- il y a 10 heures
En partenariat avec le quotidien Sud Ouest et la chaîne TV7, Public Sénat propose un débat événement à Bordeaux, coprésenté par Oriane Mancini (Public Sénat) et Jefferson Desport (Sud Ouest), avec la participation des principaux candidats : Thomas Cazenave (Union au centre) et Pierre Hurmic (Union de la gauche).
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00:15Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans ce grand débat de l'entre-deux-tours des municipales à Bordeaux,
00:20débat organisé par Sud-Ouest TV7 et Public Sénat avec vous, Oriane Mancini.
00:24Bonjour Jefferson, bonjour à tous.
00:25Bonjour Oriane, on vous retrouve tous les matins, Oriane, dans la matinale de Public Sénat.
00:29Merci donc d'être avec nous ici à la CCI de Bordeaux.
00:32J'en profite pour saluer Patrick Seguin, le président de la CCI pour l'organisation de cette salle.
00:37Oriane, on va commencer sans attendre par un premier point de situation politique,
00:40parce qu'ici, initialement, ce débat devait réunir trois candidats.
00:44Ils ne seront que deux, parce que mardi soir, il y a eu un coup de tonnerre en Gironde, Oriane.
00:48Effectivement, un coup de théâtre hier soir.
00:49Philippe de Sertine, l'économiste libéral, surprise de ses élections de ce premier tour,
00:54qui était arrivé troisième avec un peu plus de 20% des voix,
00:57à retirer sa candidature en ne déposant finalement pas sa liste,
01:01expliquant qu'il devait se rendre à l'évidence et qu'il ne pourrait pas gagner dimanche.
01:05Oriane, ce second tour sera donc celui d'un mano à mano.
01:08Bonjour Pierre Hermic, vous êtes le maire écologiste sortant.
01:11Vous avez viré en tête de ce premier tour dimanche avec 27,68% des voix.
01:17Et bonjour Thomas Cazenave.
01:18Bonjour.
01:18Vous êtes conseiller municipal sortant, député Renaissance de Gironde, ancien ministre des Comptes publics.
01:23Et au premier tour, vous êtes arrivé en deuxième position, juste derrière Pierre Hermic, avec 25,58% des voix.
01:29Et avant d'entrer dans le détail de vos propositions, messieurs, on va faire un point de situation très politique.
01:34Je commence avec vous, Pierre Hermic.
01:36Vous avez refusé l'alliance avec la France insoumise.
01:39Vous avez refusé la main tendue du candidat LFiste Nordine Raymond.
01:42A la lueur des résultats du premier tour, l'extrême gauche à Bordeaux pèse près de 17 000 voix.
01:48Que dites-vous à cette gauche aujourd'hui qui n'est pas la vôtre, Pierre Hermic ?
01:51D'abord, je pense qu'en politique, il faut de la constance.
01:55Et la constance, c'est d'abord dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit.
01:59J'avais dit très clairement, avant les résultats du premier tour, qu'il n'y aurait pas de fusion, d
02:03'alliance politique ou technique avant la France insoumise.
02:08Le soir d'une élection, voire le lendemain de l'élection, je pense qu'il ne faut pas céder à
02:12la fébrilité ou à l'inquiétude du moment pour essayer de nouer de nouvelles alliances.
02:17Ce n'est pas mon style.
02:20J'ai donc dit ce que j'avais indiqué auparavant.
02:24Il n'y aura pas de fusion, ni technique, ni politique avec la liste de la France insoumise.
02:31C'est ce que j'appelle de la constance en politique.
02:33Je m'étonne même que certains puissent eux-mêmes s'en étonner.
02:37Je pense qu'il faut tenir le cap.
02:39Et vous ne le regrettez pas malgré le retrait de Philippe de Sartine ?
02:42La question, ce n'est pas de regretter ou de ne pas regretter.
02:44C'est d'avoir une idée, de la tenir et de ne pas raconter des bobards aux électeurs, de dire,
02:51de faire ce que vous aviez promis de faire.
02:54C'est pour moi une ligne de conduite qui ne suppose aucune compromission.
03:00Thomas Cazenave, vous n'avez pas non plus fait d'alliance.
03:02Est-ce qu'entre dimanche soir et hier soir, vous avez discuté, négocié avec Philippe de Sartine ?
03:07Est-ce que vous avez échangé avec lui ?
03:09D'abord, moi, je voudrais saluer la campagne de Philippe de Sartine.
03:13Vous l'avez dit, j'ai tendu la main jusqu'à la dernière minute pour bâtir un rassemblement plus large.
03:20Pourquoi ? Parce que nous partageons le même constat, les mêmes orientations.
03:25Et vous savez, depuis le début de cette campagne, j'ai rassemblé, rassemblé des formations politiques très larges.
03:32DLR, Horizon, Renaissance, l'UDI, le Parti radical, la Convention, le Modem et également la société civile.
03:39Parce que ce que nous souhaitons faire à Bordeaux, c'est rassembler le plus largement celles et ceux qui veulent
03:45une alternance.
03:46Et donc, naturellement, j'ai tendu la main à Philippe de Sartine.
03:49Il avait annoncé très tôt, j'allais dire, qu'il ne voudrait pas, il ne voulait pas rentrer dans une
03:53fusion.
03:54C'est un choix responsable qu'il a fait hier, constatant qu'il ne pourrait pas l'emporter.
03:59Et nous sommes maintenant dans un grand moment de clarté politique avec deux projets très différents dont on va pouvoir
04:05débattre,
04:06qui s'affrontent et les Bordeaux-les-Épropodés ont le choix dimanche prochain.
04:09Alors, on va aller un tout petit peu plus loin quand même sur le cas Philippe de Sartine,
04:12parce que, Pierre-Hormick, ce matin dans Sud-Ouest, vous avez accusé Thomas Cazenave de brutalité.
04:18Ce sont vos mots. Les méthodes utilisées pour dissuader un candidat de se présenter sont inadmissibles.
04:23Elles illustrent la brutalité de Thomas Cazenave. Est-ce que vous maintenez ces accusations aujourd'hui ?
04:28Pierre-Hormick, est-ce que Thomas Cazenave est un candidat brutal ?
04:31Je persiste et signe sur le commentaire que j'ai pu faire hier soir à la suite des déclarations de
04:36Philippe de Sartine.
04:38D'abord, j'aimerais savoir si Thomas Cazenave, quand il dit j'ai la même vision,
04:42nous avons la même vision, Philippe de Sartine et moi, s'il a bien entendu les propos de Philippe de
04:47Sartine,
04:48lorsqu'il dit le macronisme a atteint un plafond de verre à Bordeaux comme partout.
04:52Thomas Cazenave a beau faire des additions, il ne pourra pas être maire.
04:55Et une immense partie de mon électorat refuse autant sa vision que sa logique macroniste.
05:01Bordeaux ne sera pas la dernière ville à avoir un maire macroniste.
05:05Fin de citation. Je pensais utile de rappeler ces propos que Philippe de Sartine, d'ailleurs, en grande partie,
05:13rappelait lui-même hier soir au cours de son intervention télévisée.
05:18Ensuite, les propos que j'ai tenus sont en droite ligne des propos tenus par Philippe de Sartine lui-même
05:26lorsqu'il évoque les pressions, les coups bas, les attaques qu'il a subies ces derniers temps
05:33en disant le système n'est pas les candidats hors système.
05:36Il n'a pas démenti que toute la violence de l'appareil d'État lui serait tombée dessus.
05:40Ce sont les propos qui ont été tenus hier soir.
05:42Quand j'entends ça, autorisez-moi à parler de brutalité du débat politique.
05:48Je crois que dans l'histoire bordelaise, c'est la première fois qu'un candidat, au moment, au dernier moment,
05:54au moment où il allait déposer à la préfecture sa liste, est ainsi débranché avec autant de violence,
06:01avec autant, je le redis, de pression, de coups bas et d'attaques.
06:05Donc mes commentaires, je crois, sont tout à fait à la hauteur.
06:08Moi, je n'ai pas envie qu'on importe à Bordeaux des mœurs pas plus, d'ailleurs, qu'à Bastia
06:14ou à Marseille,
06:14mais qu'on importe des mœurs politiques qui, à mon avis, n'ont pas leur place dans un débat politique
06:20bordelais
06:21qui est habituellement plutôt apaisé.
06:23Thomas Cazenaf, qu'est-ce que vous répondez ? Est-ce qu'il y a eu des pressions de votre
06:25part ?
06:26Moi, je suis, depuis hier soir, très choqué par les propos de Pierre Hormick,
06:32qui est décidément prêt à tout pour se sauver.
06:37Je le dis avec une certaine gravité parce que, vous savez, je suis engagé ici en politique depuis six ans.
06:43Je pense que vous pouvez relire toutes mes déclarations, ici, pendant la campagne, au Conseil municipal.
06:51Jamais une attaque personnelle.
06:53Toujours un débat de fond.
06:56J'ai subi, depuis le début de cette campagne qui a démarré il y a plusieurs mois désormais,
07:02des qualificatifs en Conseil municipal par Pierre Hormick sous les « Ourra » du Conseil municipal.
07:09« Trumpiste », « Trumpiste », « Collabo », désormais, « Collabo », votre adjointe, vous n'avez même pas
07:16fait corriger,
07:17vous n'avez même pas fait corriger Véronique Garcia, tout le monde pourra le retrouver.
07:20Ensuite, dans les tracts que vous diffusez, Pierre Hormick, « Empoisonneur d'enfants »,
07:25« Empoisonneur d'enfants sur le lait infantile ».
07:29Et désormais, je serai brutal, je serai violent, j'abîmerai la démocratie.
07:34Vous pouvez prendre toutes mes déclarations.
07:37J'ai une haute idée du débat politique.
07:39Et je dois dire que ce matin, le fait que Pierre Hormick ne retire pas des propos extrêmement scandaleux,
07:48mais au fond, qui illustre sa méthode depuis longtemps clivée, attaquée et maintenant calomniée,
07:56jamais je ne cèderai à cette facilité.
07:59L'enjeu est trop important.
08:00C'est l'avenir de notre ville dont il est question.
08:03Et je ne peux accepter, je ne peux accepter ce type de critique.
08:07Pierre Hormick.
08:08N'allez pas sur ce terrain-là, Thomas Cazenave.
08:10On ne va pas échanger les noms d'oiseaux qu'on a pu s'échanger dans la fébrilité.
