
07:32qui se situe
07:32dans l'enceinte du lycée.
07:34Cécile accepte.
07:36Ensuite,
07:37le groupe rentre
07:38à l'appartement de Cécile
07:39pour une soirée improvisée.
07:41Rien d'extraordinaire,
07:42ils mangent des pâtes,
07:44boivent une bouteille de vin,
07:45une de champagne
07:46et quelques bières.
07:48Puis,
07:48les trois garçons,
07:49auxquels s'éjoint
07:50entre-temps un quatrième,
07:51prénommé Karim,
07:52s'installent avec Cécile
07:53devant la télé
07:54et lancent le magnétoscope.
07:56Ils regardent Phénomène,
07:58un film américain
07:59avec John Travolta,
08:00sorti quelques mois plus tôt.
08:02À une heure du matin,
08:03un des garçons s'en va.
08:05Les autres restent encore un peu
08:06et jouent aux échecs.
08:07À trois heures du matin,
08:09tout le monde s'éclipse
08:10et Cécile se retrouve
08:12une nouvelle fois seule
08:13dans l'appartement familial.
08:18Damien,
08:19en fin de compte,
08:20c'est une soirée
08:20assez normale
08:21pour des ados de 17 ans.
08:23Oui,
08:23ils boivent un peu d'alcool
08:24mais pas tant.
08:25Cécile est une jeune fille
08:26plutôt obéissante.
08:27Bon,
08:27là,
08:28elle a quand même
08:28évidemment organisé
08:30une soirée
08:30sans l'autorisation
08:31de ses parents
08:32mais il n'y a rien
08:33de gravissime
08:34non plus.
08:35Donc,
08:35une soirée
08:36plutôt banale
08:37où les garçons
08:38rentrent à la fin.
08:39Personne n'a dormi
08:40dans la maison de Cécile.
08:41Il y a quand même
08:42un détail
08:42qui retient l'attention
08:43des enquêteurs.
08:44Oui,
08:44quelque chose
08:45d'assez bénin
08:46en apparence
08:46mais pas neutre
08:47non plus.
08:48Ce soir-là,
08:49Cécile va flirter
08:50avec un des garçons,
08:51avec Sébastien.
08:52Ça pourrait n'avoir
08:53aucun intérêt
08:54ou peu d'intérêt
08:55sauf que Cécile
08:56a un autre petit ami
08:58à ce moment-là.
08:59Un petit ami
08:59avec lequel
09:00elle a d'ailleurs
09:01une relation sérieuse.
09:02Oui,
09:03sérieuse
09:03et qui dure
09:04depuis un petit moment.
09:04Elle en a même
09:05déjà parlé à sa maman.
09:06Il s'appelle Jérémy
09:08et tous les amis
09:09de Cécile
09:09s'accordent à dire
09:10qu'elle tient à Jérémy
09:11et que Jérémy
09:12tient à Cécile.
09:13Mais ce samedi soir,
09:15c'est donc avec Sébastien
09:16qu'il y a un rapprochement
09:17et évidemment,
09:19dans le contexte
09:20de la disparition
09:21soudaine de Cécile,
09:22rien n'est anodin,
09:23surtout pas
09:24ce qui pourrait entraîner
09:25des jalousies
09:26voire des mobiles
09:27d'agression.
09:28Donc,
09:28les gendarmes
09:28vont s'intéresser
09:30à cette information
09:31et ils découvrent
09:32qu'effectivement,
09:33ce flirt
09:33est une piste
09:35à creuser
09:35parce qu'il éclaire
09:36aussi d'une lumière
09:37différente
09:38les dernières heures
09:39avant la disparition
09:40de Cécile.
09:44L'historique
09:45des appels
09:45du téléphone fixe
09:46du domicile
09:47de Cécile
09:47est examiné.
09:49Il montre que,
09:50dans la matinée
09:51du dimanche 8 juin,
09:52elle a tenté
09:52de joindre
09:53sa demi-sœur,
09:54Chloé,
09:54la fille de son père
09:55qui vit en région parisienne.
09:57Les gendarmes
09:58découvrent aussi
09:58qu'en début d'après-midi,
10:00Sébastien est revenu
10:01chez Cécile.
