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  • il y a 8 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Il y avait eu l'affaire Jack Lang, emportée par des soupçons de fraude fiscale, mais désormais c'est donc une toute autre dimension que l'affaire Epstein est en train de prendre en France.
00:19Six ans après sa mort et quelques jours après la divulgation de millions de documents aux Etats-Unis, la justice française est désormais saisie d'une plainte pour viol et c'est peut-être la première d'une longue série.
00:31Pour en parler ce soir, les journalistes et spécialistes de la rédaction de BFM TV, Raphaël Grabli, Stéphane Bureau, Pauline Revena et Laurent Valdiguier, soyez les bienvenus sur ce plateau tous les quatre.
00:41Et une avocate qui est avec nous ce soir, c'est maître Nathalie Buquet. Bonsoir, avocate de l'association Innocence en danger, association qui demande depuis plusieurs jours maintenant que la justice se saisisse de cette affaire ou de ces affaires, car on voit bien qu'elles sont extrêmement complexes.
00:56Et on le voit aujourd'hui encore, Pauline Revena, avec un homme, un nouveau personnage qui apparaît donc dans ce dossier. Il s'appelle Daniel Siad, surnommé le chasseur de mannequins, qui est soupçonné d'avoir été l'un des recruteurs d'Epstein en France.
01:09Recruteur présumé, rabatteur présumé et qui apparaît dans ce triangle de relations entre Jeffrey Epstein, Jean-Luc Brunel et lui-même.
01:16Donc il y a une espèce de trio et surtout, il y a une première plainte qui a été déposée au parquet de Paris aujourd'hui par une femme qui a 56 ans et qui explique que dans les années 90, elle a 20 ans, elle rencontre cet homme, donc Daniel Siad.
01:29Et il ne lui dit pas son vrai nom. Il dit qu'elle s'appelle Daniel, il dit qu'il s'appelle David. Il l'invite sur la Côte d'Azur en lui évoquant un casting de maillot de bain.
01:38Alors elle hésite, elle demande à son petit ami de l'époque, j'y vais, j'y vais pas. Elle décide d'y aller et un soir, sur la Côte d'Azur, ils se retrouvent tous les deux.
01:44Il la drague, il la force à une relation sexuelle non consentie, c'est elle qui l'affirme. Elle dit qu'elle ne s'est pas débattue car elle avait peur, mais que c'était un viol sur l'O.L.
01:51Et à partir de ce moment-là, elle ne connaît pas la véritable identité de cet homme puisqu'il ne lui a jamais dit qu'il s'appelait Daniel Siad.
01:57Mais c'est 36 ans plus tard, en regardant une photo dans ses fameux dossiers et fines, absolument, qu'elle le reconnaît.
02:03Et c'est comme ça qu'elle décide aujourd'hui de porter plainte.
02:05L'une des questions qu'on se pose ce soir, Laurent Valdiguier, c'est de savoir s'il a recruté, recruté avec quelques guillemets, d'autres femmes et d'autres françaises.
02:12Oui, parce que ce qui est absolument inédit dans tout ça, Marc, c'est qu'on a accès en temps réel.
02:20En plus, le moteur de recherche est plutôt bien fait. Il suffit de taper des noms, de faire des recoupements.
02:24C'est presque hypnotique tellement on peut chercher.
02:28Donc ce nom est sorti, cette femme a déposé plainte, elle s'est souvenu par une photo.
02:32Et puis là, tout d'un coup, dans l'arborescence Internet auquel on a accès, c'est un peu comme si on avait accès en direct à une formation judiciaire policière.
02:42On sait qui c'est ? On sait ses relations avec Jean-Luc Brunel, Pauline le disait, avec Jean-Luc Brunel,
02:47qui était le rabatteur français d'Empstein, l'agent mannequin qui s'est suicidé en prison.
02:52On connaît des liens, on a déjà, tout d'un coup apparaissent des dates d'échanges de mails,
02:57de déplacements en Lettonie, de déplacements à Stockholm, de déplacements dans les pays européens.
03:02Et donc, tout d'un coup, on se rend compte que ce que disait Pauline,
03:06ce qu'elle est allée dire à la police concernant son cas à elle,
03:10semble déjà confirmé puisque c'est un personnage, un scout comme il s'appelle,
03:15un rabatteur en anglais, il s'appelle aussi un ficherman, c'est ça ?
03:20Un pêcheur de jeunes filles.
03:21Un pêcheur de jeunes filles.
03:23Et alors, tout d'un coup, la planète française va chercher cet individu
03:30pour lequel déjà on sait beaucoup de choses en deux heures.
03:33C'est ça qui est...
03:33Alors, il est vrai que nous avons un outil de recherche qui est hypnotisant,
03:38mais on sait aussi...
03:39Vous dites nous, ce sont les Américains.
03:40Bien, les Américains, on peut y avoir accès, c'est relativement facile,
03:43mais ce qui est aussi clair aujourd'hui, c'est qu'il y a des choses que l'on sait ne pas savoir.
03:47C'est-à-dire qu'hier, deux représentants, deux parlementaires américains,
03:50parce qu'on donne accès à ces parlementaires aux documents, mais sans caviardage.
03:55Alors, des conditions, il faut se présenter sans appareil, sans téléphone,
03:59il faut donc montrer pas de blanche à l'entrée.
04:00Et à la sortie, après deux heures de consultation,
04:04ils font un point de presse hier après-midi pour dire
04:06« Nous avons immédiatement identifié six personnalités dont les noms ont été caviardés
04:11et qui, pour autant, n'ont aucune vocation à avoir leur identité protégée,
04:16qui ont des jobs conséquents et, pour un, haut placés dans l'administration d'un pays étranger.
04:23Est-ce la France? Est-ce l'Angleterre? »
04:25On n'en sait strictement rien.
04:26Mais ce qu'ils font, en fait, c'est qu'ils menacent le département de la justice de révéler ces noms,
04:30parce qu'ils le pourraient, en toute impunité, s'ils le font avec leur immunité parlementaire.
04:36On ira justement retrouver Antoine Hollard tout à l'heure à Washington,
04:40qui suit les derniers développements de ce volet américain.
04:43Mais c'est peut-être un volet européen.
04:44Mais c'est peut-être un volet européen.
04:45On voit que les deux, en tout cas, se rapprochent à Fred Grabli.
04:48Je reviens sur le profil de cet homme rabatteur présumé de Jeff Reptin,
04:52dont on découvre le nom, le pédigré, le visage également aujourd'hui,
04:58et les échanges qu'il a pu avoir avec Jeff Reptin.
05:01Il ressort à 1771 fois le nom.
05:07Daniel Siad ressort lorsqu'on fait cette fameuse recherche dans le moteur de recherche.
05:11Vous le disiez, c'est presque hypnotique.
05:13Ça prend surtout beaucoup de temps pour essayer de voir un petit peu la nature de ces échanges,
05:18pour la comprendre.
05:19Laurent évoquait un message, effectivement, ce message, il n'est pas anodin.
05:23C'est en juillet 2014.
05:25Et c'est Daniel Siad qui écrit à Jeffrey Epstein.
05:29J'ai l'impression d'être un pêcheur.
05:31Parfois, je fais rapidement des prises.
05:33Parfois, je ne pêche rien.
05:35La plupart d'entre elles sont prêtes à commencer dès demain.
05:38Au moins cinq d'entre elles, âgées de 16 et 17 ans,
05:41elles seront prêtes pour l'année prochaine.
05:44Le nom de la Française Elouna, elle a 15 ans.
05:47Donc, on imagine évidemment l'importance que peut avoir ce type de message pour de potentielles enquêtes en France.
05:55Un autre message qui en dit long aussi sur ce type de relation, on est un peu plus tard.
05:59On est en juillet 2018.
06:00D'ailleurs, on approche l'arrestation de Jeffrey Epstein.
06:03On voit que cette correspondance, elle dure, j'ai envie de dire, jusqu'à la fin.
06:06Daniel Siad évoque des hôtesses pour un grand prix de Formule 1 à Abu Dhabi.
06:10Epstein répond, oui, tu m'as montré les meilleures des filles.
06:13Elles ont entre 26 et 29 ans. Ce n'est pas pour moi, sous-entendu.
06:17Elles sont beaucoup trop vieilles pour moi.
06:19Donc, on imagine un petit peu toutes les questions.
06:22En fait, ces échanges, ils montent beaucoup de choses, mais ils posent énormément de questions.
06:26Et effectivement, c'est là aussi l'intérêt.
06:28Ils pourraient nourrir de potentielles enquêtes.
06:30On parlait des caviardages.
06:32En fait, l'enjeu, c'est aussi pour les polices, alors en France, mais partout en Europe,
06:36de pouvoir accéder, elles aussi, à ces documents non caviardés.
06:39On peut imaginer que le grand public n'y ait pas forcément accès, mais que les autorités
06:43de tous les pays puissent y avoir accès.
06:44Le nom de la française, maître Elouna, elle a 15 ans.
06:47Quand vous voyez ce genre de message, vous dites quoi ?
06:50Ça m'inquiète, mais surtout, je suis soulagée d'apprendre qu'on a une plainte
06:53qui a été déposée aujourd'hui, parce qu'on a enfin un cadre juridique
06:56dans lequel le parquet de Paris va pouvoir enquêter, parce que je pense que le parquet
07:00de Paris a cette volonté quand même d'enquêter, mais attendez un cadre juridique précis
07:06pour pouvoir intervenir.
07:08Je trouve ça assez dangereux ce qui est en train de se passer, où effectivement
07:10on jette un petit peu en pâture des noms, on tombe un peu dans ces théories
07:16un peu complotistes, etc., surtout avec les propos qu'a tenus le président de la République
07:20en mettant à distance, en disant...
07:22En disant que c'est surtout une affaire américaine ?
07:25Ça, ça vous semble complotiste ?
07:27Non, je ne dirais pas que lui, il est complotiste, mais pour autant,
07:29quand on sait les ramifications qu'il y a sur le territoire français,
07:33on sait qu'il y a eu des victimes françaises, on sait qu'il y a eu...
07:37Puisque M. Brunel avait été mis en examen pour un viol sur mineur à Paris,
07:41on sait que M. Epstein a séjourné plusieurs jours avant d'être interpellé.
07:46Bon, c'est vrai qu'à un moment donné, avec tout ce qu'on entend dans la presse,
07:50etc., on a envie qu'on puisse investiguer de manière sérieuse,
07:53pas seulement sur les plateaux de télé, qu'on puisse avoir accès à ces documents...
07:57Et pour ça, il fallait cette première plainte ?
07:58Oui, ou qu'on ouvre une enquête, le parquet aurait pu se saisir,
08:03mais vous savez, en France, notre justice, elle a plus l'habitude de poursuivre un individu
08:07plutôt qu'un système.
08:08Là, on se retrouve un peu quand même au cœur du système Epstein,
08:11et il faut qu'on puisse identifier une personne, aujourd'hui,
08:14qui pourrait être mise en examen, parce que sinon, M. Epstein, il est décédé.
08:18Et M. Brunel aussi.
08:19Et M. Brunel aussi.
08:20Voilà.
08:21Donc, maintenant, c'est vrai que la question qui se pose,
08:23c'est de savoir, au cours des enquêtes qui avaient été ouvertes en 2019,
08:27qu'est-ce qu'on avait déjà vu, en fait ?
08:29C'est-à-dire qu'est-ce qu'il y avait des gens qui savaient ?
08:31Parce qu'il y a nécessairement, dans l'organisation de ces réseaux...
08:33Oui, parce qu'à votre initiative, en 2019, il y a déjà eu...
08:35Déjà, il avait fallu qu'Omeras...
08:37Une enquête, qu'est-ce qu'on sait de cette enquête à l'époque ?
08:39Et de quelles preuves éventuelles dispose aujourd'hui la justice ?
08:42Alors, justement, c'est toute la question.
08:43Il y a une opacité sur cette instruction.
08:45Nous, on était partie civile, mais on est une association.
08:48Donc, dès lors qu'on n'avait pas été entendus,
08:49on n'a pas eu la copie du dossier en tant que tel.
08:51On sait qu'il y a eu des perquisitions.
08:52Il y a eu plusieurs choses.
08:53On sait qu'il y a eu des perquisitions.
08:53Parce que, bien sûr, on le sait.
