- il y a 2 jours
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Top ou encore la guerre au Moyen-Orient est-elle vraiment en train de se terminer ?
00:00:04C'est ce que dit Donald Trump, mais on peut en douter ce soir au vu des nouvelles frappes du
00:00:08jour
00:00:08et d'autant qu'Israël semble bien déterminé à poursuivre la guerre.
00:00:12Y a-t-il de la friture entre Jérusalem et Washington ?
00:00:14On ira bien sûr dans les deux capitales et dans toutes les autres capitales de la région
00:00:18retrouver les équipes de BFM sur le terrain ce soir.
00:00:21On verra aussi comment le Mossad, les services secrets israéliens,
00:00:25traquent déjà le nouveau guide suprême iranien
00:00:28après avoir participé à l'opération qui a permis d'éliminer son père.
00:00:32On verra enfin comment la France compte débloquer le détroit d'Ormouz.
00:00:36Nouveau conseil de défense en ce moment même à l'Elysée
00:00:39alors que toute l'économie mondiale est en train de se gripper
00:00:42et qu'un tout premier pétrolier a réussi à franchir ce soir ce détroit sous escorte américaine.
00:00:48Bienvenue à tous, l'édition spéciale se poursuit.
00:00:51D'abord les images du jour, elles sont signées Raphaël Redon et Bertrand Séguier.
00:00:5611e jour de guerre.
00:00:58Les pays du Moyen-Orient qui ont encore été touchés par des frappes de drones, de missiles.
00:01:04Les combats font rage au sud Liban.
00:01:06Israël tente toujours de poursuivre son avancée terrestre sur le territoire libanais.
00:01:19La défense antiaérienne ici en Israël qui vient donc d'intercepter un projectile.
00:01:25Au Kurdistan irakien à Erbil, une base américaine a été frappée.
00:01:30Combien de temps est-ce que ça va encore durer ?
00:01:32C'est bientôt fini, assure Donald Trump.
00:01:38En tous les cas, ce qui est concret, c'est que ça va frapper très fort ce mardi.
00:01:43Aujourd'hui sera notre jour le plus intense de luttes dans l'Iran.
00:01:47On a le géant américain avec une armada considérable qui s'adapte aux petits tyraniens qui y résistent.
00:01:5511e jour de guerre donc et beaucoup de questions ce soir encore pour en parler.
00:01:59Dans la suite de cette édition spéciale, j'ai le plaisir d'accueillir Louis Gauthier.
00:02:02Bonsoir, ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale, Maya Kadra.
00:02:07Bonsoir, enseignante, journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
00:02:11Vous aussi, on va avoir besoin de vos lumières.
00:02:12Ce soir, amiral Alain Coldeffy, bonsoir, ancien inspecteur général des armées, ancien chef d'état-major adjoint également.
00:02:20Soyez le bienvenu et Maud Kessar, directrice du domaine Aure Atlantique à l'Institut de recherche stratégique de l'école
00:02:25militaire.
00:02:26Soyez la bienvenue, vous aussi.
00:02:27La guerre est pratiquement finie, c'est donc ce qu'a dit Donald Trump il y a quelques heures.
00:02:32Dans la foulée, le Pentagone a promis que ce mardi, ce jour, serait la plus grosse journée de frappe sur
00:02:37l'Iran depuis le début du conflit.
00:02:39Est-ce que Donald Trump est vraiment en train de siffler la fin de la guerre, Maya Kadra ?
00:02:45Non, je ne pense pas.
00:02:46Il y a une intensification à laquelle on a assisté aujourd'hui, c'est à Ilham.
00:02:51Et c'était un peu l'épicentre des Basidji en Iran.
00:02:55Et c'est frappe pour neutraliser tous les centres et les positions militaires des Basidji,
00:03:00où ils organisaient la répression contre les manifestants.
00:03:04Donc cette guerre, elle évolue par palier.
00:03:05Et on n'a pas encore atteint tous les buts, même si ces buts ne sont pas tous déclarés.
00:03:11On connaît un peu les objectifs généraux, c'est-à-dire démanteler le programme nucléaire,
00:03:17ça a commencé déjà en juin 2025,
00:03:20neutraliser le programme des missiles balistiques, de fabrication de missiles balistiques,
00:03:24et éventuellement une chute de régime.
00:03:26Alors on le dit à demi-mot.
00:03:27Quand Trump a dit « la guerre s'est bientôt finie »,
00:03:30Alors pourquoi il dit ça ?
00:03:31C'est pour la communication, en fait.
00:03:33C'est pour la communication, parce que très objectivement,
00:03:37si son but est vraiment la chute du régime,
00:03:39il faut qu'il intensifie les frappes pour arriver à ce but.
00:03:42Et ça nécessiterait peut-être l'envoi de troupes au sol.
00:03:45Et ça, c'est pour le moment le hic, le point qui pourrait le faire perdre,
00:03:50par exemple, les mid-terms.
00:03:51Donc il y a une opacité autour de ça.
00:03:53Louis Gauthier, comment vous comprenez, comment vous interprétez les propos de Donald Trump ?
00:03:57Je crois que ce n'est pas une deuxième guerre des 12 jours.
00:04:00On en est à 11.
00:04:01Comme vous l'avez dit, il y aura sans doute un palier,
00:04:04mais quand même, un peu en avance de phase,
00:04:07Trump est obligé d'annoncer une forme de désescalade
00:04:10pour des problèmes de prix de pétrole, de marché, de réaction de son opinion publique.
00:04:15Donc quand il parle la nuit dernière, il s'adresse plus à Wall Street ?
00:04:18Il s'adresse à son opinion publique,
00:04:21et sans doute aussi aux décideurs économiques
00:04:23qui voient ce yo-yo des cours du pétrole.
00:04:27Donc je pense qu'on est, vous l'avez dit, un palier,
00:04:29qui est encore une étape,
00:04:31mais en même temps, les frappes comme ça,
00:04:34je ne vais pas dire indiscriminées,
00:04:35mais qui visent à pilonner,
00:04:37ils disent déjà avoir obtenu un certain nombre de succès,
00:04:40notamment pour neutraliser les forces conventionnelles iraniennes
00:04:43et les sites de missiles,
00:04:45ne peuvent pas produire l'effet politique que vous évoquez,
00:04:48c'est-à-dire l'arrivée d'un nouveau régime.
00:04:51Ça, ce n'est pas possible, on n'impose pas un nouveau régime,
00:04:54pas plus la démocratie, pas plus de nouvelles équipes
00:04:57en bombardant des sites et les populations.
00:05:00On n'a pas beaucoup d'écho, d'ailleurs,
00:05:02des pertes du côté iranien occasionnées par ces bombardements.
00:05:05Amiral, expliquez-nous, on en est où de la guerre au 11e jour ?
00:05:08Parce qu'on nous parle de phase.
00:05:10Israël, il y a quelques jours encore, a dit,
00:05:12c'est reparti, il va même y avoir des surprises.
00:05:15On a un peu de mal à voir où on en est aujourd'hui
00:05:17du processus côté israélien et côté américain.
00:05:19– On a du mal à voir où on en est parce que les chefs militaires
00:05:24ont pour, je veux dire, objet principal de demander aux politiques
00:05:29quels sont les objectifs politiques.
00:05:31Et à partir de cela, ils élaborent des solutions
00:05:33qu'ils proposent aux dirigeants politiques.
00:05:36Et on voit bien que, comme on n'arrive pas à déterminer
00:05:39les options politiques du président Trump,
00:05:42les militaires américains font des tas de choses,
00:05:45intelligentes, très très bien, mais on ne sait pas,
00:05:48vous l'avez indiqué, la décapitation des Moula,
00:05:53l'uranium, les bases de missiles, les centres de police, etc.
00:05:58Alors que du côté israélien, les buts de guerre sont connus
00:06:01et l'armée israélienne frappe continuellement
00:06:03en fonction des buts de guerre.
00:06:05– Mais Israël dit aujourd'hui par la voix de Benyamin Netanyahou,
00:06:08« Nous, on veut continuer la guerre. »
00:06:10Il y a une guerre qui peut s'arrêter en Iran
00:06:11et une autre qui peut continuer du côté du Liban.
00:06:14– Non, parce qu'il y a quand même un petit effet d'entraînement induit.
00:06:18Pas forcément mettre esclaves, au sens où on entend un tandem,
00:06:23mais il y a un effet induit dans ce que fait Netanyahou
00:06:25par rapport aux Américains.
00:06:27Mais lui, ces objectifs sont clairs.
00:06:28Donc la guerre que mène Netanyahou
00:06:31contre l'Espola au Liban, etc., elle est très très claire.
00:06:34Celle des Américains, elle est moins claire.
00:06:36– Maude Kessar, est-ce qu'il est possible
00:06:38que Donald Trump soit en train de reculer
00:06:41et de se dire, vu les dégâts provoqués sur l'économie,
00:06:44pardon, priorité au direct, Emmanuel Macron
00:06:48qui ouvre en ce moment même le Conseil de défense à l'Elysée,
00:06:52de cinquième depuis le début de la guerre.
00:06:54– Monsieur le ministre, mesdames, messieurs les ministres,
00:06:55mesdames, messieurs, merci beaucoup d'être là
00:06:58pour ce Conseil de défense et de sécurité nationale
00:07:01sur l'Iran et la situation régionale.
00:07:04Il y a beaucoup de sujets, je propose qu'on se concentre
00:07:07sur les leviers d'action.
00:07:08– Voilà, on aura droit à 5 secondes filmées
00:07:10comme à chaque début de Conseil de défense.
00:07:12Le temps de laisser le temps justement.
00:07:14Didier François, bonjour Didier, ravi de vous retrouver.
00:07:18Voilà, le Conseil de défense du jour à l'Elysée.
00:07:21Il y a pas mal de points qui sont à l'ordre du jour aujourd'hui,
00:07:23notamment la question du sécurisation,
00:07:25la sécurisation, pardon, du détroit d'Hormuz,
00:07:27mais ça on a l'occasion d'en reparler.
00:07:28Je vais vous donner la parole dans un instant, Maud Kessar,
00:07:30mais il est difficile de joindre Siavoche Ghazi,
00:07:32le correspondant d'RFI et de France 24 à Téhéran.
00:07:35Et il est justement en ligne avec nous, bonsoir.
00:07:37Siavoche, les États-Unis ont annoncé aujourd'hui
00:07:39que cette journée serait la plus dure
00:07:41en termes de frappe depuis le début du conflit.
00:07:43D'abord, est-ce que c'est le cas ?
00:07:46Écoutez, il y a une demi-heure,
00:07:48il y a eu trois très fortes détonations
00:07:50dans le centre de la capitale iranienne
00:07:53depuis ces calmes et avant ces trois frappes
00:07:57dans le centre de la capitale.
00:07:59Pendant cinq heures, il n'y a pas eu de nouvelles frappes
00:08:03depuis l'après-midi, cinq heures plus tôt.
00:08:06Donc il y a eu ces trois frappes.
00:08:07On ne sait pas encore quels sites ont été visés
00:08:10par ces trois frappes,
00:08:11mais c'était trois très fortes détonations
00:08:13sur la capitale iranienne.
00:08:16Pendant ce temps, la guerre des mots continue.
00:08:18Aujourd'hui, Téhéran menace désormais
00:08:20d'éliminer physiquement Donald Trump.
00:08:23Alors c'est la deuxième fois que Alil Aridjani,
00:08:26le chef du Conseil suprême de la Sécurité nationale,
00:08:29fait une telle déclaration.
00:08:30Il y a trois jours, je crois, si je ne me trompe pas,
00:08:33il avait déclaré que l'Iran poursuivra
00:08:35jusqu'au bout Donald Trump.
00:08:37Et donc il lui fera subir le même sort
00:08:39que le sort qu'il a fait subir à Al-Aïtola,
00:08:43les Fahmenei, l'ancien guide suprême iranien
00:08:44qui a été tué lors d'une frappe israélienne
00:08:48samedi, le premier jour de la guerre,
00:08:50et il y a 11 jours maintenant.
00:08:52Donc les responsables iraniens montent,
00:08:56haussent le ton à l'égard des États-Unis.
00:08:58Il y a eu d'autres déclarations,
00:08:59par exemple ce soir,
00:09:02du commandant de la marine des gardiens de la Révolution
00:09:04qui, à deux reprises, a mis en garde
00:09:08les États-Unis, mais aussi Israël,
00:09:10d'envoyer des navires de guerre
00:09:12dans le détroit d'Urmuz,
00:09:13en l'arrêtement que...
00:09:16Merci à vous, Syavosh Ghazi,
00:09:17en direct de Téhéran.
00:09:18Je crois que la liaison a coupé ce soir avec Téhéran.
00:09:21Est-ce qu'on peut imaginer, Maud Kessar,
00:09:23effectivement l'Iran s'en prendre physiquement
00:09:26au président américain,
00:09:27ou on est dans une forme d'escalade verbale,
00:09:29j'allais dire, de bonne alloi en temps de guerre ?
00:09:32Alors, on est dans plusieurs choses.
00:09:34Sans doute dans une guerre des propagandes très marquée.
00:09:36Ce n'est pas la première fois que les Iraniens
00:09:37menacent le président américain physiquement.
00:09:40Donc, je dirais que là,
00:09:41ils jouent quand même sur leur ligne.
00:09:44Et de l'autre côté, Donald Trump,
00:09:45comme vous le rappeliez,
00:09:47manie la guerre des mots,
00:09:48et plus dans la communication politique
00:09:49que dans la communication stratégique.
00:09:51Donc, ce qui pose problème,
00:09:52c'est que ce qu'il dit dans les conférences de presse
00:09:54de la Maison Blanche,
00:09:57il y a un peu un hiatus entre ce qu'il raconte...
00:09:59Et ce qui se passe sur le terrain.
00:10:00Et surtout, ce que pourrait mettre en œuvre le Pentagone.
00:10:03Donc, on n'est pas là,
00:10:04dans un rétro-pédalage immédiat.
00:10:06On est dans la communication politique,
00:10:08et comme toujours avec Trump,
00:10:09on est dans la communication de politique intérieure.
00:10:12D'abord, avant de faire de la politique internationale.
00:10:14Car Trump est un président, certes, élu.
00:10:18Sur le papier, c'est un commander-in-chief.
00:10:21Mais on a bien compris que ce n'était pas lui
00:10:23le chef de guerre,
00:10:24même si c'est lui qui a la décision finale.
00:10:265 000 frappes américaines sur l'Iran
00:10:29depuis le début du conflit, Didier-François.
00:10:31Est-ce que les Iraniens, militairement parlant,
00:10:34sont aujourd'hui au bout du rouleau ?
00:10:36Non, ils ne sont pas encore au bout du rouleau.
00:10:39Mais vous voyez bien qu'il reste un nombre de cibles
00:10:41assez considérable à traiter.
00:10:42D'abord, ils ont toujours un commandement qui marche.
00:10:44Ils ont toujours une capacité de riposte qui fonctionne.
00:10:47Alors, ça reste l'Iran face aux États-Unis.
00:10:52Mais ils ne sont pas du tout des faits à ce stade.
00:10:55Il leur reste quoi, à part le commandement ?
00:10:58Le commandement, c'est quand même déjà pas mal.
00:11:00Parce que ça permet justement de planifier.