10:02Il confirme aux enquêteurs
10:04qu'après leur flirt
10:05de la veille,
10:06la jeune fille
10:06lui avait donné rendez-vous
10:07à 14h.
10:09Sébastien et Cécile
10:10ont rejoué aux échecs
10:11et passé une partie
10:12de l'après-midi ensemble.
10:14Sébastien dit être parti
10:15vers 17h.
10:17Il aurait ensuite fait
10:18un footing
10:18avant de reprendre
10:19la direction de l'internat
10:21où il est scolarisé
10:22à Voiron dans l'Isère.
10:23Juste après le départ
10:25de Sébastien,
10:26Cécile appelle
10:26une de ses meilleures amies,
10:27Sandrine,
10:28qui vit à quelques kilomètres
10:29de Saint-Jean-de-Maurienne.
10:31Auditionnée
10:32dès le lundi 9 juin
10:33à 17h30,
10:35Sandrine précise
10:35sur procès-verbal
10:37la place qu'elle occupe
10:38dans la vie de Cécile.
10:40J'ai d'excellentes relations
10:41avec elle.
10:42Nous sommes dans la même classe
10:43et nous nous fréquentons
10:45depuis deux ans.
10:46Je pense même
10:47être ça confidente.
10:48Sandrine explique d'ailleurs
10:50au gendarme
10:50que Cécile l'avait conviée
10:52à la soirée improvisée
10:53du samedi 7 juin
10:54mais qu'elle n'avait pas pu venir.
10:55Au cours de cet appel
10:57téléphonique de dimanche,
10:58Cécile m'a dit
10:59qu'elle n'allait pas bien,
11:00qu'elle s'en voulait
11:01d'avoir trompé Jérémy.
11:02Explique sa copine
11:03qui ajoute que Cécile
11:04culpabilisait aussi
11:05d'avoir organisé cette soirée
11:07en cachette de sa mère
11:08et de son beau-père.
11:09Dans la conversation,
11:10elle m'a dit
11:10d'une façon légère
11:11qu'elle voulait se suicider
11:13mais c'était une blague
11:14et on en a rigolé
11:15toutes les deux.
11:17À la fin de cette conversation
11:18téléphonique
11:18d'environ une demi-heure,
11:20Cécile était énervée,
11:21note Sandrine.
11:22Selon son amie,
11:24elle lui a dit
11:24qu'elle allait se remettre
11:25à réviser le bac de philosophie.
11:27Sandrine n'a pas plus
11:28d'éléments à apporter
11:29aux gendarmes
11:30mais elle est formelle.
11:31Cécile n'est pas
11:32le genre de personne
11:32à disparaître sans rien dire.
11:35Après avoir raccroché,
11:36au lieu de se remettre
11:37directement à réviser,
11:38Cécile passe
11:39un autre coup de téléphone.
11:41Cette fois-ci,
11:42le destinataire
11:43et son père,
11:44Jonathan Oliver.
11:52Cécile m'a appelé
11:53le jour de sa disparition.
11:55Jonathan Oliver
11:56nous a reçus chez lui,
11:58dans la Manche,
11:59à côté de Caen.
11:59Il habite une petite maison
12:02située à une centaine
12:03de mètres du front de mer.
12:05Arrivé en France
12:06dans les années 60,
12:07quand il avait 21 ans,
12:09Jonathan Oliver
12:09est tombé amoureux du pays.
12:11Il s'y est marié,
12:13a eu trois enfants
12:14avec deux femmes différentes
12:15et n'a plus jamais
12:16quitté la Normandie.
12:18Cécile était mon troisième enfant
12:20et pour Maryse,
12:22Cécile était son aînée.
12:24Elle a eu deux enfants après.
12:26Donc,
12:26elle avait cette différence-là.
12:28Jonathan Oliver
12:30a aujourd'hui 80 ans.
12:31A l'époque de la disparition
12:33de Cécile,
12:34il en avait 52
12:35et il était déjà séparé
12:37de la maman de sa fille
12:38depuis une dizaine d'années.
