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  • il y a 12 heures
Ce francilien de 45 ans, a vécu pendant 7 ans avec le syndrome de Diogène, un trouble du comportement qui se traduit par l’accumulation compulsive d’objets et de déchets. Sébastien Rezé témoigne au micro de Barbara Gouy. Si vous avez besoin d’aide, ou quelqu’un de votre entourage, contactez l’association Survivre à l’insécurité au 01 80 91 46 40 ou par mail : accueil@diogene-asso.org.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network.

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12En début d'année, le Parisien a brossé le portrait de Sébastien Rosé, 45 ans,
00:18un francilien qui a été atteint du syndrome de Diogène pendant plus de 7 ans.
00:22Les personnes touchées par ce trouble du comportement accumulent chez elles des tas de meubles et d'autres objets
00:28de manière compulsive, elles sont incapables de s'en séparer,
00:31ce qui les conduit souvent à négliger la propreté de leur logis et leur santé.
00:36Sébastien Rosé, lui, se considérait comme un maniaque du ménage
00:40et il a fini par développer un syndrome de Diogène à la trentaine
00:43après la perte de son emploi et une grosse dépression.
00:47Il témoigne aujourd'hui dans Codesource au micro de Barbara Gouy.
00:59Je rencontre Sébastien Rosé dans son assez grand studio à Ponto Combo, en Seine-et-Marne.
01:04En passant la porte, on ne pourrait pas imaginer que Sébastien a vécu dans cet appartement
01:09encombré de déchets pendant près d'une dizaine d'années.
01:12Il ressemble à n'importe quel autre appartement, assez sobre, plutôt rangé.
01:16On s'installe et Sébastien commence à me raconter comment il a réussi à vaincre son syndrome de Diogène.
01:26Sébastien est né le 17 septembre 1979.
01:29Il a grandi en région parisienne, avec deux demi-frères.
01:33Son père est artisan et sa mère est secrétaire comptable.
01:37Petit, c'est un enfant assez joueur, mais quand il commence à grandir, il a une seule idée en tête.
01:42Plus tard, il veut être indépendant et ne pas avoir de patron.
01:45Il commence tout de même par être salarié, mais après une rupture qui le fait sombrer
01:50dans une période très difficile, pendant laquelle il perd son emploi,
01:53ses amis lui conseillent d'aller chercher du travail sur les marchés.
01:57Et c'est là que j'ai trouvé une vraie voie.
02:01J'arrivais à m'amuser et à travailler en même temps.
02:04À partir de là, j'ai travaillé pendant cinq ans sur les marchés.
02:08Et j'ai fait donc marchand de fruits et légumes, charcutier, poissonnier.
02:15J'ai exercé plusieurs métiers pour des patrons.
02:19Et puis un jour, on m'a proposé une rôtisserie à racheter.
02:23C'est à partir de là que je suis devenu mon propre patron.
02:26Sébastien reprend donc la rôtisserie.
02:29Son affaire marche bien, il ne compte pas ses heures et il investit dans du matériel.
02:33En parallèle, il propose à son meilleur ami de se mettre en colocation.
02:37La colocation se passe extrêmement bien.
02:41On a chacun nos tâches de ménage dans la colocation.
02:45C'est-à-dire qu'on tient un cahier.
02:47J'ai instauré l'histoire du cahier.
02:50Voilà, la salle de main doit être nettoyée une fois par semaine.
02:53Un coup c'est lui, un coup c'est moi.
02:55La cuisine doit être nettoyée une fois par semaine.
02:57Un coup c'est lui, un coup c'est moi.
02:59En plus du ménage quotidien, bien sûr.
03:02Pareil pour le salon, pareil pour les vitres, pareil pour le sol, pareil pour...
03:06Voilà, et puis après chacun sa chambre, donc voilà.
03:09Mais les espaces communs, à ce moment-là je suis extrêmement maniaque.
03:15À cette période, on reçoit beaucoup.
