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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 6 février, Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeure d'économie à la Sorbonne, Patrice Gautry, chef économiste chez l'Union Bancaire Privée, Pierre Schang, responsable des pôles France et Environnement chez La Financière de l'Échiquier, et Louis De Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et je suis en pleine forme, oui je sais, le bitcoin et l'argent s'écroulent, les éditeurs de logiciels s'écroulent.
00:07Mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle,
00:11exceptionnelle parce qu'on va commenter les événements de la semaine, de la journée, de l'heure,
00:16pour l'économie, la finance, les marchés et votre argent.
00:18Quelle semaine encore incroyable aujourd'hui, cette semaine sur la bourse, sur l'économie, enfin c'est dingue.
00:24Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, j'avais envie de parler, d'être un peu provocateur.
00:28Est-ce que Trump est en train de libérer le libre-échange ?
00:32La question macro, l'Europe est-elle rentrée ? Allez, j'essaye d'être positif, j'en ai marre de l'Europe bashing.
00:37Dans un cercle vertueux, croissance, inflation, le chiffre de la semaine et la déception, enfin la non-surprise de la semaine,
00:43le chiffre de la semaine c'est 0,3%, l'inflation en France et bien sûr, la Banque Centrale Européenne ne fait rien.
00:50En deuxième partie de l'émission, la bourse et l'IA, c'était spectaculaire, on va vous raconter ce qui s'est passé cette semaine, c'était fou.
00:56La question d'argent, quel est le placement de la semaine, le top ou le flop ?
01:00Le top 3 des gérants pour 2026 et les actions achetées ou ventes ?
01:03Mais vous le savez maintenant, pour une émission exceptionnelle, qu'est-ce qu'il faut ?
01:08Eh bien, il faut des invités exceptionnels.
01:10J'ai le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance, c'est la chouchou des médias
01:14et c'est normal puisqu'elle a le talent de comprendre, d'expliquer, d'enseigner l'économie.
01:18Anne-Sophie Alcy, bonjour, j'ai changé ma présentation parce que je sentais que vous l'assiez.
01:22Je me suis allé à plus en venir, chef économiste chez BDO France et professeur d'économie à la Sorbonne.
01:27Tout va bien ?
01:28Tout va bien.
01:29Rassurément, on va, enfin moi je suis trop vieux, mais les jeunes vont avoir de l'emploi demain ?
01:34Ils vont en avoir, je pense.
01:35Il sera différent, mais ils vont pas en avoir.
01:37Des agriculteurs ?
01:38Vous voyez, les besoins qu'on va avoir en termes d'agroalimentaire, oui.
01:42Après, c'est sous quelle forme ?
01:44Et surtout, qui sera gagnant ?
01:46Donc, retour à la terre.
01:47Retour à la terre.
01:48Des nuages du cloud au soleil de Sunny AM, il n'y a qu'un galop de cheval,
01:52Louis de Montalembert l'a franchi.
01:54Vous êtes gérant chez Sunny AM, vous allez nous parler d'un secteur que vous connaissez particulièrement,
01:58bien le secteur de la tech.
02:00Absolument.
02:01C'est dingue, hein ?
02:01Ouais, ouais.
02:01Non, mais c'est...
02:02Non, mais on le disait dans le couloir, franchement, on n'a jamais vu ça.
02:05C'est hallucinant ce qu'on vit.
02:07Incroyable.
02:07Incroyable.
02:08Transformation radicale.
02:09Radicale.
02:10Il défend la France avec passion et combat le French bashing avec ardeur.
02:14Pierre Chang, toujours positif sur la France.
02:17Déjà, je suis très agréablement surpris.
02:20Parce qu'à la dernière fois que je suis venu, vous étiez positif sur la France.
02:22Vous étiez positif sur la France, ça m'avait...
02:25Quand vous voulez, j'essaie.
02:26Et là, maintenant, positif sur l'Europe.
02:27Non, en fait, quand je vous invite, je me dis...
02:31Ah ben là, c'est très bien servi.
02:32Merci.
02:33Vous êtes gérant à la financière de l'échiquier.
02:35Tout à fait.
02:35Il n'y a qu'une valeur refuge qui a résisté dans cette tourmente, et c'est le front suisse.
02:41Ce n'est pas l'or, ni l'argent, ni le bitcoin.
02:43Nous avons donc invité la valeur refuge de l'économie.
02:46Patrice Gauthry, vous êtes chef économiste de l'union bancaire privée.
02:49C'est vrai que c'est incroyable, hein ?
02:51Oui, alors...
02:52On peut dire ça, parce que dans ce qu'on a connu, nous, avec des cheveux blancs, des valeurs refuge,
02:57il y avait toutes ces valeurs refuge, il n'y en a qu'une qui a tenu, c'est vous, hein ?
02:59Oui, oui, oui, mais ce qui va nous poser des problèmes, d'ailleurs, parce que...
03:03Ça ne peut pas monter...
03:05Oui, mais il faut qu'on exporte aussi, donc avec une devise qui s'apprécie, ça crée quelques petits problèmes.
03:11Mais, quelque part, si on est dans un monde où l'investissement est aussi très important,
03:16vous êtes une puissance d'investissement avec une monnaie qui est de plus en plus forte.
03:20C'est quand même quelque chose...
03:21Ok, vous exporterez moins, mais vous gagnerez plus d'argent sur vos investissements.
03:25En termes d'investissement, oui.
03:26Oui.
03:27Effectivement.
03:28Allez, j'avais envie de jouer un peu la frovoque et de parler d'un nouvel économique mondial.
03:35C'est la chanson préférée de l'Empire, c'était ça, là ?
03:37Vous voulez danser, non ?
03:39Il n'y a pas de...
03:39Il n'y a pas de danse sur ce truc-là ?
03:41C'est possible, oui.
03:42Non, je ne sais pas.
03:43On craignait un recours à un retour du protectionnisme avec Trump, avec les droits de douane,
03:47et pourtant, les deals de libre-échange se multiplient.
03:51Avec Trump ou contre Trump, en réaction par rapport à Trump, Union Européenne-Inde,
03:56Inde-États-Unis avec la baisse des droits de douane, le Canada et la Chine poussent aussi
04:00pour avoir des deals de leur côté.
04:02Finalement, Anne-Sophie Assif, est-ce qu'on ne va pas vers un rééquilibrage d'un libre-échange
04:08qui avait été détourné par la Chine depuis 20 ans ?
04:11C'est bien, je ne suis pas du tout biaisé.
04:13Oui, je parle à la question.
04:14C'est une question très neutre.
04:15C'est une question très neutre.
04:17Alors, c'est vrai que quand on regarde, et vous savez que j'aime la profondeur historique,
04:20quand on regarde ça à court terme, on voit un peu ces phénomènes les 15 dernières années.
04:25Donc, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
04:26Après, bien évidemment, avec l'arrivée de Donald Trump, ça s'accentue.
04:29Et ce qu'on a pu voir depuis 15 ans, c'est ce qu'on appelle la régionalisation.
04:32Donc, on a toujours une mondialisation des échanges, mais les échanges sont plus régionalisés.
04:36Donc, on va essayer de plus échanger avec son voisin.
04:39Et donc là, on va réduire les droits de douane.
04:40Ça, c'est ce qu'on avait, je suis d'accord.
04:44Et là, j'ai l'impression qu'on est passé à une autre phase.
04:46C'est comme depuis le Covid, en effet, la Chine a intégré, a vraiment inondé le monde de ses produits.
04:54On voit qu'en réaction à ça, il y a vraiment la multiplication d'avoir d'autres partenaires
04:58et de diversifier ses partenaires industriels, notamment par rapport aux partenaires chinois.
05:03D'où, en effet, tous ces deals, tous ces accords commerciaux.
05:06Beaucoup de ces accords commerciaux, il faut faire aussi attention, étaient sur les rails depuis de nombreuses années.
05:09Ça ne s'est pas fait en deux, trois jours.
05:11Ça s'est quand même accéléré, l'Union Européenne de l'Inde.
05:13Ça s'est complètement accéléré.
05:14Le Mercosur.
05:15En raison, alors, Mercosur, ça fait plus de 15 ans, donc c'est quand même très...
05:19Oui, mais ça s'est accéléré aussi, on l'a signé.
05:21Mais ça s'est accéléré parce qu'il y avait la ratification.
05:23Donc, il y a vraiment l'idée de dire, il faut qu'on diversifie nos partenaires commerciaux.
05:27On ne peut plus être aussi dépendant de la Chine, puisque c'est vrai que le Covid a mis ça en avant,
05:30quand même, c'est dépendance.
05:31Et donc, il faut d'autres partenaires.
05:32En plus, les émergents aujourd'hui, ce sont vraiment les drivers de la croissance mondiale.
05:36Donc, on voit qu'on est à plus de 4% de croissance, alors que les pays développés sont plutôt à 1,52%.
05:40Donc, on sait que c'est là qu'on ira chercher les nouveaux consommateurs de demain.
05:43Donc, il y a vraiment ce contexte géopolitique de réaction à la Chine
05:46et aussi l'idée d'aller vers des pays où il y a plus de croissance, une démographie plus attractive, pardon ?
05:51De réaction à Trump aussi.
05:53Et de réaction à Trump.
05:54Je dirais qu'il y avait déjà cette tendance, mais ça s'est juste accéléré dans le fait de conclure les accords avec son arrivée.
06:01Mais ils existaient déjà.
06:02On parlait beaucoup de protectionnisme, vous vous rappelez, encore il y a quelques mois.
06:07Moi, je fais le sentiment que c'est cette nouvelle phase d'un nouveau libre-échant,
06:11mais j'ai envie de dire plus équilibré.
06:13Pour l'instant, il n'y a encore que l'Europe qui est un peu le naïf du coin,
06:16mais les États-Unis ont réajusté, ils ont redéfini les règles par rapport à la Chine,
06:21qui ne les respectaient pas.
06:22Nous, on va peut-être arrêter de les respecter un jour.
06:26Est-ce que c'est une tendance ?
06:28Ou non, vous dites non, on n'est pas là-dessus ?
06:30Alors oui, il y a une tendance, mais j'aurais une vision beaucoup plus manichéenne de cela.
06:35En ce sens où ce que l'on observe en ce moment, c'est plutôt un détricotage du commerce mondial.
06:40Et le libre-échange, pour moi, il est plutôt au musée.
06:43Il n'est pas du tout renouvelé par ces accords.
06:45Les accords tarifaires, on se met d'accord sur un niveau de tarif.
06:49On n'est pas en train de les baisser.
06:50Entre l'Union Européenne et l'Inde, on est en libre-échange ?
06:54Bon exemple.
06:55Les tarifs sur le vin français à destination de l'Inde étaient tarifés à hauteur de 140%.
07:00Ils sont maintenant à hauteur de 30%.
07:03C'est mieux.
07:0630, ce n'est pas zéro.
07:07Non, mais 30, ce n'est pas zéro.
07:09Donc, l'Union Européenne maintient sa border tax, c'est-à-dire la taxation avec les énergies pour les produits en provenance de l'Inde et en provenance de la Chine.
07:20Donc, on n'est pas du tout dans un concept de baisse des tarifs généraux comme on avait dans les années 90 et début 2000.
07:28On est dans une partition, un partage en fait du commerce mondial avec, effectivement, comme cela a été dit, ça c'est important, je commerce avec mes amis, je commerce avec mes voisins.
07:38Donc, ça, ce n'est pas du tout du libre-échange.
07:40On est au contraire, je dirais, dans du...
07:41Alors, l'originalisme agrémenté, effectivement, de sécurité, d'où la notion de géoéconomie, parce qu'on va sécuriser les approvisionnements et sécuriser aussi, en fait, certains pans de la demande.
07:54Donc, là, l'accord entre l'Union Européenne et l'Inde, ça va mettre du temps, ça va peut-être plus profiter à l'Inde qu'à l'Union Européenne, puisque sur des biens comme, par exemple, l'automobile, on a des quotas.
08:04On baisse les tarifs, mais de toute façon, on a des quotas.
08:06Donc, pour moi, effectivement, l'impact sur la croissance...
08:09Vous avez l'idée de dire qu'on est dans une nouvelle phase ? Vous êtes d'accord ? Vous voulez rebondir ?
08:13Non, c'est vrai que je serais plus lancée.
08:14Parce que les gérants n'ont rien à dire sur ce sujet.
08:17Sur ce sujet, tout de même, quand on regarde la tendance, vraiment, des 15 dernières années, quand on regarde les obstacles au commerce, et quand on regarde le part du tarifaire et du non-tarifaire, on voit quand même qu'on est dans une baisse massive du tarifaire.
08:28Et pourquoi on a parlé du retour du protectionnisme ? C'est parce que, justement, Trump réutilisait le tarifaire, alors que le but, c'était moins de tarifaires depuis 15 ans, et on va vers le non-tarifaire, la norme, etc., pour protéger son marché.
08:38Donc là, quand vous dites, en effet, lui, ce qu'il a voulu, c'est énormément remonter le tarifaire, là, quand même, tous ces accords, c'est de se dire, alors peut-être pas à zéro, mais c'est de vraiment baisser le tarifaire.
08:48Donc c'est vraiment la politique absolument anti-Trump qui est vraiment, encore une fois, que sur le tarifaire.
08:54Et ça, c'est vraiment la tendance qu'on voit sur la régionalisation.
08:56Oui, il l'a fait.
08:59Mais ce que je veux dire, c'est que lui, son arme du protectionnisme, c'était le tarifaire, c'était pas le non-tarifaire.
09:03Alors que pendant 15 ans, c'était vraiment le non-tarifaire qu'il prenait, et qu'aujourd'hui, alors que Trump a dit, j'augmente les droits de douane,
09:10tous ces accords, c'est quand même pour les baisser, même si c'est pas à néant.
09:13Pierre, vous avez un petit peu...
09:14C'est vrai qu'en temps de guerre, on bloque le port des ennemis, et en temps de protectionnisme, on bloque ses propres ports.
09:22Ça, c'est une phrase de Frédéric Bastia que j'aime bien, parce que ça veut dire quoi ?
09:26C'est-à-dire que le protectionnisme, on a compris que c'est pas quelque chose qui marche sur la durée.
09:31Donc c'est vrai que la stratégie de Donald Trump, moi, en tout cas, elle m'étonne,
09:35parce que ça peut fonctionner sur le court terme, mais dans la durée, ça sera forcément néfaste, je pense, pour le consommateur américain.
09:42– On le voit pas encore, il n'y a pas d'inflation.
09:45– Voilà, mais bon, ça fait un an, quoi, donc même pas.
09:47Voilà, donc je dirais que le protectionnisme, c'est pas la solution, et en Europe, du coup, on l'a compris,
09:52mais ceux qui l'ont compris, surtout ceux qui sont, je pense, dos au mur, sont les Allemands.
09:57Les Allemands, aujourd'hui, sont en déficit commercial par rapport à la Chine, les États-Unis se ferment,
10:03donc les Allemands ont un besoin urgent de trouver des nouvelles débouchées,
10:06donc ça, c'est le Mercosur, les Français étaient contre, et maintenant l'Inde.
10:09Donc maintenant, il faut croiser les doigts pour les Allemands, parce que c'est pas sûr que ça fonctionne,
10:12mais en tout cas, c'est ça la démarche, je pense qu'il y a une espèce de dos au mur, un peu de panique,
10:16il faut absolument trouver des débouchés.
10:18– Oui, rapidement.
10:19– En fait, je pense qu'on a changé de cycle, il y a eu un premier cycle qui était,
10:22on recherche de la déflation, en fait, l'entrée de la Chine à l'OMC, c'est ça,
10:26c'est ce qui fait que le budget de l'habillement d'un foyer, c'était 11% au début des années 80,
10:34et c'est 3% du revenu disparu.
10:36– Eric Léowine dirait que c'est 1% du vôtre, mais s'il était là…
10:40– Peut-être un peu plus, mais en fait, c'est le Covid pour moi qui a changé la donne,
10:45c'est qu'on recherche maintenant la sécurité.
10:47En fait, Trump, avec son capitalisme de la finitude,
10:50est encore plus obsessionnel sur la sécurité,
10:54mais le commerce mondial aujourd'hui ne répond plus aux prix à tout prix,
10:58à la déflation, il répond à la sécurité des autres.
11:02– Il y a quand même une volonté de ne pas voir les prix remonter,
11:04tout le monde a peur du retour de l'inflation,
11:06y compris Trump, puisqu'il baisse quand même ses droits d'honne, non ?
11:09– Non, généralement, il les a montés.
11:12– Il les a montés, mais il les rebaît.
11:13– Il les a réagis, il les a réagis, oui.
11:15– Allez, on passe tout de suite à la question macro,
11:17qui va faire plaisir donc à Pierre, contre l'Europe bashing.
11:21Je me suis posé la question cette semaine, je me suis dit,
11:23en regardant les chiffres, la révision à la hausse des chiffres de croissance
11:27de la zone euro et de l'Union européenne,
11:29des perspectives qui n'étaient pas trop mal,
11:30l'inflation qui est en baisse.
11:34Finalement, on n'est pas si mal, non, sur l'économie européenne ?
11:37– Mais complètement, c'est ce qu'on disait.
11:38– Oui, c'est ce que vous me disiez, c'est pour ça que je me...
11:40– Vous ne me croyez pas avant ?
11:42– Non, non, mais je ne crois toujours pas, mais écoute.
11:46– Non, c'est ce qu'on disait, en fait,
11:47qu'il n'y a pas de crise économique majeure en Europe.
11:49– Non, c'est autre chose, mais on est même,
11:51on a l'impression que ça bouge un peu, quoi.
11:54– Alors, en tout cas, vu les risques que j'ai politique et autres,
11:57on voit qu'on est dans une Europe qui, on va dire, s'en sort.
11:59En tout cas, est assez stable.
12:01Alors, on n'a pas les 3-4% même chinois,
12:05c'est vrai qu'on a des croissances qui restent quand même assez faibles,
12:06on voit 1% en France, 1% en Allemagne.
12:09On a quand même des locomotives,
12:11l'Allemagne à quasiment 3%,
12:13les pays du Sud qui sont vraiment en revanche
12:15et qui ont l'économie à quasiment à 3%.
12:18– Vous disiez l'Allemagne, c'est pour ça.
12:19– Non, pardon, l'Espagne,
12:21un déficit qui est maîtrisé en dessous les 3%,
12:24alors qu'ils n'ont pas de budget.
12:25Donc, on voit qu'on a vraiment une Europe qui tient,
12:27vu les risques géopolitiques, vous l'avez dit,
12:30une inflation qui est aussi maîtrisée.
12:32Là aussi, concernant le crédit,
12:33alors il y a des hausses, des baisses,
12:35mais globalement, il y a du financement des entreprises.
12:37Après, le problème, c'est tout ce qui est financement à risque
12:39ou d'innovation.
12:40– Et puis, il y a une stabilité politique.
12:42– Et il y a une stabilité.
12:43Avec des investisseurs qui nous disent,
12:45oui, en Europe, vous avez aussi l'État de droit.
12:48Alors, ça nous paraît, on se dit,
12:49voilà, c'est quelque chose d'acquis, etc.
12:51Mais visiblement, c'est important.
12:53Vous avez, en effet, des règles qui sont plus ou moins respectées.
12:57En tout cas, vous avez un cadre normatif
12:59qui, aujourd'hui, avec tous les changements,
13:02peut être rassurant.
13:03Ce qui est assez étonnant,
13:03parce que c'est vrai qu'on se dit aussi,
13:05voilà, et ce qui n'est pas faux dans beaucoup de secteurs,
13:07on a une surtransposition des normes, etc.
13:10Là, c'est vrai qu'avec ce contexte géopolitique mouvant,
13:12on voit que l'Europe peut apparaître
13:13comme une valeur refuge,
13:15avec certes moins de potentiel de croissance,
13:17mais une stabilité.
13:17L'Europe comme une valeur refuge.
13:20Optimiste sur l'Europe aussi, Patrice ?
13:22Alors là, c'est le verre à moitié plein.
13:24Je vais faire le verre à moitié vide.
13:26Il n'y a pas de leadership politique en Europe.
13:30On n'a pas de technologie.
13:32Heureusement, en ce moment, non ?
13:33Peut-être heureusement.
13:35Ça permet de rentrer...
13:36La section de camp.
13:38Non, mais regardez, c'est très drôle.
13:40Juste une seconde, le CAC 40,
13:41qui ne baisse pas,
13:43parce qu'on n'a pas de valeur techno.
13:44C'est quand même très drôle.
13:45Alors, il a été un peu pénalisé par des LVMH.
13:47Oui, mais bon,
13:48quand vous voyez ce qui s'est passé cette semaine,
13:50on n'a quasiment pas bougé.
13:51Donc, il y a ça.
13:53L'Allemagne, effectivement, elle tire.
13:54On peut, si on est...
13:55Alors là, j'emprunte un peu le côté plein.
13:59Si on est vraiment très positif sur l'Allemagne,
14:01on pourrait avoir du 1,8% au quatrième trimestre en Allemagne.
14:04Je pousse.
14:05Ah oui, là, vous êtes très optimiste.
14:06Mais oui.
14:07Dire, à force de voter des budgets,
14:10enfin, la défense...
14:11Ça va finir par...
14:11Oui, c'est...
14:12C'est en train d'arriver.
14:13Les indicateurs mensuels sont en train de nous dire
14:15qu'il se passe quelque chose.
14:16Si vous enlevez l'Allemagne dans la zone euro,
14:18et même avec l'Espagne encore qui tire à 2,
14:21eh bien, vous êtes à 0,8%.
14:23Donc, ce n'est pas encore très, très, très, très glorieux.
14:25Moi, je dirais, en fait,
14:26on est en train peut-être d'ouvrir un nouveau chapitre,
14:28mais c'est qu'une préface.
14:30Donc, il va falloir, effectivement,
14:31que ça accélère et que ce soit durable.
14:34Et c'est là le problème, effectivement, de l'Europe.
14:36C'est de dire qu'on va accélérer sur l'année 2026,
14:40mais il faudrait que la tendance
14:41et que le relais d'investissement,
14:43de gains de productivité,
14:44c'est ce dont on est en train de parler aux États-Unis,
14:47se rendent pérennes, en quelque sorte,
14:49que ce ne soit pas simplement une reprise cyclique.
14:52Pierre, vous voulez...
14:53Oui, bien sûr.
14:54C'est vrai qu'en France,
14:55on a 0% d'inflation,
14:57ou à peu de choses près,
14:58mais ça va repartir un petit peu, apparemment,
14:59d'après ce que j'ai compris,
15:00sur le reste de l'année.
15:02Mais en Europe, on a de la croissance
15:03et on a des taux qui sont...
15:05une inflation qui recule légèrement.
15:06Donc ça, je veux dire,
15:07boursièrement parlant,
15:08c'est génial.
15:10On a plutôt des taux...
15:10C'est l'alignement de planètes
15:11que vous souhaitez, vous.
15:12Le taux Québec,
15:13c'est une croissance...
15:14On n'est pas en récession,
15:15avec une croissance qui tient,
15:16voire même...
15:16Et un retard technologique.
15:18Donc je veux dire, ça,
15:19boursièrement parlant,
15:20moi, c'est l'une des raisons
15:21pour lesquelles je pense que
15:22c'est difficile d'avoir un krach fondamental,
15:25continu et durable
15:28dans ce genre de contexte.
15:32Donc c'est pour ça que moi,
15:32je suis plutôt positif.
15:35Maintenant, sur le leadership européen,
15:36là, pour en parler,
15:38il y a un défaut de gouvernance en Europe,
15:40c'est évident.
15:40Donc c'est ça le problème.
15:42Très rapidement.
15:42On parlait du monde qui change
15:44de manière catégorique
15:45avec des innovations technologiques
15:47telles qu'on n'en a jamais vues
15:48de notre existence.
15:50En fait, on est totalement largué.
15:52Je suis désolé,
15:52mais on est totalement largué.
15:54Et donc, le monde de demain
15:55se fera pour l'instant,
15:57à mon sens, sans l'Europe.
15:58Oui, mais du coup,
15:59on n'essuie pas les plâtres.
16:00C'est-à-dire qu'on pourrait...
16:02Ah, super.
16:02Non, non, mais...
16:03Vous savez quoi ?
16:04On ne devrait pas avoir
16:05l'électricité non plus, du coup,
16:06pour ne pas essuyer les plâtres.
16:07Non, surtout pas l'électricité,
16:08c'est là où on est très fort.
16:09Non, non, je suis d'accord,
16:10mais ce que je veux dire,
16:11c'est la perte.
16:12Le principe de précaution
16:14qui est dans notre Constitution,
16:15c'est une calamité.
16:17Et ça nous met à l'écart de tout...
16:19Anne-Sophie, répondez-lui.
16:20Tout...
16:21Alors, moi, c'est vrai
16:22que je n'ai pas du tout
16:23votre analyse.
16:24Quand vous regardez
16:25les projections,
16:27parce que l'idée,
16:27vous l'avez dit,
16:28c'est la tendance
16:29sur les 10, 20 prochaines années.
16:31De quoi on va avoir besoin,
16:32notamment avec la transition écologique,
16:34d'énergie pas chère, décarbonée,
16:36qui est aujourd'hui dans le monde
16:38des pays qui sont leaders dedans.
16:40C'est super,
16:41mais on consomme surtout
16:42de la technologie américaine.
16:44Oui, et...
16:44Non, mais...
16:45Juste répondant à ces questions.
16:46Quand vous avez ce débat
16:47sur la Chine,
16:48on dit, regardez,
16:49c'est une grande puissance
16:49également industrielle,
16:50il y a aussi plein de problèmes
16:51chinois internes.
16:53Le vieillissement,
16:54le fait qu'il ne soit pas diversifié,
16:55l'endettement
16:55et la crise du secteur immobilier.
16:57Est-ce qu'on en parle ?
16:58Non, non, non,
16:59mais la Russie,
16:59on en parle,
17:00oh là là,
17:00grande puissance, etc.
17:01Est-ce que la Russie
17:02est une puissance économique
17:04quand vous retirez
17:05les hydrocardiores ?
17:06Et les Etats-Unis...
17:08Les Etats-Unis,
17:09mais ils parlent
17:09des Etats-Unis,
17:10bien sûr qu'il y a la tech,
17:12etc.
17:12Mais à part la tech,
17:13vous avez regardé
17:13les autres secteurs industriels,
17:15est-ce que ce sont des secteurs
17:16qui sont excessivement...
17:17Vous l'avez regardé,
17:18Louis Montalorière ?
17:19Non, mais...
17:19Elle a repris son truc de propre, là !
17:21Mais voilà, Malsif !
17:22Je suis désolée !
17:23Ce que je trouve assez étonnant,
17:29c'est que là, en effet,
17:30la Chine,
17:31puissance industrielle,
17:32pas de sujet,
17:33les Etats-Unis technologiques,
17:36nous, en Europe,
17:37on a des secteurs
17:38comme on en fait
17:38l'énergie décarbonée
17:39et la défense,
17:40et ça, ça compte pas.
17:41Et au même sens,
17:41quand on parle de gouvernance,
17:43c'est aussi un problème
17:43de mentalité de l'européen.
17:45Zéro !
17:45Vous êtes exclue
17:47du cours d'Anne-Sophie Alcif.
17:49Allez, on passe tout de suite
17:50au chiffre de la semaine.
17:51On a des chances,
17:52des grandes chances.
17:52Ah là-bas,
17:53j'aimerais pas l'avoir en cours.
17:54Le chiffre de la semaine,
17:550,3%.
17:56Comme d'habitude,
17:58l'inflation s'est effondrée
17:59en France.
18:00Comme d'habitude,
18:01elle a chuté
18:02en zone euro,
18:04on s'y attendait,
18:04mais comme d'habitude,
18:05la BCE n'a rien fait.
18:06Comme d'habitude,
18:07Christine Lagarde
18:08est contente d'elle
18:09et contente du statu quo.
18:10Comme me chantait
18:11notre grand Claude François,
18:12je me lève,
18:13je la bouscule,
18:14elle ne se réveille pas.
18:15Comme d'habitude.
18:16Patrice Gautry,
18:19d'abord,
18:20l'inflation qui baisse ?
18:21L'inflation baisse,
18:22oui,
18:22on a un jeu
18:23qui est plutôt
18:24de comparaison favorable,
18:26qui malheureusement,
18:27en fin d'année,
18:28redeviendra un peu moins favorable,
18:30puisqu'on a eu des baisses
18:31de prix au mois de septembre.
18:32Et donc là,
18:33on aura des comparaisons annuelles
18:34qui, en France,
18:35peuvent revenir
18:35en faisant autour de 1%.
18:36Sauf si le pétrole
18:37continuait sa baisse.
18:38Alors, effectivement,
18:39là, si l'euro monte,
18:40si le prix du pétrole
18:41continue à baisser,
18:43et c'est le prix du pétrole,
18:44alors là, effectivement,
18:44on restera sur des niveaux
18:45d'inflation relativement faibles.
18:47C'est la baisse
18:47des prix de l'énergie.
18:48En dehors de la France,
18:49quand on regarde
18:50la zone euro,
18:51on est avec une baisse
18:52des prix de l'énergie,
18:53Christine Lagarde l'a rappelé
18:54lors de sa conférence de presse,
18:56moins 4% sur un an.
19:00Il y a encore quand même
19:01de l'inflation,
19:02puisque l'inflation
19:02dans les services,
19:03alors c'est plutôt 2% en France,
19:05c'est 3%,
19:06un peu plus de 3%
19:07donc en zone euro.
19:09Ça met du temps à descendre.
19:10C'est aussi à peu près 3%,
19:122,5, 2,7 aux Etats-Unis.
19:15Donc, l'inflation mondiale,
19:16elle existe encore
19:16dans les services
19:17parce qu'il y a du pricing power
19:18et parce qu'aussi,
19:20il y a de la demande
19:21par rapport à des biens manufacturés.
19:23Les biens manufacturés
19:24sont plutôt en baisse.
19:26Alors, pas aux Etats-Unis
19:27parce qu'il y a un peu
19:28de tarifs qui passent,
19:29mais on voit bien
19:29qu'on est sur une tendance
19:30décroissante
19:31dans les pays développés.
19:34Donc, il existe encore
19:34l'inflation.
19:35Il existe.
19:36Jean-Marc Le Niel,
19:37il dit qu'il n'y a pas d'inflation.
19:38Il y a de l'inflation
19:38dans les services
19:39parce qu'on est des économies
19:41qui sont portées
19:42par les services aujourd'hui.
19:44Et après,
19:45on le voit dans certains pays
19:46comme les pays anglo-saxons
19:47ou le Royaume-Uni,
19:48il y a des hausses de coûts
19:49mais les entreprises
19:50ne peuvent pas répercuter,
19:51ne peuvent plus,
19:52ce qui n'était pas le cas auparavant,
19:53ne peuvent plus répercuter
19:54leur hausse de coûts
19:56sur les prix finaux
19:57en raison de la compétition
19:58et de la concurrence.
19:59– L'inflation au passé,
20:01en Europe,
20:01en zone euro ?
20:02– Alors, c'est vrai
20:03que la tendance,
20:04c'est pour ça que vous dites
20:04pourquoi elle ne baisse pas les taux,
20:06il y a, on va dire,
20:07une politique là un peu plus…
20:09Moi, je pense que c'est ça,
20:09c'est qu'il y a vraiment
20:10encore de l'inflation
20:11et surtout de l'inflation
20:12dans les services
20:13et qu'on attend aussi
20:14de voir ce que la relance
20:15en Allemagne
20:16va avoir comme conséquence.
20:17C'est quand même
20:18l'économie allemande
20:19que c'est vraiment
20:20le premier baromètre,
20:21je pense,
20:21pour la Banque Centrale Européenne.
20:23Donc, je pense que
20:23tant qu'on n'a pas d'effet
20:24d'être vraiment sorti durablement
20:26de cette crise inflationniste,
20:27même si, bien sûr,
20:28là, on en est sorti
20:29et les prévisions le montrent,
20:30je pense que c'est pour ça
20:31qu'on reste dans un certain
20:32statu quo
20:32et surtout,
20:33elle attend de voir,
20:34je pense,
20:34l'impact du plan d'investissement
20:36vraiment sur la reprise
20:37de l'Allemagne.
20:37Ça, je pense que c'est vraiment…
20:38– D'accord,
20:38on en a parlé avant l'émission,
20:40il y a quand même
20:40le facteur de l'emploi.
20:41On voit quand même
20:42qu'il est en train
20:42de se passer des choses
20:43au niveau de l'emploi.
20:44On voit qu'évidemment
20:45aux États-Unis
20:46et même en Europe,
20:47on voit que l'emploi calme,
20:48que les entreprises
20:49embauchent peu ou plus.
20:51Ça, c'est quand même
20:52un facteur
20:52qu'elles devraient regarder,
20:53non ?
20:54– Alors oui,
20:54notamment en Allemagne,
20:55puisqu'on a vu dans l'industrie
20:56qu'il y avait des difficultés.
20:58Donc là, il y a eu vraiment
20:58un impact aussi
20:59sur l'emploi manufacturier,
21:01ce qui était quand même
21:01moins le cas en Allemagne,
21:02en Italie.
21:03Vous l'avez dit,
21:04beaucoup de secteurs
21:05en disaient avec l'impact
21:05de l'intelligence artificielle,
21:06mais là aussi,
21:07je pense qu'elle est
21:08beaucoup plus dans un statu quo
21:09et d'avoir vraiment
21:10les vraies conséquences.
21:11Là, on commence,
21:12c'est le début,
21:13on commence à le voir,
21:14mais on n'a pas encore
21:15les énormes impacts
21:16sur vraiment,
21:17on n'a pas d'explosion
21:18du taux de chômage
21:18en zone euro.
21:19On n'est pas dans ce scénario.
21:20– Non, mais…
21:21– Oui, l'euro qui est fort aussi.
21:24– Donc, regardez l'Espagne,
21:26vous dites,
21:26l'Espagne,
21:26c'est quasiment à 20%
21:27de taux de chômage.
21:28Là, ils ont encore
21:29un taux de chômage élevé,
21:29mais ils sont deux fois moins,
21:31à 10.
21:32Donc, ça reste très élevé.
21:33Mais donc,
21:33on n'est pas du tout
21:34dans un scénario
21:35d'explosion du taux de chômage,
21:37de faillite.
21:38On est beaucoup plus
21:38dans un scénario
21:39d'attentisme
21:40et de se dire,
21:41il y a des risques,
21:41donc j'attends.
21:42Et en effet,
21:43les entreprises embauchent,
21:45ou en tout cas,
21:45attendent d'embaucher
21:46pour savoir
21:46ce qui va un petit peu se passer.
21:47– Pour la France,
21:48c'est pas bon.
21:50Je veux dire,
21:50on a pratiquement
21:50plus d'inflation
21:51et on a des taux européens
21:52à 2%.
21:53– Oui, mais on fait partie
21:54de la zone euro.
21:55– Alors, c'est pas bon
21:58et c'est bon
21:58parce que ça crée
21:59du pouvoir d'achat.
22:00parce qu'aujourd'hui,
22:02les salaires sont plutôt
22:02autour de 2%,
22:03les hausses de salaire,
22:04je pense,
22:04sur votre contrôle.
22:05Et quand on a un fossé
22:06qui est autour de 1%,
22:08nous, on le voit
22:08dans l'épargne.
22:09Une partie de l'argent
22:10que vous collectez
22:11et qu'on voit
22:11dans les circuits d'épargne,
22:13il vient de cette amélioration.
22:15– Pour l'investissement,
22:15pour les créations d'emplois,
22:16c'est peut-être bien.
22:18– Oui, mais ça ruisselle
22:19sur l'investissement.
22:20J'ai une question, Patrice,
22:21juste.
22:22C'est intéressant
22:23ce que disait Anne-Sophie,
22:24mais pourquoi justement
22:26ne pas baisser
22:26et quitte à réajuster
22:30quel est le problème ?
22:31Je sais bien
22:32qu'on ne fait pas
22:32du trading de taux,
22:33donc elle ne va pas faire ça
22:34tous les mois.
22:35Mais quel est le problème
22:36d'aller un peu plus loin
22:37dans la baisse des taux
22:38quitte à les remonter après ?
22:39– Alors, l'argument
22:41a été servi,
22:42c'est de regarder
22:43comment va se comporter
22:44l'Allemagne.
22:46Il y a un deuxième argument
22:47qui a été donné,
22:48c'est les négociations salariales.
22:50Mais là, je ne pense pas,
22:51on est sur une tendance
22:52au ralentissement.
22:55Et je serais un peu comme vous
22:57en disant
22:57une banque centrale
22:58peut baisser une année,
22:59remonter l'année suivante.
23:01– Les États-Unis l'ont fait
23:02plusieurs fois.
23:02– Les États-Unis le font,
23:03les banques des pays émergents
23:04qui sont en Asie
23:06comme dans d'autres pays
23:07qui sont relativement
23:08bien gérés,
23:09se jouent d'audace
23:10à aller chercher des taux.
23:12Pourquoi on peut le faire ?
23:14Et là, c'est effectivement
23:15l'argument de financement
23:16des entreprises.
23:17Quand on a regardé
23:18la dernière enquête
23:18qui vient de sortir cette semaine
23:20de l'évolution du crédit
23:22et de la demande de crédit
23:23au sein de la zone euro,
23:25il y a quelque chose
23:25qui m'alerte un petit peu,
23:27c'est que les banques
23:27sont en train de freiner
23:28sur le crédit,
23:30l'octroi de crédit
23:31aux entreprises
23:31avec des disparités
23:32qui sont très importantes
23:34entre les différents pays
23:35de la zone euro.
23:36Ça, ça peut être problématique
23:37si on veut une croissance
23:38européenne
23:38qui gagne en maturité
23:39avec une Europe
23:40qui gagne aussi
23:42ou qui rentre
23:42dans des nouvelles technologies,
23:44dans les infrastructures
23:45et qui finance
23:46de la défense,
23:47et bien effectivement
23:48on pourrait jouer d'audace
23:49en allant chercher
23:50un peu de baisse de taux
23:51pour être sûr
23:52qu'il n'y ait pas
23:52un goulot d'étranglement
23:53ou du moins
23:54un robinet du crédit
23:56qui se ferme
23:57alors qu'il ne se ferme pas
23:58pour les ménages,
23:59il ne se ferme pas
23:59pour l'immobilier
24:00et l'immobilier
24:01n'est pas moins
24:01ni plus risqué
24:02que l'investissement
24:03des entreprises.
24:05On se retrouve
24:05en deuxième partie
24:06de l'émission
24:06et on va se poser
24:07la question,
24:08d'abord on va raconter
24:09ce qui s'est passé
24:09cette semaine
24:10à la bourse
24:10face à l'IA,
24:11c'était dingue,
24:12les prévisions
24:12de nos gérants
24:13pour 2026,
24:14le placement de la semaine
24:15de top ou le flop,
24:16le top 3 des gérants
24:17et les actions
24:17à acheter ou vendre.
24:22BFM Business présente
24:23C'est votre argent
24:26Marc Fiorentino
24:29Et pour commenter
24:30cette semaine
24:31de dingue
24:32Patrice Gautry,
24:33Pierre Chang,
24:34Louis de Montalembert
24:35et Anne-Sophie Alsif,
24:37vous avez failli
24:38vous faire jeter
24:39de l'émission.
24:40On vous a reculé
24:41et on vous a repêché
24:43entre les deux parties
24:44mais n'y revenez pas.
24:47Les marchés
24:47cette semaine,
24:48waouh !
24:50Le paradoxe de l'IA,
24:52donc elle a tiré
24:53la bourse
24:53avec les valeurs tech
24:54et maintenant
24:54elle est en train
24:55de détruire
24:55des pans entiers
24:56de la cote
24:57comme les éditeurs
24:58de légitimes
24:58ou encore
24:59les agences de com.
25:00Louis,
25:01vous pouvez,
25:01alors on voit,
25:02on tourne autour
25:05de zéro,
25:05on voit que les valeurs
25:06tech américaines
25:07sont sous pression,
25:09on voit que le CAC
25:10résiste bien
25:11on a de la chance,
25:12on n'a pas de valeurs
25:13tech
25:14ou très peu.
25:17Qu'est-ce qui s'est passé
25:18en fait ?
25:19En fait,
25:19ce qui s'est passé
25:19cette semaine
25:20trouve son origine
25:21dans une annonce
25:22de décembre
25:23de l'année dernière
25:25d'Entropy
25:26qui a annoncé
25:26la sortie
25:27d'un module
25:28qui s'appelle
25:28Cowork
25:28qui s'est autoprogrammé
25:30à 90%
25:31et qui est à l'origine
25:32de tous les nouveaux
25:33agents IA
25:34qu'ils sont en train
25:35de créer,
25:35notamment,
25:36ils ont annoncé
25:37un agent IA
25:39qui faisait
25:39le travail juridique
25:41et tous les traitements
25:42de données.
25:43Donc ça,
25:43ça a emmené
25:44toutes sortes
25:45de providers
25:46de données.
25:48Les S&P 500,
25:50les Moody's,
25:51les Faxet.
25:52partis à la cave.
25:53Là,
25:54on vient d'annoncer
25:55Opus 4.6
25:57qui a un module financier
26:00donc nos métiers,
26:01peut-être qu'à la place
26:02de Pierre Chang et moi,
26:03vous aurez un moment
26:04ou l'autre.
26:05Mais non,
26:05sauf que moi,
26:05je ne serais pas là non plus,
26:06il y aurait aussi un.
26:07Et donc,
26:09en fait,
26:09c'est une remise en cause
26:10complète
26:10de tout ce qui s'est passé
26:13dans les 30 années passées,
26:14c'est-à-dire
26:14la logicialisation
26:15des entreprises.
26:16C'est ça.
26:16C'est ça.
26:17Et là,
26:18on entrevoit
26:18une possibilité
26:19de la délogicialisation
26:21du monde économique.
26:22Oui,
26:23c'est-à-dire
26:24ce que je parle
26:24sous votre contrôle,
26:25mais Anthropik
26:26peut générer
26:27un éditeur
26:28de logiciels
26:29personnalisés.
26:31En fait,
26:31il y a NBC
26:31qui a fait un test
26:33et qui,
26:34en une heure,
26:35a programmé
26:36un logiciel
26:37copycat
26:38de monday.com
26:39qui était une
26:40de mes valeurs favorites
26:41paix à son âme
26:42il y a encore 12 mois.
26:44Je crois qu'il y a encore
26:45dans mon portefeuille,
26:46j'ai envie de l'enlever ici.
26:47En une heure.
26:49Voilà.
26:49Donc là,
26:49on parle d'un éditeur
26:50israélien,
26:51donc des gens
26:52qui sont quand même
26:53qui fait plus d'un milliard
26:56de chiffre d'affaires
26:56et qui va disparaître.
26:58Qui va disparaître.
26:59Qui va disparaître.
27:00Et ce n'est pas le seul.
27:00Et donc,
27:01en fait,
27:01la question,
27:02c'est à qui le tour ?
27:03Voilà.
27:03Alors moi,
27:04je suis fasciné,
27:05Pierre,
27:05par le fait
27:07qu'il y a encore
27:08ce côté un peu gadget
27:10quand on parle
27:10de l'IA
27:13et on ne s'aperçoit pas
27:14en fait,
27:15et on l'a eu
27:15cette semaine,
27:16ça a été spectaculaire
27:17et on n'a pas parlé
27:18des valeurs
27:19du secteur
27:20de la com.
27:21On a vraiment
27:21l'impression
27:22que l'IA
27:23est en train
27:23de bouffer
27:24secteur après secteur.
27:26Ça vous inquiète,
27:26vous,
27:27par rapport
27:27à votre portefeuille ?
27:28Est-ce que vous vous dites
27:29d'un coup,
27:30je regarde toutes mes valeurs
27:31en me disant
27:31mais en fait,
27:32qui va disparaître ?
27:33Déjà,
27:33je pensais que vous alliez
27:34me dire que vous étiez
27:34impressionné par la performance
27:36du camp 40
27:36depuis le début de l'année.
27:37Non,
27:37parce que c'est la performance
27:38du camp.
27:39Quand on est dernier,
27:40on ne peut pas baisser.
27:41Même quand c'est bon.
27:44Moi,
27:46sur les logiciels,
27:47c'est intéressant
27:48parce que j'ai eu l'occasion
27:49de discuter
27:50avec pas mal de managers,
27:51d'éditeurs de logiciels
27:52ces derniers temps.
27:54Il y a plusieurs sons de cloche.
27:55Il y a ceux qui disent
27:55ne vous inquiétez pas,
27:56tout va bien en 2026,
27:57on va faire de la croissance.
27:59Mais le marché,
28:00ce n'est pas ce qu'il regarde.
28:00Le marché,
28:01il dit dans 10 ans
28:02que vous allez encore exister.
28:03Il faut dire que les valos
28:03étaient très élevés.
28:04Oui,
28:04en plus,
28:05les valos étaient élevés.
28:06Ensuite,
28:06vous avez d'autres acteurs
28:07qui disent
28:08moi,
28:08je me frotte les mains
28:09parce que grâce à l'IA,
28:11je vais pouvoir virer
28:12la moitié de mes développeurs
28:14parce que je n'ai plus besoin d'eux.
28:15Donc,
28:15je vais diminuer mes coûts.
28:17Je dis ça aussi,
28:17c'est une stratégie à courte vue
28:19parce qu'en fait,
28:21ceux qui auront beaucoup
28:21de développeurs
28:22et que chaque développeur,
28:23s'il peut produire
28:2410 fois plus,
28:24c'est là où vous allez
28:25conquérir des parts de marché
28:26surtout si vos concurrents
28:28licencient des développeurs.
28:29Et ensuite,
28:30vous avez la troisième catégorie
28:31qui dit
28:32moi,
28:33je peux produire
28:34énormément plus.
28:35C'est un peu
28:35l'exemple de CNBC,
28:37c'est-à-dire qu'en une heure,
28:37on fait quelque chose
28:38qu'on faisait en deux ans avant
28:39et là,
28:40je pense que dans le monde
28:41du software,
28:42je pense que vous avez
28:42des acteurs qui vont profiter
28:44de ces productivités accrues
28:45de manière considérable.
28:47Mais il y a des pans entiers
28:48qui vont disparaître.
28:49Exactement.
28:50Bien évidemment,
28:50il y aura des perlants,
28:51des gagnants.
28:52L'erreur,
28:53je pense pour un éditeur
28:54de logiciels,
28:54c'est de rester sur un modèle hybride,
28:56c'est-à-dire qu'on fait
28:56du logiciel comme avant
28:57mais en même temps,
28:58on met quelques briques IA.
28:59Non,
29:00je pense que là,
29:00il faut presque refaire
29:03une gamme pure IA à côté.
29:05Donc,
29:05c'est vrai que les IA natives,
29:07les éditeurs IA natives,
29:08eux...
29:08Sauf que les prix...
29:10Et on n'a pas besoin
29:11d'éditeurs en fait.
29:12Pas seulement.
29:13Déjà,
29:14il faut distinguer
29:14ce qu'on appelle
29:15les applicatifs qu'on utilise
29:16et les logiciels d'infrastructure.
29:18On va les mettre de côté.
29:19Mais sur les applicatifs,
29:20le sujet,
29:21c'est que ça va être
29:22des agents de plus en plus
29:23qui vont travailler.
29:24Donc,
29:24le workflow d'un agent
29:25n'est pas le même
29:26qu'un homme.
29:27Et un logiciel,
29:28c'est quoi ?
29:28C'est jamais qu'une interface
29:29homme-machine.
29:31À partir du moment
29:31où on réduit
29:32l'importance de l'homme
29:33dans cette interface,
29:34voire même on l'enlève
29:35puisque ça va être des agents.
29:37En fait,
29:37on peut imaginer
29:38qu'à terme,
29:39on aura une interface
29:40en prompt
29:41à laquelle on demandera
29:43et qui ira
29:43chercher les données nécessaires,
29:45fabriquer,
29:46etc.
29:46Et donc là,
29:47on efface complètement
29:48le logiciel.
29:49C'est aussi la possibilité.
29:51En fait,
29:51moi,
29:51je ne tranche pas le débat.
29:53Le problème,
29:53c'est que tant qu'il y a un débat,
29:55il n'y a pas de valeur terminale.
29:56Il faut se rappeler,
29:57moi,
29:57je me rappelle
29:58de téléperformance.
30:00Téléperformance,
30:00aujourd'hui,
30:01ça vaut trois fois
30:02son fric à cheveux.
30:03C'est toujours
30:04une énorme boîte,
30:05ça fait peut-être
30:06zéro de croissance
30:07au lieu de plus 15.
30:08Mais personne n'est sûr
30:09qu'il y ait une valeur terminale.
30:11Enfin,
30:11la plupart des gens
30:11pensent qu'il n'y a pas
30:12de valeur terminale
30:12et donc on ne peut plus
30:14valoriser ce genre de boîte.
30:15En fait,
30:15c'est tant que le débat est là,
30:17savoir si ça va survivre ou pas,
30:19comme on ne le sait pas,
30:20il n'y a plus de fléant.
30:21Il y a d'autres sujets.
30:22Il y a eu ce sujet-là
30:23et puis il y a eu l'autre sujet,
30:25notamment avec
30:26les comptes de Microsoft,
30:27c'est-à-dire
30:27de l'autre côté,
30:29il faut continuer
30:30à investir
30:30des sommes massives
30:31pour survivre.
30:34Je veux dire,
30:34si Google ne met pas
30:35250 milliards par an,
30:37ils ne vont pas survivre.
30:38Si Microsoft ne met pas
30:39200 milliards,
30:39ils ne seront pas dans la course.
30:41Et on ne sait pas
30:41si cet argent
30:42sera rentable un jour.
30:43Alors, d'abord,
30:44je ne pense pas
30:45que c'est pour survivre
30:46parce qu'ils le mettent
30:47sur la table
30:48parce qu'ils ont une demande
30:49qu'ils n'arrivent pas
30:50à adresser.
30:51Ça, c'est le premier point.
30:52Le deuxième point,
30:53c'est qu'on est sur un chemin
30:55qui a commencé en 2016
30:56avec l'invention
30:57du deep learning
30:58par DeepMind
30:59et AlphaGo.
31:01On est sur ce chemin
31:02où il faut augmenter
31:03la puissance de calcul
31:03parce qu'on a des
31:04breakthroughs technologiques.
31:06Et en fait,
31:07aujourd'hui,
31:07on a parlé des LLM,
31:09on trouve ça formidable.
31:10Après,
31:10on est passé à la vidéo,
31:11ça demande encore
31:12plus de capacités.
31:13Et derrière,
31:14on comprend qu'on va passer
31:14à ce qu'on appelle
31:15le fait zécolarien.
31:16Oui, d'accord.
31:17Mais derrière,
31:17est-ce qu'on a un modèle
31:18de rentabilité ?
31:20C'est ça le sujet.
31:20Le sujet,
31:21c'est qu'on a...
31:21Là, ils ont annoncé
31:22des gros géants de la tech
31:23qu'ils allaient investir
31:24650 milliards
31:25en 2026.
31:28Est-ce qu'il y a un modèle
31:28de rentabilité là-dessus ?
31:30Vous le dites vous-même ?
31:31À partir du moment
31:32où on aura tous ces agents,
31:34est-ce que vous allez être prêt
31:35à payer plus
31:35que quelques euros
31:36pour ça ?
31:37En fait,
31:38vous allez avoir
31:38une volumétrie.
31:39je pense que l'objectif
31:40de ces acteurs d'IA,
31:41c'est de remplacer
31:42beaucoup de secteurs.
31:43Donc, c'est extrêmement
31:44déflationniste
31:45pour l'économie.
31:47Il y aura besoin
31:47de beaucoup moins
31:48de travailleurs.
31:49Donc, les biens et services
31:50doivent baisser
31:51de prix catégoriquement.
31:53Mais ils misent
31:53sur la volumétrie
31:54extrêmement importante
31:55pour pouvoir générer...
31:57Mais est-ce qu'on a
31:58le business model
31:59aujourd'hui ?
32:00Pour rentabiliser.
32:01Parce que quand vous dépensez
32:03650 milliards,
32:04il faut sortir.
32:04Non, mais on rentre
32:04dans un nouveau monde.
32:05On rentre dans
32:05un nouveau monde.
32:07Anne-Sophie,
32:08vous, j'imagine,
32:09c'est votre métier
32:10de vous projeter
32:11en économie.
32:12Ça, c'est...
32:13Nous, on n'arrive pas
32:14à voir à un mois.
32:15C'est-à-dire que ce qui vient
32:16de se passer ce mois-ci,
32:17on ne l'avait pas vu
32:17il y a deux mois.
32:19Il y a quand même
32:19un facteur d'accélération
32:21sur l'IA
32:21qui est phénoménal.
32:23Comment vous intégrez ça
32:25dans votre vision
32:26de l'emploi,
32:26par exemple,
32:27à moyen et long terme ?
32:28Alors ça, c'est vrai
32:29que c'est compliqué.
32:30Comme vous l'avez dit,
32:34on l'avait vu sur les marchés
32:36et que vous allez avoir
32:36des emplois qui vont être créés,
32:37mais on ne sait pas encore
32:38tous les emplois
32:39qui vont être créés.
32:40On ne les connaît pas
32:40encore aujourd'hui.
32:41Pour l'instant,
32:42quand on se parle aujourd'hui,
32:44non, mais on avait
32:44les mêmes débats
32:45pour la transition écologique.
32:46Rappelez-vous en disant
32:46il y a plein d'emplois
32:47qui vont disparaître,
32:48ce sera quoi les emplois
32:49qui vont être créés ?
32:50C'est un peu différent.
32:51C'est différent,
32:52mais ce que je veux dire,
32:52c'est que c'est des transitions.
32:53On a toujours eu
32:54dans le capitalisme
32:55des transitions
32:56avec de la destruction
32:56et de la création.
32:57La création,
32:58c'est où ça va être créé déjà.
33:00C'est-à-dire que le problème,
33:01c'est qu'il va sûrement y avoir
33:02en effet des secteurs
33:03perdants et gagnants.
33:05Vous allez sûrement avoir,
33:06et moi,
33:06c'est un peu plus ça
33:07qui est assez intéressant,
33:08c'est qu'avant,
33:08il y avait aussi un petit peu
33:09un pacte social.
33:10C'est-à-dire que vous aviez
33:11accès à des études,
33:12vous faisiez des études supérieures,
33:14vous accédiez à la classe moyenne
33:16et on va dire que vous apparteniez
33:18à, on va dire,
33:20en termes de volume,
33:21la majorité de la population
33:22et que vous s'avez
33:24informatisé, etc.
33:25Là, je pense,
33:26qu'en fonction des secteurs,
33:29vous l'avez dit,
33:29un logiciel,
33:30la communication,
33:31vous avez des secteurs entiers
33:32qui vont être très,
33:33très, très impactés
33:34et d'autres,
33:35là, en effet,
33:36vous allez être mathématicien
33:37ou pas développeur,
33:38mais bien au-dessus,
33:39vous allez être très,
33:39très, très, très demandé.
33:40Il faut un mathématicien au-dessus
33:43pour 100 développeurs
33:44qui ont disparu.
33:44Et à mon sens,
33:45vous pouvez vraiment avoir affaire
33:47à une fragmentation importante
33:48de la classe moyenne
33:49où avant,
33:50vous aviez,
33:51en fonction de votre niveau
33:52de compétence,
33:52globalement,
33:53les mêmes niveaux,
33:54voilà,
33:54deux perspectives
33:55et un petit peu de salaire.
33:56Et ça,
33:57peut-être beaucoup moins.
33:58Est-ce qu'on n'est pas,
33:59justement,
34:00c'est passionnant
34:00d'un point de vue économique,
34:01dans la première révolution industrielle
34:03qui ne soit pas
34:04une destruction créatrice ?
34:06Elle est créatrice de valeurs,
34:08mais peut-être
34:08qu'elle n'est pas créatrice d'emplois.
34:11Alors,
34:11c'est un sujet...
34:12Change la nature.
34:13Donc,
34:13c'est trop définitif
34:15pour aujourd'hui.
34:16Comme cela a été dit,
34:17on manque d'éléments
34:18sur la finalisation
34:20pour dire
34:21que c'est destructeur.
34:23On aurait pu dire
34:24la même chose
34:24au début d'Internet.
34:25Et en fait,
34:26et c'est ce sur quoi,
34:27quand on regarde
34:27les discours stratégiques
34:28des entreprises,
34:29pour répondre effectivement
34:31à ce problème
34:31de monétisation,
34:33c'est de dire,
34:34en fait,
34:34cette nouvelle offre
34:35va créer une nouvelle demande
34:36et cette nouvelle demande,
34:38on sera capable
34:38de la monétiser.
34:39C'est un pari,
34:40c'est un pari pour le futur.
34:41Là,
34:41on crée un écosystème
34:43complètement différent.
34:44Mais là,
34:44c'est un emploi.
34:45Peut-être qu'en valeur,
34:46vous avez raison.
34:46C'est intéressant.
34:47Sur l'emploi,
34:48effectivement...
34:48Je me dis,
34:48moi,
34:49ça fait maintenant
34:49plusieurs années
34:50qu'on me répète la même chose.
34:51Il y a des emplois
34:52qui vont être détruits.
34:53Il y en a d'autres
34:53qui vont être créés.
34:54Je vois le signe
34:55sur toutes les boîtes américaines,
34:57c'est no hiring.
34:58C'est-à-dire qu'elles n'ont plus
34:59besoin de personnes.
35:00Elles n'ont pas besoin
35:01d'embaucher.
35:02La nature est en train
35:03de changer.
35:03Il y a des papiers
35:04qui ont été publiés.
35:06Alors,
35:06je suis en train de les lire
35:07en ce moment
35:07parce que c'était
35:07l'actualité
35:08à l'issue
35:10du forum de Davos.
35:11Et c'est des sociétés
35:12de conseil américaines
35:13qui traitent sur le sujet
35:15et de l'IA
35:16et de l'emploi.
35:17Et leurs conseils,
35:17puisque là,
35:18c'est des sociétés,
35:18je ne donnerai pas le nom,
35:19mais c'est des sociétés
35:20qui conseillent les CIO,
35:21les chefs d'entreprise
35:22et les grandes sociétés américaines.
35:24Et elles disent,
35:25en ce moment,
35:26leur discours,
35:26c'est de dire
35:27il faut investir,
35:29il faut avoir,
35:30investir dans le capital IA
35:32et investir dans le capital humain.
35:34Les deux en même temps.
35:36Donc,
35:36c'est peut-être une façon
35:37de préparer la prochaine étape
35:39qui est de dire
35:39on aura des besoins,
35:40de toute façon,
35:41la force de travail,
35:42elle aussi,
35:42elle va changer,
35:42on va se servir de l'IA,
35:43on sera plus intelligent
35:45quelque part
35:46parce qu'on ira beaucoup plus vite.
35:46Donc,
35:46si on est plus intelligent,
35:47on aura besoin de moins de monde.
35:48C'est ça que j'essaie.
35:49Oui,
35:49mais on va créer plus de valeur.
35:51Donc,
35:51la productivité va augmenter.
35:53Et si la productivité augmente,
35:54on peut distribuer
35:55ses gains de productivité.
35:56C'est autre chose.
35:56Ça ne veut pas dire
35:57que vous créez un emploi,
35:58ça veut dire
35:58que vous faites
35:59le revenu minimal universel.
36:01Ce n'est pas rien à voir.
36:02Non, non, non.
36:03Après,
36:03vous pouvez consacrer
36:04à d'autres activités.
36:06C'est là encore,
36:07on est dans un processus
36:08de destruction,
36:09création,
36:10on est choupéterien.
36:10Je pense qu'on crée
36:11de la valeur,
36:12mais je ne pense pas
36:12qu'on crée de l'emploi.
36:13Je ne vois pas de preuve
36:14de création d'emploi.
36:15Par rapport à ça,
36:16quand vous regardez
36:17toute l'histoire du XXe siècle,
36:18c'est la technologie
36:19qui a permis de réduire
36:20le temps de travail
36:20et justement de dégager
36:21du temps pour les services.
36:22Et c'est pour ça
36:23que nos sociétés
36:24aujourd'hui
36:24sont servicisées.
36:27Sauf que s'il n'y a plus
36:28d'argent pour payer le service,
36:29ça ne sert à rien
36:30d'avoir des services.
36:30Ce que je veux dire,
36:31c'est qu'à chaque fois,
36:31la technologie,
36:32ça nous a permis aussi
36:33d'avoir un niveau de vie
36:34qui a augmenté,
36:35un niveau de prospérité
36:36et donc avoir accès
36:36à tous ces services
36:37qu'on n'avait pas.
36:37Et ces services
36:38ont été créés
36:39alors qu'à l'époque,
36:40on disait
36:40que ces services
36:41n'existaient même pas.
36:42Mais la question,
36:43c'est plutôt la...
36:44Enfin, c'est un gros débat,
36:45on ne va pas faire
36:45toute l'émission dessus.
36:53qu'il a aujourd'hui.
36:53Je pense que ce sera différent
36:54mais qu'il aura toujours sa place.
36:56Juste très rapidement,
36:57le placement de la semaine,
36:58vous aviez quelque chose
36:59à dire,
37:00Louis de Montalembert ?
37:01Alors, c'est le retour
37:02de la rareté.
37:03C'est-à-dire que c'est la vengeance
37:05du physique sur le digital,
37:07ça qui se passe à l'heure actuelle.
37:09Et donc,
37:09s'il faut se positionner
37:10en technologie aujourd'hui,
37:12il faut se positionner
37:13dans les gens
37:14qui vendent
37:16à ces hyperscalers
37:17qui ont des programmes
37:18de capex massifs.
37:20Je donne juste un exemple,
37:21ça fait réfléchir,
37:22mais une boîte comme Micron
37:24qui fait des mémoires,
37:24les plus mémoires,
37:25c'est des trucs hyper cycliques,
37:26pas chers, etc.
37:28C'est devenu aujourd'hui
37:29le Graal
37:29avec des prix
37:30qui ont augmenté
37:30de 60%.
37:32Donc, c'est un exemple
37:33de...
37:34C'est très pointu.
37:36C'est assez pointu
37:37situé du côté du physique.
37:40Le placement de la semaine ?
37:41Le placement de la semaine,
37:42ce sont les secteurs défensifs,
37:44immune à l'IA,
37:46immune à la disruption
37:46dont on parle depuis tout à l'heure.
37:48Par exemple ?
37:48Par exemple, l'immobilier.
37:49Je pense que c'est
37:50quelque chose
37:50de très intéressant.
37:51Nous, dans plusieurs fonds,
37:52enfin, moi, personnellement,
37:53dans plusieurs fonds,
37:53on a...
37:54Les premières lignes
37:55sont des valeurs immobilières
37:56qui fonctionnent plus bien.
37:56Il faut que les gens
37:57aient de quoi payer
37:58un appartement ?
37:59Après, si on est plus productif,
38:01on donne du pouvoir d'achat
38:02aux citoyens
38:03et les citoyens
38:03peuvent dépenser
38:04ce pouvoir d'achat additionnel
38:05dans autre chose.
38:06Donc, il peut très bien
38:07aller faire ses cours
38:07chez Unibay, par exemple,
38:09chez Westfield.
38:11Après, l'assurance,
38:12par exemple,
38:13il y a des secteurs défensifs,
38:15aussi les services
38:16aux collectivités,
38:17ceux qui produisent l'énergie
38:18pour ces data centers,
38:19par exemple.
38:20Allez, on passe tout de suite
38:22au top ou au flop de la semaine.
38:23On commence par vous,
38:24Anne-Sophie.
38:24Top ou flop ?
38:25Donc, un top.
38:27Excédent de la balance commerciale
38:28de la France
38:28au T4 de l'année dernière.
38:30Je pense que ça ne vous a pas échappé.
38:31Et grâce à quoi ?
38:33Deux secteurs.
38:34Le secteur énergétique,
38:35donc là,
38:35on revient à notre débat,
38:38et le secteur
38:39moyen de transport,
38:40aéronautique.
38:41Donc là aussi,
38:42je pense que la balle
38:43est dans nos camps.
38:44Dans les 20 prochaines années,
38:45on le voit,
38:46à l'explosion
38:46des ventes
38:47des voitures électriques.
38:48Donc, on a vraiment une demande
38:49d'énergie décarbonée
38:50qui va être absolument croissante.
38:52Et la France est très bien placée.
38:54Allez, Cocorico,
38:55ce n'est pas Pierre qui l'a dit,
38:56c'est Anne-Sophie.
38:56Louis ?
38:57C'est l'inissé.
38:58Top ou ?
38:58Ouais, c'est un flop.
39:00Je pensais que vous alliez dire
39:01un flop, Louis de Montalembert.
39:04Top ou flop ?
39:05Ouais, c'est un flop.
39:05C'est l'annonce des résultats
39:07de SAP et de Microsoft
39:08à un jour d'intervalle.
39:10C'est des boîtes
39:10qui ont perdu 16 et 10 %.
39:12En fait, il faut imaginer,
39:13c'est des mastodontes.
39:14Normalement, ce genre de boîtes
39:16perdent sur des...
39:17Et ce n'était pas
39:17des résultats mauvais.
39:19Ce n'était pas...
39:19Ce n'était pas des résultats
39:20qui étaient peut-être
39:20un poil en dessous
39:21de l'optimisme.
39:22En Microsoft,
39:22c'était l'annonce
39:23de l'investissement
39:25de 200 milliards
39:25qui a fait peur un peu quand même.
39:26Non, en Microsoft,
39:27c'est parce qu'ils n'ont pas
39:29accéléré leurs ventes
39:31au niveau du cloud.
39:32C'est chez Google que...
39:35Mais alors après...
39:36Effondrement de 16 % de SAP
39:37qui est quand même
39:38la grande valeur technologique.
39:39Et 10 % de Microsoft,
39:40c'est des centaines de milliards.
39:41C'est des centaines de milliards.
39:42C'est une boîte du CAC 40
39:44qui disparaît en un jour.
39:46Exactement.
39:46Pierre, top ou flop ?
39:47Bon, nous, c'est...
39:49Bon, mon thème a été...
39:50Mon top a été quand même
39:51pas mal éventé
39:52depuis le début de l'émission.
39:53C'est bien sûr
39:53ces énormes investissements
39:55de ces sociétés américaines
39:56dans le...
39:57Dont on ne sait pas
39:57si c'est un top ou un flop.
39:59Voilà.
39:59Donc, moi, c'est un top
40:00parce que...
40:01Bon, nous, on en a
40:01un de ces acteurs
40:02de la Max 7 américaine.
40:04On en a pas mal
40:05dans les portefeuilles
40:06chez la finance à l'échiquée.
40:07Mais moi, à titre personnel,
40:08dans les fonds France,
40:09ou même sur les fonds européens
40:11que je gère,
40:12il y a plein d'acteurs
40:13qui vont profiter
40:14de ces investissements.
40:16C'est vrai que
40:16les sociétés américaines
40:18qui ont annoncé
40:18ces grands investissements
40:19en bourse
40:20ont plutôt tendance à baisser.
40:22Or, on a tous ceux
40:23qui vont profiter
40:24de ces investissements.
40:25Ceux-là, à mon avis,
40:26ont encore du point de croissance.
40:27Donc, il y a notamment
40:28Schneider, Legrand.
40:30Bon, ça, ce sont les acteurs
40:30classiques, je veux dire,
40:31sur la côte française.
40:32Sinon, en Suisse,
40:34ABB aussi,
40:34qui est un acteur
40:35ou Siemens en Allemagne.
40:36Donc, c'est plus un top.
40:37Oui, c'est un top, oui.
40:39Non, non, mais c'est plusieurs top.
40:40Oui, plusieurs top.
40:41Bon, voilà, c'est un champ de top.
40:43C'est un champ de top.
40:45Patrice ?
40:45Je vous ai déniché
40:46un flop dans le top.
40:48Ça s'appelle
40:48le Draghi Implementation Index.
40:51Donc, super rapport Draghi.
40:52C'est pas sympa, ça.
40:54Super rapport Draghi.
40:55Donc, là, c'est un super top
40:57qui concerne l'innovation,
40:59effectivement,
41:00le retard européen
41:00et, je dirais,
41:02le recyclage
41:02de l'épargne européenne
41:03au sein de ces thématiques-là.
41:06Donc, ils ont sorti
41:07un indice
41:08qui mesure, en fait,
41:09le degré d'implémentation
41:10des réformes.
41:11Il y a 383 réformes
41:13à faire.
41:13C'est un Suisse qui a sorti.
41:14Non, non, non, pas du tout.
41:15C'est autour de Draghi
41:16et c'est repris
41:17par la Commission européenne.
41:19Donc, 383 réformes.
41:20Il y en a 40
41:21qui ont été mises en place seulement,
41:23soit à peu près 11%.
41:25Et surtout dans le secteur
41:26des services,
41:28des transports, pardon,
41:29et le secteur
41:29un petit peu de l'énergie.
41:31Donc, grosso modo,
41:31tout reste à faire.
41:32Mais est-ce que ça progresse
41:34ou est-ce qu'on a fait
41:3511% ou 10% ?
41:37Alors, ça s'est arrêté.
41:38Non, non, ça progresse.
41:39Alors, l'indice est relativement récent.
41:41Il est sorti en 2025.
41:42Ce qui est intéressant,
41:43c'est de voir la tendance.
41:44D'un trimestre sur l'autre,
41:45il a plutôt tendance
41:46à progresser.
41:47Par contre,
41:47la progression est inégale
41:48puisque aujourd'hui,
41:49le premier a 27%, je crois,
41:52d'avancer dans le secteur
41:53des transports,
41:54alors que le reste,
41:55on est très, très en retard.
41:56Donc, tout reste à faire.
41:59Allez, on passe tout de suite
42:00au top 3 des gérants
42:01avec Frédéric Rosier en tête
42:03avec 6,7%.
42:04Sébastien Corchel
42:05qui rentre dans le top 3
42:06avec 6,3%.
42:08Céline Picmal
42:09qui résiste au repli
42:11des matières premières
42:12et qui fait 5,5%.
42:14Et maintenant,
42:14je vais me tourner
42:15vers mes gérants.
42:16Et d'ailleurs,
42:17Pierre,
42:18juste,
42:18on va faire votre portefeuille.
42:20Ensuite,
42:20je voudrais que vous reveniez
42:21sur ce que vous avez dit
42:22dans les tops
42:22parce que c'est quand même intéressant
42:24de savoir,
42:25au-delà des actions
42:26que vous avez nous conseillées,
42:28d'autres actions.
42:29Alors, vous avez du Atos,
42:30est-ce qu'on...
42:30Atos avec deux S, hein ?
42:32Oui, c'est un éditeur
42:33de logiciels allemand.
42:34Alors, inutile de vous dire
42:35qu'on a passé un sale...
42:37Une sale journée.
42:39Compliqué, cette semaine.
42:41Mais on le garde ou pas ?
42:42Non, voilà.
42:42En plus,
42:43ils ont publié des super chiffres
42:44qui étaient super aux attentes.
42:45Donc, tout va bien,
42:46mais il y a le contexte
42:47dont on parle depuis tout à l'heure.
42:48D'accord, donc on garde.
42:49Non, non, non.
42:50Ah, en levant.
42:51C'est inutile de...
42:52D'accord.
42:53Idées Logistics.
42:54Très compliqué de s'entêter, voilà.
42:56Idées Logistics.
42:57Logistics, bien évidemment,
42:58on conserve.
42:58Séché Environnement.
42:59On conserve également.
43:00Arcadis.
43:01Oui.
43:01EDP Rénovavéis.
43:03Oui.
43:04Carrefour.
43:04Bien sûr.
43:05Pourquoi bien sûr, Carrefour ?
43:06Expliquez-moi, ça m'intéresse.
43:08Carrefour, c'est exactement
43:08ce sur quoi on investit en ce moment.