12:40Lui habitait en Normandie,
12:42mais il était très proche
12:43de Cécile,
12:44qui avait vécu avec lui
12:45la première année
12:46de la séparation de ses parents,
12:48avant de s'installer
12:49avec sa mère,
12:50puis de partir vivre
12:52à Saint-Jean-de-Maurienne
12:53avec elle et son beau-père.
12:58On se voyait très souvent
12:59au minimum
13:01une fois par mois
13:03et plus
13:04pendant les vacances.
13:06On était ensemble
13:07avec mes deux autres enfants.
13:10On est allé
13:11voir mes amis,
13:13ma famille,
13:14en Angleterre,
13:15un peu partout.
13:17Et puis,
13:18je l'appelais régulièrement
13:19et j'avais même
13:21fait faire
13:22une espèce de petite carte.
13:23Cette petite carte-là
13:25faisait que ses appels,
13:27quand elle m'appelait,
13:29ne lui étaient pas facturés.
13:31Donc,
13:32le contact
13:33était très bien
13:34et c'était permanent.
13:36Jonathan se souvient
13:37parfaitement
13:37de cette journée
13:38du dimanche 8 juin 1997
13:40où sa fille l'a appelée
13:42pour la dernière fois.
13:45Cécile m'a appelé
13:47l'après-midi.
13:48Donc,
13:49j'étais
13:50à 17h18.
13:53Cécile n'avait pas
13:54le droit,
13:55entre guillemets,
13:56d'inviter
13:57des amis élèves
13:58dans leur maison
13:59de fonction.
14:00Quand elle m'a dit ça,
14:02ça l'embêtait
14:03parce qu'elle avait
14:04vu des amis
14:04et puis
14:05elle s'est affectionnée
14:06pour un petit copain.
14:08Pour moi,
14:09c'était
14:10pas un problème.
14:11En tout cas,
14:12j'ai dit,
14:12écoute,
14:13le plus important
14:14c'est
14:15ton baccalauréat.
14:17T'en fais pas
14:18s'ils sont pas contents
14:20de ce que t'as fait.
14:22Ça,
14:22c'est pas le plus important.
14:23Le plus important,
14:25c'est que
14:25tu sois tranquille
14:27pour réviser ton bac.
14:29Alors,
14:30elle m'a dit
14:31ces derniers mots,
14:33justement,
14:34je vais m'y mettre.
14:37Damien,
14:38après ce coup de fil
14:39qui dure quelques minutes,
14:41Cécile ne se remet pas
14:42à réviser son bac,
14:43contrairement à ce qu'elle
14:44vient de dire à son père.
14:45Non,
14:46elle prend ses papiers
14:47d'identité,
14:48sa carte de retrait bancaire
14:49et sort de chez elle.
14:50Les gendarmes vont retrouver
14:51plusieurs témoins
14:52qui attestent
14:53l'avoir croisée en ville
14:55après 17h30.
14:56Notamment,
14:57une jeune fille
14:58qui fréquente
14:58le même lycée
14:59que Cécile
15:00et qui assure
15:01l'avoir aperçue
15:02sur le bord de la route
15:03à la sortie
15:04de Saint-Jean-de-Maurienne.
15:05Elle marchait vite
15:06et semblait énervée,
15:08déclare-t-elle aux gendarmes.
15:09Elle pense
15:10qu'il était environ
15:1217h45.
15:13Ce témoignage
15:13semble accréditer
15:14une disparition volontaire.
15:16Une disparition volontaire,
15:17oui,
15:18on le sait,
15:18d'après les déclarations
15:19de sa meilleure amie
15:20et de son père,
15:21Cécile était agacée,
15:23un peu déprimée peut-être.
15:25Elle peut avoir décidé
15:25d'aller prendre l'air,
15:27on l'a dit.
15:27Cécile adore l'escalade.
15:29D'ailleurs,
15:29après son bac,
15:30elle a prévu
15:31de faire une formation
15:32à Grenoble
15:32pour devenir prof de sport
15:34et se consacrer
15:35encore plus
15:35à cette passion.
