Le 4 décembre, l’Assemblée nationale acte la fin du gouvernement Barnier, après seulement trois mois d’existence, en votant à la majorité absolue une motion de censure. Pour Code source, deux journalistes du service politique du Parisien, Alexandre Sulzer, en charge de la droite et l’extrême droite, et Pierre Maurer, en charge de la gauche, décryptent la chute du gouvernement Barnier et se penchent sur l’après. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : France Inter, LCP, TF1, France 2.
#barnier #censure
Archives : France Inter, LCP, TF1, France 2.
#barnier #censure
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Thibaut Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le gouvernement de Michel Barnier a été renversé par l'Assemblée Nationale le mercredi 4 décembre
00:18après qu'une motion de censure a été votée à la fois par la gauche, les députés du Nouveau Front
00:23Populaire
00:24et l'extrême droite, les élus du Rassemblement National et leurs alliés.
00:29Après cet événement politique majeur, inédit en 62 ans, Emmanuel Macron a dénoncé, je cite,
00:35le front anti-républicain qui a provoqué la chute du Premier ministre.
00:39Le chef de l'État s'entretient ces derniers jours avec les responsables de différentes formations politiques,
00:45de droite comme de gauche, dans l'espoir de nommer rapidement quelqu'un à Matignon.
00:50Alors pourquoi le Rassemblement National, au départ conciliant avec Michel Barnier,
00:55a-t-il décidé de faire tomber le gouvernement avec la gauche ?
00:59Pourquoi la censure risque-t-elle de fracturer un peu plus l'Union au sein du Nouveau Front Populaire ?
01:05On fait le point dans Code Source avec deux journalistes du service politique du Parisien,
01:10Alexandre Sulzer chargé de suivre la droite et l'extrême droite,
01:13et Pierre Maurer qui couvre la gauche.
01:20Alexandre Sulzer, le lundi 2 décembre, Michel Barnier, Premier ministre depuis trois mois à quelques jours près,
01:26est sur le point de finaliser le texte de loi sur le budget de la sécurité sociale,
01:31texte qu'il prévoit de faire passer à l'Assemblée Nationale le jour même.
01:35Depuis plusieurs jours, il négocie âprement avec Marine Le Pen, la chef du groupe parlementaire RN,
01:40qui menace de ne pas le suivre et de le censurer si ses demandes budgétaires ne sont pas respectées.
01:46Dans l'après-midi, donc, de ce lundi 2 décembre,
01:50Michel Barnier reçoit un coup de téléphone,
01:52et il comprend à ce moment-là que son gouvernement va tomber.
01:56Oui, en fait, Michel Barnier a fait une ouverture dans la matinée à Marine Le Pen.
02:00Il accepte de céder sur une des fameuses lignes rouges de Marine Le Pen.
02:04En l'occurrence, c'est le déremboursement des médicaments.
02:07Donc, elle le rappelle effectivement à 13h45, pour être précis,
02:11et elle lui dit, bon, alors j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
02:15La bonne nouvelle, c'est qu'il y avait une autre ligne rouge,
02:18donc qui n'a pas été évoquée le matin, qui était sur les charges des entreprises.
02:21Cette ligne rouge, je l'abandonne.
02:23En revanche, j'ai une mauvaise nouvelle.
02:25C'est que la question plus sensible, qui est celle des retraites,
02:29de l'indexation des pensions de retraite à l'inflation,
02:32et bien celle-là, je reste inflexible,
02:35et j'existe toujours que vous reveniez dessus.
02:37Michel Barnier comprend que logiquement,
02:39à moins que lui-même cède encore une fois aux demandes de Marine Le Pen,
02:43il va tomber, c'est la logique mathématique des forces de l'Assemblée nationale.
02:48Il revient d'ailleurs vers les autres présidents de groupe
02:52qui sont avec lui à ce moment-là.
02:53Il dit, je ne pensais pas qu'elle oserait faire ça.
03:01Pour bien comprendre cet instant décisif,
03:03il faut remonter au début du mois de septembre.
03:05À ce moment-là, on sort d'un été
03:07où le président Emmanuel Macron
03:09a cherché pendant deux mois un nouveau Premier ministre,
03:12une tâche difficile,
03:13car les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet
03:17n'ont pas permis de dégager une majorité à l'Assemblée nationale.
03:21Et finalement, le choix du chef de l'État s'arrête sur Michel Barnier,
03:25qui est donc issu de la droite, membre des Républicains.
03:28Pourquoi lui, en résumé ?
03:29Pourquoi lui ? Parce que c'était finalement un peu le plus petit dénominateur commun
03:33acceptable par une majorité des forces politiques.
03:36La gauche, clairement, Emmanuel Macron n'en voulait pas.
03:40Il considère que le nouveau Front populaire,
03:42malgré son score assez important quand même aux législatives,
03:45n'était pas en capacité d'avoir une majorité.
03:47S'il avait nommé quelqu'un du nouveau Front populaire,
03:50il aurait été aussitôt censuré.
03:52Donc il n'a pas exploré cette piste réellement.