08:14Et je conteste aussi un certain nombre de propos que vous avez tenus, naturellement,
08:18essayant de dire que vous avez traité de collabo.
08:20Vous savez, cela est tout à fait faux.
08:23Je sais que Thomas Cazenave ne supporte plus depuis quelque temps qu'on le traite de macroniste.
08:28Il m'a plusieurs fois reproché au Conseil municipal d'utiliser cette expression-là.
08:33J'ai noté qu'hier soir, elle était également employée par Philippe de Sertil.
08:36Je comprends la hauteur de votre réaction un peu indignée, mais Thomas Cazenave...
08:41Mais ça n'a rien à voir.
08:42Ce n'est pas insultant de traiter quelqu'un de macroniste.
08:44Je vais vous répondre.
08:45Vous pouvez me traiter d'écologiste, mais je vous promets que je ne le prendrai pas mal.
08:48Non, non, je veux vous répondre.
08:49Je vais vous répondre.
08:50Moi, je propose que nous passions aussi à des juges un peu plus sérieux.
08:53Non, non, c'est trop grave ce que vous venez de faire.
08:54Je ne vous reproche pas de dire que je suis macroniste.
08:57Depuis le début, d'ailleurs, c'est votre seul argument de campagne.
09:00Je me concentre sur Bordeaux.
09:01Je vous accuse, Pierre-Hormick, d'avoir tenu des propos calomnieux à mon endroit en me disant que j'étais
09:08un candidat rapporté à l'instant même.
09:10Violent.
09:12Violent.
09:13Violent.
09:13Les pressions, les combats, les attaques.
09:15Mais pardon, Thomas Cazenave.
09:18Est-ce qu'il y a eu des pressions de votre part ou de la part de votre candidat ?
09:21Je vais vous dire la vraie pression.
09:22La pression, c'est les résultats des urnes.
09:25Philippe de Sertines, il le dit lui-même.
09:27Il ne pouvait pas gagner.
09:28Et le nombre de Bordelaises et de Bordelais que j'ai encore rencontrés hier qui ont dit unissez-vous.
09:33L'alternance est possible.
09:34Ne soyez pas divisés.
09:35Donc, je pense que oui, il a eu la pression des électeurs bordelais qui se sont dit l'alternance est
09:40possible.
09:41On ne veut plus de Pierre-Hormick qui fait le score le plus faible au premier tour de toutes les
09:45grandes villes.
09:45C'est pas vrai.
09:45Dont le bilan, si, c'est vrai, dont le bilan est largement rejeté.
09:49Unissez-vous. J'ai tendu la main jusqu'à la dernière minute.
09:52Je comprends et je respecte qu'il ne veut pas se rapprocher.
09:54Par contre, je considère qu'en responsabilité, il a constaté qu'il ne pouvait pas gagner.
10:00Mais la manière dont vous placez le débat politique sur des invectives et des attaques personnelles,
10:05alors qu'il s'agit de l'enjeu de Bordeaux, de son avenir...
10:08On a bien compris, Thomas Cazenard, Pierre-Hormick, on a compris par cette méthode.
10:11Reprendre les propos de Philippe de Sertines, comme je l'ai fait fidèlement, même en regardant mes notes, fidèlement, je
10:17ne crois pas.
10:17Ce sont les propos de Philippe de Sertines, Pierre-Hormick, on l'a compris.
10:21Je vous propose que vous vous êtes expliqué, Pierre-Hormick...
10:25Et je conteste toute calomnie.
10:26Vous savez, s'il y a de la diffamation et de la calomnie, Thomas Cazenard, on est dans un état
10:30de droit.
10:31J'appelle que vous êtes avocat aussi, Pierre-Hormick.
10:34Simplement, on va poursuivre ce débat.
10:36Messieurs, on va poursuivre ce débat pour aller dans vos propositions,
10:40parce qu'il y a un deuxième tour à jouer sur la base d'un programme au-delà des personnalités.
10:44Dans cette campagne des municipales, messieurs, deux priorités ont émergé dans les enquêtes d'opinion chez les Français.
10:51La sécurité et la santé, ce sont deux compétences régaliennes.
10:55Et pourtant, les maires sont attendus au tournant sur ces deux sujets-là.
10:58On va commencer avec la sécurité.
10:59Pierre-Hormick, je commence avec vous parce que vous avez un bilan sur le sujet.
11:03Vous l'avez souvent rappelé.
11:05Vous êtes un écologiste.
11:06Vous avez avancé sur ce terrain-là.
11:08Vous avez armé une partie de la police municipale.
11:09Vous avez déployé un parc de vidéosurveillance également.
11:12Vous dites aujourd'hui vouloir poursuivre cet effort.
11:15Vous dites qu'il faudra plus de caméras là où c'est nécessaire.
11:18Ce sont vos mots.
11:19C'est où là où c'est nécessaire pour les Bordelais qui nous regardent ?
11:22Précisez qu'il y a une nouvelle carte de prévue, de nouvelle rue.
11:25Rentrez dans les détails, s'il vous plaît.
11:27Je crois que sur le terrain de la sécurité, j'ai été un maire particulièrement engagé.
11:32Cela m'a été reconnu, je crois, pour une politique volontariste, pragmatique, équilibrée,
11:38entre prévention et répression, j'ai pris un certain nombre d'initiatives que vous avez rappelées.
11:44Je tiens à vous dire aussi que la ville de Bordeaux est regardée en ce sens que j'ai pris
11:49à bras le corps cette question-là.
11:51Les gens ne s'attendaient pas forcément à ce qu'un maire écologiste investisse autant dans la sécurité.
11:56Mes collègues maires des grandes villes m'ont demandé d'assurer la présidence du Forum français de sécurité urbaine.
12:01On le connaît, c'est le bilan.
12:02Donc pour vous dire que je suis engagé sur ce terrain-là.
12:07Sur les caméras de vidéo, on ne les pose des caméras de vie de protection qu'on travaille collectif avec
12:13l'État.
12:13Les caméras de vidéo de protection sont surtout utiles pour dénouer les affaires judiciaires.
12:18Et ce n'est pas le maire qui va vous dire, c'est ici qu'il faut les mettre pour
12:22dénouer une affaire judiciaire.
12:23C'est les services de l'État, préfecture, procureurs de la République.
12:26Et je peux vous dire que depuis le début du mandat, nous travaillons en très bonne intelligence avec ces représentants
12:33de l'État.
12:34Donc quand c'est nécessaire, il n'y aura pas de fétichisme autour des caméras de vidéo protection.
12:42Vous avez de l'eau.
12:43On va vous laisser voir. Thomas Cazenat, vous dites vous.
12:47Ce n'est pas le remède de miracle. Je crois plus à la proximité.
12:51Je crois plus à la proximité qu'à la profusion des caméras de vidéo protection.
12:55La proximité. Je termine.
12:58Non, mais j'ai de l'eau.
13:01Je crois plus à ce que j'appelais du bleu dans les rues, c'est-à-dire des présences, la
13:06présence physique de policiers municipaux dans les rues de Bordeaux,
13:09plutôt qu'un technosolutionnisme qui consiste à placer des caméras un peu partout.
13:14Thomas Cazenat, vous souhaitez aller plus loin, doubler le nombre de policiers municipaux et 100% des espaces fréquentés sous
13:20vidéo protection.
13:21Moi, je suis comme les Bordelaises et les Bordelais. Je constate que la situation s'est dégradée sur le plan
13:26de la sécurité.
13:27Ça m'est dit tous les jours sur les marchés, dans les portes à portes, au contact.
13:31Et moi, je pense que non, Pierre Hormick, vous n'avez pas tout fait.
13:35Il y a encore beaucoup de choses à faire en matière de sécurité.
13:37Je pense à des sujets très concrets.
13:39Je pense à la nécessité d'avoir une brigade de la police municipale la nuit.
13:44Vous savez que notamment la jeunesse qui sort près de la Victoire, près des bassins à flots, on doit avoir
13:49une présence pour tranquilliser, sécuriser.
13:53Ça, c'est très concret.
13:54Deuxième élément très concret pour sécuriser les Bordelaises et Bordelais.
13:59Rallumer immédiatement toute la ville la nuit.
14:02J'ai combattu depuis...
14:03Toute la ville, c'est tous les quartiers ?
14:04Tous les quartiers, toute la ville, la nuit, parce qu'il y a une vie nocturne, parce qu'il y
14:08a des Bordelaises et des Bordelais qui travaillent, parce qu'il y a des jeunes qui sortent.
14:11Et j'ai toujours combattu depuis plus de trois ans cette décision qui a été prise sans aucune concertation et
14:18qui a fait beaucoup de mal à Bordeaux, y compris au moral des Bordelaises et des Bordelais.
14:22Ensuite, je veux organiser différemment la police municipale, avec quatre antennes.
14:27Une antenne dans le quartier des Capucins-Victoire, dont on sait, du côté de la rue Éligentrac, que la situation
14:32s'est fortement dégradée.
14:34Du côté du Grand Parc, de la rive droite, qu'il ne faut pas oublier avec les nouveaux quartiers, et
14:39du côté de Codérans.
14:40Et donc, plus de policiers municipaux.
14:42Pour avoir plus de policiers municipaux, il faut sortir de la demi-mesure que vous avez prise, monsieur Hormick, c
14:48'est-à-dire armer toute la police.
14:50Pourquoi ? Parce que nous n'arrivons pas à recruter suffisamment de policiers municipaux à Bordeaux.
14:55Et enfin, et c'est un élément de divergence entre nous, Pierre Hormick ne croit pas au technosolutionnisme.
15:01Moi, je pense que la vidéoprotection, elle est très utile.
15:04Elle est très utile pour nous, pour la police nationale, pour la justice, quand on veut lutter contre les trafics,
15:11quand on veut lutter contre les points de deal, quand on veut remonter les affaires.
15:14Il faut que nous fassions tout notre part. Ce n'est pas que de la responsabilité de la ville de
15:19Bordeaux, mais la ville de Bordeaux, elle doit prendre toutes ses responsabilités.
15:22Et je considère que sur ce sujet-là, hélas, je préférais qu'on parle d'autre chose, d'ailleurs, monsieur
15:26le maire, mais hélas, le constat est que la situation est dégradée.
15:29Et vous n'avez pas tout fait sous votre mandat, ce qui était de votre responsabilité.
15:33Est-ce que vous irez plus loin, Pierre Hormick, sur l'armement de la police municipale ? Est-ce qu
15:36'il y a un retour de l'éclairage la nuit ?