00:11:03Regardez la façon dont ils font leur choix de cibles.
00:11:06Alors, ce n'est pas toujours très militaire.
00:11:09C'est pour avoir des effets militaires ou politiques,
00:11:11mais qui fonctionnent pas mal.
00:11:11Que ce soit sur le pétrole.
00:11:14Leur ciblage sur Israël a l'air de fonctionner à peu près,
00:11:17même s'il n'est pas énorme.
00:11:19Le golfe a été quand même relativement surpris
00:11:21par leur capacité de frappe.
00:11:23Donc, ils font ce qu'ils peuvent et ce qu'ils ont.
00:11:25Donc, tout ne se passe pas exactement comme prévu pour les Américains.
00:11:28Ils n'avaient sans doute pas estimé que ce serait...
00:11:30Non, attention.
00:11:31D'abord, un, je pense que les Américains
00:11:33ne sont quand même pas totalement des manches.
00:11:34Il y a longtemps qu'ils planifient.
00:11:35Ils savaient bien que les autres allaient y riposter.
00:11:37Enfin, ça ne tombe pas en une...
00:11:39Sur les plateaux de télé, on aimerait bien
00:11:40que ça soit fini en une semaine, la gamme.
00:11:41Enfin, dans les États-majors...
00:11:42On aimerait rien du tout, après.
00:11:43Non, non, mais je veux dire,
00:11:44les États-majors savent que ça n'existe pas.
00:11:46Ils avaient planifié...
00:11:47L'État-major américain a planifié pour 50 jours.
00:11:49On est à 10.
00:11:50Il leur en reste 40.
00:11:51Donc, il va falloir s'habituer à cette idée-là.
00:11:53On vous le dit depuis un mois.
00:11:55Mais ça a du mal à rentrer.
00:11:56Mais les Américains, eux, en termes militaires,
00:11:59et c'est ce qu'on vient de nous expliquer,
00:12:01il y a Trump, lui, son boulot,
00:12:03c'est d'acheter le temps en faisant de la politique.
00:12:06Alors, lui, il s'adresse à l'opinion publique américaine
00:12:08et au marché.
00:12:11Rubio s'adresse aux alliés
00:12:14pour essayer de leur donner une compréhension générale
00:12:16de là où ils vont,
00:12:17mais à peine sur la question des missiles.
00:12:19Et puis, il y a les Américains.
00:12:20L'État-major américain, lui, déroule.
00:12:22Et parce que, grosso modo,
00:12:23les politiques doivent lui acheter le temps.
00:12:25C'est tout.
00:12:26Après, est-ce qu'ils vont y arriver,
00:12:27et les uns, et les autres ?
00:12:28On n'en sait rien.
00:12:29C'est bien le sujet de la guerre.
00:12:31Mais on est au début de ce qu'ils veulent faire.
00:12:33Et quand ils disent qu'ils sont en train de rentrer
00:12:35dans la phase dure,
00:12:36vous voyez bien qu'il reste encore des choses à traiter.
00:12:37Les centres de commandement,
00:12:39tout ce qui est enterré,
00:12:39tout ce qui est dur maintenant,
00:12:40ils vont y aller.
00:12:41Ils ne pouvaient pas le faire avant,
00:12:42parce qu'on ne fait pas ça avec du F-35 et du F-18.
00:12:44On va en parler dans un instant.
00:12:46Donc, ils vont aller sur...
00:12:48Il faut garder en tête un truc.
00:12:51Gaza, le Hamas,
00:12:52c'était très enterré.
00:12:54Ils l'ont fait alors qu'ils étaient appuyés par l'Iran.
00:12:56Donc, imaginez que l'Iran s'est enterré puissance 10
00:12:58et qu'il va falloir travailler
00:12:59sur une planification de cette nature.
00:13:01On va évoquer la question de la forme de frappe américaine.
00:13:04Dans un instant, vous savez que les témoignages
00:13:05qui nous arrivent de Téhéran sont relativement rares.
00:13:07Le travail formidable de Siavosh Ghazi
00:13:09qu'on vient d'entendre il y a quelques instants.
00:13:11Il y a également ce reporter de CNN
00:13:12qui a réussi, il y a maintenant deux jours,
00:13:14à rentrer à Téhéran.
00:13:15C'est lui qui avait décrit les pluies de pétrole
00:13:17après l'attaque sur les dépôts pétroliers.
00:13:20Il vient de publier une toute dernière vidéo
00:13:21qu'on va découvrir ensemble.
00:13:25Ces dernières 24 heures,
00:13:26Téhéran a subi d'intenses bombardements.
00:13:28Nous l'avons tous entendu et ressenti.
00:13:30Ce matin, nous étions sur un site
00:13:32lorsqu'il a de nouveau été pris pour cible.
00:13:37On entend des avions en réaction au-dessus de nous.
00:13:39Un canon anti-aérien décolle.
00:13:41Il est censé quitter les lions plus vite.
00:13:46Cela montre bien à quelle vitesse
00:13:48la situation peut dégénérer ici.
00:13:51Nous filmions sur un site
00:13:52qui a apparemment été touché hier.
00:13:58Plus tôt dans la journée,
00:13:59nous avions parlé à des personnes
00:14:01prises au piège lors de l'attaque.
00:14:04J'étais dans la tente de base
00:14:05et j'ai été projeté contre le mur opposé.
00:14:08Je me suis retrouvé sous les décombres.
00:14:11Je ne sais pas quoi dire d'autre.
00:14:17Je suis désolé.
00:14:26Frédéric Pletken, c'est le nom de ce reporter de CNN
00:14:28qui est donc à Téhéran en ce moment même.
00:14:31Louis Gauthier, les frappes aujourd'hui à Téhéran,
00:14:34elles visent quoi ?
00:14:35Ou qui ?
00:14:36Elles continuent à viser des centres de pouvoir,
00:14:38des casernes de l'appareil répressif,
00:14:42sans doute des centres encore d'enterrées
00:14:46ou des centres de missiles.
00:14:48Il y a certainement une planification.
00:14:50Dans la planification des frappes,
00:14:51la difficulté pour les Américains,
00:14:53on le voit là,
00:14:54ce sont des destructions
00:14:55qui vont forcément,
00:14:56à un moment ou à un autre,
00:14:57créer des dégâts collatéraux
00:14:58et des dégâts sur les victimes
00:14:59et pas simplement,
00:15:01je dirais entre guillemets,
00:15:02parce que c'est très triste,
00:15:04cette bavure sur cette école de jeunes filles
00:15:06qui est entraînée.
00:15:06Dont Donald Trump a dit
00:15:08ce n'est pas nous,
00:15:09il l'a dit hier soir
00:15:09pendant sa conférence de presse.
00:15:10C'est sans doute...
00:15:11Oui, enfin, je ne connais pas de guerres
00:15:12qui hélas ne font pas de victimes
00:15:14et de victimes civiles,
00:15:16très probablement c'est une bavure américaine,
00:15:18on est d'accord.
00:15:19C'est un tomahawk.
00:15:20Voilà.
00:15:21Le deuxième point,
00:15:22c'est qu'il y a donc
00:15:24cette logique de planification
00:15:26où jusqu'à présent,
00:15:27les Américains font une démonstration
00:15:29extraordinaire de leur supériorité.
00:15:31Les Iraniens partent au plus pressé
00:15:33pour tenter de faire un coup au but
00:15:35là où il y a des mailles desserrées
00:15:37dans le filet de protection.
00:15:39Ils y parviennent difficilement,
00:15:40même s'ils portent des coups
00:15:41sur des puits de pétrole
00:15:43ou sur des installations pétrolières
00:15:45dans le Golfe.
00:15:46La deuxième,
00:15:47si on se projette plus loin
00:15:48dans les paliers que vous évoquiez
00:15:50et que vous évoquiez aussi tous deux,
00:15:52l'issue politique, etc.,
00:15:53c'est qu'à un moment,
00:15:54et même ces 50 jours,
00:15:56il va y avoir un desserrement
00:15:57de ce dispositif militaire.
00:15:58Mais si vous êtes Iraniens,
00:15:59vous attendez le moment
00:16:00où ça se desserre.
00:16:01Et donc, comme toujours,
00:16:02la difficulté pour les Américains,
00:16:04ça ne va pas être la montée en gamme
00:16:05à condition de continuer rationnellement
00:16:08leur politique de frappe efficace
00:16:09en évitant les dégâts collatéraux
00:16:11le plus possible.
00:16:11ça va être quand est-ce
00:16:13qu'on va, d'une certaine manière,
00:16:15revenir à la normale
00:16:16alors qu'il n'y aura pas
00:16:17de solution politique
00:16:18et que si vous avez
00:16:19un adversaire un peu intelligent,
00:16:21il va attendre ce moment
00:16:22où vous vous exposerez davantage
00:16:23ou vous exposerez vos alliés
00:16:24parce que vous allez lever le camp
00:16:26ou lever le dispositif de protection.
00:16:27Ce moment, on n'y est pas, Didier Françard.
00:16:29Et ce qu'on constate aujourd'hui,
00:16:31c'est vous qui me l'avez expliqué
00:16:32avant cette émission cet après-midi,
00:16:34c'est que le dispositif américain aérien
00:16:37en tout cas est en train
00:16:38de changer de visage.
00:16:39Si je résume,
00:16:40et ça va vous faire bondir
00:16:41les militaires qui sont autour de la table,
00:16:43on est passé des chasseurs
00:16:44aux bombardiers, c'est ça ?
00:16:45Oui, on peut être dans le même temps.
00:16:45Ne bondissez pas, s'il vous plaît.
00:16:48C'est pour que les spectateurs
00:16:50comprennent,
00:16:51parce que le F-35 et le F-18 bombardent.
00:16:54Mais oui, maintenant le loup,
00:16:55grosso modo,
00:16:56au départ d'un coup,
00:16:58on n'en voit pas les trucs
00:16:59très lourds et très lents.
00:17:00Celui qu'on voit à l'écran, Didier, là ?
00:17:02Alors, ça c'est du B-52.
00:17:04Ça c'est du bombardier lourd ?
00:17:06Oui, c'est du bombardier qui est très très lourd,
00:17:08mais c'est très vieux,
00:17:09et c'est très efficace.
00:17:11En fait, c'est des bennes à bombes.
00:17:13Ça emmène 30 000 kilos,
00:17:1630 tonnes de bombes.
00:17:18C'est des trucs massifs,
00:17:19mais on ne les fait pas rentrer en premier,
00:17:21en général,
00:17:21quand il y a de la défense antiaérienne,
00:17:23parce que c'est vulnérable,
00:17:23parce que justement,
00:17:24comme c'est gros et que c'est lourd,
00:17:25ça ne va pas très vite
00:17:26et c'est facile à taper.
00:17:28Donc, en général,
00:17:28on commence d'abord par dégager
00:17:31les risques de défense antiaérienne
00:17:33avec des avions plus furtifs,
00:17:36plus agiles et plus protégés,
00:17:38plus spécialisés.
00:17:41Et ensuite,
00:17:42maintenant,
00:17:42on est dans la phase
00:17:43où quand ça, ça a été fait,
00:17:45on peut commencer à faire venir
00:17:47ceux qui transportent du lourd,
00:17:49qui transportent du lourd en nombre
00:17:50et qui transportent du lourd
00:17:51en capacité de bombes
00:17:52de plus en plus élevées.
00:17:53Par exemple, le B2.
00:17:55Qui sont moins maniables.
00:17:57Donc, il faut d'abord avoir attaqué les défenses.
00:17:59C'est mieux ou vulnérable.
00:18:00En fait, ce qu'il faut comprendre,
00:18:01c'est qu'on a l'habitude
00:18:03de ce qu'on appelle des raids.
00:18:04Par exemple, ce qu'on avait vu
00:18:05même pendant la guerre des 12 jours.
00:18:0612 jours, c'est presque un raid.
00:18:08Là, on est dans une campagne.
00:18:09C'est ça qui est très différent.
00:18:11Donc, nous,
00:18:12on a toujours les trucs qui vont vite.
00:18:14Quand on va une fois taper
00:18:15ou même quelques fois taper
00:18:16et qu'on ressort,
00:18:17ça reste un raid.
00:18:18Mais il y a des choses
00:18:18qu'on ne peut pas faire dans un raid.
00:18:19Il y a des objectifs
00:18:20qu'on ne peut pas obtenir.
00:18:22Là, ils sont rentrés dans une campagne
00:18:23où d'abord, ils ont nettoyé le ciel
00:18:25et maintenant, ils essayent.
00:18:26Encore une fois, ils essayent.
00:18:28Je suis d'accord avec tout le monde.
00:18:29La guerre, on n'est jamais sûr de gagner.
00:18:31Là, c'est le B2
00:18:31qui, lui, peut porter la fameuse bombe,
00:18:35la GBU-57
00:18:37de 13 tonnes
00:18:38avec une tête de 3 tonnes.
00:18:39Pourquoi ?
00:18:40Parce que vous voyez bien
00:18:40qu'on n'a pas encore vraiment touché au nucléaire.
00:18:42Ce qui était quand même un vrai sujet.
00:18:44Donc ça...
00:18:44Et ces avions-là permettent
00:18:45d'attaquer des sites enfouis, par exemple ?
00:18:47En tout cas, sur un raid,
00:18:49ils se sont rendu compte
00:18:50que ça ne suffisait pas,
00:18:51qu'il allait falloir faire une campagne.
00:18:52Et donc, je pense qu'ils ont travaillé à ça.
00:18:54Moi, là, pour le coup,
00:18:55d'un point de vue technique,
00:18:56comment on rentre sur des trucs
00:18:57qui sont à plus de 70 mètres
00:18:58puisque 70 mètres,
00:18:59c'est normalement
00:19:00le mode d'emploi,
00:19:01le mode d'action
00:19:02de cette bombe-là
00:19:03avec ce type d'avions-là.
00:19:05Je pense que maintenant,
00:19:05ils vont commencer à travailler,
00:19:07à pouvoir s'attaquer
00:19:08à des choses
00:19:08beaucoup plus enterrées
00:19:09et beaucoup plus solides
00:19:10avec des choses
00:19:11beaucoup plus lourdes.
00:19:12Et voilà, encore une fois,
00:19:14est-ce qu'ils vont y arriver ?
00:19:14Je n'en sais rien.
00:19:15Donc, on comprend,
00:19:16en vous entendant,
00:19:17y compris sur les 50 jours,
00:19:18que les bombardements
00:19:19ne sont pas terminés.
00:19:20Voilà.
00:19:21On comprend aussi
00:19:21que ça va coûter sans doute cher.
00:19:23CNN donnait aujourd'hui
00:19:24un chiffre absolument alécinant
00:19:25en disant
00:19:25sur les deux premiers jours,
00:19:28uniquement en munitions,
00:19:305 milliards de dollars
00:19:31cotés américains.
00:19:32Sur les deux premiers jours,
00:19:33on en est à 11.
00:19:34Mais le budget est illimité
00:19:35dans ces cas-là ?
00:19:36La question n'est pas
00:19:37de savoir si le budget
00:19:38est illimité.
00:19:39On est quand même
00:19:40à un budget américain
00:19:41pour la défense
00:19:42qui est autour
00:19:43des 920 milliards.
00:19:451000 milliards,
00:19:46avait dit Trump,
00:19:46voire 1500 milliards,
00:19:48ce qui n'arrivera pas.