08:56Vous savez, on reçoit quelques éléments de notification du juge d'instruction.
08:59On n'a pas accès à l'intégralité.
09:01C'est une demande qu'on fait aujourd'hui d'accéder à ce dossier qui est archivé
09:04parce que depuis que M. Brunel est décédé,
09:06c'est une instruction qui a été clôturée.
09:08Nous, aujourd'hui, on sollicite d'avoir accès à la copie de cette procédure.
09:11C'est en cours pour voir ce qui a déjà été fait.
09:13Laurent Maldiguet, la justice, aujourd'hui, elle a quoi ?
09:15Là où c'est fou, Marc, pour répondre exactement à ce que vous dites,
09:19c'est que ce qui est devenu cette enquête, on le retrouve dans les files.
09:23Puisque ça a été la demande d'entraide,
09:27d'entraide, d'entraide, d'entraide, d'entraide, d'entraide,
09:28d'entraide internationale, de la police française sur l'enquête Brunel
09:32et sur votre plainte, elle se retrouve dans les documents.
09:35Mais dans quel cadre ?
09:37Dans le cadre des documents.
09:38Le procureur de Paris demande de l'aide au FBI.
09:40Ça, je vous rejoins.
09:42C'est vrai que c'est extrêmement dangereux.
09:44Dangereux, ce n'est peut-être pas le mot,
09:45mais on ne sait pas le statut de tous ces documents.
09:48On ne sait pas vraiment, je parle sous le contrôle de ces femmes qui connaissent tout ça.
09:50Ils n'ont pas de statut, d'ailleurs.
09:51On ne sait pas quels sont les ordinateurs saisis exactement.
09:55On ne sait pas dans quelle mesure.
09:56Il n'y a pas forcément peut-être des faux qui se sont glissés là-dedans.
09:58Il y a une dilution de l'information.
10:00En tout cas, dans cette demande d'entraide internationale,
10:04un policier français me disait cet après-midi,
10:05« On n'a jamais eu vraiment de retour du FBI. »
10:09On a toujours senti dans cette enquête
10:10que les Américains ne coopèreraient pas avec nous.
10:13Mais alors, il y a trois dates qui sont très faciles à retenir
10:15parce que c'est toujours le 23.
10:17Le 23 juillet 2019,
10:20il y a eu un signalement.
10:21De innocence en danger.
10:22Par vous, par votre association.
10:23Le 23 août, il y a une enquête préliminaire.
10:27Entre-temps,
10:29Jeffrey Epstein s'est suicidé.
10:31Et le 23 septembre 2019,
10:33il y a cette fameuse perquisition
10:35dont on a les photos par les files
10:37de l'appartement de Jeffrey Epstein
10:38Appartement de 800 mètres carrés
10:40avec le fameux éléphanteau.
10:42Effectivement, tous les policiers,
10:44il y a un éphanteau, un paillé.
10:45Tous les policiers qui y sont allés
10:46se souviennent des photos de femmes
10:48presque à moitié nues.
10:50Mais enfin, ils ont saisi des trucs dans l'appartement.
10:51Et ils ont saisi.
10:52C'est aussi ce qu'on a parlé.
10:53C'est ça la question que j'allais vous poser.
10:55Si des ordinateurs ont été saisis,
10:57comme on a pu le lire ici ou là,
10:58dans l'appartement de Jeffrey Epstein
11:00en 2019 à Paris,
11:01ils sont peut-être en train de prendre la poussière
11:03quelque part dans le bureau d'un juge.
11:04Alors, ils ont été classés.
11:06Apparemment, dans le volet français,
11:07ça a été classé.
11:08Puisque comme Brunel,
11:10ça, les policiers français disent aujourd'hui
11:11qu'on a travaillé comme des titans
11:13dans les agences de mannequins
11:15pour avoir d'autres plaintes.
11:17On n'en a pas eu.
11:20Ils ont été à la recherche
11:22de victimes françaises à l'étranger.
11:25Ils n'en ont pas trouvé.
11:26Il y a eu quatre ou cinq plaintes.
11:27Elles sont listées là,
11:28de jeunes femmes,
11:29notamment des mineurs,
11:30qui disent avoir été droguées
11:31et violées par Brunel.
11:34Et puis, quand Brunel s'est suicidée,
11:36le 19 février 2022,
11:39l'enquête a été close.
11:41Et au fond,
11:42elle est réveillée aujourd'hui.
11:44Elle est réveillée aujourd'hui.
11:45Et c'est vrai que le seul fait de savoir
11:47que ce Daniel dont parlait Pauline
11:49était un homme du réseau,
11:51mais n'apparaissait pas
11:53dans l'enquête française,
11:54ça permet,
11:55alors même si la première plainte
11:56est certainement prescrite,
11:57celle d'aujourd'hui,
11:58ça permet de réveiller tout ça.
12:01Rendez compte,
12:03le Jim Kana,
12:04le labyrinthe
12:05qu'il a fallu pour réveiller tout ça.
12:07Et je précise que cet homme
12:08dont on parle depuis tout à l'heure,
12:09qui est donc présumé innocent,
12:10vous avez raison de le rappeler,
12:11maître Daniel Siad,
12:12était à Paris ces derniers jours,
12:13puisque nos confrères de France 2
12:14ont pu le rencontrer.
12:15C'est un reportage
12:15qui a été diffusé hier.
12:17La rencontre ne s'est pas
12:17extrêmement bien passée
12:19entre les journalistes
12:19et cet homme,
12:21puisqu'il a cassé le matériel
12:22de l'équipe de complément d'enquête,
12:24et qu'il dit aujourd'hui
12:25« je suis innocent,
12:26je n'ai jamais fourni
12:28de filles à Jeffrey Epstein ».
12:30Maître,
12:31ce que vous espérez aujourd'hui,
12:32c'est quoi ?
12:32C'est une succession
12:33de nouveaux témoignages ?
12:35Et est-ce que d'ailleurs
12:36certains aujourd'hui
12:37arrivent jusqu'à vous ?
12:38Alors,
12:38on reçoit des témoignages,
12:40pas de victimes directes,
12:42mais de parents éventuellement
12:43qui évoquent des faits
12:44qui auraient pu concerner leurs enfants.
12:46C'est des témoignages
12:47qu'on prend aujourd'hui
12:48avec beaucoup de précautions,
12:49parce qu'il faut les vérifier,
12:50on reçoit son oeuvre maintenant.
12:50On parle des années 90,
12:52aussi,
12:522000.
12:53Et puis même,
12:53on reçoit tout un flot
12:54d'informations,
12:55donc il faut quand même
12:56le vérifier.
12:59Il faut savoir une chose,
13:00c'est que les victimes,
13:00elles ont souvent peur
13:01de parler.
13:02On parle,
13:03c'est toujours elles
13:03qui ressentent la honte
13:04et elles ne devraient pas
13:05avoir honte.
13:06On a reçu il y a quelques jours
13:07des victimes présumées de Brunel
13:08qui dit « j'ai mis 28 ans ».
13:10Il faut quand même
13:12à un moment donné
13:13que les victimes
13:14sentent aussi
13:14une volonté
13:15de la justice française
13:16de pouvoir
13:17faire une enquête
13:19transparente,
13:20d'effectivement
13:21que chacun puisse
13:22prendre ses responsabilités,
13:23qu'on puisse poursuivre
13:24ceux qui ont commis
13:24ces infractions
13:25et qu'elles se sentent protégées.
13:26Sinon,
13:27vous n'allez avoir
13:27aucune victime
13:27qui a parlé.
13:28Déjà à l'époque,
13:28en 2019,
13:29beaucoup avaient peur
13:30de parler,
13:31il y avait des accords
13:31qui avaient été passés
13:32et on revient toujours
13:33sur cette notion
13:34qu'il faudrait que ce soit
13:35les victimes
13:35qui soient proactives.
13:36Une victime,
13:37elle vient avec aujourd'hui
13:38tout ce qui sort
13:39dans la presse.
13:40D'ailleurs,
13:41on parle des noms
13:42qui sont cavardés
13:43mais on n'a pas
13:44la même précaution
13:45pour les victimes
13:45parce qu'on a des noms
13:46de victimes
13:46qui sortent des fichiers
13:47alors que vous l'avez rappelé
13:48tout à l'heure,
13:49ceux qui sont mis en cause
13:50justement,
13:51ils sont protégés.
13:51Donc moi,
13:52ce que je n'arrive pas
13:53à comprendre,
13:53c'est qu'on sait
13:54que ces documents
13:55ont existé,
13:56ils existent depuis bien longtemps
13:57puisque c'était au moment
13:58de l'enquête américaine.
13:59Ce que je ne comprends pas,
14:00c'est pourquoi
14:01à aucun moment donné,
14:02il y a eu
14:02une coopération internationale
14:04avec une transmission
14:05de l'ensemble
14:05de ces fichiers
14:06non cavardés
14:07pour qu'ils puissent
14:07être étudiés
14:08par des enquêteurs
14:09et non pas
14:10par chacun d'entre nous
14:11au détour d'un nombre
14:12dont on se demande
14:13s'il va apparaître
14:13dans les fichiers.
14:14Si on parle des victimes,
14:15il faut quand même
14:15se rappeler qu'en 2008,
14:17après qu'il a décidé
14:18de plaider coupable
14:19à des accusations réduites,
14:22l'enquête est rouverte
14:23en 2019
14:23justement parce que
14:24la procédure
14:25n'avait pas été respectée,
14:26en particulier
14:27le Crimes Victims Rights Act,
14:29cette loi qui protège
14:30les victimes,
14:30donc ceux qui avaient dénoncé
14:32Epstein en 2008,
14:33n'ont jamais été prévenus
14:35du règlement
14:35qui se préparait
14:36avec Epstein.
14:37Jamais, jamais.
14:38Jamais on ne leur a dit
14:39on s'apprête
14:40à faire un règlement
14:41qui sera relativement cool
14:42parce que c'était très cool
14:43pour Epstein.
14:44La loi stipule
14:45qu'on doit prévenir
14:45les victimes.
14:46Absolument.
14:47Et elles n'ont pas été prévenues
14:48et c'est d'ailleurs
14:49une des raisons
14:49pour lesquelles en 2018-19,
14:51la justice américaine
14:51se met à rouvrir
14:52avec de fortes pressions
14:54qui viennent d'un journal
14:55en Floride
14:55qui rouvre l'enquête.
14:57Ils ne l'auraient peut-être
14:58pas fait.
14:59À chaque fois,
14:59c'est la presse
15:00comme aujourd'hui.
15:00Non, mais c'est ce que
15:01j'allais dire
15:01parce qu'il y a aussi
15:02un discours qu'on retrouve
15:03c'est on voit ces fichiers
15:05parce que les journalistes
15:06ne veulent pas en parler.
15:08Ce n'est pas pour prêcher
15:09pour la paroisse.
15:11Mais effectivement,
15:12en fait,
15:13en 2018,
15:14tout ça revient
15:15parce qu'il y a
15:16les articles
15:16d'une formidable journaliste
15:18du Miami Herald
15:19qui revient,
15:20qui rencontre,
15:21qui fait un travail
15:21absolument exceptionnel
15:23pour aller rencontrer
15:24les victimes.
15:25Et c'est comme ça aussi
15:26que l'affaire revient
15:27médiatiquement
15:27et qu'ensuite,
15:28la justice suit cette...
15:30À chaque fois,
15:31vous avez des victimes
15:32qui ont pris cette responsabilité-là
15:33de dire,
15:34de parler.
15:35Ce n'est pas aux victimes
15:35de parler.
15:36Pauline,
15:37à partir du moment
15:37où une plainte pour viol
15:38est déposée,
15:39elle a été déposée
15:39aujourd'hui à Paris...
15:40Le parquet n'a pas encore reçu
15:41mais elle a été déposée.
15:42Qu'est-ce qui se passe ?
15:43En toute logique,
15:45le parquet de Paris
15:46va ouvrir une enquête préliminaire
15:47mais là,
15:48effectivement,
15:48les faits sont prescrits
15:49puisqu'aujourd'hui,
15:50on ouvre logiquement
15:52une enquête.
