- il y a 6 heures
Ce jeudi 12 mars, Christophe Benoist-Lucy, fondateur et cédant de La Fabrique Générale, Julien Murzyn, CEO et cofondateur de Captain - repreneur de La Fabrique Générale, et Fateh Rouidjali, repreneur de Bati Rénove, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles.
00:11Sandra Gondouin
00:12Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour BFM Entreprises.
00:16Vous le savez, tout au long de la semaine, à 12h30, on plonge dans les entrailles de l'entreprise.
00:21Le lundi, on vous présente un leader.
00:22Le mardi, on parle des outils RH.
00:24Le mercredi, de croissance.
00:25Le jeudi, de transmission d'entreprises.
00:28Aujourd'hui donc, une transmission, plusieurs transmissions, même la méthode, les conseils.
00:34Mes invités du jour, Christophe Benoît-Lucy, fondateur et sédant de la Fabrique Générale.
00:39Bonjour.
00:40A vos côtés, Fater Rujjali, repreneur de Bâti Rénov'.
00:45Bonjour Fater.
00:46Et Julien Mursin est avec nous également, CEO, cofondateur de Capten.
00:50Vous êtes aussi le repreneur de la Fabrique Générale.
00:52On va expliquer tout ça dans un instant.
00:54Bienvenue dans cette émission.
00:56BFM Entreprises, on parle aujourd'hui de transmission, d'expérience de patrons.
01:02Soyez les bienfaits.
01:04BFM Entreprises, transmission, les règles.
01:07Alors, on a plusieurs transmissions aujourd'hui sur ce plateau.
01:12Vous êtes un peu le lien entre toutes ces histoires.
01:16On va commencer par l'histoire de la Fabrique Générale.
01:18Christophe, quelle est votre histoire avec la Fabrique Générale ?
01:22Alors, c'est une histoire qui a dix ans et qui trouve son origine dans un lieu, dans le 17ème,
01:29qui était à l'abandon depuis à peu près 40 ans et auquel j'ai trouvé suffisamment de potentiel pour
01:37me lancer dans la folie,
01:39de le dédier à être un lieu d'événement corporate avec la volonté d'être très aligné sur un certain
01:45nombre de sujets que je trouve souvent un petit peu malmenés dans l'univers de l'hospitality en général,
01:50et notamment en B2B.
01:52Donc, l'enjeu était de créer une offre alternative dans une période où tout ce qui était autour de la
01:59responsabilité,
02:01des enjeux de société, de sincérité, d'engagement, etc. prenaissance.
02:06Et donc, nous, on a décidé, enfin, j'ai décidé de créer une offre à partir de rien dans un
02:11lieu qui, effectivement, quand on le voit maintenant, c'est autre chose.
02:15Mais à l'époque, c'était une promesse un peu compliquée. On m'a dit, c'est une folie.
02:18Oui. Avant, vous étiez dans ce milieu-là ou c'est vraiment la rencontre avec le lieu qui a fait
02:22que vous avez pris cette décision-là ?
02:24Alors, c'est une synthèse. Moi, j'entreprends depuis que j'ai 21 ans.
02:28Donc, j'ai eu alternativement agences de communication, restaurants, agences d'architecture.
02:33Donc, je dirais que c'est une espèce de synthèse de l'ensemble de ces métiers.
02:37Et dans le métier qui est l'événement corporate et certaines difficultés qu'il détient un peu intrinsèquement,
02:43je me suis dit qu'en étant opérateur et en sachant refaire des lieux et en sachant nourrir les gens,
02:49on allait le faire d'une manière qui était plus engagée, plus sincère,
02:52au bénéfice des entreprises qui viennent vivre un temps fort pour elles.
02:56Et il faut qu'elles soient détachées de tout le reste et dans un élément ultra-porteur.
03:00Oui. C'était un lieu B2B, 250 événements par an.
03:02C'était quel type d'événements ? Et vous bossiez avec quel type d'entreprise, par exemple ?
03:05Alors, deux types d'événements, deux formats. La journée de séminaire, 9h-18h, où tout est inclus
03:11et donc permet de se focaliser sur des moments de communication descendante, d'ateliers, etc.
03:18Jusqu'à 100 personnes. Et le soir, soirée, after work.
03:22Donc, le modèle, c'est souvent, ça commence par une prise de parole.
03:26C'est un temps aussi important pour faire part de quelque chose, des projets, faire un bilan, etc.
03:30en interne auprès de clients. Et ensuite, de partager un moment agréable.
03:36Et on se charge de la partie festive, sympathique, qui met du lien
03:40pour que les gens ne se regardent pas en chien de faïence.
03:42C'est sympa.
03:43Vous dites que ça a duré 10 ans. Au bout de 10 ans, est-ce que vous étiez arrivé
03:46au lieu que vous avez rêvé en l'achetant et en le transformant ?
03:51Alors, oui, et même au-delà, au sens où, au départ, j'ai créé ça.
03:56C'était un investissement significatif, un peu fou.
04:00Et en réalité, je me suis dit, bon, j'y vais, c'est un pari.
04:03Au pire, j'aurai des beaux bureaux, quoi.
04:05Parce que l'offre venait de zéro.
04:08Et pourquoi c'est mieux ? C'est qu'aujourd'hui, c'est les clients qui le disent.
04:11Et donc, on a cette fierté et cette joie d'être dans les lieux, les mieux notés de Paris aujourd
04:15'hui.
