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Olivier Beaumont, grand reporter et chef adjoint du service politique au Parisien couvre depuis plusieurs années la majorité présidentielle. Il a publié « La tragédie de l’Elysée » (éditions Robert Laffont) le 3 avril dernier, un récit de la trajectoire d’Emmanuel Macron vue depuis les coulisses du Palais de l’Elysée.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Pénélope Gualchierotti et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network

Archives : INA, France TV

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#codesource #emmanuelmacron #politique

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Un président affaibli, de plus en plus isolé et imprévisible et qui n'est plus à l'écoute de ses
00:18fidèles,
00:19c'est ainsi qu'Emmanuel Macron est régulièrement décrit en secret par son entourage dans la presse,
00:24notamment depuis qu'il a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale en juin 2024.
00:30Dans un livre publié cette année, le 3 avril, Olivier Beaumont, le chef adjoint du service politique du Parisien,
00:36raconte à travers des dizaines de témoignages et d'anecdotes comment 8 années au palais de l'Elysée,
00:43avec son pouvoir, son protocole et ses courtisans, ont profondément changé le plus jeune président de la Vème République.
00:50Olivier Beaumont signe la tragédie de l'Elysée chez Robert Laffont et il est notre invité aujourd'hui dans Codesources.
01:05Olivier Beaumont, j'aimerais commencer cet épisode par une scène que vous racontez dans votre livre.
01:09Ça se passe le 15 mai 2017.
01:12Emmanuel Macron est le nouveau locataire de l'Elysée depuis moins de 24 heures.
01:16Et au matin, il convoque sa garde rapprochée, ses plus proches conseillers, pour les mettre en garde.
01:21Qu'est-ce qu'il leur dit ?
01:23Il leur dit de ne pas se laisser envahir par le faste du lieu, de ne pas se laisser impressionner
01:31par ces murs tricentenaires
01:33qui ont été occupés par d'illustres prédécesseurs.
01:36C'est un avertissement pour leur dire, attention, ne vous endormez pas sur vos lauriers, soyez très vigilants.
01:42Et ça a été perçu par tous ceux qui étaient autour de la table comme une façon de leur dire,
01:47allez hop, maintenant tout le monde au boulot.
01:51Alors vous allez nous raconter dans cet épisode de Codesources des temps forts, des quinquennats d'Emmanuel Macron,
01:55mais aussi quelques coulisses de ce palais.
01:59Un palais que les Français connaissent très peu.
02:02Ils ont l'occasion de le visiter une fois par an pendant les journées du patrimoine.
02:05Un palais qu'un de vos témoins, qui a arpenté ses couloirs, décrit comme une maison mal foutue.
02:12Pourquoi il dit ça ?
02:13Oui, c'est une maison labyrinthique.
02:15L'autre nom du palais de l'Elysée, c'est l'Hôtel d'Evreux.
02:18En fait, l'Hôtel d'Evreux, c'est le nom original du bâtiment principal,
02:22qui, au fur et à mesure des époques, s'est agrandi avec quelques appendices, des annexes.
02:28Et aujourd'hui, c'est une maison qui fait 11 000 m².
02:31Il y a 365 pièces, donc autant de salons, de bureaux, de sous-pentes et de souterrains aussi.
02:39Et tous ceux qui arrivent, qui travaillent pour la première fois, disent toujours qu'il faut au moins une semaine,
02:45en fait.
02:45Une semaine pour apprivoiser les lieux, pour ne pas s'y perdre, pour aller d'une aide à l'autre.
02:50Il faut quasiment 5, 6, 7 minutes.
02:53Donc, c'est très, très long.
02:54C'est très labyrinthique.
02:55C'est une maison qui n'est pas faite pour la fluidité du travail.
02:59La première fois qu'Emmanuel Macron s'installe à l'Elysée, en mai 2012,
03:03ce n'est pas en tant que président, mais en tant que secrétaire général adjoint de l'Elysée.
03:08François Hollande est le maître des lieux à ce moment-là.
03:10Emmanuel Macron a, lui, 34 ans.
03:12Et comme à chaque fois qu'une nouvelle équipe débarque,
03:15chacun joue d'écoute pour essayer d'avoir le meilleur bureau ou le mieux placé.
03:20Que fait Emmanuel Macron à ce moment-là ?
03:22Il a une attitude qui va en faire sourire quelques-uns.
03:26Ils sont peu à le connaître encore.
03:27Il a 34 ans.
03:28Il vient du milieu du monde de la banque.
03:31Et Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée,
03:34convoque tous les conseillers, les chefs de cabinet, les secrétaires généraux adjoints
03:39pour faire une sorte de répartition des bureaux
03:42parce que c'est une tradition, une guerre, une bataille des bureaux
03:46au moment des installations des nouvelles équipes.
