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Priscilla Lubin, 35 ans, vit avec un trouble dysphorique prémenstruel, une forme de syndrome prémenstruel avec des troubles psychologiques importants. Diagnostiquée il y a quatre ans, elle a passé plusieurs années dans l’incompréhension totale face à ses symptômes. Témoignage.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Clara Garnier-Amouroux, Barbara Gouy et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network.

#dysphorie #premenstruel #pyschologique

Catégorie

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News
Transcription
00:01Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le 22 octobre dernier, le Parisien a publié un article sur une pathologie encore mal connue et difficile à diagnostiquer,
00:19le trouble dysphorique prémenstruel.
00:21Il toucherait selon les études au moins 3% des personnes menstruées et se manifeste par l'apparition de troubles
00:27psychologiques importants quelques jours avant et parfois pendant les règles.
00:32Aujourd'hui dans Codesource, le témoignage de Priscilla Lubin, 35 ans, elle a mis 10 ans avant de poser un
00:38diagnostic sur la détresse et les idées suicidaires qui survenaient à chacun de ces cycles.
00:43Priscilla Lubin témoigne au micro d'Ambre Rosala.
00:49Je rencontre Priscilla Lubin à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. C'est ici qu'elle vit et c
00:54'est aussi ici qu'elle a grandi.
00:56Priscilla est née en 1988. Quand elle entre au collège, elle me raconte qu'elle est impatiente d'avoir ses
01:02règles.
01:03Et ses premières menstruations arrivent en quatrième quand elle a 14 ans.
01:07Je suis contente de les avoir. J'ai l'impression de passer à un autre stade de la vie d
01:14'une femme.
01:15Du coup, je l'ai annoncé à ma mère et je n'ai pas reçu la réaction que j'attendais.
01:20J'attendais de l'enthousiasme, de la joie.
01:23C'était plutôt « bon, ok, maintenant tu as tes règles, voici les serviettes ».
01:29Donc je pense que c'est à ce moment-là où j'ai compris qu'il y avait un tabou
01:32autour de ce sujet-là.
01:36Priscilla passe au lycée, obtient son bac, puis elle commence des études de marketing.
01:41Elle fait une école de commerce et à 21 ans, elle part s'installer à Londres pour poursuivre ses études.
01:46Elle arrive alors dans un pays qu'elle ne connaît pas et dont elle ne parle pas la langue pour
01:51faire des études très exigeantes.
01:53Priscilla se met beaucoup de pression et c'est une période très stressante pour elle.
01:57Je voulais bien faire, je voulais réussir mes études, j'étais très ambitieuse.
02:01Mais j'avais des comportements des fois excessifs à l'approche des examens, etc.
02:07Je pleurais beaucoup, j'avais des crises.
02:11Les gens autour de moi ne comprenaient pas, mes camarades de classe ne comprenaient pas.
02:14Pourquoi je me mettais autant la pression ?
02:16Moi-même, je ne comprenais pas.
02:19Et en fait, c'est mon copain de l'époque qui m'a dit, mais j'ai l'impression qu
02:23'à chaque fois que tu as tes règles, ça ne va pas.
02:25En fait, tu pleures à chaque veille de règles et on se dispute à chaque veille de règles.
02:34Priscilla se dit que ces grosses crises de larmes ont peut-être quelque chose à voir avec son cycle menstruel.
02:39Elle profite alors d'un moment où elle rentre en France pour en parler à un médecin.
02:43Je suis partie voir mon médecin de famille et je lui ai dit, j'ai l'impression que mes règles
02:49me rendent dépressives.
02:51C'est vraiment les mots que j'ai, mais je ne savais pas.
02:54Et du coup, à ce moment-là, il me dit, mais non, c'est toutes les femmes.
02:57Je vais vous donner un traitement.
02:59À l'époque, il m'a donné un traitement homéopathique qui n'a pas du tout fonctionné.
03:04Mais en fait, moi, je le crois.
03:06Et puis, j'avais totale confiance en la médecine française.
03:09Pour moi, c'est la meilleure.
03:10Du coup, je me suis dit, il n'y a pas de problème.