15:53Ils peuvent ouvrir
15:53ou ne pas ouvrir
15:54mais là,
15:54je pense qu'ils vont ouvrir
15:55et surtout,
15:56ça va permettre
15:57à d'autres victimes potentielles
15:59qui peut-être
15:59ne sont pas prescrites
16:00de se faire connaître
16:02et dans ces cas,
16:02c'est ce qu'on appelle
16:03la connexité
16:03ou la séréalité,
16:04ça emporte tout le monde.
16:06Donc,
16:06même si la première est prescrite,
16:07il en faut d'autres
16:08et à ce moment-là,
16:09on enquêtera.
16:09Ça,
16:10c'est ce que vous espérez mettre.
16:11C'est-à-dire que
16:11l'ouverture de la plainte
16:12et la médiatisation de ça
16:14donne le courage,
16:15la force à d'autres victimes
16:16de parler aujourd'hui,
16:17de venir vous voir.
16:18pour faire avancer.
16:18Pour autant,
16:19c'est vrai que
16:19je n'aime pas donner
16:20un rôle proactif aux victimes.
16:21Pour autant,
16:22c'est aussi pour ça
16:22qu'on est là
16:22en tant que penseur d'alerte
16:23de dire
16:24nous,
16:24nous sommes là,
16:25vous pouvez nous parler,
16:26on peut faire remonter
16:27des informations,
16:28on peut vous expliquer
16:28ce qui va se passer.
16:30Ces victimes,
16:30elles ont besoin
16:31d'être rassurées.
16:32Mais aujourd'hui,
16:32toute la lumière doit être faite
16:33et il faut qu'on ait
16:33une enquête qui soit ouverte.
16:34Donc,
16:35si cette enquête,
16:36si ces faits sont prescrits,
16:37à la limite,
16:38peu importe,
16:38vous avez aujourd'hui
16:39de toute façon
16:39une pratique du Parquet de Paris.
16:40quand ça concerne
16:41des mineurs
16:42sur des faits
16:42qui ont eu lieu
16:43sur des mineurs,
16:43c'est quand même d'ouvrir.
16:44Ce qui permet d'entendre
16:45aussi les victimes présumées,
16:46c'est ça.
16:46Voilà, ce qui permet d'entendre
16:47d'avoir un cadre juridique.
16:48Je pense que finalement,
16:50c'est ce qu'attendait
16:50le Parquet de Paris.
16:51Donc maintenant,
16:51on attend qu'il ouvre,
16:52on attend qu'on ait
16:53un service spécialisé
16:54qui soit saisi
16:55et qu'il puisse étudier
16:56en profondeur
16:57tous ces fichiers
16:58et qu'on puisse
16:59enfin déterminer
17:00si on a des ressortissants français
17:02qui sont de près
17:03ou de loin
17:03concernés par cette affaire.
17:05On a aussi d'autres
17:06Daniel Siad,
17:07on ne sait pas aussi
17:08s'il n'y a pas d'autres
17:09filles à assurer.
17:09C'est vrai que dans cette matière,
17:10on peut avoir vraiment
17:11une compétence universelle.
17:12Dès lors qu'on a
17:13une ramification sur la France,
17:14on peut faire beaucoup de choses
17:15et aujourd'hui,
17:16nous, on attend beaucoup de choses.
17:17Laurent, est-ce qu'on peut dire
17:18que c'est désorbé
17:19aussi une affaire française ?
17:21C'est une affaire française,
17:22surtout que le Daniel Siad
17:23en question.
17:24Alors c'est vrai
17:24que dans les mails,
17:26il y a ses fils,
17:27ses honoraires.
17:28Je précise qu'il est suédois,
17:29il est né en Algérie,
17:30qu'il est naturalisé suédois,
17:31même s'il vit peut-être à Paris.
17:33Allez, il y a,
17:34ça fait partie
17:36des premières choses
17:36qui sortent,
17:37il y a ses honoraires
17:38pour Jean-Luc Brunel
17:39par recruteur
17:42de chasseur de mannequins.
17:44C'est son boulot.
17:45Intermédiaire.
17:46Il va en Lettonie,
17:47il va en Suède
17:48et à chaque fois,
17:49il fait des factures à Brunel.
17:50Alors Brunel,
17:51c'est son métier
17:51d'être agent de mannequins.
17:53Jusque-là, pourquoi pas ?
17:55Il le paye 3 000 euros par mois.
17:57Et à un moment donné,
17:58ils ont un petit désaccord
17:59sur les frais
18:00dans un voyage en Lettonie.
18:02Donc il y a 1 400 euros
18:03qui réclament à Brunel
18:04que Brunel n'a pas envie de payer
18:05parce qu'il lui avait dit
18:06les déplacements étaient
18:08dans tes 3 000 euros.
18:10Tu m'avais dit
18:10que tu voyageais en train.
18:11Donc ils ont des problèmes d'argent
18:12avec Brunel.
18:13Jusque-là, pourquoi pas ?
18:15Là où on comprend moins,
18:16c'est que Jeffrey Epstein,
18:18il n'est pas agent de mannequin.
18:20Il n'a pas d'agence de mannequinat,
18:21Epstein.
18:24Ce n'est pas son boulot.
18:26Donc pourquoi il y a
18:27une avalanche de mails
18:28du même Siad
18:30à Epstein
18:31pour lui présenter des filles ?
18:33Et puis pourquoi
18:34il lui renvoie des mails
18:35en disant à Epstein
18:37« Comment tu as trouvé Camilla ? »
18:39Mais ce n'est pas son boulot,
18:40Epstein,
18:41de tester des mannequins.
18:44Donc en réalité,
18:45toute la relation
18:46entre ce Daniel,
18:48Siad et Epstein,
18:50en tant que tel,
18:52c'est l'observation
18:52qu'on peut faire.
18:53Bien entendu,
18:53il est présumé innocent,
18:54Pauline a raison,
18:55il n'y a pas
18:56de soupçons judiciaires
18:57à ce stade,
18:57même si ça arrive
18:58de s'enclencher.
18:58Il n'y a jamais été entendu
18:58pour la justice.
18:59Mais toute l'architecture
19:01qu'on découvre
19:01de relations entre eux,
19:03elle est suspecte.
19:04Et le seul pivot d'Epstein
19:06hors des États-Unis,
19:07ça demeure Paris.
19:08C'est-à-dire que son réseau...
19:09Oui, il vivait
19:10toute l'année.
19:11Il avait un réseau
19:12qui énerve la planète
19:14parce qu'il y a des liens
19:15avec la Norvège,
19:16il y en a aujourd'hui
19:17en Angleterre,
19:17il y en a probablement
19:18ailleurs aussi,
19:18enfin certainement ailleurs.
19:20Mais le pivot
19:21sur le continent,
19:25par an,
19:25et d'où il repartait.
19:27Il rentrait de France
19:28vers les États-Unis
19:28quand il est arrêté
19:29à son retour.
19:30Je parle sous votre contrôle
19:30et on va l'idée
19:31aux États-Unis.
19:32Rappel,
19:32il a ajouté quelque chose.
19:33Quand bien même
19:34il y aura une activité
19:34de mannequin
19:35qu'on n'avait pas soupçonnée
19:36chez Jeffrey Epstein,
19:37quand on regarde
19:38les échanges,
19:39la nature des commentaires,
19:40pas tous,
19:41mais enfin une partie,
19:42on ne va pas les donner
19:43à l'antenne,
19:44mais on va dire
19:44qu'on a certaines réflexions
19:46qui ne sont pas tout à fait
19:48des réflexions
19:48qu'aurait un professionnel
19:50d'une agence de mannequin.
19:51Je reviens à ma question
19:52tout à l'heure.
19:53La première plainte déposée
19:54ou en cours,
19:56là,
19:57il se passe quoi ?
19:58En toute logique,
19:59une ouverture d'enquête
20:00préliminaire dans quelques temps.
20:01Ce qui signifie quoi ?
20:02Que la justice va se donner
20:04les moyens d'enquêter
20:04et ce fameux cadre juridique
20:05dont on a besoin.
20:06Ensuite,
20:07ils peuvent lancer aussi
20:07un appel à témoin.
20:08Tout est possible.
20:09On en a vu dans d'autres affaires.
20:11Il y en a eu un en 2019
20:12par la police judiciaire de Paris
20:13à toutes les personnes
20:14qui peuvent nous dire des choses.
20:16Il y avait un numéro de téléphone,
20:17ils peuvent le ressusciter
20:18ce numéro.
20:19Ce serait une bonne idée ça ?
20:20Oui, ce serait une bonne idée
20:21mais vous savez,
20:21je pense qu'on pourrait aussi,
20:23je ne suis pas enquêteur,
20:24ce n'est pas mon travail
20:25mais il ressort
20:27de tout ce qu'on a pu analyser
20:30aussi que le patrimoine
20:31de M. Epstein,
20:32il a quasiment doublé
20:33après sa condamnation
20:34justement en 2008.
20:37Et souvent dans les affaires
20:39de pédocriminalité,
20:40quand on étudie
20:40les flux financiers,
20:41on découvre beaucoup de choses.
20:44Donc ça pourrait être
20:44aussi un des premiers axes
20:46d'enquête.
20:46Vous voulez dire comme Al Capone
20:47par le patrimoine
20:48autant que par les crimes.
20:49parce que vous savez,
20:51le trafic d'enfants...
20:53En épluchant les comptes d'Epstein,
20:55on va peut-être découvrir
20:55où aller l'argent.
20:58Sur les affaires
20:59de pédocriminalité,
21:00on a eu souvent
21:00des signalements
21:01de traque fin,
21:02on part de petites transactions
21:04pour découvrir
21:05quelque chose
21:05de beaucoup plus gros.
21:07Ce M. Epstein,
21:08à un moment donné,
21:08c'est ce qui a été relevé
21:10par plusieurs rédactions.
21:11Quand on analyse un petit peu,
21:12sa fortune n'a pas été faite
21:14seulement de services financiers.
21:15Donc comment il en est arrivé là ?
21:16Comment des noms sans les citer
21:18ont pu verser des sommes
21:19qui étaient complètement déraisonnables
21:21par rapport aux services financiers
21:22qui ont été rendus ?
21:23Mais voilà.
21:24Et c'est l'une des raisons
21:24pour lesquelles probablement,
21:25d'ailleurs,
21:26on a eu une enquête
21:26qui a été ouverte en France
21:27sur un volet financier
21:28parce qu'on sait très bien...
21:30Là, vous êtes toujours d'accord.
21:31Voilà, cette expression très triviale
21:33de dire l'argent,
21:34c'est le nerf de la guerre.
21:35J'ai envie de vous dire
21:35que dans ces affaires
21:36de pédocriminalité,
21:37oui, on peut tirer la pelote
21:39et à travers les flux financiers,
21:40on peut trouver
21:41des éventuels complices,
21:42des personnes impliquées
21:43et on remontera
21:44et je suis sûre
21:45qu'on pourra faire la lumière
21:46sur toute cette affaire.
21:47J'ai envie de le croire.
21:47C'est plus compliqué
21:48de trouver des coupables
21:49quand ça se passe
21:50un peu partout sur la planète.
21:51Vous disiez tout à l'heure,
21:52Laurent,
21:53les relations entre
21:53la police française
21:55et le FBI
21:55n'ont pas tout à fait
21:56une réussite à l'époque.
21:58Mais pour reprendre
21:59ce que disait Pauline,
22:00c'est vrai que le parquet de Paris
22:01quand il va ouvrir
22:02une enquête préliminaire,
22:03il va foncer
22:04dans un des endroits
22:04un peu cachés
22:05du tribunal de Paris
22:06qui sont les scellés.
22:08Et il faut espérer
22:09que les scellés de 2019
22:12n'aient pas été,
22:13comme on le connaît
22:13dans d'autres affaires,
22:14égarés.
22:15Parce que s'ils ont
22:16les scellés de 2019,
22:18ils ont toujours l'ordinateur
22:19même si l'enquête
22:20a été close.
22:21Alors espérons,
22:21parce que des fois
22:22ils détruisent les scellés, Pauline.
22:23Je reviens à ma question.
22:24Il y a peut-être
22:25quelque part
22:26qui prend la poussière
22:27de l'ordinateur d'Epstein
22:28aujourd'hui à Paris.
22:29Des clés USB,
22:30des documents,
22:31des clés USB
22:32et des ordinateurs absolument.
22:34Il y a de nombreuses photos
22:36montrant des jeunes filles
22:36en partie totalement dévêtues
22:38qui ont été retrouvées
22:38dans le disque dur.