03:18Aussi bien lui, ses amis, moi, mes amis, nos amis communs.
03:23On reçoit beaucoup, on fait beaucoup de fêtes.
03:26Et à ce moment-là, oui, 25 ans, on reçoit, on fait la fête.
03:32Les frères, les copains, les amis, les copains des copains, il y a toujours du monde à la maison.
03:38C'est-à-dire que je rentre du marché, il y a toujours du monde.
03:42Et je repars au petit matin, il y a des fois encore du monde.
03:47À ce moment-là, Sébastien travaille énormément.
03:50Il aime ce qu'il fait, mais il doit travailler une centaine d'heures par semaine.
03:54Et quand il rentre, il boit de l'alcool pour réussir à décrocher.
03:57L'alcool devient mon quotidien.
03:59L'alcool devient, en fait, une façon de trouver de l'énergie
04:04ou d'oublier que le lendemain va être compliqué.
04:08Au bout de 4 ans à mon compte, je bois énormément.
04:13Je connais mon problème, je fais plusieurs cures pour tenter d'arrêter.
04:18Mon colocataire est très conscient de ce qui se passe et de ce qui m'arrive.
04:22Il me met en garde, prévient mes amis, prévient aussi ma famille.
04:27Je fais donc plusieurs cures de sauvrage.
04:30Et malgré tout, en rentrant du marché, je me fais contrôler.
04:35Pas d'accident, rien de particulier, contrôle simple.
04:38Je me fais contrôler positif à l'alcool.
04:41Je perds une première fois mon permis.
04:44Je cherche des solutions.
04:46Je mets quelqu'un en place pour reprendre ma série de marchés.
04:52Et suite à ça, après 6 mois de retrait de permis, je récupère mon permis.
04:57Et je peux recommencer.
05:00À ce moment-là, alcool zéro.
05:03Les mois se passent et je recommence un verre de verre.
05:08Et l'engrenage revient.
05:10Moins de 6 mois plus tard, je repère à nouveau mon permis.
05:13Et là, pour moi, c'est plus possible de mettre quelqu'un à ma place.
05:18Je me dois de vendre ma rôtisserie.
05:20Je me dis que continuer est impossible.
05:23Sébastien revend sa rôtisserie à contre-coeur en 2011, à 32 ans.
05:27Et il ne sait plus où dormir parce qu'il avait décidé de quitter la colocation
05:31et avait déjà déposé son préavis.
05:34Il doit donc trouver un appartement alors qu'il n'a plus de travail.
05:39Et c'est lors d'une soirée avec un ami à qui j'explique ma situation
05:43qui me dit que son papa cherche à louer un appartement sur Ponto Combo.
05:50en 1977, là où j'ai grandi quelques années.
05:54Et c'est là que je lui dis, appelle-le, appelle-le, appelle-le, s'il te plaît, appelle-le.
06:00Son papa se souvient de moi et me dit, je suis prêt à te louer mon appartement,
06:05il n'y a pas de problème, peu importe tes revenus, je sais que tu vas rebondir.
06:08Et donc, je me retrouve seul dans cet appartement
06:12que je n'arrive pas à ménager puisque je n'ai pas d'argent.
06:15J'ai quelques meubles, j'ai quelques vêtements.
06:19Mais je n'ai pas de revenus.
06:20Je dois rester déjà trois mois sans revenus pour prétendre au RSA.
06:26Je reste donc quelques mois sans revenus.
06:29Je vais à l'épicerie sociale, je vais au Resto du Coeur.
06:33Et quand je me balade en ville,
06:36je trouve des planches de bois, des chaises,
06:40des chaises en plastique.
06:42Ce que je vois qui va aux encombrants, en fait, je le récupère.
06:46Je le mets dans mon coffre ou je le mets sur mon scooter, peu importe.
06:50Je le récupère et je me dis, c'est quand même dommage de laisser ça mourir,
06:55de laisser ça à la déchetterie.