03:14En tout cas, ce n'est pas ça.
03:15Il va falloir vivre avec.
03:17Malgré l'énorme stress qu'elle ressent, Priscilla réussit à décrocher son diplôme en marketing.
03:21Elle décide de rester vivre à Londres et elle trouve du travail chez Unilever.
03:26C'est une multinationale qui détient plus de 400 marques du secteur de l'hygiène et de l'alimentaire,
03:31comme Dove, Axe ou encore Carte d'or.
03:34Pour un marketeur, c'est le rêve de bosser là-bas.
03:37La première fois que je suis arrivée dans le bâtiment, j'ai regardé en haut et j'ai dit, ce
03:41n'est pas vrai, ce n'est pas moi.
03:43C'était pour moi la consécration de mes études.
03:47Je n'aurais jamais pensé que j'aurais pu rentrer dans une boîte comme ça.
03:51Et là, à ce moment-là, les problèmes commencent vraiment.
03:56Le stress accrue, premier job.
03:58On est dans un environnement où il faut aller vite, il faut sortir des produits vite, donc il faut suivre.
04:03Et moi, je suis quelqu'un qui veut bien faire.
04:06Je veux toujours me surpasser et je vais au travail la boule au ventre, alors que tout se passe bien.
04:12Je me rends compte qu'à certains moments, j'ai des pertes de mémoire, que je vois flou, que j
04:18'ai des moments de stress, que je doute beaucoup de moi, de mes capacités.
04:23Pourtant, mon évaluation, j'ai un 4 sur 5.
04:27Mes managers m'adorent.
04:29Mais non, moi, je doute.
04:31Je sens bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas, quoi.
04:34Et que ça revient de manière cyclique.
04:37Cyclique, parce qu'alors que Priscilla est normalement très dynamique, sociable et productive, chaque mois, deux semaines avant le début
04:43de ses règles, elle change complètement.
04:46C'est vraiment au moment de l'ovulation, donc deux semaines environ avant les règles, où il y a comme
04:52un bouton qui s'éteint dans la tête.
04:53Et tout devenait gris, tout devenait sombre, tout saute en fait.
04:58Et du coup, j'arrive dans une phase dépressive.
05:01Je n'avais plus envie de rigoler, je n'étais plus la même personne, alors que j'étais une personne
05:05hyper sociable.
05:06Et là, il y a des moments où je m'isole, j'ai envie de parler à personne.
05:12Et moi, j'avais beaucoup d'anxiété qui paralyse, qui paralyse pour aller au travail.
05:17Il y avait des fois où je ne pouvais pas aller travailler.
05:19Et je ne peux rien faire.
05:21C'est-à-dire que tout ce que j'avais fait, tous les efforts que j'avais fait, je ne
05:24sais pas, des contacts que j'avais noués, niveau business, etc.,
05:29je ne peux plus décrocher au téléphone, je ne peux plus répondre à mes mails.
05:32J'ai une anxiété qui est dingue.
05:34C'est vraiment une tempête.
05:36Et puis, on essaye de gérer la tempête au mieux.
05:39Et ça, jusqu'à l'arrivée de mes règles.
05:42Et à l'arrivée de mes règles, et c'est vraiment au moment où je vois le sang, en fait,
05:47tout s'enlève.
05:48Le nuage y part.
05:53À ce moment-là, Priscilla vit en colocation avec des amis qu'elle a rencontrés à Londres.
05:58Elle a aussi un petit ami qui a du mal à comprendre son état très changeant.
06:02J'ai eu des remarques très, très compliquées.
06:05Un jour, je l'ai appelée en pleurs, en lui disant que je ne pouvais pas aller au travail.
06:09Il m'a dit, on dirait, tu as le même comportement que ma fille de 10 ans, qui ne veut
06:13pas aller à l'école.
06:14Et du coup, là, à ce moment-là, on se dit, la culpabilité qu'on se prend, on est dans
06:20son lit, on est complètement HS.
06:22Déjà, on vient d'appeler pour dire qu'on ne pourrait pas aller au travail.
06:26On essaie d'aller chercher du soutien auprès de ses proches.