15:37Cette passion,
15:38c'est aussi souvent
15:39un moyen pour elle
15:40de se défouler
15:41lorsqu'elle est stressée.
15:42Donc logiquement,
15:43une des hypothèses,
15:44c'est qu'elle soit partie grimper.
15:45Parce qu'elle a l'habitude
15:46de se rendre
15:47sur certaines parois du secteur.
15:49Oui,
15:49mais plutôt avec des amis,
15:51rarement seuls.
15:52Les gendarmes
15:52vont vérifier
15:53plusieurs sites d'escalade
15:55qui sont proches
15:55de Saint-Jean-de-Maurienne
15:56afin de s'assurer
15:57que Cécile n'aurait pas
15:58fait une chute,
15:59qu'elle n'aurait pas eu
15:59un accident,
16:00qu'elle se serait donc blessée.
16:02Mais ils ne trouvent
16:03aucune trace d'elle
16:04à ces endroits.
16:05Et surtout,
16:05il constate en fouillant
16:07sa chambre
16:07qu'elle n'a pas emporté
16:09ses affaires d'escalade,
16:10notamment ses chaussures
16:12et ses cordages.
16:13Elle est partie
16:14en tenue de ville,
16:15en t-shirt,
16:16pantalon.
16:16Et ça,
16:17ça annihile quasiment
16:18complètement la possibilité
16:20qu'elle soit partie
16:21grimper seule.
16:23Jonathan Oliver,
16:24le père de Cécile Vallin.
16:26On était proche
16:27de son anniversaire.
16:29Elle faisait partie
16:30d'une équipe
16:30d'escalade.
16:32Et le lendemain
16:34de sa disparition,
16:36voilà,
16:36j'étais allé voir
16:37dans un magasin
16:38qui vendait
16:39des cordes
16:40et je voulais
16:41voir ce que,
16:42quel type de corde
16:43je pourrais acheter
16:45pour elle
16:46pour son anniversaire.
16:47Je ne savais pas
16:48qu'elle avait disparu.
16:51Le soir même,
16:52j'ai appelé Cécile
16:53pour savoir
16:54si ça s'était bien passé
16:56avec sa maman
16:57et son beau-père.
17:00Et c'est sa mère
17:01qui m'a répondu
17:03pour dire
17:04Cécile n'est pas
17:06rentré cette nuit.
17:08Le soir,
17:09quand j'ai appris ça
17:10de sa mère,
17:11la première réaction,
17:13c'est que
17:13s'il n'est pas venu,
17:14il y avait forcément
17:16un homme
17:16et une voiture.
17:18Je ne pouvais pas imaginer
17:19un autre scénario.
17:23Plus les heures
17:24sans nouvelles
17:24de Cécile passent,
17:25plus l'inquiétude grandit.
17:27Pour les gendarmes,
17:28il y a
17:29quatre pistes possibles.
17:30La première
17:31est celle de l'accident.
17:32Cécile est partie marcher
17:33ou faire de l'escalade
17:35et elle a fait
17:35une mauvaise chute.
17:37La deuxième hypothèse
17:38est celle du suicide.
17:40Même si elle semblait
17:41le faire
17:41sur le ton de la plaisanterie,
17:42Cécile a abordé
17:44le sujet
17:44avec sa copine Sandrine
17:45le dimanche après-midi
17:46au téléphone.
17:48Elle apparaissait déprimée,
17:49à la fois
17:50parce qu'elle avait
17:51trompé son petit ami,
17:52mais aussi parce qu'elle
17:53avait organisé
17:53une soirée chez elle
17:54avec des copains
17:55sans l'autorisation
17:57de sa mère
17:57et de son beau-père
17:58et qu'elle craignait
17:59leur réaction.
18:01Troisième piste,
18:02la fugue.
18:03Cécile a effectivement
18:04été vue seule
18:05le dimanche
18:06en fin d'après-midi
18:06sur le bord de la route.
18:08Elle marchait
18:09d'un pas rapide
18:09et décidée
18:10comme si elle savait
18:11très bien
18:12où elle allait.
18:13On sait aussi
18:13que la jeune femme
18:14est partie avec ses papiers
18:15et sa carte bancaire.