00:19:49La question du coût de la guerre,
00:19:50ce n'est pas que le coût budgétaire,
00:19:52c'est aussi le coût
00:19:52pour les alliés de la région.
00:19:53Et le levier de pression
00:19:55sur Trump actuellement,
00:19:57c'est quel coût
00:19:58pour les pays du Golfe
00:19:59qui sont ses alliés
00:20:00et qui ont acheté
00:20:01leur défense
00:20:03aux Américains.
00:20:04D'abord parce qu'ils ont
00:20:05des bases américaines
00:20:06sur place
00:20:06qui sont frappées
00:20:07directement par les Iraniens.
00:20:09Et ça,
00:20:09c'est le scénario
00:20:11que les alliés du Golfe
00:20:12ne voulaient pas
00:20:13et ne veulent pas.
00:20:14Donc ils ont acheté
00:20:15la sécurité des Américains,
00:20:16ils ont accepté
00:20:16de les accueillir
00:20:17sur des bases
00:20:18et aujourd'hui,
00:20:19ils n'arrivent plus
00:20:19à vendre leur gaz
00:20:20ou leur pétrole partout.
00:20:21Le contrat d'assurance-vie
00:20:23a été rompu.
00:20:23Ils ne sont pas protégés
00:20:24là directement
00:20:25quand ils sont frappés
00:20:26directement chez eux.
00:20:27Donc si vous voulez,
00:20:27il y a un petit coup
00:20:28de canif dans le contrat
00:20:29entre les Américains
00:20:30et les pays du Golfe
00:20:31de leur point de vue
00:20:32parce qu'ils ont besoin
00:20:36rapide pour des raisons économiques
00:20:37mais pas seulement.
00:20:39Donc là,
00:20:39c'est un vrai levier
00:20:41pour Trump.
00:20:42Tant que les Iraniens
00:20:44tapent ces alliés-là,
00:20:46ils ont un moyen
00:20:47de pression
00:20:47sur les Américains.
00:20:48On va aller du côté
00:20:49du Liban
00:20:50dont on a peu parlé
00:20:51ce soir encore
00:20:52où la situation
00:20:52est extrêmement chaotique.
00:20:54Retrouver l'une des équipes
00:20:54de BFM sur place,
00:20:55Hugo Smag.
00:20:56Bonsoir avec Hugo Dorsemen
00:20:57à Beyrouth.
00:20:58Les frappes israéliennes
00:21:00puisque c'est uniquement
00:21:00Israël qui est sur le Liban
00:21:02ont fait près de 500 morts.
00:21:04Ça, c'est le dernier bilan
00:21:04et plus de 700 000 déplacés
00:21:07désormais.
00:21:08Nombre de déplacés
00:21:08qui augmente quasiment
00:21:09d'heure en heure.
00:21:12Oui, vous l'avez dit,
00:21:13700 000 déplacés
00:21:15d'après le Haut-Commissariat
00:21:16aux réfugiés.
00:21:16C'est le dernier chiffre
00:21:18que nous avons
00:21:18mais il a bondi
00:21:19en 24 heures
00:21:20de 100 000 personnes
00:21:22ce qui est absolument énorme.
00:21:23Il faut dire que
00:21:24les zones d'évacuation
00:21:25recommandées par l'armée israélienne
00:21:27sont énormes.
00:21:28Il y a à la fois
00:21:29la banlieue sud de Beyrouth
00:21:30mais également
00:21:31tout le sud Liban,
00:21:32c'est-à-dire toute la partie
00:21:33qui se situe sous le fleuve
00:21:35Litani
00:21:36qui doivent être évacués
00:21:37selon l'armée israélienne
00:21:39ce qui représente
00:21:39d'énormes mouvements
00:21:40de population
00:21:41qui tentent de rejoindre
00:21:43à la fois
00:21:44le nord de Beyrouth
00:21:45qui possède
00:21:46des quartiers plus sécurisés
00:21:47et le nord également
00:21:48du Liban.
00:21:49Aujourd'hui,
00:21:50Beyrouth est complètement
00:21:51saturé par l'arrivée
00:21:52de ces réfugiés.
00:21:53Nous avons pu parler
00:21:54notamment avec des membres
00:21:55de la municipalité
00:21:56qui nous disaient
00:21:57qu'ils étaient au maximum
00:21:58de leur capacité d'accueil.
00:22:00Ils ont ouvert des écoles,
00:22:01des universités
00:22:02pour accueillir ces réfugiés.
00:22:0440 000 personnes
00:22:05ont pu effectivement
00:22:07provisoirement
00:22:07s'y installer
00:22:08mais désormais
00:22:09tous ces refuges
00:22:10sont absolument pleins.
00:22:12Alors comment faire
00:22:13désormais ?
00:22:14C'est la question
00:22:15que se pose
00:22:15la ville de Beyrouth
00:22:16puisque ce chiffre
00:22:17pourrait encore augmenter
00:22:18étant donné que les appels
00:22:19aux évacuations
00:22:20continuent de la part
00:22:22de l'armée israélienne.
00:22:23Hier,
00:22:23nous étions dans une association
00:22:25qui tente
00:22:26d'aider ces réfugiés
00:22:27en leur apportant
00:22:28les vivres
00:22:29le strict minimum
00:22:30de l'eau,
00:22:31de la nourriture,
00:22:32des vêtements
00:22:33et donc nous avons rencontré
00:22:34un homme,
00:22:35Ahmad,
00:22:36qui nous expliquait
00:22:37avoir tout quitté
00:22:38en quelques heures seulement
00:22:39du Liban Sud.
00:22:40Je vous propose
00:22:41d'écouter son témoignage.
00:22:45Nous allons chercher
00:22:46des vivres
00:22:46pour préparer notre iftar.
00:22:48C'est la guerre.
00:22:49Comme on dit,
00:22:50on fait avec ce qu'on a.
00:22:53On a une adolescente
00:22:54de 16 ans
00:22:55donc il nous faut
00:22:56des produits
00:22:56d'hygiène féminine.
00:22:58On a aussi besoin
00:22:59de produits de nettoyage
00:23:00pour l'endroit
00:23:00où on dort
00:23:00et un peu de nourriture.
00:23:04Je vous le disais,
00:23:05ce nombre de réfugiés
00:23:06pourrait encore augmenter
00:23:07puisque les appels
00:23:08aux évacuations
00:23:09continuent ici au Liban
00:23:11et les frappes,
00:23:11elles,
00:23:12n'ont pas cessé non plus.
00:23:13Merci beaucoup,
00:23:14Hugo Smag à Beyrouth.
00:23:15Bonsoir,
00:23:16Rabi Chahir.
00:23:16Bonsoir.
00:23:17Vous êtes l'ambassadeur
00:23:18du Liban en France.
00:23:19Quand vous voyez
00:23:20le bilan
00:23:21qu'on vient de rappeler,
00:23:21c'est 700,
00:23:22plus de 700 000 déplacés
00:23:23désormais,
00:23:24500 morts
00:23:24dans votre pays.
00:23:25Vous êtes un ambassadeur
00:23:26inquiet,
00:23:27en colère ?
00:23:28Je suis tout à fait
00:23:29bouleversé,
00:23:30vraiment inquiet
00:23:31pour le Liban.
00:23:31Je vois que
00:23:33ce ne sont pas
00:23:34des frappes
00:23:35pour vraiment
00:23:37neutraliser Hezbollah.
00:23:38En fait,
00:23:39c'est pour vraiment
00:23:40déstabiliser le Liban.
00:23:41C'est-à-dire,
00:23:42pour vous,
00:23:42les évacuations
00:23:43lancées par Israël
00:23:44pour dire
00:23:45nous allons bombarder
00:23:47des zones
00:23:47qui sont du fief
00:23:48du Hezbollah,
00:23:48ça n'est pas vrai ?
00:23:49Quand on fait évacuer
00:23:52en fait une ville
00:23:54comme Nantes
00:23:56ou Montpellier
00:23:57tout entière
00:23:58pour vraiment
00:23:58bombarder
00:23:59quelques fiefs
00:24:00de Hezbollah,
00:24:01ce n'est pas vraiment
00:24:02une lutte contre Hezbollah,
00:24:03c'est une lutte
00:24:04contre les Libanais
00:24:06et surtout
00:24:06contre l'État libanais
00:24:08et c'est contre-productif
00:24:09parce que l'État libanais,
00:24:10il a été clair
00:24:11dès le début.
00:24:12Il a condamné
00:24:13les attaques
00:24:14de Hezbollah,
00:24:15il a considéré
00:24:16l'armée
00:24:17de Hezbollah
00:24:18illégal.
00:24:19Hier même,
00:24:19mon président,
00:24:21le président de la République,
00:24:22Joseph Hahn,
00:24:22il a pris une décision
00:24:23très claire
00:24:25devant tous les dirigeants
00:24:26du Moyen-Orient
00:24:27et de l'Union européenne
00:24:28et il a porté
00:24:30le doigt
00:24:31vers le Hezbollah
00:24:32et la responsabilité
00:24:33de Hezbollah
00:24:34mais en contrepartie,
00:24:36Israël ne fait
00:24:37qu'attaquer le Liban
00:24:41d'une façon
00:24:42démesurée
00:24:42et injustifiée.
00:24:43Je voudrais,
00:24:44monsieur l'ambassadeur,
00:24:45vous montrer une photo
00:24:46qui a été publiée
00:24:47hier par l'Orient
00:24:48dans le jour
00:24:48qui est un journal
00:24:48que vous connaissez bien,
00:24:49c'est le grand quotidien
00:24:51francophone
00:24:53de Beyrouth.
00:24:54On est,
00:24:55ce sont les images
00:24:56du nouveau guide suprême
00:24:57et de son père
00:24:58qui a été tué
00:24:59il y a quelques jours.
00:25:00On n'est pas
00:25:01en Iran
00:25:01sur cette photo,
00:25:02on est au Liban.
00:25:03C'est une rue de tir,
00:25:05la grande ville
00:25:06du sud du Liban
00:25:08dans la rue
00:25:09où on fait donc
00:25:10la promotion
00:25:11du régime iranien.
00:25:13Quand vous voyez
00:25:13ces photos,
00:25:14vous dites quoi ?
00:25:14Je dis que
00:25:15comme l'État libanais
00:25:17a pu vraiment
00:25:18arracher ces photos
00:25:19ou l'équivalent
00:25:20de ces photos
00:25:21de la rue
00:25:22en sortant
00:25:23de l'aéroport
00:25:24de Beyrouth...
00:25:24Elles ont été arrachées
00:25:25ces photos ensuite ?
00:25:26Elles ont été enlevées ?
00:25:27En fait,
00:25:27à la sortie
00:25:28de l'aéroport
00:25:29de Beyrouth,
00:25:30ces photos
00:25:31étaient considérées
00:25:32comme des photos
00:25:34intouchables.
00:25:35Et à l'époque,
00:25:36il y a un an,
00:25:37on a pu vraiment
00:25:38les enlever
00:25:38à l'arrivée
00:25:40à l'aéroport
00:25:40de Beyrouth
00:25:41en sortant vers Beyrouth.
00:25:42On a pu le faire
00:25:43parce que l'État
00:25:44s'est confirmé,
00:25:45il s'est reconstitué
00:25:47et maintenant,
00:25:47on peut le faire
00:25:48mais il y a
00:25:49des conditions
00:25:50pour le faire.
00:25:51Les conditions
00:25:51maintenant ne sont pas
00:25:52maintenues
00:25:52parce qu'on est
00:25:53en train d'affaiblir
00:25:54l'État libanais
00:25:55au lieu de le soutenir.
00:25:57Mais il y a encore,
00:25:57Monsieur l'Ambassadeur,
00:25:58aujourd'hui,
00:25:58une partie de la population
00:25:59libanaise
00:26:00qui soutient le Hezbollah ?
00:26:01Il y a une partie,
00:26:02bien sûr,
00:26:02il faut le dire
00:26:03pour des raisons.
00:26:04C'est quoi ?
00:26:05C'est quelques pourcents ?
00:26:06C'est une majorité ?
00:26:07Je n'ai pas les chiffres
00:26:08en tête
00:26:12qui ont été arrachées
00:26:13de leur maison,
00:26:14de leur ville
00:26:17qui sont sous
00:26:18les bombardements
00:26:18d'Israël.
00:26:19Ils ne peuvent pas
00:26:19maintenant dissocier
00:26:21de Hezbollah
00:26:22et d'autant plus
00:26:23qu'Israël ne se retire pas
00:26:24pour donner une gage
00:26:25à l'État libanais
00:26:26pour que ces gens-là
00:26:28vraiment se dissocient
00:26:29de Hezbollah.
00:26:30Il faut donner une gage
00:26:31à l'État libanais.
00:26:32Il faut qu'Israël arrête.
00:26:33Il faut qu'il se retire.
00:26:35Et là,
00:26:35je vous garantis
00:26:36que l'État,
00:26:37avec l'appui
00:26:37de la communauté internationale,
00:26:39l'armée libanaise,
00:26:40ils peuvent continuer
00:26:41l'affaire
00:26:42en dissociant aussi
00:26:43une bonne partie
00:26:44de la base
00:26:45de Hezbollah
00:26:46pour qu'ils rejoignent
00:26:48le projet de l'État.
00:26:49Et c'est ce que réclame
00:26:50également la France.
00:26:50C'est le feu.
00:26:51Il y a eu un appel
00:26:52ces derniers jours
00:26:53entre le président
00:26:54libanais
00:26:54et Emmanuel Macron.
00:26:55L'ONG Human White Watch
00:26:57accuse Israël
00:26:58d'utiliser
00:26:59ce qu'on appelle
00:26:59le phosphore blanc
00:27:01au Liban.
00:27:02D'abord,
00:27:02Didier François,
00:27:03vous pouvez nous expliquer
00:27:04en quelques mots
00:27:04ce qu'est le phosphore blanc
00:27:06et les dégâts
00:27:06que ça provoque ?
00:27:07Le phosphore blanc,
00:27:08c'est une substance chimique
00:27:10qu'on met dans des obus
00:27:11en général.
00:27:13C'est compliqué
00:27:14les phosphores blancs
00:27:14parce que ce n'est pas
00:27:15totalement interdit.
00:27:16On a le droit
00:27:16de l'utiliser en défensif.
00:27:18Alors qu'il y a un effet.
00:27:20Quand ça touche la chair,
00:27:22le problème,
00:27:23c'est que ça pénètre
00:27:24et ça brûle terriblement
00:27:26les tissus
00:27:26jusqu'à l'os.
00:27:27C'est extrêmement,
00:27:28effectivement,
00:27:29à la fois efficace
00:27:30et à la fois horrible.
00:27:31Et ce n'est pas
00:27:31entièrement interdit ?
00:27:32Interdit, non.
00:27:33Moi, j'ai vu déjà
00:27:34plusieurs reprises,
00:27:35par exemple,
00:27:36en Afghanistan,
00:27:38du soutien
00:27:38sur des appuis
00:27:39quand on était attaqués
00:27:40par les talibans
00:27:41faits par les Américains
00:27:42avec des obus de 60
00:27:44de mortiers
00:27:44au phosphore blanc.
00:27:45On a le droit
00:27:46de l'utiliser en défense.
00:27:47C'est compliqué,
00:27:47le phosphore blanc.