04:16Rentable ? Il y a une rentabilité ? On a atteint la rentabilité totale ?
04:20Non, oui, tout à fait rentable. C'est important, ça.
04:21Oui, c'est important.
04:22Oui, on est dans des tailles d'entreprises et des métiers
04:26où la valorisation d'une boîte ne se fait pas sur le projet.
04:28Ça participe.
04:29Mais la réalité, c'est ce que vous gagnez à la fin de l'année.
04:32On est encore dans des systèmes qui ne sont pas les bulles auxquelles on peut assister parfois
04:36sur des mondes qui, moi, m'échappent un peu, j'avoue.
04:39Parce que je n'ai jamais créé que des boîtes où il fallait compter les sous à la fin de
04:42l'année.
04:43Donc, c'est vrai que l'obligation de rentabilité, ce n'est pas une option.
04:46Alors, quand on vous écoute, ça a l'air extraordinaire.
04:48Vous êtes content du projet.
04:49Vous avez fait ça pendant dix ans.
04:50Pourquoi on décide de transmettre dans ces cas-là ?
04:53Alors, il faut connaître ses talents et ses faiblesses.
04:55Moi, je suis bon pour faire de 0 à 100.
04:58C'est ce qui m'intéresse, c'est mon talent.
05:01Et je suis passionné par la création.
05:03Je pense qu'il y a vraiment des gens qui font extrêmement bien de 100 à 1000.
05:07Et ces gens-là, c'est un péché d'orgueil que de vouloir garder,
05:11alors que vous savez qu'il y a des gens dont le métier, c'est de développer,
05:14c'est de faire des petits, c'est de faire du scalable, etc.
05:17Et moi, j'ai beaucoup d'admiration pour ce talent-là.
05:20Et je pense que la seule responsabilité du patron que j'étais,
05:25c'est de dire, quand on est en limite de compétence et ou d'intérêt,
05:29parce que ça va souvent ensemble,
05:31on s'entoure et on transmet,
05:33et pour que les salariés, les clients, les fournisseurs
05:35s'y retrouvent dans un modèle qui est vertueux,
05:38qui existe et qui se développe.
05:39Il faut bien se connaître, il faut avoir une humilité pour se dire
05:42« Je m'arrête là, quelqu'un d'autre va aller plus loin
05:45pour ce lieu que j'aime ».
05:47C'est à ce moment-là que vous décidez de vous faire aider ?
05:50Et Julien, je vous poserai la question après,
05:52mais c'est à ce moment-là que vous vous dites
05:53« Bon, si je veux trouver la bonne personne
05:56pour faire de ce lieu encore plus,
05:58il faut que je me fasse aider ».
05:59Alors, en fait, il y a une question qui est extrêmement importante,
06:02c'est celle du timing.
06:04En fait, quand vous êtes propriétaire d'une entreprise
06:06et que vous avez une dynamique qui n'est pas tout à fait dans le sens
06:09de celle de l'entreprise et de son développement,
06:11vous savez que vous devenez potentiellement le problème.
06:16Donc, la nécessité, c'est de vous organiser au plus tôt
06:19pour avoir conscience que si vous n'êtes pas en train
06:20de restituer le meilleur de vous-même
06:22ou de profiter pleinement de ce que vous avez créé,
06:24c'est le moment de s'entourer et d'engager un processus.
06:27C'est comme quand on veut quitter une fête,
06:28si on attend la fin de la soirée, on est sûr de s'être ennuyé.
06:30Alors que si on part avant de s'ennuyer,
06:32c'est toujours mieux pour tout le monde.
06:33Partir au sommet, en quelque sorte.
06:35Au sommet de ce qu'est l'offre.
06:37Il faut la respecter.
06:38Le mien, ce n'est pas tellement le sujet.
06:40Le vrai sujet, c'est celui de l'offre, de nos clients, du marché
06:43et de se dire que l'avoir fait au bon moment,
06:46et c'est souvent une prise de risque
06:49parce qu'il n'y a pas d'urgence, en vérité.
06:52Mais c'est effectivement à ce moment-là
06:54que j'ai engagé le processus en me disant
06:56il faut le faire avant que ce soit ennuyeux.
06:59Comment se passe la rencontre, Julien ?
07:01C'est simplement avec un mail.
07:03J'ai reçu un mail de mise en relation.
07:05On m'a demandé de contacter Christophe
07:07parce qu'il avait besoin d'être accompagné
07:10pour la cession de son entreprise.
07:11Et nous, c'est notre métier avec Capten.
07:13Donc voilà, je l'ai contacté.
07:15Il m'a invité à un événement
07:16pour que je puisse comprendre un petit peu l'essence du lieu
07:20parce que c'est un lieu qui se voit, qui se vit.
07:22Donc j'ai été le rencontrer directement à la Fabrique Générale.
07:26J'étais sous le charme immédiatement.
07:28On peut dire, on va voir la suite.
07:30Effectivement, on peut dire que vous avez été sous le charme
07:32parce qu'à la base, vous êtes là pour accompagner,
07:35pour trouver le repreneur.
07:36Et finalement, ce n'est pas du tout ça qui se passe.
07:38Vous vous dites, c'est pour moi.
07:39C'est pour moi ce lieu.
07:40C'est ça.
07:41En fait, c'est exactement comme ça que ça s'est passé.
07:42C'est-à-dire que moi, au début,
07:44je suis venu dans une démarche d'accompagnement
07:45de dire, ok, voilà, vous voulez vendre.