22:39Ça, c'est la perquisition
22:40du 23 septembre 2019
22:43à Paris.
22:44À Paris.
22:4530 vidéos
22:45dont les dates de prise de vue
22:46étaient comprises
22:47entre 2001 et 2015
22:48montrant des jeunes filles
22:49parfois en train de danser
22:50dans un appartement.
22:52Des documents en rapport
22:53avec les anciens procès
22:54de Jeffrey Epstein.
22:55En outre,
22:56le compte Gmail
22:57de Jeffrey Epstein,
22:58alors J,
22:58on le connaît maintenant,
22:59excavation à gmail.com,
23:01était analysé.
23:034 500 emails
23:04étaient appréhendés.
23:05Donc tout ça...
23:06Ça, ça a été publié ?
23:07On ne le sait pas.
23:08Oui, alors ça,
23:09c'est dans les fichiers récemment.
23:10Mais on n'a pas vu
23:11ces documents.
23:12Non, on ne le sait pas.
23:12Enfin,
23:13CD-ROM
23:13avec inscription
23:14confidential
23:15compréhensif charte
23:16permettant
23:18de retrouver
23:19un fichier Excel
23:19comprenant une liste
23:21de 60 noms
23:22de personnes féminines.
23:23féminines.
23:24Alors,
23:24si les scellés parisiens
23:25sont bien faits,
23:26tout ça
23:27va être dans l'enquête
23:29que vous avez déclenchée
23:30à l'époque.
23:30Qui sait le clôturer
23:32avec la mort de Brunel ?
23:34Mais tout ça
23:35pourra être réveillé
23:35grâce à l'enquête
23:36dont vient de parler Pauline.
23:37Et on va parler
23:37du volet américain
23:38de cette enquête maintenant.
23:39Antoine Hollard
23:40nous attend à Washington.
23:41on sait que des élus
23:42démocrates comme républicains
23:43d'ailleurs ont donc
23:44eu accès
23:44à la version
23:46non caviardée,
23:47enfin la version
23:48originelle
23:48de ces fichiers.
23:50Ils ont pu
23:50les consulter
23:51en laissant leur téléphone
23:52à l'entrée
23:53de la salle.
23:54Et on sait,
23:56en tout cas c'est
23:56ce qu'ils disent
23:56aujourd'hui,
23:57qu'au moins sinon
23:58ont été caviardés
24:00par la justice américaine,
24:01c'est-à-dire effacés
24:02avant la publication.
24:04Qu'est-ce qu'on sait
24:04de plus ce soir ?
24:06Alors d'abord un mot
24:09sur les conditions
24:10dans lesquelles ces élus
24:11ont pu avoir accès
24:11à ces fichiers
24:12non caviardés.
24:13C'est vraiment
24:14très compliqué,
24:15ça ressemble
24:15à un parcours du combattant.
24:16Il faut prendre rendez-vous
24:1724 heures à l'avance,
24:18effectivement se rendre
24:18dans un bâtiment
24:19du ministère de la justice,
24:20laisser son téléphone portable
24:21et son ordinateur à l'entrée.
24:23Les élus n'avaient le droit
24:23qu'à un stylo et un calepin.
24:25On les ensuite conduit
24:25dans une salle de lecture
24:26avec seulement 4 ordinateurs
24:28pour consulter ces fichiers
24:29et encore
24:30leurs dépôts de travail
24:30étaient en panne.
24:32Alors malgré
24:33sous ces contraintes,
24:33les élus se sont plongés
24:34dans les millions de documents
24:35et en l'espace de quelques heures
24:36ils ont fait effectivement
24:37de nouvelles découvertes,
24:38de nouveaux noms,
24:39des complices présumés
24:40de Jeffrey Epstein,
24:41des clients présumés
24:42également du réseau
24:43pédocriminel.
24:44Deux élus,
24:45un républicain,
24:46un démocrate
24:47font état effectivement
24:48de 6 personnes
24:49dont le nom a été caviardé
24:51alors que rien ne justifie
24:52ce caviardage.
24:53Ces élus aujourd'hui
24:54font pression
24:55sur la ministre de la justice
24:56pour qu'elle publie
24:57les documents non caviardés
24:59et cette ministre de la justice
25:01elle est attendue demain
25:02justement au congrès
25:03pour être auditionnée.
25:04On s'attend à des échanges
25:05très musclés
25:05avec les élus
25:06qui sont remontés
25:08contre elle
25:09et la façon
25:09dont elle a géré
25:10cette affaire Epstein
25:11et la publication
25:12de ces documents.
25:14Antoine, vous restez avec nous
25:14parce qu'on va parler
25:15de Guylaine Maxwell
25:15dans quelques minutes
25:16du chantage qu'elle exerce
25:17en ce moment
25:18sur Donald Trump
25:19mais parmi les élus
25:20qui ont donc eu accès
25:21à ces documents
25:22il y a un homme
25:22qui s'appelle Jared Moscovitch
25:24qui est élu démocrate
25:25de Floride.
25:26Stéphane Bureau
25:26me regarde pour la prononciation
25:28du nom que vous
25:28levez les sourciles.
25:31Élu démocrate de Floride
25:32à la chambre des représentants
25:32voici ce qu'il dit
25:34à la sortie de la salle
25:35où il a pu consulter
25:36ses documents.
25:37Aujourd'hui, j'ai découvert
25:40un réseau international
25:41avec des personnes
25:42à l'étranger
25:43qui fournissaient
25:43de jeunes enfants
25:44à Jeffrey Epstein.
25:45Les noms des complices
25:46hommes et femmes
25:47ont été divulgués.
25:48D'autres personnes
25:49potentiellement clientes
25:50apparaissent clairement
25:51dans des SMS
25:51et des e-mails.
25:53Les documents sont censurés
25:54de manière excessive.
25:54un réseau pédocriminel
25:57international.
25:58Qui a caviardé ?
25:59Un surcaviardage
26:01des autorités
26:01du ministère
26:02de la justice américain
26:04pour des raisons
26:05qui sont incompréhensibles
26:06parce que la loi...
26:07C'est hallucinant.
26:08Évidemment.
26:09À partir du moment
26:10où on balance
26:11le nom des victimes
26:12et qu'on enlève...
26:13Il faut voir
26:14qu'il y a peut-être
26:15des erreurs
26:16dans le cas
26:16des noms des victimes
26:18parce qu'originellement
26:19le caviardage
26:19n'était là
26:20que pour les protéger.
26:21On a pris beaucoup
26:22de précautions
26:22pour ne surtout pas
26:23divulguer les noms
26:24de personnes mises en cause.
26:25Par contre,
26:25on en a quand même
26:26mis un peu moins
26:26concernant la victime.
26:27Je ne suis pas en train
26:28de m'opposer
26:29à ce que vous dites.
26:29Je dis simplement
26:30qu'on peut...
26:30Lui, il est responsable
26:30de rien.
26:32Aussi, il est autre chose.
26:34C'est vrai que la précaution
26:35était...
26:36C'est ce qu'ils ont annoncé.
26:37Nous voulons protéger
26:38les victimes.
26:38C'est pour ça
26:39que ça a mis tant de temps
26:39parce que la deadline,
26:41la hard deadline,
26:42c'était le 19 décembre dernier.
26:44C'est-à-dire qu'avant
26:45le 19 décembre,
26:46le ministère américain
26:47de la justice,
26:47devait tout publier.
26:48Ils ne l'ont pas fait
26:49sous prétexte
26:50de cette précaution.
26:51Précaution qui,
26:52de toute façon,
26:53n'a pas été parfaitement respectée
26:54puisque des noms de victimes
26:55se sont retrouvés
26:56au grand jour.
26:57Mais ce qu'on découvre
26:58aujourd'hui,
26:58c'est qu'il y a plein de gens
26:59qui n'ont absolument
27:00aucune raison,
27:01dont l'identité
27:02n'a pas raison
27:03d'être protégée,
27:04qui sont caviardés,
27:06dont les identités
27:06ont été caviardées.
27:07On ne sait pas pourquoi.
27:09Et ce qui risque d'arriver
27:10parce que ce qu'ont fait
27:11les représentants hier,
27:13c'est évidemment
27:14une manœuvre politique
27:16pour faire pression
27:17sur la justice américaine
27:18et ils sont certainement informés.
27:20Mais ils vont réussir
27:21à la fin à faire publier
27:22la version non-caviardée.
27:22S'ils ne le font pas,
27:23ils pourront le faire
27:24sous immunité parlementaire.
27:25C'est-à-dire qu'ils pourront...
27:26Donc ils peuvent aller
27:26dans les médias
27:27et dire, voilà ce que j'ai vu.
27:29Ils pourront le faire
27:29sur le parterre
27:30de la Chambre des représentants.
27:31Mais ce sera public
27:32dans ces cas-là ?
27:33Ça le devient, oui.
27:34Je dis ça parce qu'ils ont
27:35quand même lâché un nom.
27:36Enfin, sans lâcher le nom,
27:37ils ont dit,
27:38ces élus démocrates
27:39et républicains,
27:40il y a parmi les six hommes
27:41qui ont été caviardés,
27:42un homme d'affaires émiratiques
27:43qui aurait envoyé
27:44une vidéo de torture.
27:45Ça, c'est ce que dit
27:46Thomas Massy
27:47qui est un démocrate.
27:48Républicain.
27:48Républicain, je suis trompé.
27:50Et un adversaire,
27:51un des seuls républicains
27:52du président
27:52sur cette question précisément.
27:54Oui, et puis,
27:55et quid,
27:55parce qu'on évoque
27:56ces trois millions
27:57de documents,
27:58mais on sait
27:59qu'il y en a beaucoup plus.
28:00Donc encore une fois,
28:00c'est ça qui me dérange aussi,
28:02c'est cette sélection
28:04en fait par la justice américaine
28:05de nous transmettre
28:06une partie des documents
28:08qui caviardent ou pas.
28:10Et il y en a trois millions d'autres
28:11dont on ne sait pas
28:12ce qu'ils recouvrent exactement.
28:14Donc je pense que là,
28:15il faut que tous les pays
28:15se mobilisent
28:16à un moment donné
28:17pour qu'on ait
28:17une réponse judiciaire précise
28:19et qu'on ait accès
28:20à tous les éléments d'enquête
28:21qu'il y a pu...
28:22Quand vous dites tous les pays,
28:23on pourrait imaginer
28:23qu'un tiers-pol se saisisse de ça.
28:25Je ne sais pas,
28:25toutes les ramifications
28:25qu'il puisse y avoir.
28:27On parle quand même de mineurs,
28:28si vous voulez,
28:29en termes de protection de mineurs,
28:30on n'a pas de territorialité,
28:31elle ne s'arrête pas,
28:32c'est un peu...
28:33C'est universel.
28:34Donc c'est vrai que
28:35c'est dérangeant de savoir
28:36qu'en fait,
28:37la justice américaine
28:38sélectionne...
28:38On a l'impression
28:39qu'en fait,
28:39ils ont fait une espèce
28:40de diffusion d'informations,
28:42pardonnez-moi cette expression,
28:43mais pour un peu noyer le poisson.
28:45C'est-à-dire qu'on n'a pas
28:45de responsabilité,
28:46finalement,
28:47on transmet.
28:49Ça fait une espèce
28:50de dilution
28:51de la responsabilité de chacun.
28:52Chacun, il va creuser,
28:53on ne sait pas trop.
28:54Et puis après,
28:55l'opinion publique,
28:56ça l'épuise.
28:57Ça l'épuise de dire
28:57finalement,
28:58on sait qui ça...
28:59C'est la stratégie
28:59de communication du président,
29:01de la saturation
29:02de l'espace média
29:02et c'est exactement
29:03sur la cour de la justice.
29:04La saturation démocratique,
29:05c'est vraiment
29:06un épuisement démocratique.
29:07À force de parler
29:07de l'homme d'affaires émiratifs
29:08ou je ne sais pas quoi,
29:09on ne parle plus de moi.
29:10On va retrouver Antoine Nelard
29:11aux Etats-Unis,
29:12toujours à Washington.
29:14Guylaine Maxwell,
29:14l'ex-complice,
29:15l'ex-épouse
29:16qui est aujourd'hui en prison,
29:17a été entendue
29:18devant le Congrès.
