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  • il y a 9 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'actualité, c'est aussi ce 44e jour de guerre en Iran avec cette question au lendemain de ce qui
00:05ressemble à un échec dans les négociations entre Américains et Iraniens au Pakistan.
00:09La guerre va-t-elle reprendre dans les prochaines heures ? Va-t-elle s'intensifier ? En tout cas,
00:13Donald Trump ordonne un blocus naval de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Hormuz.
00:17On va voir avec vous ce que ça signifie.
00:18Exactement. On va tenter maintenant de comprendre ce qui pourrait se passer avec vous, Général Philippe Sidot, ce qui pourrait
00:24se passer dans les heures qui viennent dans ce détroit d'Hormuz.
00:28Et pour ça, on va se rapprocher du mur. On va peut-être voir une première carte. Je vous laisse
00:33vous avancer. Voilà, ça, c'est la carte de la région.
00:37Regardez, mettez-vous ici. Voici le détroit d'Hormuz. Voici le golfe Persique. Voici le golfe d'Omane. Concrètement, si
00:45les États-Unis voulaient demain bloquer toute cette zone, où est-ce qu'il faudrait positionner les bateaux ? Montrez
00:50-nous.
00:50En fait, les bateaux sont déjà là. Effectivement, les bateaux américains ont besoin d'être dans cette zone. Ils n
00:55'ont pas besoin d'être ici. Il faut quand même qu'ils soient un petit peu dans cette zone-là.
00:58Ce qui se passe en ce moment, c'est qu'avec le blocus ou le contrôle du détroit d'Hormuz
01:05qu'ont fait les Iraniens, les bateaux qui viennent du golfe d'Omane passent très près des côtes iraniennes, entre
01:12l'île de l'Araq et la côte iranienne.
01:13On va peut-être voir justement une deuxième carte. Regardez, avec ce qu'on appelle la voie officielle, la voie
01:19autorisée. Voilà. Ça, c'est le corridor traditionnel. Ça, c'était avant la guerre.
01:24Voilà, près des côtes d'Omane. Très près des côtes d'Omane. Et là, c'est la voie que les
01:29Iraniens ont imposée depuis quelques jours. Le sens allé et d'ailleurs, le sens retour se fait légèrement en dessous
01:34de l'île de l'Araq.
01:37Donc, ils limitent les bateaux. Ils limitent les bateaux qui peuvent passer, qui sont des bateaux de leur choix, qui
01:42approvisionnent en pétrole et qui payent donc le pétrole iranien.
01:46L'Inde, la Chine, je sais que des bateaux irakiens. Le Pakistan également est passé.
01:51Avec un petit péage juste ici.
01:53Oui, alors c'est un péage fictif.
01:55Droits de passage.
01:55Voilà, c'est un péage en crypto-monnaie, en échange radio. Bon, voilà. On ne sait pas exactement d'ailleurs
02:01si ça se fait. Mais enfin, le principe y est.
02:02Alors, l'idée d'avoir fait ce corridor au nord, l'argument avait été de dire on a des mines.
02:08Effectivement, dans le secteur, on a posé des mines.
02:10Ce qu'on voit ici en violet. Les zones potentiellement minées.
02:13Potentiellement minées, exactement. Mais enfin, ça a été la menace des Iraniens pour obliger les bateaux amis, disons, à passer
02:19par le nord.
02:20Mais de toute façon, tous les bateaux ne peuvent pas passer, puisqu'il y a un choix de nationalité et
02:25d'intérêt.
02:25Parce qu'il y a déjà 15 jours, le journal Britannic The Economist avait dit qu'en fait, les gardiens
02:32de la Révolution, qui contrôlent cette affaire-là, gagnaient plus d'argent qu'avant.
02:36Donc vous voyez, le péage, à la limite, ce n'est pas ça qui rapporte le plus d'argent. C
02:41'est le passage des bateaux.
02:42Il y a quand même une moyenne de 2 entre 10 bateaux. Je sais qu'entre le début mars et
02:47le 7 avril, il y a 300 bateaux qui sont passés.
02:50Et il y en a 700, 800 encore bloqués.
02:52Il y en a énormément.
02:52Encore bloqués ici.
02:54Ce que dit ce soir Donald Trump, ce qu'il dit aujourd'hui, c'est soit tout ou rien.
02:58C'est-à-dire que soit tout le monde passe, soit personne ne passe.
03:00On va peut-être voir justement une nouvelle carte avec ce qui pourrait être aujourd'hui cette zone de blocage.
03:07Là, on est à Oman. Ici, on est à la frontière entre le Pakistan et l'Iran.
03:13C'est 350 kilomètres, ça. Ça veut dire qu'il faut mettre des bateaux américains tout le long ?
03:16Non, absolument pas. Ça ne se passera pas du tout comme ça.
03:20On sait parfaitement où sont tous les bateaux dans cette zone. On sait parfaitement où ils sont.
03:24Il y a tous les systèmes, même publics d'ailleurs. Il suffit d'aller sur un site qui s'appelle
03:28Marine Trafic.
03:29Et on a les bateaux. On sait où ils sont. Ceux qui sont stationnés et ceux qui sont en mouvement.
03:33Et même, il y a la distinction entre tanqueurs, cargos.
03:36Et bateaux militaires. C'est comme ça que j'avais pu voir que le bateau dont on avait parlé, américain,
03:41le destroyer qui a fait cette incursion, il était localisé ici.
03:45Hier, c'est ça. Les deux bateaux hier, très bien.
03:48Il était localisé ici.
03:49Donc, pour faire un blocus, en fait, c'est très simple.
03:52On voit les bateaux qui vont passer.
03:54Bon, ils naviguent à 12 nœuds, c'est quand même pas très rapide.
03:56On voit les bateaux qui pourraient tenter de passer.
04:00Il suffit déjà de leur parler par radio.
04:03Ensuite, imaginons un bateau chinois.
04:06Là, ça devient plus délicat, un bateau chinois.
04:08Il décide de passer, de forcer le blocus américain.
04:12Bon, là, vous avez plein de types de bateaux américains.
04:14Vous avez des destroyers, vous avez des port-hélicoptères.
04:18Contact radio, vous devez vous immobiliser.
04:21Ils ne s'immobilisent pas.
04:22Et bien là, soit on envoie un bateau, soit on envoie des hélicoptères.
04:26On peut arraisonner le bateau.
04:28Alors, il y a une unité spéciale, enfin, une armée même, carrément, américaine.
04:33Ce sont les Coast Guards.
04:34Les Coast Guards, c'est quoi ?
04:36Les Gardes-Côtes.
04:36Les Gardes-Côtes.
04:37Alors, il faut savoir qu'aux États-Unis, vous avez plusieurs armées.