07:47Nous, on va vous accompagner sur ce processus
07:50qui est un processus compliqué,
07:52qui est un processus stressant.
07:54Voilà.
07:55Et nous, ça, c'est notre métier
07:56de pouvoir accompagner les chefs d'entreprise
07:57à ces moments clés.
07:59Et de fil en aiguille,
08:00aussi parce que j'ai senti
08:03qu'il y avait un certain feeling
08:04en termes de relationnel,
08:06et ça, c'est hyper important,
08:07on en reparlera certainement,
08:09je me suis dit que finalement,
08:10plutôt que de lui trouver un acheteur,
08:12j'allais faire une offre
08:13et moi-même me positionner
08:15parce que j'avais des idées
08:16pour le développement de la Fabrique Générale.
08:18Vous n'êtes pas du tout le premier
08:19à me dire que c'est une sorte
08:20de coup de foudre professionnel,
08:22la reprise d'entreprise.
08:23Vous êtes d'accord avec ça, Christophe ?
08:24Il doit y avoir au moins
08:26une cohérence dans les idées,
08:27une culture commune ?
08:28Alors, c'est, je pense,
08:30le sujet le plus important
08:32et c'est ce qui sépare
08:33les tailles de sociétés
08:34quand on les transmet.
08:36En fait, vendre une grosse boîte
08:37ou une petite,
08:39c'est à cet endroit-là
08:41que ça se joue.
08:42Après, la méthodologie
08:44est adaptée à la taille du business,
08:45mais disons que, sur le fond,
08:47il y a une entente d'hommes
08:49nécessaire et une compatibilité
08:53assez évidente
08:54parce qu'on sait
08:55qu'on est en petit effectif
08:57pour gérer la transmission
08:58et qu'il faut que ça se passe
08:59intelligemment.
09:01Quelqu'un qui vous casse
09:02tout ce que vous avez construit,
09:04difficile,
09:05et quelqu'un qui est arrogant
09:07ou orgueillé
09:07avec ce qu'il a créé,
09:08c'est difficile.
09:09Donc, il faut ce match nécessaire,
09:12à la fois modeste,
09:14positif, optimiste.
09:15Il faut aussi que le cédant
09:16se mette dans une posture
09:18de libération,
09:20c'est-à-dire qu'il ne doit pas peser
09:21sur le futur de l'entreprise.
09:22Donc, il y a un petit travail personnel
09:25de dépossession à envisager.
09:27Mais justement, ça se discute,
09:28je veux dire,
09:29pour voir,
09:30pour envisager ce lieu,
09:32typiquement ici,
09:33et son avenir.
09:34Vous en avez discuté tous les deux.
09:36Julien, vous avez exposé
09:37ce que vous vouliez en faire.
09:39Ça s'est passé comment,
09:40cette discussion-là ?
09:41Et cette transmission,
09:42justement, dans les idées ?
09:44Ah oui, j'ai passé un entretien.
09:46Ah bon,
09:47j'ai dû présenter le projet,
09:49mes associés,
09:50ce que j'allais faire,
09:51ce que j'avais en tête.
09:52Ça me paraît normal,
09:53parce que là,
09:54on ne sait pas
09:54comment vendre une maison.
09:55Donc, il y a aussi une équipe
09:57qui reste,
09:57des salariés,
09:59beaucoup de choses,
09:59des clients.
10:01Donc, voilà,
10:02j'ai dû présenter ce projet.
10:03ce que j'avais effectivement en tête
10:05pour la Fabrique Générale
10:05pour la suite,
10:07savoir conserver l'existant
10:08et avec le savoir-faire,
10:10les méthodes
10:10qui fonctionnaient déjà très bien.
10:12Et nous,
10:13rajouter une brique,
10:14vraiment,
10:15dédiée justement plus
10:16à la transmission d'entreprise.
10:17On en parlera certainement,
10:18c'est la Fabrique du Reprenariat,
10:20qui est un projet dans le projet
10:21et qui vise justement
10:23à offrir un lieu aujourd'hui
10:24qui va être dédié
10:25à la reprise d'entreprise,
10:26ce qui n'existe pas
10:27à Paris ou en France.
10:28Vous savez que vous n'allez pas
10:28pouvoir reprendre
10:29toutes les entreprises
10:30que vous accompagnez.
10:31Ça ne va pas être possible
10:32à chaque fois.
10:33Mais vous avez en tout cas,
10:34c'est très intéressant ici,
10:35cette double casquette,
10:36ici ça s'est transformé
10:37en rôle de repreneur.
10:40Est-ce que vous considérez
10:40l'un et l'autre
10:41que c'est une transmission réussie ?
10:43Là, on en est où
10:44dans le processus,
10:45Christophe, concrètement ?
10:46Alors, le processus est clos
10:47depuis la fin octobre,
10:48c'est-à-dire que je ne suis
10:48plus propriétaire de rien,
10:50ni de la marque,
10:51ni des titres,
10:53etc. à l'entreprise.
10:55Il y a un accompagnement,
10:56évidemment,
10:56puisqu'on partage
10:57une vision du projet
10:58et qu'on se met forcément
11:00au service
11:01d'une transmission intelligente,
11:03de donner les bonnes infos.
11:05Et après,
11:06il faut savoir,
11:07encore une fois,
11:07se mettre en recul
11:08par rapport aux sujets
11:09qui sont les projets,
11:11la nouvelle façon
11:11d'incarner
11:13la dimension business,
11:15l'offre, etc.