00:27:48Ce n'est pas interdit en soi.
00:27:50Ce qui est interdit,
00:27:51c'est comment on l'utilise.
00:27:51Alors évidemment,
00:27:52contre la population civile,
00:27:53c'est strictement interdit.
00:27:54On n'a pas l'utiliser
00:27:54en offensive, etc.
00:27:56Mais c'est une arme compliquée
00:27:59parce qu'elle n'est pas
00:28:00totalement interdit.
00:28:00C'est vraiment fatigant.
00:28:01Vous avez la confirmation
00:28:02qu'Israël l'utilise ?
00:28:04En fait,
00:28:05j'ai la confirmation
00:28:06qu'Israël
00:28:07utilise la politique
00:28:09de la terre brûlée.
00:28:10Donc,
00:28:11il ne soucie pas
00:28:12de la population.
00:28:14Aujourd'hui ou hier,
00:28:16j'ai entendu parler
00:28:16d'un ministre israélien
00:28:18qui était tellement fier
00:28:20d'avoir déplacé
00:28:22un million de personnes
00:28:25au-delà de leur maison,
00:28:27de leur ville.
00:28:27Et puis,
00:28:28si on regarde aussi
00:28:29le record d'Israël
00:28:31dans le sud,
00:28:32ils n'ont pas seulement
00:28:33détruit les maisons
00:28:34et empêché les gens
00:28:35d'y retourner,
00:28:36ils ont coupé
00:28:37les oliviers,
00:28:38ils ont vraiment
00:28:39tué toute vie
00:28:41même végétale
00:28:43pour que les gens
00:28:44ne reviennent pas
00:28:45dans leur terrain,
00:28:45dans leur territoire.
00:28:47Donc,
00:28:47comment peut-on vraiment
00:28:48convaincre une population
00:28:50qui est empêchée
00:28:51de retourner
00:28:52dans leur maison
00:28:52qu'il faut
00:28:54et qu'Israël
00:28:55ait de moins de foi ?
00:28:56Maya Kadra,
00:28:56que cherche Israël
00:28:57au Liban ?
00:28:58L'éradication du Hezbollah
00:29:00ou le but de guerre
00:29:01est différent ?
00:29:02Je pense que le but de guerre,
00:29:04c'est l'éradication
00:29:05du Hezbollah.
00:29:06Toutes les actions menées,
00:29:07c'est clairement
00:29:08contre des postes clés
00:29:09du Hezbollah,
00:29:10contre des rampes
00:29:11de lancement aussi.
00:29:13Il y a eu une semaine
00:29:13où tout le Moyen-Orient
00:29:15flambait,
00:29:15sauf le Liban.
00:29:16Et on s'est dit
00:29:17pour une fois,
00:29:17le Liban,
00:29:18c'est un pays stable
00:29:19jusqu'au jour fatidique
00:29:21où le Hezbollah
00:29:21a décidé de tirer
00:29:22à partir du sud
00:29:23de l'Étanie
00:29:24qui supposément
00:29:25était censé être désarmé
00:29:26trois roquettes
00:29:27sur le nord d'Israël.
00:29:29Donc c'est vraiment
00:29:30la goutte d'eau
00:29:31qui a fait déborder le vase.
00:29:32Israël était resté
00:29:33un peu sur sa faim
00:29:35après la signature
00:29:36du cessez-le-feu
00:29:37parce que le Hezbollah
00:29:38gardait des capacités.
00:29:39Aujourd'hui,
00:29:40c'est la poursuite
00:29:40de cela.
00:29:42Et je trouve
00:29:42qu'il y a en effet
00:29:43une radicalité
00:29:44dans la réponse israélienne
00:29:46mais il n'y a pas
00:29:46de retour en arrière.
00:29:47Aujourd'hui,
00:29:48le Liban,
00:29:49est évidemment
00:29:50otage de cette guerre
00:29:51mais il est avant tout
00:29:52otage du Hezbollah.
00:29:54Sa souveraineté,
00:29:55aujourd'hui,
00:29:56elle est violée.
00:29:56Il y a un malaise
00:29:57jusqu'au plus haut sommet
00:29:59de l'État,
00:30:00jusqu'au président de la République,
00:30:02jusqu'au chef d'État-major aussi
00:30:04parce qu'à Washington,
00:30:05même,
00:30:06ils ne leur répondent plus.
00:30:07Il y a eu beaucoup
00:30:08de tentatives
00:30:08de communiquer avec eux
00:30:09et ça attriste vraiment
00:30:11que le Liban
00:30:12ne puisse pas avoir
00:30:12une voix crédible aujourd'hui
00:30:14mais 15 mois sont passés
00:30:15sans qu'il ne puisse désarmer.
00:30:17Et ça, c'est triste.
00:30:18La porte-parole
00:30:19de la Maison-Blanche
00:30:20en ce moment même
00:30:21prend la parole
00:30:23conférence de presse.
00:30:24On va la suivre en direct.
00:30:27Nous continuons l'effort
00:30:30pour faire baisser les prix
00:30:31pour que la vie de tous les jours
00:30:33soit plus abordable
00:30:35pour les Américains.
00:30:37Le président a donné des remarques
00:30:40en Ohio et au Kentucky.
00:30:43il y aura un événement pour l'histoire des femmes
00:30:51et la semaine prochaine.
00:30:58comme il l'a dit hier,
00:31:01Caroline Lilith,
00:31:02la porte-parole de la Maison-Blanche
00:31:03qui s'exprime ce soir,
00:31:06on va évidemment,
00:31:06je vous propose,
00:31:07continuer de le suivre,
00:31:08voir s'il y a des développements importants,
00:31:10notamment sur la situation militaire.
00:31:12Eh bien, on va l'écouter
00:31:13puisqu'elle en parle de l'Iran.
00:31:15Plus de 5 000 cibles ont été frappées.
00:31:21Jusqu'ici,
00:31:23les attaques balistiques de l'Iran
00:31:25sont à 90 % de moins
00:31:27et 85 % de moins d'attaques de drones.
00:31:31Les États-Unis annulent les navires
00:31:37avec plus de 50 vaisseaux iraniens
00:31:40qui ont été détruits,
00:31:42y compris un porteur de drones.
00:31:47Les navires ne sont plus du tout efficaces.
00:31:52La tendance est claire.
00:31:55Les capacités de combat
00:31:56sont de plus en plus létales
00:31:58pour l'Amérique
00:31:59et leur capacité de réponse
00:32:02décline rapidement.
00:32:04Maintenant,
00:32:04nous sommes en train d'essayer
00:32:08de démanteler leurs infrastructures
00:32:10de production
00:32:10avec des dizaines de bombes lourdes
00:32:16qui ont été lâchées
00:32:17sur des sites de production.
00:32:20La nuit dernière,
00:32:22le président Trump a renouvelé
00:32:23son affirmation
00:32:25qu'il fera en sorte
00:32:26que le détroit d'Hormuz
00:32:27puisse permettre
00:32:30la circulation du pétrole.
00:32:32Il faut s'assurer
00:32:34de la circulation
00:32:35des moyens énergétiques.
00:32:38C'est une bonne chose
00:32:39de détruire ces terroristes
00:32:42qui prennent pour cible
00:32:44les citoyens.
00:32:46Et le président Trump
00:32:47devrait être remercié
00:32:49pour son action.
00:32:54Ces régimes terroristes,
00:32:57s'ils font quelque chose
00:32:59pour essayer
00:33:01d'empêcher la circulation
00:33:03dans le détroit d'Hormuz,
00:33:05alors il y aura des frappes
00:33:06encore 20 fois plus puissantes
00:33:07contre eux.
00:33:10Les objectifs sont toujours
00:33:12les mêmes pour l'opération
00:33:13Führer-Epic,
00:33:13détruire les missiles balistiques,
00:33:17nous assurer
00:33:18que les affidés régionaux
00:33:20ne puissent plus
00:33:20déstabiliser la région
00:33:22et nous assurer
00:33:23que l'Iran n'obtienne
00:33:24jamais
00:33:25d'armes nucléaires.
00:33:28Ces objectifs seront
00:33:30rapidement atteints.
00:33:32pour ce qui est
00:33:34du pétrole,
00:33:36le président Trump
00:33:38et son équipe énergie
00:33:40ont fait en sorte
00:33:44de prendre en compte
00:33:47ces dérèglements
00:33:49problématiques
00:33:50de la chaîne d'approvisionnement.
00:33:53Il y a certaines sanctions
00:33:55qui ont été levées
00:33:57temporairement.
00:33:59Le président et son équipe
00:34:03observent le marché
00:34:04et s'entretiennent
00:34:06avec les dirigeants
00:34:11des entreprises
00:34:12de l'énergie
00:34:13et nous avons plusieurs options
00:34:16pour garder le détroit
00:34:17ouvert,
00:34:18mais nous n'allons pas
00:34:20vous mentionner
00:34:21toutes les options possibles,
00:34:22mais toutes les options
00:34:23sont sur la table.
00:34:27Cette opération
00:34:30amènera
00:34:31des prix de l'énergie
00:34:32plus bas
00:34:32à terme.
00:34:34Une fois que
00:34:35les objectifs
00:34:36de Führer et PIC
00:34:37seront assurés,
00:34:40les prix de l'énergie
00:34:41vont baisser
00:34:42encore plus bas
00:34:43que ce qu'ils ont été
00:34:45avant
00:34:45l'opération
00:34:46Führer et PIC.
00:34:49Et l'Iran
00:34:50ne pourra plus
00:34:51utiliser
00:34:51d'armes nucléaires.
00:34:53Le président
00:34:55Trump
00:34:55demande aussi
00:34:57au Congrès
00:34:58de passer
00:34:59la loi
00:34:59Save America.
00:35:01La loi
00:35:02Save America
00:35:03est très populaire
00:35:04avec tous les Américains
00:35:05puisque
00:35:06ce sont
00:35:08des
00:35:09mesures
00:35:10de sens commun,
00:35:11cinq mesures,
00:35:12cinq mesures
00:35:13de sens commun,
00:35:14à savoir
00:35:15numéro un,
00:35:16montrer
00:35:17une carte
00:35:19d'identité
00:35:19pour pouvoir
00:35:20voter
00:35:20pendant les élections.
00:35:22C'est très simple,
00:35:2390%
00:35:24des Américains
00:35:26sont d'accord
00:35:26avec cela,
00:35:27y compris
00:35:2786%
00:35:28de démocrates.
00:35:30Deuxièmement...
00:35:31Voilà,
00:35:31donc les mots de Caroline
00:35:32Lévit à porte-parole
00:35:33de la Maison Blanche
00:35:34qui fait le point
00:35:35sur l'opération
00:35:36Führer et PIC
00:35:365000 frappes,
00:35:37ça c'était le chiffre
00:35:37déjà communiqué
00:35:38ces dernières heures.
00:35:40Nous allons libérer
00:35:40le détroit d'Ormouz
00:35:41et les prix de l'énergie
00:35:43vont baisser,
00:35:44ils vont même bientôt
00:35:45être inférieurs
00:35:46à ceux qu'ils étaient
00:35:47avant la guerre.
00:35:48Ce qui est intéressant,
00:35:49peut-être,
00:35:50c'est de voir
00:35:51que dans les points
00:35:52de la Maison Blanche
00:35:52il est de moins en moins
00:35:53question de la guerre
00:35:54et de plus en plus
00:35:55du pouvoir d'achat
00:35:56des Américains.
00:35:57Mais c'est tout à fait
00:35:59stratégiquement juste
00:35:59de procéder ainsi,
00:36:01d'ailleurs on ne s'attendait
00:36:02pas à autre chose,
00:36:02on le disait en début
00:36:03de cette émission,
00:36:04la communication politique
00:36:05de la Maison Blanche
00:36:05adresse d'abord
00:36:06à la population américaine.
00:36:08Aujourd'hui,
00:36:09dans plusieurs états
00:36:10à la pompe,
00:36:11vous avez des citoyens
00:36:12américains qui disent
00:36:13qu'ils ne suivent pas
00:36:14leur président
00:36:15dans cette guerre,
00:36:15ils ne savent pas
00:36:16où est le détroit d'Ormouz,
00:36:17ils ne comprennent pas
00:36:17le lien entre le prix
00:36:19à la pompe
00:36:20et le conflit
00:36:22qui est en cours.
00:36:23Ce que les Américains
00:36:24retiennent
00:36:25avec une cote de popularité
00:36:26du président
00:36:27qui est en chute libre,
00:36:28c'est une nouvelle guerre
00:36:30au Moyen-Orient,
00:36:31ce qui rappelle
00:36:32le mauvais souvenir
00:36:33des guerres longues
00:36:34d'Irak et d'Afghanistan
00:36:36qui ne sont pas
00:36:36des guerres populaires,
00:36:37donc phénomène
00:36:38de war fatigue classique
00:36:39chez les Américains
00:36:40qui est honi
00:36:41et donc qui fait consensus
00:36:42au Congrès d'une part
00:36:44et l'autre point,
00:36:46ce qui est quand même
00:36:47en fait les Américains
00:36:48ne suivent pas
00:36:49cette guerre
00:36:50comme nous on la suit,
00:36:51il faut quand même
00:36:51le comprendre,
00:36:52ils ne s'informent pas
00:36:52de la même manière,
00:36:53ils vont regarder
00:36:54un résumé
00:36:55sur les réseaux sociaux
00:36:56avec un résumé
00:36:58fait sans doute
00:36:58sur X
00:37:01qui ne permettra pas
00:37:02d'aller dans la complexité
00:37:03de ce conflit.
00:37:05On va retourner en Iran
00:37:07si vous voulez bien
00:37:07et s'intéresser
00:37:08dans quelques instants
00:37:09également au rôle
00:37:09du Mossad
00:37:11dans l'élimination
00:37:12du guide suprême
00:37:13et dans la traque
00:37:14sans doute
00:37:14de l'actuel guide suprême
00:37:16iranien.
00:37:16Syavosh Ghazi,
00:37:17on vous a retrouvé
00:37:17toujours à Téhéran
00:37:18pour France 24
00:37:19et RFI,
00:37:20ça fait deux jours
00:37:21maintenant que
00:37:22Mosh Tabar Amenei
00:37:23a été nommé
00:37:23guide suprême iranien.
00:37:25On n'a toujours
00:37:26aucune image de lui,
00:37:28aucune nouvelle de lui ?
00:37:31Absolument,
00:37:32aucune image,
00:37:33aucun message non plus,
00:37:35même écrit à l'adresse
00:37:37de la nation
00:37:38comme cela devrait être
00:37:40fait normalement.
00:37:41Donc on est sans nouvelles,
00:37:42on ne sait pas
00:37:43pour quelles raisons
00:37:45il n'y a pas encore
00:37:45de message.
00:37:47Donc pour l'instant,
00:37:48on est dans l'attente
00:37:49de le voir faire un discours
00:37:51même enregistré
00:37:52qui serait diffusé
00:37:53à la télévision d'État.
00:37:54alors qu'on l'attendait
00:37:57hier parce que
00:37:58certains médias
00:37:58avaient affirmé
00:37:59qu'il allait s'adresser
00:38:00à la nation.
00:38:01Donc c'est vraiment
00:38:02une question que tout le monde
00:38:03se pose bien sûr ici
00:38:04et on ne sait pas pourquoi
00:38:05le nouveau guide suprême iranien
00:38:07n'a pas fait de discours
00:38:09ou n'a pas envoyé de message.