04:40Les grandes armées connues, c'est l'armée de terre, l'US Navy, l'US Air Force,
04:46le commandement spatial, nouveau, les Marines, c'est un commandement à part,
04:49et les Coast Guards.
04:50Bon, il y en a deux autres.
04:51Et les Coast Guards.
04:52Et les Coast Guards, c'est une force très puissante,
04:54avec différents types de bâtiments, des petits, des gros,
04:57et des gros, ils ont même des canons, des missiles,
04:59des systèmes de défense anti-aérien.
05:01C'est très puissant.
05:02Et la cinquième flotte américaine, très petite flotte,
05:06était basée à Bahreïn.
05:07Et avait des Coast Guards avec.
05:11Donc, ces bateaux-là, on va en parler, on va aller se rasseoir,
05:13on va justement essayer de comprendre comment les États-Unis
05:17vont vraiment pouvoir mettre leur menace à exécution,
05:19d'autant que Donald Trump a même prévenu qu'il irait chercher
05:21les bateaux qui décideraient de payer l'Iran.
05:23Il irait les chercher ailleurs.
05:24Merci beaucoup, Général.
05:25Alain Houdot de Dainville, vous connaissez ces créations par cœur.
05:29Vous êtes ancien chef d'État-major de la Marine Nationale.
05:32On va vous remontrer la carte.
05:34Quand Donald Trump ordonne sur un...
05:36Alors, on s'est dit un coup de tête.
05:37On aura l'occasion d'y revenir.
05:39Dans la journée, un blocus total du détroit d'Hormuz.
05:41Voilà ce qu'on a fait.
05:42Ligne de blocage potentielle.
05:43Vous avez vu la carte du blocus américain.
05:45Est-ce qu'on a fait, vous semble, plausible ?
05:47Pas du tout.
05:48Ah, pourquoi ?
05:48Ah, ben pas du tout.
05:49Ben voilà, au moins, c'est ta carte en rouge.
05:51Expliquez-nous pourquoi ?
05:51Parce que vous n'allez pas interdire à des pétroliers
05:55qui viennent d'Arabie Saoudite,
05:56qui exportent à grand peine leurs cargaisons,
05:59vous n'allez pas les rançonner, les interdire de passer.
06:03Vous vous mettez à dos toute l'Arabie Saoudite,
06:05les Émirats, tous les pays du Conseil de coopération du Golfe.
06:08Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
06:10S'il doit y avoir un blocus...
06:12Alors, comment ça se passerait, selon vous ?
06:13S'il doit y avoir un blocus,
06:15ce serait un blocus des ports iraniens.
06:19Et vous n'avez pas que Bandar Abbas.
06:20Vous avez aussi Shabahar,
06:22qui se trouve à la frontière,
06:25au début de la ligne rouge,
06:26au nord de la ligne rouge.
06:27Et c'est là-dessus que ça se passerait.
06:30C'est un blocus qui ferait
06:32que l'approvisionnement ne va pas en Iran.
06:35Donc blocus des ports,
06:35mais pas des navires, des pétroliers qui passent, c'est ça ?
06:38Vous n'allez pas pénaliser encore plus
06:40les bâtiments
06:41et des monarchies du Golfe ?
06:44Sinon, vous vous alénez totalement.
06:46Qui sont les alliés aujourd'hui des Américains ?
06:48Qui sont jusque-là les alliés des Américains.
06:51Adèle Bacawan, ça vous semble juste
06:53ce que nous dit Alain Oudodo d'Unville ?
06:55À savoir, vaudra mieux s'occuper des ports,
06:57parce que sinon, derrière, il y a les monarchies du Golfe
06:59qui ont déjà beaucoup souffert de Philippe Leclerc.
07:02J'adopte cette grille de lecture à 100%.
07:05Pourquoi ? Parce que tout simplement,
07:06Donald Trump est entré dans...
07:09et a adopté exactement
07:11la même méthodologie des passes d'Alan.
07:13Les passes d'Alan,
07:14ils laissent les...
07:15Ils laissent les bateaux
07:19à destination de la Chine et de l'Inde.
07:20C'est-à-dire quoi ?
07:21C'est-à-dire, tout ce qui est ami passe,
07:23tout ce qui est ennemi ne passe pas.
07:25Eh bien, les Américains, ils vont faire
07:26exactement la même chose.
07:28Tout ce qui est ami passe,
07:29et tout ce qui est ennemi ne passe pas.
07:31Donc, coup par coup.
07:32Qui est le plus perdant dans cette affaire-là ?
07:34Ce sont les Iraniens.
07:35Pourquoi les Iraniens ?
07:36Parce que 90% de leur économie,
07:38c'est de l'eau putrole.
07:39Et 90% de l'eau putrole passe par là.
07:42Si l'eau putrole est bloquée,
07:44c'est toute l'économie iranienne qui tombe.
07:45Donc, Antoine Bessbouz, pardon,
07:46ça veut dire que ce soir,
07:47Donald Trump dit qu'il va bloquer,
07:48mais qu'il ne le fera pas ?
07:49Qu'il n'y aura pas de blocus total ?
07:51Écoutez, ce ne serait pas la première fois...
07:55Passons un regard là-dessus.
07:56Il y a une parité
07:57entre les Etats-Unis d'Amérique,
07:59la marine américaine et la marine iranienne.
08:03Il y a une parité.
08:05Où est la dissuasion des Etats-Unis ?
08:07Donald Trump dit que la marine iranienne n'existe plus.
08:09Qu'il a tout coulé, qu'elle est au fond de la mer.
08:11Alors, il peut avancer
08:13et débloquer le détroit
08:14et dire...
08:16Alors, il y a la question des mines.
08:17... de la circulation.
08:18Ce qui est surprenant,
08:19c'est quand même
08:21la banalisation de la dissuasion américaine.
08:24L'Amérique n'est plus respectée,
08:25n'est plus crainte,
08:26y compris par un Etat
08:28qui, soi-disant, n'a plus de marine.
08:30Mais même en disant,
08:31voilà, il y a 2000 soldats de la 82e
08:33qui vont arriver,
08:33en disant, il y a le porte-avions
08:34qui devraient se rendre au Moyen-Orient
08:36accompagnés de trois destroyers,
08:37ça, ça ne fait plus peur.
08:38C'est quoi, 2000 soldats ?
08:40L'Irak qui faisait...
08:41Oui, mais il y en a beaucoup plus,
08:42sur place.
08:43... qui fait le tiers de l'Iran
08:47pour aller en 2003,
08:49ils ont envoyé 150 000 soldats.
08:52Et puis, il y a eu le surge
08:53qui a été à 230 000 soldats.
08:56M. Trump n'a pas provisionné suffisamment de force
09:00pour pouvoir aller sur Terre,
09:02débloquer le Détroit.
