Le mouvement social lancé par les lycéens se poursuit et ça donne des séquences télé où les journalistes et les politiques rencontrent un peu de la vraie vie. Ça fait du bien.
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Réclamer le RIC constituant : https://convergence.ric-france.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
00:00 Intro
00:38 Vogel
04:02 Kassovitz
07:42 Iliès
Source
Milleron https://x.com/Gdams70/status/2110636469538713690
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Qui est mélanie Vogel ?
Présidente du groupe écolo au Sénat.
Quelle est la valeur des aides d'état aux grandes entreprises chaque année ?
210 milliards d'euros.
Pourquoi les casseurs sont nécessaires selon kassovitz ?
L'état ne comprend que la force.
#kassovitz #vogel #politique #lycéen #lafanfarelarévolution #extrait #ethiqueettac
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Qui est mélanie Vogel ?
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210 milliards d'euros.
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L'état ne comprend que la force.
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Catégorie
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ÉducationTranscription
00:00Je ne comprends pas comment on peut se pointer sur un plateau télé, madame, en étant soi-même ministre macroniste,
00:04sans présenter des excuses après les dix ans de catastrophes qu'on vient de passer.
00:08On a passé au moins des explications, en tout cas politiques, sur ce qui s'est passé pendant les dix
00:13ans.
00:13Aujourd'hui...
00:14Non, mais vous n'avez pas dit à un ancien ministre, je ne comprends pas comment on peut se pointer.
00:16Non, je suis désolé.
00:17En tout cas, venir sur un plateau télé, visiblement, ce n'est pas de la faute d'Emmanuel Macron, ce
00:20n'est pas de la faute des élus macronistes, ce n'est pas de la faute...
00:22En fait, c'est la faute de qui, du coup ? C'est la faute des gens qui manifestent ?
00:24Il n'y a plus de respect, c'est rien.
00:25Alors, visiblement, il y a du respect, madame, mais monsieur, par contre, le respect n'est pas dans le sens
00:29que vous croyez.
00:29En tout cas, quand on passe quatre semaines à manifester et qu'on est reçu au bout de quatre semaines,
00:33ça, ce n'est pas ce que j'appelle le respect.
00:40Alors, Mélanie Vaudjeune, ensuite Chloé. Mélanie Vaudjeune.
00:42Oui. Désolée, je vais réagir en même temps à ce que vous dites et à ce qu'a dit madame,
00:47parce que finalement, c'est très lié.
00:49Vous nous dites qu'il serait temps de mettre en place une politique en faveur des entreprises.
00:53Non, pas en faveur des entreprises. Oui, c'est vrai. Vous avez raison.
00:58Si vous voulez mettre une politique en faveur des entreprises, c'est la seule façon de créer des richesses.
01:03Si vous voulez supprimer les impôts de production ou les mettre au niveau européen, je suis d'accord.
01:08Allez-y, Mélanie Vaudjeune.
01:09Est-ce que je peux juste répondre ? On a aujourd'hui en France estimé un rapport du Sénat voté
01:17par, je vous assure, pas que des gauchistes,
01:20qu'aujourd'hui en France, on dépense environ 211 milliards pour aider les entreprises.
01:26On a depuis une dizaine d'années ce qu'on appelle la politique de l'offre, que vous nous expliquez
01:31être la meilleure politique.
01:32C'est-à-dire plutôt que d'aider les gens à pouvoir consommer, on aide les entreprises à pouvoir produire.
01:38La politique de l'offre aujourd'hui, c'est ce qui fait que tous les gens-là qui ont manifesté
01:43leur mécontentement,
01:44leur galère, leur incapacité à payer leurs factures sont dans cette situation.
01:48Et moi, madame, j'ai beaucoup de mal.
01:50Vous êtes courageuse, vous êtes venue.
01:52Je comprends bien que la situation n'est pas facile.
01:54Vous parlez d'Olga Giverney, députée en Saint-Pôts-la-République.
01:56Voilà, parce que finalement, en fait, dans la salle, vous êtes la seule représentante des responsables de la situation dans
02:03laquelle on est.
02:03Donc je reconnais que ce n'est pas confortable comme situation.
02:06Mais enfin, vous nous avez dit, là, le gouvernement, à force de prendre des décisions dans l'urgence pour répondre
02:14à ces manifestations, là, soudainement,
02:17et puis on agit dans l'urgence, enfin dans l'urgence, mais ça fait dix ans que la situation se
02:21dégrade.
