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  • il y a 2 heures
Ce lundi 16 mars, Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital et Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux pour Amundi Institute, se sont respectivement penchés sur la performance des valeurs industrielles en Europe depuis le début des hostilités en Iran, évaluée à -9 %, et la taille du marché primaire US pour 2026, s'élevant à 2 250 milliards de dollars, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:06Sans maîtrise, la puissance n'est rien. Maîtrisez votre puissance en lui donnant la
00:11bonne échelle grâce aux data, ces chiffres qui donnent aux choses leurs vraies mesures.
00:15Valentin et Raphaël, êtes-vous prêts à nous livrer vos data ? Prêt ? Prêt. On y va, c'est
00:19parti, vous avez chacun une minute. Raphaël, on démarre avec vous. Votre chiffre ce soir,
00:23moins 9%. Oui, on parlait des perdants et des gagnants de cette crise iranienne. Quand on regarde
00:29effectivement, par exemple, le secteur industriel en Europe, aujourd'hui, sa performance depuis le
00:34début des hostilités, c'est moins 9%. On prenait les banques en Europe, c'est moins 9%. La consommation
00:40discrétionnaire, c'est moins 11%. On est quand même sur des corrections qui sont significatives, là où,
00:46par exemple, ces mêmes secteurs, mais aux États-Unis, ont finalement assez peu corrigé. Donc, on cherchait
00:51des dislocations de marché, on cherchait des idées pour repositionner les portefeuilles, aller chercher
00:57du cycle, aller se repositionner sur cette thématique de rotation, en particulier en Europe, en
01:02particulier sur ces secteurs qui ont été très fortement punis. C'est une idée pour l'investisseur
01:07constructif pour les mois et les années à venir. Raphaël, vous avez battu à plat de couture le
01:11chrono, là. Vous avez délivré une data forte. Donc, ce chiffre, vous avez mis la barre très,
01:16très haute. À vous, Valentine. Pareil, vous avez une minute. Votre chiffre, 2250 milliards de dollars.
01:22Oui, 2,25, oui, Trillon, exactement. C'est les volumes sur le marché de la dette bien notée,
01:31investment grade, qui vont devoir être émis cette année. Et c'est un volume record, c'est plus 30%
01:37par rapport à ce qu'on avait l'année dernière, essentiellement grâce à cette hausse justifiée
01:42par les grandes boîtes de l'IA qui vont émettre plus. Et jusqu'ici, ce qu'on voit, c'est
01:47que le marché
01:47primaire, sur les noms bien notés, reste bien ouvert. Il y a un peu de volatilité. Il y a des
01:53jours avec, des jours sans, mais globalement, la demande pour ce segment, que ce soit l'investment
01:59grade en Europe, l'investment grade aux États-Unis, et la demande, elle reste forte. Et on a toujours
02:06des volumes importants sur ce marché. Et c'est important de surveiller ça, parce que ça, c'est
02:11un des facteurs de transmission de cette guerre au Moyen-Orient sur nos économies. Si on a un
02:17resserrement des conditions de financement, parce qu'on anticipe des hausses de taux,
02:20parce que les investisseurs se disent « Oh là, moi, je ne veux plus prêter aux entreprises,
02:24c'est devenu trop risqué », eh bien là, on a quand même une transmission. Et là, il y a
02:27quand même
02:28une bonne nouvelle, jusqu'à présent. Le marché du crédit. Le marché, il y a toujours de la demande.
02:31Oui, oui, exactement. C'est un bon signe. C'est important de surveiller ça, même sur les actions,
02:35je trouve que c'est un facteur important à surveiller. Effectivement, il ne faut pas s'empêcher de regarder
02:38aussi les bonnes nouvelles, pas se laisser ébouiller par les mauvaises. Voilà, pas se laisser aveugler par
02:42qu'on a toujours l'accès au financement. Juste sur le marché du crédit privé, il y a un vrai
02:46risque ou pas ?
02:47Les banquiers centraux, ils sont interrogés là-dessus sur tous ces fonds qui gèlent les retraits
02:50dans le secteur du secteur du crédit privé. Il y a surtout un très grand manque de visibilité.
02:56Donc oui, il y a un risque. Après, les encours de dette sur le crédit privé ne sont pas monstrueux
03:02si on compare à la dette sur les prêts mortgage. Mais c'est quand même un secteur où aujourd'hui,
03:07il y a un manque de visibilité. Et surtout, ça peut être aussi, pour moi, un élément qui entraîne
03:12un durcissement des conditions de financement de la part des banques. Si les banques font des pertes,
03:16ducissent leurs conditions de financement. Et il y a quand même un facteur à suivre,
03:19c'est que les banques sont beaucoup plus réticentes maintenant à prêter à certains secteurs
03:23qui peuvent se faire disrupter par l'IA. Donc vraiment à suivre, pour moi,
03:27ces conditions de financement sur les marchés, mais aussi les conditions de financement bancaire.
03:31Le marché du crédit privé, c'est un vrai risque ou c'est un risque anecdotique ?
03:33Ça va être un facteur de risque à suivre. On parlait du monde d'après l'Iran.
03:37Il y aura un monde où il va falloir qu'on réfléchisse à cette problématique de crédit privé.
03:41On voit des thématiques de fin de cycle. On voit des problématiques de déconnexion
03:46entre l'actif et le passif et sa liquidité. Donc dans ces conditions,
03:50effectivement, on va suivre, même si de notre côté, vous savez qu'on fait
03:52beaucoup de dettes privées chez Tikeo, on ne voit pas de risque systémique à ce jour.
03:56Merci à tous les deux. Raphaël Thuin pour Tikeo Capital et Valentin Nenous
04:00pour Amundi Institute étaient nos invités ce soir.
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