06:29Et on se prend des réflexions comme ça.
06:31Tu n'es pas assez forte.
06:33Il y a pire dans la vie.
06:36Moi, j'ai perdu beaucoup d'amis comme ça, parce qu'il y a des périodes où c'est impossible
06:40de répondre à un message.
06:42Impossible de répondre à un appel.
06:43Et les gens le prennent mal, alors que ce n'est vraiment pas de ma volonté.
06:47C'est juste que j'avais vraiment besoin de m'isoler, en fait.
06:52Et de rester dans mon lit et de pleurer.
06:54Et c'est là où ça fait encore plus mal.
06:57C'est que personne ne vous croit.
07:02Priscilla finit par se séparer de son compagnon.
07:04Elle ne comprend toujours pas ce qu'elle a.
07:06Un jour, alors qu'elle entre dans cette phase de déprime, juste avant ses règles,
07:10Priscilla appelle une amie pour lui parler parce qu'elle ne se sent pas bien.
07:14Celle-ci décroche alors qu'elle est au travail, et les deux amies commencent à discuter.
07:18Puis, à l'autre bout du fil, Priscilla entend que son amie fait tomber quelque chose.
07:23J'entends son manager qui crie, et du coup elle me dit « je te rappelle ».
07:27Et du coup, moi je suis dans ma tête, j'imagine, je me dis « elle va se faire virer,
07:30ça y est, c'est de ma faute, je suis nulle ».
07:32Ça partait toujours d'un petit élément déclencheur, en fait, que si je n'étais pas en période pré-mensuelle,
07:39j'aurais pris très bien, en fait.
07:41Et les pensées s'enchaînent, s'enchaînent, s'enchaînent, s'enchaînent, et on veut qu'elles s'arrêtent.
07:45Et en fait, on arrive au truc « bon, ben, ça ne sert à rien ».
07:49Laissons tomber, c'était trop, je pensais que je ne servais à rien.
07:55La souffrance était tellement forte que j'ai voulu mourir, en fait.
08:00Priscilla tente de se suicider.
08:02Elle prend de nombreux médicaments d'un coup, avant d'être emmenée à l'hôpital par ses colocataires.
08:07Cette tentative de suicide a lieu la veille de ses règles.
08:10Et à ce moment-là, du coup, je vais à l'hôpital, je vois le psychiatre,
08:14et j'essaye de dire au psychiatre, encore une fois,
08:17« je pense qu'il y a un lien avec mon cycle mensuel ».
08:20Non, il n'y a pas de lien, vous êtes cadre, c'est le stress, vous êtes en dépression, burn
08:27-out, ça va aller. »
08:31Une fois encore, tout s'arrange une fois que ses règles arrivent, et Priscilla va beaucoup mieux.
08:35Mais le mois d'après, tout recommence.
08:39Un jour, quand elle a 28 ans, et alors qu'elle est en pleine phase de déprime, Priscilla se rend
08:43à son travail.
08:44« J'arrive au travail, je vois un mail de ma chef, un mail simple,
08:49où elle me dit « ah, tu as fait cette erreur, est-ce que tu peux corriger, envoyer le mail
08:54? »
08:55Et là, du coup, les pensées réapparaissent, « t'es nulle, cette erreur t'aurais pu l'éviter ».
09:00Et je commence à pleurer, à avoir une crise de pleurs, de larmes.
09:05Et là, c'est trop pour moi, en fait, c'est trop.
09:07Et à ce moment-là, du coup, ma chef me dit « mais c'est rien, rentre chez toi, tout
09:12va bien se passer ».
09:13Et à partir de ce moment-là, je ne retourne jamais au travail.
09:19Je vais voir le médecin du travail, et elle me dit qu'elle ne comprend pas.
09:23Elle ne comprend pas parce que j'ai des super notes,
09:25qu'il n'y a aucun problème, que mes chefs m'adorent, mes collègues m'adorent.
09:30Elle ne comprend pas pourquoi je suis dans cette détresse.
09:33Et moi non plus, en fait.
09:36Donc, je ne comprends pas.
09:38Et du coup, à un moment donné, je démissionne parce que c'est trop.