43:11C'est des valeurs défensives
43:13qui peuvent profiter de l'IA,
43:15mais qui ne se font pas disrupter
43:16par l'IA.
43:17Et qui...
43:18Donc, cette semaine,
43:18on a vu ces dégagements
43:20sur tout le secteur des softwares,
43:22des entreprises,
43:23des services numériques.
43:25Et donc, les investisseurs
43:27se sont réfugiés
43:27sur les dossiers sécurisés,
43:30défensifs, prudents.
43:32Et Carrefour a fait
43:32une très belle semaine.
43:33D'accord.
43:34Et Orange aussi, par exemple...
43:35Donc, c'est une valeur refuge ?
43:36Voilà, une valeur refuge
43:37dans ce climat anxiogène.
43:39Et donc, c'est pour ça
43:39qu'il faut...
43:40Clamber, Bremseu.
43:41Clamber, Bremseu aussi.
43:42Qu'est-ce qu'on achète alors ?
43:43Alors, on achète Unibuy.
43:45OK.
43:45Dans cette même logique.
43:46Donc, Unibuy aussi franchit régulièrement
43:49des plus hauts en ce moment.
43:50Il y a une décode par rapport
43:51à son actif net réévalué
43:53qui est importante,
43:54qui est supérieur à 20%.
43:55Et voilà, une activité résiliente.
43:58Voilà.
43:58En plus, ils ont vraiment
43:59bien renforcé le bilan
44:00en cédant des actifs
44:01parce qu'ils étaient très endettés.
44:03Donc, tous ces éléments
44:04font que ça commence
44:06à bien se présenter.
44:07D'autant plus que le comparable
44:08direct, c'est Clépierre.
44:10Et Clépierre a déjà fait
44:10un super parcours.
44:12Donc, je pense qu'il y a
44:13beaucoup d'investisseurs
44:14qui vont sortir de Clépierre
44:16pour aller sur Unibuy.
44:17Et deux CRSI ?
44:18Alors, deux CRSI,
44:19donc ça, c'est le côté...
44:22La French Touch, un petit peu.
44:23Donc, dans cette gigantesque
44:25méta-tendance de l'IA.
44:28En fait, ce qui va se passer...
44:29Donc là, tous ces investissements
44:30colossaux qui ont été annoncés
44:32récemment par les Max 7
44:33vont aspirer énormément d'énergie
44:35de tous les suppliers
44:36sur tous les sujets.
44:37Voilà.
44:38Et donc, vous avez
44:38des petits acteurs
44:39comme des CRSI
44:40qui font des serveurs
44:41sur mesure
44:42et qui les installent
44:43dans les data centers
44:43qui n'étaient pas très sollicités
44:45par le passé
44:46et qui, là,
44:47devant cette ruée
44:49vers les serveurs, etc.,
44:50sont sollicités
44:51et sont même sollicités
44:53pour des contrats
44:53qui sont de plusieurs centaines
44:55de millions d'euros.
44:56Ce qui est à l'échelle
44:57de des CRSI,
44:57c'est colossal.
44:58D'accord.
44:58Donc, c'est une société
44:59qui pourrait...
45:01C'est quoi comme type de capi ?
45:02C'est une petite capi ?
45:03C'est 350 millions
45:04de capitations boursières.
45:05Donc, c'est une société
45:06qui pourrait éventuellement,
45:07mais c'est pour vraiment
45:09les gens avertis,
45:10les gens qui tolèrent
45:11de la volatilité,
45:12ce n'est pas un dossier
45:13de tout repos,
45:14mais c'est un groupe
45:15qui pourrait potentiellement
45:17complètement changer
45:17de dimension
45:18avec cette tendance
45:19dont on parle
45:20depuis tout à l'heure.
45:21Allez, Louis de Montalbert,
45:22on va faire
45:22le grand nettoyage
45:23de printemps.
45:24Vous avez du Snowflake.
45:26On garde
45:27parce que c'est
45:27ce qu'on appelle
45:28le Data Layer,
45:29même si ça serait vraiment...
45:30Monday.
45:30Monday,
45:31ça, évidemment,
45:32on sort.
45:32Elastique.
45:33On sort.
45:34MongoDB.
45:34On garde.
45:35Procore.
45:36On garde parce que
45:38c'est un vertical métier.
45:39Adienne.
45:41Viva.
45:41On sort.
45:43CyberArc.
45:43CyberArc,
45:44c'est sous OPA
45:45de Palo Alto
45:45et donc,
45:46comme c'est payé en titre,
45:48je propose qu'on la change
45:50pour Palo Alto.
45:51OK.
45:52Broadcom.
45:53Ça, on garde
45:54puisque c'est essentiellement
45:55des semi-conducteurs.
45:57Synopsys.
45:57Ça design des semi-conducteurs
45:59et c'est un duopole,
46:01donc même si ça ne marche
46:02pas très bien aujourd'hui,
46:02ça devrait...
46:03Et ServiceNow.
46:04Ça, pour le coup,
46:05ça dégage.
46:06OK.
46:06Et qu'est-ce qu'on achète alors ?
46:07Alors, moi,
46:08je vais dans le même sens
46:09que Pierre.
46:10En fait, c'est vrai
46:11qu'il y a un sujet
46:11qui est central dans l'IA,
46:14c'est l'électricité.
46:15En fait,
46:15quand on parle
46:16de l'installation
46:17d'un data center...
46:18On voit qu'il a eu peur de vous,
46:19Anne-Sophie.
46:20On parle en gigawatts.
46:22L'unité,
46:23ce n'est pas le nombre
46:23de puces GPU,
46:24c'est des gigawatts.
46:26D'accord ?
46:26Et donc,
46:27il y a un double sujet
46:28autour de l'électricité.
46:29Il y a les data centers,
46:30et il y a l'électrification
46:31de l'économie
46:32de manière générale
46:32quand on parle de robots,
46:34de plus en plus
46:35de robots humanoïdes
46:36ou de voitures électriques.
46:37Et donc,
46:38on a un champion national
46:39qui s'appelle
46:39Schneider Electric,
46:41champion national français.
46:43C'est un leader.
46:44Schneider Electric,
46:45qui est une très belle
46:47entreprise spécialiste,
46:49qui est le leader mondial
46:50même de la moyenne
46:51et basse tension,
46:52avec en plus
46:53des logiciels
46:54d'optimisation.
46:55c'est 40 milliards
46:58de chiffre d'affaires
46:59avec une croissance
47:00qui s'accélère.
47:01Ce n'est pas une croissance
47:02extrêmement puissante,
47:03mais on va passer
47:04de 5 à 7 % de croissance,
47:06à peu près 19 % de marge.
47:08Donc,
47:08c'est extrêmement solide
47:10et c'est une entreprise
47:11qui est très bien positionnée
47:12dans tout ce chamboulement énergétique
47:15qu'on va connaître globalement.
47:17Vous avez un petit rattrapage là.
47:18Anne-Sophie,
47:19n'arrête pas de le faire.
47:21Il est pas mal.
47:22Il s'est rattrapé.
47:22Il peut revenir ou pas ?
47:23Il peut revenir.
47:24Il peut revenir.
47:25Ça fait partie
47:26de vos valeurs défensives, Pierre ?
47:28Il y en a d'autres équivalentes ?
47:30Nous,
47:30on en a 4 dans les portefeuilles.
47:32Sur ce sujet,
47:33c'est Siemens.
47:35Siemens Energy.
47:36Non, Siemens.
47:37C'est un peu plus diversifié,
47:40mais ils ont des activités
47:41d'électrification.
47:44Aussi,
47:44Legrand, bien sûr,
47:45en France
47:45et ABB,
47:47en Suisse.
47:47Donc,
47:47ABB a publié des chiffres
47:49récemment
47:49qui étaient très bons.
47:50En fait,
47:50très encourageant,
47:51le titre a pris
47:51pratiquement 10 %.
47:53Donc,
47:53je veux dire,
47:53là,
47:54la tendance est claire.
47:55Et pourquoi pas Siemens Energy ?
47:56Parce qu'on nous l'a...
47:57Alors,
47:57nous,
47:57on a des fonds
47:58qui sont des fonds durables
47:59et donc,
48:00comme Siemens Energy,
48:00il y a des activités
48:01encore fossiles
48:02sur certains points
48:03de son activité.
48:04Donc,
48:04du coup,
48:04moi,
48:05je ne peux pas investir dedans.
48:06Mais nous,
48:07qui aimons bien
48:07les énergies fossiles.
48:09Je ne connais pas bien.
48:09Un dernier point sur Schneider Electric,
48:10ça n'a pas beaucoup bougé.
48:11Ça n'a fait que plus 7 % en un an.
48:13Donc,
48:13en fait...
48:14Et ça n'avait pas pas mal baissé avant,
48:15non ?
48:15Non,
48:15je me trompe ?
48:16C'est assez volatile à l'heure actuelle.
48:19Mais par rapport à Siemens Energy
48:20ou à Givernova,
48:22c'est quand même une bonne option.
48:23Vous avez d'autres thèmes aussi.
48:24Ce sont ceux qui tirent les câbles
48:25pour relier...
48:28Donc là,
48:28vous avez en France,
48:29on a Nexans.
48:30En Italie,
48:30on a Prismian.
48:31Ou dans les pays scandinaves,
48:32il y a NKT aussi.
48:34Ça,
48:34ça fait partie des acteurs
48:35qui vont complètement profiter.
48:36C'est vraiment les pelles et les pioches,
48:37ce que vous nous dites.
48:38Plus l'électricité quand même.
48:40Après,
48:40il y a l'énergie renouvelable,
48:41les producteurs d'électricité renouvelable aussi.
48:43DPR,
48:44nous,
48:44j'ai des paires dans la liste.
48:46Exactement pour jouer ce que tu dis.
48:48Merci à tous.
48:49C'était passionnant.
48:50Il y a plusieurs thèmes
48:51qui feraient l'objet d'une bonne émission.
48:53Merci de nous avoir suivis.
48:54Merci à tous nos invités.
48:55On se retrouve la semaine prochaine
48:56pour une émission.
48:57Tiens,
48:57on me dit qu'elle sera exceptionnelle.
48:59Et surtout,
49:00n'oubliez pas que vous pouvez nous écouter,
49:01nous voir,
49:01nous revoir,
49:02nous réécouter en replay,
49:03en podcast
49:03sur toutes les bonnes plateformes.
49:07C'est votre argent
49:08sur BFM Business.
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