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Le procès de Nicolas Sarkozy et de plusieurs de ses anciens collaborateurs, dont trois anciens ministres, s’est clos le 8 avril. Alors que ses avocats ont plaidé la relaxe, le Parquet national financier a requis sept ans d’emprisonnement, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien président de la République. Le jugement sera rendu le 25 septembre prochain.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Pénélope Gualchierotti et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network

En savoir plus: https://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-du-financement-libyen-de-la-campagne-de-nicolas-sarkozy-une-procedure-tentaculaire-racontee-par-un-enqueteur-18-03-2025-35JW6B3BJJAFBJTX7D7HM4LXCM.php?at_medium=sl&at_campaign=345

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#sarkozy #kadhafi #codesource

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Transcription
00:01Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le procès du financement présumé libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy est terminé.
00:17Il s'est refermé le mardi 8 avril après trois mois d'audience devant le tribunal correctionnel de Paris.
00:23L'ancien président était accusé de corruption passive, recel de détournement de fonds publics libyens, financement illégal de campagne électorale
00:32et association de malfaiteurs.
00:34Dans ce procès, il y avait 12 autres prévenus, notamment trois anciens ministres, Brice Hortefeux, Claude Guéant et Éric Wörth.
00:41Le jugement sera rendu le 25 septembre.
00:44Compte rendu d'audience, aujourd'hui dans Codesource avec Timothée Boutry du service Police Justice du Parisien.
00:57Timothée Boutry, ce procès s'est achevé le mardi 8 avril.
01:00Nicolas Sarkozy, il risque très gros dans cette affaire, en clair, il risque d'aller en prison ?
01:05Oui, évidemment, puisqu'il est poursuivi pour des infractions qui sont passibles de 10 ans de prison,
01:10notamment la corruption, qui est la plus grave de toutes, et aussi l'association de malfaiteurs.
01:15Donc l'enjeu est considérable, sachant que Nicolas Sarkozy, il porte déjà un bracelet électronique,
01:19depuis sa condamnation dans l'affaire Bismuth, qu'il est sous le coup d'une autre condamnation à un enferme
01:24sous bracelet dans l'affaire Big Malion.
01:26Là, il y a un provo en cassation qui est en cours.
01:28Ça fait lourd, sachant qu'il est aussi mis en examen dans un autre dossier encore,
01:32qu'on appelle le dossier Sauvé Sarko, sur la rétractation de Ziad Takedin.
01:36Disons que tout ça fait un horizon judiciaire assez lourd pour l'ancien président de la République.
01:44Vous allez nous raconter à la fin de ce podcast comment il s'est défendu.
01:48Mais d'abord, vous allez nous résumer la deuxième partie de cette audience.
01:52On avait déjà raconté le début dans Code Source le 31 janvier.
01:55Il faut rappeler l'essentiel.
01:58D'après l'accusation, Nicolas Sarkozy a passé en 2005, avec la Libye du colonel Kadhafi,
02:03un pacte de corruption.
02:05En résumé, la Libye lui donne des fonds occultes pour sa campagne présidentielle.
02:09Et lui, en retour, une fois élu, il aiderait la Libye à retrouver sa place dans le concert des nations.
02:15L'accusation s'appuie notamment sur des déplacements à Tripoli en octobre 2005,
02:20puis en décembre 2005, de deux très proches de Nicolas Sarkozy.
02:25Claude Guéant, son directeur de cabinet, puis Brice Hortefeux, son ami,
02:29qui est à ce moment-là ministre des collectivités territoriales.
02:31Des visites qui ont eu lieu avant et après un déplacement officiel de Nicolas Sarkozy en Libye le 6 octobre.
02:39Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à ce moment-là,
02:43était venu parler immigration clandestine avec le colonel Kadhafi.
02:47Selon l'accusation, ce pacte de corruption aurait été noué en deux voire trois temps.
02:53Le premier temps, c'est donc la visite de Claude Guéant.
02:56Il va rencontrer un homme qui s'appelle Abdallah Senoussi.
02:59Abdallah Senoussi, c'est le beau-frère de Muammar Kadhafi,
03:02c'est le chef des services de renseignement et c'est surtout un homme qu'on connaît bien en France,
03:05puisqu'il a été condamné par défaut en son absence à la réclusion criminelle à perpétuité
03:10pour son rôle dans l'attentat du décédiste d'UTA en 1989.
03:13C'est un attentat qui avait fait 170 morts, dont 54 Français.
03:17Claude Guéant lui a expliqué qu'il était tombé dans un traquenard,
03:19qu'il n'avait pas voulu rencontrer Abdallah Senoussi,
03:21qu'il avait été mis devant le fait accompli.
03:23Puis il y a la visite de Nicolas Sarkozy le 6 octobre à Tripoli.
03:27Troisième étape, la visite de Brice Hortefeux en décembre.
03:31Et là encore, Brice Hortefeux va rencontrer le fameux Abdallah Senoussi dont on a parlé.