09:04Maintenant, si chacun bloque les adversaires,
09:09eh bien, personne ne va passer.
09:11Et du coup,
09:12qu'est-ce qu'il va payer ?
09:13Ce sont les consommateurs à travers le monde
09:16et c'est le prix du baril qui va exploser.
09:18Et donc, tout le monde va payer.
09:20On n'a pas le temps,
09:21il faut presser le pas,
09:24on n'a pas le temps d'une guerre d'usure
09:25à la trempe.
09:26Il va falloir accélérer.
09:28Alain ou d'autres,
09:29quand Dominique disait
09:31la Marine nationale à Trump l'a rappelé
09:33en disant qu'elle n'existe plus,
09:34est-ce que c'est vrai ou pas ?
09:35J'ai passé 20 fois
09:36le Détroit d'Ormousse
09:38en période de guerre, justement.
09:40Et je peux vous dire que,
09:42effectivement,
09:42les gros bateaux n'existent plus,
09:44mais les petites embarcations,
09:45les vêtements rapides,
09:46existent avec dessus des armes
09:48qui peuvent faire des dégâts.
09:49C'était ça qu'on craignait le plus.
09:52Il y a aussi les mines,
09:53mais là, les mines,
09:53moi, j'ai beaucoup de doutes.
09:54Parce que quand vous voyez
09:55la zone de minage,
09:57elle est au pied du sémaphore
10:00qui contrôle le Détroit d'Ormousse.
10:04Donc, les gardiens du sémaphore
10:05n'ont pas regardé,
10:06ils ont laissé les mines tomber.
10:08Donc, j'ai beaucoup de doutes.
10:09C'est intéressant ce que vous dites
10:10de parler de petites vedettes rapides.
10:12C'est-à-dire qu'il suffirait,
10:13finalement,
10:13si les Américains décidaient
10:14de mettre en place ce blocus,
10:16il suffirait aux Iraniens
10:18d'envoyer ces petites vedettes rapides
10:19pour aller les provoquer ?
10:21Oui.
10:21Alors, de notre temps,
10:22il y avait aussi des pêcheurs.
10:23Et donc, il fallait faire attention
10:24de ne pas tirer sur les pêcheurs
10:26et simplement s'occuper
10:27des vedettes rapides.
10:28Là, il n'y a plus...
10:30Il n'y a plus de pêcheurs ?
10:30Si, il y a des pêcheurs chinois,
10:32mais ils ne sont plus au sud.
10:33Ils pêchent le calamar.
10:34Mais enfin, c'est autre chose.
10:35Les vedettes dont vous nous parliez,
10:36c'est celles qu'on voit à l'écran, là ?
10:38Oui, c'est ça.
10:39C'est ça qui pourrait faire peur
10:40de la croix ?
10:40Amiral, qu'est-ce que vous nous dites ?
10:41Vous nous dites que si la marine américaine
10:43tente de bloquer le Détroit,
10:45elle va être attaquée
10:46et elle court un risque majeur
10:48d'avoir des bateaux détruits ?
10:49C'est ça que vous le dites ?
10:50Je dis que si la menace
10:52que brandit les États-Unis,
10:54je pense que ça s'inscrit
10:55dans les négociations,
10:56où il se peut avoir des cartes en main,
10:57je pense.
10:58Mais la menace,
11:00le blocus serait un blocus sélectif
11:03sur les bâtiments
11:03à destination de Bandarabas ou de Chabar.
11:07Mais ça, on peut le faire plus loin,
11:09hors de portée des embarcations rapides.
11:11C'est ce que l'Iran appelle
11:12le tourbillon mortel ce soir ?
11:14Embarquer les ennemis
11:15dans un tourbillon mortel ?
11:16C'est pourquoi,
11:17je vais rebondir sur la dernière phrase
11:18d'Antoine,
11:20et il a absolument raison,
11:21ça ne tient pas tout ça.
11:22C'est pourquoi Wall Street Journal
11:23vient annoncer là tout de suite
11:25qu'il est fort probable
11:27que dans les jours à venir,
11:28la deuxième session de négociation
11:30se tiendrait entre les Américains
11:33et les Iraniens.
11:35Et ça, c'est très important.
11:36Et il cite des sources
11:38très importantes américaines.
11:40Cette situation est provisoire.
11:42Cette situation ne convient à personne,
11:44ni aux Iraniens,
11:45ni à la communauté internationale,
11:47ni à le citoyen normal
11:50un peu partout dans le monde.
11:51C'est pourquoi il est fort probable,
11:53ça c'est mon hypothèse,
11:54et je confirme ce que Wall Street Journal dit,
11:57dans les jours à venir,
11:58la négociation reprenne à Picharod,
12:00à Washington ou ailleurs.
12:02Donc on menace de bloquer
12:02pour faire revenir les Iraniens
12:03à la table des négociations.
12:04C'est exactement ça.
12:06C'est ce que vous nous disiez hier,
12:07oui,
12:07dans la communication
12:08qui s'échange entre les deux
12:09et qui ira plus fort
12:10avant peut-être une reprise.
12:11C'est ce que vous disiez.
12:13C'est ce que vous disiez.
12:41La France doit comprendre
12:42que la République islamique d'Iran,
12:44que l'Iran n'est pas l'Irak en 1991.
12:47En 1991,
12:48Saddam Hussein a capitulé.
12:49Pourquoi ?
12:50Parce qu'on avait un gagnant net,
12:52les Etats-Unis,
12:53et on avait un perdant net,
12:56la République d'Irak.
12:57Aujourd'hui,
12:59ni l'Iran,
13:00ni les Etats-Unis,
13:01ils ne peuvent pas déclarer
13:02une victoire nette.
13:03On n'a pas un gagnant net,
13:04et on n'a pas un perdant net.
13:06Ils ne veulent pas non plus
13:06déclarer une défaite nette.
13:07Voilà, exactement.
13:09C'est pourquoi il faut passer
13:11du paradigme de la capitulation
13:13au paradigme de la négociation.
13:16Ulysse Gosset,
13:17est-ce que c'est juste
13:19un échange de communication
13:20un peu fort,
13:20à qui sera le plus fort ?
13:21Parce que demain,
13:22il y a la réouverture aussi des marchés.
13:23Il y a Donald Trump
13:24qui a les yeux fixés aussi,
13:25notamment sur le prix
13:27du baril de pétrole.
13:28Donc, est-ce que là,
13:29on gagne du temps,
13:30on s'invective,
13:31mais finalement,
13:32les négociations,
13:33comme le disait Adèle,
13:33vont certainement reprendre ?
13:34Mais Donald Trump
13:35n'avait pas beaucoup de choix.
13:37Soit il reprenait la guerre immédiatement,
13:39soit il trouvait une idée.
13:40Et son idée,
13:41c'est le blocus.