06:57À ce moment-là, j'accumule énormément.
06:59Mais je ne m'en rends pas compte.
07:01À ce moment-là, Sébastien réussit à retrouver du travail en intérim.
07:04Toute la journée, il décharge des conteneurs,
07:07ce qui lui fait très mal au dos.
07:09Quand il rentre chez lui, il n'arrive même plus à bouger ou à faire le ménage.
07:13La poubelle est pleine, j'ai mal au dos, je ne peux pas la descendre.
07:17C'est là que j'en viens à me dire, mais ce n'est pas possible.
07:20Est-ce que je mérite ça ?
07:22Ou est-ce qu'il se passe quelque chose en moi que je ne contrôle pas
07:25et qui pourrait peut-être être une maladie ?
07:28Qu'est-ce qui se passe ?
07:30Et là, j'en viens à regarder sur Internet
07:32et je tape « accumulation compulsive ».
07:36C'est les deux mots qui me viennent, « accumulation compulsive ».
07:38Et là, je vois que ça porte un nom.
07:41Syndrome de Diogène.
07:45Je me retrouve dans ce syndrome.
07:48Dépression, alcool, perte de confiance,
07:53refuge dans l'isolement.
07:55Et ces objets qui m'entourent, en fait,
07:59sembleraient me rassurer.
08:01Je trouve à peu près ce qui se passe en moi
08:04et pourquoi je le fais.
08:06Maintenant, c'est trouver une solution
08:09pour se sortir de là.
08:12Donc à ce moment-là, je suis en intérim.
08:13J'ai beau tous les jours
08:16aller acheter des rouleaux de sac poubelle
08:18de 150 litres,
08:20c'est toujours la même chose.
08:22J'achète ces rouleaux,
08:24je suis prêt à m'y mettre,
08:26j'ouvre le sac poubelle,
08:27mais je n'arrive pas à mettre un objet dedans.
08:29Que ce soit un déchet,
08:30que ce soit n'importe quoi,
08:32je n'arrive pas à mettre un objet dedans.
08:33Impossible.
08:34Je n'arrive pas à faire ce geste.
08:38Pour autant, il est simple.
08:39Il est simple,
08:40c'est un geste du quotidien.
08:41Il est extrêmement simple
08:42de mettre un objet dans un sac poubelle.
08:45Et là, je me retrouve bloqué.
08:46Je sens vraiment une frustration.
08:51Pendant plus de deux ans,
08:52Sébastien continue à accumuler
08:54des objets chez lui.
08:55En cherchant une solution
08:56pour ranger et laver son appartement,
08:59il ne trouve que des sociétés
09:00comme les Nettoyeurs de l'Extrême
09:02qui interviennent dans les endroits
09:04les plus insalubres
09:05pour tout débarrasser.
09:06Je décide de les appeler.
09:08J'appelle trois ou quatre entreprises
09:09qui, à chaque fois,
09:11me demandent
09:12trois, quatre photos de chez moi
09:13et savoir s'il y a la possibilité
09:16de mettre une benne
09:17sur mon parking
09:18pour pouvoir jeter par la fenêtre.
09:20Ce qui, pour moi,
09:21me paraît inconcevable.
09:24Parce qu'au jour le jour,
09:25c'était un jeu de dissimulation
09:27avec mes voisins.
09:29C'est que j'ai ma fierté
09:31et que c'était impossible pour moi
09:33que mes voisins soient au courant.
09:36Tous les jours,
09:37avant de partir au travail,
09:38il me fallait 15 minutes
09:39pour être sûr
09:40qu'il n'y ait personne
09:41sur le palier
09:42qui puisse entrevoir
09:44qu'il y ait
09:45une telle accumulation
09:46chez moi.
09:48Sinon, mon propriétaire
09:49va être averti.
09:51Mon propriétaire
09:52peut me mettre en demeure
09:53de faire quelque chose
09:54et en arriver
09:56à une expulsion.