09:42Je préfère partir, en fait, parce que c'est trop.
09:45La pression était trop forte.
09:48Priscilla reste vivre à Londres.
09:50Dans les années qui suivent, elle fait deux nouvelles tentatives de suicide.
09:53Puis une autre en 2019.
09:55Elle a 31 ans.
09:57Elle boit un mélange d'alcool et de médicaments.
09:59Et de nouveau, ses colocataires l'emmènent à l'hôpital.
10:02Elle est prise en charge et dans la nuit,
10:05elle se réveille et se rend compte qu'elle saigne
10:07et qu'elle vient d'avoir ses règles.
10:09Priscilla réalise alors que cette nouvelle tentative de suicide
10:12a une fois encore eu lieu la veille de ses menstruations.
10:17Et là, je commence à pleurer.
10:18Et je me dis, mais ce n'est pas possible, en fait.
10:21Ce n'est pas possible que personne ne comprenne,
10:23que personne ne m'écoute,
10:24que personne ne voit qu'il y a un lien avec mes putains de règles, en fait.
10:30Et là, je me dis, en fait, si je ne fais pas quelque chose,
10:32je vais mourir, vraiment.
10:34Je vais mourir.
10:35Donc, je ne sais plus, je tape sur Google suicide règles
10:39et je tombe sur le mot trouble dysphorique prémenstruel.
10:45Et là, c'est le heureux cas que j'ai attendu durant ces dix ans.
10:50Quand j'ai lu ce qu'on disait sur le trouble dysphorique prémenstruel,
10:53je me suis dit, mais c'est ça.
10:55Le trouble dysphorique prémenstruel, ou TDPM,
10:58est caractérisé par d'importants symptômes psychiques,
11:01comme la dépression, l'anxiété, l'irritabilité
11:03et les pensées suicidaires,
11:05qui arrivent deux semaines avant les règles
11:07et qui prennent généralement fin quand elles arrivent.
11:10Le TDPM est reconnu comme trouble psychiatrique depuis 2013.
11:14Quand elle lit tout ça,
11:16Priscilla cherche à contacter des personnes qui en souffrent.
11:19Elle tombe sur un groupe Facebook anglais
11:21et ses membres la dirigent vers une clinique londonienne
11:23spécialisée dans le TDPM.
11:26Priscilla prend rendez-vous.
11:27Elle est prise en charge par un médecin
11:29qui écoute ses symptômes
11:30et lui diagnostique un trouble dysphorique prémenstruel
11:34à l'âge de 31 ans,
11:36dix ans après le début de ses symptômes.
11:38J'ai un soulagement.
11:39Je viens de comprendre ce que j'ai.
11:42Je ne suis pas folle.
11:43Je ne cherche pas d'attention.
11:46Je ne fais pas semblant.
11:47J'ai un vrai mal-être, en fait.
11:50Les règles peuvent donner envie de mourir, quoi.
11:53Et en fait, une fois qu'on comprend
11:55qu'il y a un nom derrière ça
11:57et qu'il y a une explication scientifique médicale,
12:00c'est chimique, c'est à l'état de mes cellules.
12:04Je ne peux rien faire.
12:05Et là, je suis heureuse, en fait.
12:08Priscilla rentre en France après ça.
12:10Elle rencontre une psychologue et chercheuse
12:12spécialiste du trouble dysphorique prémenstruel.
12:15Elle commence une psychothérapie avec elle
12:18et change son mode de vie
12:19pour se débarrasser au maximum du stress
12:21et mieux vivre son TDPM.
12:23J'ai fait des changements alimentaires,
12:25j'ai repris le sport.
12:27Plus le fait aussi que du coup,
12:29j'avais plus honte.
12:30le fait d'assumer, tout simplement,
12:35d'en parler très ouvertement au travail, partout.
12:39Enfin voilà, moi, je n'ai aucun tabou sur ça
12:42ou sur la santé mentale
12:43et surtout ce suivi psychologique
12:46qui fait que j'ai réussi à avoir des cycles heureux,
12:50comme j'aime bien les appeler.