03:54Il lui restait donc soit la piste du socle commun,
03:58du socle central de la Macronie,
04:00mais qui était quand même compliqué politiquement,
04:02parce qu'il a quand même perdu largement les élections européennes,
04:05les élections législatives.
04:05Donc le message envoyé aurait été compliqué.
04:08Donc il reste uniquement la droite, finalement,
04:10les Républicains, même si eux-mêmes ont un tout petit groupe
04:13à l'Assemblée nationale.
04:14Plusieurs noms ont été testés,
04:17à commencer par celui de Xavier Bertrand.
04:19On le sait, le président de région des Hauts-de-France
04:22était très volontaire,
04:24elle avait très envie d'aller à Matignon,
04:25mais clairement Marine Le Pen a signifié
04:29qu'elle n'accepterait pas son nom,
04:31pour des raisons personnelles,
04:32c'est un adversaire intime de Marine Le Pen
04:34dans sa région d'élection à elle également,
04:37alors que Michel Barnier, lui,
04:38n'avait pas de passif avec Marine Le Pen.
04:41Donc la parole de Marine Le Pen a compté
04:43dans la nomination de Michel Barnier ?
04:45Bien sûr, la parole de Marine Le Pen a compté.
04:47De fait, si on ajoute les voix du bloc d'extrême droite,
04:51des forces de Marine Le Pen et du groupe Vassal
04:53qui est présidé par Éric Ciotti,
04:55si on additionne ces voix à celles du nouveau Fonds populaire,
04:57il y a, et on l'a vu, une majorité absolue
05:00pour faire tomber le gouvernement.
05:01Donc, elle a presque un droit de vie et de mort
05:04sur les gouvernements.
05:05Dès que Michel Barnier est nommé,
05:06il sait donc que la politique qu'il va mener
05:08est suspendue au bon vouloir du RN, c'est ça ?
05:11Oui, il le sait, il le répète d'ailleurs
05:13lors de sa déclaration politique générale,
05:15il ne dit jamais qu'il sera otage de Marine Le Pen,
05:20mais il répète qu'il sera respectueux de tous les groupes.
05:23Il insiste bien là-dessus.
05:25On sait que de toute façon,
05:26le Fonds populaire a déclaré qu'il voulait le censurer
05:29quoi qu'il arrive.
05:30Donc l'enjeu, il est finalement moins à gauche
05:32que du côté du RN pour Michel Barnier.
05:34Il a également coché toute une série de petites cases
05:38lors de sa déclaration de politique générale,
05:40notamment celle de la proportionnelle.
05:42On sait que c'est une ligne dure pour Marine Le Pen.
05:44Elle veut cette réforme de la proportionnelle.
05:47Alors, de quoi s'agit-il ?
05:47Il s'agit de changer le mode de scrutin
05:49des législatives pour avoir une meilleure représentation,
05:53selon elle, des forces politiques.
05:55Michel Barnier, à titre personnel,
05:57comme l'ensemble des républicains,
05:58est plutôt défavorable à cette mesure,
05:59mais il a pris bien le soin de dire
06:01qu'il était ouvert à cette proposition
06:03dès le début de sa prise de fonction.
06:05Pierre Morer, à gauche,
06:07les insoumis avec les socialistes,
06:09les communistes et les écologistes,
06:11réunis aux législatives sous la bannière
06:13du nouveau Front populaire,
06:15ont traversé l'été dans l'unité.
06:16Oui, alors ça a été un peu compliqué,
06:18notamment la négociation pour désigner
06:21un candidat commun au poste de Premier ministre.
06:24Ça a duré longtemps,
06:25effritant déjà un peu l'unité
06:27formée assez rapidement du NFP.
06:29Ils se sont finalement mis d'accord
06:31autour de la personnalité de Lucie Casté,
06:33puis sont partis en campagne,
06:35tous ensemble,
06:36à la fin du mois de juillet
06:38et tout au long du mois d'août.
06:39Le moment est grave,
06:40mais je pense qu'un espoir est levé.
06:42Je suis prête, nous sommes prêts.
06:43Je demande maintenant au président de la République
06:45de prendre ses responsabilités
06:47et de me nommer Premier ministre.
06:49Même s'ils ont remporté
06:50le plus grand nombre de sièges
06:52aux élections législatives,
06:53ce n'est pas la candidate proposée
06:55par le NFP, Lucie Casté,
06:57qui accède à Matignon.
06:58Non, pas du tout.
06:59Alors, ils ont espéré pendant très longtemps.
07:02Lucie Casté a même été reçue
07:04par le président de la République,
07:06Emmanuel Macron.
07:07Finalement, il a fait assez peu de doute
07:09que le président de la République
07:10ne nommerait pas Lucie Casté,
07:12parce que même si elle avait été
07:14nommée à Matignon,
07:15Lucie Casté ne disposait pas
07:16d'une majorité de parlementaires
07:18à l'Assemblée nationale,
07:20car même si la gauche a emporté
07:21le plus de sièges au mois de juillet,
07:24il lui manquait beaucoup de voix
07:27pour décider, par exemple,
07:29du budget ou d'autres textes de loi.
07:32Donc, la gauche se retrouve
07:34sans personnalité de gauche,
07:36nommée à Matignon,
07:37mais avec Michel Barnier,
07:39avec qui elle n'a aucun accord
07:41sur la politique à mener.
