Pendant ses années de détention, Joël Baptiste a repris sa vie en main grâce à la lecture. Depuis 2017, il a fondé une association qui incite les jeunes des quartiers populaires à lire. Témoignage.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Clara Garnier Amouroux, Sarah Hamny et Lolla Sauty - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
#livres #prison #lecture
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le 29 mai, le Parisien a publié le portrait d'un ancien braqueur qui a découvert les livres dans la
00:18bibliothèque de sa prison.
00:20Joël Baptiste a 54 ans, dont 8 ans passés en détention.
00:23La lecture, explique-t-il, lui a permis de mieux se comprendre et d'exprimer ses sentiments.
00:29Aujourd'hui, avec son association, Joël Baptiste récolte des livres pour les transmettre à des jeunes de quartier populaire.
00:36Ambre Rosala est allée à sa rencontre chez lui dans le Gard pour qu'il prenne le temps de nous
00:41raconter son histoire.
00:54Joël Baptiste habite à Alès, dans le Gard, depuis sa naissance.
00:57Il a 54 ans et il connaît tous les recoins de la ville.
01:02Il est né ici en 1968 et a grandi dans un quartier prioritaire de la ville.
01:07Il me raconte qu'ici, son nom de famille, Baptiste, est connu de tous.
01:13Le patronyme Baptiste sur Alès a une résonance qui est souvent associée à des délits et même des crimes.
01:20Il y a une certaine partie de ma famille qui est rentrée dans la criminalité.
01:23Mon père était en prison, mes oncles étaient en prison.
01:26J'ai grandi là-dedans, j'ai connu les perquisitions étant jeune.
01:29Je n'ai connu que ça.
01:32Quand il a 4 ans, les parents de Joël l'abandonnent, lui et son grand frère, et ils sont pris
01:37en charge par ses grands-parents paternels.
01:39À l'école, les professeurs se rendent compte que Joël est dyslexique et il grandit en devenant un petit garçon
01:45assez solitaire.
01:46Mes grands-parents qui nous élevaient ne savaient pas lire et écrire.
01:49Et ce n'était pas facile d'avoir un suivi scolaire dans la structure familiale.
01:54En plus, on était nombreux, ils avaient recueilli plusieurs petits-enfants.
01:58Et à vrai dire, à cette époque, on allait plus souvent à l'école pour les allocations familiales, parce que
02:03c'était une obligation.
02:04Les grands-parents avaient peur qu'ils coupent les allocations familiales, que pour les études.
02:09Quand j'étais enfant, j'étais souvent isolé.
02:11Je sentais que je n'étais pas écouté.
02:14Je me sentais seul, isolé, pas compris.
02:17Et je ne comprenais pas les gens.
02:19On leur a dit que j'étais en déconnexion avec mon environnement.
02:25À l'adolescence, Joël se fait des amis dans le quartier où il habite.
02:29Et quand il a 13 ans, il commence à commettre des petits délits.
02:33C'était un ami et copain de quartier qui étaient comme moi.
02:37C'est-à-dire que dans la structure familiale, ils avaient tous des problèmes.
02:39Ou la mère alcoolique, ou la mère seule, ou de la violence dans la structure familiale.
02:45Les premiers vols, c'était des vols de stylos.
02:47Et j'ai commencé à voler dans les supermarchés.
02:49Après, ça a été des mobilettes, des vélos, et après ça a été crescendo.
02:53Joël commet son premier vol à main armée quand il a 24 ans.
02:56Il en fait d'autres et se met aussi à faire des cambriolages et des braquages.
03:01Petit à petit, il se professionnalise et ne vit plus que du grand banditisme.
03:05Quand il y avait de l'argent quelque part, que les gens ne savaient pas comment le prendre en cambriolage,
03:09ils me sollicitaient et moi je me pêchais sur le problème pour trouver le point faible.
03:14C'est ce qui me faisait vivre et quand il y avait une difficulté, c'est cette difficulté qui me
03:19plaisait.