18:17Quatrième
18:18et dernier axe
18:19de travail des gendarmes,
18:20l'enlèvement,
18:21c'est-à-dire
18:22la piste criminelle.
18:24Cécile serait
18:24effectivement sortie
18:25de chez elle
18:26de son plein gré,
18:27mais elle aurait fait
18:28ensuite une mauvaise rencontre.
18:30Elle aurait pu être
18:31victime d'un rapte
18:32alors qu'elle marchait
18:32sur le bord de la route.
18:34L'axe en question
18:35est très fréquentée,
18:36il relie Chambéry
18:37au tunnel du Fréjus
18:38et à la frontière italienne.
18:44Damien,
18:45malgré une mobilisation
18:47importante
18:48des gendarmes,
18:49aucune piste
18:50ne donne de résultat.
18:51Aucune
18:51et faute d'un témoignage
18:53ou d'un élément décisif,
18:54les enquêteurs
18:55sont obligés
18:56de tout vérifier,
18:57absolument tout.
18:58Pour vous donner une idée,
18:59il faut se rapporter
19:00à un procès verbal
19:01rédigé
19:02par le directeur d'enquête
19:03le jeudi 12 juin.
19:05Nous sommes
19:05quatre jours
19:06après la disparition
19:07de Cécile
19:08et ce document
19:09est en quelque sorte
19:10un résumé
19:10de la journée
19:11de travail des gendarmes.
19:13On peut y lire
19:13qu'à 7h45 du matin,
19:15les enquêteurs
19:16reçoivent un appel
19:17d'un radiesthésiste.
19:18Oui, alors les radiesthésistes
19:19sont des personnes
19:20qui prétendent détenir
19:21des pouvoirs divinatoires
19:22qui reposent
19:23sur une croyance
19:24selon laquelle
19:25ils seraient sensibles
19:26à certaines radiations
19:27émises par des objets
19:28ou par des corps.
19:29Il y a plusieurs méthodes
19:30utilisées,
19:31certains utilisent
19:32des pendules
19:32ou prétendent avoir
19:33des flashs
19:34en regardant une photo
19:35ou une carte topographique.
19:38Comme je l'ai dit,
19:38les enquêteurs
19:39vérifient tout,
19:39y compris les dires
19:41d'un radiesthésiste
19:42même si au fond,
19:43ils n'y croient pas trop.
19:44À 8h,
19:45une autre équipe
19:46s'occupe de vérifier
19:47l'utilisation
19:47de la carte téléphonique
19:49de Cécile.
19:50Précision,
19:50à l'époque,
19:51il n'y a pas
19:51de téléphone portable
19:52et l'abonnement pastel
19:54dont dispose Cécile
19:55lui permet d'utiliser
19:56notamment des cabines
19:57téléphoniques.
19:58À 8h30,
19:59une patrouille
20:00se rend aussi près
20:01du foyer
20:01des jeunes travailleurs
20:02de Saint-Jean-de-Maurienne
20:03où une femme
20:03a signalé
20:05avoir été suivie
20:06par un individu bizarre
20:07le samedi précédent.
20:08Entre 8h45
20:10et 9h10,
20:10il faut effectuer
20:11deux nouvelles vérifications
20:13après d'autres signalements
20:14d'habitants
20:14de communes du secteur
20:16qui auraient, eux,
20:17aperçu une jeune fille
20:18correspondant
20:19au signalement
20:20de Cécile.
20:21À 9h30,
20:22un courrier arrive
20:23à la brigade
20:23destinée à la famille
20:25Valin.
20:25Il faut l'ouvrir
20:26avec précaution,
20:27prélever les empreintes
20:28sur l'enveloppe.
20:28Finalement,
20:29les gendarmes
20:30s'aperçoivent
20:30que le courrier
20:31est celui
20:32d'un autre
20:33radiesthésiste
20:34qui propose
20:34lui aussi
20:35ses services
20:36pour retrouver
20:36la jeune fille.
20:37À 10h40,
20:39c'est la maman
20:39de Cécile
20:40qui passe un coup de fil
20:41à la brigade de gendarmerie.