15:37Oui, un mot sous l'éclairage pour dire qu'en 2024, nous avons subi un choc énergétique d'une gravité
15:45inouïe.
15:46Quand je dis nous, c'est tous les maires de France. Et je peux vous dire que les solutions adoptées
15:50à Bordeaux, qui ont consisté à limiter les heures d'éclairage public la nuit,
15:56ont été prises par la plupart des maires de grande ville de France, y compris ici, sur la métropole.
16:02Donc on a beaucoup parlé de Bordeaux, mais je pense que les solutions ont été les mêmes dans beaucoup de
16:08villes.
16:09Et nous sommes concertés, d'ailleurs, entre maires. Et nous avons tous eu, c'est dans le budget énergétique de
16:14la ville, l'éclairage public est extrêmement onéreux, d'où ce réflexe.
16:19Ensuite, quand la situation s'est améliorée, nous avons pris la décision de rallumer largement la ville.
16:25D'abord, je tiens à dire que tout le centre-ville de Bordeaux a toujours été éclairé en permanence, sauf
16:30des pannes techniques qui peuvent exister.
16:31Mais en tout cas, il était éclairé en permanence. Et nous avons décidé d'éclairer, tout que vous pouvez le
16:37contester, nous avons décidé d'éclairer les autres rues de la ville de Bordeaux jusqu'à 2h30 du matin.
16:46Et je peux ajouter aussi, attendez, je vais répondre à toutes les questions qui m'ont été posées.
16:51Et je peux ajouter également que 90% de tous les itinéraires à Bordeaux sont éclairés toute la nuit.
16:57Donc, on peut poursuivre cette querelle sur l'éclairage public.
17:02À mon avis, le débat, il est derrière nous. Je peux vous dire qu'aujourd'hui, plus personne ne m
17:06'interpelle sur l'éclairage public dans la mesure où nous sommes revenus en arrière par rapport à une décision un
17:11peu brusque.
17:12Une dernière question à tous les deux. Mais vous répondrez à la même temps dans la question.
17:16Le budget de la sécurité aujourd'hui à Bordeaux, c'est autour de 16 millions d'euros. Est-ce que
17:19vous allez plus loin ? Est-ce que vous avez un chiffre à communiquer aujourd'hui ?
17:22Thomas Cazenave, quel sera votre budget pour la sécurité ? Et vous répondez dans la même question. Faisons vite parce
17:26qu'après, on a d'autres sujets.
17:28Je voudrais là aussi qu'on sorte du déni. Comment vous pouvez dire que personne ne vous interpelle sur la
17:33question aujourd'hui ?
17:35On ne doit pas rencontrer les mêmes Bordelaises et Bordelais.
17:40Vous savez, moi, je suis au service des Bordelaises et des Bordelaises. Je porte leur voix ici dans le projet
17:46politique.
17:46Et je vous le dis, monsieur Urmic, bien sûr qu'il y a beaucoup de Bordelaises et de Bordelaises qui
17:51nous demandent de rallumer la ville la nuit.
17:54Et là aussi, c'est un peu comme sur l'armement. Ce que je vous reproche fondamentalement, c'est un
17:58petit pas.
18:00Reconnaissez que c'était une erreur. Remplacez tout l'éclairage public par des LED. Laissez la lumière la nuit.
18:05Et alors, vous avez voulu concilier deux positions. Donc, on a décalé d'une heure du matin à deux heures
18:11du matin.
18:11L'armement, ce n'est pas toute la police municipale, mais c'est une brigade de la police municipale.
18:15En matière de sécurité et de tranquillité publique, il faut une ligne claire. Il faut des décisions nettes.
18:21Et là-dessus, pardonnez-moi de vous dire, vous êtes resté au milieu, largement au milieu du guet.
18:26Et je vous réponds sur le budget. Notre projet, il est clair, il est financé.
18:30J'ai dit, c'est le budget, le seul budget sur lequel nous aurons des dépenses supplémentaires.
18:34C'est passer le budget de 16 à 20 millions d'euros. Pourquoi ?
18:38Parce que nous allons recruter 100 policiers municipaux de plus pour la brigade de nuit, pour l'installation des quatre
18:44antennes.
18:45Et nous allons le financer en arrêtant des projets inutiles.
18:48Le projet des allées tournies, le projet de téléphérique, notamment qui a été longtemps soutenu par Pierre-Hermic encore à
18:54la métropole.
18:55Plus de 15... Ah, mais si, si. On ne va pas mentir, là, ce matin.
18:59On va dire la vérité.
19:00Il a abandonné le projet de téléphérique. Vous êtes le seul à en parler.
19:03Ah non, vous n'avez jamais abandonné ce projet, Pierre-Hermic. Je suis au Conseil métropole avec vous.
19:07Mais enfin, voilà, on continue dans le mensonge.
19:10Donc, moi, je dis, on va arrêter les projets pour financer cette priorité et faire des économies de personnel ailleurs,
19:15parce que par ailleurs, on ne peut pas aggraver la situation financière de la ville.
19:19Pierre-Hermic.
19:19Alors, sur le fait qu'il faille armer tous les policiers municipaux,
19:22je peux vous dire que quand je suis arrivé à Bordeaux en juillet 2020,
19:28j'ai trouvé une police municipale en totale déshérence.
19:31Ça faisait des années qu'on ne recrutait plus de policiers municipaux.
19:34J'ai une police municipale qui s'est mise en grève en me disant,
19:37monsieur le maire, nous avons de plus en plus de missions
19:41qui sont dues au fait que l'État se désengage de plus en plus de ces missions régaliennes dans nos
19:45villes.
19:45Nous, policiers municipaux, nous sommes en première ligne des primo-intervenants
19:49sur des zones de délinquance graves.
19:51Et pour accomplir ces missions-là, nous voulons être armés.
19:57J'ai beaucoup consulté avant de prendre cette décision.
20:01J'ai vu que le problème était exactement le même.
20:04Vous ne parlez jamais des autres villes, je trouve ça dommage.
20:06Le problème était exactement le même dans toutes les villes comparables à Bordeaux.
20:11Et donc j'ai pris cette décision d'armer une brigade,
20:15et uniquement une brigade, c'est-à-dire 25% des effectifs,
20:18précisément ceux qui se considèrent comme étant en danger.
20:23Je peux vous dire que la grève s'est terminée.
20:25Les policiers municipaux ont accepté cette mesure qui n'est pas une demi-mesure.
20:29Moi, je suis désolé de vous dire, Thomas Cazenap,
20:32moi, ce que je veux donner comme mission à la police municipale,
20:34c'est principalement de la proximité, de l'îlotage,
20:38de la proximité avec les habitants, les commerçants.
20:41Et pour ça, une brigade, par exemple, anti-incivilité,
20:44qui regarde les ordures délaissées sur les trottoirs que j'ai créés,
20:50elle n'a pas besoin d'être armée.
20:51On va avancer.
20:51Il faut s'enlever les fétiches.
20:53Un dernier mot, si vous voulez, sur l'efficacité.
20:56Je veux bien qu'on parle aussi un peu de l'efficacité des mesures.
20:59Et rappelez ici qu'entre 2016 et 2019,
21:03la délinquance du Bordeaux avait augmenté de 23%.
21:06Et depuis 2020, entre 2020 et 2024,
21:10elle a baissé de 4,2%.
21:13Donc moi, je veux bien qu'on me reproche.
21:14Et ce sont les statistiques officielles,
21:17je le redis,
21:18ce sont les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur
21:21quand vous reprenez toutes les infractions commises
21:24sur le territoire de la ville de Bordeaux.
21:26Le budget sécurité, il restera stable ?
21:28Vous énervez pas, vous énervez pas.
21:29Vous énervez pas.
21:30Vous énervez pas.
21:30Mais quel sera le...
21:32Vous énervez pas.
21:33Répondez à cette question.
21:34Est-ce que le budget va augmenter ?
21:35Ce sont les chiffres.
21:37Ce sont les chiffres.
21:37Non, le budget.
21:38Vous le laissez à 16 millions, vous l'augmentez, vous le laissez.
21:40Le budget, je vais l'augmenter de 50%.
21:42C'est énorme.
21:44Il y a peu de maires qui ont augmenté le budget de la police municipale.
21:47Je vais continuer à l'augmenter,
21:49mais non pas en balançant le chien,
21:50en fonction des besoins.
21:51J'ai augmenté de 50% le nombre de policiers municipaux à Bordeaux.
21:58Il faut pas aller au-delà des besoins réels
22:02sous prétexte de démagogie.
22:05L'argent que vous mettez pour la police municipale,
22:07c'est de l'argent que vous ne mettez pas ailleurs.
22:09C'est les frais de fonctionnement qui manqueront ailleurs.
22:12Moi, je suis pas démagogue.
22:14Je suis en train de dire, c'est un problème du quotidien.
22:17Nous n'en faisons pas assez.
22:18Et sur l'armement, la réalité, c'est qu'il y a beaucoup de postes vacants
22:22dans la police municipale de Bordeaux.
22:24On n'arrive pas à recruter.
22:25Pourquoi ?
22:25C'est faux.
22:27Non, vous le savez très bien.
22:28Vous le savez très bien.
22:29Les chiffres sont publics, sont consultables.
22:30Vous le savez très bien.
22:31C'est ancien qu'on le pose ça.
22:32Non, pas du tout.
22:34C'est ancien.
22:48A chaque fois, vous abritez derrière des chiffres pour dire tout va bien.
22:52Mais non, mais la responsabilité, la responsabilité, notre responsabilité,
22:56même, Pierre-Hormick, c'est de répondre aux problèmes, de résoudre les problèmes.
23:00Et nous n'avons pas tout fait.
23:01Nous avons besoin de plus de policiers municipaux.
23:04Nous avons besoin de les armer.
23:05Je n'aime pas votre prévention sur la vidéoprotection parce que c'est utile.
23:09Je le dis.
23:10Et je pense de la même manière qu'il faut rallumer la ville.
23:12Donc, vous voyez, je voudrais dire aux Bordelaises et aux Bordelais qu'ils ont, là, dans le débat,
23:16deux visions très différentes qui s'affrontent sur la question de la sécurité.
23:20Lorsqu'ils devront faire leur choix, je ne vais pas pouvoir enchaîner.
23:22Les policiers de la brigade anti-civilité qui font de l'île otage ne me demandent pas à être à
23:27un message.