03:48Et au milieu de cette foule, il lève la main et il dit de manière un peu désintéressée
03:53« Non, non, mais vous n'embêtez pas pour moi, je prendrai le petit bureau
03:57qui est au second étage, dans l'angle, ça m'ira très bien. »
04:02Sauf que ce petit bureau dont il parle n'est pas n'importe quel bureau.
04:06C'est une pièce qui, peu le savent, mais qui est très convoitée
04:10parce qu'elle est très bien située.
04:12Elle est à l'angle du palais avec une vue sur le jardin assez incroyable, très lumineuse.
04:16Il y a un escalier qui permet d'accéder à ce bureau sans que ça soit vu d'autres interlocuteurs,
04:23notamment du chef de l'État.
04:24Et pendant les semaines et les mois qui vont suivre, il reçoit des chefs d'entreprise,
04:28il reçoit des membres du gouvernement, dont certains sont déjà en tension avec François Hollande.
04:33Il reçoit aussi des journalistes à qui il accorde parfois même des longs entretiens,
04:37des portraits qui lui sont consacrés.
04:39Et ça va lui permettre, comme ça, de commencer à bâtir cette légende de lui à l'Élysée
04:45avant qu'il ne soit élu président de la République.
04:49Et il reçoit beaucoup de monde, mais dans le dos de François Hollande
04:52qui le prend très mal quand il finit par le découvrir.
04:56François Hollande va très vite nourrir un sentiment de jalousie.
04:59À l'endroit d'Emmanuel Macron, il comprend que le bureau d'Emmanuel Macron
05:03est le bureau où il faut aller.
05:06Et c'est là que vont très très vite apparaître les premières tensions entre les deux
05:12qui vont conduire d'ailleurs, au bout de deux ans, au départ d'Emmanuel Macron.
05:19Le 15 juillet 2014, une fête de départ est organisée dans les Jardins de l'Élysée
05:24pour Emmanuel Macron, qui quitte son poste au palais
05:28pour devenir ministre de l'économie et des finances.
05:31Quelle est l'ambiance pendant cette réception ?
05:33L'ambiance elle est particulière parce que déjà Emmanuel Macron
05:35il a convié quasiment tous les personnels du palais de l'Élysée.
05:38C'est assez rare pour être noté.
05:40L'ambiance est plutôt bon enfant comme cela en surface
05:43mais il y a des petites piques qui sont envoyées par les uns et par les autres.
05:47François Hollande dit de manière un peu amusée
05:50« Ah bah oui, vous savez, si on a augmenté les impôts, c'est sa faute. »
05:53Alors rire, rire dans la salle.
05:55Et puis Emmanuel Macron prend ensuite la parole
05:58en lui disant malgré tout qu'il restera toujours loyal à François Hollande
06:02en lui disant que si un jour vous avez besoin de moi
06:04je serai là et que où je serai, je resterai toujours vigilant
06:09et je pourrai revenir.
06:11Il ne croyait pas si bien dire parce qu'effectivement
06:13trois ans plus tard il reviendra, mais par la grande porte cette fois-ci.
06:16« Selon les résultats désormais définitifs, Emmanuel Macron a été élu à 66,1% »
06:23Emmanuel Macron remporte l'élection présidentielle le 3 mai 2017
06:26et le 14 donc il arrive à l'Élysée
06:29avec toute une bande de jeunes conseillers qui l'a porté au pouvoir
06:33une bande surnommée les Mormons
06:35et vous racontez dans ce livre que leur arrivée donne d'ailleurs lieu à quelques couacs
06:39avec Brigitte Macron
06:40puisque ces Mormons, au moment de se répartir les bureaux au palais
06:45oublient au départ d'en attribuer un à la première dame
06:48vous rappelez aussi que dans les premiers jours du quinquennat
06:51le couple Macron ne veut pas vivre au palais.
06:54« Oui, c'était un choix.