12:51Donc, je vis beaucoup, beaucoup, beaucoup,
12:53beaucoup mieux qu'avant.
12:56Mais voilà, ça a été un long parcours
12:58et on y laisse des plumes, quoi, surtout.
13:01Voilà, maintenant, moi, ça va.
13:03Je n'ai pas de regrets des choix que j'ai faits,
13:06mais j'ai quand même quitté mon travail.
13:09Donc, ça détruit des vies, clairement.
13:11Et ça brise des rêves.
13:13Donc, c'est pour ça que pour moi,
13:14ça me tient à cœur d'en parler.
13:16Il faut savoir, il faut connaître
13:17que oui, c'est possible d'avoir envie de mourir
13:20à cause de ses règles,
13:22d'échouer à cause de ses règles, quoi.
13:37Ambre, comment va Priscilla aujourd'hui ?
13:39Est-ce qu'elle a encore parfois des symptômes ?
13:41Alors, elle va très bien.
13:42En ce moment, elle est enceinte de son premier enfant,
13:44donc elle n'a pas ses règles.
13:46Et elle m'a expliqué qu'elle n'avait plus du tout
13:47de symptômes liés au TDPM.
13:49Mais même avant ça, ça allait beaucoup mieux.
13:51Elle a encore parfois des symptômes, bien sûr,
13:53mais ça n'a rien à voir avec ce qu'elle vivait avant.
13:55Elle n'a plus jamais eu d'idée suicidaire, par exemple.
13:58Elle m'a expliqué qu'elle n'avait pas de traitement
14:00pour réguler ses symptômes.
14:01Elle ne prend pas d'antidépresseurs, par exemple.
14:03C'est surtout la psychothérapie qui l'a aidée.
14:06Et aussi, elle m'a dit que le fait de savoir ce qu'elle avait,
14:08de mettre un mot sur son mal-être,
14:10ça l'avait beaucoup aidée à mieux vivre son TDPM.
14:12Est-ce qu'elle a retrouvé un travail depuis ?
14:14Oui, elle a retrouvé un poste de cadre.
14:16En ce moment, elle est en congé maternité.
14:18Et en plus de son travail,
14:19elle a créé une association qui s'appelle
14:20La Culotte Rouge et qui vise à informer
14:23et éduquer les jeunes à propos des menstruations
14:25à travers des ateliers dans les établissements scolaires, par exemple.
14:28Alors aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut savoir
14:30si on est atteint ou non d'un trouble dysphorique prémenstruel ?
14:34Alors, ce n'est pas toujours simple
14:35parce qu'il n'y a pas d'examen clinique
14:36pour savoir si on est atteint d'un TDPM.
14:38On ne peut pas le déceler avec une prise de sang, par exemple.
14:40Pour qu'un diagnostic puisse être posé,
14:43il faut surveiller son cycle pendant trois mois
14:44et noter tous les symptômes qu'on peut ressentir
14:46et à quel moment ils apparaissent.
14:47Et ensuite, c'est un psychiatre ou un gynécologue
14:50qui va pouvoir déterminer ou non s'il s'agit d'un TDPM
14:53en fonction des symptômes qui ont été relevés.
14:55Il y a onze symptômes liés au TDPM
14:57comme l'humeur dépressive, l'anxiété, les pensées suicidaires.
15:01Il faut la présence de cinq symptômes
15:02pour qu'un TDPM puisse être diagnostiqué.
15:05En tout cas, si aujourd'hui, il y a encore assez peu de diagnostics,
15:08c'est parce que beaucoup de gens ont tendance
15:09à minimiser leurs symptômes,
15:10à se dire que ce n'est pas grave, que c'est pas sagé.
15:13Donc, il ne faut vraiment pas hésiter à en parler à un médecin.
15:15Merci Ambre Rosala.
15:17Et si vous désirez plus d'informations,
15:19vous pouvez également consulter le site
15:21de l'association TDPM France
15:23sur asso.tdpmfrance.fr
15:27Cet épisode a été produit par Barbara Gouy
15:30et Clara Garnier-Amouroux,
15:32réalisation Pierre Chaffanjon.
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