02:21Et elle ne se dégrade pas comme ça, par hasard, soudainement, ah, boum, il y a un mouvement social parce
02:27que, ah, il y a un problème de pouvoir d'achat.
02:29Mais s'il y a un problème de pouvoir d'achat en France, c'est parce qu'il a été
02:32orchestré par des choix politiques,
02:33des choix politiques conscients, expliqués, qui ont été faits depuis dix ans et qui ont consisté à faire une chose
02:39très simple, appauvrir l'État.
02:41Appauvrir l'État en faisant des cadeaux fiscaux et donc ensuite définancer les services publics.
02:47C'est ça qui explique la crise des lycéens.
02:49Les lycéens, en fait, ils aimeraient simplement que l'argent qui était abandonné à l'éducation nationale
02:55et qui aujourd'hui payait par, on parlait de la TVA, aujourd'hui, quand vous payez votre panier de courses
03:02pour acheter à manger,
03:04la TVA que vous payez, elle sert à payer les entreprises qui ont eu des réductions de cotisations sociales.
03:11C'est la vérité, c'est la vérité.
03:12Et donc, en fait, en grande partie, 110 milliards, c'est ce que la TVA, avant la TVA, elle servait
03:23aussi à financer des services publics.
03:25Donc, les gens disaient, je paye des impôts, OK, mais j'ai l'hôpital public à la place, j'ai
03:30l'éducation gratuite.
03:31Aujourd'hui, on paye des impôts, beaucoup plus qu'avant, pour aider les entreprises qui, elles, ne payent pas des
03:38salaires décents.
03:39Et donc, on est dans cette situation.
03:40Et je finis juste là-dessus parce que, comme c'est compliqué de parler, voilà, le fait de dire qu
03:47'on est là dans une réaction,
03:49que le gouvernement réagit à une situation qui vous paraît, de ce que vous dites, conjoncturelle.
03:55Il y a une crise, soudainement, mais d'où vient-elle ?
03:57Et alors, on doit réagir dans l'urgence et on ne peut pas faire les investissements de fonds ?
04:01Enfin, mais, vous n'avez rien venu venir depuis dix ans.
04:05C'est vous qui avez créé cette situation.
04:07Et on a parlé aussi du 17 octobre, qui est quand même quelque chose qu'on n'avait jamais vu
04:11dans Paris,
04:11c'est-à-dire 3 000 commerces pillés, vandalisés, et les commerçants sont des citoyens comme les autres.
04:17En plus, c'est vraiment les petits commerces, les petits commerces de la place de la République.
04:20Et quand on dit ça, on fait notre boulot ?
04:23Non, parce que ce que vous faites depuis un mois maintenant, c'est de...
04:28Et j'étais dans le taxi, là, pour venir, et je vous entendais parler en disant
04:32c'est la faute des parents, c'est la faute des jeunes, c'est la faute de la banlieue, c
04:35'est la faute...
04:36Jamais c'est la faute de la cause.
04:38Vous ne parlez pas de la cause.
04:39Alors, c'est quoi la cause des pièges ?
04:41La cause des pièges, c'est qu'il y a des mômes de Saint-Denis, ok, toutes...
04:51Couleurs et obédiences confondues, c'est des gens de Saint-Denis, c'est pas des gens du quartier, de la
04:56cité,
04:56c'est des étudiants qui se sont dit, au bout d'avoir passé des années de dire
05:02on ne peut pas travailler dans ces conditions-là, on décidait de bloquer le lycée.
05:06Et qu'est-ce qui s'est passé ?
05:07Au départ, oui.
05:08Qu'est-ce qui s'est passé ? C'était le tout départ.
05:10La cause était louable au départ.
05:11Mais pas seulement louable, mais c'est magnifique, c'est magnifique
05:17que des jeunes qui vivent dans des situations, et qui sont dans des situations difficiles pour étudier,
05:25se révoltent pour pouvoir avoir les mêmes droits que tous les autres étudiants.
05:29Non mais ça, on en convient tous, monsieur le président.
05:32La réponse du gouvernement a été la violence.
05:35C'est ça la base.
05:37Il faut que vous reconnaissiez, les gars, qu'on est en train de partir.
05:40Dans un mouvement à droite, des médias généraux qui disent, de manière générale,
05:46je vous ai entendu dire là, oui c'est vrai, il faut remettre la responsabilité des parents sur les casseurs.
05:55Vous dites, il faut mettre la responsabilité des parents sur les trottinettes ?
05:59Ben oui, quand il y a un mot.
06:00Jamais sur le gouvernement.