11:16s'il y a des trucs
11:17qui vous plaisent moins
11:18et tout,
11:18ce qui n'est pas le cas,
11:20je le précise.
11:21Mais disons qu'il faut avoir,
11:22c'est une question de posture.
11:23Et quand je reviens
11:24sur ce que vous disiez
11:24tout à l'heure,
11:25qui est intéressant,
11:26c'est sur quoi ça se joue.
11:28En fait,
11:29chaque entreprise
11:30a ses points forts
11:30et ses points faibles.
11:32Et valoriser les points forts
11:33et se mettre d'accord
11:34sur le fait que c'est là,
11:35c'est relativement facile.
11:37Le job du sédant,
11:38c'est de dire
11:38ça vaut très cher.
11:39Le job de l'acheteur,
11:40c'est de dire
11:40c'est super,
11:41mais ça ne vaut pas si cher.
11:42Et après,
11:43il y a tout un travail
11:44sur les faiblesses.
11:45Et c'est là
11:46que se fait le deal.
11:47Si en gros,
11:48un business
11:49qui n'a pas de faiblesse
11:50n'existe pas,
11:52donc s'il n'y a pas
11:53cet effort du sédant
11:54pour dire
11:55là,
11:56on a des fragilités
11:57et l'effort du repreneur
11:58de dire
11:59j'ai compris
12:00et je n'en fais pas
12:01un outil de pression,
12:02mais au contraire,
12:03un,
12:03on a une lucidité commune
12:04et partagée
12:05et on partage l'enjeu
12:07qui est que
12:07cette reprise
12:08soit une réussite,
12:09effectivement,
12:10il y a des salariés derrière.
12:11Donc,
12:11il y a des clients
12:12il y a des gens
12:12vis-à-vis desquels
12:13je reste engagé
12:14moralement
12:14indépendamment
12:15de mon deal
12:15d'entrepreneur.
12:17Donc,
12:18là-dessus,
12:19quand vous arrivez
12:20à faire contrat
12:20sur l'ensemble
12:22du diagramme
12:23et que
12:24sur les forces
12:25et les faiblesses,
12:25les opportunités,
12:26on connaît
12:27ces diagrammes-là,
12:28on arrive à être
12:29élucide
12:29et se mettre d'accord
12:32et tout
12:32et on ne ramène pas ça
12:33forcément
12:34systématiquement,
12:35ça transforme
12:35j'en fais un outil de pression
12:37ou une bonne
12:38ou une mauvaise affaire.
12:39C'est là
12:39que le deal est possible.
12:40Julien,
12:41aujourd'hui,
12:42voilà,
12:42la transformation est réussie
12:44si on vous écoute
12:45avec ce lieu
12:46que vous avez racheté
12:47aujourd'hui,
12:48donc octobre,
12:49novembre,
12:49décembre,
12:49trois mois et demi
12:50plus tard,
12:51la fabrique du reprenariat.
12:53Vous avez gardé
12:54ce qu'il y avait à la base
12:55et puis vous avez
12:56ajouté justement
12:57un espace
12:58pour que les entreprises
12:59puissent se rencontrer.
13:01Exactement.
13:02En fait,
13:03de par notre activité
13:04avec l'agence Capten,
13:04on accompagne
13:05des sédants,
13:06des repreneurs.
13:06On se rend compte
13:07qu'il y a aussi
13:08une troisième partie
13:09qui est importante,
13:10c'est la préparation,
13:11la formation
13:12avant de rentrer
13:13dans le deal.
13:13Parce que nous,
13:14on intervient sur la partie
13:15transactionnelle.
13:16Donc,
13:16quand vous avez décidé
13:17de vendre,
13:17c'est là qu'on intervient.
13:18Mais il y a une phase
13:19de préparation,
13:20ça marche aussi bien
13:21pour les sédants
13:21que pour les repreneurs,
13:22où il faut vous préparer
13:24en fait à cette étape.
13:25Ça peut être mettre
13:26son entreprise en ordre
13:27pour le sédant,
13:28bien préparer les comptes,
13:29sortir les charges inutiles,
13:30etc.
13:31Et pour le repreneur,
13:32surtout,
13:32c'est un process,
13:33surtout le solopreneur,
13:34c'est-à-dire celui
13:35qui se lance pour la première fois
13:36dans une reprise d'entreprise,
13:38dans l'entreprenariat.
13:40Reprendre une boîte,
13:41c'est une chose,
13:41trouver la bonne cible,
13:42c'en est une autre.
13:43Maintenant,
13:44savoir comment se passe
13:45ce process,
13:46quels sont les pièges à éviter,
13:48comment faire,
13:49etc.
13:50Est-ce que la valeur,
13:50l'achat de l'entreprise
13:52est la bonne valeur ?
13:53Tous ces sujets-là,
13:54il y a un besoin de formation
13:56et nous,
13:56on a prévu de créer ce lieu
13:57pour que les gens puissent venir,
13:59se renseigner,
14:00on va créer des événements
14:01autour de la reprise d'entreprise,
14:02faire venir
14:03et se rencontrer des gens
14:05qui sont intéressés
14:06par cette thématique,
14:07qui est une thématique
14:07hyper importante,
14:09pitcher des boîtes
14:09qui sont à reprendre,
14:10ça n'existe pas aujourd'hui,
14:11on ne parle que de start-up,
14:12de présentation de start-up,
14:13mais on ne parle pas assez
14:14de présenter
14:15les entreprises
14:16qui sont à reprendre
14:16et on a un programme
14:18de formation
14:20pour les accompagner
14:21et aussi pour les chefs
14:22d'entreprise
14:22qui veulent se former
14:23sur la croissance externe,
14:25on ne parle pas assez.