29:19Quand je dis entendue,
29:20c'est un grand mot
29:20parce qu'elle n'a pas parlé.
29:21Elle a fait prévaloir
29:22son droit au silence.
29:24Mais ses avocats
29:25ont quand même expliqué ensuite
29:26qu'elle était prête
29:26à tout dire
29:27sur cette affaire
29:28à condition de bénéficier
29:29d'une grâce de Donald Trump.
29:34Oui, effectivement.
29:35En fait, l'audition hier
29:36a tourné court.
29:37Guylaine Maxwell
29:37s'exprimait en visio
29:38depuis sa prison.
29:39Elle a invoqué le droit
29:40au cinquième moment,
29:40le droit à garder le silence.
29:42Elle n'a répondu
29:43à aucune question.
29:44Mais ses avocats
29:45font savoir
29:45qu'elle est prête
29:46à tout déballer
29:47à une condition
29:48que Donald Trump
29:49lui accorde
29:49de la grâce présidentielle
29:50ou à minima
29:51une remise de peine.
29:52C'est en tout cas
29:53ce qu'ont fait savoir
29:54ses avocats.
29:54Écoutez.
29:56Elle seule peut fournir
29:58un récit complet
29:59et certains n'aimeront
30:00peut-être pas
30:01ce qu'ils entendront.
30:02Mais la vérité compte.
30:03Par exemple,
30:04le président Trump
30:04et le président Clinton
30:05sont innocents
30:06de tous mes faits.
30:07Seule Mme Maxwell
30:08peut expliquer pourquoi
30:09et l'opinion publique
30:10a droit à cette explication.
30:15Voilà.
30:16Et pour appâter
30:17Donald Trump
30:17dans cette espèce
30:18de marchandage,
30:19Guylaine Maxwell,
30:20vous l'avez entendu,
30:21promet de blanchir
30:22le président américain.
30:23Elle assure
30:24qu'elle peut prouver
30:25qu'il n'a strictement
30:26rien à se reprocher
30:26dans ce dossier Epstein.
30:28Pour le moment,
30:28Donald Trump n'a pas réagi
30:30à cette proposition.
30:30Mais l'année dernière,
30:31il avait déjà été interrogé
30:32sur la possibilité
30:33d'accorder une grâce
30:34présidentielle à Guylaine Maxwell.
30:36À l'époque,
30:36il n'avait pas vraiment répondu.
30:38Il avait botté en touche.
30:39Mais il n'avait pas non plus
30:40complètement fermé la porte
30:41à cette possibilité.
30:42Merci beaucoup, Antoine Hollard,
30:43en direct de Washington.
30:45Là, on est très clairement
30:46dans le chantage.
30:47On est sans doute
30:48dans le chantage.
30:48Mais le souci pour Guylaine Maxwell,
30:50c'est qu'elle a aussi ajouté
30:51qu'elle pourrait disculper
30:52Bill Clinton.
30:53Alors ça, ça ne fait pas du tout
30:54l'affaire.
30:54Ça, ça arrange moins
30:54Donald Trump.
30:55Il faudrait qu'elle choisisse.
30:56Je peux disculper Trump.
30:58Et là, ça s'arrête très bien.
31:00Et elle pourrait obtenir
31:00peut-être ce pardon.
31:01D'autant que ça a été validé
31:02par l'ancienne avocate
31:03de M. Trump,
31:04qui est aujourd'hui
31:05le numéro 2
31:06de la justice américaine,
31:07Todd Blanch,
31:07qui était allée personnellement
31:09la rencontrer
31:10pour la débriefer.
31:13L'essentiel de ce qu'elle a dit
31:14avait été publié.
31:16Et on comprenait donc
31:17effectivement que Donald Trump
31:18pour Mme Maxwell
31:19était un personnage
31:20au-dessus de tout soupçon.
31:22Un parfait gentleman.
31:23On sait que la base MAGA
31:24a beaucoup fait pression
31:25sur Donald Trump
31:26pour qu'il publie ces documents
31:27qu'il s'était d'ailleurs engagé
31:28à publier quand il était candidat.
31:29Est-ce qu'aujourd'hui,
31:30son électorat va faire pression aussi
31:32pour qu'il grâcie Mme Maxwell
31:34au nom de la vérité
31:36et de la transparence ?
31:37Alors, est-ce que son électorat
31:39est encore aussi mobilisé ?
31:40Il faut voir qu'il y a
31:41quelques courageux républicains
31:42qui se sont alliés aux démocrates
31:43pour faire en sorte
31:44qu'une loi soit adoptée
31:45qui ait forcé le président
31:46et la machine politique
31:49à libérer ces documents
31:50parce que si ce n'était pas arrivé,
31:52on serait encore aujourd'hui
31:52dans le noir absolu.
31:54C'est parce que quelques démocrates
31:55et quelques républicains, pardon,
31:57et entre autres,
31:58Marjorie Taylor Greene
31:59qui était la passionnariat
32:01du mouvement trumpiste,
32:03du mouvement MAGA,
32:04qui a démissionné depuis
32:05parce que la vie politique
32:06pour elle était impossible,
32:07et c'est grâce à ces gens
32:09qu'aujourd'hui,
32:09on a pu obtenir
32:11les documents que nous avons,
32:12sachant qu'il en reste encore
32:13des centaines de milliers
32:14qui n'ont pas été publiés.
32:17Lesquels ?
32:17Ben, si je le savais mal,
32:19que je serais aujourd'hui...
32:20C'est l'autre question.
32:20Non, mais allez-y, il y a un moment,
32:21il faut...
32:22J'aimerais beaucoup vous dire...
32:23Est-ce qu'on sait
32:24pourquoi on a décidé
32:25de l'entendre ?
32:26La justice dit,
32:26il s'agit de doublons,
32:28de trucs qui sont sans importance,
32:29mais de la même manière
32:31qu'ils ont dit,
32:31nous avons mis tous les documents
32:34à la disposition des gens,
32:35alors qu'on découvre
32:36qu'ils sont,
32:37pour certains documents,
32:38caviardés,
32:39et que les noms
32:40qui sont protégés
32:41n'ont pas vocation,
32:42encore une fois,
32:42à l'être.
32:43En fait,
32:43c'est une transparence
32:44qui crée de l'opacité,
32:45c'est-à-dire que c'était censé
32:46être finalement
32:47un moyen de tout révéler
32:49et de faire
32:49le monde d'une transparence totale
32:51et au final,
32:52on a encore plus de flous,
32:53on a des noms
32:53qui n'existent pas,
32:54on a des documents
32:54dont on ne sait pas vraiment
32:56où ils sont
32:57et s'ils ont vocation
32:58à réapparaître un jour.
33:01Et puis,
33:01on se retrouve dans une situation
33:02où finalement,
33:03chacun prend le narratif
33:03qu'il veut
33:04et c'est aussi le problème
33:05et c'est aussi toute la difficulté
33:06qu'aie de Donald Trump
33:07avec sa base,
33:08il y a une base MAGA,
33:09mais parmi ceux
33:10qui croyaient vraiment
33:11à cette promesse
33:11de révélation
33:12des Epstein-Files
33:13au sens révélation
33:14de la vérité
33:14de façon instantanée,
33:16il y a toute une base
33:16conspirationniste
33:18qui, elle,
33:19ne va pas forcément
33:19se satisfaire de la situation
33:21et qui en fait,
33:22on va dire,
33:24se base sur
33:25chaque arc narratif
33:26imaginable.
33:27C'est-à-dire que vous avez
33:27certains
33:28qui vont croire
33:30que, enfin qui vont croire,
33:30qui vont partir du principe
33:32qu'Epstein est un espion russe,
33:34vous en avez d'autres
33:35qui vont partir du principe
33:36que c'était un espion du Mossad
33:37sans qu'on puisse absolument
33:38pas prouver
33:39quoi que ce soit
33:40et donc chacun
33:41va finalement
33:42aller faire ce qu'on appelle
33:43du cherry picking,
33:44c'est-à-dire prendre
33:45les éléments
33:45qu'il désire
33:46pour que le narratif
33:47soit validé.
33:49Et donc en fait,
33:49au lieu de se retrouver
33:50avec un accord
33:51sur des faits,
33:52on se retrouve
33:52avec un parallèle
33:53de dizaines de milliers
33:54de narratifs
33:55quasiment personnalisés
33:56selon ce que chacun
33:57veut bien y voir.
33:58Dans la série
33:59Les politiques en danger,
34:00voici le premier ministre
34:00britannique à présent,
34:01Kerr Starmer,
34:02qui est accusé
34:04depuis des jours et des jours
34:05par la presse britannique
34:06et par une partie
34:07de son camp également
34:08d'avoir nommé
34:09un proche de Jeffrey Epstein
34:10il y a deux ans maintenant
34:11comme ambassadeur
34:12aux Etats-Unis.
34:13Bonsoir Laura Calmus,
34:14correspondante de BFM TV
34:15à Londres.
34:16Le premier ministre britannique
34:17qui n'en finit plus
34:18de s'expliquer,
34:20il l'a fait encore aujourd'hui.
34:21Pour l'instant,
34:22il exclut de quitter le pouvoir.
34:23Exactement,
34:28Kerr Starmer
34:28qui reste à Downing Street
34:30du moins pour l'instant.
34:32Mais à vrai dire,
34:33ce qu'on a pu comprendre,
34:34c'est qu'il y a
34:34une grosse prochaine échéance,
34:36c'est les élections locales
34:38en mai.
34:39Et c'est surtout,
34:39en fait,
34:40qu'il n'y avait pas
34:40d'autres candidats
34:42qui se profilaient.
34:43Aucun successeur
34:44se dégageait
34:45pendant ces deux jours
34:46où il était question
34:47oui ou non
34:48qu'il démissionne
34:49ou pas.
34:50En tout cas,
34:51lui,
34:51il a dit qu'il restait.
34:52Alors,
34:53il s'est exprimé
34:54lors d'une réunion.
34:56C'était une visite
34:57dans un centre social
34:58pour parler
34:59du coût de la vie.
35:00Mais il a bien sûr
35:01parlé de ces 24 heures.
35:02C'est d'ailleurs
35:03la première fois
35:04qu'il revient
35:05sur ces 24 heures
35:06qui ont été très compliquées
35:07pour le Premier ministre.
35:09Il a d'ailleurs
35:09commencé ses déclarations
35:11par une pointe d'humour
35:12en disant
35:13ça a été une semaine
35:14très chargée.
35:15Je vous rappelle
35:16qu'on n'est que mardi.
35:18Alors,
35:18je vous propose
35:18d'écouter le Premier ministre.
35:20Ces derniers jours,
35:24certains ont dit
35:24que le gouvernement
35:25travailliste
35:26devrait mener
35:27à un autre combat.
35:29Un combat contre lui-même
35:30au lieu de se battre
35:32pour les millions
35:32de personnes
35:33qui ont besoin
35:34que nous nous battions
35:35pour elles.
35:37Je leur dis
35:38que je n'abandonnerai
35:38jamais le mandat
35:39qui m'a été confié
35:40pour changer ce pays.
35:42Je n'abandonnerai
35:43jamais ces personnes
35:44que je dois défendre.
35:45Une déclaration
35:49très politique
35:50mais aussi
35:51une déclaration
35:51pour montrer
35:52qu'il veut désormais
35:53se recentrer
35:54sur les Britanniques.
35:56Alors,
35:56aujourd'hui,
35:57le parti travailliste
35:58a montré
35:59une image d'unité.
36:01Ce matin,
36:01il y avait
36:01un rendez-vous
36:03à Downing Street
36:04avec l'ensemble
36:04des ministres
36:05et tous sont arrivés
36:06pour afficher
36:07cette unité.
36:08Mais il y a toujours
36:09le parti d'opposition
36:10qui explique
36:11que la situation
36:13de Keir Starmer
36:14est intenable.
36:15Laura Calmus
36:16à Londres
36:16pour BFM TV.
36:17Ça fait quasiment
36:18dix jours maintenant
36:19que cette affaire
36:19a explosé
36:20depuis la divulgation
36:22de ces trois millions
36:22de documents.
36:24On a toujours du mal
36:25à cerner l'ampleur
36:26qu'elle est en train
36:27de prendre sous nos yeux.
36:28Laurent,
36:28qu'elle va peut-être
36:28prendre dans les semaines
36:29qui viennent.
