00:06Sans maîtrise, la puissance n'est rien. Maîtrisez votre puissance en lui donnant la
00:11bonne échelle grâce aux data, ces chiffres qui donnent aux choses leurs vraies mesures.
00:15Valentin et Raphaël, êtes-vous prêts à nous livrer vos data ? Prêt ? Prêt. On y va, c'est
00:19parti, vous avez chacun une minute. Raphaël, on démarre avec vous. Votre chiffre ce soir,
00:23moins 9%. Oui, on parlait des perdants et des gagnants de cette crise iranienne. Quand on regarde
00:29effectivement, par exemple, le secteur industriel en Europe, aujourd'hui, sa performance depuis le
00:34début des hostilités, c'est moins 9%. On prenait les banques en Europe, c'est moins 9%. La consommation
00:40discrétionnaire, c'est moins 11%. On est quand même sur des corrections qui sont significatives, là où,
00:46par exemple, ces mêmes secteurs, mais aux États-Unis, ont finalement assez peu corrigé. Donc, on cherchait
00:51des dislocations de marché, on cherchait des idées pour repositionner les portefeuilles, aller chercher
00:57du cycle, aller se repositionner sur cette thématique de rotation, en particulier en Europe, en
01:02particulier sur ces secteurs qui ont été très fortement punis. C'est une idée pour l'investisseur
01:07constructif pour les mois et les années à venir. Raphaël, vous avez battu à plat de couture le
01:11chrono, là. Vous avez délivré une data forte. Donc, ce chiffre, vous avez mis la barre très,
01:16très haute. À vous, Valentine. Pareil, vous avez une minute. Votre chiffre, 2250 milliards de dollars.
01:22Oui, 2,25, oui, Trillon, exactement. C'est les volumes sur le marché de la dette bien notée,
01:31investment grade, qui vont devoir être émis cette année. Et c'est un volume record, c'est plus 30%
01:37par rapport à ce qu'on avait l'année dernière, essentiellement grâce à cette hausse justifiée
01:42par les grandes boîtes de l'IA qui vont émettre plus. Et jusqu'ici, ce qu'on voit, c'est
01:47que le marché
01:47primaire, sur les noms bien notés, reste bien ouvert. Il y a un peu de volatilité. Il y a des
01:53jours avec, des jours sans, mais globalement, la demande pour ce segment, que ce soit l'investment
01:59grade en Europe, l'investment grade aux États-Unis, et la demande, elle reste forte. Et on a toujours
02:06des volumes importants sur ce marché. Et c'est important de surveiller ça, parce que ça, c'est
02:11un des facteurs de transmission de cette guerre au Moyen-Orient sur nos économies. Si on a un
02:17resserrement des conditions de financement, parce qu'on anticipe des hausses de taux,
02:20parce que les investisseurs se disent « Oh là, moi, je ne veux plus prêter aux entreprises,
02:24c'est devenu trop risqué », eh bien là, on a quand même une transmission. Et là, il y a
02:27quand même
02:28une bonne nouvelle, jusqu'à présent. Le marché du crédit. Le marché, il y a toujours de la demande.
02:31Oui, oui, exactement. C'est un bon signe. C'est important de surveiller ça, même sur les actions,
02:35je trouve que c'est un facteur important à surveiller. Effectivement, il ne faut pas s'empêcher de regarder
02:38aussi les bonnes nouvelles, pas se laisser ébouiller par les mauvaises. Voilà, pas se laisser aveugler par
02:42qu'on a toujours l'accès au financement. Juste sur le marché du crédit privé, il y a un vrai
02:46risque ou pas ?
02:47Les banquiers centraux, ils sont interrogés là-dessus sur tous ces fonds qui gèlent les retraits
02:50dans le secteur du secteur du crédit privé. Il y a surtout un très grand manque de visibilité.
02:56Donc oui, il y a un risque. Après, les encours de dette sur le crédit privé ne sont pas monstrueux
03:02si on compare à la dette sur les prêts mortgage. Mais c'est quand même un secteur où aujourd'hui,
03:07il y a un manque de visibilité. Et surtout, ça peut être aussi, pour moi, un élément qui entraîne
03:12un durcissement des conditions de financement de la part des banques. Si les banques font des pertes,
03:16ducissent leurs conditions de financement. Et il y a quand même un facteur à suivre,
03:19c'est que les banques sont beaucoup plus réticentes maintenant à prêter à certains secteurs
03:23qui peuvent se faire disrupter par l'IA. Donc vraiment à suivre, pour moi,
03:27ces conditions de financement sur les marchés, mais aussi les conditions de financement bancaire.
03:31Le marché du crédit privé, c'est un vrai risque ou c'est un risque anecdotique ?
03:33Ça va être un facteur de risque à suivre. On parlait du monde d'après l'Iran.
03:37Il y aura un monde où il va falloir qu'on réfléchisse à cette problématique de crédit privé.
03:41On voit des thématiques de fin de cycle. On voit des problématiques de déconnexion
03:46entre l'actif et le passif et sa liquidité. Donc dans ces conditions,
03:50effectivement, on va suivre, même si de notre côté, vous savez qu'on fait
03:52beaucoup de dettes privées chez Tikeo, on ne voit pas de risque systémique à ce jour.
03:56Merci à tous les deux. Raphaël Thuin pour Tikeo Capital et Valentin Nenous
04:00pour Amundi Institute étaient nos invités ce soir.
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