13:42Ce n'est pas complètement idiot.
13:44C'est une façon
13:44de prendre les Iraniens à revers
13:46et de leur dire
13:47vous vouliez exercer une pression
13:49sur les Occidentaux,
13:51sur les exportateurs,
13:54sur tous les pays du Golfe
13:55et le monde entier,
13:57en bloquant le Détroit.
13:58Eh bien, c'est moi
13:59qui finalement
14:00prend l'initiative,
14:02il reprend l'initiative
14:03et il décide
14:04d'instaurer un blocus.
14:05Comment il va le faire ?
14:06Il a dit que ça prendrait
14:07quelques jours.
14:08Il n'a pas exclu d'ailleurs
14:09qu'il reprendrait
14:10les négociations,
14:11qu'il enverrait
14:12de nouveaux négociateurs
14:13pour essayer de discuter
14:14avec les Iraniens.
14:15Le problème,
14:16c'est qu'on risque
14:16d'arriver
14:17à force finalement
14:18de célébrer
14:20d'une certaine manière
14:21la victoire de l'Iran
14:21parce que l'Iran
14:22est très content
14:23de négocier
14:23avec le vice-président
14:24des Etats-Unis.
14:25C'est extraordinaire
14:26pour le président
14:26du Parlement iranien
14:27qui est un régime
14:28dénoncé
14:29comme innommable,
14:32terroriste,
14:33criminel, etc.
14:34Il se retrouve face à face
14:35avec le vice-président
14:36des Etats-Unis.
14:37Ce n'est pas rien,
14:37c'est pour ça d'ailleurs
14:38qu'il n'y a eu
14:39aucune photo,
14:39vous avez remarqué ?
14:40Aucune photo
14:41de la négociation,
14:42aucune poignée
14:43de main publique.
14:44Pourtant,
14:44Trump nous a dit
14:45que ça s'est bien passé,
14:46c'était un climat...
14:47Les Iraniens aussi,
14:48l'on dit,
14:49il y a l'agence TASNIM.
14:50Ils sont même devenus proches
14:51à la fin,
14:51nous disait Donald Trump.
14:52Il n'est pas question
14:53de publier une seule photo
14:54de cela
14:55parce que vous imaginez
14:56que Gilly Vance,
14:57le vice-président américain,
14:58ait pu revenir à Washington
14:59en disant
14:59ça y est,
15:00j'ai obtenu l'accord
15:01des Iraniens,
15:02on va les laisser enrichir
15:03un petit peu,
15:04mais pas trop.
15:05Mais il aurait été
15:07immédiatement fusillé
15:08entre guillemets
15:08par l'opposition.
15:09Donc c'est très délicat
15:11et donc il n'avait pas
15:12vraiment de choix.
15:13Il a sorti une idée
15:15assez originale
15:16et dans l'interview
15:17que vous avez diffusé
15:18tout à l'heure,
15:19il a fait référence
15:19au Venezuela.
15:20Il est encore
15:21dans cette idée vénézuélienne.
15:22Comme au début de la guerre,
15:24Benjamin Netanyahui
15:25lui a dit
15:25on va réussir
15:26à changer le régime
15:28et à décapiter le régime
15:29très rapidement
15:30comme ça a été fait
15:31au Venezuela.
15:32Et là,
15:32il reprend l'idée
15:33du blocus au Venezuela
15:34puisque vous vous souvenez
15:35qu'au large du Venezuela,
15:36pendant plus d'un mois,
15:37il avait bloqué
15:38tous les tankers
15:39qui essayaient
15:40d'arriver ou de partir.
15:41Eh bien là,
15:42il reprend la même idée.
15:43Donc il gagne
15:44effectivement du temps
15:45et simplement,
15:46je pense que demain,
15:47à la bourse de Wall Street,
15:49les actions vont tomber
15:51et que le cours du brut
15:53va augmenter à nouveau.
15:55Est-ce que ça va dépasser
15:56les 100, 110, 115, 120 ?
15:58Enfin, on n'est pas
15:59dans une solution de sortie.
16:00Alors, cette information
16:00qui vient de nous parvenir
16:01à l'instant,
16:02c'est le CENCOM
16:04qui nous dit
16:05qu'ils commenceront
16:06à mettre en place
16:06un blocage demain
16:07de tout le trafic maritime
16:08entrant et sortant
16:09des ports iraniens.
16:10C'est ce que vous nous disiez.
16:12Ce sera à partir de 16h.
16:13Je suis d'accord avec CENCOM.
16:15C'est un amiral,
16:15donc tout va bien.
16:16Oui, c'est pour ça.
16:18Le blocus,
16:18à partir de 16h,
16:19le blocus sera appliqué
16:20de manière impartiale
16:21contre les navires
16:21de tous les pays
16:22entrant ou sortant
16:23des ports iraniens
16:24et zones côtières.
16:24Vous disiez tout à l'heure
16:25qu'on laisserait passer
16:26les navires saoudiens.
16:26Ce n'est pas le cas, là.
16:28Ce n'est pas ce que dit
16:28le CENCOM ce soir,
16:29en tout cas.
16:30De manière impartiale
16:31contre tous les pays.
16:32Oui, mais qui entrent
16:33et qui sortent
16:33des ports iraniens.
16:35C'est ce que je disais,
16:36des ports,
16:37Bandarabas et Chabar.
16:37Donc, ça veut dire
16:38qu'il n'y aura aucun bateau iranien
16:39qui sortira et qui ne rentrera.
16:42Aucun bateau,
16:42pas forcément iranien,
16:44qui a destination
16:45avec du pétrole iranien.
16:46Pas sur tout le détroit,
16:47c'est ça ?
16:48Non.
16:49C'est ce que...
16:50On peut se tromper.
16:5110h heure locale,
16:5216h demain,
16:54heure française.
16:5516h.
16:57Amiral, vous voulez dire
16:57qu'on bloque les ports
16:59mais on laisse
16:59la navigation se poursuivre
17:01au-delà des ports,
17:02sur le couloir,
17:03le corridor,
17:04le rail qui est près
17:05des Côtes d'Omane ?
17:06C'est ce qu'ils disent,
17:06en tout cas.
17:08Autre déclaration.
17:09À l'instant,
17:09les forces du CENCOM
17:10n'entraveront pas
17:10la liberté de navigation
17:11des navires transitant
17:12par le détroit d'Hormuz
17:14vers et depuis
17:14des ports non iraniens.
17:16Oui, mais ça,
17:17c'est très important
17:17parce que ce n'est pas
17:18le blocus du détroit,
17:19c'est le blocus des ports
17:21comme le disait
17:21ce que nous disait l'amiral.
17:23Et donc, ça change tout.
17:24C'est-à-dire qu'effectivement,
17:26il ne fait pas
17:27comme ça a été dit
17:27comme les gardiens
17:28de la Révolution.
