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  • il y a 9 heures
Le studio qu’elle loue dans le IXe arrondissement de Paris a été occupé pendant près de deux ans. Après une longue bataille pour récupérer le logement, elle se retrouve endettée et menacée d’expulsion. Témoignage recueilli par Clawdia Prolongeau.


Code source est le podcast d’actualité du Parisien disponible chaque soir du lundi au vendredi.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Mona Delahais et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Depuis plusieurs semaines, le Parisien raconte le calvaire d'une habitante de la capitale victime de squats.
00:17Emmanuelle Isch ne roule pas sur l'or, elle est blogueuse, mais suite à un héritage, elle a acheté un
00:22studio qu'elle louait pour lui offrir un complément de revenu.
00:26Le cauchemar a commencé pour Emmanuelle quand une femme, une jeune maman, s'est mise à occuper illégalement son studio,
00:32ce qui l'a placé dans une grande difficulté financière.
00:36Claudia Prolongeau l'a rencontrée pour Codesources.
00:49Emmanuelle Isch a 49 ans. Elle vit à Paris depuis une trentaine d'années et s'est installée il y
00:54a 10 ans dans une colocation dans le 18e arrondissement.
00:57Avant, elle était directrice artistique, mais avec le temps, le passage au numérique, son métier a arrêté de lui plaire.
01:03Et elle l'a quitté pour faire ce qu'elle aime vraiment, tenir son blog culinaire.
01:08Évidemment, ça demande quelques sacrifices, notamment sur le plan financier.
01:17Mes revenus, c'est un peu moins que le SMIC. En moyenne, on va dire, parce qu'il y a
01:21des mois, c'est moins, des mois, c'est plus, puisque je suis en freelance.
01:24Et en fait, il se trouve que mes parents sont décédés tous les deux. Et après la mort de ma
01:29mère, j'ai hérité. Et donc, je me suis dit, j'achète un studio.
01:32Et c'est comme ça que je me suis dit, je suis un petit peu à l'abri, on va
01:36dire, jusqu'à la fin de ma vie. Je n'aurais jamais le malheur de me retrouver à la rue.
01:41Emmanuelle visite cet appartement il y a trois ans. C'est un joli studio de 18 mètres carrés, avec 3
01:46mètres 50 de hauteur sous plafond et une mezzanine qui rajoute 5 mètres carrés.
01:50Il est situé dans le 9e arrondissement de Paris et bien qu'au rez-de-chaussée, il est très lumineux.
01:55Le mur du fond est intégralement en pierre. Emmanuelle tombe sous le charme tout de suite.
02:00Il est dans son budget, 200 000 euros. Elle signe et l'achète cash.
02:04J'avais acheté pour le louer, parce que je n'avais pas les moyens d'acheter un appartement plus grand
02:08pour y vivre. Je vis en colocation.
02:11Je le louais 1000 euros par mois. Ces 1000 euros par mois me permettaient de payer mon loyer et d
02:17'avoir un petit complément de revenu
02:19pour la vie, tout simplement. J'ai fait des travaux d'aménagement parce que je voulais faire quelque chose de
02:24très joli, de très cosy.
02:26Ça a été vraiment beaucoup de temps, de réflexion, d'implication pour en faire quelque chose qui soit joli et
02:34beau.
02:40Je passe par une agence immobilière qui s'occupe de tout, qui s'occupe de louer le logement, de vérifier
02:46les garanties,
02:47collecter les loyers et ils me reversent une partie des fonds.
02:52Il se trouve qu'après le départ du précédent locataire, ils sont venus trois jours après pour faire un état
02:58des lieux,
02:59nettoyer, enfin bref, remettre en état l'appartement. Et c'est là qu'ils ont trouvé la serrure changée.
03:05Ils n'ont pas pu rentrer. Et donc ils se sont rendus compte qu'il y avait quelqu'un à
03:09l'intérieur.
03:10Ils m'ont contactée. Et à partir de là, c'était devenu son domicile d'après la loi.
03:16Un an après l'achat de son appartement, Emmanuel se retrouve donc dans cette situation.
03:21Elle a alors 48 heures pour entreprendre des démarches après l'installation des squatteurs.
03:25Sinon, la police ne peut plus intervenir. Et il faut se tourner vers la justice.
03:30Dans un premier temps, Emmanuel et son agence immobilière rentrent en contact avec la jeune femme qui s'est installée
03:35dans l'appartement.