00:38:10On sait que depuis
00:38:11le début de la guerre,
00:38:12les responsables iraniens
00:38:13ne sont pas apparus
00:38:14en public,
00:38:15aucun d'entre eux,
00:38:16le président de la République
00:38:18ou encore
00:38:18Ali Laridjani
00:38:19qui dirige le Conseil
00:38:21suprême de la sécurité nationale
00:38:22ont fait par exemple
00:38:25des interviews enregistrées
00:38:26ou des messages vidéo
00:38:28enregistrés
00:38:28ou sinon
00:38:29ce sont des textes
00:38:30sur le réseau X
00:38:31ou des messages écrits
00:38:33qui ont été publiés
00:38:34mais aucun des responsables
00:38:36iraniens
00:38:36n'est apparu en public
00:38:38ou à la télévision d'État.
00:38:41Merci beaucoup
00:38:41Siavosh Gassi.
00:38:42Louis Gauthier,
00:38:43ça va être le guide suprême
00:38:43invisible.
00:38:45Il va me cacher.
00:38:46Non, moi je pense
00:38:47que ça m'évoque
00:38:48c'est qu'on a connu
00:38:50exactement des mêmes phases
00:38:51la chasse à Saddam Hussein,
00:38:53la chasse à Ben Luden,
00:38:55la mort de Kamenei.
00:38:57Vous pouvez
00:38:58le pister,
00:38:59le trouver,
00:39:00le tuer.
00:39:00Ça ne donnera pas
00:39:01une issue politique
00:39:02à cette guerre
00:39:03en Iran
00:39:05et ça ne donnera pas
00:39:06les réponses
00:39:08à un arrêt
00:39:09de ce conflit.
00:39:10Et c'est vrai
00:39:10qu'à un moment,
00:39:11c'est ce que disait
00:39:12l'amiral Coldefi,
00:39:13les Américains
00:39:14vont bien devoir dire
00:39:15quel est finalement
00:39:16le point de sortie politique.
00:39:17Et quand on dit
00:39:18les Israéliens
00:39:18ont un point de sortie,
00:39:19oui,
00:39:20ils ont un point de sortie
00:39:20qui est que plus on bombarde,
00:39:22plus la guerre
00:39:24crée de dégâts
00:39:27chez leurs ennemis,
00:39:28leurs adversaires,
00:39:29du Hamas au Hezbollah,
00:39:30plus d'une certaine manière
00:39:32ils se sentent à la fois
00:39:34renforcés
00:39:34dans leur sécurité.
00:39:36Mais en même temps,
00:39:37ils laissent
00:39:37des zones de ruines,
00:39:38des zones de chaos.
00:39:39Ils vivent dans un monde,
00:39:40l'Irak,
00:39:41la Syrie,
00:39:42aujourd'hui le Liban,
00:39:43l'Iran,
00:39:45et certes
00:39:46ils ont affaibli,
00:39:47ils ont créé
00:39:47la division,
00:39:48mais de cette division
00:39:49qu'est-ce qui renaîtra ensuite,
00:39:51y compris en renvoyant
00:39:52un risque sur Israël
00:39:54qui d'une certaine manière
00:39:55là non plus
00:39:56n'a pas les clés
00:39:57de la solution politique.
00:39:58Pas plus sur Gaza
00:39:59aujourd'hui
00:40:00qu'elle a la clé
00:40:01sur l'accommandement
00:40:03d'une relation
00:40:04avec le Liban
00:40:06dont on pensait
00:40:07après les accords
00:40:08qui avaient été passés
00:40:09qu'on revenait
00:40:10dans une période
00:40:11de paix
00:40:11où tous les problèmes
00:40:13de sécurité
00:40:13pouvaient être traités
00:40:14de manière politique
00:40:16et pas exclusivement
00:40:17par des frappes
00:40:18et par des actions militaires.
00:40:19Je reviens d'un mot
00:40:19au nouveau guide suprême.
00:40:21On sait que le Mossad,
00:40:22les services secrets israéliens
00:40:23ont joué un rôle
00:40:24sans doute très important
00:40:26dans l'élimination
00:40:26de son père.
00:40:27On est en ligne
00:40:27avec Michel Barzoar
00:40:29qui est ancien député israélien
00:40:31spécialiste du Mossad
00:40:33qui est en ligne avec nous
00:40:34depuis Tel Aviv.
00:40:34Bonsoir.
00:40:35Monsieur,
00:40:36est-ce qu'aujourd'hui
00:40:36tous les agents secrets
00:40:38du Mossad
00:40:39sont déjà
00:40:39sur la piste
00:40:40du nouveau guide suprême ?
00:40:42Est-ce qu'il doit
00:40:42s'inquiéter le soir
00:40:43avant de se coucher ?
00:40:45Certainement.
00:40:47Certainement.
00:40:48N'oubliez pas que
00:40:48depuis le 28 février,
00:40:51le jour
00:40:51où Khamenei
00:40:53a été tué,
00:40:54il n'y a pas
00:40:55un mot sur le Mossad.
00:40:57Dans toute la presse,
00:40:58dans toutes les photos,
00:41:00le Mossad
00:41:00n'existe pas.
00:41:01Et je peux vous dire
00:41:03que ça,
00:41:05c'est un signe
00:41:05que le Mossad
00:41:06travaille très dur.
00:41:07Je ne crois pas
00:41:08que Moushtaba
00:41:09va tenir longtemps
00:41:12parce que
00:41:13c'est très important
00:41:14pour Israël
00:41:15de prouver
00:41:16que ce régime
00:41:18ne doit plus exister.
00:41:20Mais ça veut dire
00:41:21qu'il y a des taupes
00:41:23au sein du régime
00:41:24iranien,
00:41:25il y a des services
00:41:26de renseignement
00:41:27à distance,
00:41:27comment ça se passe ?
00:41:29Il y a énormément
00:41:30d'agents israéliens
00:41:32dans le service,
00:41:34dans le gouvernement.
00:41:36Ils sont complètement,
00:41:37l'Iran est complètement
00:41:39mailloté
00:41:40par des agents
00:41:41d'Israël
00:41:42et c'est pour ça
00:41:43d'ailleurs
00:41:43qu'ils ont une peur
00:41:44et des soupçons
00:41:46de tout le monde.
00:41:48Je vais vous donner
00:41:49un exemple.
00:41:50Il y a quelques temps,
00:41:52je pense un an,
00:41:53l'Iran va créer
00:41:55un département spécial
00:41:57qui devrait
00:41:58se battre
00:41:59contre les espions
00:42:00israéliens.
00:42:01Ils ont mis à la tête
00:42:02un général important
00:42:04qui s'appelait
00:42:05Ali Nassiri.
00:42:06Au bout de quelques semaines,
00:42:08ils ont découvert
00:42:09que le général Nassiri
00:42:10et toute son équipe
00:42:12étaient des espions
00:42:13israéliens.
00:42:14Alors Nassiri
00:42:15s'est enfui
00:42:15avec ses copains
00:42:17et il est arrivé
00:42:18en Israël
00:42:19en bon et du fort.
00:42:20Voilà.
00:42:22C'est incroyable
00:42:24comme l'Iran
00:42:25aujourd'hui
00:42:26est pénétré
00:42:27et ça se peut couper
00:42:28un peu se comprendre
00:42:29parce que depuis
00:42:30qu'Iran
00:42:31menace Israël
00:42:32de destruction totale
00:42:34et nous promet
00:42:35une bombe atomique
00:42:36qui va effacer Israël
00:42:38de la face
00:42:40de la terre,
00:42:41il se trouve
00:42:42que le Mossad
00:42:43travaille
00:42:44à l'intérieur
00:42:44de l'Iran
00:42:45très très
00:42:46avec une intensité
00:42:49énorme.
00:42:50Et c'est pour cela
00:42:50d'ailleurs
00:42:51que si vous comptez
00:42:52quand
00:42:53l'Iran
00:42:55a commencé
00:42:55à lancer
00:42:57son projet
00:42:58nucléaire
00:42:59c'était en 1986
00:43:01et nous sommes
00:43:02en 2026
00:43:0340 ans déjà
00:43:05ça a été
00:43:06retardé
00:43:07surtout
00:43:08par des opérations
00:43:10du Mossad
00:43:10et c'est comme ça
00:43:12que le Mossad
00:43:13a lancé
00:43:13toutes ses forces
00:43:14tous ses moyens
00:43:16la plupart
00:43:17de ses agents
00:43:20et combattants
00:43:20pour pouvoir
00:43:22vraiment bloquer
00:43:24le projet
00:43:25nucléaire
00:43:25l'anien.
00:43:26Merci Michel Barzoa
00:43:27en direct
00:43:27depuis Tel Aviv
00:43:29est-ce qu'on peut dire
00:43:29Didier François
00:43:30que c'est le service
00:43:30de renseignement
00:43:31le plus
00:43:31le Mossad
00:43:32le plus redouté
00:43:33du monde
00:43:34à la fois
00:43:35par sa force
00:43:35de renseignement
00:43:36et par ses méthodes ?
00:43:37C'est surtout
00:43:37que c'est le service
00:43:38de renseignement
00:43:38qui est le plus orienté
00:43:39sur Israël
00:43:40puisque c'est leur menace
00:43:41stratégique
00:43:41et vitale
00:43:42donc les services
00:43:43de renseignement
00:43:44en fait
00:43:44ils s'orientent
00:43:45ils ont des plans
00:43:45rationaux de recherche
00:43:46qui vont sur
00:43:47ce qu'il est
00:43:48tous les services
00:43:50de renseignement
00:43:50ne assassinent pas
00:43:51leur bête noire
00:43:52si ?
00:43:53Ou alors c'est moi ?
00:43:54Demandez à Poutine
00:43:57je vous donne le point
00:43:59donc non en fait
00:44:00c'est toujours pareil
00:44:01les services de renseignement
00:44:02ils sont bons
00:44:02sur ce sur quoi
00:44:04on leur demande
00:44:05d'être bon
00:44:05et sur lesquels
00:44:06ils se mettent les moyens
00:44:07et là vous vous rendez compte
00:44:08vous avez une menace
00:44:09existentielle pour Israël
00:44:10évidemment
00:44:10ils ont mis
00:44:11tout ce qu'ils avaient
00:44:12de mieux
00:44:12là-dessus
00:44:13ils ne travaillent pas seuls
00:44:14par ailleurs
00:44:14avec comme une efficacité
00:44:17remarquable
00:44:17à la fois en termes
00:44:18de collecte de renseignement
00:44:19et d'appliquer
00:44:20le service de caméra
00:44:22de la ville de Téhéran
00:44:22j'ai essayé de mettre
00:44:23un petit poil
00:44:24parce que moi
00:44:25je trouve que le Mossad
00:44:26fait un travail remarquable
00:44:27je n'ai pas de sujet avec ça
00:44:28mais c'est juste
00:44:30je ne suis pas là non plus
00:44:31pour faire du tam-tam
00:44:32sur ce que le Mossad
00:44:34sait très bien faire
00:44:35il y a des tas de services
00:44:36de renseignement
00:44:36qui travaillent très bien
00:44:37si vous demandez au Mossad
00:44:38de travailler sur un certain nombre
00:44:39de pays comme la Suèche
00:44:40je pense qu'ils sont moins bons
00:44:40parce que ce n'est pas
00:44:41leur objectif
00:44:45ce qui est très intéressant
00:44:46dans cette séquence
00:44:47c'est qu'on comprend bien
00:44:48que c'est une opération
00:44:49qui a été préparée
00:44:50de long terme
00:44:51et qui pour Israël
00:44:52ne va pas s'arrêter
00:44:53tout de suite
00:44:53et c'est là le point diatus
00:44:54avec les Etats-Unis
00:44:56actuellement
00:44:56et qu'il faut creuser
00:44:58c'est que les Israéliens
00:44:59ne lâcheront pas
00:45:00il faut clôturer le dossier
00:45:02ils s'y sont préparés
00:45:02de longue date
00:45:04les Américains
00:45:04n'ont pas les mêmes objectifs
00:45:07On remercie monsieur
00:45:08l'ambassadeur du Liban
00:45:10en France
00:45:10qui était avec nous ce soir
00:45:11merci beaucoup
00:45:11d'être venu ce soir
00:45:12sur ce plateau
00:45:12on va s'intéresser maintenant
00:45:13à cette question
00:45:14le monde est-il déjà
00:45:16en train d'affronter
00:45:17un nouveau choc pétrolier
00:45:18le prix du baril
00:45:19est un peu retombé
00:45:20depuis hier
00:45:21depuis la conférence de presse
00:45:22de Donald Trump
00:45:23où il a dit que la guerre
00:45:24était probablement finie
00:45:25mais le trafic
00:45:26dans le détroit d'Hormuz
00:45:27reste quasiment paralysé
00:45:30les pétroliers
00:45:30qui le franchissent
00:45:31se comptent sur les doigts
00:45:32d'une seule main
00:45:33depuis les débuts de la guerre
00:45:35et c'est toute l'économie mondiale
00:45:37qui tremble
00:45:37Raphaël Graby
00:45:38bonsoir
00:45:38la flambée du pétrole
00:45:39a déjà des conséquences
00:45:41sur toute la planète
00:45:41et notamment
00:45:42ces dernières heures
00:45:43sur le continent asiatique
00:45:45bonsoir Marc
00:45:46je voulais effectivement
00:45:46commencer avec cette image
00:45:48cette image extrêmement forte
00:45:50ça se passe au Bangladesh
00:45:51ces immenses files d'attente
00:45:53devant les stations-service
00:45:54au Bangladesh
00:45:55l'essence est désormais
00:45:57rationnée
00:45:572 litres au maximum
00:45:59pour les deux roues
00:46:00des policiers
00:46:01ont été déployés
00:46:02aux abords des stations
00:46:03et même l'armée
00:46:04aux abords
00:46:05des dépôts pétroliers
00:46:06des mesures fortes
00:46:07on en retrouve ailleurs
00:46:08en Asie effectivement
00:46:09par exemple
00:46:10en Thaïlande
00:46:11pour éviter
00:46:12de consommer de l'essence
00:46:14les salariés
00:46:14sont invités
00:46:15à télétravailler
00:46:16et dans les bureaux
00:46:17la climatisation
00:46:18elle est limitée
00:46:19interdiction
00:46:20de la régler
00:46:21sous les 26 degrés
00:46:23on peut aussi
00:46:23citer les Philippines
00:46:25avec désormais
00:46:26une semaine
00:46:26de 4 jours
00:46:27pour les fonctionnaires
00:46:28et la situation
00:46:29elle est également critique
00:46:30en Inde
00:46:31cette fois
00:46:32sur le sujet
00:46:33du gaz naturel
00:46:34il est désormais
00:46:34réservé en priorité
00:46:36à l'usage domestique
00:46:37aux dépens
00:46:38des hôtels
00:46:39et des restaurants
00:46:39qui s'en servent
00:46:40en cuisine
00:46:40résultat
00:46:41vous le voyez
00:46:42des établissements
00:46:43qui ferment
00:46:44leurs portes
00:46:45par exemple
00:46:45ce café
00:46:46dans la ville
00:46:47de Chennai
00:46:47la photo
00:46:48elle date
00:46:49de ce matin
00:46:50et en Europe
00:46:51tous les pays
00:46:52y compris la France
00:46:53cherchent la bonne réplique
00:46:54exactement
00:46:54les gouvernements
00:46:55qui sont tous
00:46:56sous pression
00:46:56pour faire baisser
00:46:57le prix du plein d'essence
00:46:59certains misent
00:47:00sur une baisse de taxes
00:47:01comme Georgia Melloni
00:47:03en Italie
00:47:04d'autres osent
00:47:04aller jusqu'au
00:47:05plafonnement
00:47:06notamment en Hongrie
00:47:08et en Croatie
00:47:09avec des prix
00:47:10qui sont désormais
00:47:11plafonnés
00:47:121,55€
00:47:13le litre
00:47:14pour le gazole
00:47:151,50€
00:47:16le litre
00:47:17pour l'essence
00:47:18une mesure
00:47:18qui n'est pas
00:47:19totalement inédite
00:47:20en France
00:47:21en août 90
00:47:22c'est le début
00:47:23de la guerre du Golfe
00:47:24la France
00:47:25a fait plafonner
00:47:26le prix de l'essence
00:47:27pendant 5 semaines
00:47:28merci beaucoup Raphaël Grabli
00:47:29bonsoir Mathieu Plane
00:47:30économiste
00:47:31directeur adjoint
00:47:32du département
00:47:32analyse et prévision
00:47:33de l'OFCE
00:47:34bonsoir Michel Picon
00:47:35vous êtes le président
00:47:36de l'union des entreprises
00:47:37de proximité
00:47:38c'est les artisans
00:47:39et les petites entreprises
00:47:42Mathieu Plane
00:47:42ça s'appelle comment
00:47:43ce qu'on est en train
00:47:44de vivre
00:47:45alors je vais m'expliquer
00:47:46que le pétrole
00:47:47joue au yo-yo
00:47:47mais on a quand même
00:47:48un pétrole qui reste
00:47:48à 90$
00:47:49c'est-à-dire le baril
00:47:50bien au-delà
00:47:51de son seuil habituel
00:47:52est-ce que c'est
00:47:53un nouveau choc pétrolier ?