17:29S'il bloque les ports iraniens,
17:32ça bloque les navires iraniens
17:33et ça...
17:34Ça bloque l'économie iranienne.
17:35Ça bloque l'économie iranienne.
17:36Ça ne bloque pas
17:37l'intérêt iranien.
17:38Oui, oui, tout à fait.
17:39Et l'objectif, c'est quoi ?
17:41L'objectif, c'est que
17:43les Iraniens,
17:44ils bloquent l'économie mondiale.
17:45Ils pénalisent
17:46la communauté internationale.
17:48Et Donald Trump,
17:49c'est coup par coup.
17:50Dans ce cas-là,
17:51je vais bloquer votre économie
17:52et je vais bloquer l'économie
17:54de vos partenaires
17:55avec qui vous faites des affaires.
17:56En espérant peut-être
17:57que ces partenaires
17:58fassent pression sur l'Iran.
17:59Et c'est la méthode
18:00par laquelle,
18:01pour une fois,
18:01Donald Trump a raison.
18:04Ramenez les Pazadan
18:05à la table de négociation.
18:07Parce qu'ils ne veulent pas
18:08revenir à la table de négociation.
18:09Donc ça pénalise la Chine et l'Inde ?
18:11Oui, absolument.
18:12Directement.
18:13L'Iran d'abord,
18:14l'économie iranienne
18:15et ensuite les partenaires de l'Iran.
18:16D'ailleurs,
18:17la menace la plus importante
18:18aujourd'hui à mon sens,
18:19c'était la menace contre la Chine.
18:21Puisque Trump a dit
18:22si la Chine envoie des armes
18:24à l'Iran,
18:25eh bien j'imposerai
18:25des doigts de douane de 50%.
18:27Alors c'est une menace
18:28qui vaut ce qu'elle veut
18:28et qu'il va sans doute retirer.
18:30Mais n'oublions pas
18:31qu'il va à Pékin le 15 mai.
18:33Mais est-ce que vous pensez
18:34que cette visite aura quand même lieu ?
18:35Parce que depuis hier,
18:36il menace la Chine.
18:37On verra.
18:38On verra.
18:38Par exemple,
18:39on citait l'exemple
18:40d'un bateau chinois.
18:41Imaginons un bateau chinois
18:42qui passe avec le feu vert de l'Iran,
18:44le fameux détroit d'Hormuz.
18:46Que fait la marine américaine ?
18:48Est-ce qu'elle la raisonne ?
18:50Est-ce qu'elle lui demande
18:51de faire demi-tour ?
18:52Qu'est-ce qui va se passer ?
18:53Et à ce moment-là,
18:54est-ce qu'on prend le risque
18:55d'une confrontation directe
18:56avec la Chine ?
18:57C'est vraiment
18:58un scénario catastrophe.
18:59Donc, si vous voulez,
19:00c'est très délicat
19:01ce que propose Trump.
19:02Mais si c'est la version
19:04de l'amiral qui est la bonne,
19:05et sans doute a-t-il raison,
19:06à ce moment-là,
19:07ça change les choses.
19:08C'est-à-dire qu'il va bloquer
19:10les ports
19:10sans empêcher la navigation.
19:12Bon, néanmoins,
19:13cette menace adressée à la Chine,
19:15ça montre quand même,
19:16si vous voulez,
19:16qu'il y a un enjeu
19:17qui dépasse l'Iran,
19:18qui est vraiment
19:19dans la négociation globale.
19:21Il y a la Chine d'un côté,
19:22il y a la Russie de l'autre.
19:23Vous avez vu que
19:24Vladimir Poutine
19:25avait lui-même proposé
19:26d'être un médiateur
19:29puisque ça n'a pas marché
19:30avec le Pakistan.
19:31Vous voyez,
19:32on est vraiment
19:32dans une crise globale
19:34et Donald Trump
19:36doit jouer avec.
19:37C'est un moyen
19:38pour dire aux Chinois,
19:39aux Russes,
19:40aux Indiens,
19:40à tous les amis de l'Iran
19:41il est temps
19:42que vous aussi
19:43vous venez dans l'affaire
19:44et vous mettez la pression
19:45sur les places d'Alan,
19:46sur la République islamide
19:47pour qu'il accepte
19:49le droit international
19:50dans le détroit d'Hormuz
19:52et qu'unilatéralement
19:54il n'impose pas leur ordre.
19:56Vous voyez ça encore
19:57aussi comme ça
19:57Antoine Basbouz,
19:58un moyen de pression
19:59envers les partenaires,
20:00ces partenaires
20:00qui n'agissent pas autant
20:01que Donald Trump le voudrait ?
20:03Il y a une certaine confusion.
20:04Est-ce qu'il va bloquer
20:05les ports iraniens seulement ?
20:07Qui va débloquer
20:09le détroit d'Hormuz ?
20:10La vraie question,
20:11c'est qui va assurer
20:12la sécurité du détroit ?
20:14Avant la guerre,
20:16on circulait librement
20:18dans le détroit.
20:19A l'issue de la guerre,
20:20le détroit est bloqué.
20:22Mais on ne viendra jamais
20:23à la situation d'avant-guerre.
20:24C'est un point de savoir
20:26que les ports iraniens
20:28seront bloqués,
20:29mais quid de la liberté
20:31de circulation dans le détroit ?
20:33Est-ce que les Américains
20:34vont l'ouvrir de force ou pas ?
20:36C'est ça la vraie question
20:37à partir de ce soir.
20:39Ils peuvent l'ouvrir de force,
20:41Amiral ?
20:41Tout tourne autour d'Aumant.
20:43Parce que les zones de séparation,
20:45le dispositif de séparation de trafic
20:47que vous avez montré
20:48sur la carte tout à l'heure,
20:49qui est agréé par l'ONU,
20:51ce n'est pas un tracé comme ça,
20:54est dans les zones territoriales d'Aumant.
20:57Et donc, pour débloquer,
20:59il faut s'appuyer sur Aumant.
21:00Donc cette carte ici
21:02qu'on voit avec cette ligne
21:04de blocage potentiel,
21:06en tout cas,
21:06de ce blocus américain
21:07qui va démarrer demain,
21:09c'est ce que nous dit ce soir
21:10l'armée américaine,
21:11demain,
21:11à 16h, heure française,
21:13donc le gaz et le pétrole iranien
21:16ne transiteront plus,
21:17on peut résumer ça comme ça,
21:18par ce détroit d'Hormuz.
21:20Tout autre produit
21:22ne va pas transiter
21:24parce qu'il y a 6 pays,
21:27Irak, Koweït,
21:29Bahreïn, Arabie,
21:30Émirat et Qatar
21:32qui sont bloqués derrière
21:33l'ouverture de ce détroit.