03:19J'existais à travers ça.
03:21Et mon environnement s'est construit autour de la criminalité.
03:25Joël rencontre une femme, elle aussi dans le milieu du grand banditisme, avec qui il a un petit garçon.
03:30En 1995, quand il a 27 ans, Joël est arrêté après un braquage.
03:36Il passe au tribunal et à la barre, il n'arrive pas à s'exprimer comme il le voudrait pour
03:41se défendre.
03:44Quand on est au tribunal, c'est dans un univers qui n'est pas commun.
03:48Ce n'est pas comme une tasse de café.
03:50Il y a un jury, vous êtes l'accusé.
03:54Il y a la pression aussi des amis qui sont dans la salle.
03:56Vu que je n'avais pas ce vocabulaire pour m'exprimer et avoir un échange humain avec le juge d
04:04'instruction, ça, ça freine aussi.
04:06Et s'il n'y a pas de bagage verbal pour s'exprimer, c'est une double peine.
04:11Joël est condamné à 8 ans de prison ferme.
04:13Il est incarcéré à la prison d'Alès, où il retrouve plusieurs connaissances de son quartier.
04:18Au début, il ne vit pas trop mal la détention, mais les conditions de vie affectent peu à peu son
04:24moral.
04:29On pourrait se retrouver à 3 ou 4, avec des matelas par terre, avec des gens qu'on ne connaît
04:35pas, avec les toilettes au milieu.
04:37Alors les gens qu'on ne connaît pas, c'est des gens comme vous, qui ont des problèmes psychologiques.
04:42On est dans la délinquance.
04:43Et la promiscuité, ça m'a beaucoup affecté.
04:49Pour tenter de s'occuper un peu, Joël se dit qu'il pourrait commencer des études en prison et s
04:54'inscrit à un cours de remise à niveau.
04:56Le premier jour, il s'y rend plutôt confiant, malgré sa dyslexie.
05:00Je me suis retrouvé dans une pièce aussi, il y avait un prof, et le prof, avant de vous suivre,
05:04ils vous font faire une évaluation.
05:06Et je me suis retrouvé face à des exercices de maths et de grammaire, de 6e, 5e.
05:13Ça m'a renvoyé une image qui ne correspondait pas à l'image que je m'étais construite pour moi
05:18pour me protéger.
05:19J'étais dans une toute puissance, et là je me rends compte que des exercices de grammaire ou de maths,
05:24même de 6e, 5e,
05:26ce n'est pas pour moi, c'est pour les autres, je n'ai pas besoin de ça.
05:30Joël est transféré dans la prison de Nîmes, toujours dans le Gard, pour une question de place.
05:35Là-bas, il cherche de nouvelles activités pour occuper ses journées.
05:39Il n'a jamais terminé un livre de sa vie, mais il décide de postuler pour travailler dans la bibliothèque
05:45du centre de détention
05:46et assister une bibliothécaire externe à la prison.
05:50Il faut savoir que quand on est à la maison d'arrêt, on est enfermé 22h sur 24, si on
05:55ne va pas en activité.
05:56Et le fait de travailler, ça permet d'être en dehors de sa cellule.
06:00Vous allez voir les copains, boire le café et tout ça.
06:02Et j'ai un copain que je connaissais, qui était bibliothécaire là-bas, qui me dit
06:06« Si je veux, je pars en transfert, prends ma place, et tu verras, tu auras la porte un peu
06:10plus ouverte. »
06:11Donc j'ai postulé, j'ai pris sa place.
06:13Et la chance que j'ai eue, c'est de se rendre compte avec ce bibliothécaire de Nîmes, du Carré
06:16d'Art,
06:17qui, quand il y a un nouveau bibliothécaire, forme le bibliothécaire.
06:20Et je lui avais dit, moi, parce que je suis franco, j'avais dit « Écoutez, les livres, je m
06:23'en fous.