06:03Le monde de 13 ans qui produit une trottinette.
06:05Ne mélangez pas, ne mélangez pas les choses.
06:07Monsieur Kassovitz, c'est parce que pour vous,
06:10Votre discours, vous, là, pour vous, vous n'avez aucun problème avec ce que vous avez dit, justement, dans le
06:14média.
06:15Qu'est-ce que j'ai dit dans le média ?
06:16Vous faites que les vitrines, les vitrines, si vous êtes honnête intellectuellement,
06:21les vitrines peuvent être cassées par des pilleurs, parce que c'est le seul moyen d'être entendu.
06:24Vous pensez que vous, vous n'avez pas une responsabilité politique par rapport à votre discours ?
06:27Pas n'importe quelle vitrine ?
06:28Déjà, c'était après les casses, et puis ça fait 30 ans que je dis la même chose.
06:32Les casseurs sont nécessaires.
06:34Ah oui, mon Dieu.
06:36Malheureusement.
06:36Donc, alors, la violence est légitime.
06:37Malheureusement.
06:38Vous savez, monsieur Kassovitz, vous savez que vous...
06:40Attends, il faut expliquer pourquoi.
06:42Les casseurs sont nécessaires parce que les gouvernements ne comprennent que la force.
06:46Et malheureusement, si encore une fois, si encore une fois, on revenait à la base des problèmes,
06:51au lieu de crier sur les symptômes,
06:54si on revenait à la base et de dire, pourquoi ces jeunes étaient fâchés ?
06:59Pourquoi c'est parti en couille comme ça ?
07:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:02Il s'est passé que pendant une semaine, ils ont vu des mômes se faire défoncer par des flics sans
07:07aucune raison.
07:09Moi, je ne mets pas le truc sur les flics.
07:12Les flics, ils suivent des ordres.
07:13Ça vient de là-haut.
07:14C'est le gouvernement qui a décidé, quand il a vu des jeunes se révolter pour pouvoir avoir une éducation
07:21normale,
07:22de dire, on va leur tirer dessus à coups de grenade.
07:24Pourquoi ça justifie le 17 octobre ?
07:25Moi, je distingue les deux.
07:27Je pense que le 17 octobre, ce n'est pas des...
07:28Que ça justifie, c'est que les actions appellent des réactions, qui appellent des actions, qui appellent des réactions.
07:34Et là, on est dans un système, un cercle vicieux dans lequel le gouvernement doit nous sortir.
07:43C'est la cause d'une situation géopolitique internationale.
07:46Donc, il faut arrêter d'aller penser qu'il n'y a qu'une seule personne qui est fautive et
07:50qui va pouvoir...
07:51Mais vous n'avez pas d'excuse à faire, madame, ce soir ?
07:53La question, maintenant, c'est comment est-ce qu'on s'organise pour...
07:57Mais qu'est-ce que vous racontez ?
07:58Non, précisément, parce que là, à vous entendre, vous n'avez pas fait de fautes politiques.
08:00Non, mais je ne vous dis pas ça.
08:02Je vous dis comment est-ce qu'on fait pour travailler ensemble et trouver des solutions.
08:05Et madame, on ne peut pas travailler ensemble ? On a été entendus après quatre semaines de manifestation, madame.
08:10Je vais vous donner ce que je pense.
08:12L'augmentation de la TVA, j'y suis farouchement contre.
08:15Pourquoi ? Parce que tout le monde la paye, la TVA.
08:17Et donc, il y a des personnes qui, déjà, ne sont pas en capacité de pouvoir faire leurs courses et
08:22verraient la TVA augmenter.
08:23Donc, non.
08:24La question, c'est comment est-ce qu'on fait peser notre financement de nos politiques publiques ?
08:29Oui, il y a des réductions du train de vie de l'État à faire.
08:35Mais où est-ce qu'on pioche ?
08:36Est-ce que c'est la police ? Est-ce que c'est les enseignants ?
08:37N'importe quoi.
08:38Non, on ne veut pas.
08:39Madame, c'est un bilan économique que vous devez assumer en tant que responsable politique.
08:43Vous avez été ministre.
08:44Je suis désolé.
08:44C'est trop facile, madame.
08:45Qui demande à augmenter la fiscalité.
08:48Et effectivement, après, derrière, ça paye sur tous ceux qui payent cette fiscalité.
08:51Mais vous avez été dix ans pour voir, madame.
08:52Je ne comprends pas.
08:53Et il y a ceux qui veulent réduire les services et les services publics.