09:57Donc, à partir de là,
09:59je dissimule,
10:00je dissimule.
10:00Je suis le roi
10:01de la dissimulation
10:02par rapport
10:03à mon syndrome de Diogène.
10:04Parce que je me dis
10:05que personne
10:05est à même de comprendre.
10:07Sébastien parvient
10:08à sortir de son addiction
10:09à l'alcool
10:09en demandant de l'aide
10:11à des associations.
10:11Il décide de poursuivre
10:13sur cette voie
10:14et de chercher
10:15une association
10:15qui pourrait l'aider
10:17à gérer son syndrome
10:18de Diogène.
10:19Il en trouve une
10:20qui s'appelle
10:20Survivre à l'insécurité
10:22et il contacte
10:23son président,
10:24Pierre Ludoski,
10:25qui lui propose
10:26de venir voir
10:27son appartement.
10:27Le jour du rendez-vous,
10:30je décide de le faire
10:32monter chez moi.
10:33Il ne s'habille pas
10:34avec une combinaison
10:38complète,
10:38il met juste
10:39des surchaussures.
10:40Je le reçois
10:41en bas de mon immeuble,
10:43j'ai confiance,
10:44je le fais monter,
10:45il met juste
10:46des surchaussures
10:48et il rentre chez moi.
10:50Il arrive à atteindre
10:52tant bien que mal
10:52ma cuisine.
10:53Et là, il me dit
10:54oui, c'est bien
10:55le syndrome de Diogène.
10:57Et là, pour moi,
10:58il y a eu un énorme
10:59soulagement, en fait.
11:00Nous quittons l'appartement
11:02et nous allons boire
11:03un café ensemble
11:04et il me propose
11:05une solution
11:06pour moi
11:07trop idéale.
11:10Des encombrements
11:10très méthodiques
11:12adaptés à mon budget.
11:14Ayant été commerçant,
11:15je me dis
11:16là, il me vend du rêve
11:17ce monsieur,
11:17ce n'est pas possible.
11:19Je laisse passer le temps.
11:21Les nettoyeurs
11:22de l'extrême
11:23me rappellent en continu.
11:24L'association ne me rappelle pas.
11:26Je décide de les recontacter
11:27un mois plus tard.
11:29On me dit
11:30on peut avoir
11:30un deuxième rendez-vous,
11:31pas de problème.
11:33Et là, je prépare
11:34mes questions.
11:35Comment va s'effectuer
11:36le tri ?
11:37Qui va trier ?
11:39Comment ça va se faire ?
11:40Comment vont être
11:41évacués les déchets ?
11:42Et là, on me dit
11:43les déchets vont être
11:44évacués dans des sacs
11:45poubelles noirs,
11:47opaques,
11:47dans un camion
11:48qui n'a pas
11:49de signalétique
11:51diogène,
11:52que tout se fera
11:53en toute discrétion,
11:55que je pourrais garder
11:56ma dignité ?
11:57Enfin, moi,
11:57je sens que je peux
11:58garder ma dignité.
12:00Il m'explique que
12:01même si un voisin
12:02vient toquer,
12:03ils n'ouvriront pas.
12:04Il se passe encore
12:05un mois
12:05et là, je lui dis
12:06OK, on y va.
12:08Et à partir de là,
12:09je lui donne mes clés
12:10et je lui fais
12:11entièrement confiance.
12:13On est en août 2021.
12:15Le ménage dure une semaine.
12:17Sébastien loge ailleurs
12:18pendant cette période
12:19et il passe à son appartement
12:20les soirs pour voir l'avancement.
12:22En huit jours,
12:24c'est terminé.
12:26Je me retrouve seul
12:27dans cet appartement
12:28désencombré.
12:30Je ménage
12:33cet appartement
12:34comme je peux
12:35avec les moyens
12:36que j'ai.
12:37Je mets en place
12:38une personne de ménage
12:40qui viendra
12:40une heure,
12:41deux heures par semaine.