00:47:55on parlerait plutôt
00:47:56d'un début
00:47:57d'un choc pétrolier
00:47:58c'est peut-être
00:47:59un peu rapide
00:48:00de parler de choc pétrolier
00:48:01choc pétrolier
00:48:02il s'étend dans la durée
00:48:04là la question
00:48:04c'est effectivement
00:48:05qu'on a une volatilité
00:48:06très forte
00:48:07sur les prix de l'énergie
00:48:08ce qui reflète
00:48:08d'ailleurs l'incertitude
00:48:09sur les évolutions
00:48:11du conflit
00:48:12on voit que
00:48:13cette volatilité
00:48:14a un impact
00:48:14assez direct
00:48:15sur les prix
00:48:16notamment des carburants
00:48:17maintenant pour qu'il y ait
00:48:18choc pétrolier
00:48:19il faudrait que ce prix
00:48:20du pétrole reste
00:48:21durablement
00:48:22à un niveau élevé
00:48:23c'est-à-dire
00:48:23s'il reste à ce niveau-là
00:48:24de 90$
00:48:25ce sera un choc pétrolier ?
00:48:26Alors ça sera
00:48:26une sorte de choc pétrolier
00:48:28après choc pétrolier
00:48:29ça dépend de l'intensité
00:48:30mais bien sûr
00:48:30on était parti
00:48:31sur un prix du baril
00:48:32autour de 60-65$
00:48:34si on est à 90$
00:48:36vous avez
00:48:37effectivement
00:48:3725$ de plus
00:48:39voire 30$
00:48:40par rapport à ce qui était prévu
00:48:41effectivement
00:48:42après je peux
00:48:42citer des chiffres
00:48:44mais ces 25 à 30$
00:48:45ont un impact
00:48:46concret
00:48:47réel
00:48:47sur l'économie française
00:48:48et qui est significatif
00:48:50sur l'inflation
00:48:50sur la croissance
00:48:51et qui est important
00:48:53la question
00:48:53c'est effectivement
00:48:55cette variation
00:48:56elle a duré
00:48:56et donc la question
00:48:57c'est est-ce que c'est
00:48:58un épisode
00:48:59de quelques semaines
00:49:00ou est-ce que c'est durable
00:49:01dans le temps ?
00:49:02Et ça
00:49:02personne aujourd'hui
00:49:03est capable de répondre
00:49:04Je voudrais
00:49:04si vous voulez bien
00:49:05vous montrer une séquence
00:49:06qui a été filmée
00:49:07ces dernières heures
00:49:08sur l'antenne de BFM
00:49:09ça se passe
00:49:09dans une station service
00:49:11à Paris
00:49:11regardez bien l'image
00:49:13il suffit de regarder
00:49:14sur ces images
00:49:15de Vincent Serron
00:49:17les prix qui sont affichés
00:49:18ici à la porte de Clichy
00:49:20dans une station service
00:49:201,997€
00:49:23pour le gasoil
00:49:24et on vient de passer
00:49:25vous le voyez
00:49:25sur ces images
00:49:26de Vincent Serron
00:49:27à 2,179€
00:49:29soit plus
00:49:30182 centimes
00:49:31près de 18 centimes
00:49:32une augmentation
00:49:33de 8%
00:49:3418 centimes
00:49:35d'augmentation
00:49:36pas en une semaine
00:49:37pas en deux semaines
00:49:38en une heure et demie
00:49:39Mathieu Plane
00:49:40comment c'est possible ?
00:49:41Si vous répercutez
00:49:42immédiatement
00:49:43le prix spot
00:49:43dans votre prix
00:49:45de vente
00:49:45en une heure et demie
00:49:47Oui
00:49:47c'est là où ça n'a pas
00:49:48beaucoup de sens
00:49:49c'est-à-dire qu'on voit bien
00:49:50que ce n'est pas le prix
00:49:51qui a été payé
00:49:53l'énergie
00:49:54c'est la question
00:49:55que j'allais vous poser
00:49:56quand ça baisse
00:49:56est-ce que c'est répercuité
00:49:57en une heure et demie ?
00:49:58C'est une vraie question
00:49:59et je pense qu'effectivement
00:50:00ce qu'on appelle
00:50:01les effets ne sont pas symétriques
00:50:03à la hausse et à la baisse
00:50:03effectivement
00:50:04au bout d'un moment
00:50:04ça sera baissé
00:50:05mais ça ne sera pas
00:50:06certainement pas aussi rapide
00:50:07donc il y a la question aussi
00:50:08des distributeurs
00:50:09des marges qui peuvent être
00:50:10réalisées à très court terme
00:50:11Ce qui fait dire à Michel Picon
00:50:12à vous
00:50:13les distributeurs
00:50:14sont en train de nous prendre
00:50:15pour des dindons
00:50:16Oui
00:50:17la preuve
00:50:18trois jours après
00:50:20le gouvernement
00:50:21que nous avons rencontré
00:50:22dans le cadre
00:50:23du conseil des entreprises
00:50:24nous disent
00:50:24bon il ne faut pas s'affoler
00:50:26et moi je pense aussi
00:50:27qu'il ne faut pas s'affoler
00:50:28parce que généralement
00:50:29plus on dit ça
00:50:30tout le monde va faire le plat
00:50:31Oui mais non
00:50:32moi j'essaie d'apaiser
00:50:34l'ensemble des 3 500 000 entreprises
00:50:37que je représente
00:50:38des petites entreprises
00:50:39bon et quand
00:50:40après trois jours
00:50:42alors qu'on a trois mois
00:50:43de réserve
00:50:44à la pompe
00:50:45ça a pris
00:50:4610, 15, 20 centimes
00:50:48franchement oui
00:50:49on nous prend pour des dindons
00:50:50Ce que vous dites
00:50:51c'est qu'il y a des gens
00:50:52qui ont acheté du pétrole
00:50:53pas très cher
00:50:54et qui voyant que ça monte
00:50:55en ce moment un peu partout
00:50:57sont en train de
00:50:58gagner un petit peu plus
00:50:58des profiteurs
00:50:59Les cuves ne se sont pas vidées
00:51:01en une journée
00:51:02c'est pas vrai
00:51:03dans la grande distribution
00:51:05le ministre
00:51:06qui connaît bien
00:51:07le monde de la distribution
00:51:09me disait
00:51:09qu'au plein de la consommation
00:51:12on faisait
00:51:13deux cuves semaine
00:51:15donc
00:51:16évidemment
00:51:17il y a un effet d'aubaine
00:51:18et ça
00:51:19c'est pas bien
00:51:20le gouvernement a engagé
00:51:21500 contrôles
00:51:22alors il a peu de moyens
00:51:236% des contrôles
00:51:24ont donné lieu à des sanctions
00:51:25alors moi j'avoue
00:51:26que j'ai appris
00:51:27que pendant les contrôles
00:51:27on ne contrônait pas les marges
00:51:28les prix sont libres
00:51:29en France
00:51:30on contrôle
00:51:30on vérifie que le prix
00:51:31payé à la caisse
00:51:32correspond au prix
00:51:33affiché sur la pompe
00:51:34et il y a quand même
00:51:35eu 6% visiblement
00:51:36de fraudeurs
00:51:36ce qui me semble énorme
00:51:37oui oui c'est énorme
00:51:39mais malheureusement
00:51:39c'est le lot des contrôles
00:51:41mais l'État
00:51:43ne peut pas dire
00:51:44monsieur vous avez exagéré
00:51:45le carburant
00:51:46que vous aviez
00:51:46dans votre cul
00:51:47vous l'avez payé à un prix
00:51:48où vous n'étiez pas obligé
00:51:50de remonter
00:51:52voilà
00:51:52et donc ça
00:51:53il faut dénoncer
00:51:55il faut dénoncer
00:51:56ces comportements
00:51:57on les a malheureusement
00:51:58trop souvent
00:51:59Mathieu Plannes
00:51:59est-ce que le gouvernement
00:52:00va devoir sortir
00:52:01le carnet de chèques ?
00:52:02le problème
00:52:03c'est que
00:52:04ça va lui coûter cher
00:52:05s'il le fait
00:52:06et qu'on a des engagements
00:52:07budgétaires
00:52:08qui sont assez contraints
00:52:10rappelons
00:52:10qu'on a le déficit public
00:52:11le plus élevé
00:52:12de la zone euro
00:52:12qu'on est censé le ramener
00:52:13à moins de 3%
00:52:14du PIB
00:52:15d'ici les prochaines années
00:52:16et qu'on est à plus de 5%
00:52:17aujourd'hui
00:52:18et je donne juste un chiffre
00:52:19si vous voulez réduire
00:52:21d'un centime
00:52:21les taxes
00:52:22sur le pétrole
00:52:23sur les prix à la pompe
00:52:24ça coûte combien ?
00:52:25un centime c'est 500 millions
00:52:26sur une année complète
00:52:27donc 17 centimes
00:52:29pour reprendre la pompe
00:52:29de nos amis à Paris
00:52:30ça coûterait
00:52:31surtout la France
00:52:31des milliards
00:52:32sur une année complète
00:52:34si c'est quelques jours
00:52:35ça coûte beaucoup
00:52:35beaucoup moins cher
00:52:36mais on voit bien
00:52:37qu'on rentre dans une logique
00:52:38qui est assez compliquée
00:52:40y compris pour le gouvernement
00:52:41de dire à quel niveau
00:52:42je dois fixer
00:52:43le prix de l'essence
00:52:44sachant qu'il y a aussi
00:52:45la question des distributeurs
00:52:46qui peuvent faire des marges
00:52:47au passage
00:52:48je pense qu'il faut quand même
00:52:49raison garder
00:52:50voir un peu
00:52:51comment les choses vont évoluer
00:52:52on n'est pas en rupture
00:52:53d'approvisionnement
00:52:54par contre
00:52:54on a une forte volatilité
00:52:55des prix
00:52:55et effectivement
00:52:57c'est peut-être pas
00:52:57très raisonnable
00:52:58de faire varier
00:52:59aussi rapidement
00:53:00les prix à la pompe
00:53:01et donc là
00:53:01il faudrait peut-être
00:53:01engager peut-être
00:53:02plus de contrôle
00:53:03mais comme vous dites
00:53:04c'est pas de la fraude
00:53:04en fait le problème
00:53:05c'est qu'il y a de la concurrence
00:53:06vous pouvez faire varier
00:53:07votre prix
00:53:07peut-être aux consommateurs
00:53:09de faire attention
00:53:10de regarder un peu
00:53:11peut-être plus attentivement
00:53:12les prix
00:53:13et pas de paniquer
00:53:14en fait
00:53:14Michel Picon
00:53:15les artisans doivent faire le plein
00:53:17chaque matin
00:53:18ou de temps en temps
00:53:19avant d'aller travailler
00:53:19est-ce qu'ils souffrent
00:53:20déjà aujourd'hui ?
00:53:22Oui
00:53:22vous souffrez
00:53:23comme tout le monde
00:53:23quand vous avez
00:53:24une grosse consommation
00:53:25de carburant
00:53:26je pense aussi
00:53:27à des boulangers
00:53:27qui ont encore
00:53:28des fours
00:53:29qui chauffent
00:53:29ou fioul
00:53:30enfin
00:53:31oui bien évidemment
00:53:32mais à la fois
00:53:33tout le monde est conscient
00:53:34de la situation
00:53:35des finances publiques
00:53:36donc vous ne demandez pas
00:53:38vous au gouvernement
00:53:39de faire un effort ?