23:28On a compris sur les messieurs là.
23:30Les messieurs, si on ne peut pas parler d'autre chose, ce sera dommage pour vous aussi.
23:34Et on va passer au second thème de ce débat, les questions de santé.
23:37Oui, la santé, c'est une des priorités, là encore, qui a émergé dans les enquêtes d'opinion à l
23:42'égard des maires.
23:42Vous êtes attendu sur ce sujet là.
23:44Pierre Hormie, qu'est ce que vous proposez ?
23:46Vous avez notamment une proposition pour le quartier des Obiers.
23:49Qu'en est il sur la santé ?
23:50Qu'est ce qu'un maire, qu'est ce que le prochain maire de Bordeaux fera sur ce sujet là
23:53?
23:54Je pense qu'il y a carence dans l'offre médicale.
23:58On dit souvent dans les campagnes, mais de plus en plus dans nos villes.
24:01Carence de médecins généralistes, de médecins spécialistes et d'auxiliaires de santé.
24:05Ça veut dire qu'il faut que la mairie prenne à bras le corps ce problème là.
24:11C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de créer des centres de santé municipaux.
24:17Nous allons en créer un dès 2027 aux Obiers.
24:21Nous allons également en créer un centre de santé à Saint-Michel.
24:26Il faut que la ville s'implique pour précisément doter, pour muscler cette offre médicale sur nos territoires.
24:33Avec aussi, je tiens à le dire, un accent particulier mis autour de la prévention, autour de la détection des
24:41maladies.
24:42C'est souvent le grand oublié des médecines plus traditionnelles.
24:46Or, on sait qu'une maladie détectée à temps peut faire réaliser d'énormes économies.
24:52C'est beaucoup moins onéreux qu'un long traitement.
24:55Donc, nous allons beaucoup nous impliquer autour de ces centres médicaux pour élargir l'offre de soins dans des quartiers
25:01qui en sont particulièrement dépourvus.
25:04Et pour faire surtout aussi de la détection, de la prévention sans paraître une nécessité.
25:10Et au moment où santé publique, on va le dire, ne va pas très bien.
25:14Je pense que c'est bien que la ville, que les villes s'impliquent sur ce sujet dont vous avez
25:19rappelé qu'il est majeur.
25:21On parle de sécurité, mais la sécurité sanitaire, je vous promets qu'on en parle beaucoup et que c'est
25:26bien de se doter des outils pour répondre à cette préoccupation.
25:29Thomas Cazenave, si vous êtes élu maire dimanche, que ferez-vous pour améliorer l'accès aux soins des Bordelais ?
25:33Alors, trois choses. D'abord, vous avez raison de dire que la santé, c'est une des préoccupations des Bordelaises
25:38et Bordelais.
25:39C'est renforcer le maillage dans tous les quartiers. Et là-dessus, je crois qu'on peut se rejoindre avec
25:43Pierre Ormique.
25:44Il faut qu'on ait de l'accès aux soins dans tous nos quartiers. Je ne suis pas convaincu par
25:49le fait que ce soit des centres municipaux.
25:51Je pense que ce n'est pas la ville de créer des centres de santé, mais par contre, encourager l
25:55'installation de médecins, de spécialistes dans tous les quartiers,
25:58s'appuyer sur les bailleurs sociaux pour le faire. J'y suis favorable et je m'y engagerai.
26:03J'ai deux autres priorités très importantes dans le projet que je défends.
26:07D'abord, la santé mentale de nos jeunes. On voit qu'elle s'est beaucoup dégradée.
26:13J'ai été chercher dans notre équipe Chantal Berger, la responsable des urgences psychiatriques de Charles Perrins,
26:21parce que je veux faire de cette thématique une vraie priorité pour la politique de santé de la ville.
26:27Le contrat local de santé et je crois que de santé mentale, de santé mentale et je souhaite l'installation
26:33d'une antenne de la maison des adolescents.
26:35Vous savez, elle est dans le centre-ville de Bordeaux, du côté de Bordeaux-Maritime, où il y a beaucoup
26:40de jeunes et je pense en grande fragilité.
26:42Donc la santé mentale, c'est absolument indispensable. Il faut aussi former tous les personnels municipaux, notamment et au-delà
26:50la détection des fragilités mentales,
26:53dont on voit aujourd'hui que c'est un gros problème de santé publique et on doit jouer tout notre
26:57rôle.
26:57Et la deuxième priorité pour moi, c'est l'accompagnement, la détection de la perte d'autonomie chez les seniors.
27:05Et j'ai la chance d'avoir dans mon équipe Christophe Adam, qui est médecin, qui est gérontologue.
27:11Et je crois que là, la ville, au contact, en proximité, détecter celles et ceux qui sont en train de
27:16perdre leur autonomie,
27:17qui sont frappés par la solitude, accompagner la transformation des logements.
27:22Des fois, c'est très concret entre le remplacement d'une baignoire par une douche pour continuer à bien vieillir
27:27à domicile
27:29et garder ce lien avec le logement dans lequel vous avez vécu pendant un grand nombre d'années.
27:35C'est aussi une manière de prévenir la perte d'autonomie.
27:39Donc vous voyez, je pense que sur à la fois la santé mentale et l'autonomie, c'est deux grandes
27:42priorités.
27:43Et incarné aussi par une thématique de prévention, c'est l'activité physique et sportive dans la ville.
27:48Le dimanche matin, dans les parcs et jardins, nous permettrons aux jeunes comme aux plus anciens
27:54de se retrouver autour d'activités physiques et sportives.
27:57Parce que je considère que le sport, l'activité physique, c'est un vrai enjeu de prévention en matière de
28:02santé.
28:02Et ça fait partie des priorités qu'on défend dans d'autres programmes.
28:05Je pense qu'il faut aller même au-delà.
28:08On parle de plus en plus d'urbanisme favorable à la santé.
28:11La façon dont on conçoit nos villes a des impacts forts sur la santé des habitants.
28:17On va y venir, Pierre Hormig, sur la mobilité, les transports.
28:21Oui, mais par exemple, pour terminer ce chapitre-là rapidement, au début du mois de mars, vous avez une centaine
28:26de médecins,
28:27de chercheurs bordelais, de professeurs agrégés qui ont dit que l'urbanisme bordelais était sur la bonne trajectoire
28:33en matière de prévention de la santé, mettant en avant les efforts faits pour limiter la pollution,
28:39mettant en avant la végétalisation de la ville.
28:41Tout ça contribue, y compris sur la santé mentale.
28:46Il y a des études très précises sur ce terrain-là.
28:49Donc je pense qu'il faut parler aussi d'urbanisme favorable à la santé.
28:52Nous le faisons à Bordeaux.
28:53On y vient juste après.
28:55Vous avez parlé des jeunes, Thomas Cazenave.
28:56On va écouter ce qu'ils vous disent avec ce micro-trottoir qui vous est destiné à tous les deux.
29:03On va voir des rues avec des tas d'herbes aussi sales.
29:09Donc il y a vraiment un manque de propreté et ça impacte l'image de notre ville.
29:14Il y a certains endroits où ça craint.
29:15On sait quand même que Bordeaux, c'est une des villes les plus dangereuses.
29:17Donc ça serait un peu mieux d'encadrer la sécurité.
29:21Je pense qu'à mon avis, la sécurité devrait être un peu plus présente à Bordeaux
29:24parce que c'est vrai qu'il y a pas mal de délinquance.
29:28Et pour être un peu plus sécure parce que quand je sors, je ne sors jamais seule.
29:32Je sors à accompagner et souvent avec des garçons parce que c'est vrai qu'entre filles, ça fait très
29:36peur.
29:36Que la ville est blouse, que ce soit moins cher aussi
29:39puisque en vrai, pour se loger, c'est hors de prix.
29:41Moi, je suis de Toulouse.
29:42Je suis un normand de Toulouse et de Toulouse à Bordeaux.
29:45Toulouse était excessivement cher, mais Bordeaux, ils se prennent pour des parisiens.
29:49Le transport gratuit, c'est beaucoup demandé, mais c'est vraiment très important.
29:52Surtout quand on est étudiant et que c'est cher, beaucoup moins que dans d'autres villes,
29:57mais ça reste quand même très cher et c'est un coût à prendre à l'année.
30:02Pierre Urmic, vous entendez les préoccupations des jeunes bordelais.
30:06Qu'est-ce que vous leur répondez ?
30:08Non seulement je les entends, mais je les partage.
30:10Donc effectivement, Bordeaux est une ville chère pour le logement.
30:16Je tiens à dire que l'on a, par exemple, beaucoup œuvré,
30:20beaucoup investi durant ce mandat pour construire des logements sociaux pour les jeunes.
30:24Quoi qu'on en a fait, 3 500.
30:26On a peut-être qu'on va en parler du logement.
30:28On va en parler.
30:29Un certain nombre d'initiatives ont été prises sur le plan de la sécurité.
30:33Je pense qu'il y a un constat qui est fait à Bordeaux comme dans toutes les villes.
30:36Mais moi, je veux bien prendre le costume de maire pour endosser l'insécurité.
30:42Mais en rappelant que la sécurité dans les villes, c'est d'abord une compétence régalienne de l'État.
30:48Les policiers municipaux sont essentiellement là pour assurer la tranquillité, la tranquillité publique,
30:55travailler avec la police nationale autour d'un certain nombre de mesures de police judiciaire éventuellement.
31:01Mais en tout cas, il faut que chacun soit dans son couloir de compétences pour assurer la sécurité des concitoyens.
31:06Une réaction de Thomas Kastner pour qu'on passe sur d'autres sujets.
31:09Je vais réagir, mais le « c'est pas moi, c'est l'autre ».
31:13Les Bordelaises et les Bordelais ne le supportent plus.
31:18Ils souhaitent qu'on prenne toute notre part.
31:20Je crois que c'est ce que j'ai fait en augmentant de 50% des policiers municipaux.
31:23Je ne vous ai pas coupé.
31:25Ce que j'ai entendu, j'ai noté, saleté.
31:27Effectivement, les trottoirs ne sont pas propres.
31:29On y reviendra sur la propreté.
31:31J'ai entendu une jeune femme qui dit « ça craint ».
31:33Quand je sors le soir, je me fais raccompagner par des amis, des hommes, parce que j'ai peur.
31:38Je pense qu'on aurait été un peu au bout.
31:40Elle nous aurait parlé de l'éclairage public et que probablement...