36:29C'est vrai que tout ça
36:30dormait.
36:31On se demande où ?
36:32Dans les ordinateurs
36:34du ministère
36:35de la Justice américain.
36:36C'est vrai ?
36:37Ça a été fait.
36:38Il y a eu une bagarre
36:38entre des républicains
36:40et démocrates.
36:40Je parle sous le contrôle
36:41de Stéphane.
36:42Pour que ça sorte.
36:42c'est sorti caviardé.
36:45Mais alors c'est vrai
36:45qu'on élabore
36:47tout un tas de théories
36:48à qui ça va servir,
36:50ça noie le poisson,
36:51tout ça.
36:51En réalité,
36:52c'est quand même
36:52des matériaux,
36:53des documents
36:53qui vont déclencher
36:55dans les pays
36:55où la justice
36:56fait son boulot
36:57des enquêtes judiciaires.
36:59Alors c'est vrai
37:00que Jack Lang,
37:00c'est une enquête judiciaire
37:01pour blanchir...
37:02On aurait pu parler
37:03des soupçons
37:03sur le patron
37:04des Jeux de Los Angeles
37:05en 2028,
37:06des révélations aujourd'hui
37:07sur les Russes,
37:08les liens entre Epstein
37:09et les hommes forts
37:10du Kremlin.
37:10Il y a plein d'autres volets.
37:11Une ambassadrice norvégienne
37:12en Jordanie
37:13qui a dû démissionner.
37:14En 10 jours,
37:14c'est-à-dire un temps
37:15très très court.
37:16Mais très très court
37:17parce que si ça avait été
37:18une découverte des policiers,
37:19il aurait fallu des mois
37:20pour le mettre en synthèse
37:21et tout ça.
37:22En 10 jours,
37:23une enquête est ouverte
37:24contre Jacques Lang
37:26pour blanchiment
37:27de fronte fiscale aggravée.
37:28Et il démissionne.
37:29Et il démissionne.
37:30Là, il y a une enquête
37:30pour viol qui est lancée
37:32avec potentiellement
37:33le réveil d'enquête
37:34judiciaire 2019.
37:35Encore à IT,
37:36tout ça.
37:37Et ces justices,
37:38notamment la justice française,
37:39peut-être la justice anglaise,
37:40quand on va se rendre compte
37:41que le prince Andrew
37:42donnait des informations
37:43qui permettaient à Epstein
37:44de faire de l'argent,
37:45toutes ces justices européennes
37:47vont se retourner
37:48vers la justice américaine
37:49pour leur demander
37:50les originaux.
37:51Parce que là,
37:52la justice française,
37:53il va falloir des documents
37:54non caviardés, Stéphane.
37:55Et nous n'apprenons pas.
37:57Mais nous n'apprenons pas.
37:58Parce que dans le cas,
37:59par exemple,
37:59de Peter Mendelsohn
38:00qui était l'ambassadeur
38:01nommé par Keir Starmer
38:03aux États-Unis,
38:04il a justement nommé
38:06parce que c'était
38:06l'homme de la situation,
38:08qu'il connaissait ses réseaux.
38:09Quel est son surnom?
38:10Le prince des ténèbres.
38:12Alors, on dira un surnom,
38:13on peut dire une chose
38:14et son contraire,
38:15mais je pense qu'en fait,
38:15ça dit une chose.
38:17Et M. Mendelsohn
38:18savait exactement
38:19ce qu'il allait faire.
38:21Et Keir Starmer
38:22a reconnu aux communes
38:23la semaine dernière
38:23qu'il savait que,
38:24contrairement à ce que
38:25disait son ambassadeur
38:26qui avait affirmé publiquement
38:28qu'il n'avait plus aucun rapport,
38:29qu'il n'avait plus eu
38:30de rapport avec Epstein
38:31après 2008,
38:32c'était faux.
38:33C'était faux.
38:33Donc, on savait
38:34une foultitude de choses
38:36et on a collectivement
38:37choisi de continuer à avancer.
38:38Et on le redécouvre
38:39à l'occasion de la période
38:39de ces millions de documents.
38:41Merci beaucoup
38:41à tous les cinq.
38:42Merci, Maître,
38:43d'être venu ce soir
38:43sur le plateau de 60 Minutes.
38:45On va continuer
38:45de parler évidemment
38:46des secousses,
38:47cette bombe à fragmentation
38:48de l'affaire Epstein
38:49dans le monde
38:50et en France
38:51avec l'homme
38:51qui nous rejoint à présent,
38:52c'est Éric Coquerel,
38:53le président
38:54de la commission des finances
38:55de l'Assemblée nationale
38:56qui est également député
38:57La France Insoumise
38:59de Seine-Saint-Denis.
39:00Je vous laisse le temps
39:02de vous asseoir.
39:03Monsieur Coquerel,
39:03soyez le bienvenu
39:04sur ce plateau.
39:05Bonsoir à vous.
39:06Bonsoir.
39:07Une plainte a donc été déposée
39:08aujourd'hui en France
39:09pour viol contre un homme
39:10qui a peut-être servi
39:11de rabatteur
39:12à Jeffrey Epstein.
39:14Une association
39:14d'aide aux victimes
39:15dont la représentante
39:16était sur ce plateau
39:16demande à la justice
39:18d'ouvrir une enquête
39:20sur les agissements
39:20éventuels pédocriminels
39:22d'Epstein en France.
39:23Est-ce que vous soutenez
39:24cette démarche ?
39:25Oui, ça me semble naturel,
39:26bien sûr.
39:27Bien sûr, il faut savoir,
39:29il faut que tous les moyens
39:29soient utilisés
39:30pour faire le clair
39:32sur les ramifications
39:33en France
39:34des réseaux Epstein
39:36et aussi,
39:37et c'était le sens
39:38de la commission d'enquête
39:39qu'on demandait
39:40sur les questions
39:41d'ingérence financière,
39:43c'est-à-dire
39:43de pression financière
39:45dont on voit
39:47que ce n'était pas
39:48un détail
39:50dans la galaxie Epstein
39:52et qui nous semble
39:53nécessaire, monsieur.
39:54On va revenir sur ce volet
39:55dans quelques instants
39:56si vous voulez bien,
39:56mais Yael Broun-Pivet,
39:57la présidente de l'Assemblée,
39:58vous a répondu aujourd'hui
39:59sur cette commission
40:00d'enquête parlementaire.
40:01Elle dit,
40:01il faut la justice,
40:03toute la justice,
40:04mais rien que la justice,
40:06puisque,
40:07au nom de la séparation
40:08des pouvoirs,
40:08il ne peut pas y avoir
40:08une enquête d'un côté
40:09et une commission
40:10d'enquête parlementaire
40:11de l'autre.
40:12Est-ce que vous entendez
40:13de ce qu'elle dit ?
40:13Ce qu'elle dit est faux.
40:15La constitution de 1958
40:16est très claire là-dessus.
40:17Dès 1958,
40:18il est tout à fait possible
40:19d'ouvrir une commission
40:20d'enquête
40:20au moment où il y a
40:21des enquêtes judiciaires.
40:23Surtout que là,
40:24en réalité,
40:25la question,
40:27c'est que ce n'est pas
40:28sur l'ensemble
40:29des révélations possibles
40:31sur l'affaire Epstein
40:31qu'ont lieu pour l'instant
40:33les ouvertures judiciaires.
40:36Celle du PNF
40:37sur la question
40:38de Jacques Lang.
40:39Là, il y a celle
40:40que vous appuyez.
40:41On voit bien
40:42qu'il y a d'autres questions
40:43qui sont en jeu.
40:44Ce qu'a dit
40:45Yael Brandpivet
40:47n'est pas exact.
40:48Ce qui se passe,
40:49normalement,
40:49c'est que quand vous avez
40:50une commission d'enquête,
40:51en réalité,
40:51la commission d'enquête,
40:52une fois qu'elle est nommée,
40:53se tourne vers le gouvernement
40:54et demande que le gouvernement
40:56lui adresse
40:56le nombre d'enquêtes
40:58qui, sur certains sujets,
40:59feront en sorte
41:00qu'elle ne pourra pas auditionner.
41:01Je vous pose la question.
41:02Il ne peut être créé,
41:04ça s'est écrit
41:04sur le site de l'Assemblée nationale
41:05de commissions d'enquête
41:06sur des faits
41:07ayant donné lieu
41:07à des poursuites judiciaires
41:08et aussi longtemps
41:09que des poursuites sont en cours.
41:10Si une commission
41:11a déjà été créée,
41:12sa mission s'arrêtera
41:13dès l'ouverture
41:13de l'information judiciaire.
41:13Mais vous avez vu vous-même
41:14ce que ça a été possible
41:15sur l'affaire Benalla,
41:16même si Mme Brotepivet
41:18a enterré l'affaire Benalla.
41:20Donc, ce que vous dites,
41:21enfin, ce qu'il vous dit...
41:22J'ai cité, hein.
41:23Mais ce que vous dites
41:24n'est pas exact.
41:25C'est-à-dire qu'à partir
41:26du moment où là,
41:27on n'a pas
41:27une enquête judiciaire
41:29sur l'ensemble
41:30de ces données.
41:31Vous l'avez dit vous-même,
41:32c'est un travail titanesque.
41:34La chose peut être ouverte
41:35et encore une fois,
41:36ce qui se passe après
41:37et qui confirme
41:38ce que vous êtes en train d'écrire,
41:39c'est que là,
41:40on s'adresse au gouvernement
41:41qui dit, voilà,
41:42sur tel ou tel aspect,
41:43ce n'est pas possible,
41:44on ne peut pas auditionner.
41:45Et du coup,
41:45il y a certaines parties
41:46qui sont exclues,
41:47mais pas toutes les parties.
41:49Donc, ça ne vaut pas
41:50exclusion d'une commission d'enquête.
41:51La semaine dernière,
41:52lors d'un meeting,
41:53Jean-Luc Mélenchon
41:54a fait référence
41:55à des échanges de mails
41:56qui impliqueraient
41:58Emmanuel Macron.
41:59Je vous propose
41:59que vous avez l'air
42:00de sourciller quand je dis ça,
42:01qu'on réécoute
42:02les propos de Jean-Luc Mélenchon
42:04et qu'on en parle
42:04dans un instant.
42:06Pourquoi le chef de l'État
42:07écrit-il à ces gens
42:08pour leur demander
42:09des idées disruptives ?
42:12Vous vous imaginez
42:12que j'ai écrit, moi,
42:14à quelqu'un
42:14qui, lui,
42:15moralement,
42:16ne pose aucun problème
42:17dans tel ou tel pays,
42:18un camarade ?
42:20Donne-moi des idées disruptives,
42:22commandante.
42:25Pourquoi le chef de l'État
42:26écrit-il à ces gens-là ?
42:28À quoi est-ce qu'il fait référence ?
42:29Il fait référence
42:29à quelque chose
42:30qui a depuis été révélé
42:31par plusieurs de vos confrères
42:33qui ont commencé
42:34à enquêter justement
42:34sur, par exemple,
42:36les mails
42:37avec,
42:38notamment,
42:40via Jacques Lang
42:40qui avait manifestement
42:42une espèce de don contre don.
42:43Il y avait l'idée
42:44d'organiser
42:44une réunion
42:46à l'Élysée
42:46qui n'a pas eu lieu.
42:49Et dans,
42:49s'il m'y a compris,
42:50dans les échanges de ce mail,
42:51moi, j'ai lu la presse,
42:52il y a eu
42:53cette réflexion
42:54du chef de l'État.
42:55Alors, est-ce que ça,
42:55est-ce que,
42:56pour autant...
42:56Il n'y a pas eu de message
42:57d'Emmanuel Macron
42:58à Jeffrey Epstein,
42:58on est d'accord.
42:59Il y aurait eu,
43:00d'après les enquêtes
43:01de près vos confrères,
43:03il y aurait eu
43:03cette réflexion
43:04du chef de l'État
43:05qui nécessite
43:06très certainement
43:07d'aller plus loin.
43:09Alors, à ma connaissance,
43:11de tout ce que j'ai pu lire,
43:13peut-être moins que vous,
43:14Eric O'Krell,
43:15mais vous me direz
43:15si on s'est trompé,
43:16mais on a évidemment
43:17vérifié cet aspect-là.
43:18L'accusation n'est pas mince.