06:24Moi, je suis là pour en promener. »
06:27Il m'a dit « Vous n'en mettez pas, monsieur Baptiste, vous prenez un livre.
06:30Et si ça ne vous plaît pas, vous en prenez un autre.
06:33Si vous sentez une certaine réticence, laissez tomber, prenez un autre. »
06:38Alors, vu la neurose que j'avais, j'essayais de prendre des livres,
06:40mais j'avais du mal à me concentrer.
06:43Mon esprit part ailleurs.
06:46Et je suis passé par chance, je suis tombé sur des livres de psychologie qui parlaient de l'abandon.
06:53Joël lit tout d'une traite, et c'est la première fois qu'il termine un livre de sa vie.
06:57En lisant ce livre sur l'abandon, il repense à ce qu'il a vécu quand il était enfant,
07:02et à ses parents, qu'ils l'ont laissé à ses grands-parents sans lui donner de nouvelles,
07:05et il se sent beaucoup moins seul.
07:08Ça m'a rassuré, parce que j'ai senti les problématiques que j'avais étaient aussi écrites dans ce livre.
07:14Quelque part, ça m'a rassuré, j'ai dit « tiens, ça existe ».
07:17Ça m'a donné des réponses à des questions que je ne me posais pas,
07:20et qui ont permis de mieux me connaître, et mieux connaître les autres.
07:24Et là, ça a été pour moi un changement.
07:28Ça m'a ouvert une fenêtre, une fenêtre sur moi-même.
07:35Joël décide de commencer une thérapie auprès du psychologue de la prison.
07:38Il continue d'assister la bibliothécaire du centre de détention,
07:42et se met à lire de nombreux livres.
07:44A l'époque, la bibliothèque n'est pas en libre accès pour les détenus,
07:48et c'est Joël qui leur apporte, directement en cellule,
07:51les livres qu'ils choisissent dans un catalogue.
07:53Et un jour, il va voir le directeur de la prison,
07:56pour lui demander de rendre les livres plus accessibles.
07:59J'avais dit « est-ce que je peux mettre des tables et des livres dans la cour de promenade
08:03? »
08:03Bon, c'est la première fois qu'il avait une question comme ça,
08:07il a dit « celui-là, il veut s'évader, quoi.
08:08Il veut mettre des tables, il veut faire un échafaudage, il veut partir, quoi. »
08:12Donc, ils ont réfléchi pendant pas mal de temps,
08:14il a pris une sécurité un peu plus renforcée,
08:17et ils m'ont laissé faire.
08:18Alors, il y a des détenus qui disaient « moi, je ne veux pas lire tout ça »,
08:20donc je leur ai ramené des livres un peu de criminalité,
08:22mais ce serait une alcoron, des trucs comme ça, quoi.
08:24Et doucement, ils glissaient sur autre chose,
08:28selon leur parcours, leur culture, dans quel milieu ils grandissaient.
08:32Avec ces livres en libre-service,
08:34de plus en plus de détenus se mettent à la lecture.
08:37Avant ça, il n'y avait que 2 ou 3% de lecteurs au sein de la prison de Nîmes,
08:41et en un an, grâce à l'initiative de Joël,
08:45presque la moitié des détenus se mettent à lire.
08:47La lecture prend de plus en plus de place dans la vie de prisonnier de Joël,
08:51à tel point qu'il demande, un jour, à ce que la télévision soit retirée de sa cellule.
08:56Ça me permettait de me retrouver mieux avec moi-même, ce silence,
08:59et passer du temps à la lecture.
09:01J'étais plus à l'aise dans cet univers que jouer aux cartes ou à la salle de musculation.
09:07À savoir que je suis dissexique,
09:09donc le dictionnaire, j'allais beaucoup manipuler, quoi.
09:12Et au départ, quand je lisais un livre, je lisais une page,
09:15j'écrivais 10 mots que j'allais voir sur le dictionnaire.