31:43Vous n'en parlez plus qu'elle, Thomas Kastner.
31:45Quand vous me disiez tout à l'heure, vous me dites « mais personne ne m'en parle ».
31:48Bon, et d'autre part, ma proposition de brigade de nuit, par exemple.
31:53Elle existe déjà.
31:54Non, non, non, à partir de 2h du matin, ce n'est pas...
31:57Elle existe déjà, la brigade de nuit.
31:58Je ne vais pas vouloir vous interroger tout à l'heure, mais vous l'avez dit pour la deuxième fois,
32:01elle existe.
32:02Troisième contre-vérité.
32:03Écoutez-vous.
32:04Moi, j'ai l'habitude, je suis au conseil municipal depuis 6 ans, donc je suis peut-être un peu
32:08moins choqué que les téléspectateurs,
32:09mais vous donnez beaucoup de contre-vérités.
32:12Ça, ça m'étonnerait.
32:13Beaucoup de contre-vérités.
32:15Sur la sécurité, oui, une brigade de nuit, entre 2h et 6h du matin, la sortie, par exemple.
32:19Et puis alors, sur le logement, on en reparlera.
32:22Les niveaux sont très élevés, c'est parce que l'offre de logement n'est pas suffisante.
32:27On aura le débat tout à l'heure, mais écoutez les Bordelaises et les Bordelais.
32:30Ils ne sont pas dans le déni, comme vous, de la situation.
32:32Je n'ai pas besoin de vidéos, moi, pour écouter les Bordelaises et les Bordelais.
32:35Je suis tous les jours, Thomas Cazenave, dans les rues de Bordeaux.
32:39Donc ce que j'entends là, je l'entends aussi régulièrement.
32:42Et sachez que j'y suis très attentif.
32:43Que faites-vous ?
32:44On va parler des questions de piétonisation, de propreté, peut-être un mot,
32:48puisque effectivement, c'était l'une des interpellations d'un jeune de Bordeaux.
32:53Renforcer les équipes de propreté le week-end, vous dites-vous, Pierre Urmic,
32:56ça veut dire qu'il faut faire plus en matière de propreté ?
32:59On n'en fait jamais assez.
33:01D'ailleurs, sur le domaine de la sécurité aussi, je l'avoue, on n'en fait jamais assez.
33:04Sur le domaine de la propreté, on n'en fait jamais assez.
33:07On en a fait beaucoup.
33:09On a augmenté de 50%.
33:11Le budget propreté pour la ville de Bordeaux, c'est déjà un effort financier important
33:15qui a été réalisé pendant le mandat.
33:17Mais je ne vais pas vous dire ici, Thomas Cazenave, il n'y a personne,
33:20que Bordeaux est une ville très propre.
33:22Moi, j'ai connu durant ce mandat une ville très propre.
33:25C'est Bilbao.
33:25Je suis allé, j'ai félicité le maire de Bilbao pour l'état de propreté de sa ville.
33:29Il m'a dit, je vous remercie, l'appréciez.
33:31Et il m'a dit, je vais vous montrer ce que ça me coûte.
33:33Et ça coûte une blinde si vous passez l'expression.
33:39Donc je crois qu'il faut, pour moi, la propreté d'une ville, c'est une entreprise collective.
33:43Il faut aussi la citoyenneté.
33:45Il faut que chacun réalise que la propreté de son trottoir, c'est aussi un geste civique de sa part.
33:52Et je me suis amusé, je terminerai là-dessus, à regarder,
33:55parce que le débat sur la propreté à Bordeaux,
33:57j'ai l'impression qu'il est récurrent depuis au moins 20 ans.
34:00Je me suis amusé à me plonger dans les articles du journal Sud-Ouest des années 2018-2019.
34:05Vous n'imaginez pas le nombre de numéros qu'il y avait avec à la une, Bordeaux est une ville
34:10sale.
34:11J'ai même vu qu'à un moment donné, on disait, est-ce que l'état de saleté de certaines
34:15rues de Bordeaux est compatible avec le classement UNESCO ?
34:18C'était en 2018.
34:20Je n'ai pas sali la ville de Bordeaux depuis que je suis arrivé.
34:23Je reconnais que c'est un problème récurrent.
34:25J'appelle les Bordelaises et les Bordelais à davantage de civisme.
34:29Nous y avons mis des moyens supplémentaires.
34:31Nous allons continuer à le faire.
34:32Mais je le redis, c'est une œuvre collective.
34:35Il faut qu'au lieu de dire Bordeaux est une ville sale, il faut dire qu'on n'a pas
34:38envie de salir Bordeaux.
34:39Donc collectivement, moi j'en appelle aussi au civisme.
34:42Je continuerai à le faire, mais je mettrai aussi tous les moyens nécessaires pour que Bordeaux soit une ville de
34:47plus en plus propre.
34:47Thomas Cazenave, votre réponse, vos propositions.
34:50Vous voulez une force d'intervention rapide propreté, vous voulez aussi utiliser l'intelligence artificielle.
34:54Moi, d'abord, nous sommes allés dans les mêmes villes, semble-t-il.
34:57C'est heureux, à Bilbao.
34:59Vous voyagez ensemble ?
35:00Non, pas.
35:01Non, hélas, vous avez vu le début du débat, on n'y est pas prêt.
35:05Moi, je ne comprends pas l'argument, je vais vous dire.
35:08Oui, ça lui coûte peut-être, comme vous avez dit tout à l'heure, vous avez dit une blinde.
35:12Vous avez dit une blinde.
35:14Moi, je vais vous dire, c'est un problème de priorité dans notre ville.
35:17De se dire qu'on va consacrer 15 millions d'euros pour les allées de tournis, alors qu'on a
35:21autant de problèmes de gestion de la propreté, c'est un problème de priorité.
35:27D'autre part, ce qui n'est pas dit là, c'est qu'en fait, la propreté, ce n'est
35:30pas la ville de Bordeaux.
35:32C'est la métropole, c'est la métropole.
35:34Et pourquoi, hier, j'étais entouré déjà de 11 premiers maires élus au premier tour, ici dans notre métropole.
35:42C'est qu'en étant candidat à Bordeaux, je suis aussi candidat à la métropole de Bordeaux.
35:47Je ne sais pas d'ailleurs si Pierre-Hermic l'est également.
35:49Pourquoi ? Parce que le tramway, c'est à la métropole que ça se décide.
35:53La propreté, les équipes sont à la métropole.
35:57Les déchets, les équipes sont à la métropole.
35:59Nous nous sommes désormais isolés au sein de la métropole.
36:02Je veux reprendre, un, la ville de Bordeaux et deux, la métropole,
36:05parce que pour améliorer le quotidien des Bordelaises et des Bordelais,
36:09il nous faut absolument remettre Bordeaux au centre de la métropole.
36:12Nous ne changerons jamais la politique de propreté et elle ne marche pas, la politique de propreté.
36:17Je veux organiser par des brigades d'intervention rapide, par quartier par exemple,
36:21pour retrouver de la proximité. Parce qu'aujourd'hui, ils sont organisés par grands pôles territoriaux.
36:26Je veux que les personnes qui gèrent l'entretien de la ville se sentent proches,
36:31investies dans leur quartier, connues des acteurs du quartier qui ont une plus grande proximité.
36:36Aujourd'hui, ça s'est bureaucratisé, il faut le dire, y compris avec la métropole.
36:39Je veux retrouver cette présence.
36:41Deuxième élément, il faut pousser un peu plus haut, aller à Angers.
36:44Angers, c'est très intéressant. Ils ont mis en place le numérique, l'intelligence artificielle.
36:48Il y a des capteurs dans les bacs. Avant qu'ils ne débordent,
36:51le service d'enlèvement des ordures vient pour pas que les ordures soient déposées à côté.
36:55Donc, moi, je ne peux pas juste entendre, écoutez, c'est comme ça,
36:59ça fait 30 ans qu'on en parle, que tout le monde fasse un effort.
37:02Non, il faut changer de politique de propreté, l'organiser différemment,
37:07utiliser tous les leviers qui sont les nôtres,
37:09et y compris le fait qu'on sanctionne les incivilités parce qu'il y en a dans la ville.
37:13Il ne suffit pas de déplorer que des Bordeleuses et des Bordeaux saliraient notre ville.
37:17Il faut sanctionner parfois. Donc, c'est tout ça qu'il faut faire.
37:20Je ne peux pas entendre le discours en disant, bon, voilà, soit c'est trop cher,
37:23soit ça a toujours été comme ça à Bordeaux.
37:25Plus de sanctions, Pierre-Hermic ?
37:27J'entends systématiquement Thomas Cazenac sur la sécurité à la propriété.
37:30Il faut mettre davantage d'argent. À un moment donné, vous allez être obligés d'augmenter les impôts.
37:35Mais ce n'est pas le sujet. Moi, je n'ai pas pour habitude de dire la propreté.
37:41C'est la faute de la métropole du tout. Je considère que si c'est un compétent délégué,
37:45la métropole, c'est aussi les maires et que j'ai ma responsabilité dans la façon dont la ville est
37:51tenue.
37:52Pour ça, j'ai une réponse. Moi, je crois qu'il ne faut pas uniquement rester autour de certains nombres
37:56de grands principes.
37:57Dans les propositions que je fais à l'occasion de ce nouveau mandat, c'est de refaire un découpage de
38:03la ville de Bordeaux.
38:04Je suis assez d'accord avec Thomas Cazenac. Vous voyez, on a des convergences.
38:06Je trouve que l'administration est parfois trop éloignée du citoyen.
38:10Nous avons un découpage de la ville en huit quartiers.
38:13Je veux mettre un terme à ce découpage en huit quartiers et créer 30 quartiers de vie,
38:19c'est-à-dire mettre l'administration municipale au plus près des citoyens.
38:23Et quand je parle d'administration municipale, il y aura un guichet unique où seront évoqués les problèmes de propreté,
38:30les problèmes de travaux, les problèmes de sécurité.
38:32Tout ça sera géré dans la plus grande proximité, au plus près des citoyens.
38:36C'est une proposition très concrète que je fais en étant persuadé que c'est un gage d'efficacité
38:42pour les services publics municipaux que de travailler dans cette ultra proximité.
38:47Ça, c'était pour la propreté. Message passé. Passons à la place de la voiture, aux mobilités.
38:52Et j'insiste sur le mot de la place de la voiture. C'est une vraie différence entre vous.