43:20Pourquoi le chef de l'État
43:21écrit...
43:21Il n'y a pas d'accusation.
43:22Je reviens simplement.
43:23Il y a effectivement
43:24le nom d'Emmanuel Macron
43:25qui revient 200 fois
43:26dans ses fichiers,
43:28pour être très précis.
43:29Et il y a effectivement
43:29un échange de mail
43:30qui date de 2018.
43:31L'objet du mail
43:31s'intitule Macron.
43:33Et la personne qui écrit
43:34est une personne
43:35dont le nom a été effacé,
43:36caviardé.
43:37Donc, on ne sait absolument
43:38pas qui écrit
43:39à l'État.
43:40Et voici ce qu'il dit.
43:41Il y a une commission d'enquête
43:41où ça permettra
43:42de clarifier
43:43à partir du moment
43:45où, de manière très claire,
43:47M. Epstein souhaitait rencontrer
43:49par exemple M. Macron
43:50comme il a souhaité rencontrer
43:51d'ailleurs d'autres dirigeants.
43:52Il l'a fait d'ailleurs.
43:54Il y a certains qui l'ont fait
43:55ou qui l'ont pas fait.
43:55Je lis ce qu'écrit
43:56cette personne
43:56qui n'est pas identifiée
43:57dans un mail
43:58qui s'appelle Macron.
43:59Il nous demande à chacun
44:00de lui présenter
44:00des idées intéressantes
44:02et disruptives
44:02au sujet d'un peu tout.
44:03institution politique science.
44:05C'est un mail de 2018
44:05au moment où Emmanuel Macron
44:06est déjà réalisé.
44:07Vous l'avez vu précisément,
44:08je ne l'ai pas.
44:08Il veut diriger l'Europe,
44:09peut-être le monde.
44:09Nous avons environ une semaine.
44:11Peut-on discuter par SMS
44:12ou appel ce week-end ?
44:13Epstein répond
44:14OK.
44:16On ne peut pas dire
44:17aujourd'hui pendant un meeting
44:18qu'Emmanuel Macron
44:19a échangé avec Jeffrey Epstein.
44:21Écoutez,
44:22vous regarderez,
44:23ce que je constate
44:23c'est qu'à un moment donné
44:24il y a bien eu l'idée
44:25d'un échange.
44:26Donc justement,
44:27tout ça permettra
44:27de faire le net.
44:28Tout comme d'ailleurs,
44:29ce que je remarque
44:29c'est que par rapport
44:30aux premières réactions
44:31que nous avons pu avoir
44:32depuis,
44:33la presse s'est intéressée
44:34et c'est bien
44:35avec des nombreuses enquêtes
44:37notamment dans Le Monde,
44:38dans Libération,
44:39dans l'Ibée,
44:40dans Mediapart,
44:40dans le Figaro,
44:41dans Frustration,
44:42dans Mediapart.
44:42Voilà.
44:43Donc au moins,
44:44les choses commencent à être dites
44:45et il me semble,
44:46encore une fois,
44:46je reviens
44:47sur ce qui me semble
44:49quelque chose
44:49qui est un peu
44:50la terra incognita
44:51sur l'affaire Epstein,
44:53c'est-à-dire
44:53sur toutes les pressions financières
44:54qui ont pu être exercées
44:55au moment où,
44:57vous le savez par exemple,
44:58Donald Trump,
44:59dans son rapport
45:00de stratégie nationale,
45:01estime qu'il peut y avoir
45:02une ingérence des États-Unis
45:03notamment favoriser
45:04les partis patriotes.
45:06Je trouve que
45:06c'est un des aspects
45:07qui mériterait une commission.
45:08On va en parler
45:09dans une poignée de secondes
45:10de cet aspect-là
45:11de la commission d'enquête
45:11que vous réclamez,
45:13mais quand l'un de vos députés
45:15dit aujourd'hui
45:17la Macronie,
45:18j'essaie de reprendre
45:19son tweet exactement,
45:19la Macronie a-t-elle
45:20des choses à cacher ?
45:22Vous estimez aujourd'hui
45:23qu'Emmanuel Macron,
45:24les gens qui l'entouent ?
45:25Adrien Clouet.
45:27À quel moment,
45:28dans quel contexte ?
45:29C'est un tweet.
45:30Comme théoriquement,
45:31je croyais qu'on allait
45:32parler notamment
45:32de M. Montchalin,
45:33je n'ai pas révisé
45:34tous les cas-ci.
45:34On va parler d'Amélie M. Montchalin
45:35après, vous voyez bien.
45:36Je ne sais pas dans quel tweet,
45:38donc je ne vais pas vous répondre
45:38sur quelque chose
45:39qui est sorti sur le contexte.
45:39La Macronie,
45:40à votre connaissance,
45:40n'a rien à cacher.
45:41Mais je n'en sais rien,
45:42je ne vais pas vous répondre
45:43si la Macronie ou pas
45:43a quelque chose à cacher.
45:44Ce que je sais,
45:45c'est que M. Epstein
45:54ça l'a montré,
45:55notamment pour influencer
45:56en termes financiers
45:58et son business
45:59et qu'à partir de là,
46:01comme M. Macron,
46:03ce que vous appelez
46:03la Macronie,
46:04gouverne depuis 2017,
46:05on peut être amené
46:07à au loin
46:07pour leur clarifier tout.
46:08C'est le terme
46:09pris par votre député.
46:09Raphaël Grabli
46:10nous rejoint.
46:11Éric Coquerel
46:11pour évoquer
46:12ce qu'a dit Mathilde Panot,
46:13la chef de file des Insoumis
46:14aujourd'hui,
46:16qui a évoqué
46:16des preuves
46:18de financement
46:19du Rassemblement National
46:20dans ces fichiers.
46:22On l'écoute tout d'abord.
46:24Je cite certains
46:25des messages
46:26qu'a reçu Epstein
46:27sur son mail.
46:28Je viens d'appeler
46:28Mega au Front National.
46:30Je crois avoir trouvé
46:31un moyen pour leur financement.
46:32On devrait partir
46:33sur un prêt à taux zéro.
46:34Un autre mail évoque
46:36une proposition de prêt
46:37de 4,7 millions de dollars
46:38sans confirmation
46:39de son acceptation.
46:41Et encore d'autres mails
46:42qui racontent en 2018
46:43une rencontre
46:44notamment entre Steve Bannon
46:45et Louis Alliot.
46:47Et je trouve
46:48extrêmement surprenant
46:49que ce volet
46:50n'apparaisse nulle part
46:51dans les différents médias.
46:53Et c'est pourquoi
46:53nous continuons d'affirmer
46:54qu'il faut une commission
46:55d'enquête.
46:57Raphaël,
46:57est-ce qu'il est question
46:58du financement
46:58du FN ou du RN
47:00dans les fichiers Epstein ?
47:01Oui, notamment effectivement
47:02par un homme
47:03qui vient d'être cité
47:03par Mathilde Panot,
47:04Steve Bannon,
47:05l'ex-bras droit
47:05de Donald Trump,
47:06proche du RN
47:07et soutien public
47:08de Marine Le Pen
47:09qui a effectivement
47:09rencontré Louis Alliot
47:10en 2018.
47:11C'est dans les fichiers Epstein
47:12mais ça a été aussi révélé,
47:13d'ailleurs,
47:13c'était filmé
47:14et diffusé par France 2
47:16sur cette question
47:17plus précise du financement.
47:19En fait,
47:19dans les mails,
47:19on est en avril 2019
47:21juste avant
47:22les élections européennes.
47:23Le RN a besoin d'argent.
47:25Steve Bannon écrit
47:27à Jeffrey Epstein
47:28« Je viens d'avoir un appel
47:29avec mes gars
47:30du FN.
47:31Je pense que j'ai marqué
47:32un joli coup
47:32sur leur financement.
47:33Cela peut se faire
47:34avec zéro prêt. »
47:35Alors, c'est vrai
47:36que certains,
47:37dont Mathilde Panot
47:37et certains de nos confrères,
47:38c'est vrai,
47:39ont compris un prêt
47:40à taux zéro.
47:41J'ai interrogé
47:41des traducteurs en anglais
47:42qui me disent
47:43que c'est plutôt zéro prêt
47:44au sens
47:44sans aucun prêt.
47:46Steve Bannon parle bien
47:47d'un financement.
47:48Oui, et en fait,
47:49c'est la suite des échanges.
47:51Je cite à nouveau
47:51Steve Bannon
47:52qui écrit à Jeffrey Epstein
47:53« J'ai proposé
47:54au Rassemblement national
47:55de s'adresser
47:56à ses propres adhérents
47:57pour les 4,7 millions de dollars
47:59pour les élections européennes.
48:00Il parle d'un emprunt
48:01patriotique
48:02que le RN a lancé
48:03auprès de ses adhérents.
48:04C'est ni Bannon
48:05ni Epstein
48:05qui financent.
48:06La question,
48:06c'est effectivement
48:07est-ce que Bannon
48:08souffle vraiment l'idée ?
48:10Ce n'est pas forcément évident
48:11pour une raison simple.
48:11C'est que déjà,
48:12le RN,
48:12ce type de prêt,
48:13ils y avaient déjà eu recours
48:14pour les législatives
48:15en 2017.
48:17Et puis,
48:17en 2019,
48:18le RN n'est pas le seul
48:20à penser à ce type d'emprunt.
48:21Il y a un autre parti
48:22qui lance un emprunt populaire
48:24exactement sur le même modèle
48:25le 31 mars.
48:26Peut-être que vous vous en souvenez,
48:27M. Coquerel.
48:28Vous avez quel rapport ?
48:29Quel rapport avec Steve Bannon ?
48:32Parce qu'on parle de financement.
48:34C'est un emprunt populaire,
48:36vous voyez ce que c'est ?
48:37Oui,
48:37mais c'est exactement l'idée
48:38qui avait été reprise
48:39par le Rassemblement national.
48:40Mais il y a un lien
48:40entre Steve Bannon
48:41qui parle de ça
48:42vis-à-vis du RN
48:43et je suppose que
48:45l'autre partie,
48:46c'est les filles.
48:47Oui, c'est ça.
48:47Vous arrivez à faire
48:48un lien parallèle.
48:49Non, pas du tout.
48:50Non, non, absolument pas.
48:50C'est très fort.
48:51Je dis que Steve Bannon
48:52prétend donner cette idée.
48:53Oui, d'accord.
48:54Et donc,
48:55vous, on fait un emprunt populaire
48:56auprès des militants,
48:56des sympathisants
48:57et vous arrivez
48:58à trouver un lien
48:59et un rapport entre les deux.
49:00Non, mais c'est fort.
49:01Ce n'est peut-être pas Steve Bannon
49:03qui donne cette idée
49:04dans la mesure
49:05où le RN avait déjà l'ancien.
49:07Je vais vous dire une chose.
49:08D'abord,
49:08je suis très content
49:09parce qu'il se trouve
49:09que Mathilde Pannot
49:11parle de cet aspect
49:11et du coup,
49:12ça vous amène à en parler.
49:14On en avait déjà parlé.
49:15Au-delà de votre comparaison
49:16qui, à mon avis,
49:17est vraiment déraisonnable.
49:19Mais je souligne autre chose.
49:21C'est que
49:22c'est en lien
49:23avec ce que je disais
49:23tout à l'heure.
49:24C'est-à-dire que
49:24Donald Trump,
49:26dans un plan,
49:27dans un document
49:27de stratégie nationale,
49:29parle très clairement
49:29d'aider les partis patriotes,
49:32entendez,
49:32partis d'extrême droite
49:33dans sa nature,
49:34pour les prochaines élections
49:35parce qu'il considère
49:36que si ceux-ci gouvernent
49:37s'ils gouvernent l'Europe,
49:38quelque part,
49:39ça va aller dans le sens
49:40de sa politique sur l'idéologie.
49:41Vous avez tout à fait raison.
49:42Et que donc,
49:42à partir de là,
49:43vous citez le nom
49:44de Steph Bannon
49:44qui a été l'idéologue de Trump
49:46et qui était un peu
49:47son bras armé.
49:48Je trouve que du coup,
49:49ça mérite effectivement,
49:50à partir du moment
49:50où c'est aussi ouvertement affirmé,
49:53ça mérite effectivement
49:54de creuser le sujet.