09:17Je passais pas mal de temps à savoir.
09:20C'est devenu un enrichissement.
09:22C'est comme quelqu'un qui est à la recherche d'un trésor,
09:25et qui, en tournant des pages, trouve le trésor, quoi.
09:27On est perdus, mais on arrive à se retrouver, à travers la lecture.
09:30La femme de Joël le quitte quand il est en prison.
09:34Il est plusieurs fois transféré au cours de sa détention,
09:36par exemple à Marseille, ou à Salon de Provence dans les Bouches-du-Rhône.
09:40Et à chaque fois, il demande à travailler dans la bibliothèque de la prison.
09:45J'essayais de faire vivre la bibliothèque.
09:46C'est-à-dire que je prenais des petits livres compréhensibles pour tous.
09:50On se mettait en petits groupes, quoi.
09:52Il y en a un qui lisait un chapitre.
09:55Mais comme chacun vient de cultures et d'univers différents,
09:58on n'entendait pas la même chose.
10:00Il y avait des échanges.
10:01Alors au départ, c'était un peu chaotique.
10:03Et à travers ça, je leur ai fait comprendre qu'on est différents.
10:08On peut tous les deux avoir raison sans que l'autre ait tort.
10:10Et ça a permis après à structurer ce groupe
10:14et à respecter la différence de l'ordre surtout.
10:17En 2003, la peine de prison de Joël touche à sa fin.
10:20S'il trouve un contrat de travail,
10:22il peut obtenir une libération conditionnelle,
10:25ce qui lui permettrait de sortir de prison pour aller travailler la journée
10:28et rentrer le soir pour faciliter sa réinsertion.
10:32Souvent, quand on se rend conditionnel pour un travail,
10:34c'est souvent un contrat de complaisance.
10:36Dans notre réseau, on connaît quelqu'un qui a une entreprise
10:38qui va nous faire un contrat de travail pour nous faire sortir.
10:42Et à cette époque, je me suis lancé à des filles.
10:44J'ai dit non, je ne vais pas solliciter ça
10:46parce que je veux sortir de la délinquance.
10:48J'ai dit je vais postuler.
10:49Les copains m'ont dit Joël,
10:51il y a des milliers de chômeurs à l'extérieur,
10:53toi en prison, tu vas trouver un travail.
10:55J'ai dit oui, oui, oui.
10:56Donc je me suis renseigné
10:58et j'ai envoyé des CV en tout à la France.
11:01Et j'ai eu un contact sur l'agent
11:04dans une entreprise qui faisait du recyclage.
11:06Donc j'ai eu une permission pour avoir le premier entretien.
11:09La personne m'a embauché
11:11et j'étais en semi-liberté.
11:12C'est-à-dire que j'étais transféré à la prison d'agent.
11:14J'allais travailler la journée
11:16et le soir, je dormais en prison.
11:17Joël est en liberté conditionnelle pendant un peu moins d'un an,
11:21puis il est définitivement libéré quand il a 36 ans.
11:25À sa sortie, il coupe complètement les ponts
11:27avec le milieu du grand banditisme
11:29et continue de travailler pour cette entreprise de recyclage à Agen.
11:33Puis il rentre chez lui, à Alès,
11:35et se met en auto-entrepreneur pour faire des brocantes.
11:41Pendant plusieurs années,
11:42il mûrit un projet qui lui tient à cœur,
11:45monter une association
11:46pour promouvoir la lecture dans les milieux défavorisés.
11:50Il ne connaît rien au milieu associatif,
11:52alors il se renseigne auprès de connaissances
11:55et certaines personnes le découragent
11:57et lui disent que le projet est trop compliqué à monter.
12:00Mais en 2017, quand il a 49 ans,
12:03il se lance
12:04et crée l'association Voyages Culturels
12:07pour donner l'envie de lire
12:08aux jeunes délinquants
12:09ou aux jeunes des quartiers prioritaires de sa ville.