38:56Pierre-Hormick, vous avez assumé réduire la place de la voiture durant tout ce mandat
39:00à la faveur de pistes siglables, de couloirs de bus, de transports en commun.
39:04Quelle sera votre direction si vous êtes réélu dimanche ?
39:08Est-ce que la voiture sera encore un peu plus à l'étroite dans Bordeaux ?
39:12Je tiens à dire que réduire la place de la voiture en ville, c'est vraiment aller dans le sens
39:17de l'histoire.
39:18Toutes les villes modernes et responsables du monde sont en train actuellement de réduire la place de la voiture
39:24avec une nécessité en amont. C'est-à-dire que si vous réduisez la place de la voiture, il faut
39:29offrir des mobilités alternatives.
39:31C'est ce que nous avons fait durant ce mandat. Nous avons terriblement développé à la métropole l'offre de
39:37transports collectifs.
39:38De nouvelles lignes de tramway ont été faites. La fréquentation des transports collectifs bordelais a augmenté de 9% durant
39:44ce mandat.
39:45Je vous promets que c'est énorme. La circulation des vélos a augmenté de 50% durant ce mandat.
39:51Donc je pense que toutes les mobilités alternatives se sont beaucoup développées.
39:56Alors on me reproche, notamment mon contradicteur, en disant que vous avez trop réduit la place de la voiture.
40:03Moi, je remettrai de la voiture en ville. Alors quand on dit que je vais remettre de la voiture en
40:06ville,
40:07j'aimerais qu'on me dise où est-ce qu'on va remettre de la voiture ? Est-ce qu
40:09'on va les mettre dans les couloirs de bus ?
40:11Aujourd'hui, beaucoup de bordelais sont contents d'avoir des bus, je pense par exemple à la ligne G, bus
40:16express,
40:16qui circulent de façon rapide entre Cauderrand et Bordeaux grâce aux couloirs de bus que nous avons concédés
40:21au détriment de places de stationnement, au détriment de voies de circulaire.
40:26Donc je trouve que remettre davantage de voitures dans Bordeaux, c'est aller contre le sens de l'histoire.
40:38Mais ça me permet de clarifier un peu la position. Vous l'avez un peu caricaturé, monsieur Hermig.
40:44Moi, je considère que la piétonnisation, elle a été très rapide, probablement trop rapide.
40:50Ça représente un choc terrible pour une partie du commerce de centre-ville.
40:54On en parlera peut-être. La vacance commerciale a augmenté. Il y a une difficulté d'accès dans Bordeaux.
40:59Mais on oublie aussi le deuxième mouvement qui s'est passé dans Bordeaux. C'est la suppression de milliers de
41:05places de parking en même temps.
41:07Et donc, l'enjeu pour nous, ce n'est pas de remettre des voitures sur des couloirs de bus, naturellement.
41:12Moi, j'ai dit, c'est moratoire sur la piétonnisation.
41:15Ça veut dire quoi ?
41:16Un moratoire, c'est que vous arrêtez d'étendre l'extension de la zone piétonne.
41:19Le projet de pieds aromiques, il le redira peut-être ici devant vous, c'est d'accroître la zone piétonne.
41:26Il le dit. Il a d'ailleurs dit le lendemain de votre élection, vous-même et votre adjoint, en disant
41:32qu'on fera la première ville sans voiture.
41:35Donc, vous voulez aller plus loin. Moi, je ne veux pas aller plus loin.
41:38Pourquoi ? Parce que je vois tous les enjeux de cohabitation des différents modes de transport.
41:43Je ne suis ni anti-bagnole, ni tout-bagnole.
41:45Je suis exactement dans une position d'équilibre où tout le monde a trouvé sa place.
41:49Certains ne peuvent pas utiliser le vélo. Moi, j'utilise le vélo. Parfois, j'utilise la voiture.
41:54Donc, il faut permettre à l'accès de la ville.
41:55Deuxième élément, je veux revoir là des plans de circulation.
42:00Parfois, les plans de circulation ont été faits en dépit du bon sens, sans aucune concertation avec les riverains, avec
42:07les commerçants.
42:08Et donc, moi, j'assume que sur les plans de circulation, dans les zones où elles ont été le plus
42:12discutées, contestées,
42:14je remettrai à plat des plans de circulation. Ça ne veut pas dire que je réouvre des artères pour les
42:20voitures,
42:20que je reviens sur vos zones piétonnes. Donc, voilà, ma position, je crois que c'est une position d'équilibre,
42:25une position juste, mais je ne souhaite pas, ce que propose Pierre-Hermic,
42:29aller plus loin dans la suppression massive de places de parking et la piétonnisation.
42:33Parce qu'alors-là, on aura un peu entre-villes.
42:34Donc, vous n'allez pas trop loin, mais vous ne revenez pas sur ce qui a été fait ?
42:36Je ne vais pas réouvrir à la voiture des zones déjà piétonnes. Je suis pragmatique.
42:40Pierre-Hermic.
42:41D'abord, je pense qu'un de mes prédécesseurs, Jacques Chaband-Helmas, quand il a piétonisé la rue Sainte-Catherine
42:46dans les années 70,
42:47il a eu un sacré courage. Je pense qu'il y avait des commerçants récalcitrants.
42:50Je pense qu'il y avait des casenaves aussi qui l'étaient tout autant.
42:53Justement, on va écouter les commerçants dans un instant.
42:55Je pense que la piétonnisation, M. Cazenave ou Thomas Cazenave, si vous voulez,
42:59c'était, je pense, c'était une nécessité et ça allait déjà dans le sens de l'histoire.
43:06Je veux dire ici que moi, je ne suis pas anti-bagnole.
43:08Je pense qu'il y a des gens qui n'ont pas le choix.
43:10Et précisément, si on limite la place de la voiture en ville et on développe les transports collectifs et le
43:16vélo,
43:16c'est pour laisser à ceux qui n'ont pas le choix le monopole de la voiture.
43:21Il y a des gens qui ne peuvent pas se déplacer.
43:23Mais par contre, beaucoup d'autres intervenants, d'autres déplacements, d'autres flux peuvent être gérés différemment qu'en voiture.
43:31C'est ce que nous efforçons de faire.
43:33Mais naturellement, ceux qui n'ont pas le choix continuent à utiliser la voiture dans Bordeaux.
43:38Et on a compris vos positions. Jefferson, on va parler de l'attractivité de la ville.
43:41Oui, et juste avant, on va écouter ce que les commerçants aussi vont vous dire,
43:45puisqu'on va faire le lien entre les transports, l'attractivité de la ville.
43:49Et après, on parlera du logement.
43:50Le temps file.
43:51Il nous reste une quinzaine de minutes avant vos conclusions.
43:54Je vous encourage à essayer d'être synthétique.
43:58Nous, ce qu'on aimerait pouvoir attendre, c'est éventuellement une ouverture,
44:01ou une possibilité d'ouverture, de mise en place de tables à l'extérieur.
44:05Peut-être une terrasse.
44:06Alors, on ne demande pas une terrasse de sang couvert,
44:08mais idéalement une terrasse qui pourrait nous permettre d'avoir rien qu'une vingtaine de couverts à l'extérieur.
44:12Ça pourrait nous permettre d'évoluer un petit peu.
44:14C'est vrai que la rue, dans le quartier, là, on est juste à côté de la mairie en plus.
44:18C'est un athénée, mais ce n'est pas entretenu.
44:20C'est que ce soit plus accessible aux gens en train d'en Bordeaux,
44:24de venir, surtout le week-end.
44:25Le week-end, apparemment, c'est le cauchemar.
44:27Il y en a plein qui veulent prendre le tram, justement, pour éviter de prendre la voiture.
44:31Et beaucoup me disent qu'ils se retrouvent bloqués pour rentrer chez eux.
44:35On est obligé d'être livré avant 11h le matin,
44:38sinon les coursiers ne peuvent pas rentrer dans la rue.
44:42Donc, c'est vrai que c'est un petit peu problème,
44:44parce que quand ils sont bloqués sur la route ou autre,
44:47nous, des fois, on n'a pas été livré.
44:49Il y a une grosse problématique de circulation en centre-ville.
44:52On a l'impression qu'il n'y a pas de concertation, en fait,
44:55dans ces sens de circulation,
44:57qu'il y a des sens interdits qui sont positionnés un peu à volo.
45:03Et donc, ça devient très, très compliqué de venir en centre-ville.
45:05Et donc, on a moins de clients, en fait, en magasin.
45:09Pierre Remy, vous entendez ces commerçants.
45:11Comment vous allez leur faciliter la vie ?
45:12On entend leurs difficultés.
45:13Oui, j'entends.
45:15Vous savez, il y a encore une théorie qui devient,
45:18qui demeure assez dominante,
45:21alors qu'elle a été abandonnée par tous les spécialistes de la question.
45:24C'est nos parkings, nos business.
45:26Je pense que c'était un slogan qui correspondait un peu
45:28à la propagande pour les centres commerciaux.
45:31Autrefois, pour dire, venez chez nous en bagnole,
45:33c'est très commode.
45:33Mais aujourd'hui, on se rend compte que le commerce,
45:37il est surtout florissant dans les rues piétonnes.
45:40C'est dans toutes les villes de France,
45:41les rues qui sont actuellement les plus fréquentées,
45:44où les flux piétons sont les plus importants,
45:47où l'accès au commerce, pas par les automobilistes,
45:51mais par les piétons,
45:52qui sont aussi des consommateurs et des acheteurs.
45:55Je pense qu'il faut aussi,
45:57alors je vais abonder un peu dans le sens de certaines interventions
46:01qui ont pu être faites,
46:02je pense que c'est comme pour tout,
46:03il faut de la souplesse.
46:04Donc peut-être qu'on a manqué au moment de la mise en place,
46:07on a peut-être manqué de souplesse,
46:09mais je pense que nous sommes en train de créer précisément
46:11des outils pour arriver à plus de souplesse.
46:14Quand je vous parle des 30 quartiers de vie
46:16que nous voulons créer,
46:18précisément, ça sera au niveau de chacun de ces 30 quartiers
46:20que seront décidés,
46:22que seront concertés tous les travaux
46:24qui se feront à proximité
46:27de ces 30 quartiers de vie.
46:31Pareil, je pense que l'office de commerce
46:33que l'on a créé avec la Chambre de commerce
46:37sera destiné aussi à donner plus de souplesse
46:40dans les relations entre la ville et les commerçants.
