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  • il y a 13 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:11Vous êtes bien dans le 18-19, ma première invitée c'est Agnès Verdier-Molinier, directrice de l'IFRAP.
00:16Bonsoir Agnès Verdier-Molinier.
00:18Bonsoir Edwis.
00:18Merci d'être là. Alors on va quitter la guerre un instant, on va parler peut-être de la guerre
00:23des municipales,
00:24en l'occurrence ça commence dimanche, une autre guerre.
00:28Dimanche prochain le premier tour, dimanche d'après deuxième tour.
00:31Et vous, vous êtes penché sur la santé financière des 380 villes qui représentent les plus importantes.
00:38Grosso modo c'est 40% de la population.
00:40C'est ça, plus de 24 000 habitants.
00:42Oui, 24 000 habitants. Très intéressant parce que vous avez fait un top 10 des meilleurs,
00:47puis des pires élèves, des bonnes d'âne.
00:49On va revenir là-dessus, ça peut intéresser nos auditeurs et téléspectateurs qui vont savoir.
00:55Et puis il y a aussi un classement par les villes touristiques.
00:57Vous nous direz pourquoi vous avez fait ça.
00:59Mais juste la vision globale, parce qu'il s'est passé beaucoup de choses en termes de fiscalité,
01:03les suppressions des taxes d'habitation, les taxes sont chères qui ont explosé.
01:06On dit beaucoup qu'il faut faire des économies.
01:09Et vous la première Agnès.
01:11Grosso modo, le bilan de santé des grandes villes de France, c'est quoi ?
01:15Je dirais que plus elles sont grandes, plus elles ont du mal à avoir des bonnes notes en fait.
01:19Plus elles sont grandes, plus elles sont endettées dans les premières villes de France.
01:25On a fait par tranche de 20 sur les 80 premières et ensuite par tranche de 50 sur les 300
01:29suivantes
01:30parce qu'on veut comparer que ce qui est comparable à la Fondation IFRA.
01:33On ne va pas comparer une petite ville, disons, de 24 000 habitants avec Paris.
01:38Évidemment, ça n'a aucun sens.
01:40Eh bien, celle qui a la meilleure note, c'est Toulon dans les premières villes de France.
01:44et elle n'arrive qu'à 13,3 sur 20.
01:47Donc, il faut vraiment descendre dans des niveaux de villes plus petites en fait
01:51pour arriver à des notes beaucoup plus importantes
01:54comme par exemple Saint-Germain-en-Laye qui arrive en premier avec 15,2 sur 20.
01:59Pourquoi ? Parce que finalement, plus on a de manes fiscales,
02:03plus on a tendance à dépenser, plus on a tendance à s'endetter.
02:07Paris arrivant clairement dans les dernières, elle est troisième dans les pires avec 6,9 sur 20.
02:16Mais globalement, est-ce que c'est possible de faire un bilan des villes en disant finalement
02:23qu'elles ne sont pas si mal gérées que ça ou au contraire, par rapport à la précédente mandature,
02:28ça s'est aggravé la situation financière ?
02:30Est-ce qu'on peut faire ça ou c'est trop hétéroclite ?
02:33C'est très hétérogène. D'une certaine manière, on peut dire que quand même,
02:36il y a énormément de villes qui arrivent à être très bien gérées
02:39et qui aussi ont réussi à bien améliorer leurs notes.
02:43Je pense à des villes comme la Garenne-Colombe, comme Clichy, comme Tours
02:47qui ont amélioré leurs notes sur 20 de plus de 2 points par rapport à ce qu'on avait publié
02:51en 2020.
02:52Donc, c'est très encourageant.
02:55Et certaines ont énormément baissé leurs dettes depuis ces dernières années.
03:00Et bon, évidemment, il y a d'autres villes qui ont énormément augmenté leurs dettes dans le même temps.
03:04Mais est-ce que vous avez des surprises par rapport à votre précédent classement de 2020 ?
03:08Oui, par exemple, le Valois a énormément baissé sa dette, alors qu'on ne s'y attendait pas forcément.
03:13Et ils étaient vraiment dans les plus mauvais et ils ont amélioré un peu le score.