07:42La priorité du gouvernement
07:44est de faire adopter un budget
07:46pour l'année 2025,
07:48deux textes,
07:48le projet de loi de finances
07:49et le projet de loi de financement
07:51de la sécurité sociale.
07:52Très vite, Marine Le Pen
07:54et son parti posent des lignes rouges
07:56à Michel Barnier.
07:57Les lignes rouges sont un peu fluctuantes
07:59du Rassemblement national
08:00et on ne sait pas très bien au début,
08:02finalement,
08:03quels sont les points durs
08:04sur lesquels Marine Le Pen
08:06exigera des choses
08:07et des points sur lesquels
08:08elle entend être un peu plus flexible.
08:10Au fil des semaines,
08:13elle se retrouve finalement
08:14un peu éclipsée dans les discussions
08:15et ça, elle est évidemment très vexée
08:18et au nom du respect
08:20de ses, dit-elle, 11 millions d'électeurs,
08:22elle hausse le ton
08:24et elle dit que si elle n'est pas respectée,
08:25à ce moment-là, évidemment,
08:27elle fera tomber le gouvernement.
08:29Elle est alors reçue par Michel Barnier
08:31fin octobre à Matignon
08:32et là, elle pose des conditions
08:34un petit peu plus précises.
08:35Il y en a quatre.
08:37Il s'agit de ne pas désindexer
08:38les pensions de retraite
08:40sur l'inflation,
08:41de ne pas dérembourser
08:43les médicaments
08:44pour faire des économies
08:45à la sécurité sociale,
08:47de renoncer à la hausse
08:48de la taxe sur l'électricité
08:51et enfin,
08:52Michel Barnier a un projet également,
08:54il veut revenir
08:55sur les allègements
08:56de charges sociales
08:57pour les entreprises,
08:59donc ce qui, de fait,
09:00alourdirait en fait
09:01un petit peu
09:01les charges sur les entreprises
09:03et ça, Marine Le Pen,
09:05pour soutenir un discours
09:06pro-business,
09:07elle est également
09:08frontalement contre.
09:09En parallèle,
09:10la leader d'extrême droite
09:11est jugée pendant deux mois
09:13par le tribunal correctionnel
09:14de Paris
09:14dans l'affaire
09:15des assistants fictifs
09:16présumés de son parti
09:17au Parlement européen.
09:19Le mercredi 14 novembre,
09:21le ministère public
09:22requiert contre elle
09:23cinq ans de prison
09:24dont deux ans fermes
09:25et cinq ans
09:26d'inégibilité.
09:28Qu'est-ce que ces réquisitions
09:29signifient pour elle ?
09:30Ces réquisitions
09:31sont une nouvelle
09:31parce que s'ils étaient
09:33suivis par les juges
09:34le 31 mars prochain,
09:36c'est-à-dire
09:36quand tombera le jugement,
09:38cela signifierait
09:39qu'elle serait
09:40déclarée inéligible.
09:41Ça, honnêtement,
09:42Marine Le Pen
09:43l'avait quand même
09:43un petit peu anticipée.
09:44Ce n'était pas vraiment
09:45une surprise.
09:46Par contre,
09:46ce qui est un peu une surprise,
09:47c'est son exécution provisoire.
09:48Ce qui est réclamé
09:49par le parquet,
09:50qu'est-ce que
09:51l'exécution provisoire ?
09:52C'est le fait que
09:52Marine Le Pen
09:53soit inéligible
09:54dès la condamnation
09:56en première instance.
09:58Il est d'usage
09:59plutôt qu'il y ait
10:00une suspension
10:01de la peine
10:02si elle fait appel.
10:03On sait qu'elle fera appel,
10:04il n'y a absolument
10:05aucun doute là-dessus.
10:06Mais là,
10:07même si elle fait appel,
10:08elle serait inéligible
10:09et s'il y avait
10:10de nouvelles élections,
10:11qu'elles soient présidentielles
10:11ou législatives,
10:13alors,
10:13elle ne pourrait pas
10:14se représenter.
10:16Le lendemain,
10:16dans le quotidien
10:17en Ouest de France,
10:18Michel Barnier déclare
10:19qu'il utilisera
10:21probablement
10:21l'article 49.3
10:22de la Constitution
10:23pour faire adopter
10:25le budget
10:25sans vote,
10:26faute de consensus
10:27large autour des textes,
10:29Pierre Moraire,
10:30pour la gauche,
10:30il est clair que ce sera
10:31l'occasion de tenter
10:32de censurer le gouvernement
10:34de Michel Barnier.
10:35Oui, parce que la gauche,
10:36lors de l'examen
10:37du budget,
10:38a fait passer
10:39énormément de ces mesures
10:40dans le budget
10:41négocié
10:42entre les différents partis
10:44représentés
10:44à l'Assemblée nationale
10:45et donc a construit
10:47à peu près
10:48un budget
10:49à l'image
10:50du programme
10:51du nouveau Front populaire,
10:52notamment via la voix
10:53d'Éric Coquerel,
10:54le président
10:55de la Commission
10:55des Finances,
10:57et donc
10:58passer par 49.3
10:59lorsque Michel Barnier
11:01l'annonce,
11:02ça veut dire
11:03mettre fin
11:04finalement aux discussions,
11:05mettre fin
11:06au texte
11:07qui a été
11:09construit
11:09à l'Assemblée
11:10et donc
11:11détricoter
11:11tout le travail
11:12parlementaire
11:13de la gauche
11:14et aussi
11:14d'ailleurs
11:15des autres parlementaires.