21:35Et donc, rien ne va transiter
21:37si jamais il n'y a pas
21:38libération de la circulation
21:41dans le détroit
21:42et ça ne se fera pas
21:44par la négociation,
21:46il faut agir.
21:47Si ça ne se fait pas
21:47dans la négociation,
21:48il faut prendre les moyens
21:50d'ouvrir le détroit
21:51et de rendre la circulation libre.
21:54Mais est-ce qu'on peut envisager,
21:56Général Sido,
21:57est-ce que ça puisse se faire
21:58aussi par la négociation
21:59à un moment donné ?
22:00Ou pas du tout ?
22:00C'est tout à fait possible.
22:02Là, c'est l'estimation
22:04qu'il y aura
22:04parce qu'on a vu
22:05que les Iraniens
22:06n'étaient pas totalement fermés.
22:08Les Iraniens qui sont partis
22:09d'Islamabad
22:10n'étaient pas totalement fermés.
22:12Bon, il y a eu une rupture
22:12sur deux principes,
22:13sur un certain nombre de points.
22:15Sur l'UFER peut-être,
22:16quand même beaucoup fermé.
22:17Oui, oui,
22:18mais il y avait quand même
22:19une ouverture,
22:19il n'y avait pas une colère ferme
22:21en disant
22:21on recommence
22:21les hostilités demain.
22:22Donc, il y avait
22:23une petite ouverture.
22:24Donc, il y a eu
22:26cette incursion
22:27des deux destroyers
22:28américains samedi.
22:29Et puis, après,
22:31il y a la déclaration
22:31de Blocus,
22:32enfin, des bateaux
22:33que laisseraient passer
22:34éventuellement
22:36les Iraniens.
22:37Donc, il y a
22:37double réponse.
22:39Et puis, effectivement,
22:39après,
22:40s'ils trouvent vraiment
22:41un intérêt
22:42l'un et l'autre
22:42à reprendre
22:43les négociations,
22:45ils reprendront
22:45sur des points
22:46beaucoup moins violents
22:48et beaucoup moins durs
22:49que les points initiaux
22:50qui étaient le nucléaire
22:52et puis la fermeture totale.
22:53Bon, voilà.
22:54Donc, effectivement,
22:55la première phase
22:55de négociation,
22:57on réaffirme
22:58sa position,
23:01on rentre fâché
23:02et puis, potentiellement,
23:03dans quelques jours,
23:04en fonction des déclarations,
23:06on peut revenir,
23:07on peut rééchanger
23:08et puis trouver
23:09un avantage.
23:09Le nucléaire,
23:10c'est pourtant
23:10le principal point
23:12de blocage,
23:12dit ce soir Donald Trump.
23:14C'est qu'ils n'auront
23:15jamais l'arme nucléaire
23:16et nous ne voulons pas
23:17qu'il l'ait.
23:17Antoine Masbou,
23:18ça peut être quoi,
23:19la suite des négociations
23:20?
23:21On envisage quoi ?
23:21Le nucléaire,
23:22c'est du moyen long terme.
23:24Alors que l'urgence
23:25d'aujourd'hui,
23:26c'est le détroit d'Hormuz,
23:27c'est l'économie mondiale,
23:28c'est le prix du pétrole,
23:30c'est la libération
23:33des réserves de gaz
23:34que le Qatar
23:37voudrait exporter.
23:38Donc, il y a
23:38l'urgence,
23:39le détroit,
23:40et il y a
23:41le moyen long terme,
23:42le programme nucléaire.
23:43Mais Adèle Bakawan,
23:44il y a quand même
23:44un droit de la mer.
23:46Je repense
23:46à la convention
23:47qui avait été signée
23:48en 1982.
23:48Là, tout le monde a l'air
23:49de se ficher un peu
23:50de ce droit de la mer.
23:51Oui, absolument.
23:52Ce matin-là,
23:52j'étais ici,
23:53à ce plateau,
23:54lorsque le ministère
23:55des Affaires étrangères
23:56iraniennes
23:57a fait une déclaration
23:58en disant
23:59ce qu'on a gagné
24:00sur le terrain
24:01pendant la guerre,
24:02nous comptons
24:03le préserver.
24:04Seulement ça,
24:05ça se fait
24:05au détriment
24:06du droit international.
24:08Et là,
24:09les Iraniens,
24:10je pense à Islamabad,
24:11n'avaient absolument
24:12pas pris en compte
24:13cette hypothèse,
24:14à savoir
24:14l'oblocus américain
24:16du détroit d'Hormuz.
24:17Là,
24:18ils comprennent,
24:18ils commencent
24:19à comprendre
24:20que la communauté...
24:21Pour la première fois,
24:23en adoptant
24:24cette approche-là,
24:25il est fort probable
24:26que les gardiens
24:27de la révolution islamique
24:28fidèrent la totalité
24:29de la communauté internationale
24:31autour de Donald Trump.
24:32Or,
24:33pendant cette guerre-là,
24:34personne,
24:35je dis bien,
24:35personne n'a soutenu
24:36Donald Trump.
24:37Donc,
24:37c'est une affaire
24:38qui fidère
24:39la communauté internationale
24:40contre les Iraniens.
24:41C'est pourquoi
24:41il est fort probable
24:42que dans les jours à venir,
24:44comme Walsall Journal
24:45vient de l'annoncer,
24:46il y aura encore
24:46des négociations
24:47et ils vont céder.
24:48Ils vont céder
24:49en négociant
24:50à la fois
24:50le détroit d'Hormons
24:51et le...
24:52Autrement dit,
24:52faire la connexion
24:53entre les deux programmes.
24:54Détroit d'Hormons,
24:55programme atomique.
24:56Alors,
24:56en attendant,
24:57le début du blocus américain
24:58demain que l'armée
25:00annonce à partir de 16h.
25:01Et malgré le blocage actuel
25:02exercé par l'Iran,
25:04quelques navires
25:04parviennent tout de même
25:05à franchir le détroit
25:06chaque jour.
25:06On va se rendre à Doha,
25:07retrouver Boris Karlamov
25:09qui guette chaque jour
25:10la circulation
25:11dans ce détroit.
25:12Y a-t-il eu
25:12du mouvement aujourd'hui,
25:14Boris ?
25:15Oui,
25:16nouvelle fois aujourd'hui,
25:16peu de trafic maritime
25:18dans ce détroit d'Hormons.
25:19Alors,
25:19il y a eu aujourd'hui
25:20ces deux pétroliers
25:22pakistanais
25:22qui se dirigeaient
25:23vers Hormons
25:24et qui ont dû faire
25:25demi-tour.
25:26Depuis le début
25:27de cette guerre,
25:28ce sont uniquement
25:28des bateaux
25:29des pays alliés
25:30à l'Iran
25:30qui peuvent avoir
25:31l'espoir
25:31de franchir
25:32ce détroit stratégique.