03:19Mais il y a des villes pour lesquelles, finalement, le classement était mauvais en 2020
03:24et il est toujours mauvais aujourd'hui.
03:27Donc, ce qui est intéressant, c'est de se dire que, finalement, on a de la marge de manœuvre pour
03:31faire des économies.
03:32Parce qu'on n'arrête pas de nous dire, Edwige, finalement, les collectivités locales, elles sont à l'os,
03:36elles ont reçu moins de l'État, elles n'ont pas...
03:38Oui, c'est là où on veut faire des économies, on voit bien que c'est difficile.
03:40Et, en fait, on a encore des nouveaux chiffres à la Fondation IFRAP et qui montrent que, finalement,
03:46depuis 2019, le niveau des recettes des collectivités, rien qu'au niveau du bloc communal,
03:51c'est commune et intercommunalité, ça a quand même augmenté de l'ordre d'une quarantaine de milliards.
03:58Les recettes ?
03:59Oui, les recettes.
04:00Ça a augmenté de 45%.
04:04Et donc, finalement, qu'est-ce qu'on voit ?
04:07On voit que c'est au-dessus de l'inflation, le niveau d'augmentation des recettes du bloc communal
04:11et qu'on ne peut pas dire qu'il y a eu des recettes bien moindres.
04:16Et, par ailleurs, on a fait une autre étude à la Fondation IFRAP
04:18où on a montré que si on se met à la moyenne des communes,
04:22strat par strat et intercommunalité par intercommunalité,
04:26on voit qu'on peut économiser de l'ordre de 4 à 5 milliards sur les dépenses de fonctionnement
04:30et de l'ordre de 2 milliards rien que sur les dépenses de personnel.
04:34Donc, ça veut dire quoi ?
04:35Ça veut dire qu'il y a tout à fait une possibilité d'améliorer la gestion
04:39de celles qui arrivent en queue de peloton
04:41et, bien sûr, de consolider celles qui sont très bonnes.
04:45Mais ce qu'on veut dire, surtout avec ce palmarès,
04:47c'est que c'est possible de bien gérer l'argent public au niveau local.
04:50Ça n'a rien d'impossible.
04:52Ce n'est pas parce qu'on est en France
04:53qu'on ne doit pas regarder le détail de gestion.
04:57Et l'autre message très fort que je pense que tout le monde doit avoir en tête,
05:02justement avec les échéances qui arrivent au niveau municipal,
05:04c'est qu'on ne peut pas regarder que les comptes de sa commune.
05:09Ça n'a aucun sens aujourd'hui.
05:11Parce qu'en réalité, les intercommunalités ont pris une place énorme.
05:17En fait, maintenant, vous nous dites,
05:19si on veut regarder vraiment la gestion d'une ville,
05:21il faut regarder l'intercommunalité et la collectivité.
05:25Mais bien sûr, parce que le bloc communal, en gros,
05:28l'étage communal, commune plus intercommunalité,
05:31c'est environ 170 milliards de dépenses.
05:33Vous avez 50 milliards qui se logent au niveau des intercommunalités.
05:37Donc aller exclure 50 milliards sur 170, ça n'a aucun sens.
05:43Et donc la vision que nous, on délivre à la Fondation IFRAP avec ce palmarès,
05:47c'est qu'on a additionné à la fois les dépenses du niveau de la commune
05:53et de l'intercommunalité, sans oublier les budgets annexes.
05:56Parce que vous savez, comme moi Edwige,
05:57qu'on peut avoir des tas de budgets annexes satellites
06:00autour du budget principal de la commune,
06:02qui finalement ont énormément de dettes.
06:05On prend souvent l'exemple de Nice.
06:06C'était déjà le cas en 2020.
06:08Nice, aujourd'hui, si vous regardez l'encours de dettes par habitant,
06:11c'est 1550 euros par habitant.
06:13Donc on va dire par rapport aux communes comparables,
06:16ce n'est pas énorme.
06:17Mais si vous additionnez avec le niveau de l'intercommunalité,
06:21de toute la métropole,
06:23eh bien là, vous êtes à 4500 euros par habitant.