49:55Et on a compris
49:56que c'est l'un des points
49:56que vous souhaitez soumettre
49:57à cette commission
49:58de l'enquête parlementaire.
49:58Entre autres,
49:59il y en a peut-être
50:00plein d'autres.
50:00Et d'ailleurs,
50:01on demande qu'elle soit
50:01transpartisane.
50:02Je pense qu'elle ne vise pas
50:03spécifiquement un parti.
50:05Amélie de Montchalin,
50:06Éric Coquerel,
50:07Emmanuel Macron l'a choisi.
50:09Elle est ministre du budget
50:09pour diriger la Cour des comptes
50:11après le départ
50:12de Pierre Moscovici.
50:13Décision qui provoque
50:14votre colère depuis hier.
50:16Vous estimez que quoi ?
50:17Elle n'est pas compétente
50:18pour ce poste ?
50:19Non, non,
50:19c'est pas ce que j'écris.
50:20C'est pas que je suis en colère.
50:21C'est que je trouve ça
50:22totalement inconsidéré.
50:25C'est pas qu'elle est pas compétente.
50:26C'est pas elle
50:27que je remets en question
50:28en termes de compétence.
50:29Alors c'est quoi ?
50:30Même si par ailleurs
50:31elle ne fait pas partie
50:32du corps des magistrats financiers
50:33et habituellement
50:34la plupart des présidents
50:35de la Cour des comptes
50:37en font partie.
50:38Tout simplement,
50:38c'est qu'elle va être jugée partie.
50:41C'est-à-dire que
50:42la Cour des comptes
50:43dans ses textes
50:43et y compris dans les textes
50:44de chartes d'idéautologie
50:46des institutions financières
50:47prévoit qu'elle doit être
50:49totalement indépendante,
50:51totalement impartiale,
50:53totalement dégagée
50:54de tout conflit d'intérêts
50:56et donc son président
50:59encore plus
50:59ou sa présidente.
51:01Amélie Monchalin...
51:02Elle pourrait pas examiner
51:02des mesures qui par exemple
51:03auraient été décidées
51:04dans le budget ?
51:05Elle est présidente
51:06du Haut Conseil des Finances Publiques
51:07en termes de la Cour des comptes.
51:09Elle va arriver
51:09à l'Assemblée nationale
51:10en septembre prochain
51:11en donnant un avis
51:12sur le budget
51:13qu'elle s'enorgueillit
51:15de commencer déjà
51:16à préparer maintenant.
51:17Donc vous voyez bien
51:18que la proximité
51:20et son rôle
51:21dans les budgets publics,
51:24dans les comptes publics,
51:25fait qu'elle ne peut pas être...
51:27Elle va se retrouver
51:27inévitablement jugée partie.
51:29Vous ne pensez pas
51:30qu'elle peut se déporter
51:31de certains sujets ?
51:31Si par exemple
51:32il s'agit de faire un rapport
51:33sur le musée du Louvre,
51:35le musée du Louvre,
51:36elle peut le faire.
51:36Ça va être très compliqué
51:37de se déporter du cœur
51:38du sujet de la Cour des comptes
51:41qui sont les budgets
51:41de la nation.
51:42Donc vous demandez
51:42à Mme Lacan
51:43de revenir sur ce choix.
51:44Oui, oui,
51:44je pense qu'il faut
51:45qu'il revienne.
51:45Je pense que c'est une décision
51:47ou peut-être à elle
51:48de le refuser.
51:49Ça peut être aussi le cas
51:50parce que c'est une décision
51:51où on voit bien
51:55je prends un article 15
51:56de la charte de déontologie
51:58des juridictions financières
52:01qui dit que par exemple
52:02dans les trois années précédentes
52:04le président doit s'abstenir
52:08d'investigations délibérées
52:09concernant un organisme
52:11dans lequel il a eu des rôles
52:13les trois années précédentes
52:15et il n'intervient d'aucune manière
52:16sur un organisme ou un service
52:17où ils ont exercé des responsabilités
52:18au cours des trois dernières années.
52:20Vous voyez, rien que ça...
52:21Ça, c'est dans les statuts
52:22de la Cour des comptes ?
52:22Ça, c'est la charte de déontologie
52:24de toutes les juridictions financières.
52:25Ça veut dire qu'Emmanuel Macron
52:26n'a pas lu...
52:27Je pense que peut-être
52:29que presser de trouver quelqu'un
52:31et peut-être aussi presser
52:32de cadenasser quelque part
52:35toutes les institutions indépendantes
52:37avant qu'il ne parte.
52:39Il ne s'est pas rendu compte
52:40ou peut-être s'en est-il rendu compte
52:42mais qu'il se dit
52:43que finalement ça va passer
52:44comme tout ce qu'il tente
52:45de que Amine Monchard
52:47n'est pas la personne adéquate.
52:49Je n'ai pas la personne.
52:50Votre critique n'est pas sur la personne
52:52et que vous ne dites pas comme certains
52:54c'est la République des copains,
52:55les macronistes...
52:56Non, je n'ai pas ces mots-là
52:57parce que moi...
52:57L'aspect conflit d'impérêts
52:58qui vous embête.
52:59Là, je parle en tant que président
53:01de la Commission des finances.
53:02Vous avez entendu
53:02l'heure de l'heure de ce matin.
53:04Malheureusement,
53:04d'ailleurs c'est peut-être
53:05quelque chose qu'il faut rectifier,
53:06c'est la seule présidente
53:08d'une institution financière
53:09sur laquelle nous n'avons pas
53:10à donner un avis.
53:12C'est dommage
53:12parce qu'on aurait donné un avis
53:13sinon il faut le changer.
53:16Mais vous voyez bien
53:16que là, si je vous mets
53:18les éléments liés
53:20à la question de l'indépendance,
53:21l'impartialité,
53:22les conflits d'intérêts
53:23et puis le juge est parti,
53:24elle ne coche aucune case.
53:26Donc voilà,
53:26il faut revenir en arrière.
53:27Si Amélie de Monchelin
53:28était choisie malgré tout,
53:30elle pourrait...
53:32Sa nomination serait irrévocable.
53:34C'est le terme.
53:34Jusqu'à ses 68 ans,
53:35elle en a 40 aujourd'hui,
53:36ça veut dire qu'elle pourrait rester
53:37présidente de la Cour des comptes
53:39pendant 28 ans.
53:40Est-ce qu'il faut revenir
53:41sur cette règle ?
53:42Certainement, oui.
53:42Parce qu'alors là, du coup...
53:43Qu'on découvre aujourd'hui.
53:44D'habitude,
53:44on nomme plutôt des hommes
53:45et uniquement des hommes
53:46pour plutôt ton 60 ans.
53:47Ça serait un problème.
53:48Pourquoi votre avis...
53:49Quand il y a une femme,
53:50vous n'en voulez pas ?
53:51C'était pour vous chercher.
53:53On revient sur l'irrévocable.
53:55On revient à des questions
53:55un peu servies, s'il vous plaît.
53:57Irrévocable,
53:5728 ans de mandat.
53:58Non, mais justement,
53:59là, ce qui se passe...
54:00Pourquoi ça se passe comme ça ?
54:01C'est qu'en général,
54:03celui qui devenait président,
54:04et vous avez raison malheureusement,
54:05trop souvent des hommes,
54:06c'était quelqu'un
54:07qui était en fin de carrière,
54:08qui n'avait plus rien à prouver.
54:09Donc quelque part,
54:10on pouvait s'assurer
54:11que c'était des Séguin,
54:12c'était des Jox,
54:13des Moscovici,
54:14en tout cas,
54:14ils étaient en fin de carrière politique.
54:15Et donc,
54:16on pouvait penser
54:16qu'ils étaient du coup,
54:18même s'ils avaient eu des rôles,
54:20ils étaient dégagés,
54:21ils étaient suffisamment indépendants
54:22du pouvoir politique du moment
54:24pour être président.
54:25Et donc,
54:25c'était une fin de carrière.
54:26Comme c'était une fin de carrière
54:27et que la butée,
54:28c'est 68 ans,
54:30le plus jeune,
54:30c'est Didier Migaud,
54:3158 ans.
54:32Bon, ça fait 9 ans.
54:33Bon, là,
54:33on se retrouve
54:34dans une situation
54:34totalement nouvelle.
54:35Alors, à mon avis,
54:37c'est ce qui aurait dû permettre
54:38qu'elle ne soit pas nommée.
54:40Et là, effectivement,
54:40ça pose la question.
54:41Moi, je pense qu'il va falloir
54:42revenir, par exemple,
54:42à 10 ans maximum.
54:43Depuis Nicolas Sarkozy,
54:44tous les présidents,
54:46puisqu'il y avait des hommes
54:46de la Cour des comptes,
54:47étaient choisis dans l'opposition.
54:50Non, pas forcément.
54:51Ah bah, Didier Migaud,
54:52Pierre Moscovici,
54:54Philippe Séguin,
54:54vous avez fait dans le désordre.
54:56Est-ce que le poste vous intéresse ?
54:59Ah non, je suis trop âgé.
55:01C'est-à-dire ?
55:02Parce que j'ai 67 ans
55:03et que dans un an...
55:04Vous ne voulez pas le faire qu'un an.
55:05Mais je vais vous dire,
55:05le poste qui m'intéresse beaucoup plus,
55:07c'est à Bercy,
55:08une fois qu'on gouvernera
55:09avec Jean-Luc Mélenchon.
55:10L'année prochaine.
55:11Donc vous n'êtes pas candidat au poste.
55:13Et du coup, je ne serai pas
55:13à la Cour des comptes.
55:14Et du coup, vous ne serez pas
55:15à la Cour des comptes.
55:16Un tout petit mot,
55:17puisqu'il nous reste une petite minute.
55:19Je sais que vous adorez parler du budget,
55:21mais le budget, c'est fini.
55:23Il a été adopté via le 49.3.
55:25Je ne refais pas tout le film.
55:26Aujourd'hui, Sébastien Lecornu dit
55:27qu'il faut parler d'autre chose.
55:29Agriculture, budget des armées, énergie.
55:33Est-ce que vous considérez comme lui
55:35que la bataille est terminée
55:36et qu'il faut passer à autre chose
55:37et qu'il peut rester désormais ?
55:40Là où il est, il va rester.
55:41À part qu'on a quand même
55:42quelques recours au Conseil constitutionnel
55:44par rapport à des artistes.
55:45Oui, je pense qu'il va rester.
55:46Mais c'est intéressant ce que vous dites
55:47parce qu'il va embrayer
55:49sur un sujet très important.
55:51C'est la programmation pluriannuelle
55:52de l'énergie.
55:53Absolument fondamentale.
55:54Et on aura l'occasion d'en parler
55:54parce que c'est très important.
55:55Et le fait par décret.
55:56Le fait par décret, pas par loi.
55:58C'est-à-dire qu'à chaque fois
55:59qu'il est minoritaire,
56:00c'est par décret ou par 49.3.
56:05Respecter les institutions et le Parlement,
56:07je dois dire que l'exercice
56:10continue à être compliqué quand même.
56:11Mais je note que vous considérez
56:12désormais qu'il peut et va rester
56:14à maintien.
56:15Je pense qu'il me demandait, mon analyse.
56:17C'est clair que le texte
56:18qu'il était obligé de soumettre,
56:19c'était le budget.
56:20Il a réussi à le faire grâce aux socialistes.
56:22Il a réussi à le faire adopté
56:23par non-censure.
56:25Mais je constate qu'il n'est pas
56:26au-delà de la difficulté
56:27et qu'il ne va pas pouvoir passer
56:28tout par décret sur des textes
56:30sur lesquels il n'aura pas de majorité.
56:32Et c'est un texte dont dépend
56:33beaucoup de choses
56:34pour l'avenir des Français.
56:35On aura l'occasion d'en reparler.
56:36Ça va occuper l'actualité
56:38dans les prochains jours.
56:38Merci beaucoup, Eric Coquerel,
56:40d'être venu ce soir
56:40sur le plateau de 60 minutes.
56:42Un rendez-vous à vous donner
56:4321h ce soir.
56:45Epstein, le scandale sans fin.
56:47C'est un nouveau numéro
56:47de L'In Rouge.
56:49D'ici là, ce sera le 20h BFM
56:50présenté par Alice Darfeuil.
56:52Très belle soirée à tous.
56:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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