03:36Comme Claude Guéant, il va expliquer qu'il est tombé dans un piège, dans un traquenard,
03:39que ce n'était pas prévu.
03:40Selon l'accusation, c'est lors de cette rencontre que Brice Hortefeux aurait remis les coordonnées bancaires de Ziyad Takedin
03:47pour que les virements libyens puissent être transférés vers Ziyad Takedin
03:52et ensuite puissent alimenter la campagne.
03:54Au sujet de ces rencontres entre Claude Guéant puis Brice Hortefeux avec Abdallah Senoussi,
03:59donc le chef des services de renseignement libyen,
04:01Nicolas Sarkozy parle d'une erreur.
04:04Qu'est-ce qu'il entend par là ?
04:05Il dit que c'est une erreur parce qu'il a bien conscience que ça fait mauvais genre
04:09que ses deux plus proches aient rencontré Abdallah Senoussi.
04:11Et en même temps, il ajoute, oui, mais l'erreur, c'est d'avoir été proche de Ziyad Takedin.
04:16Ziyad Takedin, c'est lui qui est à la manœuvre à deux reprises
04:19pour la rencontre de Claude Guéant et pour la rencontre de Brice Hortefeux avec Abdallah Senoussi.
04:23Et donc Nicolas Sarkozy dit, voilà, l'erreur, c'est d'avoir entretenu des liens avec cet homme-là,
04:26cet intermédiaire, je ne l'ai jamais senti, moi,
04:29et en gros, je ne comprends pas pourquoi ils ont continué à lui faire confiance.
04:32Donc c'est plutôt ça qu'il va dire.
04:37Le jeudi 30 janvier, l'ancienne chef du nucléaire en France, Anne Lauvergeon,
04:41qui était à ce moment-là la présidente du directoire du géant du nucléaire Areva,
04:45vient témoigner à la barre. Qu'est-ce qu'elle raconte ?
04:48Alors là, on parle du volet contrepartie.
04:50Il y aurait eu l'engagement de la France à aider la Libye à se doter de matériel nucléaire civil.
04:57Et notamment, on parle d'un réacteur pour faire marcher une usine de dessalement de l'eau de mer.
05:01Anne Lauvergeon, elle était donc présidente d'Areva, le géant du nucléaire français,
05:05et elle explique qu'à l'époque, elle a senti une lourde pression des autorités,
05:10de Nicolas Sarkozy, de Claude Guéant, pour contracter avec la Libye.
05:14Et elle dit, mais je recevais des coups de téléphone de diplomate en me disant,
05:18tiens bon, tiens bon, tiens bon, il ne faut pas le faire.
05:20Et elle dit, voilà, la Libye n'était pas un pays assez sûr,
05:23ne disposait pas d'une autorité de sécurité nucléaire,
05:25et qu'en l'absence d'un organisme comme celui-ci,
05:28il n'était pas raisonnable de se lancer dans une aventure nucléaire en Libye.
05:32Comment se défend Nicolas Sarkozy ?
05:33Alors Nicolas Sarkozy, il n'apprécie pas Anne Lauvergeon,
05:36et c'est réciproque en fait, puisqu'il lui a proposé de devenir ministre,
05:39elle a refusé, elle a demandé de finir son mandat,
05:41il ne l'a pas renouvelé, donc bon, on sent qu'il y a vraiment un antagonisme entre les deux.
05:45Et lui, il dit, non mais attendez, le nucléaire et la Libye,
05:48ce n'est pas moi qui l'ai initié, ça date de Jacques Chirac.
05:50Et le premier texte qui a été signé entre la France et la Libye,
05:55c'était sous Jacques Chirac, ce qui est effectivement le cas.
05:57Et il dit, moi je me suis inscrit dans les pas de mon prédécesseur,
06:00et il dit, oui, alors moi j'étais favorable effectivement au nucléaire,
06:02et j'étais d'accord pour qu'on encourage cette initiative,
06:06ce lien industriel, voilà,
06:08mais ça n'a absolument rien à voir avec un quelconque pacte de corruption
06:11qu'il nie évidemment totalement,
06:12mais il dit, mais voilà, on n'est pas du tout là-dedans,
06:14on est dans le cadre d'un accord entre deux pays,
06:17et oui, moi j'étais favorable au nucléaire,
06:19et il fallait le faire.
06:21Alors ça n'a pas été très loin,
06:23puis la guerre a mis fin à tout ça,
06:24mais enfin, sur le principe, j'étais pas hostile.
06:26Pendant le procès, le lundi 10 février,
06:29Nicolas Sarkozy commence à porter un bracelet électronique,
06:33conséquence de sa condamnation définitive le 18 décembre
06:36à un an de prison ferme,
06:37peine aménagée donc avec le port de ce bracelet.
06:40C'est l'affaire dite Paul Bismuth,
06:42ou des écoutes.