20:42Oui,
20:42elle souhaite ajouter
20:43un élément,
20:44elle souhaite signaler
20:45que Cécile
20:45a fait un stage
20:46l'été précédent
20:47à Grenoble
20:48pour obtenir
20:49son BAFA.
20:50Le BAFA,
20:51c'est le brevet
20:51d'aptitude
20:52aux fonctions d'animateurs
20:53qui permet ensuite
20:54d'animer
20:55des colonies de vacances
20:56ou d'encadrer
20:57des jeunes
20:57dans le cadre
20:58de stages sportifs.
20:59Pendant ce séjour,
21:00Cécile se serait fait
21:01des amis,
21:02selon sa mère.
21:03Certains d'entre eux
21:03ont peut-être
21:04des informations
21:05à fournir.
21:05Il faut donc
21:06se procurer
21:07la liste complète
21:08des stagiaires
21:09pour pouvoir
21:09les contacter
21:10un par un.
21:11À 11h,
21:12nouvel appel
21:13de la maman de Cécile,
21:14elle explique
21:15que sa fille
21:15a peut-être
21:16marché ou grimpé
21:17sur le secteur
21:18des grottes
21:18de Saint-Martin-la-Porte.
21:20Une patrouille
21:21part donc
21:21faire une vérification
21:22sur place.
21:23À ces heures,
21:24les vérifications
21:25s'avèrent négatives.
21:27À 19h,
21:28les gendarmes
21:28appellent à leur tour
21:29la famille
21:30pour les tenir
21:31au courant
21:31des avancées
21:32des recherches.
21:33À cette occasion,
21:34le beau-père de Cécile
21:35les informe
21:35qu'il prépare
21:36des affiches
21:37pour en placarder
21:39le plus possible
21:39dans la région.
21:40À 20h,
21:41enfin,
21:42les enquêteurs
21:43prennent attache
21:43avec le procureur
21:44de la République
21:45d'Alberville
21:46pour leur compte-rendu
21:46quotidien.
21:47Donc on voit très bien
21:48avec cet exemple,
21:49cette journée type,
21:50à quel point
21:51dans une journée
21:52tout est laborieux.
21:54Et ce jeudi 12 juin,
21:55Cécile a disparu
21:56depuis 4 jours
21:57et la procureure
21:59s'apprête
21:59à prendre
22:00une décision importante
22:01pour la suite
22:02de l'enquête.
22:02Oui, en fait,
22:03elle va la prendre
22:04le lendemain,
22:05le vendredi 13 juin 1997.
22:08Cécile a donc disparu
22:09depuis 5 jours
22:10et à ce stade,
22:11aucun témoignage crédible
22:13ne permet de rapporter
22:14un signe de vie
22:15depuis le dimanche
22:17en fin de journée.
22:18Cécile n'a pas utilisé
22:20sa carte bancaire,
22:21aucun de ses proches
22:22n'a reçu
22:23de coups de fil,
22:24de nouvelles
22:24et les fouilles
22:25intenses menées
22:26dans le secteur
22:27n'ont rien donné.
22:27La procureure décide
22:29donc d'ouvrir
22:30une information judiciaire
22:31pour enlèvement.
22:33Ce que ça signifie
22:34pour les proches
22:35et pour le grand public,
22:36c'est que du côté
22:37de l'enquête
22:38et de la justice,
22:39c'est donc bien
22:40la piste criminelle
22:41qui est privilégiée.
22:48Vous venez d'écouter
22:49le premier épisode
22:50sur 4
22:51de notre série
22:52Cécile Vallin
22:53Les secrets
22:54d'une disparition
22:55Une série produite
22:57par Clara Grousis
22:58et Thibaut Lambert
22:59Réalisation
23:00et mixage
23:01Julien Moncouquiol
23:02Rédaction en chef
23:04Jules Lavi
23:06Vous pouvez retrouver
23:07sur notre site internet
23:08les références
23:09des documents
23:09que nous avons cités
23:10et déjà écouter
23:12la suite de ce podcast
23:13dans le deuxième épisode
23:15disponible sur
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23:17et sur toutes
23:18les plateformes d'écoute.
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