12:43Ça va durer
12:44trois mois.
12:47Trois mois,
12:48je suis en intérim,
12:49mes horaires changent.
12:51d'habitude,
12:51elle passait
12:52en semaine le matin.
12:54Là,
12:54elle n'a plus la possibilité
12:56que de passer le samedi.
12:57Moi,
12:58c'est mes deux seuls
12:59jours de repos.
13:00Samedi,
13:01dimanche.
13:02Du coup,
13:03je mets fin
13:03au contrat
13:05et je me dis
13:06je vais pouvoir
13:06m'en sortir tout seul.
13:09Un mois se passe
13:10et là,
13:10je vois que
13:11l'accumulation reprend.
13:13Un mois d'accumulation
13:14et là,
13:15je me dis
13:15c'est pas possible
13:16de recommencer.
13:18À ce moment-là,
13:19j'appelle l'association
13:20j'appelle M. Ludovski
13:22et je lui dis
13:24exactement ce qui se passe.
13:25Il me dit
13:26je passe chez vous
13:27samedi prochain.
13:28J'ai dit non.
13:30Non, non.
13:30Et là,
13:30je me fixe un challenge.
13:33Je lui dis
13:33on se donne rendez-vous
13:34dans un mois.
13:3630 jours pile.
13:37On se donne rendez-vous
13:38dans 30 jours
13:39et soit
13:41ça a recommencé
13:42et il y a un problème
13:43qui persiste
13:44psychologique
13:45soit
13:46ça va être nickel
13:47quand je vais vous recevoir
13:48et à ce moment-là
13:49c'est terminé.
13:50Je trouve trop simple
13:51en fait
13:52de lui dire
13:52ok,
13:53ben venez samedi
13:53et puis
13:54ils reviennent
13:55avec un camion
13:56et non.
13:57C'était pour moi
13:58pas la solution.
13:59Ça m'avait déjà
14:00caché 5 ans de ma vie
14:01c'était hors de question
14:03que ça continue
14:04de me gâcher
14:05des années de vie
14:06et au bout de 20 jours
14:07je l'appelle
14:08et je lui dis
14:08ça y est,
14:08c'est terminé.
14:09Ça y est,
14:10j'ai tout rangé
14:11c'est terminé
14:12et c'est terminé
14:13pour longtemps maintenant.
14:14Je ne suis pas prêt
14:15de vous rappeler.
14:17Et depuis
14:17j'ai plus d'aide à domicile
14:19j'ai plus d'aide ménagère
14:22et par contre
14:23je me suis fixé
14:24des règles très strictes
14:25c'est-à-dire
14:26je contrôle
14:26tout ce qui rentre
14:27chez moi
14:28j'ai une poubelle
14:29à proximité
14:30et je ne laisse pas
14:31s'accumuler les choses
14:32c'est-à-dire que
14:33quand ma table basse
14:34se remplit
14:35je ne pose aucun objet
14:37par terre.
14:37Si ma table basse
14:39est pleine
14:39je me lève
14:40peu importe
14:41les douleurs
14:42lombaires,
14:43physiques
14:44je me lève
14:45et je fais ce que
14:46j'ai à faire
14:46pour que ma table basse
14:48se désemplisse
14:49et que je puisse
14:50à nouveau poser
14:51des choses dessus
14:51mais en tout cas
14:52aucun objet par terre.
14:54Ça c'est ma règle
14:56de base.
14:58Pour moi
14:59c'est derrière moi
15:00mais je garde quand même
15:03un œil.
15:27Barbara on l'a vu dans ton sujet
15:28pendant des années
15:29Sébastien Rezé
15:30il avait honte
15:31de parler de son trouble
15:32pourquoi est-ce qu'il a décidé
15:33de témoigner aujourd'hui ?