06:43En résumé, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable
06:45de corruption et trafic d'influence,
06:47coupable d'avoir promis un poste à un magistrat
06:50en échange d'informations sur une enquête le concernant.
06:54Timothée Boutry, est-ce qu'on aperçoit son bracelet électronique à l'audience ?
06:58Ce jour-là, il y a inhabituellement des médias audiovisuels
07:01et que tout le monde traque l'image du bracelet.
07:03Quand il marche, ça se voit pas.
07:05Quand il est assis dans la salle, on devine
07:07un léger enflement au niveau de sa cheville droite.
07:10Mais en fait, c'est, on va dire, une excitation de quelques minutes
07:14et après, à ma foi, on re-rentre dans le rythme du procès.
07:18Les interrogatoires, les témoins, enfin...
07:20Bon, ça perturbe pas totalement le déroulement de cette audience, en fait.
07:23Est-ce que cette précédente condamnation peut avoir une influence dans ce nouveau procès ?
07:27Judiciairement, non, puisque Nicolas Sarkozy
07:29comparait dans l'affaire des soupçons de financement libyens
07:31avec un casier vierge, puisque les faits sont antérieurs
07:34à ceux pour lesquels il a été condamné,
07:36que ce soit dans Big Ballion, même s'il y a un pauvre en cours,
07:39et dans Bismuth.
07:40Bon, après, évidemment que ça colore l'audience
07:43et que les magistrats n'ignorent pas
07:46que Nicolas Sarkozy a par ailleurs été condamné
07:48et portent un bracelet, mais ça doit pas du tout rentrer
07:50dans leur raisonnement
07:52au moment du délibéré, mais enfin,
07:54c'est un état de fête, c'est certain.
07:58Timothée Boutry,
07:58le même jour, donc ce lundi 10 février,
08:01il est question des carnets
08:02qui étaient tenus par le ministre libyen
08:04du Pétrole.
08:06L'homme s'appelle Choukri Ghanem.
08:08Qu'est-ce qu'il a noté à la date du 29 avril 2007 ?
08:12Choukri Ghanem
08:13fait état d'un déjeuner
08:14qui s'est déroulé chez Béchir Salé.
08:16Béchir Salé, c'était le directeur de cabinet
08:18de Muammar Kadhafi.
08:20Et que, lors de ce déjeuner,
08:22il aurait été question d'un financement
08:25de la campagne de Nicolas Sarkozy
08:27par différents canaux,
08:28en disant un tel verse 3 millions,
08:31tel autre verse 2 millions.
08:32Voilà, et donc ça, il le consigne
08:33dans son carnet
08:34et on a une espèce de plan de corruption,
08:37si je puis dire,
08:38écrit dans ce journal du ministre libyen.
08:40Cet ancien ministre du Pétrole libyen,
08:42Choukri Ghanem,
08:43n'a pas pu être entendu.
08:44Il a été retrouvé mort
08:46le 29 avril 2012,
08:48donc 5 ans plus tard,
08:49à Vienne, en Autriche.
08:51Oui, il est retrouvé mort dans le Danube.
08:53Alors évidemment,
08:54on s'est beaucoup posé de questions
08:55sur les circonstances de ce décès.
08:57Alors finalement, après enquête,
08:58il s'avère qu'il aurait fait une crise cardiaque
09:00et qu'il était tombé ensuite dans le Danube.
09:03Et donc, c'est pas considéré
09:04comme une mort suspecte
09:05et un témoin qu'on a voulu supprimer.
09:07Et ce jour-là,
09:08un représentant du parquet national financier
09:10fait le lien entre les montants
09:12indiqués dans ce carnet
09:14et des virements qui ont bien été effectués.
09:16Oui, l'accusation a imaginé
09:18qu'il y avait plusieurs canaux de financement
09:20de la campagne de Nicolas Sarkozy
09:22et retrouve dans ses carnets
09:25les canaux qu'elle a identifiés
09:27en disant,
09:27ben voilà,
09:28tant de millions,
09:29ça correspond à tel virement effectué
09:30à tel moment,
09:31sur tel compte de tel intermédiaire,
09:33tel montant,
09:34ça correspond au second canal de financement allégué.
09:36Donc, selon l'accusation,
09:38c'est quand même très intéressant
09:40de voir qu'il y a une conjonction
09:42entre ce que l'enquête a pu démontrer
09:44et ce qu'on retrouve dans ses carnets.
09:49Comment se défend Nicolas Sarkozy sur ce point ?
09:51Nicolas Sarkozy, déjà,
09:53il pose la question de l'authenticité de ses carnets.
09:56Et ensuite, il dit,
09:57non mais il n'y a aucun pacte de corruption.
09:59Donc, selon lui,
10:00ça ne le concerne absolument pas.
10:01Et lui, il dit qu'il n'a aucun lien
10:03avec le compte qui a reçu cet argent libyen.
10:05Oui, il y a notamment un compte
10:07de Ziad Taqedin, l'intermédiaire,
10:09qui a reçu 6 millions d'euros
10:10en plusieurs virements de la Libye.
10:12Ça, c'est un fait.
10:13Évidemment, selon l'accusation,
10:14ce compte aurait servi de transit
10:16entre la Libye
10:17et la campagne de Nicolas Sarkozy,
10:19puisqu'il y a des retraits en espèces
10:20qui ont été effectués sur ce compte.
10:21Mais Nicolas Sarkozy dit,
10:22non mais voilà,
10:23ça ne me concerne pas du tout.
10:27Le jeudi 6 mars,
10:28Claude Guéant est invité à parler
10:30sur un cadeau de grande valeur
10:31qu'il a reçu de la part
10:32de l'homme d'affaires franco-algérien
10:35Alexandre Djouri,
10:36présenté par l'accusation
10:37comme un intermédiaire,
10:38comme Ziad Taqedin dans ce dossier.
10:40Quelle est l'histoire de cette montre ?
10:42Les deux hommes ont été très très proches.
10:43Ils se sont vus à de nombreuses reprises
10:45à l'Elysée.
10:47Vraiment, Alexandre Djouri
10:47était un visiteur très régulier
10:48de Claude Guéant
10:49et aussi de Nicolas Sarkozy.
10:51Et lors d'un déjeuner,
10:52selon le récit d'Alexandre Djouri
10:54et de Claude Guéant,
10:55Claude Guéant dira
10:55qu'elle est pas mal cette montre
10:56et Alexandre Djouri l'enlève
10:57et lui dit
10:58ben voilà, je vous la donne.
10:59Claude Guéant dira
11:00j'ai accepté, je l'ai prise.
11:02On parle d'une montre
11:03de grande valeur
11:04à 11 000 euros
11:04de la marque suisse
11:05Patek Philippe.
11:07Et là, évidemment,
11:07tout le monde s'étonne
11:08en disant
11:08mais ça ne vous choque pas ?
11:10Vous connaissez à peine
11:11il vous donne une montre ?
11:12Ben non, c'est l'amitié.
11:14Mais enfin, vous vous doutez bien
11:15qu'il ne porte pas
11:16une swatch à la main.
11:17Alexandre Djouri,
11:18vous connaissez son train de vie.
11:19Ça ne vous pose pas question.
11:21Ben non, c'est que
11:21quand je suis rentré chez moi
11:22que j'ai regardé sur Internet
11:24Patek Philippe
11:25et j'ai vu que c'était quand même
11:26une marque de luxe
11:27et on lui dit
11:27mais il ne vous vient pas
11:28l'idée de la restituer ?
11:30Ah ben non,
11:30ça ne m'a pas traversé l'esprit.
11:32Ça pose question
11:32et surtout selon l'accusation,
11:34cet épisode,
11:35ce serait une manière
11:36de test à Claude Guéant
11:39de résistance à la corruption
11:41de la part d'Alexandre Djouri.
11:42Ah ben il accepte la montre
11:44donc peut-être
11:45que je peux aller plus loin.
11:46Puisque on sait
11:46qu'on va retrouver les deux hommes
11:47dans un autre épisode de Zosté,
11:49l'épisode de la vente
11:50des tableaux hollandais
11:52par Claude Guéant,
11:54une vente qui lui a permis
11:55d'obtenir 500 000 euros
11:56pour acheter son appartement.
11:57Or selon l'accusation,
11:58cette vente,
11:59elle est totalement fictive
12:00et cet argent,
12:02en fait,
12:02il vient de Libye
12:03et il a servi
12:04Alexandre Djouri
12:05à corrompre Claude Guéant.
12:10Le lundi 17 mars,
12:11Timothée Boutry,
12:12le policier
12:13qui a mené l'enquête
12:13sur toute cette affaire
12:15est appelé à la barre.
12:16D'un mot,
12:16d'abord,
12:17c'était une demande
12:18des avocats de la Défense.
12:19Oui,
12:19la demande d'un avocat
12:20de la Défense.
12:21Vous pouvez imaginer
12:22que ses confrères de la Défense
12:23ont été ravis de cette initiative.
12:25Ce n'est pas très commun
12:26de faire citer
12:26les directeurs d'enquête
12:28en correctionnel,
12:29c'est beaucoup plus fréquent
12:30aux assises,
12:30mais pas en correctionnel
12:31et non plus dans les dossiers
12:33politico-financiers.
12:34Il ne fallait pas être grand clair
12:35pour savoir que ce témoin-là,
12:37il n'allait pas être favorable
12:38à la Défense des prévenus.
12:39Alors que raconte ce policier,
12:41donc le commandant Frédéric Vidal ?
12:43En fait,
12:44il raconte une odyssée,
12:45une odyssée de 10 ans.
12:46C'est vraiment la mémoire vive
12:48de cette enquête.
12:48C'est lui qui a quasiment
12:49mené seul toutes les investigations.
12:51Il la connaît par cœur,
12:52cette enquête.
12:53Il raconte sa découverte
12:55d'hommes politiques
12:57assez douteux
12:58en matière de probité.
12:59Il raconte sa découverte
13:00des intermédiaires sulfureux,
13:02des comptes bancaires,
13:03offshore,
13:03des comptes rebonds.
13:05Il raconte comment,
13:05au gré des perquisitions,
13:07de la communication de documents,
13:09des auditions,
13:10des auditions contrariées aussi,
13:12parce que ça n'a pas été facile
13:12comme enquête,
13:13s'est dessinée l'hypothèse
13:16de ce pacte de corruption
13:17entre Mouammar Gaddafi
13:18et Nicolas Sarkozy.
13:20Le commandant Frédéric Vidal
13:21dit avoir été frappé
13:22par la très grande prudence
13:24des suspects
13:25sur lesquels il enquêtait.
13:26Oui, notamment au téléphone,
13:28puisqu'il prend l'exemple
13:29de Nicolas Sarkozy,
13:30dont on sait
13:31que c'est à l'occasion
13:32de cette enquête
13:32qu'on va découvrir
13:33l'existence de la ligne
13:34Paul Bismuth,
13:35qui lui permet
13:36d'échanger en secret,
13:37si je puis dire,
13:38avec son avocat
13:38et ami Thierry Herzog.
13:40Ça donnera lieu
13:40à une autre enquête
13:41et à sa condamnation
13:42qui lui vaut le bras électronique.
13:44Par exemple,
13:44il prend l'exemple
13:45d'un appel
13:46que Nicolas Sarkozy
13:47effectue à destination
13:48de Michel Godin,
13:49son directeur de cabinet.
13:51Donc Nicolas Sarkozy
13:52n'utilise pas
13:53son téléphone portable,
13:55il n'utilise pas
13:55la ligne fixe
13:56de son bureau,
13:57mais il va demander
13:58à son attaché de presse
14:00son téléphone.
14:01Et donc Nicolas Sarkozy
14:02ne va pas composer
14:02le numéro
14:03de son directeur de cabinet,
14:04mais le numéro
14:05de l'épouse
14:06de son directeur de cabinet.
14:07Donc on est,
14:08aux yeux du policier,
14:09dans une manière
14:10de contourner
14:11l'éventualité
14:12d'écoute téléphonique.
14:13Timothée Boutry
14:14a plusieurs reprises
14:15pendant ce procès.
14:16Il a été question
14:17de l'ancien directeur
14:18de cabinet
14:18de Mouammar Kadhafi.
14:20Il s'appelle
14:20Béchir Salé,
14:21vous l'avez déjà évoqué,
14:23pendant le printemps arabe
14:24en 2011
14:25qui a conduit
14:26à la chute
14:26de Kadhafi.
14:28Cet homme,
14:28Béchir Salé,
14:29a été exfiltré
14:30vers la France.
14:32Oui,
14:32il a été ramené
14:34d'abord vers Tunis
14:35puis rapatrié à Paris
14:36grâce à l'intervention
14:38d'Alexandre Djouri
14:39qui est un très proche
14:40de Béchir Salé,
14:41il dit que c'est son frère,
14:42et il a été à la manœuvre
14:44avec l'aide aussi
14:45du consul de France
14:46à Tunis,
14:47Boris Boyon,
14:48qui était un proche
14:48de Nicolas Sarkozy
14:49et en fait
14:50avec l'aval
14:50des autorités françaises.
14:51Donc Béchir Salé,
14:52il a été ramené
14:54quasi officiellement
14:55en France
14:56au moment du début
14:57des troubles en Libye.
14:58Et au printemps 2012,
14:59le jeudi 3 mai 2012,
15:01Béchir Salé
15:02est exfiltré
15:03de France.
15:04D'abord,
15:05quel est le contexte ?
15:06On est entre les deux tours
15:07de l'élection présidentielle française,
15:09Nicolas Sarkozy
15:09est face à François Hollande
15:11pour le second tour
15:12du dimanche 6 mai.
15:13Alors le contexte
15:14évidemment est très important
15:14puisque quelques jours plus tôt,
15:16Mediapart
15:16a publié
15:17sa fameuse note.
15:18C'est la note
15:20qui fait état
15:21d'un soupçon
15:22de financement
15:23de 50 millions d'euros
15:24de la Libye
15:25vers la campagne
15:26de Nicolas Sarkozy.
15:27Cette note,
15:28elle cite plusieurs personnes
15:29dont Béchir Salé.
15:30Donc il y a déjà
15:31ce contexte-là.
15:33Ensuite,
15:33il y a la publication
15:34par Paris Match
15:35de photos
15:36de Béchir Salé
15:37qui est à Paris,
15:38au pied de la tour Eiffel.
15:39Or,
15:40Béchir Salé,
15:40il fait l'objet
15:41d'une notice rouge
15:43d'Interpol,
15:44c'est-à-dire
15:44qu'il est recherché
15:44par la Libye,
15:45par les autorités
15:46de transition libyenne
15:47qui veulent le juger
15:49pour diverses actions
15:51qu'il aurait commises
15:51à l'époque
15:52où il était
15:52un haut dignitaire
15:53du régime
15:54de Muammar Kadhafi.
15:55Et donc,
15:56on découvre
15:56qu'on a
15:57sur le sol français
15:58un ex-dignitaire libyen
16:00qui est recherché
16:01par la police
16:02de son pays.
16:03Et donc,
16:03que se passe-t-il
16:04le jeudi 3 mai ?
16:05Alors là,
16:06en fait,
16:06c'est une journée
16:07où va se passer
16:07pas mal de choses
16:08dans l'après-midi.
16:09Ça commence par un appel
16:10entre Alexandre Jury
16:12et Bernard Swarcini
16:13qui est le chef
16:14des services
16:14de renseignement intérieur
16:15qui est aussi
16:15un proche
16:16de Nicolas Sarkozy.
16:17Et en fait,
16:18ils vont convoquer
16:20Béchir Salé
16:21et tous les 3,
16:21ils vont mettre en place
16:22un plan d'exfiltration.
16:23Ils vont se retrouver
16:24dans un hôtel
16:25près de la tour Eiffel
16:26et ça va aboutir
16:27le soir même
16:28au départ
16:28de Béchir Salé.
16:29Et il y a plusieurs
16:30coups de fil
16:31qui vont être échangés
16:32entre les uns
16:32et les autres
16:33et en fait,
16:34c'est Alexandre Jury
16:34qui va financer
16:36ce départ dans un jet.
16:37C'est lui qui va
16:38payer la somme.
16:40Béchir Salé
16:40va aller au Bourget
16:41et il va partir
16:43d'abord en direction
16:44du Niger
16:45et puis après,
16:45il s'est installé
16:46en Afrique du Sud.
16:47Et il y a plusieurs éléments
16:48jugés suspects
16:49dans le cadre
16:49de cette exfiltration ?
16:50Oui,
16:51parce que déjà,
16:51il faut rappeler
16:51qu'à ce moment-là,
16:53Nicolas Sarkozy
16:54et Alain Juppé
16:55qui est ministre
16:55des Affaires étrangères
16:56sont interrogés
16:57dans les médias
16:58sur le cas Béchir Salé
17:00et ils disent
17:01non mais s'il est en France,
17:02s'il est recherché
17:03par Interpol,
17:04il sera arrêté
17:04et il sera extradé.
17:05Le fait est qu'il a pu
17:07partir de France
17:08et on va découvrir
17:09que le passager
17:11de ce vol inscrit,
17:13c'est pas Béchir Salé
17:14mais c'est Alexandre Jury.
17:15Alexandre Jury,
17:16c'est pas lui
17:16qui a pris l'avion,
17:17c'est lui qui l'a payé.
17:18Alors Alexandre Jury
17:19dit oui, oui,
17:19mais c'était pour des raisons
17:20de sécurité.
17:21Bon,
17:22on pose la question
17:23de quelle consigne
17:24de sécurité.
17:24On va voir
17:25que ce vol,
17:26il n'a pas été enregistré
17:27non plus
17:28dans la mémoire informatique
17:30de l'aéroport du Bourget.
17:32Zahari,
17:32pourquoi ça n'apparaît plus ?
17:34On est quand même
17:34largement sur une opération
17:37barbouzarde,
17:37mais barbouzarde
17:38avec le concours
17:39du chef des services
17:40de renseignement intérieur
17:41Bernard Scarsini.
17:42On est quand même
17:42sur une opération
17:43barbouzarde
17:44organisée au plus haut
17:45sommet de l'État
17:45puisqu'on voit
17:46qu'il y a aussi
17:46un appel qui est effectué
17:48au conseiller de Claude Guéant
17:50qui est alors ministre
17:51de l'Intérieur.
17:51Donc cette exfiltration
17:53elle pose beaucoup
17:53beaucoup de questions.
17:56On sait si Nicolas Sarkozy,
17:58donc président
17:59à ce moment-là
17:59pour encore quelques jours,
18:00a donné son feu vert
18:02à cette exfiltration ?
18:03Alors il a été interrogé
18:04pendant le procès
18:04Nicolas Sarkozy,
18:05il a dit qu'en gros
18:06non, il n'était pas du tout
18:07au courant,
18:07il n'était pas à la manœuvre
18:08de ça.
18:09L'accueil de Béchir Salé
18:10en France,
18:10il dit oui,
18:11j'y étais favorable
18:12en disant que Béchir Salé
18:13était un homme de paix
18:14et de dialogue
18:15et qu'il avait sa place
18:16en France.
18:17Il dit en revanche,
18:18son départ,
18:19je ne suis pas mêlé à ça,
18:21vous me dites que
18:22Bernard Scarsini
18:23serait intervenu,
18:24c'est une faute
18:25de sa part.
18:26D'ailleurs,
18:27vous ne l'avez pas poursuivi,
18:27je me pose la question
18:28de savoir pourquoi,
18:29mais lui se dit étranger
18:31à toute cette opération.
18:33On en arrive à la fin
18:34de ce procès
18:35qui avait débuté
18:35début janvier,
18:36le mardi 25 mars.
18:38Les trois procureurs
18:39commencent leurs réquisitions
18:41qui vont durer
18:41deux jours et demi.
18:42Ils se relaient
18:43pour détailler
18:44et expliquer
18:45les peines qu'ils demandent.
18:46Ils réclament
18:47six ans de prison ferme,
18:49100 000 euros d'amende
18:50contre Claude Guéant,
18:51trois ans de prison ferme
18:52à l'encontre de Brice Hortefeux,
18:54un an de prison ferme
18:55pour l'ancien ministre
18:56du budget Eric Wörth.
18:58Timothée Boutry,
18:59que disent-ils
18:59au sujet de Nicolas Sarkozy,
19:01le principal prévenu ?
19:02En fait,
19:03ils vont en faire
19:03le principal responsable
19:06de toute cette affaire.
19:06Ils vont dire
19:07qu'il a été
19:07le commanditaire
19:09et le décisionnaire
19:10du pacte de corruption.
19:11Donc,
19:11ils en font vraiment
19:12la figure tutélaire
19:14de toute cette affaire
19:14en disant que,
19:15en fait,
19:16toute cette histoire
19:18a servi
19:19à assouvir
19:20son ambition personnelle.
19:21Et en fait,
19:22les procureurs
19:23vont évidemment détailler
19:24le faisceau d'indices
19:26qu'ils ont recueillis,
19:28mais ils vont aussi
19:28avoir des mots
19:29très durs
19:30sur la personnalité
19:31de Nicolas Sarkozy.
19:32Puisque l'un des procureurs
19:34dit,
19:35Nicolas Sarkozy
19:36nous explique
19:36« Mais vous me connaissez,
19:37je ne peux pas
19:38avoir fait une chose pareille »
19:39et le procureur dit
19:39« Sauf que derrière
19:41la silhouette
19:41de l'homme public
19:42qu'on connaît
19:43se dessine
19:44l'image
19:45d'un homme
19:46qui pourra
19:47assouvir
19:47son ambition personnelle
19:49et en quelque sorte
19:50prêt à tout
19:50à renier les valeurs
19:52de probité
19:53et d'honnêteté
19:54pour arriver
19:55jusqu'à la magistrature suprême. »
19:57Donc,
19:57en fait,
19:58ça,
19:58c'est vraiment
19:58une charge
19:58extrêmement violente
20:00puisque ça va même
20:01au-delà
20:01des éléments matériels
20:03du dossier.
20:03Mais en disant
20:03« Ces éléments matériels,
20:05on les a réunis
20:06et on pense
20:07qu'il y a eu ce pacte
20:08parce que Nicolas Sarkozy
20:09voulait à tout prix,
20:10à tout moyen
20:11arriver au sommet de l'État. »
20:12Et les procureurs
20:13demandent des peines
20:14très lourdes
20:15contre l'ancien président.
20:16« Oui,
20:16il requiert
20:177 ans de prison ferme,
20:18300 000 euros d'amende
20:19et 5 ans d'inéligibilité.
20:21C'est très lourd
20:22pour un dossier
20:23politico-financier,
20:247 ans.
20:24Après,
20:25on n'a pas été
20:25extrêmement surpris.
20:26On parle d'infractions
20:27qui sont punies
20:2810 ans de prison.
20:29Le parquet national
20:30financier
20:31ne pouvait que requérir
20:32une peine extrêmement lourde
20:34au regard
20:34de sa démonstration.
20:35Comment réagit Nicolas Sarkozy
20:37quand il entend ça ?
20:38« Il s'attendait
20:39à ce que ce soit élevé.
20:40Vraiment,
20:40je vous le dis,
20:40ça n'a surpris personne
20:41dans la salle.
20:43Lui non plus,
20:43évidemment,
20:44même si je pense
20:45que quand on est prévenu,
20:46on l'espère forcément moins.
20:48Ensuite,
20:48il a quitté la salle
20:49un peu crispé,
20:50sans faire de déclaration.
20:52Je pense qu'il avait
20:53été préparé. »
20:57Le mardi 8 avril,
20:58Timothée Boutry,
20:59les deux avocats
20:59de Nicolas Sarkozy,
21:01Jean-Michel Darrois
21:01et Christophe Ingrin
21:03viennent à la barre
21:03pour défendre
21:04l'ancien président.
21:05Que disent-ils
21:06dans leur plaidoirie ?
21:07Leur tâche,
21:08c'est d'essayer
21:08de convaincre le tribunal
21:09que ce pacte de corruption
21:11n'a jamais existé.
21:12C'est donc de reprendre
21:13les éléments du dossier
21:14en disant
21:15« Il n'y a pas de preuve.