06:56Brigitte Macron voulait rester dans les appartements qu'il louait au Rue Claire
07:00dans le 7ème arrondissement
07:02mais en fait très très vite ils vont se rendre compte
07:03au bout d'une semaine que pour le voisinage c'est infernal
07:06parce qu'il y a beaucoup de curieux qui se massent au pied de l'appartement
07:09pour essayer de les croiser, tenter de faire une photo
07:12quand le soir ils rentrent dans leur domicile
07:14et donc pour les riverains, pour les commerçants
07:16ça devient très vite insupportable
07:18et donc ils le font savoir à la première dame
07:20qui va s'exécuter et qui va leur dire
07:21« Ne vous inquiétez pas, nous allons déménager »
07:23et donc ils prennent la décision de s'installer à l'Élysée
07:27dans cette partie qui est située à l'aile est du palais
07:31dans les appartements privés
07:32et donc c'est une succession de deux pièces
07:34dans un logement qui fait environ 160 mètres carrés
07:37et dans lequel ils ne vont quasiment apporter aucun effet personnel
07:41ils vont juste procéder au remplacement de la literie
07:44ils vont ramener quelques photos
07:46mais en fait tout le mobilier va rester dans un garde-meuble
07:48ou va être déménagé dans leur maison du Touquet
07:54Lorsqu'il s'installe à l'Élysée en tant que président
07:57Emmanuel Macron découvre aussi un palais en mauvais état
08:00et donc il engage de gros travaux de rénovation et de modernisation
08:04Oui, il y avait eu plusieurs messages d'alerte les années précédentes
08:07dans plusieurs rapports de la Cour des comptes
08:09qui pointaient l'état de dégradation très avancée du palais d'Élysée
08:13alors on ne s'en rend pas compte comme ça quand on va à l'extérieur
08:15ou quand on se rend dans la salle des fêtes
08:17parce qu'il y a les ors, les moquettes et tout
08:20mais non, c'est vraiment un endroit où l'électricité n'était plus du tout aux normes
08:24où dès qu'il pleuvait, il pouvait y avoir parfois l'eau qui s'infiltrait
08:28y compris dans les bureaux des collaborateurs, dans les sous-pentes
08:30le plancher de la salle des fêtes, j'ai découvert dans cette enquête
08:33qu'en fait il était juste possession du sable, il n'y a pas de dalle
08:36et donc en fait les planchers sont complètement moisis
08:39il arrivait aussi à Emmanuel Macron parfois de prendre des douches
08:41sans avoir de l'eau chaude pendant plusieurs jours
08:45le réseau Wi-Fi ne fonctionne pas
08:47c'est vraiment une maison en très mauvais état
08:49la Cour des comptes avait chiffré à 100 millions d'euros
08:51quand même, une restauration globale
08:54ses prédécesseurs, notamment François Hollande
08:56avait assumé de ne pas engager des montants si importants
08:58pour restaurer le palais pour des raisons politiques
09:01mais Emmanuel Macron va considérer lui au contraire
09:04qu'il y a une impérieuse nécessité à le faire
09:06parce que l'Elysée c'est la maison des Français
09:08il y a eu cette phrase que Emmanuel Macron disait souvent
09:10notamment dans le hall, quand il voyait le marbre abîmé
09:14du hall d'honneur
09:15ou même c'était un rideau déchiré
09:17il disait qu'il avait honte de recevoir des interlocuteurs étrangers
09:20en voyant l'état dans lequel était le palais d'Elysée
09:23et donc depuis 2017, tous les ans
09:25il va entreprendre la restauration
09:27de différents salons
09:28la remise en normes techniques
09:30y compris dans les souterrains, les cuisines
09:33du palais présidentiel, le salon doré
09:35et donc 40 millions d'euros ont été engagés
09:37au cours des 8 dernières années
09:38Emmanuel Macron a en quelque sorte deux bureaux
09:41c'est ce que vous racontez
09:42le salon d'angle dans lequel il se retranche
09:44souvent pour ne pas être dérangé
09:46et le salon doré, le somptueux bureau
09:49qu'on voit beaucoup en photo ou dans les allocutions
09:51ce bureau est collé à celui du secrétaire général de l'Elysée
09:55Alexis Collère
09:56qui est cet homme de l'ombre au palais
09:59et quel est son rôle ?
10:00On l'a souvent affublé de nombreux surnoms
10:02comme le jumeau, le deuxième cerveau
10:05le vice-président
10:07c'est le seul qui a un bureau au premier étage
10:11du palais d'Elysée dans la partie centrale
10:13c'est le seul qui a accès direct au salon doré
10:16bureau d'Emmanuel Macron
10:18et lui se définit comme une tour de contrôle
10:21c'est-à-dire que c'est le grand organisateur
10:24de la vie à l'Elysée
10:25c'est-à-dire qu'il n'y a pas une note
10:26qui ne passe pas et qui ne soit pas validée
10:28sans son concours
10:29rien ne va dans le bureau du président de la République
10:32sans passer par celui d'Alexis Collère
10:35c'est lui qui filtre tout
10:36lui qui parfois même se permet d'intervenir
10:39dans l'agenda du président de la République
10:41ce qui parfois d'ailleurs a pu agacer Emmanuel Macron
10:43si par exemple Emmanuel Macron avait prévu un dîner le soir
10:46Alexis Collère a décidé du jour au lendemain
10:48de le supprimer pour organiser une réunion de travail
10:50donc c'est quelqu'un qui a énormément d'influence
10:51quelqu'un qui a beaucoup pesé aussi dans les choix politiques
10:54dans les orientations faites par Emmanuel Macron
10:56on se souvient par exemple la réforme des retraites
10:59lui il poussait vraiment pour aller très loin
11:03dans le report de l'âge légal de départ à la retraite
11:06donc c'est quelqu'un qui a une très très grande influence
11:09auprès d'Emmanuel Macron
11:10Brigitte Macron dispose d'un bureau
11:13comme les précédentes Premières Dames
11:15dans l'aile Madame du Palais
11:17et vous le surnommez le Bureau des Pleurs
11:19pourquoi ?