46:43On a, je le dis avec l'humilité requise,
46:46naturellement, des marges de progression.
46:49Moi, je souhaite que l'on puisse circuler dans Bordeaux,
46:52mais que toutes les mobilités,
46:54et notamment les mobilités décarbonées,
46:57soient privilégiées au détriment.
46:59Thomas Casna me dit qu'on va trop vite,
47:00mais j'ai envie de lui dire,
47:01mais le dérèglement climatique, il galope.
47:04Donc, il ne faut pas trop tiner lentement
47:06derrière des décisions qu'il faut prendre,
47:08parfois avec un peu de courage.
47:09Thomas Casna, parce que le temps file
47:10et vous avez trois minutes de retard.
47:12On est en train d'équilibrer tout ça.
47:14Peut-être d'abord, quand même,
47:15parce que j'entends depuis tout à l'heure
47:16les mobilités décarbonées, l'urgence climatique.
47:19Alors moi, je ne suis pas un climato-sceptique.
47:21Je suis très concerné par l'enjeu climatique
47:22et l'enjeu de santé.
47:23Mais partageons une chose, Pierre-Humic.
47:26C'est que quand vous dites,
47:27grâce à vos aménagements,
47:28vous avez baissé la pollution à Bordeaux,
47:3035 %, c'est votre chiffre,
47:33dioxyde d'azote.
47:33Alors j'ai regardé ce qui s'est passé
47:34dans toutes les autres grandes villes.
47:36Alors c'est très étonnant,
47:37c'est 35 % partout.
47:39À Toulouse, à Toulon, à Nantes.
47:42Pourquoi ?
47:42Parce que, Pierre-Humic,
47:44ce n'est pas vos aménagements,
47:45c'est le changement des motorisations,
47:47des pots d'échappement,
47:48du développement de l'électrique et des hybrides.
47:50Donc, d'une certaine manière,
47:52si je puis me permettre cette petite remarque,
47:54c'est la voiture qui fait votre bilan
47:55en matière de santé publique
47:57et d'amélioration de la qualité de l'air.
48:00Revenons sur le commerce.
48:01Je suis très préoccupé
48:02par la question du commerce à Bordeaux.
48:04Pourquoi ?
48:04Parce qu'il n'y a pas de ville vivante
48:07s'il n'y a pas de commerce.
48:09Une ville, ça ne peut pas être une ville dortoir,
48:11une ville uniquement touristique.
48:12Ça doit être un lieu d'activité,
48:14un lieu animé.
48:15Et alors, on a deux problèmes.
48:17Le problème de l'accès, on l'a dit,
48:18avec des plans de circulation compliqués.
48:20L'un des commerçants interrogés l'a dit.
48:22Il faut pouvoir le remettre à plat.
48:24Moi, je suis très pragmatique.
48:25Je souhaite aussi redonner envie de Bordeaux
48:27que le week-end,
48:28on ait une politique de tarification du stationnement
48:31qui incite celles et ceux qui viennent de l'extérieur
48:33ou même de quartiers éloignés
48:35de pouvoir prendre leur voiture
48:36s'ils en ont besoin,
48:37s'ils ne peuvent pas prendre le tram
48:38ou autre chose.
48:39Donc, gratuité de deux heures
48:41dans les parcs publics, je l'ai dit.
48:43Trois, concerté avant d'aménager.
48:46La place des Chartrons.
48:48Imaginez que la place des Chartrons,
48:49les commerçants autour de la place des Chartrons,
48:51on ne leur a même pas posé la question
48:53avant de décider le réaménagement de la place.
48:55Ce n'est pas comme ça qu'on fait la ville.
48:57C'est quand même eux qui l'animent
48:59et qui la font vivre.
49:00Ce n'est pas vrai.
49:01Alors, j'ai fait le tour.
49:02Je peux vous dire de tous.
49:04Vous avez un problème de communication avec eux,
49:07M. Jormic,
49:07parce qu'ils m'ont tous dit
49:08qu'ils ont été mis devant le fait accompli.
49:11Et on aurait pu parler d'ailleurs
49:12de l'opportunité de dépenser
49:13autant de millions d'euros
49:13sur cette place qui fonctionnait
49:15pas si mal que ça.
49:17Et puis, troisième dimension,
49:18pour moi, encore plus fondamentale.
49:20Il faut donner envie de Bordeaux.
49:21Une ville propre,
49:23une ville éclairée,
49:24je n'y reviens pas,
49:25une ville illuminée
49:26au moment de Noël,
49:27mais pas que.
49:28Une place de la Bourse,
49:30on est ici,
49:30de nouveau réilluminée.
49:32Et tous les monuments de Bordeaux,
49:33le patrimoine,
49:34c'est quand même fondamental.
49:35Il faut donner envie de Bordeaux
49:37parce qu'il faut les aider,
49:38notamment dans la concurrence,
49:40parce qu'ils sont en concurrence
49:41avec les plateformes.
49:42Il faut venir à Bordeaux,
49:43ce soit un moment exceptionnel.
49:45Donc, une ville parfaite,
49:46très bien entretenue,
49:48bien éclairée,
49:49avec des animations.
49:50Moi, je veux défendre, par exemple,
49:51la fête de la gastronomie et du vin
49:52dans tous les quartiers de Bordeaux.
49:54Mobiliser tous les commerçants,
49:55les restaurateurs autour de grands moments
49:57parce qu'ils ont besoin
49:58qu'on les aide.
49:59Parce qu'à la fin,
50:00si eux, ils sont en difficulté,
50:02c'est la ville de Bordeaux
50:03qui est en difficulté.
50:04Donc, notre responsabilité,
50:05c'est avec eux,
50:07redonner envie
50:08et se souffle au commerce bordelais.
50:10On va attaquer peut-être
50:12l'un de nos derniers thèmes.
50:13Mais si on peut aller un peu plus loin,
50:14on le fera parce que vous aurez
50:15tous les deux une minute
50:16pour conclure.
50:16Ce seront vos cartes blanches.
50:18Je voudrais qu'on parle du logement.
50:20Messieurs, sur une question
50:21vraiment très concrète,
50:23est-ce que l'on peut encore
50:24construire à Bordeaux ?
50:26Pour tous ceux qui ont des difficultés
50:27de logement,
50:27c'est une des clés de la construction.
50:29Pierre-Hormick,
50:29je commence avec vous.
50:31Bien sûr qu'on peut continuer
50:33à construire à Bordeaux.
50:34C'est ce que nous avons fait
50:36ces dernières années.
50:38Le bilan de construction,
50:39contrairement à ce que j'entends
50:40de la part de Thomas Cazenave,
50:43je peux vous donner les chiffres
50:44que j'ai sous les yeux.
50:46C'est près de 10 000 logements
50:48qui ont été autorisés
50:49de 2020 à 2023.
50:52C'est-à-dire qu'on a continué
50:53à construire à Bordeaux.
50:54On a construit, par contre,
50:56différemment,
50:57on a construit beaucoup
50:58de logements sociaux à Bordeaux
51:00parce qu'on en manquait énormément.
51:01Mais je ne peux pas laisser dire
51:02qu'on n'a pas construit à Bordeaux
51:05ces dernières années.
51:06Il fallait le faire.
51:07Mais construire à Bordeaux,
51:09ce n'est pas une fin en soi,
51:10savoir pour qui on construit.
51:12Tout à l'heure,
51:12on a été interpellé par des jeunes
51:14qui disaient qu'il n'y a pas
51:15suffisamment de logements jeunes.
51:16On a fait 3 000 logements
51:19principalement dédiés aux jeunes.
51:20On a encadré les loyers.
51:22Je sais que Thomas Cazenave est contre,
51:24mais je peux vous dire
51:24que l'encadrement des loyers,
51:25ça répond à beaucoup de satisfaction
51:28de la part de personnes
51:31qui voient des loyers
51:32qui sont enfin, enfin maîtrisés.
51:34J'ai vu d'ailleurs dans une étude
51:36qui a été publiée par Sud-Ouest
51:38il y a quelques semaines
51:39que quand vous prenez
51:40un logement sur Bordeaux,
51:42je voyais, je l'ai sous les yeux,
51:43le loyer moyen d'un appartement
51:45de 45 mètres carrés
51:46en location à Bordeaux,
51:48mais entre le loyer bordelais
51:50et le loyer,
51:50je vais prendre une ville,
51:51Limitroff-Talence,
51:53il y a 8 euros de différence par mois.
51:55Ça veut dire que l'encadrement
51:56des loyers à Bordeaux
51:57nous a permis
51:58d'avoir des loyers raisonnables.
52:01Et si Talence se rapproche
52:03des loyers bordelais,
52:04je me souviens,
52:05il y a quelques années,
52:05vous aviez à peu près
52:0630% de différence
52:07entre un loyer à Talence
52:09et un loyer à Bordeaux.
52:11C'est parce qu'ils n'ont pas assuré
52:12de maîtrise d'encadrement
52:13des loyers.
52:14C'est un très bel outil
52:15et nous allons le poursuivre.
52:17Ça permet de mettre
52:18des logements
52:19à des prix abordables
52:20et c'est un sujet
52:21auquel je suis très attaché.
52:23Thomas Cazenave,
52:23si vous êtes élu,
52:24vous stoppez
52:24l'encadrement des loyers ?
52:26Moi, je pense qu'on se trompe
52:28un peu de parfois
52:29de diagnostic.
52:29Le problème,
52:30c'est qu'il n'y a pas
52:30assez d'offres.
52:31Il n'y a pas assez de logements.
52:33Ce n'est même pas parfois
52:33le niveau du loyer.
52:35C'est que quand je vois
52:36des étudiants
52:36qui renoncent
52:37à venir à Bordeaux,
52:38des familles qui quittent Bordeaux
52:40parce qu'elles n'arrivent pas
52:40à se loger.
52:42Et l'enjeu pour nous,
52:43c'est offrir plus
52:44de solutions de logement.
52:46Que s'est-il passé
52:47entre 2020 et 2026 ?
52:48Tous les professionnels
52:49le disent.
52:51Ralentissement énorme
52:52du logement.
52:53D'ailleurs,
52:54vous aviez, je crois,
52:55fait du combat
52:56contre, je crois,
52:56les promoteurs immobiliers.
52:58Je ne suis pas particulièrement
52:59proche des promoteurs immobiliers,
53:00mais pour sortir un logement,
53:01il faut un promoteur,
53:03un constructeur,
53:03il faut des ouvriers,
53:04il faut des terrains,
53:04on a besoin de tout le monde.