14:26370 000 entreprises
14:27qui vont être transmises
14:28d'ici 2030,
14:30c'est énorme.
14:31Énorme.
14:31Il va falloir une expertise,
14:32effectivement.
14:33Il n'y a pas d'écosystème.
14:34Pour rester sur ce lieu
14:36sur une dernière question,
14:38vous avez dû embaucher
14:40sur les trois derniers mois,
14:41vous continuez à embaucher,
14:42ça va croître de quelle façon
14:44dans les mois qui viennent ?
14:45Là, nous,
14:46on est en pleine croissance,
14:47maintenant,
14:47on est 10 personnes en tout
14:48sur Capten
14:49et on compte envisager
14:51une dizaine de recrutements
14:52dans les mois et à l'avenir
14:53qui viennent.
14:54Maintenant,
14:54c'est vrai que le besoin
14:55est énorme,
14:55comme vous le disiez,
14:57370 000 entreprises,
14:59surtout énormément
15:00de chefs d'entreprise
15:00qui doivent partir en retraite
15:01parce qu'ils ont plus de 60 ans,
15:0330 % de chefs d'entreprise
15:04de plus de 60 ans
15:05qui, de toute façon,
15:07vont devoir transmettre.
15:08Et aujourd'hui,
15:08le conseil est exclusivement
15:09tourné vers les grosses sociétés,
15:11pas les petites.
15:12Oui, effectivement.
15:13Et on le dit souvent
15:13dans cette émission,
15:14les patrons ont besoin
15:15d'être accompagnés.
15:16C'est un métier
15:16à la fois où on est entouré
15:18mais où on est aussi très seul
15:20et où on a besoin de conseil.
15:21Alors, vous avez cette casquette
15:23de aide et de repreneur
15:25sur ce dossier-là,
15:27la fabrique générale
15:28qui est devenue
15:29la fabrique du reprenariat
15:30et avec Fateh Rujali,
15:32vous avez gardé
15:34votre casquette de Capitaine
15:35parce que là,
15:36vous avez accompagné
15:37la reprise de Bâtir et Neuf.
15:39Fater,
15:40vous êtes repreneur
15:41de Bâtir et Neuf.
15:42Comment s'est passée déjà
15:43cette rencontre avec Capitaine
15:44et puis c'était quoi
15:45dans votre démarche
15:46à vous, personnel ?
15:47La genèse,
15:48elle était simple,
15:49c'est que j'aime beaucoup
15:50ce que Christophe disait
15:51tout à l'heure.
15:51Il y a des gens,
15:51en fait,
15:52qui doivent connaître
15:52leur qualité et leurs défauts.
15:54Moi, je suis plutôt quelqu'un
15:55qui prend quelque chose d'existant
15:56et qui va développer
15:57et structurer.
15:58J'ai fait ça pendant quasiment 15 ans.
16:00J'étais consultant
16:00pour les dirigeants de boîtes.
16:02Du coup, pour moi,
16:03c'était naturel
16:04de faire de la reprise d'entreprise
16:05plus que de la création d'entreprise
16:06parce que je n'ai pas forcément
16:07cette qualité
16:08de créativité
16:09ou de création.
16:11La reprise d'entreprise,
16:12comme vous l'avez dit,
16:13c'est un marché
16:13qui est énorme.
16:14Aujourd'hui,
16:15on parle de jusqu'à
16:16700 000 à 800 000 entreprises
16:17sur les 10 prochaines années,
16:18on va dire,
16:18qui seront à vendre.
16:20Et c'est des très,
16:21très belles boîtes aujourd'hui
16:22qui, malheureusement,
16:23manquent de repreneurs.
16:24Manquent de repreneurs
16:25qui sont en capacité
16:26de reprendre,
16:27qui ont les compétences
16:28parce que c'est un métier
16:29à part aussi,
16:30ce n'est pas forcément
16:30de la création.
16:31On est plutôt dans le fait
16:32d'épouser une vision
16:35du chef d'entreprise
16:36qui avait mis en place
16:37quelque chose.
16:38Et du coup,
16:38c'est toute cette pratique
16:39de la passation
16:40pour moi hyper importante.
16:41Comment on choisit
16:42Bâtir et Neuf ?
16:43En l'occurrence,
16:44quand on a été consultant
16:45de dirigeants.
16:46C'est un autre monde.
16:48Ça a été un concours
16:48de circonstances.
16:49Au départ,
16:49Bâtir et Neuf
16:50n'étaient pas forcément
16:51désignés pour moi au départ.
16:53Moi, à la base,
16:53j'accompagne aussi
16:54des personnes
16:55qui veulent reprendre
16:55des boîtes.
16:55J'ai mis en relation
16:56avec Julien chez Captain
16:57et la personne
16:59qui était faite
17:00pour cette reprise-là
17:01n'a pas été au bout.
17:02Moi, l'entreprise,
17:03je la trouvais magnifique.
17:04On a beaucoup parlé
17:05avec Julien
17:05parce qu'il expliquait
17:06tout à l'heure
17:06les fameux coups de foudre
17:07des entreprises.