11:20Ce bureau il a la particularité d'être lui aussi dans l'aile Est
11:24donc là cette partie où à l'étage il y a les appartements privés
11:27et c'est souvent là où vont tous ceux qui n'ont pas accès
11:31directement à Emmanuel Macron
11:33là où certains demandent un rendez-vous
11:36ou une audience auprès d'elle
11:37pour essayer de faire passer des messages auprès du chef de l'État
11:41donc c'est vrai que ça peut vite se transformer en bureau des pleurs
11:44on sait qu'il y a parfois eu des tensions entre Brigitte Macron et Alexis Colère
11:48parce que Brigitte Macron a souvent reproché Alexis Colère
11:51de trop accaparer son mari
11:53de trop charger son agenda
11:55et typiquement Alexis Colère ne mettait jamais les pieds à l'aile Madame
12:00On fait un saut dans le temps Olivier Beaumont à la fin du premier mandat d'Emmanuel Macron
12:04en 2022, au printemps 2022
12:06beaucoup de ceux qui étaient rentrés avec lui au Palais l'ont déjà quitté
12:10pour quelles raisons ?
12:11Pour plusieurs raisons
12:12Emmanuel Macron dans son mode de fonctionnement
12:15c'est quelqu'un qui use beaucoup les équipes
12:17quelqu'un qui est beaucoup en demande en permanence d'informations
12:21de décryptage ou de conseils sur les éléments du monde et de la vie politique
12:26quelqu'un qui organise aussi énormément de réunions
12:29et donc il n'y a jamais de coupure avec lui le week-end
12:32quand il s'en va de l'Elysée pour aller à la lanterne
12:35il part toujours avec des cartons de paraffeur
12:38c'est quelqu'un qui travaille beaucoup, qui travaille trop
12:40d'ailleurs, dit son épouse Brigitte de lui
12:44et donc ça use
12:46et puis ce sont des personnes qui ont une particularité
12:48c'est qu'eux ne venaient pas de la politique
12:49ils ont une vie avant de connaître Emmanuel Macron
12:52avant de s'engager en tout cas pour lui
12:53et donc très naturellement ce sont des gens qui vont revenir à leurs affaires
12:58au bout de quelques années
12:59et ça vous le racontez dans votre livre
13:01au printemps 2022
13:02deux communicants du président
13:03Clément Léonardouzi et Jonathan Guémas
13:05font aussi savoir au président
13:08qu'ils quitteront le palais
13:09même en cas de réélection d'Emmanuel Macron
13:11et qu'est-ce qu'il leur répond ?
13:13oui alors il lui annonce qu'ils veulent partir
13:14pour les raisons que je viens d'évoquer
13:15parce qu'ils ont aussi des vies de famille à côté
13:19et Emmanuel Macron
13:21il a souvent cette phrase
13:23d'ailleurs quand ses collaborateurs lui annoncent qu'ils vont partir
13:25il leur dit on ne quitte pas le roi
13:27et quand effectivement
13:29Jonathan Guémas et Clément Léonardouzi
13:31lui annoncent qu'ils partiront
13:33à la fin de cette seconde campagne présidentielle
13:36il leur dit
13:37non mais partir pour des raisons familiales
13:40ça ne fonctionne pas
13:41vous le regretterez
13:42et vous y reviendrez
13:43il avait tellement raison
13:44que Clément Léonardouzi
13:45même si aujourd'hui il a pris d'autres fonctions
13:47il reste encore très proche d'Emmanuel Macron
13:49et il avait aussi tellement raison
13:51que Jonathan Guémas
13:51finira lui-même par revenir
13:53quelques mois plus tard
13:58Emmanuel Macron est réélu le 20 avril 2022
14:01mais les élections législatives
14:03qui suivent au mois de juin
14:04donnent une majorité relative
14:06au camp présidentiel
14:07à partir de là
14:08la nouvelle première ministre
14:10Elisabeth Borne
14:11puis Gabriel Attal
14:12qui lui succèdent en janvier 2024
14:14doivent composer avec une assemblée
14:16divisée en trois blocs
14:17pour faire adopter les textes
14:19et on en vient au dimanche 9 juin 2024
14:22le chef de l'état annonce à la télévision
14:25qu'il dissout l'assemblée nationale
14:27après la défaite de son camp aux européennes
14:30j'ai décidé de vous redonner
14:32le choix de notre avenir parlementaire
14:34par le vote
14:35je dissous donc ce soir
14:38l'assemblée nationale
14:39Olivier Beaumont
14:40ce que vous révélez dans ce livre
14:42c'est que le président
14:43avait pris cette décision depuis longtemps
14:44oui alors il faut se souvenir
14:46le 9 juin
14:46tout le monde est abasourdi
14:47la France s'en tient
14:48la classe politique
14:49et y compris les propres troupes
14:51d'Emmanuel Macron
14:51parce que personne n'était au courant