25:34A ce stade,
25:352000 bateaux commerciaux
25:37sont toujours bloqués
25:38avec pas moins
25:39de 20 000 marins.
25:41Preuve de cette instabilité,
25:43pas moins de 15 navires,
25:452 millions de barils
25:46de pétrole irakien
25:47et 4 millions de barils
25:49de pétrole saoudien
25:50ont pu franchir
25:51le détroit d'Hormons
25:52hier
25:53alors que les négociations
25:54étaient en cours
25:55au Pakistan.
25:56En moyenne,
25:578 navires
25:58ont transité
25:59chaque jour
25:59par le détroit d'Hormons
26:01depuis l'annonce
26:01de ce cessez-le-feu.
26:03C'est donc quasiment
26:04deux fois plus
26:05que d'habitude.
26:06Et puis en moyenne,
26:07avant la guerre,
26:08120 navires franchissaient
26:10chaque jour
26:11ce détroit
26:12qui cristallise
26:12toujours les tensions.
26:14Boris Karlamoff
26:15en direct
26:15d'Abu Dhabi
26:17aux Émirats Arabes Unis.
26:19Ulrich Oubouna,
26:20merci de nous avoir rejoints.
26:21Je vous pose la question
26:22aussi du blocus
26:23annoncé par Donald Trump
26:24puisqu'on l'a appris
26:25il y a quelques minutes.
26:26Le commandement central,
26:27le CENCOM,
26:28donc les forces américaines
26:29au Moyen-Orient
26:29vont commencer à mettre
26:31en place
26:32ce qu'a dit Donald Trump
26:32un blocage
26:33alors on pensait
26:33blocage total
26:34mais là c'est un blocage
26:35de tout le trafic maritime
26:36entrant et sortant
26:37des ports iraniens
26:39donc pas forcément
26:39tout le détroit d'Hormuz
26:40en disant
26:42que ce blocus
26:42n'affectera pas
26:44justement
26:44ces bateaux
26:46qui
26:48enfin les bateaux
26:50qui sortent
26:51des ports
26:51enfin
26:52je vais reprendre
26:53les bateaux
26:54qui sortent
26:54des ports
26:54des Émirats
26:55c'est ça ?
26:55Exactement
26:56c'est ça
26:56c'est ce que je cherchais
26:57donc est-ce que c'est
26:58un moindre mal
26:58avant les négociations ?
27:00Alors c'est un moindre mal
27:00mais le problème
27:01c'est que la mesure
27:02miroir très probablement
27:03des Iraniens
27:03ça va être d'empêcher
27:04les quelques navires
27:05qui sortaient
27:05des ports
27:06émiratis
27:07et irakiens
27:08et koweïtiens
27:09de franchir
27:09la partie
27:10du détroit d'Hormuz
27:11qui est sous contrôle
27:12des Iraniens
27:12donc en fait
27:13on est vraiment là
27:14à mon sens
27:14dans une espèce
27:15de posture
27:16un peu de miroir
27:17des deux camps
27:17où on monte
27:18un petit peu
27:18on prend un peu
27:21des postures
27:21un peu martiales
27:22un peu guerrières
27:24mais on est toujours
27:25dans le cadre
27:25d'une négociation
27:25il faut bien comprendre
27:26que les négociations
27:27ne sont pas rompues
27:28Donald Trump a dit
27:28les Iraniens vont revenir
27:29à la table des négociations
27:30les Iraniens ont dit
27:31de leur côté
27:31qu'ils étaient encore
27:32toujours ouverts
27:33à la négociation
27:34donc là on est un petit peu
27:35dans une espèce
27:36de jeu
27:37un peu de poker menteur
27:38où chacun montre
27:38un peu les muscles
27:40mais il est quand même
27:41très peu probable
27:41que ce soit ça
27:42qui fasse piller
27:42les gardiens de la révolution
27:43Vous voulez dire
27:43qu'on est dans une forme
27:44d'escalade
27:45mais calculée
27:47assumée, calculée ?
27:48Le risque d'une escalade
27:49c'est toujours
27:49qu'elle déborde
27:50mais pour le coup
27:51à mon sens
27:51on est effectivement
27:52là dans une escalade
27:53relativement calculée
27:54de la part des américains
27:55qui n'ont pas obtenu
27:56les capitulations
27:56qu'ils espéraient
27:57à Islamabad
27:57L'idéologie est très importante
28:01pour la république islamique
28:03d'Iran
28:03mais plus importante
28:04que l'idéologie
28:05c'est l'économie
28:05ils savent très bien
28:07qu'après une guerre
28:08de 40 jours
28:10les infrastructures économiques
28:12les infrastructures politiques
28:13militaires
28:14tout est ou presque
28:15je dis bien
28:16presque détruites
28:17
28:17c'est pourquoi
28:18leur première condition
28:19c'est la compensation
28:20à 100 milliards de dollars
28:22ils ont besoin
28:23d'argent
28:23et si les américains
28:25bloquent le détroit d'Hermoz
28:26de leur côté
28:27du côté des Iranais
28:28c'est qu'ils bloquent
28:29le pétrole
28:30et si le pétrole
28:31est bloqué
28:31il n'y a plus rien
28:32qui arrive dans le compte
28:33alors dans ce cas là
28:34Donald Trump
28:35a utilisé la carte fatale
28:37à savoir
28:38cette carte existentielle
28:39cette carte économique
28:40qui a été utilisée déjà
28:42par eux
28:43contre la communauté internationale
28:44quel est le scénario
28:46c'est que les iraniens
28:48bloquent la totalité
28:49des navires
28:50non iraniens
28:51et non amis
28:53avec l'Iran
28:53les américains
28:54ils vont bloquer
28:55la totalité
28:56des navires
28:56iraniens
28:57et amis
28:58avec les iraniens
28:59autrement dit
29:00tout est bloqué
29:00alors dans ce cas là
29:01je pense
29:02il est fort probable
29:02que les iraniens
29:03ils reviendront
29:05malgré eux
29:05à la table de négociation
29:06je suis totalement d'accord
29:09avec le fait
29:10qu'il y a un point
29:10en fait
29:12du côté américain
29:13ça faisait longtemps
29:13qu'on attendait
29:14effectivement ce point là
29:15par contre une petite nuance
29:16c'est effectivement
29:17tout ça s'inscrit
29:18sur des légumes
29:18de rapports de force
29:19où cette fois-ci
29:20effectivement les américains
29:20Donald Trump
29:21en tout cas une bonne idée
29:22pardon de le dire comme ça
29:23par contre
29:24que Donald Trump
29:25s'exprime
29:26avec violence
29:27entre guillemets
29:28ou une charge
29:29directement auprès de la Chine
29:30alors que ça aurait pu être
29:31effectivement le facteur
29:33en fait
29:33qui aurait pu
29:34mettre la pression
29:35auprès de l'Iran