12:12On récupère des livres,
12:13on les amène au local,
12:14on les trie par thématiques
12:15et on va les redistribuer gratuitement
12:17de différentes façons.
12:19Alors des fois, on fait des lâchers de livres,
12:20c'est-à-dire,
12:20les lâchers de livres,
12:21c'est quand on fait des grands stands
12:22en bas des immeubles,
12:23parce qu'une personne qui subit un traumatisme,
12:25je pense, s'isole
12:27et croit qu'il n'y a que lui qui...
12:29Et le fait d'avoir un livre
12:31qui parle de ça,
12:32je pense que ça peut déverrouiller
12:33certains mécanismes
12:34comme ça l'a fait pour moi.
12:35C'est important
12:36parce qu'on tisse ses délières
12:38et on rencontre des gens
12:40qui nous parlent de leur vie des fois,
12:42de leurs problématiques,
12:43on les oriente.
12:44Je rends au livre
12:44ce qu'il m'a donné.
13:07Ambre, concrètement,
13:09que fait Joël Baptiste
13:10avec son association ?
13:11Alors, avec son association,
13:12il récolte des livres
13:14qui lui sont donnés
13:14par des particuliers.
13:16Aujourd'hui,
13:16l'association a plus de 50 000 livres
13:18qui sont triés
13:19et rangés
13:20dans un grand hangar à Alès.
13:22Et ensuite,
13:23Joël intervient
13:24dans les écoles,
13:25les collèges,
13:26les lycées,
13:26mais aussi directement
13:27dans les quartiers
13:28pour donner envie
13:29aux jeunes
13:30de se mettre à la lecture.
13:32Donc,
13:32il va soit dans les établissements,
13:34soit directement
13:35au pied des immeubles
13:36dans les quartiers d'Alès
13:37avec une table
13:39et des livres
13:39pour discuter
13:40avec les jeunes
13:41et les passants
13:41et pour leur donner des livres.
13:43On imagine que ça lui prend
13:44beaucoup de temps.
13:45De quoi il vit ?
13:46Eh bien,
13:46il vit de ça,
13:47justement.
13:48Et d'ailleurs,
13:48il a une autre salariée
13:50avec lui pour l'aider
13:51et plusieurs bénévoles
13:52qui vont, pareil,
13:54l'aider à récolter
13:55les livres
13:55et faire des interventions.
13:57Dernière question,
13:57Ambre,
13:58pendant cette interview,
13:59Joël Baptiste
14:00t'a aussi raconté
14:01avoir retrouvé
14:02le juge d'instruction
14:03qui avait suivi
14:04son affaire
14:05dans les années 90.
14:06Oui, en fait,
14:07ils se sont recroisés
14:08par hasard
14:09dans Alès,
14:10peu de temps après
14:11la création de son association.
14:12Ils ont repris contact,
14:14ils se sont donnés
14:15des nouvelles
14:15et ils se sont revus
14:17plusieurs fois.
14:18Et ce juge d'instruction
14:19qui avait suivi Joël
14:21a été très touché
14:22par son histoire,
14:23par la trajectoire
14:24qu'il a prise
14:25après sa sortie de prison.
14:27Joël lui a proposé
14:28de devenir
14:28le président d'honneur
14:30de son association
14:30Voyage Culturel
14:32et le juge d'instruction
14:33a accepté
14:34sans hésiter.
14:37Merci Ambre Rosala
14:38et merci à Léna Mounier
14:40pour son aide.
14:41Cet épisode de Code Source
14:42a été produit par
14:43Clara Garnier-Amourou,
14:44Raphaël Pueillot,
14:45Sarah Amny
14:46et Lola Sauti.
14:47Réalisation,
14:48Pierre Chafanjon.
14:49Code Source
14:49est le podcast
14:50d'actualité du Parisien.
14:52Un nouvel épisode
14:52chaque soir de la semaine.
14:54Pour n'en rater aucun,
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