06:26Et vous êtes proche.
06:27Comment vous expliquez la différence ?
06:29Eh bien parce que vous avez énormément de dettes
06:30au niveau de l'intercommunalité et des budgets annexes.
06:34Et donc voilà, pour que le citoyen ait une vraie vision
06:37de la gestion au niveau local,
06:39parce que vous savez aussi comme moi
06:40que les maires de ces grandes villes,
06:42ils sont très investis aussi dans la gestion des intercommunalités
06:45qui les concernent.
06:46Donc on ne peut pas dire, ah bah non, mais vous voyez,
06:49c'est pas moi.
06:49Est-ce qu'on peut dire que maintenant,
06:50c'est là où est le pouvoir, l'intercommunalité ?
06:53Pas encore complètement,
06:55mais en fait, on est en train de remarquer,
06:57nous, dans nos travaux,
06:58qu'il y a un transfert de la dépense
07:01et finalement d'énormément de prérogatives
07:04qui étaient celles des communes
07:05vers les intercommunalités, petit à petit.
07:08Et que finalement, là où ça augmente en dépense,
07:10c'est au niveau des intercos.
07:12Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant
07:14dans la précédente étude qu'on avait faite aussi,
07:16c'est de montrer que finalement,
07:17les économies principales sur les dépenses
07:19de fonctionnement et de personnel,
07:20eh bien c'est au niveau des intercommunalités aussi
07:23qu'il faut aller les chercher.
07:24Et ce qui est...
07:25Oui, parce qu'en fait, vous avez deux strates,
07:26vous l'avez dit, mais finalement,
07:28on est obligé, pour avoir une vision globale,
07:30enfin c'est ce que vous avez fait,
07:31on est obligé de regarder l'ensemble.
07:33Absolument.
07:33Donc c'est vrai qu'on se demande
07:34s'il ne faut pas retirer une strade,
07:35puisqu'on cherche peut-être à faire des économies.
07:37Et paradoxalement, toutes les analyses
07:39qui sont sorties ces derniers jours
07:41sur le sujet des finances des communes,
07:44elles ne prennent que le niveau communal,
07:46parce que personne ne va se risquer
07:47à additionner les deux,
07:48parce que c'est extrêmement compliqué.
07:50Il y a des risques de double compte, etc.
07:52Donc nous, on n'a travaillé que sur des chiffres publics,
07:56de la DGCL, de la Direction Générale
07:58des Collectivités Locales.
08:00On a énormément travaillé la méthodologie
08:03et on a écrit aux 380 villes depuis un mois,
08:06avant parution des chiffres,
08:07pour pouvoir discuter avec toutes les villes,
08:10avec les directeurs généraux des services.
08:12Et il y en a beaucoup ?
08:12Il y a eu beaucoup de contestations ?
08:14Pas vraiment des contestations,
08:16des demandes, d'explications, de la pédagogie, etc.
08:19Mais pourquoi est-ce que finalement,
08:20alors comment vous faites ?
08:21C'est passionnant, parce qu'en fait,
08:23on rentre dans un dialogue avec chaque ville
08:25et on rentre en fait dans les questionnements
08:28que tout un chacun se pose au niveau de la gestion.
08:31Alors, pour faire vos classements,
08:33vous avez pris le territoire,
08:36donc la commune et puis l'intercommunalité.
08:39Mais sur quels critères ?
08:40Je crois que vous avez souhaité sélectionner 4 critères.
08:42Oui, alors on est, comme en 2020,
08:44sur les dépenses de fonctionnement,
08:46les dépenses de personnel,
08:47les impôts totaux, les impôts locaux
08:49et les dépenses d'investissement.
08:50C'est une moyenne sur la dépense d'investissement
08:52parce que là, on ne peut pas défavoriser une ville
08:55qui aurait sous-investi une année,
08:56mais énormément investi sur la période.
08:58Donc, c'est une moyenne 2020-2024
09:00sur la dépense d'investissement,
09:02toujours par habitant,
09:03et la dette aussi.
09:04Et la note, elle se fait par rapport aux communes
09:08qui sont les plus proches en termes de strates.