11:16Le vendredi 29 décembre,
11:18trois jours
11:18avant le vote
11:19du budget
11:19de la Sécurité sociale
11:21à l'Assemblée,
11:22Alexandre Sulzer,
11:23vous vous entretenez
11:23au téléphone
11:24avec Marine Le Pen
11:25et elle vous fait savoir
11:26qu'elle est prête
11:27à censurer
11:28le gouvernement
11:28de Michel Barnier
11:30même si ce dernier
11:31a quand même
11:32beaucoup cédé
11:32à ses demandes.
11:33Oui,
11:34elle insiste
11:35sur le fait
11:36qu'elle est sérieuse,
11:38ça fait déjà des jours
11:39qu'elle menace
11:39de le faire
11:40et c'est vrai que
11:41beaucoup dans la classe politique
11:42ou chez les observateurs
11:43ne la prennent pas vraiment
11:45au sérieux,
11:45ils pensent qu'elle bluffe
11:46et par ailleurs
11:47la censure
11:49ne serait pas logique
11:50par rapport
11:50à la stratégie
11:51qu'a suivie Marine Le Pen
11:52de crédibilisation
11:53auprès d'un certain
11:54électorat plus âgé,
11:56plus aisé
11:57qui appelle de ses vues
11:59une certaine stabilité.
12:00Censurer le gouvernement
12:01précipiterait la France
12:02dans l'inconnu
12:02et il ne voit pas trop
12:03quel serait le gain
12:04politique de Marine Le Pen
12:05donc elle prévient
12:07attention
12:07ce n'est pas du bluff
12:08j'ai des lignes rouges
12:10au moment où
12:11je lui parle
12:12effectivement
12:13la seule chose
12:14qu'elle dit avoir obtenu
12:15de la part du gouvernement
12:16c'est Michel Barnier
12:17dans le Figaro
12:18qui a annoncé
12:20qu'il renonçait
12:20à la hausse
12:22de la taxe
12:23sur l'électricité
12:24mais pour elle
12:25ce n'est pas assez
12:26et donc elle prévient
12:27que ces lignes rouges
12:28les autres restent
12:29plus que jamais
12:30rouges et carlates.
12:31Et donc on en revient
12:32au début de cet épisode
12:33le lundi 2 décembre
12:34jour du vote
12:35du budget de la sécurité sociale
12:37à l'Assemblée nationale
12:38Marine Le Pen
12:39appelle Michel Barnier
12:40pour faire savoir
12:41qu'elle va faire tomber
12:43son gouvernement
12:43qu'elle va s'allier
12:44aux voix de la gauche
12:45à la motion de censure
12:47qui va être votée
12:48contre lui
12:48qu'est-ce qui a confirmé
12:50sa décision
12:51au cours du week-end ?
12:52C'est comme on l'a dit
12:54le fait que Michel Barnier
12:55refuse de revenir
12:57sur la désindexation
12:59partielle en tout cas
13:00des pensions de retraite
13:01sur l'inflation
13:02ça c'est la dernière
13:03ligne rouge
13:04dit-elle de Marine Le Pen
13:06lui pense que de toute façon
13:07même s'il cède
13:08à cette mesure
13:09elle en demandera d'autres
13:10parce que jusqu'alors
13:11elle a toujours rajouté
13:12des demandes
13:13aux autres demandes
13:14mais comme il ne revient
13:15pas dessus
13:15jusqu'au bout
13:16le RN veut croire
13:17que Michel Barnier
13:18va céder
13:18mais il ne cède pas
13:19et donc c'est ça
13:21qui précipite
13:22inévitablement
13:22la censure
13:23quand bien même
13:24de toute façon
13:24Marine Le Pen
13:25aurait changé d'avis
13:27elle est trop loin
13:29elle ne peut pas
13:29se dédire
13:30elle se décrédibiliserait
13:32si après avoir fixé
13:33aussi durement
13:34une ligne rouge
13:34elle revient en arrière
13:38Comment Marine Le Pen
13:39et son entourage
13:39justifient cette décision ?