15:34En fait il veut partager son histoire
15:36pour que des personnes atteintes
15:37par le syndrome de Diogène
15:38puissent trouver des réponses
15:39dans son témoignage
15:40parce que lui
15:41s'est tellement senti seul
15:42quand il faisait des recherches
15:44et qu'il ne trouvait pas de témoignage
15:45donc il veut montrer
15:46que c'est possible
15:47de s'en sortir
15:48en parlant de l'association
15:49notamment
15:50Survivre à l'insécurité
15:51qu'il a vraiment sauvé
15:52en lui permettant
15:53de retrouver un appartement décent
15:54mais même aujourd'hui
15:56trois ans après
15:56ça reste difficile pour lui
15:58parce qu'il fait attention
15:59à son image
16:00et les personnes atteintes
16:01du syndrome de Diogène
16:02sont souvent stigmatisées
16:04comme des personnes sales
16:05et sans volonté
16:06sans vraiment comprendre
16:06pourquoi ils rentrent
16:07dans ce schéma
16:08d'accumulation compulsive
16:09Concrètement comment savoir
16:10si une personne est atteinte
16:11du syndrome de Diogène ?
16:12Alors c'est compliqué
16:13parce qu'il n'y a pas vraiment
16:14de profil type
16:15ça peut être un homme
16:16comme une femme
16:16peu importe sa classe sociale
16:18et une personne atteinte
16:19de ce syndrome
16:20n'aura pas toujours
16:20une maladie psychiatrique
16:21mais quand même
16:22l'association Survivre à l'insécurité
16:24donne quatre signes
16:25qui sont observables
16:26chez une personne atteinte
16:28de ce syndrome
16:29souvent elle ne demande pas d'aide
16:30elle accumule
16:31beaucoup d'objets
16:32chez elle
16:32elle s'éloigne
16:33de son entourage
16:34et sa propre hygiène
16:35est souvent impactée
16:36d'après le président
16:37de l'association
16:38qui s'appuie sur
16:39les interventions
16:39des pompiers
16:41gendarmes et policiers
16:42il y aurait 4 à 6%
16:43de la population française
16:44qui serait touchée
16:45par ce syndrome
16:46Et je précise
16:46qu'on a mis
16:47toutes les coordonnées
16:48de cette association
16:49Survivre à l'insécurité
16:50dans la fiche
16:51de cet épisode
16:52Dernière question Barbara
16:53qu'est-ce qui provoque
16:54l'apparition de ce trouble ?
16:56Alors les causes
16:57peuvent être très différentes
16:58mais ce qu'on retrouve
16:59le plus souvent
17:00c'est quand même
17:01l'isolement social
17:01et la solitude
17:02dans le cas de Sébastien
17:04c'était le cas
17:04il a perdu son travail
17:06sa petite amie
17:07et il commençait
17:08à s'éloigner
17:08de son entourage
17:09quand le syndrome de Diogène
17:10est apparu chez lui
17:11c'est un cercle vicieux
17:12parce que les personnes
17:13atteintes du syndrome de Diogène
17:15s'éloignent souvent
17:16de plus en plus
17:17de leur entourage
17:17c'est pour ça
17:18qu'il faut essayer
17:19de repérer les signes
17:20pour pouvoir les aider
17:21et ne pas les laisser seules
17:22Merci Barbara Gouy
17:23et merci à Léo Haguez
17:25pour son aide
17:25Cet épisode de Code Source
17:27a été produit par
17:28Clara Garnier-Amourou
17:30réalisation
17:30Julien Moncouquiole
17:31N'hésitez pas
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17:34sur votre plateforme
17:35d'écoute préférée
17:35ou sur la chaîne
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17:44à écouter notre podcast
17:45entièrement consacré
17:47aux faits divers
17:47Crime Story
17:48chaque samedi
17:49une nouvelle affaire criminelle
17:50racontée par
17:51Claude Aprolongeau
17:52avec Damien Delsenis
17:53le chef du service
17:55police-justice du Parisien
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17:58«Delsenis »
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