14:53de cette décision
14:53et puis il y a tout un narratif
14:55qui va s'installer
14:56dans les jours qui vont suivre
14:58et que nous allons tous raconter
14:59nous les journalistes politiques
15:01et les observateurs
15:02de la vie à l'Elysée
15:04que cette décision
15:05aurait été prise
15:06au tout dernier moment
15:07le jour de l'élection européenne
15:09enfin des élections européennes
15:10mais ce que moi
15:12j'ai découvert
15:13dans cette enquête
15:14c'était que c'était un plan
15:15qui était beaucoup plus préparé
15:18que ça nous a été raconté
15:21le scénario de cette dissolution
15:23il va être clairement préparé
15:25plusieurs jours auparavant
15:27un mois avant
15:27Emmanuel Macron avait déjà parlé
15:29à Brigitte Macron
15:29de cette idée
15:30d'annoncer cette dissolution
15:32quinze jours avant l'annonce
15:33Emmanuel Macron reçoit
15:34François Bayrou
15:35dans son bureau
15:36où il lui dit
15:37qu'il a vraiment l'intention
15:38de dissoudre l'Assemblée
15:39le soir des élections européennes
15:41François Bayrou l'alerte
15:42en lui disant
15:42qu'il ferait une erreur
15:43une erreur stratégique
15:45en faisant cette dissolution
15:47mais malgré tout
15:48Emmanuel Macron
15:49entouré de ses conseillers
15:51officiels et officieux
15:53va continuer d'avancer
15:54sur ce chemin
15:55il a même donné un nom secret
15:57qui avait été donné
15:57à ce projet
15:59c'est le CLISTEN
16:00et donc le plan CLISTEN
16:02consistait à annoncer
16:04le soir à 21h la dissolution
16:06à envoyer à 21h30
16:08tous les chapeaux à plumes
16:09de la Macronie
16:10pour expliquer les raisons
16:11de cette dissolution
16:12il consistait en fin de soirée
16:15à diffuser des photos
16:16des annonces de cette dissolution
16:18aux membres du gouvernement
16:19par Emmanuel Macron
16:20donc il y avait toute une scénarisation
16:22qui avait été faite
16:22et il y avait même un nom
16:23qui avait été donné
16:24à la campagne
16:25qui serait menée dans la foulée
16:26la campagne législative express
16:27ce nom s'appelait
16:29fédération
16:29avec un S
16:30qui était un rassemblement
16:32en fait de toutes les forces
16:33macronistes
16:34sauf que le soir même
16:35de la dissolution
16:36ça va faire un tel vacarme
16:38une telle incompréhension
16:39y compris dans les propres rangs
16:41de renaissance
16:42que tout ça va être rangé
16:45dans les cartons
16:46bien discrètement
16:46donc finalement
16:47ce plan n'a pas été
16:48si bien préparé que ça
16:49il n'a pas été si bien préparé
16:50il n'avait pas du tout anticipé
16:51parce que Emmanuel Macron
16:52était sûr d'une chose
16:53c'était qu'il était convaincu
16:54que la gauche n'arriverait pas
16:55à faire une liste unique
16:58il a une erreur
17:00de lecture politique majeure
17:02puisque très vite
17:03les insoumis
17:04la gauche
17:04et les écologiques communistes
17:06vont former
17:07ce qui va s'appeler
17:08le nouveau front populaire
17:09et vous racontez
17:10jusque le samedi
17:11à la veille de la dissolution
17:12Emmanuel Macron
17:14rencontre Nicolas Sarkozy
17:15ils ont un échange
17:16et Emmanuel Macron
17:17lui lâche une petite phrase
17:18qui sur le coup
17:19est un peu étrange
17:20elle est étrange
17:21en tout cas
17:21elle donne une bonne indication
17:23de ce qui va se passer
17:23le lendemain
17:24c'était au moment
17:24des commémorations
17:25des 80 ans du débarquement
17:27en Normandie
17:27et il y avait
17:29donc un dîner d'état
17:31qui avait été organisé
17:32à l'Elysée
17:32en présence
17:33du couple Biden
17:34et nous sommes le samedi soir
17:36donc la veille des élections
17:37et au moment
17:38de raccompagner
17:39Nicolas Sarkozy
17:40vers la sortie
17:42il est 22h
17:4323h
17:44et là Emmanuel Macron
17:45glisse à l'oreille
17:45de Nicolas Sarkozy
17:46demain on va bien se marrer
17:48mais ils ne lui ont dit pas plus
17:49et d'ailleurs
17:50quelques jours auparavant
17:52certains
17:53avaient observé
17:54des changements
17:55même dans l'attitude
17:56des plus proches collaborateurs
17:57de Emmanuel Macron
17:58une forme d'excitation
18:00d'adrénaline
18:01de quelque chose
18:03qui se préparait
18:04on sentait
18:05qu'un mauvais coup
18:05était en train
18:06de se faire
18:07Après l'annonce
18:08de cette dissolution
18:09quelle est l'ambiance
18:10à l'Elysée ?
18:11Ils continuent de penser
18:12qu'ils ont eu raison
18:13de le faire
18:13mais il y a une ambiance
18:14un peu survoltée
18:17satisfait de leur coup
18:19content d'avoir
18:20pris de court
18:21la classe politique
18:23les observateurs
18:24les journalistes
18:25en étant persuadés
18:27qu'eux ont raison
18:28et tous les autres ont tort
18:30c'est-à-dire que vous verrez
18:30vous verrez
18:31qu'au moment
18:32de les élections législatives
18:33nous arriverons en tête
18:35ça revient un peu
18:37pour ça
18:37je parle de la tragédie de l'Elysée
18:38ça en dit long
18:39de l'enfermement
18:40de l'isolement
18:41de ces gens-là
18:41en fait
18:41qui sont un peu coupés
18:42de la réalité
18:43qui certes
18:45écoutent
18:45mais n'enregistrent
18:47pas beaucoup
18:47et une forme
18:49d'hermétisme
18:49comme ça
18:50dans ces murs
18:51élyséens
18:52qui fait que
18:53ils ont parfois
18:54du mal à écouter
18:55vraiment le bruit
18:56de l'opinion française
18:57Pendant l'été 2024
18:59une personnalité politique
19:01s'invite régulièrement
19:02dans le bureau
19:03d'Alexis Collère
19:04le secrétaire général
19:04de l'Elysée
19:05c'est Michel Barnier
19:07qui fait campagne
19:08pour qu'on le nomme
19:09à Matignon
19:09pour rappeler la situation
19:11il n'y a pas de vainqueur
19:13des élections législatives
19:14on a trois blocs
19:15plus ou moins équilibrés
19:16entre le bloc gauche
19:17le bloc central
19:18et le bloc mené
19:20par le rassemblement national
19:21et donc
19:22il faut nommer
19:23un premier ministre
19:23alors la gauche
19:24pousse beaucoup
19:24pour nommer
19:25Lucie Casté
19:26et là
19:27du côté de LR
19:28on sent qu'il y a
19:29une carte à jouer
19:29et donc il y a
19:30Michel Barnier
19:31qui connaît bien
19:31Alexis Collère
19:32et donc
19:33qui pendant tout l'été
19:34va faire une campagne
19:36en coulisses
19:37pour son propre nom
19:39certains vont le voir
19:40parfois
19:40arriver
19:41à bicyclette
19:43à l'Elysée
19:43en passant par une
19:45des entrées
19:45sur les côtés
19:46sur la rue de l'Elysée
19:47donc très discrètement
19:48et donc
19:49il est plusieurs fois
19:50reçu par Alexis Collère
19:51en lui disant
19:52je suis l'homme
19:53de la situation
19:53je peux arriver
19:55à réconcilier
19:56certains partis politiques
19:57avec moi
19:58on pourra faire passer
19:59des lois
19:59et donc
20:00il y a une véritable
20:01campagne en coulisses
20:02qui est menée
20:03par Michel Barnier
20:04pendant cette époque là
20:05effectivement
20:06Michel Barnier
20:07est nommé Premier Ministre
20:08le 5 septembre
20:09mais entre Emmanuel Macron
20:11et lui
20:11le courant ne passe pas
20:12et c'est le début
20:13d'une période
20:14assez morose au château
20:16oui parce que là
20:16on entre clairement
20:17dans une période
20:17de cohabitation
20:18et les tensions
20:20arrivent très vite
20:20dès la formation
20:21du gouvernement
20:21parce que Michel Barnier
20:23a l'intention
20:23de mettre
20:24des figures
20:25dans son équipe
20:26qui sont très marquées
20:27à droite
20:27Emmanuel Macron
20:28trouve même que
20:29parfois ça a l'odeur
20:30de l'extrême droite
20:31et il va s'en épancher
20:33à cette période là
20:34auprès de
20:35certains de ses proches
20:36par texto
20:37en leur disant
20:39cette équipe n'est pas la mienne
20:40ils me font honte
20:42ça va très très loin
20:43il y a vraiment du ressenti
20:44très négatif
20:45à ce moment là
20:47du côté du président
20:48de la République
20:48qui est très seul
20:49clairement on rentre
20:50dans la partie
20:52crépusculaire
20:53de son mandat
20:54alors qu'il n'a été réélu
20:57que depuis
20:57à peine plus d'un an
20:59donc il lui reste encore
21:00plus de trois ans
21:01et demi à tenir
21:02mais on voit bien
21:02que c'est plus à l'Elysée
21:04que les choses se passent
21:06que les visites
21:07se raréfient
21:09que son influence
21:11est amoindrie
21:12et que le pouvoir
21:13se déporte maintenant
21:14clairement du côté
21:15de Matignon
21:17et ça il en est fort mari
21:20Cette année
21:21le jeudi 27 mars
21:22Alexis Collaire
21:23le très puissant
21:24secrétaire général
21:25de l'Elysée
21:26annonce son départ
21:28après huit ans
21:29à son poste
21:29une longévité assez rare
21:31il vous avait confié
21:32Olivier Beaumont
21:33en septembre 2024
21:34pour ce livre
21:35qu'il ne resterait pas
21:36jusqu'à la fin du mandat
21:38il deviendra
21:39au mois de juin
21:40le directeur général
21:41adjoint du groupe
21:42Société Générale
21:43c'est une très lourde perte
21:45pour Emmanuel Macron
21:45Oui c'est une perte colossale
21:47parce que c'est vraiment
21:48celui dans lequel
21:49il a la plus grande confiance
21:51comme Emmanuel Macron
21:53et Alexis Collaire
21:54est un bourreau de travail
21:56il aura fait huit ans
21:57à l'Elysée
21:58c'est quand même
21:59une longévité
22:00exceptionnelle
22:01à ce niveau
22:03de responsabilité
22:04quand on sait
22:05l'engagement
22:06que ça requiert
22:07et ce sont des fonctions
22:09qui essorent énormément
22:10moi il se trouve
22:11que j'avais rencontré
22:12Alexis Collaire
22:13pour ce livre
22:13à l'automne dernier
22:15il m'avait reçu longuement
22:16on avait beaucoup parlé
22:17et il m'avait avoué
22:19dans le cadre
22:20de cette enquête
22:21qu'il n'irait pas
22:21jusqu'au bout du quinquennat
22:23il avait une idée
22:24assez précise
22:24du moment
22:25où il partirait
22:26il n'avait pas voulu
22:27me dire quand
22:27mais j'avais très bien compris
22:29à l'issue de cet entretien
22:30que c'était pour lui
22:32une question de semaines
22:33ou de mois
22:34et c'est celui
22:35qui avait clairement
22:37la plus grande proximité
22:39avec Emmanuel Macron
22:40donc pour lui
22:41ce départ
22:41signe clairement
22:42un changement
22:43un après
22:44alors on connaît
22:45son successeur
22:46Emmanuel Moulin
22:46qui est quelqu'un
22:47qui est déjà passé
22:48par l'Elysée
22:48qui connaît bien
22:49Emmanuel Macron aussi
22:50mais on n'est pas du tout
22:52dans la même relation
22:54et ça montre aussi
22:56aujourd'hui
22:56que les enjeux
22:57ne sont plus les mêmes
22:58que ceux du début
22:58du quinquennat
22:59c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
23:01voilà
23:01on entre maintenant
23:02dans les deux dernières années
23:03de sa vie
23:04de président de la République
23:05à l'Elysée
23:06là Emmanuel Moulin
23:08ce sera plus un gestionnaire
23:10des affaires courantes
23:11jusqu'au départ
23:11d'Emmanuel Macron
23:12Olivier Beaumont
23:13au moment où on enregistre
23:14cet épisode
23:14qui reste-t-il
23:16finalement à l'Elysée
23:17des débuts
23:17ceux qui étaient là
23:18en 2017
23:19qui sont encore là
23:20aujourd'hui
23:20à part Emmanuel Macron
23:21et Brigitte Macron
23:22il en reste deux
23:24il en reste Tristan Bourmet
23:26qui est le directeur
23:28de cabinet
23:28de Brigitte Macron
23:30et Bruno Roger Petit
23:31qui est son conseiller mémoire
23:33qui est un personnage
23:35en soi
23:35et d'ailleurs
23:35je lui consacre quasiment
23:36un chapitre entier
23:37parce que
23:38c'est quelqu'un
23:39qui a une véritable influence
23:41auprès d'Emmanuel Macron
23:42conseiller mémoire
23:43alors le rôle
23:44de Bruno Roger Petit
23:45c'est d'organiser
23:47toutes ces séquences
23:48mémorielles
23:49qui ont lieu
23:49très régulièrement
23:50les panthéonisations
23:52les cérémonies
23:53de commémoration
23:54et c'est quelqu'un
23:54qui est très présent
23:55dans les réunions politiques
23:56d'Emmanuel Macron
23:57typiquement
23:58c'était un de ceux
23:59qui militaient
24:00pour la dissolution
24:01et qui s'en est
24:03épanché après
24:04dans les médias
24:05dans les jours
24:05qui ont suivi
24:05qui s'en est vanté
24:07voilà
24:07donc là
24:08à ce moment-là
24:08il y a eu
24:09une période
24:10de refroidissement
24:12entre Emmanuel Macron
24:13et lui
24:13mais il est revenu
24:15en odeur de sainteté
24:16c'est quelqu'un
24:17qui peut avoir
24:17un véritable pouvoir
24:18de nuisance aussi
24:19c'est-à-dire
24:20qu'il vaut mieux
24:21être ami
24:22avec Bruno Roger Petit
24:23que d'être ennemi
24:24avec lui
24:25c'est-à-dire qu'il est
24:25parfois il a réussi
24:26à avoir la peau
24:27de certains collaborateurs
24:28avec qui ça se passait
24:29pas bien du tout
24:29et puis c'est quelqu'un
24:31dont le bureau
24:31est installé
24:32de manière très stratégique
24:33parce qu'il est
24:34dans l'aile madame
24:34il a une vraie proximité
24:37avec Brigitte Macron
24:38Brigitte Macron
24:39l'adore
24:40et puis c'est quelqu'un
24:40qui fait de la politique
24:41Bruno Roger Petit
24:44Emmanuel Macron
24:45apparaît presque
24:46comme le seul
24:47qui n'a pas été usé
24:48par le pouvoir
24:49et par ses lieux
24:50Non
24:51parce que le pouvoir
24:52est une drogue
24:54le pouvoir
24:55est une adrénaline
24:56du quotidien
24:57et plusieurs membres
24:59du gouvernement
25:00ou certains amis
25:01profs du chef de l'état
25:02m'expliquent
25:03que pour lui
25:04la cam est trop bonne
25:05je reprends
25:06les propos
25:06qu'on me dit
25:07c'est quelqu'un
25:08qui aime le pouvoir
25:10indéniablement
25:11d'être celui
25:12vers lequel
25:12tout le monde se tourne
25:14d'être central
25:15quand on l'interroge
25:16sur son rapport
25:17à cette maison
25:18à l'Elysée
25:18tout renvoie
25:19au code monarchique
25:21et donc Emmanuel Macron
25:22il joue
25:23il joue de ça
25:24et par exemple
25:25quand il va
25:26d'une pièce
25:27à une autre
25:27pour une réunion
25:28on sait qu'il va
25:29s'y installer
25:29avant même
25:30qu'il y arrive
25:30parce qu'il y a
25:31toujours une horloge
25:32d'officier
25:33qui est présente
25:33toujours une boîte
25:34de mouchoir
25:35ses petits crayons
25:36des petits bloc-notes
25:37si jamais
25:38il a la voix
25:39un petit peu enrouée
25:40il y a un petit pot
25:41de miel
25:41et d'autres choses
25:43comme ça
25:43dans les codes
25:44quand Emmanuel Macron
25:45descend les marges
25:46de l'escalier d'honneur
25:46en fait
25:47son interlocuteur
25:48doit toujours être
25:49à sa gauche
25:50et lui doit toujours
25:50être à droite
25:51pour pouvoir se tenir
25:52sur la rampe
25:53s'il en a besoin
25:53ce sont des règles
25:55un peu tacites
25:55comme ça
25:56auxquelles tout le monde
25:57se plie
25:57mais lui
25:59il aime ça
26:00il aime ça
26:00et d'ailleurs
26:01les gens disent
26:02non c'est plus
26:03son rapport
26:03à la fonction
26:04au pouvoir
26:05qu'il intéresse
26:06que l'attachement
26:07au palais d'Elysée
26:08en tant que tel
26:08Dans votre enquête
26:10la tragédie de l'Elysée
26:11vous interrogez
26:11beaucoup de ses anciens conseillers
26:13quasiment tous
26:14les premiers ministres
26:15de ses quinquennats
26:17les personnes
26:17que vous interrogez
26:18dans le livre
26:19n'imaginent pas
26:19Emmanuel Macron
26:20ne jamais retourner
26:22à l'Elysée
26:23après la fin
26:24de son quinquennat
26:24il faut savoir que
26:25quand il ne sera plus président
26:27il n'aura même pas 50 ans
26:28Oui il est encore très jeune
26:29je pense que
26:30s'il avait eu la possibilité
26:31de se représenter
26:32pour un troisième quinquennat
26:35la question
26:35ne se poserait même pas
26:36pour lui
26:37il y aurait
26:37en tout cas
26:38tous ceux que j'ai interrogés
26:40sur cette question
26:41de l'après 2017
26:41alors il y a deux choses
26:42ils disent tous
26:43qu'ils n'en parlent pas
26:44c'est un peu le sujet tabou
26:46et tous l'imaginent
26:48effectivement
26:48remonter très vite à cheval
26:50pour la reconquête
26:52de l'Elysée
26:53en 2032
27:07Merci Olivier Beaumont
27:09je rappelle que
27:10votre livre s'intitule
27:11La tragédie de l'Elysée
27:12paru le 3 avril
27:14chez Robert Laffont
27:15Cet épisode de Code Source
27:17a été produit par
27:18Clémentine Spiller
27:19et Pénélope Gualquierotti
27:21réalisation
27:22Julien Moncouquiol
27:23N'hésitez pas à nous laisser
27:25des pouces en l'air
27:25et des commentaires
27:26sur les plateformes d'écoute
27:27et sur Youtube
27:28c'est ce qui nous aide le plus
27:30à nous faire connaître
27:30et ne ratez pas
27:31Crime Story
27:32notre podcast fait divers
27:34avec une nouvelle affaire criminelle
27:36raconté chaque samedi
27:37par la journaliste
27:38Claudia Prolongeau
27:39et le chef du service
27:41police-justice du Parisien
27:42Damien Delsenis
27:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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