03:36Celle-ci leur dit avoir été victime d'une arnaque au faux bail, bien connue des services de police.
03:42En fait, il s'agit de personnes qui changent la serrure d'un appartement et qui ensuite font visiter et
03:49louent l'appartement avec un faux bail.
03:53Ils donnent les clés et ils prennent trois mois de loyer en espèce et ils disparaissent dans la nature.
03:58À ce moment-là, on s'est dit qu'on allait essayer de l'aider.
04:03Elle était avec son petit bébé de deux mois. Donc, elle nous a attendris.
04:06On a cherché pour elle un logement. On lui a demandé quel était son budget.
04:09Elle nous a donné un budget. On lui a cherché un logement adapté à son budget.
04:14L'agence immobilière a fait les démarches. Elle a réussi à convaincre un propriétaire, malgré les petits revenus de la
04:22personne, de lui louer son appartement.
04:25Et donc, on lui a donné rendez-vous pour une visite. Elle n'est jamais venue. Et à partir de
04:29là, elle a cessé toute communication avec nous.
04:32Emmanuel comprend à ce moment-là que la femme s'est moquée d'elle et qu'elle n'a pas
04:35été victime d'une arnaque, mais qu'elle s'est introduite et installée délibérément chez elle.
04:40Tout en sachant pertinemment qu'elle n'en avait pas le droit.
04:44Épaulée par son agence immobilière et sa sœur, qui est d'un soutien précieux dans toute cette affaire, elle initie
04:49une demande pour une procédure d'expulsion.
04:52Je savais que j'étais partie pour une longue période. Je savais que ça allait être compliqué.
04:57Mais je n'avais absolument pas idée à quel point.
05:00Je comprends bien qu'on n'expulse pas quelqu'un en plein hiver, mais il faut déjà neuf mois de
05:06procédure pour arriver à avoir une ordonnance d'un juge,
05:09pour ordonner une expulsion.
05:10Donc déjà, ces neuf mois-là, il ne se passe rien. On ne peut absolument rien faire.
05:14Une fois qu'on a l'ordonnance du juge, ce n'est pas terminé.
05:17Il faut faire exécuter l'ordonnance du juge.
05:19Et le préfet de police a tout pouvoir de refuser.
05:22Moi, il me semblait qu'un juge, il avait quand même le pouvoir de décision ultime.
05:26Et en fait, non, ce n'est pas le cas.
05:29En vertu de la loi d'Allo, qui protège entre autres de l'expulsion les femmes avec des enfants en
05:34bas âge,
05:35il faut attendre qu'un autre logement soit proposé à la dame qui squatte l'appartement d'Emmanuel pour que
05:40la préfecture intervienne.
05:42Mais la liste d'attente est très longue.
05:44Près d'un an après le début de l'affaire, Emmanuel fait donc un recours pour demander une indemnité au
05:49préfet,
05:50en contrepartie des loyers qu'elle ne perçoit plus.
05:53Là encore, elle est déboutée.
05:59C'est déjà pas facile d'avoir chez soi quelqu'un qu'on n'a pas choisi et qui a
06:03forcé la porte, qui nous a arnaqués.
06:06On se sent déjà victime de quelque chose.
06:08Enfin, ce n'est pas drôle, quoi.
06:09Mais si en plus on ne nous indemnise pas pour ça, là, c'est double peine.
06:15Si moi, depuis un an et quelques, j'avais eu une indemnisation automatiquement, etc.,
06:21au moins, je n'aurais pas été dans une difficulté financière énorme.
06:25Aujourd'hui, j'ai fait le calcul, je suis à 50 000 euros d'argent dehors, en fait.
06:3150 000 euros de dette que je vais devoir rembourser.
06:34J'ai fait le calcul hier, j'en ai pour 40 ans.
06:37J'ai 50 ans.
06:39Je n'aurais jamais fini de payer pour cette histoire.
06:45Il y a un peu plus d'un an, un an et demi, je crois, été 2019, j'ai contacté
06:51un détective privé pour lui demander de m'aider à concilier, en fait, à chercher un terrain d'entente avec
06:57elle.
06:58Mon idée était de lui proposer de l'argent pour partir.
07:01Mais je ne savais pas comment m'y prendre et je me suis dit, un détective privé, peut-être qu
07:05'il va avoir un peu plus de ressources que moi, en fait.