29:35en disant non
29:36là c'est plus possible
29:37je ne peux pas te soutenir
29:38je ne suis pas sûre
29:39que la Chine accepte
29:40que publiquement
29:40elle puisse céder
29:41par rapport à une menace
29:42américaine par ailleurs
29:43notamment sur l'augmentation
29:45vous savez
29:45des taxes soignères
29:46et donc moi
29:47la petite faille
29:48à cet élan
29:49c'est que la Chine
29:50aurait pu de manière discrète
29:51dire faire ce qu'il fait
29:52mais comme Donald Trump
29:53les expose
29:54en disant
29:55c'est aussi mon rapport de force
29:56qui fera que je vous ferai plier
29:57je ne suis pas sûre
29:59que les Chinois
30:00ne disent pas même
30:01on va peut-être
30:01vous donner des éléments
30:02pour résister
30:02parce que
30:03les négociations
30:04et le rapport de force
30:05c'est aussi l'image publique
30:07rappelez-vous
30:08on discutait
30:09il y a encore quelques heures
30:10en disant que
30:10oui
30:11les américains
30:12ont montré
30:13une forme de discrédit
30:14ils étaient une puissance
30:15ils imposaient
30:16aujourd'hui
30:17ils sont en train
30:17d'essayer de négocier
30:18ils mettent un genou à terre
30:20ou effectivement
30:20par rapport justement
30:21à un pays
30:22comme l'Iran
30:23ou à un régime
30:24qui était idéologiquement
30:25opposé aux américains
30:27là désormais
30:28il y a ce petit rapport de force
30:29mais le seul peut-être
30:31le seul pays
30:32qui aurait pu
30:33aller dans le sens
30:34des américains
30:34pour aller justement
30:36mettre la pression
30:37aux iraniens
30:38ce sont les chinois
30:39et je trouve que
30:39cette annonce
30:41publique
30:41ne permet pas
30:43de
30:43en mon avis
30:44de renverser la table
30:45comme on pouvait le faire
30:46le seul problème
30:46c'est que depuis 40 jours
30:47les américains
30:48demandent aux chinois
30:49et aux indiens
30:50d'intervenir
30:50pour mettre la pression
30:51sur les gardiens
30:52sur les passes d'Alan
30:53mais les indiens
30:55et les chinois
30:56ils ne l'ont pas fait
30:56peut-être que
30:57je ne suis pas sûre
30:58que les
30:58une forme d'humiliation publique
31:00je ne suis pas sûre
31:01que ça fonctionne
31:02c'est le problème
31:04de Donald Trump
31:04il passe son temps
31:05à humilier les gens
31:05même quand il a des atouts
31:07je ne suis pas sûre
31:08que cette méthode
31:09arrive à son résultat
31:11mais tu as raison
31:11toi aussi tu as raison
31:13mais je suis tout à fait
31:14d'accord
31:14c'est pas bien
31:14cette humiliation
31:15mais de toute façon
31:17on a la communication
31:18et on a l'effet
31:19quoi qu'il arrive
31:20la Chine va devoir réagir
31:22la Chine
31:22première importateur de pétrole
31:23ça devient
31:24effectivement
31:25un roi
31:25les importations
31:26transitent par Ormose
31:28c'est que la Chine
31:30mette la pression
31:31sur les Iraniens
31:31parce que
31:32ce qui compte
31:33pour les Chinois
31:34ce n'est pas l'idéologie
31:36ce n'est pas l'idéal
31:37c'est l'économie
31:38lorsque leur économie
31:40est fortement endommagée
31:41ils vont mettre la pression
31:43sur les Pazadon
31:43c'est sans doute
31:45un calcul de Donald Trump
31:45aussi
31:46il y a quand même
31:46un élément
31:47rien ne dit à l'heure actuelle
31:49que l'armée américaine
31:50décidera de bloquer
31:52s'il le faut par la force
31:53des navires
31:53battant pavillons chinois
31:54on franchirait quand même
31:56un cap
31:56qui serait relativement
31:58dévastateur
31:59notamment pour les Américains
32:01on parle de garantir
32:02la liberté de circulation
32:03cette idée de bloquer
32:04c'est quand même illégal
32:05premier point
32:05c'est ce que je disais hier
32:07il y a un droit de la mer
32:07la convention 42 par exemple
32:09les Iraniens ne la respectent pas
32:10mais du coup
32:11les Américains ne la respectent
32:12mais il faut bien comprendre
32:13que si du coup
32:14les Américains décident
32:15d'arrêter des bateaux
32:16avec pavillons chinois
32:16qui passent comme ça
32:18dans le golfe Persique
32:19qui ira demain
32:20faire la leçon
32:21si les Chinois décident
32:22d'arrêter des bateaux
32:22battant pavillons
32:24pavillons américains
32:25s'ils décident de faire
32:25le blocus de Taïwan
32:26donc il faut être
32:27extrêmement précaution
32:28contrairement à ce que
32:29dit ce soir l'armée
32:30vous pensez qu'un bateau chinois
32:31qui irait se remplir
32:33dans un port iranien
32:34les Etats du Dînes
32:35le laisseront passer
32:36mais j'en sais rien en fait
32:37mais je dis juste
32:38que s'ils décident
32:39de l'arrêter
32:39ce soir l'armée dit non
32:39d'accord
32:41mais ce que je vous dis
32:41c'est que si les Américains
32:42décident d'arrêter
32:43par la force
32:44un navire battant
32:45pavillons chinois
32:46ça a des conséquences
32:46on bascule dans autre chose
32:48géopolitique relativement
32:48importante
32:49s'ils ne font pas ça
32:50ça ne tient pas
32:50ça ne tient pas
32:51parce que tout ça
32:51est un problème
32:52les Iraniens
32:53nous vendent
32:53de l'entendre
32:53comme Chinois
32:54et pour les Indiens
32:55donc dans ce cas-là
32:56ça ne tient pas
32:56d'accord
32:57mais j'explique juste
32:57les conséquences
32:58pour les Etats-Unis
32:59de ce genre de choses
33:00bien sûr
33:00vous avez absolument raison
33:01mais ces conséquences-là
33:03la première conséquence
33:04je suppose que
33:06les Indiens
33:06et les Chinois
33:07cherchent leurs intérêts
33:08leur intérêt
33:09c'est mettre
33:10le maillot faible
33:11c'est les passes d'Alan
33:12mettre la pression
33:13sur eux
33:14pour dire
33:14revenez à la table
33:15de négociation
33:16appliquez le droit
33:18international
33:18à la fois
33:20aux Iraniens
33:21et aux Américains
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