08:56Je crois qu'on doit pouvoir trouver un juste milieu, de retrouver un système qui...
09:01Juste, si je peux terminer, quand même, je ne comprends pas comment on peut se pointer sur un plateau télé,
09:05madame,
09:05en étant soi-même ministre macroniste, sans présenter des excuses après les dix ans de catastrophes qu'on vient de
09:11passer.
09:11On a passé...
09:12Non, non, non.
09:12Attendez.
09:13Soyez respectueux.
09:13Au moins, des explications, en tout cas, politiques sur ce qui s'est passé pendant les dix ans.
09:17Aujourd'hui...
09:17Non, mais vous n'avez pas dit à un ancien ministre, je ne comprends pas comment on peut se pointer.
09:19Non, je suis désolé.
09:20En tout cas, venir sur un plateau télé, visiblement, ce n'est pas de la faute d'Emmanuel Macron,
09:23ce n'est pas de la faute des élus macronistes, ce n'est pas de la faute...
09:25En fait, c'est la faute de qui, du coup ?
09:26Il n'y a plus de respect.
09:27S'il n'y a plus de respect, c'est rien.
09:28Alors, visiblement, il y a du respect, madame.
09:30Mais, monsieur, par contre, le respect n'est pas dans le sens que vous croyez.
09:32En tout cas, quand on passe quatre semaines à manifester et qu'on est reçu au bout de quatre semaines,
09:36ça, ce n'est pas ce que j'appelle le respect.
09:37Concernant vous, madame, en tant que ministre, je ne comprends pas comment est-ce qu'aujourd'hui,
09:41en tant que responsable politique, vous pouvez vous défausser de cette manière.
09:44Est-ce que vous êtes conscient que les...
09:45Pardon, Elie, le fait simplement de venir.
09:47Mais c'est encore heureux, monsieur, mais attendez.
09:49C'est d'accepter de venir.
09:51Attendez, monsieur, le député, mais attendez, le rôle d'un député...
09:54Je vais vous répondre.
09:55Je vais vous répondre.
09:57Le rôle d'un député, monsieur, c'est de se faire élire ensuite, se planquer à l'Assemblée.
10:02Le ministre prend les indemnités et ensuite partir et dire que personne n'est responsable de rien.
10:06Est-ce que vous êtes consciente, vous, madame, que les près de un million de personnes dans la rue
10:09sont là de votre fait, madame ?
10:12C'est votre gouvernement et votre bilan politique qui est absolument ridicule.
10:14Les revendications sont largement soutenues, madame.
10:16Quand vous venez sur un plateau de télé dire aux gens et regardez simplement dans les yeux des gens, madame,
10:23quand ils expliquent à quel point ils sont dans la galère, vous n'avez rien à leur dire.
10:26En fait, vous nous êtes en train de dire, madame, il faut faire ça, ce n'est pas de notre
10:30faute, il faut faire ça.
10:31Mais vous étiez dix ans au pouvoir, madame.
10:32Revenez sur ce que vous avez fait.
10:33Il y a un peu plus sur votre bilan, madame.
10:37Vient-vous pour répondre, s'il vous plaît.
10:39Oui, effectivement, le manque de respect ne fait pas avancer les choses, je suis désolée, monsieur.
10:42Bien dit, madame.
10:43Mais du coup, ça, il faut l'expliquer au gouvernement.
10:44Moi, je suis là et je continue de discuter avec tout le monde et je vais essayer de trouver des
10:49solutions.
10:49Vous n'allez pas me dire ce que j'ai à dire ou pas à dire.
10:52Évidemment, je suis là, comme parmi tout le monde, pour pouvoir évoquer les sujets qui sont difficiles.
10:57J'ai beaucoup de respect pour toutes les réclamations.
10:59J'ai beaucoup de respect pour tout le témoignage qui est ici.
11:01Et on les prend en compte.
11:03Je crois qu'on est collectivement aussi responsables de pouvoir le faire à tous nos niveaux.
11:08Et d'ailleurs, d'avoir aussi des responsables, des représentants syndicaux, ce qu'on appelle les corps intermédiaires.
11:13La société a nécessité d'être structurée pour pouvoir avancer ensemble et pour pouvoir faire nation.
11:18Aujourd'hui, on est déstructuré.
11:21Il faut assumer votre bilan, madame.
11:22On a les gens qui ne sont pas en train d'assumer.
11:25Et qui manque de l'assumer.
11:53On a les gens qui ne sont pas en train d'assumer.