00:53:39En tout cas
00:53:40le gouvernement
00:53:41sera appelé
00:53:42à faire un effort
00:53:43sélectif
00:53:44pour ceux
00:53:44qui souffrent le plus
00:53:46mais pas tout de suite
00:53:47mais pas tout de suite
00:53:48on n'est pas revenu
00:53:49autant du quoi qu'il en coûte
00:53:50aujourd'hui
00:53:50toute la classe politique
00:53:52s'empare du sujet
00:53:53parce qu'on fait de la politique
00:53:55mais si on garde
00:53:56chacun raison
00:53:57d'abord s'il y a un peu
00:53:58de solidarité
00:53:59entre tous
00:54:00on peut vivre
00:54:02des crises
00:54:03je pense
00:54:04sans être
00:54:05en permanence
00:54:06attendre la sébie
00:54:07de l'état
00:54:08en disant
00:54:09vous devez compenser
00:54:10vous devez compenser
00:54:11vous devez compenser
00:54:11parce que
00:54:12les compensations
00:54:13d'aujourd'hui
00:54:14c'est les impôts
00:54:15de demain
00:54:15c'est nos impôts
00:54:17qui devront augmenter
00:54:18pour compenser tout cela
00:54:19On verra ce qu'on dit
00:54:20Roland Lescure
00:54:21le ministre de l'économie
00:54:22qui sera sur ce plateau
00:54:23demain matin
00:54:24à 8h30
00:54:24invité d'Apolline de Malherbe
00:54:26est-ce que
00:54:27d'Apolline de Malherbe
00:54:28pardon
00:54:28Mathieu Plannes
00:54:29est-ce que vous pouvez
00:54:29nous expliquer pourquoi
00:54:30quand le pétrole s'envole
00:54:32tout le reste suit
00:54:34les engrais
00:54:35l'aluminium
00:54:36et on nous explique
00:54:37que ça se retrouvera
00:54:38bientôt
00:54:39dans les caddies
00:54:40C'est simple
00:54:41C'est simple pour vous
00:54:43C'est à l'origine
00:54:44des coûts de production
00:54:46en réalité
00:54:47alors effectivement
00:54:48ça dépend aussi
00:54:48de votre type de production
00:54:49mais quand vous êtes transporteur
00:54:51effectivement
00:54:51l'énergie
00:54:52est un facteur important
00:54:53des coûts de production
00:54:54et donc y compris
00:54:55ces transporteurs
00:54:56vont le répercuter
00:54:57dans leur prix
00:54:57et donc vous allez retrouver
00:54:58dans toute la chaîne de production
00:54:59il y a ça à la fois
00:55:00sur les coûts de production
00:55:01c'est pareil sur les engrais
00:55:02pour les agriculteurs
00:55:03c'est vrai pour la chimie
00:55:04sur un certain nombre
00:55:06de secteurs
00:55:07qui sont énergo-intensifs
00:55:08qui vont utiliser
00:55:08pas mal de pétrole
00:55:09et puis après
00:55:10il y a le consommateur
00:55:11qui va le payer directement
00:55:12au prix à la pompe
00:55:13ou dans le fuel domestique
00:55:14s'il doit recharger
00:55:16effectivement
00:55:16le fuel
00:55:18donc c'est vrai qu'en fait
00:55:18il faut savoir
00:55:19que ces prix de l'énergie
00:55:20vont très vite
00:55:20en fait
00:55:21enfin pas n'importe lesquels
00:55:22les prix du pétrole
00:55:23le gaz c'est un peu plus compliqué
00:55:25mais donc on le retrouve
00:55:25assez vite dans la chaîne
00:55:26de production
00:55:27et donc vite dans les prix
00:55:28et donc vite sur le porte-monnaie
00:55:29et donc c'est pour ça
00:55:30que le gouvernement
00:55:30est sensible à ça
00:55:31c'est que la question
00:55:32des gilets jaunes
00:55:33a apparu sur une question
00:55:34de l'essence
00:55:34alors sur des taxes
00:55:35c'était pas lié au prix des énergies
00:55:36et à l'époque on était pas
00:55:37enfin on était dans ces eaux-là
00:55:382,8 litres
00:55:39mais sauf que c'était
00:55:40un choix du gouvernement
00:55:40d'augmenter la taxe carbone
00:55:42là c'est effectivement
00:55:42les conséquences
00:55:43de la guerre en Iran
00:55:45c'est-à-dire que
00:55:45tu pensais que les français
00:55:46comprendraient davantage
00:55:47une hausse des carburants
00:55:48parce que c'est fait de la guerre
00:55:49que parce que le gouvernement
00:55:51appuie sur le bouton
00:55:52en tout cas
00:55:52c'est quand même
00:55:53extrêmement défendable
00:55:54comme argument
00:55:55c'est-à-dire
00:55:55c'est pas un choix politique
00:55:57cette hausse des prix du baril
00:55:58c'est pas un choix
00:55:59du gouvernement français
00:56:00on le subit
00:56:00et d'ailleurs
00:56:01ça pose la question
00:56:02de notre dépendance
00:56:03aux énergies fossiles
00:56:04si on doit aussi en parler
00:56:05mais c'est vrai
00:56:06que ce qu'on voit
00:56:07c'est que la facture énergétique
00:56:08pour les français
00:56:09pour le pays globalement
00:56:10va augmenter
00:56:10parce que si ces prix
00:56:11des barils augmentent
00:56:13c'est directement
00:56:13un coût supplémentaire
00:56:14une ponction
00:56:15sur l'économie française
00:56:16au profit
00:56:17des producteurs de pétrole
00:56:18en réalité
00:56:19on va aller de l'autre côté
00:56:20du robinet à pétrole
00:56:21si vous voulez bien
00:56:22du côté du Qatar
00:56:23à Doha
00:56:23retrouver l'un des envoyés spéciaux
00:56:25de BFM TV
00:56:25c'est Naouf El-Kawafi
00:56:26qui nous attend
00:56:27avec Valentin Rivoli
00:56:29l'Iran a promis aujourd'hui
00:56:30que plus une seule goutte
00:56:32de pétrole
00:56:32ne quitterait désormais
00:56:33ce fameux détroit d'Ormouz
00:56:36ça veut dire
00:56:36qu'absolument
00:56:37tout est coupé
00:56:38au moment où on se parle
00:56:41Oui tout est bloqué
00:56:42c'est vrai qu'on aurait pu croire
00:56:43à un début d'ouverture aujourd'hui
00:56:45avec notamment les propos
00:56:46tenus par le secrétaire américain
00:56:48à l'énergie
00:56:48qui expliquait tout à l'heure
00:56:49sur ses réseaux sociaux
00:56:50qu'un navire pétrolier américain
00:56:53avait été escorté
00:56:53par la marine américaine
00:56:55message qui était
00:56:56très rapidement supprimé
00:56:58démenti par la suite
00:56:59par la maison blanche
00:57:00mais exactement
00:57:01par les gardiens
00:57:02de la révolution
00:57:03c'est vrai que ce détroit d'Ormouz
00:57:04est ciblé
00:57:05depuis le début
00:57:06de ce conflit
00:57:06notamment les navires pétroliers
00:57:08les gardiens de la révolution
00:57:09menacent d'ailleurs
00:57:10de les brûler
00:57:11si les pétroliers
00:57:12les navires
00:57:13s'y aventureraient
00:57:14c'est vrai que ce passage
00:57:16est bloqué
00:57:17en grande partie
00:57:18aujourd'hui
00:57:19seuls les bateaux chinois
00:57:21peuvent passer
00:57:21parce que la Chine
00:57:22vous savez
00:57:22est un allié
00:57:23de l'Iran
00:57:24sinon
00:57:25le trafic
00:57:25est quasi nul
00:57:26avec des conséquences
00:57:27qui pourraient être dramatiques
00:57:29pour l'économie du monde entier
00:57:30c'est la raison pour laquelle
00:57:31plusieurs pays
00:57:32tentent de trouver
00:57:32des solutions
00:57:33pour sécuriser ce passage
00:57:35ô combien stratégique
00:57:36où transite
00:57:37près de 20%
00:57:38du prétrole du monde
00:57:40Donald Trump
00:57:40l'a martelé à plusieurs reprises
00:57:42il souhaite effectivement
00:57:42envoyer la marine nationale
00:57:44sur cette zone
00:57:45Emmanuel Macron
00:57:46également
00:57:46la marine française
00:57:48il l'a expliqué hier
00:57:49il souhaite envoyer
00:57:50une ou plusieurs frégates
00:57:51pour escorter
00:57:52les bateaux
00:57:52qui transporteraient
00:57:53du gaz
00:57:54mais également
00:57:54du pétrole
00:57:55à l'aide notamment
00:57:56de plusieurs autres pays
00:57:57pour tenter de créer
00:57:59une coalition
00:58:00mais c'est vrai que
00:58:01cette opération
00:58:02de sécurisation
00:58:03elle coûterait très cher
00:58:04elle serait très dangereuse
00:58:04parce qu'il faut avoir
00:58:05le passage du détroit
00:58:07d'Hormuz en tête
00:58:08il est très étroit
00:58:09c'est un passage maritime
00:58:10très limité
00:58:10ce qui rend donc
00:58:11les navires
00:58:12très facilement repérables
00:58:13et pourraient être ciblés
00:58:14également très rapidement
00:58:16et les manœuvres
00:58:17de protection
00:58:19plus compliquées
00:58:21Merci à vous
00:58:22merci à vous
00:58:23Naouf El en direct
00:58:23de Doha
00:58:25au Qatar
00:58:26Amiral
00:58:26est-ce qu'on peut le faire
00:58:27est-ce qu'on est capable
00:58:28je dis on
00:58:29les français veulent le faire
00:58:31Donald Trump
00:58:31a promis d'essayer
00:58:32il y a une coalition
00:58:33qui est en train
00:58:34de se lancer là-dessus
00:58:35est-ce qu'on est capable
00:58:36de sécuriser
00:58:37le transfert du pétrole
00:58:38dans ce fameux détroit
00:58:40je rappelle qu'au plus étroit
00:58:42il y a une trentaine de kilomètres
00:58:44et au plus large
00:58:44beaucoup plus
00:58:4550
00:58:46est-ce qu'on l'a déjà fait
00:58:47dans l'histoire récente
00:58:48est-ce que c'est possible
00:58:49oui on a déjà
00:58:49après la guerre du Kipour
00:58:52pendant la guerre
00:58:52Iran-Irak
00:58:53on a sécurisé
00:58:54je vais dire
00:58:55la circulation
00:58:56des pétroliers
00:58:57et des gaziers
00:58:58la France
00:58:59comme les autres pays
00:59:01ce qui était un petit peu
00:59:02différent de la situation
00:59:03actuelle
00:59:03c'est que
00:59:04pendant la guerre
00:59:05Iran-Irak
00:59:06l'Iran n'était pas
00:59:07notre ennemi
00:59:08l'Iran était l'ennemi
00:59:09de l'Irak
00:59:10l'Irak était plutôt
00:59:11notre allié
00:59:12mais plus dangereux
00:59:13pour des tas de raisons
00:59:13parce que
00:59:15les pilotes irakiens
00:59:16avaient peur de revenir
00:59:17se poser avec leurs armes
00:59:18sous les avions
00:59:19donc ils en tiraient
00:59:20un peu n'importe où
00:59:21dont sur une frégate américaine
00:59:22Stark
00:59:23il y avait également
00:59:24des mines
00:59:26qui flottaient
00:59:27qui avaient été posées
00:59:28ce qui fait qu'il y avait
00:59:29un danger nautique
00:59:31un danger un peu aérien
00:59:32mais on n'était pas
00:59:33dans le danger actuel
00:59:34qui est que l'Iran
00:59:36est prêt à tirer
00:59:37là c'est plus compliqué
00:59:38oui parce que l'Iran
00:59:39est franchement
00:59:40dans un camp
00:59:41où ils sont prêts
00:59:42à tirer
00:59:43sur les bateaux
00:59:44qui passent
00:59:44est-ce qu'on peut imaginer
00:59:46que tous les pétroliers
00:59:47qui passent
00:59:47soient escortés ?
00:59:49alors
00:59:49vous allez me dire
00:59:50il va falloir envoyer
00:59:51je ne sais combien
00:59:53de porte-avions
00:59:54dans la région
00:59:54non
00:59:56une frégate
00:59:57peut escorter
00:59:58un, deux
00:59:59voire trois pétroliers
01:00:00à condition
01:00:01dans les passages difficiles
01:00:03à condition
01:00:04que la riposte
01:00:05soit foudroyante
01:00:07si jamais
01:00:08les bateaux sont attaqués
01:00:09et cette condition
01:00:11n'est assurée
01:00:11que si
01:00:12un porte-avions
01:00:13est derrière
01:00:14avec des avions de chasse
01:00:15en l'occurrence
01:00:16capables d'intervenir
01:00:17dans les trois minutes
01:00:18donc qui sont en patrouille
01:00:19en l'air
01:00:19ou des hélicoptères
01:00:21embarqués
01:00:22qui puissent irer
01:00:23sur les vedettes
01:00:23mais on voit bien
01:00:24que du côté iranien
01:00:26vous avez à la fois
01:00:27des vedettes
01:00:28les plus dangereuses
01:00:29sont les passes de range
01:00:30j'ai vu comment ils travaillaient
01:00:31et qui sont capables
01:00:32eux-mêmes
01:00:33en vedettes pilotées
01:00:34de venir
01:00:35cogner
01:00:36les bateaux
01:00:37les pétroliers
01:00:38ou envoyer des drones
01:00:39et en plus
01:00:40le long de la côte iranienne
01:00:41jusqu'à la frontière pakistanaise
01:00:43il y a également
01:00:44des missiles
01:00:45qui n'ont pas
01:00:47un trajet si énorme
01:00:48à faire
01:00:48donc c'est compliqué
01:00:50on peut totalement
01:00:50barrer le détroit
01:00:51pour terminer
01:00:52par des mines
01:00:53mais là
01:00:53les mines
01:00:54c'est irréversible
01:00:55vous avez mis des mines
01:00:56vous barrez
01:00:56puis voilà
01:00:57je rappelle toujours
01:00:58que
01:01:00jusqu'en 1990
01:01:01c'est-à-dire
01:01:0245 ans
01:01:03après la guerre
01:01:04en mer du nord
01:01:05et en baltique
01:01:06en pleine mer
01:01:07on naviguait
01:01:08à partir d'un certain tirant d'eau
01:01:09dans les chenots
01:01:11centaines de milliers de mines
01:01:12et on était 50 ans
01:01:13après la guerre
01:01:14donc voilà
01:01:14c'est un petit peu
01:01:16la problématique
01:01:16or les iraniens
01:01:17doivent laisser passer
01:01:18les chinois
01:01:18Louis Gauthier
01:01:19c'est difficile
01:01:20de sécuriser le détroit
01:01:21ou c'est mission impossible ?