53:05Donc,
53:06arros sur la promotion immobilière.
53:08Et le nombre de permis
53:09de construire
53:10a été divisé par deux.
53:11Et pendant ce temps-là,
53:12la demande de logement,
53:13vous dites que votre combat,
53:15c'est le logement social,
53:16augmentation de 28%
53:17de demandes
53:17de logements sociaux à Bordeaux.
53:19Donc,
53:19ça ne peut pas dire
53:20que la situation
53:21soit parfaitement satisfaisante.
53:22Moi,
53:22je veux avancer
53:23avec des propositions
53:23très concrètes.
53:24Il faut plus d'offres.
53:26Transformer des bureaux
53:27en logements dans Bordeaux,
53:28c'est possible.
53:29On a identifié
53:3050 000 m2
53:31de bureaux
53:32qui aujourd'hui sont vides.
53:34Pourquoi ?
53:34Parce que télétravail,
53:35changement des organisations,
53:36qui nous permettraient
53:38de remettre
53:381 000 logements dans Bordeaux,
53:39dans le cœur de ville.
53:41Remettre des jeunes,
53:42remettre des familles,
53:43remettre de la vie,
53:44pour moi,
53:44c'est fondamental.
53:45Et ensuite,
53:45on a un deuxième
53:46grand projet urbain.
53:48C'est plutôt autour
53:48de Bordeaux-Nord.
53:49D'ailleurs,
53:50une partie des opérations
53:51sont lancées
53:51autour du stade.
53:53Et là,
53:54il faut qu'on offre
53:54encore du logement
53:56abordable,
53:56du logement pour les familles,
53:58pour les jeunes.
53:58Mais je pense
53:59qu'on a beaucoup grippé
54:01la chaîne du logement.
54:03C'est ce que me disent
54:03tous les professionnels.
54:05Commission d'avant-projet
54:06en commission d'avant-projet,
54:08des normes 100% Bordeaux,
54:10comme le label
54:11Frugal-Bordelais.
54:12Donc,
54:12au fond,
54:12beaucoup de freins.
54:14Et c'est,
54:14je crois,
54:15ce que je reproche le plus
54:16à la mandature
54:17qui s'achève,
54:17c'est qu'on a beaucoup freiné
54:19la possibilité
54:20de sortir des logements.
54:21Et quand on défend,
54:23y compris celles et ceux
54:24qui ont du mal
54:24à se loger,
54:25il faut avoir le courage
54:26de dire que oui,
54:26il faut plus de logements
54:27pour loger
54:28celles et ceux
54:28qui n'y arrivent pas.
54:29Et qu'encadrer
54:30le loyer,
54:30ça ne suffit pas.
54:32On va faire un petit décompte.
54:36égalité et il va nous...
54:40Il vous reste 20 secondes
54:41et il nous reste
54:42combien de temps exactement
54:42pour vos deux cartes blanches
54:44parce que je crois
54:44que ça va être maintenant.
54:45Vous allez avoir chacun
54:46une minute de carte blanche
54:47pour conclure.
54:48Et Auriane,
54:48une dernière question,
54:50une dernière question
54:50très rapide
54:51et après on passera
54:52aux cartes blanches
54:52et ce sera l'heure
54:53de conclure.
54:53On a entendu votre programme,
54:55on a entendu vos propositions.
54:56Si vous êtes élu,
54:57quelle sera votre première
54:59proposition, Pierre-Hermic ?
55:00Je vous encourage
55:00à être synthétique.
55:01D'abord,
55:02j'ai envie de dire
55:02que moi,
55:02je suis un peu lassé
55:03du catastrophisme
55:05qui est fait
55:06et du dénigrement
55:07qui est fait autour de Bordeaux
55:08et rappelez ici
55:09que Bordeaux est considéré
55:10par des officiers
55:12très célèbres
55:12comme Arthur Lognes
55:13comme la troisième ville
55:14la plus attractive
55:15de France.
55:16Quand on vous écoute,
55:17Thomas Cazeneuve,
55:18on a l'impression
55:18que c'est la dernière.
55:19C'est la troisième ville
55:21la plus attractive
55:23de France.
55:24Voilà,
55:24je tenais
55:25à leur rappeler
55:26donc sortant
55:26du dénigrement
55:27systématique de Bordeaux
55:28et on avancera
55:29de façon un peu plus,
55:31j'ai envie d'appeler ça
55:32la force de l'optimisme
55:33si vous le permettez.
55:34Thomas Cazeneuve,
55:35avançons sur cette terre-là
55:37aussi.
55:38La première mesure,
55:40c'est la rénovation
55:44du marché
55:45des Capucins.
55:46Je l'ai dans mon programme,
55:48c'est une occasion
55:49de revisiter
55:50l'urbanisme
55:51entre la place
55:52de la victoire
55:53On doit passer la parole
55:54à Thomas Cazeneuve.
55:56Votre première mesure
55:56et vous avez une minute
55:57devant vous avant,
55:58ce sera la conclusion
55:58pour rattraper le temps de parole.
56:00Sur la première mesure,
56:02moi je vais vous dire
56:03je rallume la lumière
56:05mais je suis très cohérent.
56:06Vous savez,
56:06je vais au compteur
56:07et j'imagine
56:07qu'il y a un compteur
56:08quelque part.
56:10C'est déjà fait.
56:11Non, c'est pas fait
56:11donc j'irai
56:12et je vais dire
56:13je rallumerai la lumière.
56:14Voilà, ça c'est concret
56:15ça prendra pas 10 ans
56:16et je pense
56:17que c'est très attendu
56:17par les Bordelaises
56:18et les Bordelais.
56:20Allez, c'est l'heure
56:21de votre minute de conclusion
56:22de votre carte blanche.
56:24Vous avez une minute
56:25pour vous adresser
56:26au Bordelais.
56:26On commence par vous
56:27et vous regardez la caméra
56:28qui est en face de vous
56:29qui vous fait signe.
56:31Lundi prochain, 23 mars
56:32j'ai vraiment envie
56:33qu'on se réveille à Bordeaux
56:34dans une ville
56:35qui met toute son énergie
56:37à donner du bonheur
56:38et du pouvoir de vivre
56:40à ses habitants.
56:41Une ville qui vous dit
56:42oui quand vous voulez
56:44faire grandir vos enfants
56:45qui ouvre des crèches
56:47et des écoles.
56:48Une ville qui vous aide
56:49à vous loger à bon prix
56:51en construisant des logements
56:52en encadrant les loyers.
56:54Une ville qui prend soin de vous
56:55en réduisant la pollution
56:56et en ouvrant des centres de santé
56:57dans les quartiers
56:58où il n'y a plus de médecins.
57:00Une ville qui vous aide
57:01à entreprendre
57:02dans vos projets
57:03dans vos projets professionnels
57:05associatifs
57:06comme personnels.
57:08Une ville de la coopération
57:10fructueuse
57:10plutôt que la compétition stérile.
57:12Une ville qui plante des arbres
57:14qui rénove ses trottoirs.
57:16Une ville qui anime ses places
57:17une ville libre
57:18gérondine
57:19indépendante
57:20des injonctions
57:21des appareils parisiens
57:22et des lobbies
57:23qui asphyxient notre pays.
57:25J'ai envie de dire au Bordelais
57:27dimanche
57:27allez voter
57:29pour dire oui
57:30à notre projet
57:31pour refuser
57:32que le macroisme
57:33va se subir
57:34à notre ville
57:35ce qu'il a fait
57:35subir à la France.
57:37Je compte sur vous.
57:39Thomas Casna
57:40vous aurez un peu plus de temps
57:41pour conclure
57:42parce que le temps de parole
57:43est un tout petit peu
57:44déséquilibré
57:45donc je vais vous dire
57:46combien de temps
57:46vous aurez exactement.
57:47Cher Bordelais
57:47dimanche prochain
57:49se joue une élection
57:50majeure
57:51pour l'avenir
57:52de notre ville.
57:53Vous l'avez vu
57:54dans le débat
57:55vous avez le choix
57:56entre deux visions
57:57très différentes
57:59de notre ville.
58:00Vous attendez
58:01un nouvel élan
58:02une nouvelle ambition
58:03une politique
58:04qui rayonne
58:05mais aussi
58:06de résoudre
58:07les problèmes
58:08du quotidien
58:09parce que nous devons
58:10sortir du déni
58:10tout ne va pas bien
58:12hélas à Bordeaux
58:13mais nous avons
58:13des solutions.
58:15Vous l'avez dit
58:15massivement au soir
58:16du premier tour
58:17vous rejetez
58:18le bilan
58:18de l'équipe sortante.
58:20L'alternance est possible
58:21j'ai conduit
58:22une liste
58:23de grands rassemblements
58:24avec deux tiers
58:25de sociétés civiles
58:26de nouveaux profils
58:27qui sont pleinement engagés
58:28expérimentés
58:29demain
58:30à votre service.
58:32Dimanche prochain
58:32vous pouvez changer
58:34d'équipe
58:34vous pouvez changer
58:35de maire
58:35nous pouvons renouer
58:36avec notre histoire
58:37avec une ville
58:38tournée vers l'avenir
58:39ambitieuse
58:40et qui redonne
58:41de la fierté
58:42aux Bordelaises
58:42aux Bordelais.
58:43Merci Thomas Cazenave
58:45merci Pierre Urmic
58:46merci à tous les deux
58:46d'avoir développé
58:48vos programmes
58:48d'avoir éclairé
58:49les Bordelais
58:50pour leur permettre
58:51de faire leur choix
58:52dimanche.
58:52Merci Auriane Mancini
58:54pour cette émission
58:56merci à tous les deux
58:57pour ce premier débat
58:58de l'entre-deux-tours
58:59des municipales à Bordeaux
59:01c'est donc verdict
59:02dimanche soir
59:03merci encore
59:03à Patrick Seguin
59:04le président de la CCI
59:05pour l'organisation
59:06ici dans ces locaux
59:08Thomas Cazenave
59:09Pierre Urmic
59:09merci beaucoup
59:10excellente fin de campagne
59:11à tous les deux
59:12Sous-titrage Société Radio-Canada
59:15Sous-titrage Société Radio-Canada
59:22Sous-titrage Société Radio-Canada
59:22Sous-titrage Société Radio-Canada
59:24Sous-titrage Société Radio-Canada
59:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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