13:41Le calendrier
13:42interpelle forcément
13:43un petit peu
13:43puisqu'on l'a dit
13:44le 31 mars
13:45Marine Le Pen
13:46sera peut-être
13:47inéligible
13:48le fait qu'elle ait
13:49changé de braquet
13:51qu'elle ait durci son ton
13:52après sa réquisition
13:53interpelle forcément
13:55on peut penser
13:55qu'elle veut mettre
13:56la pression sur
13:57Emmanuel Macron
13:58pour qu'il démissionne
13:59et qu'une élection
14:00présidentielle
14:00anticipée ait lieu
14:01avant qu'elle soit
14:02déclarée inéligible
14:03du côté du RN
14:04évidemment on évacue
14:06complètement
14:07cette motivation là
14:08on dit que c'est
14:09complètement faux
14:09que ça n'a absolument
14:10aucun rapport
14:11Marine Le Pen
14:12dit même que
14:13si elle ne l'avait pas
14:14censurée
14:15sans doute que
14:16les journalistes
14:16l'auraient quand même
14:17interprétée en lien
14:18avec cette décision
14:19mais elle dit
14:21en gros
14:22qu'elle avait
14:23deux mauvais choix
14:23à faire
14:24soit le censurer
14:25au risque
14:26effectivement
14:26de susciter
14:27l'incompréhension
14:28des retraités
14:30des classes supérieures
14:31des agriculteurs
14:31aussi qui attendaient
14:32beaucoup de ce projet
14:33de loi de finances
14:33ou l'idée
14:35de ne pas le censurer
14:36mais ce qui signifiait
14:37à ce moment là
14:38qu'elle endossait
14:38l'impopularité
14:39de ce projet budgétaire
14:41dur
14:42on sait avec 40 millions
14:43de hausses de fiscalité
14:45avec des économies
14:47drastiques
14:47et elle ne voulait pas
14:49non plus avoir
14:50à être la seule
14:51finalement quasiment
14:52à l'Assemblée
14:53dans l'opposition
14:54à soutenir
14:55à bout de bras
14:55Michel Barnier
14:56Merci Madame la Présidente
14:58Mesdames et Messieurs
15:00les députés
15:01En fin d'après-midi
15:02Michel Barnier
15:02déclenche donc
15:03l'article 49.3
15:05à l'Assemblée Nationale
15:06pour faire adopter
15:07le budget
15:07de la Sécurité Sociale
15:09sans le vote
15:10des parlementaires
15:11C'est pourquoi
15:11sur le fondement
15:13de l'article 49
15:15alinéa 3
15:16de la Constitution
15:17j'engage
15:18la responsabilité
15:20du gouvernement
15:21de mon gouvernement
15:22ce qui permet
15:23au nouveau Front Populaire
15:25de déposer
15:25une motion de censure
15:27à laquelle
15:27l'ERN
15:28prévoit donc
15:29de s'associer
15:30ce qui ferait
15:30tomber le gouvernement
15:31pendant deux jours
15:32Pierre Morer
15:33le camp présidentiel
15:34tente de convaincre
15:35les socialistes
15:3666 députés
15:37de ne pas voter
15:39cette motion
15:39Oui alors
15:40il y a une très forte
15:41offensive
15:41des membres
15:43du gouvernement
15:43et du socle commun
15:45à l'égard
15:46des socialistes
15:46pourquoi ?
15:47Parce que
15:47si les socialistes
15:49ne votaient pas
15:50cette motion de censure
15:51elle ne serait pas
15:52adoptée
15:53donc voyant bien
15:54que l'ERN
15:55affirme de plus en plus
15:57qu'il va voter
15:57cette motion de censure
15:58et que ça semble
15:59totalement inéluctable
16:00les membres du gouvernement
16:02et du socle commun
16:03tentent vraiment
16:04de faire jouer
16:05la poutre
16:05du côté des socialistes
16:06avec l'argument
16:08que les socialistes
16:10ont été au gouvernement
16:11avant
16:12ont dirigé la France
16:13donc sont plus responsables
16:15que d'autres partis
16:16comme la France Insoumise
16:18ou le Rassemblement National
16:19et que du fait
16:21de cette historique
16:22de responsabilité
16:23ils doivent y rester fidèles
16:25et donc
16:26ne pas voter
16:27une motion de censure
16:28qui selon eux
16:30plongerait le pays
16:31dans le chaos
16:36Le mercredi 4 décembre
16:37en fin d'après-midi
16:38la motion de censure
16:40déposée par le nouveau
16:41Front Populaire
16:42est mise au vote
16:43à l'Assemblée Nationale
16:44à 20h20
16:45la présidente
16:46de l'Assemblée Nationale
16:47Yaël Braun-Pivet
16:49remonte au perchoir
16:50et annonce
16:51le résultat du scrutin
16:52Majorité requise
16:53pour l'adoption
16:54de la motion de censure
16:55288
16:56pour l'adoption
16:59331
17:00La majorité requise
17:01étant atteinte
17:02la première motion
17:03de censure
17:03est adoptée
17:04il n'y a pas lieu
17:05de mettre au voie
17:06la seconde motion
17:07Pierre Maurer
17:08au sein du nouveau
17:09Front Populaire
17:10est-ce que tout le monde
17:10se félicite de cette censure ?
17:12Le nouveau Front Populaire
17:13attendait depuis longtemps
17:15maintenant
17:15l'opportunité
17:16de voter une motion
17:17de censure
17:18ils en avaient déjà
17:19déposé une
17:19au début de la législature
17:21néanmoins
17:22elle crée du débat
17:23et notamment
17:24chez les élus socialistes
17:25puisque certains
17:26parlementaires socialistes
17:27décident de ne pas voter
17:28cette motion de censure
17:30je pense à la députée
17:31par exemple
17:31Sophie Pantel
17:32mais globalement
17:34tout le monde se réjouit
17:35d'avoir voté
17:36cette motion de censure
17:37même si certaines lignes
17:38commencent à bouger
17:40et notamment
17:40sur la question
17:41de l'après-motion de censure
17:47Qu'espère la gauche
17:48à ce moment-là ?
17:49Alors à gauche
17:49il y a deux lignes
17:50il y a la ligne
17:51des insoumis
17:52qui eux espèrent
17:53très clairement
17:53une démission
17:55du président de la république
17:56Jean-Luc Mélenchon
17:57se revient vraiment
17:58vers une présidentielle
17:59anticipée
17:59à laquelle d'ailleurs
18:01il concourrait
18:02très probablement
18:03et dans l'autre
18:04partie de la gauche
18:05plutôt chez les socialistes
18:07les écologistes
18:08et les communistes
18:09on espère vraiment
18:11qu'un premier ministre
18:13plutôt de gauche
18:14soit nommé
18:15en tout cas
18:15c'est ce qu'espèrent
18:16les socialistes
18:17et pas forcément
18:19Lucie Casté
18:19alors là encore
18:21les lignes sont compliquées
18:22les écologistes
18:23soutiennent
18:24Lucie Casté
18:24très clairement
18:26chez les communistes
18:27et les socialistes
18:27c'est un peu moins clair
18:28on argument vraiment
18:30pour un premier ministre
18:31de gauche
18:31Alexandre Sulzer
18:32quelques minutes
18:33après le vote
18:34de la motion de censure
18:35Marine Le Pen
18:36est l'invitée
18:37du 20h de TF1
18:38qu'est-ce qu'elle dit
18:39en résumé ?
18:39Elle refuse
18:40d'utiliser le terme
18:41de victoire
18:42elle a plutôt
18:43un ton
18:44assez
18:46patronphaliste
18:46du tout
18:46Je ne considère pas
18:47que ce soit
18:48une victoire
18:48je considère que
18:51nous avions
18:52un choix à faire
18:53et le choix
18:54que nous avons fait
18:54c'est celui de protéger
18:55les français
18:56Elle veut faire passer
18:57le message
18:57qu'elle n'a pas pris
18:58cette décision
18:59de Gedet Kurt
19:00qu'elle a fait ce choix
19:01dit-elle pour protéger
19:02les français
19:02contre ce budget
19:03mais elle ne veut pas
19:05du tout apparaître
19:06comme un facteur
19:06de déstabilisation
19:08des institutions
19:09contrairement
19:09à la France insoumise
19:11puisque depuis
19:12maintenant deux ans
19:13elle dit que le chaos
19:15dans le paysage politique
19:16c'est LFI qui le porte
19:17et non plus
19:18le Rassemblement National
19:18Ce budget
19:19était toxique
19:20pour les français
19:21et la seule solution
19:22digne
19:23pour ceux qui ont reçu
19:24mandat de les protéger
19:25c'était de s'opposer
19:26à ce budget
19:29Est-ce que
19:29au Rassemblement National
19:30certaines personnes
19:31à qui vous parlez
19:32ont peur que cette stratégie
19:33se retourne contre elle ?
19:35Peu de gens
19:36prennent le risque
19:37de désavouer la chef
19:38surtout sur une décision
19:39aussi importante
19:39en revanche
19:41certains confirment
19:42qu'il n'y avait que
19:42des mauvais choix
19:42et donc elle a fait
19:43ce choix-là
19:44et que maintenant
19:44il faut voir
19:45comment l'opinion
19:46réagit
19:46Ce qui est notable
19:48en tous les cas
19:48c'est que Marine Le Pen
19:49dans les jours
19:50qui ont suivi
19:51la censure
19:52a multiplié
19:53les interventions
19:54une interview
19:55à CNews
19:56une interview
19:57à une agence financière
19:58à Bloomberg
19:59qui s'adresse donc
20:00au marché financier
20:01une dernière interview
20:02au Figaro
20:03on voit qu'elle s'adresse
20:04en tout cas au peuple
20:05au marché
20:06et au peuple de droite
20:07pour essayer
20:08de les rassurer
20:09sur ses intentions
20:09Le lendemain
20:11Michel Barnier
20:12remet à Emmanuel Macron
20:13sa démission
20:14et celle de son gouvernement
20:15le soir même
20:16à 20h
20:17le président de la République
20:18prononce
20:19une allocution télévisée
20:20il exclut de démissionner
20:22et affirme
20:23qu'il exercera son mandat
20:24jusqu'à son terme
20:25Le mandat que vous m'avez
20:27démocratiquement confié
20:28est un mandat de 5 ans
20:30et je l'exercerai
20:32pleinement
20:32jusqu'à son terme
20:33Selon lui
20:34le gouvernement Barnier
20:36a été renversé
20:37parce que l'extrême droite
20:38le RN
20:39et l'extrême gauche
20:40les insoumis
20:41ont décidé
20:42de s'unir
20:43L'extrême droite
20:44et l'extrême gauche
20:45se sont unis
20:46dans un front
20:47anti-républicain
20:48et parce que je cite
20:49des forces
20:50qui gouvernaient
20:51hier la France
20:52ont décidé
20:53de les aider
20:54Pierre Maurer
20:55qu'est-ce qu'il entend par là ?
20:56Il y a une vise clairement
20:57les socialistes
20:58d'ailleurs on retrouve
20:59un peu le même argument
21:00qui était brandi
21:02par le gouvernement
21:03pour pousser les socialistes
21:04à ne pas voter
21:04la motion de censure
21:05qui est le suivant
21:06c'est que
21:07les socialistes
21:08ont gouverné la France
21:09les socialistes
21:10ont dirigé le pays
21:12et que donc
21:13ils sont plus responsables
21:14que les autres
21:15notamment
21:15la France insoumise
21:17et que le Rassemblement national
21:18et qu'en vertu
21:19de cette responsabilité
21:22ils n'auraient pas dû
21:23voter la motion de censure
21:28Le lendemain
21:29le premier secrétaire
21:30du parti socialiste
21:31Olivier Faure
21:32et d'autres cadres
21:33du PS
21:33rencontrent
21:34Emmanuel Macron
21:35à l'Elysée
21:36alors pourquoi est-ce qu'ils s'y rendent
21:37et qu'est-ce qui ressort
21:38de leur entretien ?
21:39Emmanuel Macron
21:40cherche clairement
21:41à fracturer
21:42l'unité du nouveau
21:43front populaire
21:44en recevant
21:44les socialistes
21:46tout en n'invitant pas
21:48d'abord
21:48ni les écologistes
21:49ni les communistes
21:50ni les insoumis
21:51Ensuite
21:52la position des socialistes
21:53elle a un peu évolué
21:54parce que
21:56certains d'entre eux
21:57notamment Boris Vallaud
21:58ou Olivier Faure
21:58ont ouvert la porte
21:59à une négociation
22:01après la motion de censure
22:02avec des membres
22:04du camp présidentiel
22:05mais finalement
22:06de l'entretien
22:07on a du mal
22:08vraiment à savoir
22:09ce qui leur sort très clairement
22:10puisque
22:11les socialistes
22:12expliquent
22:12qu'ils ont été écoutés
22:14mais qu'en même temps
22:15ils défendent toujours
22:16la nomination
22:17d'un premier ministre de gauche
22:19que finalement
22:20le président de la république
22:21ne leur apporte pas
22:22plus de réponses
22:23donc voilà
22:25il faut vraiment y voir
22:26une opportunité
22:27pour Emmanuel Macron
22:28de fracturer le NFP
22:29et une opportunité
22:30pour les socialistes
22:31de peu à peu
22:32se distinguer aussi
22:33de la France insoumise
22:35Comment réagissent
22:36les autres partis
22:36du nouveau front populaire
22:38à cette main
22:38que semble tendre
22:40le PS
22:40vers Emmanuel Macron ?
22:42Ceux qui réagissent
22:43le plus mal
22:44ce sont les insoumis
22:45puisque
22:46Jean-Luc Mélenchon
22:47étrie Olivier Faure
22:49à la fois dans des interviews
22:51données à la presse étrangère
22:52et sur sa note de blog
22:53où il l'accuse
22:55de l'avoir mis
22:55devant le fait accompli
22:56de ne chercher
22:57qu'à être nommé
22:58premier ministre
22:59de ne pas réfléchir
23:01à qui et pourquoi
23:02donc voilà
23:03c'est un moyen aussi
23:04pour Jean-Luc Mélenchon
23:05de peu à peu
23:06se décrocher
23:07des socialistes
23:08et de chercher
23:09à incarner
23:10à lui tout seul
23:11avec d'autres partenaires
23:12le nouveau front populaire
23:14sans les socialistes
23:15Alexandre Sulzer
23:16de son côté
23:16est-ce que la droite modérée
23:18les républicains
23:19est prête à faire des compromis
23:21pour s'accorder
23:22au sein d'un bloc central
23:24qui serait aussi composé
23:25de la gauche ?
23:26Alors
23:26ce serait trop simple
23:27de pouvoir répondre
23:28par lui ou par non
23:28ça dépend de quelle droite
23:30on parle
23:30et ça dépend aussi
23:31de quelle gauche
23:32on parle
23:32puisque quand on dit
23:34gauche à des gens de droite
23:35ils font clairement
23:37une distinction
23:37entre LFI
23:38et les partis socialistes
23:39et au sein du parti socialiste
23:41entre la direction
23:42d'Olivier Fort
23:43et certaines personnalités
23:45comme Bernard Cazeneuve
23:46qui est perçu
23:46comme beaucoup plus fréquentable
23:47à leurs yeux
23:48pour la droite
23:48c'est pas évident
23:49de participer
23:50à un gouvernement
23:50avec les macronistes
23:52après avoir été adversaire
23:54d'Emmanuel Macron
23:55pendant si longtemps
23:56donc les uns
23:57sont assez prudents
23:58les autres au contraire
23:59pensent que c'est inespéré
24:01d'avoir pu reprendre
24:02des postes de ministre
24:03après tant d'années
24:04de traverser du désert
24:05d'autant plus
24:06après avoir fait
24:06un résultat aussi mauvais
24:07aux législatives
24:08et donc vraiment
24:09il y a une divergence
24:10au sein de la droite
24:11sur l'automaticité
24:13on va dire
24:13de participer
24:14à un socle commun
24:14Pierre Morer
24:15au moment où on enregistre
24:16cet épisode
24:17le lundi 9 décembre
24:18c'est le nom du centriste
24:20François Bayrou
24:21du Modem
24:21qui circule avec insistance
24:23pour Matignon
24:24quoi qu'il en soit
24:25l'unité du nouveau front populaire
24:27n'a pas fini
24:28de se fracturer
24:29après la censure
24:30du gouvernement Barnier
24:31non il est clair
24:32que le nouveau front populaire
24:34était déjà
24:35sur une dynamique
24:36brinque-ballante
24:38pourquoi finalement
24:39ces lignes de fracture
24:41c'est parce que
24:42d'un côté
24:43les insoumis
24:45espèrent présenter
24:46un candidat
24:46issu de leur rang
24:47très probablement
24:49Jean-Luc Mélenchon
24:50à la prochaine
24:50élection présidentielle
24:52et que dans les autres
24:53formations du nouveau
24:54front populaire
24:55ce choix
24:56ne fait pas consensus
24:57qu'eux aussi
24:59espèrent présenter
25:00un candidat commun
25:01que ce soit pour les socialistes
25:02ou les écologistes
25:03ou peut-être
25:04à nouveau
25:05un candidat communiste
25:06via la personne
25:07de Fabien Roussel
25:09donc en fait
25:10il faut y voir
25:11des lignes de fracture
25:12qui étaient déjà là
25:13et qui s'approfondissent
25:14plus on s'approche
25:15d'une perspective
25:16d'élection présidentielle
25:18après
25:19on n'est pas à l'abri
25:20de certaines surprises
25:21par exemple
25:21la personnalité
25:22de François Bayrou
25:23ne fait pas du tout
25:23consensus au sein
25:24du nouveau front populaire
25:25qui pour le moment
25:26est plutôt unie
25:27sur la question
25:27de savoir
25:28s'il faut nommer
25:28le centriste
25:29ou pas
25:29à Matignon
25:30et la réponse
25:31pour l'instant
25:31c'est non
25:33Alexandre Sulzer
25:34si un gouvernement
25:34en majorité
25:36centriste
25:36parvenait effectivement
25:37à se former
25:38qu'est-ce que ça signifierait
25:39pour le RN ?
25:40Pas forcément grand chose
25:41dans le sens où
25:42les équilibres politiques
25:43à la Sommelle Nationale
25:44n'ont pas changé
25:45on sait
25:45pendant un an
25:46Emmanuel Macron
25:47ne peut pas dissoudre
25:49donc les équilibres
25:50et l'instabilité
25:51politique
25:52et le rôle d'arbitre
25:53que ce déséquilibre
25:55dans la Sommelle Nationale
25:55confère
25:56au RN persiste
25:57Marine Le Pen
25:58reste un peu
25:59maître des élégances
26:00et elle compte bien
26:01jouer de cela
26:02jusqu'au bout
26:02elle a d'ailleurs
26:03déjà dit
26:03qu'elle pourrait
26:04tout à fait censurer
26:05elle fait peser
26:06à nouveau
26:07très fortement
26:08cette menace
26:08elle veut autant bien
26:09être au centre
26:09du jeu politique
26:10pour autant
26:11peut-elle se permettre
26:13à nouveau
26:13de faire un gouvernement
26:15rapidement
26:15c'est pas évident
26:16ça dépend aussi
26:17comment l'opinion publique
26:18dans les jours
26:19et semaines qui viennent
26:20se positionne
26:21par rapport
26:22à cette censure
26:23et à ses conséquences
26:24évidemment
26:25la façon dont la France
26:27dotera ou pas
26:28d'un budget
26:28d'ici janvier
26:30aura son importance
26:31les effets
26:32de cette censure
26:34les effets concrets
26:35économiques
26:35économiques
26:36financiers
26:36auront aussi leur importance
26:38dans la stratégie
26:38à venir de Marine Le Pen
26:45Merci à Alexandre Sulzer
26:47et à Pierre Morer
26:48et pour être au courant
26:49en temps réel
26:49de l'actualité politique
26:51rendez-vous sur
26:52leparisien.fr
26:53Cet épisode a été produit
26:55par Raphaël Peuillot
26:56et réalisé par
26:57Julien Mkoukiol
26:58Si vous aimez
26:59Code Source
27:00le podcast d'actualité
27:01du Parisien
27:02parlez-en autour de vous
27:03abonnez-vous
27:04sur votre plateforme
27:05d'écoute préférée
27:06ou sur la chaîne
27:07Youtube du Parisien
27:08ne ratez pas non plus
27:09notre podcast
27:10Crime Story
27:11chaque samedi
27:12la journaliste
27:13Claudia Prolongeau
27:13raconte une nouvelle
27:15affaire criminelle
27:16avec le chef
27:17du service police
27:18justice du Parisien
27:19Damien Delseny
Commentaires