21:16Où est l'argent ?
21:17On ne le trouve pas
21:18dans la campagne.
21:18On ne sait pas
21:19de quel montant il s'agit. »
21:20Et en fait,
21:21de reprendre
21:21toutes les pièces du dossier,
21:23tout ce qui,
21:23aux yeux de l'accusation,
21:25constitue un faisceau d'indices
21:27et dire
21:27« Ça, ce n'est pas un indice.
21:29Ça, ce n'est pas un.
21:30Ça, ce n'est pas suffisamment fort.
21:31Ça, ce n'est pas concordant.
21:32Les déclarations divergent. »
21:33Enfin, voilà.
21:33L'idée,
21:34c'est de vouloir
21:34démonter l'accusation
21:36en reprenant point par point
21:37tous les éléments du dossier.
21:40D'un mot,
21:40Timothée Boutry,
21:41on l'avait déjà expliqué
21:42dans un précédent podcast.
21:44Dans cette affaire,
21:44il n'y a pas une preuve
21:46vraiment accablante,
21:47mais un faisceau d'indices.
21:48On peut être condamné
21:49sur la foi
21:50d'un faisceau d'indices ?
21:51Oui, oui, c'est possible.
21:52C'est prévu.
21:53Mais les avocats
21:54de Nicolas Sarkozy
21:55disent « Certes,
21:56c'est possible.
21:56Mais alors,
21:56il faut que vraiment
21:57chaque indice soit solide,
22:00se rattache
22:01aux faits poursuivis
22:02et il y a une exigence
22:04qui est quand même très forte.
22:05Et eux disent
22:05« Non, mais vos indices,
22:06ça construit une hypothèse,
22:08celle de l'accusation,
22:09mais elle ne tient pas
22:10parce que les indices
22:11ne sont pas suffisamment forts,
22:13ne s'emboîtent pas
22:14les uns les autres.
22:15Et donc,
22:15à l'heure de ça,
22:16ça ne tient pas du tout
22:16et ça ne permet absolument pas
22:18de matérialiser cette corruption
22:19et par là même
22:21de rentrer en voie de condamnation. »
22:23Et après cette plaidoirie,
22:23la présidente du tribunal
22:25demande à Nicolas Sarkozy
22:26s'il a quelque chose à ajouter.
22:28« Oui,
22:28tous les prévenus
22:29sont invités
22:29à prononcer
22:30les derniers mots,
22:31c'est ce que veut la procédure.
22:33Nicolas Sarkozy
22:34dit « Non »
22:35et on est surpris
22:36puisqu'on connaît
22:38la proposition
22:38de Nicolas Sarkozy
22:39à s'exprimer longuement
22:41à la barre
22:42et ailleurs d'ailleurs.
22:43Et il dit « Non,
22:43mais je vais vous expliquer
22:45pourquoi. »
22:45Et donc là,
22:45évidemment,
22:46ça fait un peu rire
22:46dans la salle.
22:47Il dit d'abord,
22:48premier point,
22:48mes avocats ont parlé,
22:49bien parlé, bon.
22:50Et ensuite,
22:51il dit
22:51parce que le climat
22:53médiatique et politique
22:54est détestable.
22:55Et en fait,
22:55il fait référence
22:56aux débats
22:57qui ont été suscités
22:58par la condamnation
22:59récente de Marine Le Pen
23:00dans l'affaire
23:01des assistants parlementaires
23:02européens.
23:03Et il dit « Voilà,
23:04moi,
23:04j'aurais eu envie
23:05de répondre
23:05à un réquis d'histoire
23:07politique et violent. »
23:08C'est comme ça
23:08qu'il le décrit.
23:09« Mais je ne suis pas là
23:10pour alimenter la polémique.
23:11Je veux la vérité.
23:13Je veux défendre mon honneur
23:14et je veux qu'on trouve
23:14la vérité.
23:15Et donc,
23:16je ne vais pas développer. »
23:28Merci Timothée Boutry.
23:29Je le disais au début
23:30du podcast,
23:31le jugement
23:31dans cette affaire
23:32sera rendu
23:33le 25 septembre.
23:34Code Source
23:35est le podcast
23:35quotidien
23:36d'actualité du Parisien.
23:38Cet épisode
23:38a été produit
23:39par Clémentine Spiller,
23:41Thibault Lambert
23:41et Pénélope Gualquierotti.
23:43Réalisation
23:44Pierre Chaffanjon.
23:45On vous invite aussi
23:46à écouter
23:47Crime Story,
23:47le podcast hebdomadaire
23:49de faits divers du Parisien.
23:50Et nous venons d'ailleurs
23:51de publier une série exceptionnelle
23:53sur le mystère
23:54de la tuerie de Chevaline.
23:55Une série intitulée
23:56« Les fantômes de Chevaline »
23:58présentée par
23:59Claudia Prolongeau
24:00et Damien Delseny.
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