17:09Même si c'est un gros mot,
17:10il ne faut pas forcément parler.
17:11C'est plutôt de valoriser
17:12une entreprise
17:12par rapport à ce qu'elle est
17:13et ce qu'elle fait.
17:14Il ne faut pas non plus
17:15tomber amoureux
17:15parce que parfois,
17:16on prend aussi
17:17des mauvaises décisions
17:18dans le fait
17:19de survaloriser des boîtes
17:20ou d'accepter de payer
17:21peut-être plus cher
17:22et c'est ça qui fait
17:23qu'aujourd'hui,
17:23les reprises se passent mal.
17:25Et la réalité,
17:26c'est que c'est vrai
17:27qu'avec la relation
17:28que j'ai eue avec Julien
17:29sur le côté accompagnement,
17:30sur l'analyse de l'entreprise,
17:32le potentiel,
17:32il est énorme.
17:33L'avantage,
17:34c'est que Bâtiréneuve,
17:34c'est une entreprise
17:35qui est spécialisée
17:36dans le premium,
17:37très haut de gamme
17:38dans le secteur parisien.
17:40C'est une très, très belle boîte
17:41à taille humaine
17:42parce qu'on a aujourd'hui
17:43à moins de 5 salariés
17:44avec un gros potentiel
17:45de développement
17:46parce que le Cédan
17:46à la différence
17:47de beaucoup de reprises
17:48aujourd'hui qui sont
17:48le Cédan à moins de 35 ans
17:50donc forcément,
17:51lui, il part pour aussi
17:52un autre projet personnel
17:53donc c'est une vision différente.
17:54Donc il part pour des bonnes raisons.
17:55Voilà, il part pour des très bonnes raisons
17:56et il part dans le sud de la France
17:57et du coup,
17:59l'idée,
18:00c'est de reprendre cette entreprise,
18:01de faire en sorte
18:02de la stabiliser.
18:03Donc il y a tout un process
18:04de passation avec le Cédan
18:06qui nous accompagne
18:07sur plusieurs mois
18:08après la reprise
18:09et du coup,
18:10l'idée,
18:11c'est aussi d'ajouter
18:11moi les compétences
18:12que je peux avoir
18:13en marketing,
18:13en digital,
18:14en commercial
18:15pour amener un petit peu
18:16plus de peps
18:17mais par contre,
18:17sans dénaturer la vision
18:19et le savoir-faire
18:19de cette entreprise
18:20parce qu'elle travaille
18:21très très bien
18:22et elle est sur un potentiel
18:24premium CSP+.
18:25Donc on va rester
18:26sur ce positionnement-là
18:27et on va saupoudrer
18:29et amener quelques petites choses
18:29en plus.
18:30Je reviens là
18:30sur ce choix
18:32de l'entreprise.
18:33C'est ça qui est aussi intéressant,
18:35c'est de mettre en relation
18:37un repreneur
18:37avec une boîte
18:38à laquelle il n'aurait pas pensé.
18:40Julien ?
18:41Oui.
18:41Ça, c'est le matching
18:43c'est une des phases
18:43les plus compliquées.
18:45Donc nous, avec Captain,
18:45on a développé une plateforme
18:47qui permet justement
18:48d'enregistrer des repreneurs,
18:50de qualifier leurs besoins
18:51et en même temps
18:52d'afficher des deals
18:53vraiment de manière
18:55plus exhaustive
18:56que ce qu'on peut trouver
18:57sur le marché
18:57avec du storytelling,
18:59l'histoire, etc.
19:00Aujourd'hui,
19:00ça n'existait pas beaucoup.
19:02Et puis derrière,
19:03c'est aussi d'arriver
19:04à les intéresser
19:05en donnant du contexte
19:06et aussi en créant
19:07des synergies.
19:08C'est-à-dire que
19:08vous avez une boîte
19:09qui est dans l'électricité,
19:10vous pouvez être intéressé
19:11par une société
19:12qui fait de la plomberie
19:12parce qu'il y a des synergies
19:13évidemment croisées.
19:14Donc c'est d'arriver...
19:16Mais les chefs d'entreprise
19:17sur cette taille d'entreprise,
19:18la TPE, PME,
19:19n'ont pas du tout
19:20le réflexe
19:21de faire de la croissance externe.
19:22Ils pensent que c'est réservé
19:23qu'aux grands groupes, etc.
19:25Et nous, ce qu'on fait,
19:26c'est qu'on va leur proposer
19:27spontanément des deals.
19:28On va venir vers eux
19:29en leur disant
19:29vous n'avez jamais pensé
19:30à racheter une boîte,
19:31mais voilà ce que vous pouvez faire.
19:32Au lieu de mettre du marketing,
19:33vous pouvez faire un financement
19:35et reprendre une société.
19:36Et là, c'est du concret.
19:37Vous rachetez une clientèle,
19:39un chiffre d'affaires, etc.
19:40Ça prend combien de temps
19:41entre la décision
19:44d'entrer dans un tel projet
19:45et la finalisation
19:47de reprendre une entreprise comme ça ?
19:48On va dire que c'est assez large
19:52par rapport au profil du repreneur.
19:53Parce que souvent,
19:54un repreneur qui n'est pas forcément
19:55accompagné au départ...
19:56Moi, j'ai eu cette chance-là
19:56en indépendamment d'avoir aussi
19:57Julien et les équipes de Capten.
19:59J'ai aussi mon propre expert comptable.
20:01J'ai des conseillers,
20:02des consultants aussi
20:02qui m'aident à structurer
20:03un petit peu la reprise.
20:04Et moi-même,
20:05en tant que chef d'entreprise,
20:06et multi-repreneur,
20:07c'était beaucoup plus simple.
20:08Mais si je transpose,
20:08on va dire,
20:09un repreneur lambda,
20:10un primo-repreneur
20:11qui va se lancer
20:12dans la reprise d'entreprise,
20:13on est sur du 6 à 18 mois
20:15selon les délais.
20:16Parce qu'il y a aussi
20:17une réalité qui est normale,
20:19c'est qu'il y a plusieurs étapes
20:20dans le cadre de la reprise.
20:21Alors, on a parlé juste
20:22de la phase de matching.
20:23Ça, c'est très bien.
20:24C'est-à-dire que l'entreprise
20:25correspond à...
20:26Ensuite, il y a une phase
20:27aussi d'audit.
20:28Ça veut dire qu'on doit d'abord
20:29aussi pré-auditer
20:29avant de faire des audits complexes.
20:31On va d'abord pré-auditer.
20:33Donc, on va savoir
20:34si déjà ça vaut la valeur
20:35que le sédant en souhaite
20:36ou si c'est survalorisé.
20:37Et du coup, on fait...
20:38C'est un peu le système
20:39que Christophe disait tout à l'heure.
20:40C'est la négociation.
20:41Il y en a un qui veut le plus,
20:42l'autre qui veut un peu moins,
20:44entre guillemets.
20:45Et du coup, il faut trouver,
20:46on va dire, un juste milieu.
20:46Donc, ça fait partie de la négo.
20:48Quand la négo est faite,
20:49ensuite, on part sur la partie audite.
20:51Donc là, ça peut prendre
20:51selon la taille de la boîte,
20:53quelques semaines
20:53jusqu'à quelques mois
20:54selon la typologie,
20:55le nombre de salariés, etc.
20:56Et ensuite,
20:57quand on arrive à la validation
20:58finalement de ces audits
20:59et que l'offre est OK,
21:01il y a la phase financement.
21:02Et c'est là où ça prend
21:04potentiellement le plus de temps.
21:05Et c'est là où je trouve
21:06que c'est très important
21:07d'être accompagné
21:08et encadré en amont
21:08parce que la plupart des gens
21:10se confrontent en fait
21:11aux partenaires bancaires
21:12qui sont, on va dire,
21:13la grande majorité aujourd'hui
21:14des financeurs,
21:15même s'il y a des dispositifs
21:16BPI,
21:17des dispositifs initiatives
21:18et autres
21:19qui peuvent compléter
21:20et aider au financement.
21:21Mais la réalité,
21:22c'est que si on ne se prépare
21:24pas correctement,
21:24on a toujours cette problématique
21:26de se confronter à la réalité
21:28où le banquier va vous dire
21:29on n'y va pas
21:30parce qu'il n'y a pas assez
21:32de substances,
21:33il n'y a pas assez de choses.
21:34D'où l'accompagnement nécessaire
21:36évidemment à chaque phase.
21:37Quel est votre projet
21:38pour l'entreprise
21:39à partir des mois qui viennent
21:40parce que là,
21:41c'est le tout début ?
21:41C'est ça,
21:42c'est tout le début.
21:42Donc déjà,
21:43ce qui est bien,
21:43c'est que du fait
21:45que je n'ai pas forcément
21:45la compétence technique
21:47du bâtiment,
21:48c'est un facteur
21:49que je connais mes qualités,
21:50je connais mes défauts.
21:51Donc du coup,
21:51je sais que ce n'est pas du tout
21:52mon domaine
21:53d'aller faire du suivi
21:54de chantier ou autre.
21:55Du coup,
21:55je m'entoure en fait
21:56de certains partenaires
21:57qui étaient des partenaires à moi
21:58et qui deviennent aussi
21:59des associés dans le tour de table
22:00dans le cadre de la reprise
22:01qui sont eux plus orientés
22:02techniques
22:02et plus orientés terrain.
22:04Du coup,
22:04ce qu'on va faire,
22:05c'est qu'on va séparer
22:06les forces de chacun,
22:07chacun va faire
22:08ce qu'il a à faire
22:08et du coup,
22:10l'avantage,
22:10c'est qu'on a la chance
22:11d'avoir un sédant
22:11qui a envie
22:12que son entreprise perdure.
22:14Donc,
22:15on a une sorte de contrat
22:16de confiance ensemble,
22:17on a une passation
22:18qu'on a bien évidemment
22:19finalisée,
22:20structurée juridiquement
22:21et qui sera aussi rémunérée
22:22et le sédant va nous aider
22:24en fait à passer
22:25cette phase,
22:26on va dire critique
22:27de la première année
22:28de reprise
22:28où en fait,
22:29ça passe ou ça casse.
22:30Malheureusement,
22:31c'est comme la même
22:33si je transpose
22:33à la création d'entreprise,
22:35je l'ai vécu aussi.
22:37Quand on crée une entreprise,
22:38on a ces fameux
22:391 à 3 ans
22:39où en fait,
22:40on ne sait pas trop,
22:42on ne sait pas où on va,
22:43on doit tester son marché,
22:44on doit savoir
22:44un petit peu où ça va.