01:01:23c'est pas mission impossible
01:01:24mais c'est difficile
01:01:25pour les raisons d'exiguïté
01:01:26pour les raisons
01:01:27que les attaques
01:01:28peuvent être des attaques
01:01:29suicides
01:01:29ou par des moyens
01:01:30qui sont pratiquement simples
01:01:31pour faire coup
01:01:32au but
01:01:32dans une coque d'un pétrolier
01:01:34et que
01:01:35vous avez beau avoir
01:01:36des avions de chasse
01:01:38qui ne sont pas à réagir
01:01:39il faut avoir la cible
01:01:40il faut
01:01:40et donc ça peut être
01:01:41des attaques
01:01:42extrêmement rudimentaires
01:01:43qui sont menées
01:01:44par les iraniens
01:01:45c'est ce qui suggère
01:01:47la réserve
01:01:47des américains
01:01:48et des français
01:01:49il faudrait que la calmie
01:01:50soit un peu plus venue
01:01:51dans cette zone
01:01:52pour qu'effectivement
01:01:53par des moyens militaires
01:01:54on sécurise les passages
01:01:57on va aller reprendre le pouls
01:01:58si vous voulez bien
01:01:59ce soir en Israël
01:02:00et aux Etats-Unis
01:02:01parce qu'il semble
01:02:02que les deux pays
01:02:03ne soient pas
01:02:03tout à fait exactement
01:02:04sur la même longueur d'onde
01:02:06de la suite de cette guerre
01:02:07au Moyen-Orient
01:02:08direction Tel Aviv
01:02:09tout d'abord
01:02:09avec Louis Giraud
01:02:10qui est avec Simon Pires
01:02:11de Souza
01:02:12Donald Trump a annoncé
01:02:14il y a quelques heures
01:02:14que la guerre
01:02:15était pratiquement finie
01:02:16c'est l'expression
01:02:17qu'il a utilisée
01:02:18pratiquement finie
01:02:19mais le premier ministre
01:02:20israélien Benyamin Netanyahou
01:02:22ne semble pas du tout
01:02:23sur la même ligne
01:02:26bon oui effectivement
01:02:27si l'on en croit
01:02:28Benjamin Netanyahou
01:02:29cette guerre contre l'Iran
01:02:31est encore loin d'être finie
01:02:33je vais citer les mots
01:02:34qu'il a employés hier soir
01:02:36lors d'une visite
01:02:37dans un centre d'urgence
01:02:38Israël brise les os
01:02:41du pouvoir iranien
01:02:42et cela va encore continuer
01:02:44et effectivement
01:02:45on a pu voir encore une fois
01:02:47aujourd'hui
01:02:48que l'intensité
01:02:49de l'offensive iranienne
01:02:50sur l'Iran
01:02:51se poursuivait
01:02:52avec une nouvelle vague
01:02:53de frappes
01:02:54lancées
01:02:55il y a aussi
01:02:56le secrétaire
01:02:57à la défense américaine
01:02:58Pete Exet
01:02:59qui disait d'ailleurs
01:03:00ce matin
01:03:00que cette journée de mardi
01:03:02allait être
01:03:02la journée la plus intense
01:03:04en termes de frappes
01:03:05sur l'Iran
01:03:06et en effet
01:03:06ces dernières heures
01:03:08Israël a continué
01:03:09de s'en prendre
01:03:10notamment à des cibles
01:03:11stratégiques
01:03:12du régime iranien
01:03:13les forces armées israéliennes
01:03:15qui ont notamment
01:03:16indiqué
01:03:17avoir ciblé
01:03:18la nuit dernière
01:03:19un complexe souterrain
01:03:21appartenant
01:03:21aux gardiens
01:03:22de la révolution
01:03:23ou encore
01:03:24s'en prendre
01:03:25à l'arsenal
01:03:26balistique iranien
01:03:28notamment
01:03:28en frappant
01:03:29ces lanceurs
01:03:30de missiles
01:03:30à longue portée
01:03:31qui lançaient
01:03:33ou en tout cas
01:03:33s'apprêtaient
01:03:34à lancer
01:03:35des missiles
01:03:36vers Israël
01:03:36et ce qu'on peut constater
01:03:37en tout cas ici
01:03:38côté israélien
01:03:40depuis plusieurs jours
01:03:41c'est que
01:03:42les choses
01:03:42se sont un petit peu
01:03:43calmées
01:03:44en quelque sorte
01:03:45en termes de frappe
01:03:46en tout cas
01:03:46si l'on compare
01:03:47à la situation
01:03:47il y a quelques jours
01:03:48ou encore
01:03:48au début
01:03:49de cette guerre
01:03:50qui a commencé
01:03:51il y a maintenant
01:03:51plus de dix jours
01:03:52les journées
01:03:53sont toujours
01:03:53rythmées
01:03:54par les sirènes
01:03:55d'alerte
01:03:56ici plusieurs fois
01:03:57par jour
01:03:58néanmoins
01:03:59par exemple
01:03:59aujourd'hui
01:04:00même si
01:04:00plusieurs endroits
01:04:01ont été frappés
01:04:02que ce soit
01:04:03au centre du pays
01:04:04ou au nord
01:04:04et bien pas de dégâts
01:04:06matériels conséquents
01:04:08à signaler
01:04:08ou encore de blessés
01:04:09aujourd'hui
01:04:09merci beaucoup
01:04:10chloé
01:04:11j'ai eu
01:04:11en direct
01:04:11de tel aviv
01:04:12direction washington
01:04:13antoine aulard
01:04:14bonsoir antoine
01:04:15y a-t-il effectivement
01:04:16en même question
01:04:17des dissensions
01:04:18voire des tensions
01:04:19aujourd'hui
01:04:20entre les deux pays
01:04:20qui ont lancé
01:04:21cette guerre
01:04:25oui à l'évidence
01:04:26il y a des divergences
01:04:27d'abord sur les frappes
01:04:28et sur les cibles
01:04:29qui sont choisies
01:04:30pour les frappes
01:04:31en fait
01:04:31Donald Trump
01:04:32n'a pas du tout
01:04:32apprécié
01:04:33qu'Israël frappe
01:04:34les dépôts pétroliers
01:04:35iraniens
01:04:36selon le média Axios
01:04:37Washington a d'ailleurs
01:04:38demandé à Israël
01:04:39d'arrêter
01:04:40de cibler
01:04:40ces dépôts pétroliers
01:04:42il y a des divergences
01:04:42aussi sur l'avenir
01:04:44de la république islamique
01:04:45Benjamin Netanyahou
01:04:46veut la fin
01:04:46du régime iranien
01:04:48là où Donald Trump
01:04:48est prêt à composer
01:04:49avec le régime
01:04:50Trump cherche quelqu'un
01:04:51à l'intérieur du système
01:04:52pourquoi pas un Mola
01:04:53qui serait prêt
01:04:54à pactiser
01:04:55avec les Etats-Unis
01:04:56par pragmatisme
01:04:57et puis enfin
01:04:58il y a des divergences
01:04:59sur la durée de la guerre
01:05:01Trump hier dit
01:05:01que la guerre
01:05:02est quasiment terminée
01:05:03là où Benjamin Netanyahou
01:05:04dit que ça va encore continuer
01:05:05en fait
01:05:06Donald Trump
01:05:08lui
01:05:08a la pression
01:05:09de son opinion publique
01:05:10et c'est aussi
01:05:11pour cette raison
01:05:12qu'il envisage
01:05:13d'arrêter
01:05:14plus rapidement
01:05:15la guerre
01:05:16alors que
01:05:17Benjamin Netanyahou
01:05:17lui a des objectifs
01:05:18manifestement plus poussés
01:05:19que ceux de Donald Trump
01:05:20merci beaucoup
01:05:21Antoine Hollard
01:05:22Didier François
01:05:22les alliés sont en train
01:05:23de se fâcher
01:05:24je crois pas
01:05:25non pas pour l'instant
01:05:25je pense qu'ils ont
01:05:26pas tout à fait
01:05:27les mêmes objectifs
01:05:27je pense qu'il y a longtemps
01:05:28qu'ils ont
01:05:28pas du tout
01:05:29quand on écoute
01:05:30Antoine Hollard
01:05:30non c'est pas du tout
01:05:31non parce que
01:05:32enfin restons calmes
01:05:33je le suis pardon
01:05:34ça se voulait pas
01:05:35non c'est pas ça
01:05:35non mais c'est
01:05:36pas du tout
01:05:37non parce que
01:05:38le ciblage
01:05:39y compris quand
01:05:39les Israéliens ont tapé
01:05:41sur des cibles
01:05:42c'est les résultats
01:05:43c'est l'ampleur
01:05:44le fait d'avoir détruit
01:05:46rappelez-vous
01:05:46ces images
01:05:47de Téhéran en flamme
01:05:49ça
01:05:50ça a très très mauvaise image
01:05:51sur les prix du pétrole
01:05:52et sur l'opinion publique américaine
01:05:54c'est ça qui a agacé Trump
01:05:55mais les planifications
01:05:56des frappes
01:05:57elles sont travaillées
01:05:58dans le même état-major
01:05:58et les Israéliens
01:06:00n'auraient pas pu frapper
01:06:00si le plan de frappe
01:06:02n'avait pas été validé
01:06:03par les Américains
01:06:04deuxièmement
01:06:04je rappelle que les Américains
01:06:05ont 100 ravitailleurs en vol
01:06:07les Israéliens en ont 5
01:06:08le jour où les Américains
01:06:09veulent que les Israéliens
01:06:10arrêtent de frapper
01:06:11ils arrêtent de filer le pétrole
01:06:12l'affaire est réglée
01:06:13en 2 secondes 50
01:06:14donc attention
01:06:15il y a d'un côté
01:06:16de la communication politique
01:06:17et il y a de l'autre côté
01:06:18du militaire
01:06:19certes
01:06:20c'était pas une réussite
01:06:21de cette frappe
01:06:23et je pense qu'il y a
01:06:24des divergences
01:06:26de vision
01:06:27Israël est dans une lutte
01:06:29contre un ennemi
01:06:30qui encore une fois
01:06:30ce que je le répétais tout à l'heure
01:06:31qui pour lui est existentiel
01:06:33les Américains non
01:06:34donc à terme
01:06:35évidemment qu'il va y avoir
01:06:36des divergences
01:06:37sur la sortie de crise
01:06:38voire sur la gestion
01:06:39du choix des cibles
01:06:40mais je pense que
01:06:41ces discussions
01:06:42ont été
01:06:42ont eu lieu
01:06:43il y a eu 15 appels
01:06:44entre Benjamin Netanyahou
01:06:46et Trump
01:06:47avant les opérations
01:06:49il y a eu des heures
01:06:50et des heures
01:06:50de discussion
01:06:51entre les deux états-majors
01:06:52ils connaissent leur divergence
01:06:54à ce stade
01:06:55je ne pense pas
01:06:55que ça soit un problème
01:06:56ça peut le devenir
01:06:57sur si d'un seul coup
01:06:59Trump face à la montée
01:07:00du pétrole
01:07:01je ne sais pas quoi
01:07:01etc.
01:07:02dit halte au feu
01:07:03on arrête tout
01:07:03je dis que j'ai gagné
01:07:04là il y aura un sujet
01:07:05à ce stade
01:07:06c'est trop tôt
01:07:07Maya Cadra
01:07:07vous êtes d'accord
01:07:08pour l'instant
01:07:08l'atelage Washington
01:07:10Jérusalem tient
01:07:11oui je suis souvent
01:07:12d'accord d'ailleurs
01:07:13avec Didier
01:07:15il y a des divergences tactiques
01:07:17notamment en concernant
01:07:18cette frappe
01:07:18sur les réservoirs
01:07:19de pétrole
01:07:20on a vu
01:07:20qui a mis le feu
01:07:21à la bourse
01:07:21qui a mis le feu
01:07:22au cours de pétrole
01:07:23et qui a sans doute
01:07:23obligé Donald Trump
01:07:24à prendre la parole
01:07:25la nuit dernière
01:07:25en disant
01:07:25c'est fini
01:07:26un petit indice
01:07:27et c'était le sénateur républicain
01:07:29Lincey Graham
01:07:30qui lui est le plus pro-israélien
01:07:32c'est un ayoconservateur
01:07:34assez traditionnel
01:07:35qui a critiqué aussi ses frappes
01:07:37mais ça ne veut pas dire
01:07:37qu'il y a une divergence stratégique
01:07:39alors pourquoi je dis
01:07:40qu'il n'y a pas de divergence stratégique
01:07:41et que même si
01:07:43la république islamique d'Iran
01:07:44est un danger imminent
01:07:45pour Israël
01:07:46ça l'est aussi
01:07:47d'une manière
01:07:48ou d'une autre
01:07:48pour les Etats-Unis
01:07:49parce que
01:07:49je rappelle trois choses
01:07:51premièrement
01:07:51c'est Trump
01:07:52au début
01:07:53qui est sorti
01:07:53de l'accord sur le nucléaire
01:07:55en 2018
01:07:55tout ce à quoi on assiste
01:07:57s'inscrit quand même
01:07:58dans une historique
01:07:59c'est Trump
01:07:59qui a éliminé en 2020
01:08:01Kassem Soleimani
01:08:02alors qu'il n'y avait pas
01:08:02de danger imminent
01:08:04ni sur Israël
01:08:05comme le 7 octobre
01:08:07ni encore moins
01:08:09sur les Etats-Unis
01:08:10et donc
01:08:10c'est une politique
01:08:12c'est une dynamique
01:08:13qui a été enclenchée
01:08:14déjà dès 2018
01:08:15par Donald Trump
01:08:16et je trouve aujourd'hui
01:08:17que cette stratégie
01:08:18atteint son point culminant
01:08:19Il y a une expression
01:08:20aujourd'hui
01:08:21qui est en train
01:08:21de faire le tour
01:08:22de certains médias
01:08:22aux Etats-Unis
01:08:23Donald Trump
01:08:23est face au mur
01:08:24des 3 M
01:08:25des 3 M
01:08:26M comme les marchés
01:08:27je crois qu'on en a
01:08:28un petit peu parlé
01:08:29ce soir
01:08:29les mid-terms
01:08:30les élections de mi-mandat
01:08:31qui doivent arriver
01:08:32en novembre prochain
01:08:33et le dernier M
01:08:34c'est celui de munitions
01:08:36est-ce qu'il manque
01:08:37est-ce qu'il est à court
01:08:38ou il risque d'être
01:08:39à court de munitions ?
01:08:41C'est trop tôt pour le dire
01:08:42je pense qu'ils ont quand même
01:08:43ils en ont encore
01:08:44sous la patte
01:08:45et dans les calmes
01:08:45mais c'est vrai
01:08:46que certains types
01:08:47de munitions
01:08:47et ça a déjà été indiqué
01:08:49notamment des munitions
01:08:51de défense anti-missiles
01:08:52de patriotes
01:08:53etc.
01:08:54sont en voie
01:08:55d'épuisement
01:08:56et c'est là
01:08:57où le risque
01:08:59évidemment
01:09:00c'est que les Iraniens
01:09:02soient dans une position
01:09:03d'attente
01:09:04pariant sur
01:09:05cet affaiblissement
01:09:06sur ces tirs de patriotes
01:09:08sur cet affaiblissement
01:09:08de défense
01:09:09voire sur
01:09:10un allègement
01:09:11du dispositif
01:09:12ils sont aussi
01:09:14rationnels
01:09:15et donc
01:09:15dans leur
01:09:17campagne militaire
01:09:18avec les moyens
01:09:20limités
01:09:20qu'ils ont
01:09:20et c'est pour ça
01:09:21qu'il y a besoin
01:09:22d'une sortie politique
01:09:22parce que la sortie politique
01:09:23elle ne pourra intervenir
01:09:25que si d'une certaine manière
01:09:26il y a la capacité
01:09:28d'organiser un cessez-le-feu
01:09:29acceptable
01:09:30pour toutes les parties
01:09:30les alliés de la région
01:09:33aussi
01:09:33y compris
01:09:34Amiral
01:09:34en quelques mots
01:09:35si vous voulez bien
01:09:35est-ce qu'il est possible
01:09:36que les Iraniens
01:09:37continuent à épuiser
01:09:38les Américains
01:09:39et les Israéliens
01:09:40à coups de drones
01:09:41en les obligeant
01:09:43à utiliser à chaque fois
01:09:43un missile
01:09:44pour détruire un drone ?
01:09:46Non
01:09:46en fait
01:09:48je branche
01:09:48ce que vient de dire
01:09:49Louis Gauthier
01:09:50il y a plusieurs
01:09:51grands commandements
01:09:52le plus grand commandement
01:09:52américain
01:09:53c'est le commandant
01:09:54Indo-Pacifique
01:09:55avec des réserves
01:09:56considérables
01:09:56donc pour eux
01:09:57c'est plutôt
01:09:57un problème
01:09:59de transfert
01:10:00de capacité
01:10:01et de munition
01:10:02d'un théâtre sur l'autre
01:10:03plutôt que
01:10:04un problème fondamental
01:10:05la deuxième chose
01:10:06c'est qu'il faut quand même
01:10:06que les industriels
01:10:08réagissent
01:10:08c'est la raison
01:10:08pour laquelle
01:10:09un certain nombre d'entre eux
01:10:10ont été convoqués
01:10:11à la Maison Blanche
01:10:12Merci beaucoup
01:10:13à tous les six
01:10:14Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires