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Du 13 janvier 2026 jusqu'au mercredi 11 février, le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires s'est tenu devant la cour d'appel de Paris. Une affaire qui met en cause Marine Le Pen et onze autres prévenus.
Que retenir de ce procès ? Récit avec deux journalistes du Parisien : Timothée Boutry, du service police-justice et Quentin Laurent, du service politique.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : Olivier Lejeune
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12C'est un événement qui a marqué l'actualité judiciaire et politique ces dernières semaines,
00:17le procès en appel de Marine Le Pen et de 11 autres prévenus,
00:20dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du FN devenu RN.
00:25En première instance, le 31 mars 2025, Marine Le Pen a été condamnée à 4 ans de prison dont 2
00:32avec sursis et 5 ans d'inéligibilité.
00:36Le procès en appel s'est terminé le 11 février.
00:39Comment Marine Le Pen s'est-elle défendue ? Avec quels arguments et quelles postures ?
00:44Et peut-elle espérer un jugement plus clément dans quelques mois ?
00:47On fait le point sur ces questions avec deux journalistes du Parisien qui ont suivi le procès,
00:52Timothée Boutry du service Police-Justice et Quentin Laurent de notre service politique.
01:05Marine Le Pen a donc été condamnée à 4 ans de prison dont 2 avec sursis à l'issue de
01:09son premier procès.
01:11Elle a été reconnue coupable de détournement de fonds publics.
01:14Elle a fait appel, elle est donc aujourd'hui présumée innocente.
01:17Timothée Boutry, pour faire simple, dans ce dossier, elle est accusée d'avoir entre 2004 et 2016
01:23utilisé les fonds destinés aux assistants parlementaires européens
01:27pour, en réalité, faire tourner le parti en France. C'est ça ?
01:31Oui, c'est ça. En fait, l'idée, c'est que quand on est élu député européen,
01:35on a le droit à des assistants qui sont payés par le Parlement européen.
01:38C'est des collaborateurs qui vont travailler autour de l'élu pour qu'il exerce au mieux son mandat.
01:43Et l'accusation, la reproche au parti d'avoir, en gros, fait embaucher par le Parlement des assistants
01:50qui, en réalité, travaillaient au siège du parti, pour le parti,
01:54et au bénéfice de l'organisation politique, et pas au bénéfice du Parlement européen.
01:58Donc c'est pour ça qu'on estime que ça peut être des détournements de fonds publics,
02:02parce que l'argent du Parlement, c'est de l'argent public,
02:04mais qui a servi à une organisation politique en l'espèce le Rassemblement National.
02:08À l'approche de son procès en appel, cet automne, Marine Le Pen a été claire à plusieurs reprises publiquement.
02:14Si elle est condamnée une nouvelle fois à une peine d'inéligibilité,
02:17elle renoncera à se présenter à la présidentielle 2027.
02:21Si je suis empêchée, et que, par exemple, la Cour de cassation me donne raison,
02:25trois mois ou quatre mois après, il sera trop tard pour faire une campagne présidentielle correcte.
02:28Donc s'il y a une nouvelle condamnation, c'est Jordan Bardella qui, après la décision d'appel, sera le
02:31candidat.
02:32Ça me paraît être une évidence.
02:35Quant à Laurent, Marine Le Pen a été claire.
02:38Oui, exactement. Si les juges confirment cette peine d'inéligibilité de cinq ans qui était requise en appel,
02:43elle passera, le témoin, à Jordan Bardella.
02:45Même si la peine est abaissée à deux ans, elle redeviendrait donc éligible au 31 mars 2027,
02:50donc juste avant le premier tour de la présidentielle.
02:52Mais en fait, elle ne serait pas éligible au moment où il faut faire valider sa candidature par le Conseil
02:57constitutionnel.
02:58Donc a priori, elle ne veut pas prendre de risque.
02:59Donc même avec deux ans d'inéligibilité, passage de relais à Jordan Bardella.
03:03Et donc ça, elle l'a dit à plusieurs reprises.
03:05Et soyons clairs, ça ne veut pas dire pour autant qu'elle renonce dès maintenant à se pourvoir en cassation.
03:09Alors si elle est effectivement condamnée à nouveau, effectivement, elle se pourvoiera en cassation.
03:14Sauf qu'elle ne veut pas attendre la décision de la Cour de cassation,
03:18parce qu'on ne sait pas exactement quand elle tombera.
03:19Elle ne veut surtout pas mettre en péril la campagne du RN,
03:24qui en plus va être une campagne extrêmement importante pour eux en 2027.
03:26Son procès en appel, avec 11 autres cadres du RN, se tient devant la Cour d'appel de Paris.
03:31Du 13 janvier au 12 février, procès pour détournement d'argent public.
03:35Quentin Laurent, à la veille de ce rendez-vous, est-ce qu'elle a encore de l'espoir ?
03:39En tout cas, c'est ce qu'elle raconte.
03:40Elle a beaucoup bossé avec son conseil juridique.
03:43Il y a une nouvelle avocate qui est venue renforcer son équipe.
03:46Elle dit encore qu'elle veut défendre son innocence.
03:49En tout cas, elle a espoir que ce nouveau procès se passe un petit peu mieux que le précédent.
03:52Timothée Boutry, concernant sa défense, Quentin vient de le dire, Marine Le Pen a recruté une deuxième avocate.
03:58Elle n'en avait qu'un en première instance.
04:00Qui est cette nouvelle avocate et qu'est-ce qu'elle peut lui apporter ?
04:03Alors, il s'agit de maître Sandra Chirac-Colaric, qui n'est pas une avocate extrêmement connue.
04:09Ce n'est pas une avocate médiatique.
04:10Ce n'est pas une ténora du barreau, comme on peut le dire parfois.
04:13C'est une avocate qui vient d'Angers, qui est installée depuis quelques temps à Paris.
04:19Elle fait beaucoup d'assises.
04:21Elle a l'habitude de l'audience.
04:22C'est une vraie pénaliste.
04:24Et tous les gens qui la connaissent la décrivent comme une fine technicienne du droit.
04:28Alors, vous me direz, c'est normal quand on est avocat.
04:30Mais voilà, elle est plus dans la recherche, dans le dossier, les textes,
04:36plus que dans l'effet de manche ou l'art oratoire.
04:39On va dire que c'est une bosseuse.
04:41Et sans doute que la défense de Marine Le Pen a voulu s'étoffer,
04:45puisqu'il s'agit d'une infraction très technique, une infraction qui est par ailleurs contestée.
04:50On est dans un dossier avec énormément, énormément d'éléments, des mails, des règlements
04:56qu'il faut décortiquer pour voir s'ils s'appliquent ou pas.
04:58Je pense que c'est pour ça qu'il y a eu cet ajout,
05:00sachant que Marine Le Pen a gardé son avocat historique, si je puis dire, qui est Rodolphe Bosslu,
05:05qui l'avait assisté en première instance.
05:06Donc, ce n'est pas un changement de stratégie a priori.
05:09C'est plutôt une manière d'étoffer la défense.
05:12À quelques heures de l'ouverture de son procès, Marine Le Pen joue la carte de la sérénité.
05:17J'espère pouvoir être contendu par la cour d'appel.
05:21En attendant, vous maintenez votre programme habitué.
05:23Je vais dans un état d'esprit, d'espérance, en quelque sorte.
05:26Le procès en appel des assistants parlementaires européens du FN, devenu RN,
05:30s'ouvre donc le mardi 13 janvier à Paris.
05:33Et au premier jour de son procès, Marine Le Pen semble faire profil bas.
05:38Décrivez-nous son attitude.
05:39Alors, disons qu'elle a l'attitude, je dirais, d'une prévenue lambda.
05:43Peut-être l'attitude qu'on attendrait de n'importe quelle prévenue devant un tribunal.
05:46Elle ne fait aucune déclaration, en fait.
05:48C'est sans doute ça la grande différence.
05:50C'est qu'en première instance, il y avait eu de nombreuses interventions.
05:54Il y avait un climat assez hostile, de défiance envers la juridiction de jugement.
05:58Et là, Marine Le Pen, elle est comme les autres prévenus.
06:01Elle s'assoit à sa place au premier rang.
06:03C'est le contraste avec l'ambiance de la première instance, en fait, qui est assez significatif.
06:08Quant à Laurent, par rapport au premier procès, il y a aussi moins de cadres du parti sur les bancs
06:13du public.
06:13Oui, il est arrivé qu'on croise quelques députés parfois dans le public lors du premier procès.
06:18Cette fois-ci, plus du tout ou quasiment plus du tout.
06:21En fait, Marine Le Pen, elle ne veut surtout pas qu'il y ait de la politique dans ce procès.
06:24Elle veut absolument que ce soit uniquement juridique.
06:26Et donc, les députés qui ont posé la question à Marine Le Pen, qu'est-ce qu'on fait ?
06:29Est-ce que vous vouliez qu'on soit présent ?
06:31Non, absolument personne, ou presque.
06:34Donc, les députés suivent ce procès à distance.
06:39Que dit l'entourage de Marine Le Pen sur sa stratégie au début de ce procès ?
06:43Le premier élément un petit peu saillant, c'est qu'il a été décidé de ne pas prendre la parole
06:46dans les médias.
06:47Elle veut absolument réserver sa parole pour les juges, ne surtout pas faire de politique, laisser la politique en dehors
06:54de ça pour se concentrer vraiment sur le côté juridique.
06:57Dès le premier jour, Marine Le Pen veut montrer qu'elle a changé de ligne de défense.
07:01Timothée Boutry, pour vous, c'est un petit changement, une évolution.
07:05De quoi on parle concrètement ?
07:07On n'est pas dans un basculement, on n'est pas passé d'une négociation en bloc à un avis
07:12complet.
07:13Là, on pourrait dire qu'il y a un vrai changement.
07:14Disons que ce qui est notable, c'est que dans sa première déclaration, Marine Le Pen dit
07:19« Si, comme tout le monde s'accorde à le dire, il y a eu d'un délit, nous n
07:24'avions pas conscience de commettre un délit ».
07:27Donc en fait, elle va vite se placer sur la question de l'intentionnalité,
07:31puisque en droit pénal, il faut qu'il y ait une intention et une conscience de commettre une infraction pour
07:37qu'il y ait condamnation.
07:38Et donc là, on comprend que ça va être cette ligne-là qui va en partie être défendue.
07:42« Accordez-nous la bonne foi et on ne savait pas qu'on faisait mal si jamais on faisait mal
07:46».
07:46Timothée Boutry, le soir, à la fin de cette première journée,
07:49ni Marine Le Pen, ni ses co-prévenus ne parlent aux journalistes.
07:52Oui, par rapport à la première instance, c'est notable.
07:55Pas de déclaration à l'issue de cette première journée.
07:58D'une manière générale, il n'y aura aucune déclaration de Marine Le Pen au micro pendant toute la durée
08:02de l'audience.
08:03Elle va faire quelques off avec la presse dans la salle d'audience,
08:06mais pas de déclaration de Tony Treland, pas de remise en cause de l'institution judiciaire.
08:10On est vraiment en mode low profile, si je puis dire.
08:12Ce profil bas dont on parlait tout à l'heure, le lendemain, le mercredi 14 janvier,
08:16l'accusation donne raison à la défense de Marine Le Pen sur un point précis,
08:21ce qu'on appelle le périmètre de l'infraction.
08:23Oui, il s'agit du nombre de contrats qui peuvent être reprochés au Rassemblement national.
08:30La défense de Marine Le Pen dit qu'on a été jugé et condamné pour trop de contrats.
08:36Il y a des contrats qui n'auraient pas dû être pris en compte.
08:38Et le parquet général va dire, oui, c'est vrai, on est d'accord pour ôter un certain nombre de
08:44contrats litigieux
08:45et qui ne doivent pas rentrer dans les débats.
08:48Et donc ça a son importance puisque sur un détournement qui est estimé un peu plus de 4 millions d
08:53'euros,
08:54on enlève 1,4 million d'euros.
08:56Donc c'est assez notable.
08:57Et là, l'avocat de Marine Le Pen, maître Bosselut, est extrêmement satisfait, soulagé.
09:01Il dit mais quel plaisir d'avoir été enfin entendu.
09:04Ça avait été très dur en première instance.
09:06Je l'avais plaidé et on m'avait envoyé sur les roses.
09:09Et là, la cour, la présidente a dit, la question est mise en débat,
09:13mais je peux d'ores et déjà vous indiquer que je vais faire droit à cette demande.
09:17Timothée Boutry, le mercredi 21 janvier, c'est le deuxième jour de l'interrogatoire de Marine Le Pen.
09:22Elle est interrogée notamment sur le travail de sa secrétaire.
09:25Oui, c'est un cas assez emblématique puisque cette secrétaire s'appelle Catherine Griset.
09:30Elles sont très proches.
09:31Elles se sont connues alors qu'elles avaient une vingtaine d'années,
09:33à l'époque où Marine Le Pen était encore avocate.
09:36Puis ça a été son assistante juridique et c'est devenue son assistante personnelle.
09:40Voilà, c'est vraiment la porte d'entrée vers Marine Le Pen, comme on dit.
09:43Et il s'avère qu'elle est aussi à un moment devenue assistante parlementaire de Marine Le Pen,
09:48quand Marine Le Pen est devenue députée européenne.
09:51Et là, l'accusation dit oui, mais enfin, Catherine Griset, elle a toujours fait la même chose.
09:54Elle a toujours été votre secrétaire, votre assistante.
09:57Pour quelles raisons elle serait payée par le Parlement,
09:59alors qu'en fait, elle travaille pour vous, vous êtes chef du parti,
10:03elle travaille au siège du parti, elle a une fonction politique
10:07et ça n'apporte pas grand-chose au Parlement européen.
10:10Donc ça, c'est vraiment un cas assez emblématique des poursuites.
10:13Et Marine Le Pen dit non, mais elle m'assistait aussi comme députée européen.
10:18Et elle dit ok, j'admets que de manière résiduelle, c'est son terme,
10:22elle ait pu travailler pour moi en tant que chef de parti et pour le parti,
10:27mais sinon, sa rémunération par le Parlement européen se justifiait.
10:32Le jeudi 22 janvier, l'ancien député européen Louis Alliot plaide, je cite,
10:36« un grand désordre à la tête du parti ».
10:39Louis Alliot, qui est quand même un cadre très très important du bureau international,
10:44qui a été le compagnon de Marine Le Pen,
10:46lui, il est visé pour un contrat de huit mois avec un homme qui s'appelle Laurent Salle.
10:50Et en fait, on va se rendre compte qu'il y a très très peu d'échanges
10:53entre Laurent Salle et Louis Alliot, un seul SMS
10:56et une seule mention dans l'agenda pour une galette des rois.
11:00Donc ça fait peu, le soupçon, c'est là encore qu'il ait été payé par le Parlement
11:04alors qu'il travaille pour le parti, sachant qu'il était rattaché
11:07à la direction des grandes manifestations, c'est-à-dire l'organisation des meetings.
11:11Donc l'accusation dit, bah oui, en fait, M. Salle, il travaillait vraiment pour le parti
11:15et pas du tout pour M. Alliot.
11:17Et Louis Alliot, en fait, à vrai dire, il était très très vite à court d'arguments.
11:22Il n'a pas su dire grand-chose et il a donc plaidé ce grand désordre
11:26en disant, bah oui, on avait remporté les élections européennes,
11:29on avait 23 députés européens, il a fallu que ça se mette en place
11:32et donc, ma foi, bon bah ok, peut-être qu'à ce moment-là,
11:36il y a eu des choses qui n'étaient pas extrêmement carrées
11:39et que ça s'est passé comme ça, quoi.
11:40Mais en vrai, sur le fond, il n'a pas su dire grand-chose.
11:46Le lundi 26 janvier, l'ancien numéro 2 du FN, Bruno Golnisch, 76 ans,
11:51reconnaît l'existence d'une organisation de l'utilisation des assistants parlementaires européens
11:56au profit du parti.
11:57Oui, alors, ça donne lieu à un échange assez savoureux avec la présidente Michèle Agis
12:01puisqu'il y a un terme qui est très important dans cette affaire
12:04qui est celui de système.
12:05C'est ce qu'on a reproché au Rassemblement National,
12:08c'est-à-dire qu'on a mis en place un système de fraude
12:10pour capter l'argent du Parlement
12:12et les prévenus, la défense, disent non, non, il n'y a pas de système.
12:15Bruno Golnisch parle d'organisation.
12:16La présidente dit, bah, quelle est la différence entre un système et une organisation ?
12:20Je ne vois pas vraiment de différence.
12:23Et lui dit, oui, bon, c'est vrai, d'accord,
12:25effectivement, c'est un peu la même chose.
12:27Donc, on est sur une querelle sémantique.
12:28Mais tout ça pour dire que Bruno Golnisch, lui, dit,
12:30bah, c'est vrai, moi, j'avais des assistants
12:33qui ne travaillaient pas pour moi forcément,
12:35notamment Yann Le Pen, la sœur de Marine Le Pen,
12:38qui travaillait pour les manifestations, on s'en est partie.
12:41Oui, j'ai embauché aussi à un moment Micheline Brunat
12:43qui était la secrétaire personnelle de Jean-Marie Le Pen
12:45et c'est vrai, elle travaillait pour Jean-Marie Le Pen
12:47et pas forcément pour moi.
12:48Mais après, j'utilisais les assistants parlementaires
12:52des autres députés européens.
12:53Donc, il parle de mutualisation, de poules,
12:56et ça, c'est la défense aussi des prévenus,
12:58de dire, voilà, il y avait un pot commun
13:00avec des assistants et en piochait là ou là.
13:03Alors que, bon, la règle, normalement,
13:05c'est que chaque assistant est attaché exclusivement
13:08à son député, ne doit travailler que pour lui.
13:11Donc, voilà, ça ne respecte pas les règles du Parlement européen,
13:15mais Bruno Golnisch, oui, c'est comme ça que ça se passait.
13:17Et c'est aussi une défense des prévenus de dire,
13:19voilà, on a mutualisé les forces,
13:20mais ça, ça n'a pas été accepté comme défense en première instance.
13:25Timothée Boutry, le mardi 27 janvier,
13:27l'ancienne secrétaire personnelle de Marine Le Pen,
13:30Catherine Griset, dont on parlait,
13:32est entendue.
13:32Et ce qu'elle dit n'aide pas Marine Le Pen.
13:34Alors, je ne sais pas si on peut dire que ça ne l'aide pas.
13:37Elle est assez raccord avec ce que dit Marine Le Pen.
13:41En gros, elle dit, bah oui, moi, je travaillais pour elle,
13:44et puis exclusivement pour elle, et que pour elle.
13:46Et quand elle était députée européenne,
13:49bah je travaillais pour la députée européenne.
13:51Et donc, ma foi, légitimement,
13:53je pouvais être assistante parlementaire.
13:55Le cas particulier sur Catherine Griset,
13:57c'est qu'à un moment,
13:58elle est devenue assistante parlementaire accréditée,
14:01ce qu'on appelle, c'est-à-dire qu'elle devait résider à Bruxelles.
14:05Sauf qu'elle n'y a jamais habité.
14:07C'était sur son contrat de travail,
14:09et le fait est que ce n'était pas le cas.
14:11Alors, elle explique qu'elle avait envisagé de partir là-bas,
14:15puisque, bon, dans sa vie personnelle,
14:16elle avait des difficultés, dont elle a parlé à la barre,
14:19et qu'une fois qu'elle est allée là-bas,
14:21elle s'est rendue compte que pour sa fille, en bas d'âge,
14:23en fait, c'était trop dur de quitter Paris,
14:26et que finalement, elle n'est jamais partie.
14:28Elle dit, oui, bon, bah c'est vrai,
14:29je ne pensais pas que c'était si important,
14:32cette question de la localisation,
14:33mais c'est vrai, je regrette,
14:37j'aurais dû le dire, j'aurais dû modifier,
14:38mais elle dit, sur le fond, ça ne change rien,
14:41j'ai travaillé à distance,
14:42et j'ai vraiment travaillé pour Marine Le Pen, député européen.
14:44Le 28 janvier, c'est au tour de l'ancien trésorier du parti,
14:48Valrand de Saint-Just,
14:49de s'exprimer à la barre.
14:50Timothée Boutry, on a beaucoup parlé de lui dans cette affaire,
14:53notamment en raison d'un échange de mails très explicite.
14:57Oui, alors, c'est une pièce maîtresse de l'accusation,
14:59on est en juin 2014,
15:02quelques jours plus tôt,
15:03Marine Le Pen a organisé une réunion
15:04avec les nouveaux députés européens,
15:06dans laquelle elle explique qu'ils ont le choix d'un assistant,
15:10et que pour le reste, le parti va gérer.
15:12Alors elle, elle dit,
15:13ce n'était pas du tout pour prendre de l'argent,
15:16c'était juste de dire que,
15:18quitte à prendre des assistants,
15:19autant que ce soit des sympathisants du parti,
15:21et des gens qui partagent leurs idées,
15:23et donc elle dit que c'était uniquement
15:24pour des raisons politiques et non financières.
15:26Bon, toujours est-il qu'un de ses députés,
15:29fraîchement élu, Jean-Luc Schaffhauser,
15:31écrit à Valrande Saint-Just,
15:33le trésorier du RN,
15:35après cette réunion,
15:36il lui dit,
15:37mais ce que Marine nous demande
15:38équivaut à signer pour des emplois fictifs,
15:41et c'est le député qui est responsable
15:43sur ses données personnelles,
15:44alors que c'est le parti qui en est bénéficiaire.
15:46Il ajoute,
15:46alors, je comprends les raisons de Marine,
15:48mais on va se faire allumer.
15:50Alors,
15:50ce mail,
15:51il a été décrit comme prémonitoire,
15:53puisque c'est exactement ce qui va se passer,
15:55c'est-à-dire ce que dit la présidente.
15:57Emploi fictif,
15:57on y est,
15:58enfin, dans les accusations.
16:00Responsabilité pénale,
16:01on est dans la cour d'appel,
16:03et on va se faire allumer.
16:04Bon,
16:04toujours est-il qu'il y a une condamnation
16:06assez sévère en première instance.
16:12Quentin Laurent,
16:13le samedi 31 janvier,
16:15le président du RN,
16:16Jordan Bardella,
16:16vous accorde une interview pour le Parisien,
16:18et au sujet du procès en cours,
16:20ce qu'il déclare
16:21n'est pas vraiment aligné
16:22sur la nouvelle défense de Marine Le Pen.
16:25En fait,
16:25disons qu'il répète
16:26ce que Marine Le Pen disait
16:27lors du premier procès,
16:29quand elle parlait
16:29d'un désaccord administratif,
16:31je cite,
16:32avec le Parlement européen.
16:33Or,
16:33c'est une ligne de défense
16:34qui a été complètement abandonnée
16:35pour le procès en appel,
16:38probablement parce qu'en fait,
16:39c'est un argument qui était jugé
16:40inefficace,
16:40non opérant.
16:41On le fait remarquer à Jordan Bardella
16:43en lui disant que même le RN,
16:44même Marine Le Pen
16:45n'utilise plus cet argument,
16:46et il décide quand même de dire,
16:47voilà,
16:47moi,
16:47je suis en dehors du procès,
16:49j'ai le droit d'avoir
16:50ma propre parole.
16:51Timothée Boutry,
16:52à partir du mardi 3 février,
16:53le procès va entrer
16:55dans sa dernière phase,
16:56celle des plaidoiries
16:57des avocats
16:58et des réquisitions.
17:00Les interrogatoires des prévenus
17:01sont donc terminés
17:02à ce stade.
17:03Timothée Boutry,
17:04qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
17:05Alors déjà,
17:06d'une manière générale,
17:07sur le climat,
17:08on peut dire que la sérénité
17:09du début s'est maintenue,
17:11qu'on est resté
17:12dans un cadre
17:13très courtois,
17:15pas eu de déclaration
17:16en dehors de la salle d'audience,
17:18c'est donc dans une ambiance
17:19beaucoup plus apaisée
17:20qu'en première instance.
17:22Après,
17:22en même temps,
17:23ça avait crûment
17:23les prévenus face aux charges
17:25contre lesquelles
17:25ils doivent se défendre.
17:26Et de fait,
17:28on ne peut pas vraiment dire
17:29que c'est une audience
17:30qui a été très favorable
17:31à la défense,
17:32parce qu'on a quand même
17:34eu plusieurs cas
17:35assez délicats.
17:36On a Julien Audoul,
17:38qui aujourd'hui est député,
17:39qui était assistant
17:40et qui, à un moment,
17:41envoie un message
17:42à Marine Le Pen,
17:43qui travaillait à son cabinet
17:43pour dire
17:44« Ah, mais est-ce que je pourrais
17:44aller à Strasbourg
17:45pour découvrir le Parlement
17:46et rencontrer la députée
17:48pour laquelle je travaille ? »
17:49Alors qu'il est censé
17:50être son assistant européen.
17:52On a quelqu'un
17:53qui s'appelle
17:53Timothée Oussin,
17:54qui aujourd'hui est député
17:55aussi,
17:56qui à l'époque
17:56était assistant parlementaire
17:58de Nicolas B,
17:59le secrétaire général
18:00du RN,
18:01qui lui aussi,
18:02Timothée Oussin,
18:03travaillait au parti
18:04et qui, en fait,
18:06reconnaît qu'il travaillait
18:07pour le parti
18:07et pas du tout
18:08pour son député.
18:09Il a même reconnu
18:09qu'il avait travaillé
18:10à 90% pour le parti
18:11et à 10% pour son député.
18:13Donc ça,
18:13il le lit à l'audience.
18:15Effectivement,
18:15ça met Nicolas B en difficulté,
18:17qui était son employeur
18:18en tant que député européen.
18:20Le dossier,
18:21on le sait,
18:21il n'est pas très bon
18:22pour les prévenus.
18:24Et ma foi,
18:24ça s'est ressenti
18:26dans le déroulement
18:27des débats.
18:27Le matin du mardi 3 février,
18:29donc,
18:29l'avocat du Parlement européen,
18:31qui est parti civil
18:32dans ce dossier,
18:33martèle que le Parlement
18:34a été victime d'un système.
18:36Bah oui,
18:36c'est toujours le même mot
18:38qui revient,
18:39mais enfin,
18:39il est important
18:40et il a été important
18:41en première instance.
18:43Et Patrick Maisonneuve
18:44et son associé,
18:45Bérénice de Varennes,
18:46disent,
18:47bah effectivement,
18:48voilà,
18:49ça a été mis en place,
18:50ça a été pensé,
18:52voulu,
18:53et on a payé
18:55des gens
18:55qui travaillaient
18:56en réalité pour le parti.
18:57Donc,
18:57c'est une manière de dire,
18:58bah oui,
18:59on a été victime
19:00et on doit être remboursé,
19:02sachant que le parti
19:03a payé ce pour quoi
19:04il a été condamné
19:05en première instance
19:05puisqu'il y avait
19:06l'effet immédiat
19:07de la sanction.
19:08Mais c'est une manière
19:09de dire,
19:09bah oui,
19:09voilà,
19:10on est en appel,
19:11rien n'a changé,
19:12on est toujours victime.
19:13Au passage,
19:13cet avocat,
19:14Patrick Maisonneuve,
19:15répond à l'un des arguments
19:16de défense de Marine Le Pen
19:18qui dénonce,
19:18elle,
19:19l'absence de contrôle
19:20de la part du Parlement européen.
19:22Oui,
19:22c'est une défense
19:23qui a été reprise
19:23par Marine Le Pen
19:24mais aussi par les autres prévenus
19:25de dire,
19:26bah attendez,
19:27nous on faisait comme ça,
19:28c'était transparent,
19:29le Parlement savait,
19:30on nous a laissé faire,
19:31le Parlement savait très bien
19:33que Thierry Légié
19:34était le garde du corps
19:35de Jean-Marie Le Pen,
19:36il a été employé
19:37comme assistant parlementaire
19:38et bah personne n'a tiqué,
19:40donc sous-entendu,
19:41c'était au Parlement aussi
19:42de nous dire
19:42et les règles n'étaient pas très claires.
19:44Et là,
19:44les avocats du Parlement européen
19:46disent,
19:46non mais attendez,
19:47le Parlement,
19:50c'est juste,
19:51il y a une présomption
19:52de bonne foi
19:53et il peut faire
19:54des contrôles ponctuels
19:55un peu à la marge
19:56mais enfin,
19:57c'est pas lui qui valide
19:58les innombrables contrats
20:00qui sont signés
20:01chaque mois,
20:02chaque semaine,
20:03chaque année
20:03pour tous les députés
20:05de tous les pays européens
20:06donc ils n'ont pas
20:06ce pouvoir d'investigation
20:08mais à partir du moment
20:09où il y a eu
20:10des soupçons
20:11qui sont nés,
20:12l'organisme de contrôle
20:13du Parlement
20:14s'est mis en branle
20:15et puis ça a ensuite
20:16donné lieu à une dénonciation
20:17dans la justice
20:17et on est abouti
20:18devant le tribunal
20:19et la cour d'appel.
20:20On en vient
20:21au réquisitoire
20:22le même jour
20:23dans l'après-midi
20:24réquisitoire
20:25qui s'étale
20:25sur 5 heures
20:26Timothée Boutry
20:27quelle peine
20:28est demandée
20:29par les avocats généraux ?
20:30Alors les avocats généraux
20:31déjà sur le fond
20:32ils sont implacables
20:33ils redisent système
20:35un système organisé
20:37centralisé
20:38pensé
20:39pour prendre l'argent
20:40du Parlement
20:41ils disent que ce système
20:42a été mis en place
20:44par Jean-Marie Le Pen
20:45et professionnalisé
20:47à rationaliser
20:48par Marine Le Pen
20:49qui mettent vraiment
20:50au centre de l'accusation
20:51et donc
20:52contre elle
20:53ils vont cependant
20:55réclamer
20:55une peine
20:56un peu plus clémente
20:57rappelons qu'elle a été
20:58condamnée en première instance
20:59à 4 ans de prison
21:01dont 2 enfermes
21:02sous bracelet électronique
21:03et là ils vont réclamer
21:044 ans de prison
21:05dont 1 enferme
21:07sous bracelet
21:07donc c'est un peu plus
21:09modeste
21:10mais ça n'en demeure pas moins
21:12un requisitoire
21:12très ferme
21:14sur le détournement
21:16de son public
21:17sur le parti
21:18qui a pris l'argent
21:19de l'Europe
21:20et sur Marine Le Pen
21:20qui avait un rôle
21:21prééminent
21:22dans cette organisation
21:23Et que demandent
21:24les avocats généraux
21:25sur un point
21:26très important
21:27dans cette affaire
21:27celui de
21:28l'inéligibilité
21:29Oui évidemment
21:30c'est capital
21:31et c'est aussi pour ça
21:32que ce procès
21:33a été si suivi
21:34puisque
21:35rappelons-le
21:36en première instance
21:37Marine Le Pen
21:38a été condamné à la peine
21:40complémentaire
21:40d'inéligibilité
21:42de 5 ans
21:42avec effet immédiat
21:44c'est-à-dire qu'à la sortie
21:45du tribunal
21:46elle a perdu son mandat
21:48de conseiller départemental
21:49et surtout
21:49elle a été disqualifiée
21:50pour la prochaine élection
21:51présidentielle
21:52Là
21:53le parquet général
21:54requiert à nouveau
21:55l'inéligibilité
21:56de Marine Le Pen
21:56sans effet immédiat
21:58mais à la limite
21:59ça n'a plus vraiment
22:00d'importance
22:00ce qui compte
22:01c'est le quantum
22:01la durée de l'inéligibilité
22:03et là
22:03il réclame à nouveau
22:04cette peine
22:05pour 5 ans
22:06ça veut dire
22:07confirmer
22:08la mise hors jeu
22:09de Marine Le Pen
22:09pour la prochaine élection
22:10présidentielle
22:11donc effectivement
22:11c'est très important
22:12parce que ça veut dire
22:13que si la cour suit
22:15ses réquisitions
22:16Marine Le Pen
22:17ne pourra pas se présenter
22:17en 2027
22:24Quant à Laurent
22:24comment réagit Marine Le Pen
22:26Alors donc
22:26après les réquisitions
22:28elle prend le chemin
22:28de la sortie
22:29mais elle s'arrête quand même
22:30pour glisser un mot au journaliste
22:32qui l'interpelle
22:32qui lui demande
22:33comment elle réagit
22:33etc
22:34la phrase qu'elle lâche
22:36au journaliste
22:36c'est
22:36je ne m'attendais pas
22:37à autre chose
22:38mais je vous rappelle
22:39que ce sont des réquisitions
22:40pas un arrêt
22:41c'est à dire qu'en gros
22:41elle dit voilà
22:41oh attendez
22:42on se calme
22:43je ne suis pas encore condamné
22:45le procès n'est pas terminé
22:46Quand elle revient
22:47dans la salle d'audience
22:48le mercredi 4 février
22:50Marine Le Pen
22:50semble cette fois
22:52abattue
22:53Alors abattue je ne sais pas
22:54mais un petit peu résignée
22:55en tout cas
22:56et ça c'est des choses
22:56qui vont transparaître
22:58au travers des quelques échanges
22:59qu'elle va avoir
23:00avec les journalistes
23:00c'est à dire que parfois
23:01il y a des interruptions
23:02d'audience
23:03et en fait elle se rapproche
23:04de la presse
23:04et elle vient échanger
23:05quelques mots
23:06on l'interroge
23:07et c'est vrai qu'elle a pu
23:08donner l'impression
23:09qu'elle se projetait déjà
23:10dans un après
23:11qui était un après
23:12sans elle
23:13elle a cette phrase
23:14un peu clé
23:14elle dit
23:15je ne vais pas flinguer
23:16la présidentielle
23:17en parlant d'une éventuelle
23:19condamnation
23:19pour dire que
23:20bah non en fait
23:21elle ne sera pas candidate
23:21si elle est en effet
23:23condamnée en appel
23:25Timothée Boutry
23:26le mercredi 11 février
23:27la parole
23:28est aux deux avocats
23:29de la défense
23:29de Marine Le Pen
23:30Oui c'est un moment attendu
23:32aussi parce que
23:32c'est le dernier jour
23:33du procès
23:34qui va se terminer
23:35alors ils sont deux
23:37donc c'est Sandra Chirac
23:38Colaric d'abord
23:39qui va débuter
23:41de manière assez étonnante
23:42en fait
23:43en parlant de la personnalité
23:44de sa cliente
23:45de cette femme
23:46aux yeux bleus
23:46acier
23:47à la voix rauque
23:48elle va parler
23:49de l'attentat
23:50qui a visé
23:51le domicile de son père
23:52en 1976
23:53elle parle de cette petite fille
23:54qui erre dans la nuit
23:55avec ses soeurs
23:56elle dit que pour elle
23:57la vie n'a pas été simple
23:59que porter ce nom
24:00Le Pen
24:01n'a pas été évident
24:03elle dit que
24:04son refuge
24:05c'est ses enfants
24:06ses chatons
24:06et ses bonbons créma
24:07alors c'est vrai
24:08qu'on est un peu
24:09étonné
24:10de ce début
24:11de plaidoirie
24:12puisqu'on est vraiment
24:13sur la personnalité
24:14et on a l'impression
24:14qu'on est
24:15si je puis dire
24:16dans un procès
24:17de droit commun
24:18voire d'assise
24:19où on tente
24:21d'amadouer la cour
24:22en disant
24:23oui mais enfin
24:23bon il faut comprendre
24:24sa famille
24:26tout ça
24:26cette enfance
24:27bon
24:27alors après on est parti
24:28sur quelque chose
24:29de plus technique
24:31ce pourquoi
24:32maître Chirac-Colary
24:33a été choisi
24:35pour étoffer
24:36la défense de Marine Le Pen
24:36elle a repris
24:37un par un
24:38tous les contrats
24:39en disant
24:40oui mais
24:40c'est pas fictif
24:41il y a eu du travail
24:43sur telle personne
24:44oui elle a travaillé
24:45oui il y a des éléments
24:46oui il y a des preuves
24:47et puis
24:48elle a aussi plaidé
24:49le droit
24:49en disant que
24:50l'article
24:51du détournement
24:53de fonds public
24:53ne pouvait pas
24:54s'appliquer
24:54à Marine Le Pen
24:56qu'il y a des arrêts
24:57de la cour de cassation
24:58en ce sens
24:58donc voilà
24:58c'était une plaidoirie
25:00très appliquée
25:01pour dire
25:02bah en gros
25:03les accusations
25:04ne tiennent pas
25:05il faut relaxer
25:06Marine Le Pen
25:07et en quelques mots
25:08que dit le deuxième avocat
25:09lui il a clairement
25:12si je puis dire
25:12mis les pliés dans le plat
25:13en disant
25:14bon voilà
25:14il y a l'éléphant
25:15dans la salle
25:15c'est l'élection présidentielle
25:17donc en fait
25:17on va pas faire semblant
25:19que ça n'existe pas
25:20l'arrêt que vous allez rendre
25:22vous les magistrats
25:23il est vertigineux
25:24puisqu'il va avoir
25:25un impact
25:25sur l'élection présidentielle
25:27il dit non
25:27mais c'est pas pour vous mettre
25:28la pression
25:28enfin ça y ressemblait
25:29quand même beaucoup
25:30Rodolphe Bosslu
25:31cite Rudyard Kipling
25:32et dit
25:33vous avez l'ouvrage
25:34de sa vie
25:34entre vos mains
25:38Quentin Laurent
25:38on ne connaîtra pas
25:39la décision
25:40de la cour d'appel
25:40de Paris
25:41avant plusieurs mois
25:42elle sera dévoilée
25:43a priori avant l'été
25:44que va faire
25:45Marine Le Pen
25:46en attendant
25:47elle va continuer
25:48à faire la seule chose
25:49qu'elle fait
25:49c'est à dire
25:50elle va continuer
25:50à faire campagne
25:51campagne pour les municipales
25:52mais elle va aussi probablement
25:54devoir commencer à réfléchir
25:55à ce à quoi devra ressembler
25:56la future campagne présidentielle
25:58et en l'état
25:59une campagne présidentielle
26:00sans elle
26:01sur la fiche de campagne
26:02ça paraît quand même
26:03très compromis pour elle
26:04aujourd'hui
26:04une candidature en 2027
26:06disons qu'au vu
26:07des réquisitions
26:08et de ce qu'elle a déclaré
26:09du fait qu'elle ne voulait pas
26:11compromettre la campagne présidentielle
26:12en repoussant
26:13un début de campagne
26:14le plus tard possible
26:15ça paraît aujourd'hui
26:16assez compliqué
26:17pour Marine Le Pen
26:30Merci Quentin Laurent
26:31Timothée Boutry
26:32cet épisode de Code Source
26:34a été produit par
26:35Anaïs Godard
26:35et Clémentine Spiller
26:37réalisation
26:38Julien Moncouquiol
26:39Code Source
26:40est le podcast quotidien
26:41d'actualité du Parisien
26:42nous publions
26:43un nouvel épisode
26:44chaque soir de la semaine
26:45du lundi au vendredi
26:46et puis n'oubliez pas
26:47à Crime Story
26:48chaque samedi matin
26:49Crime Story
26:50notre podcast consacré
26:51aux affaires criminelles
26:52présenté par
26:53Claudia Prolongeau
26:54et Damien Delsony