07:07Et donc, je lui demandais d'essayer de déterminer la somme que je pouvais lui proposer pour que ça fonctionne
07:15et qu'on arrive à la faire partir en douceur, quoi.
07:19Lui m'a dit, pour ça, il va falloir que je fasse une enquête, en fait, parce que comme ça,
07:24je vais déterminer son profil.
07:25Et c'est en déterminant son profil, en en sachant plus sur elle, que je vais pouvoir négocier.
07:30Et en fait, en enquêtant, il a trouvé des tas d'infos, quoi.
07:34C'est comme ça que j'ai su, notamment, qu'elle était récidiviste.
07:38Et à chaque fois, elle a causé des problèmes graves.
07:42Le dernier appartement qu'elle a squatté, elle l'a rendu complètement insalubre.
07:47Elle a quitté l'appartement la veille de son expulsion.
07:50On peut en tirer la conclusion qu'elle avait déjà une solution de repli pour aller squatter dans un autre
07:56appartement.
07:57Donc, ça veut dire qu'elle va reproduire le même schéma ad vitam aeternam,
08:02parce qu'en fait, à chaque squat, elle se retrouve avec deux ans au moins de procédure devant elle.
08:08Et elle a deux ans devant elle pour pouvoir squatter l'appartement.
08:10Le nouveau propriétaire se retrouve dans la même position que le précédent.
08:15Le temps passe, rien ne bouge, et Emmanuel désespère.
08:19Jusqu'au mois de décembre 2020, où une lettre arrive avec une nouvelle qui lui fait toucher le fond.
08:24Elle concerne sa propre situation de locataire dans l'appartement qu'elle occupe.
08:29Le problème, c'est qu'avec tout ça, moi, depuis un an, je n'ai plus pu payer mon loyer,
08:34en fait, dans cet appartement.
08:36Et donc, bien sûr, le bailleur a lancé une procédure d'expulsion, ce qui est tout à fait normal.
08:41Sauf que c'est parfaitement injuste, en fait, que je sois expulsée de chez moi, parce que l'appartement dont
08:48je suis propriétaire est squattée.
08:51Mais là où c'est encore plus injuste, c'est que mon colocataire, qui a toujours payé son loyer, lui
08:57aussi, est menacé d'expulsion.
09:02Ce qui a été vraiment déterminant, c'est le moment où j'ai reçu la convocation au tribunal.
09:07Parce que tant que vous n'avez pas reçu la convocation au tribunal, vous vous dites, bon, j'espère que
09:11mon problème sera réglé avant,
09:13et que je pourrai payer ma dette avant, et que du coup, on n'ira pas jusqu'au tribunal.
09:19Mais là, il y a une date, le 12 mars prochain, ça devient concret, et là, je me suis dit,
09:24ça ne peut pas durer, je ne peux pas rester comme ça, ce n'est pas possible.
09:32J'avais contacté BFM pour leur parler de cette histoire.
09:35Donc là, il y a eu un direct qui a duré quelques minutes, pendant lesquelles je racontais mon histoire.
09:43Et j'ai, dans mes contacts Facebook, une journaliste qui a vu ça et qui m'a contactée en me
09:50proposant de rédiger un communiqué de presse.
09:52J'ai envoyé ce communiqué de presse à quelques journalistes.
09:55Sur le site du Parisien, notamment, il y a une adresse mail à laquelle on peut s'adresser.
09:59Et puis, le deuxième article qui est paru, c'était dans La Croix.
10:04Et alors là, ça a pris des proportions dingues, en fait, parce que tout un tas de journalistes ont repris
10:11aussi les articles.
10:13Enfin, voilà, ça a été assez important, assez perturbant et difficile à vivre aussi.
10:19Parce que moi, je suis quelqu'un d'assez pudique et jusque-là, il y a énormément de gens dans
10:26mon entourage qui ne savaient même pas que j'étais victime de cette histoire.
10:31Mais là, ma vie privée a été exposée au grand jour.
10:35Tout le monde sait combien je gagne, tout le monde sait combien je paye de loyer, tout le monde sait
10:39que je suis propriétaire, que j'ai hérité, que mes parents sont morts.
10:42Enfin, c'est assez difficile à vivre ça, mais je n'ai pas eu le choix, en fait, parce que
10:46si je ne l'avais pas fait, j'en serais toujours au même stade.
10:49J'en suis convaincue.
10:53Le cabinet de la ministre du Logement m'a contacté en me disant, là, on a vu les articles concernant,
10:59on a vu ce qui se passait.
11:01Ce qui prouve qu'ils sont quand même vachement réactifs, parce qu'à peine un ou deux articles dans la
11:05presse, ils ont réagi.
11:07Et donc, le cabinet de la ministre m'a dit qu'ils allaient faire quelque chose, enfin, qu'ils allaient
11:14voir ce qu'ils pouvaient faire, en fait.
11:16Le problème sur lequel s'attarde le ministère du Logement, c'est celui de l'indemnité, qui n'est pas
11:20versée à Emmanuel en contrepartie de la non-intervention des forces de police.
11:23La ministre, Emmanuel Wargon, reconnaît là une incohérence qui permet à Emmanuel d'espérer qu'elle soit bientôt indemnisée.
11:30Pour la procédure d'expulsion, en revanche, c'est la préfecture qui revient finalement toute seule vers Emmanuel,
11:35alors qu'un logement pérenne n'a toujours pas été trouvé à la jeune femme qui squatte l'appartement.
11:42Après l'intervention du ministère, c'était plus un logement pérenne qu'on lui devait, c'était un logement tout
11:48court.
11:49Et donc, ils ont proposé de la loger en foyer d'accueil d'urgence, chose qui aurait pu être faite
11:54il y a un an.
11:56Du coup, je ne comprends pas la cause invoquée au départ.
11:59Quelques jours avant l'expulsion prévue pour le 3 février, Emmanuel se rend donc devant son appartement du 9e,
12:05squatté désormais par 4 personnes, la femme et son enfant, un jeune garçon d'environ 14 ans et un homme.
12:11J'ai frappé à la porte, je suis tombée sur eux.
12:15Et comme ils ont appris qu'ils allaient être expulsés, puisque le préfet avait enfin accordé le concours de la
12:21force publique,
12:22suite à la médiatisation, ils me disent qu'ils allaient partir le lendemain.
12:26Donc un jour avant la date d'expulsion officielle.
12:30Je suis donc revenue le lendemain pour récupérer les clés, accompagnée d'un huissier de justice.
12:35Et évidemment, il y avait des journalistes avec moi.
12:37Alors, les personnes qui squattaient mon appartement s'en sont prises aux journalistes violemment.
12:44Ça s'est passé dans la rue.
12:45Les gens sont sortis des immeubles, des commerces en disant « Mais qu'est-ce qui se passe ? J
12:50'ai pris une vidéo, j'ai appelé la police. »
12:53Les squatteurs se sont retrouvés en garde à vue.
12:55Il y en a un qui a pris la fuite, qui a disparu dans la nature.
12:59Franchement, je ne vous cache pas que je ne suis pas tranquille du tout,
13:01parce que le jeune garçon de 14 ans m'a quand même fait des signes très précis en me menaçant
13:09de m'égorger.
13:10Franchement, je marche dans la rue, je regarde à mon épaule.
13:13Enfin, ils me connaissent physiquement, ils savent où j'habite.
13:16Oui, puisque sur l'ordonnance du juge, j'ai mon adresse.
13:19Le mercredi 3 février, Emmanuel revient, cette fois-ci avec un huissier et la police,
13:24pour reprendre légalement possession des lieux.
13:26Le serrurier a ouvert la porte, forcé la serrure forcément, mais là, on avait le droit de le faire.
13:33Et effectivement, j'ai pu constater l'état de l'appartement.
13:37J'ai vu toutes ces traces de moisissures, les poignées des portes arrachées,
13:43le radiateur entièrement rouillé.
13:45J'ai vu qu'ils m'avaient laissé leurs ordures.
13:47Je crois que ça, ça m'a vraiment choquée.
13:49C'est bizarre, mais je ne sais pas pourquoi.
13:51Tout le reste est irrespectueux, bien entendu.
13:54Mais ça, je ne sais pas pourquoi, c'est symbolique.
13:57Je te laisse mes ordures, je te laisse mes merdes.
14:00Et puis, il ne reste plus rien, ils ont tout volé.
14:06Moi, chez moi, j'ai un vieux grippin qui a 20 ans,
14:09que je trouve très moche, que j'aurais bien aimé changer.