22:45Donc,
22:45quand je transpose
22:46à la reprise d'entreprise,
22:48cette passation-là,
22:49si elle est préparée
22:50bien en amont,
22:51là l'avantage,
22:51c'est qu'on a quand même
22:52des interactions régulières
22:53avec le sédant
22:54et même les équipes
22:55en interne,
22:56ça prépare les choses
22:57et du coup,
22:58on sait qui doit faire quoi,
22:59comment ça se passe
23:00et quel est l'objectif derrière.
23:01Donc,
23:01on met en place
23:02un pilotage stratégique
23:03et surtout,
23:04on sait à peu près grosso modo
23:05quelles sont les faiblesses
23:06de l'entreprise aujourd'hui
23:07qui sont en fait
23:08à la base des forces du sédant
23:09qui voulaient plutôt
23:11primer sur la qualité,
23:12peu de chantier
23:13et du coup,
23:14on part plutôt
23:14sur cette optique-là
23:15de bien préparer la transmission
23:16et de faire en sorte
23:17qu'on développe
23:18pour ensuite faire
23:19d'autres acquisitions
23:20dans le même domaine d'activité,
23:21faire de la croissance externe justement,
23:23prendre cette entreprise-là
23:24et ensuite aller chercher
23:25d'autres entreprises
23:26sur les prochaines années.
23:27On va faire un partage
23:28d'expérience
23:28pour les deux minutes
23:29qui nous restent.
23:30C'est quoi ?
23:31Est-ce que vous avez
23:32des regrets
23:32ou des doutes
23:33ou quelque chose
23:34que vous auriez aimé
23:35mieux faire,
23:36Christophe,
23:37dans cette phase-là ?
23:38Il y a beaucoup de gens
23:39dans vos situations
23:40qui nous regardent.
23:41Qu'est-ce qu'on peut leur dire
23:42maintenant que ce chapitre
23:45est terminé ?
23:46Je pense que c'est comme tout.
23:48C'est-à-dire qu'effectivement,
23:48l'entrepreneur,
23:49on le sait tous
23:49sur des tailles réduites,
23:52des petites tailles de société,
23:54il est globalement seul.
23:55Et je pense qu'il faut choisir
23:57d'avoir comme un board
23:59de transmission
24:01qui s'organisent.
24:02Il faut un avocat,
24:03il faut un expert comptable,
24:03ça c'est la partie technique.
24:05Et je pense qu'il faut aussi
24:06des gens
24:07qui nous ont marqués
24:08dans notre vie professionnelle
24:08et avec lesquels
24:09qu'on peut solliciter pour ça
24:11et qui peuvent être
24:12des aidants
24:13parce qu'ils vous aident
24:14à gérer la partie
24:15plus psychologique
24:16de la transmission
24:18qui est aussi
24:19un point d'achoppement
24:20voire qui peut être
24:22le plus important
24:22parce qu'il est celui
24:23sur lequel on ose
24:24le moins s'exprimer.
24:25Ce qui est dans les bilans
24:26c'est facile
24:27de se confronter là-dessus.
24:29En revanche,
24:29tout ce qui est
24:30derrière l'écran
24:31et d'un ressort
24:33qui est plus psychologique
24:33c'est évidemment
24:35plus difficile à gérer
24:35et je pense que là-dessus
24:37il faut impérativement
24:38se faire soutenir
24:39pour ne pas donner
24:40à faire l'erreur
24:41ce qu'on voit beaucoup
24:43dans l'immobilier.
24:44Les gens ont un mal fou
24:45à vendre
24:46parce qu'ils ont du mal
24:47à se confronter
24:48à la réalité
24:49qui est la valeur réelle.
24:51C'est celle que quelqu'un
24:52est prêt à mettre
24:52et donc il faut quelqu'un
24:54qui vous aide
24:54à pondérer votre valeur perçue
24:57pour la mettre en face
24:58de la valeur réelle.
25:00Le conseil de l'accompagnant
25:01pour terminer, Julien ?
25:03J'allais dire la même chose.
25:05Faites-vous accompagné déjà.
25:08C'est vrai qu'il faut
25:09être conseillé,
25:09il faut être accompagné
25:10et surtout mettre en lumière
25:12ce sujet,
25:13ce que vous faites d'ailleurs,
25:14merci beaucoup,
25:14le sujet de la transmission
25:16et mettre en place
25:17les dispositifs
25:18pour pouvoir accompagner
25:18ces nombreux entrepreneurs.
25:19Vous êtes nombreux
25:20et ça ne va pas s'arrêter
25:21on l'a dit effectivement
25:23dans les prochaines années
25:24à vivre
25:24à vivre cette situation.
25:26Merci messieurs
25:27d'être venus
25:27nous partager vos expériences.
25:29Christophe Benoît-Lucy,
25:30fondateur et sédant
25:31de la Fabrique Générale,
25:32Julien Murzy,
25:33CEO, cofondateur de Capten,
25:35repreneur de la Fabrique Générale
25:36et Fater Ruijali,
25:38repreneur de Bati Rénov',
25:40BFM Entreprises,
25:41BFM Entreprises consacrée à la transmission,
25:43vous le savez,
25:44tous les jeudis,
25:45BFM Entreprises,
25:46c'est aussi tout au long
25:47de la semaine à midi 30.
25:48Passez une très bonne journée
25:49sur BFM Business.
25:51BFM Entreprises,
25:52transmission,
25:53les règles,
25:54sur BFM Business.
25:57C'était votre rendez-vous
25:59avec Cégos,
26:00le partenaire de formation
26:01privilégié des PME.
26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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