09:11Et ça, c'est tout un travail qui est très long.
09:15Ça fait beaucoup de mois qu'on est sur ce dossier.
09:20Et je trouve que ce qui est important,
09:22c'est de passer aussi le message
09:23qu'à un moment, il faudrait consolider tous ces comptes,
09:25que ce soit plus simple à appréhender
09:27pour le concitoyen, pour le citoyen local
09:30qui a envie de s'intéresser à ces questions.
09:32C'est extrêmement complexe.
09:34Et en fait, la France a vraiment
09:35le système communal le plus complexe,
09:37avec le moins de transparence.
09:39C'est-à-dire qu'on a voulu réformer,
09:41parce qu'on avait 36 000 communes de France,
09:43beaucoup trop, etc.
09:45Donc, on a voulu un peu regrouper.
09:46Le problème, c'est qu'on n'a pas été
09:47au bout de la transformation
09:49en supprimant des strates.
09:51Oui, et puis là, le paradoxe,
09:52c'est qu'il n'y a pas de suffrage direct
09:55pour les intercommunalités
09:56qui sont en train de prendre une place
09:58de plus en plus importante dans la vie
10:00de tous les jours au niveau local
10:01et qui prennent beaucoup de décisions
10:04avec beaucoup de décisions de dette,
10:06parce qu'il y a beaucoup d'intercommunalités
10:08qui sont bien plus endettées que les communes.
10:11Et là, finalement, ça sort du radar.
10:13Donc, on pourrait, à minima, dire
10:15pourquoi, aux élections municipales,
10:17on ne vote pas pour les deux ?
10:18Vous avez vu ce qui va se passer pour Paris ?
10:20On ne cite pas de nom.
10:21Vous avez, on n'a pas le droit.
10:22Non, mais Paris-Lyon-Marseille.
10:24Là, on va voter deux fois.
10:25On va voter pour l'arrondissement
10:27et pour le maire.
10:29Bon, pourquoi est-ce qu'on ne voterait pas
10:31aussi pour les intercommunalités ?
10:33Il y a un moment où aussi,
10:35il faut se poser cette question-là
10:36et voir se poser la question
10:38de fusionner les deux échelons,
10:41peut-être dans un second temps.
10:42Et puis, il y a aussi la question
10:43de pourquoi est-ce qu'on n'a pas
10:45une comptabilité analytique,
10:47des certifications des comptes,
10:48comme ça se fait dans d'autres pays,
10:50comme par exemple en Italie.
10:52Chez nous, finalement, il y a juste...
10:54Les comptes ne sont pas certifiés.
10:55Maintenant, il y a juste
10:55les chambres régionales des comptes
10:56qui interviennent de temps en temps
10:57avec un rapport,
10:58mais qui ne s'est pas tous les ans.
11:01Et donc, là...
11:03D'ailleurs, il y avait eu
11:03tout un travail de la Cour des comptes
11:06pour faire une expérimentation
11:07et puis ça n'a pas été suivi d'effet.
11:10Et finalement,
11:11il y a cette question-là
11:13qui est fondamentale.
11:15Alain Verdié-Maliné,
11:15sur la question de la fiscalité,
11:17parce qu'en fait, quand même,
11:19il faut voir que les communes
11:20ou les intercommunalités,
11:21on va dire les communes,
11:22elles ont été confrontées
11:24quand même à beaucoup
11:24de transformations nécessaires.
11:26C'est-à-dire qu'il y a le problème
11:26du logement
11:27et le problème de la mobilité,
11:29là aussi.
11:30Enfin, je veux dire,
11:30c'est des investissements
11:31très importants.
11:32Et la question de la fiscalité
11:33avec la suppression
11:34de la taxe d'habitation,
11:36est-ce qu'elles ont vraiment
11:37été remboursées
11:38à un euro près
11:40par l'État
11:40avec cette suppression
11:41de la taxe ?
11:42Vous regardez les comptes,
11:43est-ce que c'est vrai
11:44ou pas vrai ?
11:45Comme je vous disais tout à l'heure,
11:47dans les recettes totales,
11:48nous, on ne trouve pas du tout
11:49de baisse
11:51depuis...
11:52Quand on regarde
11:53toutes les années antérieures,
11:54il n'y a pas de baisse,
11:54il y a plutôt une hausse
11:56plus importante.
11:56Alors après,
11:57on ne va pas rentrer...
11:57Le problème,
11:58c'est qu'il faut rentrer
11:58dans le détail
11:59de chaque commune
12:00et c'est assez complexe.
12:02Mais néanmoins,
12:03nous, on ne voit pas
12:03de baisse des recettes
12:05au niveau du bloc communal.
12:07La taxe d'habitation,
12:07c'est vrai qu'elle a induit
12:09quand même quelque chose
12:10qui est important
12:11et qu'on a constaté
12:12sur les 380 communes.
12:14Sur les impôts locaux,
12:15il y a 175 des 380 communes
12:18qui ont une baisse
12:19des impôts locaux
12:19par habitant.
12:20Pourquoi ?
12:21Parce que quand on a publié
12:22en 2020,
12:23on était sur des chiffres 2018,
12:25on était au tout début
12:25de la suppression
12:26de la taxe d'habitation
12:27et depuis,
12:28elle a donné
12:29son plein régime.
12:30mais en revanche,
12:32et ça,
12:33vous le savez comme moi,
12:34les taxes foncières
12:34ont explosé
12:35dans énormément de villes
12:37et d'ailleurs,
12:38on a fait des chiffrages.
12:39Vous avez fait un hit parade
12:40des taxes foncières ou pas ?
12:42Alors,
12:42non,
12:43mais on a montré
12:44que certaines villes,
12:46c'est le cas de Paris,
12:47mais c'est le cas aussi
12:47de Meudon,
12:49ont eu des augmentations
12:51absolument gigantesques
12:52de leurs taux
12:53et on voit au niveau
12:57macroéconomique,
12:57c'est-à-dire sur la totalité
12:59des recettes
13:01taxes d'habitation
13:02plus taxes foncières
13:03versus taxes d'habitation
13:05sur résidence secondaire
13:06plus taxes foncières
13:07dans un second temps
13:08qu'à l'horizon 2030,
13:10on sera à 95%
13:12de la recette
13:14qui était prélevée
13:15auparavant
13:15sur les deux taxes,
13:16rien qu'avec taxes foncières
13:17et taxes d'habitation
13:18sur les résidences secondaires.
13:19Donc,
13:19la nature a horreur du vide,
13:20on le sait bien.
13:21Le problème,
13:22c'est qu'il n'y a pas du tout
13:23le même nombre de ménages
13:23qui sont imposés
13:24sur taxes foncières
13:25et taxes d'habitation
13:26sur résidence secondaire
13:28que précédemment
13:29où il y avait...
13:30Donc,
13:31en fait,
13:31c'est une pression fiscale locale
13:34qui est en train
13:35de se rabourguer
13:37sur un petit nombre
13:38de ménages,
13:40un plus petit nombre
13:41de ménages
13:41et qui va peser
13:42autant bientôt
13:44à l'horizon 2030
13:45que ce qu'on avait
13:46précédemment.
13:48Peut-être juste avant
13:49de peut-être relisser
13:50le top 10
13:50dans les deux sens.
13:52Agnès Verdier-Molinier,
13:53je voudrais savoir
13:54est-ce qu'on parle beaucoup,
13:55notamment pour les entreprises,
13:57c'est une de leurs revendications,
13:58Philippe Dornano,
13:59le patron de Sisley,
14:01le co-président du métier,
14:02le disait encore hier,
14:03la suppression de la CVAE.
14:04Est-ce qu'ils ont les moyens
14:06de supprimer cette CVAE
14:08qui leur rapporte
14:08beaucoup d'argent
14:10aux mairies,
14:12aux maires,
14:12à la collectivité ?
14:14Le problème des taxes
14:15de production,
14:16c'est qu'il y a une partie
14:17qui finance la sécurité sociale,
14:19une partie qui finance
14:20les collectivités locales.
14:22Et évidemment,
14:23ça demande que si on supprime
14:25des taxes de production,
14:26ce que nous,
14:26nous souhaitons
14:27à la Fondation IFRA,
14:28c'est que derrière,
14:29il faut aussi revoir
14:31la question de fiscalité,
14:33notamment locale.
14:34Et nous,
14:34on avait fait une proposition
14:35en la matière
14:36qui se fonde
14:36sur l'exemple allemand
14:38où il y a une partie
14:39de l'impôt sur les sociétés
14:41qui est perçue
14:42en fait par le bloc communal.
14:44Et ça,
14:45c'est très intéressant.
14:46Pourquoi ?
14:46Parce qu'au lieu
14:47d'aller taxer
14:47la production des entreprises
14:48et de dire
14:49je prends de l'argent
14:50avant même de savoir
14:51si tu fais du résultat,
14:53le sujet en Allemagne,
14:55c'est que finalement,
14:56le territoire,
14:57le bloc communal,
14:58il est intéressé
14:59à avoir sur son sol
15:00des entreprises
15:01qui font du résultat
15:02et qui marchent.
15:04Et ça,
15:05c'est...
15:06C'est encourageant.
15:07En tous les cas,
15:07c'est une dimension,
15:08c'est une dynamique positive.
15:09C'est beaucoup
15:11plus positive
15:11que de dire
15:12ah bah nous,
15:13on est des élus locaux,
15:14on préfère aller taxer
15:15sur la prod
15:16parce qu'avec le versement
15:18en mobilité
15:18ou avec d'autres taxes
15:20parce que finalement,
15:21on est sûr
15:22qu'on va récupérer
15:23ou avec les taxes foncières
15:24d'ailleurs,
15:24puisqu'il y a des taxes foncières
15:25qui comptent
15:26dans les taxes de production
15:27pour les entreprises.
15:30Eh bien,
15:30ça,
15:31ça pourrait être
15:31une possibilité
15:33qui nous emmènerait
15:34vers le haut
15:35parce que ça
15:35ferait réfléchir
15:36les élus territoriaux
15:38pour créer
15:39un environnement positif
15:41pour les entreprises.
15:42Agnès Verdier-Molinier,
15:43en deux secondes,
15:44le classement des villes
15:45est mieux noté.
15:47Alors,
15:48on ne va pas tous les citer
15:49mais en fait,
15:50par exemple,
15:50c'est beaucoup
15:51la banlieue ouest de Paris,
15:52j'ai envie de dire,
15:53c'est là où il y a de l'argent.
15:53Donc,
15:54c'est QFD quoi,
15:55là aussi.
15:55Non,
15:55mais c'est aussi que,
15:56par exemple,
15:57justement,
15:57les intercos,
15:59les intercommunalités
15:59se sont beaucoup moins endettées
16:01et donc c'est intéressant
16:03de se dire
16:03qu'il y a,
16:05ok,
16:06il y a Saint-Germain-en-Laye
16:07mais il y a aussi
16:07Beaupré-Haut-en-Mauge,
16:08il y a aussi
16:08Villefranche-sur-Thône,
16:10il y a aussi Soissons,
16:11il y a aussi Colmar
16:11qui était déjà très bien placé
16:13dans le précédent classement
16:17et donc,
16:18il y a aussi Thône-en-Lébain
16:19qui n'est vraiment pas
16:20en région parisienne.
16:22Non,
16:22mais c'est au bord du lac Léman.
16:25Donc,
16:25là,
16:26on a quand même
16:28des villes
16:29qui arrivent à tirer
16:30leur épingle du jeu
16:31alors que ce ne sont pas
16:32des très grandes villes
16:33et alors qu'elles ont montré
16:35pour certaines
16:35qu'elles arrivent
16:36à baisser la dette,
16:37faire des investissements,
16:38baisser les dépenses
16:39de personnel,
16:39baisser les dépenses
16:40de fonctionnement.
16:41Donc,
16:41c'est quand même
16:42très encourageant.
16:43Les bonnets d'âne ?
16:44Alors,
16:44les bonnets d'âne,
16:45on les connaît,
16:46c'est Bagnolet,
16:46c'est Fort-de-France,
16:47c'est Paris,
16:48c'est Aubagne,
16:48c'est Corbeil-Essonne,
16:49c'est Arles,
16:50c'est Le Valois
16:51qui est toujours...
16:53qui va un petit peu mieux
16:55mais qui est toujours
16:56à 7,6 sur 20
16:58et ce sont des villes
17:00qui finalement
17:00sont souvent
17:01très endettées
17:02comme Paris
17:03et qui ont des dépenses
17:05de fonctionnement
17:05qui sont importantes,
17:06des dépenses de personnel
17:07importantes
17:08et donc,
17:08on sait ce qu'il faut
17:09qu'elles fassent
17:10pour réussir
17:11à être finalement
17:12dans une meilleure gestion,
17:13baisser la dette,
17:15baisser les dépenses
17:16de personnel.
17:17Il faudra s'y atteler
17:18un jour ou l'autre.
17:18Il faudra s'y atteler
17:19absolument
17:20et puis pour les villes
17:20touristiques,
17:21on a fait un classement spécial.
17:22Pourquoi Edwige ?
17:23On voulait en parler
17:24parce que c'est vrai
17:25que ces villes touristiques,
17:26elles accueillent
17:27de la population
17:28qui augmente énormément
17:30pendant la saison
17:32et donc,
17:33on a additionné
17:34une population touristique
17:36à ces villes
17:37en plus de la population
17:38INSEE
17:39et ça permet pour nous
17:41de faire un classement
17:42qui est plus représentatif
17:43et qui permet de voir
17:44que hier,
17:45La Rochelle,
17:45Les Sables d'Olonne,
17:46Saint-Malo,
17:46Anglette
17:47arrivent à avoir
17:48des bonnes notes
17:49tout en étant
17:50des villes touristiques,
17:51tout en ayant forcément
17:52des dépenses
17:53un peu supplémentaires.
17:54Il ne faut pas oublier
17:55qu'évidemment,
17:55quand vous avez aussi
17:56des résidences secondaires,
17:57vous avez aussi
17:57une manne fiscale supplémentaire
18:00avec notamment
18:00la taxe d'habitation
18:02sur les résidences secondaires
18:03qui est souvent
18:03d'ailleurs majorée.
18:05Donc,
18:06voilà,
18:06on a tenu à faire ce classement.
18:08Pourquoi ?
18:08Parce que pour le précédent classement,
18:10on avait eu des réclamations
18:11de Cannes ou de Nice
18:12qui disaient
18:13mais finalement,
18:13nous,
18:14on a énormément de touristes.
18:15Donc voilà,
18:16là,
18:16il y a la réponse.
18:17Il y a ces villes touristiques
18:18qui sont classées à part
18:20et qui ont une note
18:22qui est en adéquation
18:24avec finalement
18:26la fréquentation touristique.
18:27Merci beaucoup,
18:28Agnès Verdi-Molinier.
18:29Évidemment,
18:29on peut retrouver ça
18:30comme d'habitude
18:30sur le site de l'IFRAP.
18:32Sur le site de l'IFRAP,
18:33absolument,
18:34avec tous les détails,
18:35avec une fiche
18:35ville par ville
18:36et surtout les îles de l'IFRAP.
18:38comment est géré votre ville,
18:39vous n'avez qu'à aller
18:40sur le site de l'IFRAP.
18:41Merci beaucoup
18:42d'avoir été avec nous.
18:43Dans un instant,
18:44on va revenir sur ce choc pétrolier
18:45avec deux invités.
18:46Paul Marcel
18:47qui est cofondateur
18:48de l'Atelier des Options.
18:50Il y a beaucoup de spéculations.
18:51On se demande pourquoi,
18:52comment.
18:53Il va tout nous expliquer
18:53comment fonctionne ce marché.
18:55Et après,
18:56c'est Frédéric Plant,
18:57Conseil national
18:58de la Fédération française
18:59des combustibles,
19:00carburants et chauffage
19:01qui sera avec nous.
19:02Il était à Bercy tout à l'heure.
19:03A tout de suite.
19:05Le 18-19
19:07d'Edwish Chevrillon
19:08sur BFM Business.
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