14:12Mais bon, je ne vais pas le changer tant qu'il fonctionne.
14:15J'aurais très bien pu faire comme beaucoup de propriétaires
14:18et puis mettre le vieux grippin chez les locataires.
14:20Et puis, moi, me garder le beau grippin.
14:22Mais non, je n'ai pas fait ça.
14:23Moi, je mets le joli grippin chez les locataires pour leur faire plaisir.
14:26Et puis, je suis récompensée comme ça.
14:33En plus des 11 000 euros de loyer que je dois,
14:36il faut que je trouve 15 000 euros pour remettre en état l'appartement
14:38pour pouvoir le relouer.
14:39C'est le projet que j'ai, c'est ce que je voudrais faire.
14:41Est-ce que je vais y arriver ? J'en ai aucune idée.
14:59Claudia, est-ce qu'Emmanuel Hich est toujours menacée d'expulsion
15:01dans l'appartement dont elle est locataire ?
15:03Oui, elle est toujours menacée d'expulsion.
15:06Elle a une audience au tribunal mi-mars.
15:08Elle espère que d'ici là, elle aura pu rembourser son propriétaire
15:12des 11 000 euros de loyer qu'elle lui doit.
15:14Mais elle n'en est pas du tout certaine.
15:16Et est-ce qu'on sait où elle en est de sa demande d'indemnisation ?
15:19Pour l'instant, elle en est nulle part.
15:21Mais elle espère vraiment que les choses vont bouger
15:22puisque le ministère du Logement s'est penché sur son cas.
15:25Peut-être que maintenant, la préfecture va accepter de l'indemniser.
15:28Par ailleurs, si on veut l'aider, sa sœur a mis en ligne une cagnotte
15:32pour qu'on puisse mettre un peu d'argent pour la soutenir.
15:34Et on peut trouver le lien vers cette cagnotte sur notre site internet.
15:37Une question qu'on se pose en écoutant ton reportage, Claudia.
15:40Emmanuelle Hich, au départ, est-ce qu'elle avait un contact, une amie à BFM TV ?
15:44Non, elle n'a pas de contact à BFM.
15:46C'est elle-même qui a contacté BFM quand, en décembre,
15:49elle a reçu la lettre qui disait qu'elle faisait l'objet d'une menace d'expulsion.
15:53BFM n'a pas répondu tout de suite.
15:54Mais au moment où le Petit Cambodge, ce restaurant parisien assez connu,
15:59a été lui-même squatté, ils l'ont contacté
16:01parce qu'ils voulaient recueillir des témoignages de propriétaires
16:05qui, eux aussi, étaient squattés.
16:06Le Petit Cambodge, dont on a parlé dans CodeSource,
16:08à ton micro, Claudia Prolongeau.
16:10Quand on écoute ce récit, on pense forcément, malgré tout,
16:13à celles et ceux qui sont dans la même situation
16:14mais qui n'ont pas réussi à mobiliser les médias.
16:17Visiblement, il y a beaucoup de personnes qui sont dans cette situation.
16:20Je n'ai pas réussi à trouver de chiffres précis,
16:22mais en regardant la presse, et notamment la presse quotidienne régionale,
16:25j'ai vu qu'il y avait énormément d'histoires similaires en France.
16:29Emmanuelle, depuis qu'elle s'intéresse au sujet,
16:31est elle aussi rentrée en contact avec beaucoup de gens qui vivent la même chose.
16:35Et il y en a même un certain nombre qui sont, eux aussi,
16:37menacés d'expulsion à leur tour.
16:40Merci, Claudia Prolongeau.
16:41Cet épisode a été produit par Thibaut Lambert, Raphaël Pueyo et Mona Delahaye.
16:47Réalisation, Julien Moncouquiol.
16:48N'hésitez pas à nous écrire codesource at leparisien.fr
16:52ou à nous interpeller sur les réseaux.
16:53Codesource est le podcast d'actualité du Parisien,
16:56disponible chaque soir du lundi au vendredi.
16:59Pour ne rater aucun épisode,
17:01abonnez-vous sur Apple Podcast ou Google Podcast, par exemple.
17:05Et puis, si vous aimez Codesource, dites-le nous
17:07en laissant des petites étoiles ou un commentaire
17:09sur votre application préférée.
17:11Sous-titrage Société Radio-Canada
17:16Sous-titrage Société Radio-Canada

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