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  • il y a 11 heures
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00:00Je voudrais qu'on écoute Emmanuel Macron qui a donc fait cette allocution hier et qui condamnait l'Iran dans
00:07une forme d'eux en même temps.
00:09La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation.
00:13C'est elle qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites.
00:18Compte tenu de tout cela et des négociations qui ne progressaient plus, les Etats-Unis d'Amérique et Israël ont
00:24décidé de lancer des opérations militaires.
00:26Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver.
00:31Il reste que l'histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple et aucun ne sera regretté.
00:37Avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, nous avons clairement dit qu'un arrêt au plus vite des frappes est
00:43souhaitable
00:43et qu'une paix durable dans la région ne se fera que par la reprise de négociations diplomatiques.
00:48Une négociation diplomatique et en attendant l'envoi du Charles de Gaulle, Louis de Ragnel avec également le Languedoc.
00:54Mais ça, c'est une autre mission, c'est pour Chypre, parce que Chypre a été touchée par des missiles
01:00iraniens
01:01puisqu'il y a une base militaire anglaise dessus.
01:06Mais cet envoi du Charles de Gaulle qui va mettre à peu près dix jours à arriver puisqu'il est
01:10à Malmö
01:11et là maintenant il doit être en mer baltique on suppose et peut-être même un peu plus loin
01:16avec l'escadre qui l'accompagne évidemment, Charles de Gaulle ne se déplace pas jamais seul.
01:21Qu'est-ce que ça implique politiquement pour le président Macron ?
01:25Alors politiquement déjà, il faut regarder le lieu de destination du Charles de Gaulle et de son groupe aéronaval.
01:30C'est en Méditerranée orientale, c'est pas du tout dans le golfe Persique.
01:34Donc on voit bien que la destination est la cible, c'est plutôt de venir en aide ou en soutien
01:39au Liban éventuellement
01:42où en fait on ne sera pas très loin non plus d'Israël, on sera dans cette zone-là plus
01:45que dans la zone véritablement
01:47du golfe Persique, du détroit d'Hormuz dont on parle beaucoup également en ce moment.
01:52Oui c'est ça, il est plus au niveau, il arrive au niveau du Gerald Ford et non pas du
01:55Abraham Lincoln qui lui est en mer d'Arabie.
01:57Exactement, alors ensuite à quoi sert l'envoi du porte-avions ?
02:01C'est d'abord et avant tout une démonstration de puissance puisque en réalité on a des avions qui sont
02:07capables de décoller
02:07depuis d'autres bases qui n'ont pas nécessairement besoin du Charles de Gaulle pour pouvoir être envoyés dans la
02:14zone
02:15ou dans les environs de la zone.
02:16Mais je pense que l'enjeu aussi c'est la maîtrise sous-marine, c'est-à-dire que la frégate
02:20Languedoc a des fonctions aussi
02:22de lutte anti-sous-marine et pour essayer de maîtriser, de dominer en réalité la Méditerranée.
02:27On voit qu'il y a un certain nombre de moyens aussi qui ont été déroutés par des pays membres
02:33de l'OTAN
02:33vers le large du golfe Persique ou dans cette zone-là.
02:37Donc voilà, l'idée de la France aussi c'est d'affirmer sa puissance et on est un des rares
02:41pays européens à pouvoir,
02:42même si on a une marine qu'on aimerait beaucoup plus puissante et importante,
02:46on est un des rares pays européens à pouvoir faire ça.
02:49Enfin en réalité il n'y a pas d'autres pays européens.
02:50Une marine puissante puisqu'on a des marins puissants avec un savoir-faire qui est d'ailleurs envié par beaucoup
02:57de marins
02:57qui sont beaucoup plus nombreux, notamment je pense à la marine chinoise qui est beaucoup plus conséquente,
03:01mais cela dit il faut avoir le savoir-faire des marins français.
03:03Simplement il y a quand même un paradoxe dans ce qu'on vient d'écouter dans la bouche d'Emmanuel
03:07Macron,
03:07c'est-à-dire qu'il explique au début que les négociations n'aboutissaient à rien,
03:11donc d'une certaine manière on peut comprendre l'action des Etats-Unis et d'Israël,
03:16et puis ensuite il appelle à la déescalade, au respect du droit international et au retour de la négociation.
03:21On sait très bien que compte tenu de ce qui s'est passé, aucune négociation n'est possible.
03:26D'ailleurs personne ne la veut, ni les Américains.
03:28Donald Trump hier a totalement fermé la porte en disant que c'était trop tard.
03:32Et de leur côté, ce qui reste du gouvernement, des autorités de la République islamique d'Iran,
03:38ne veut pas non plus négocier.
03:40Mais le seul sujet aujourd'hui, moi je trouve, qui compte, c'est de savoir quelle est la finalité américaine.
03:46On voit bien qu'aujourd'hui, l'objectif, vous l'avez très bien rappelé, il est balistique,
03:51c'est-à-dire neutraliser toutes les capacités balistiques de la République islamique d'Iran.
03:55Elle vise aussi une partie du commandement de l'armée iranienne.
04:01Évidemment il y a l'arsenal nucléaire,
04:03mais dans la mesure où il n'y aura pas de troupes envoyées au sol, à part peut-être des
04:06forces spéciales,
04:08il y a quand même la question de savoir quelle est la suite politique.
04:12C'est-à-dire que vous pouvez bombarder, vous pouvez frapper un pays pendant des semaines et des semaines,
04:15mais si vous n'amorcez pas une transition politique,
04:19soit vous ne la précipitez pas, soit vous ne la suscitez pas,
04:22et si les gardiens de la Révolution restent,
04:25parce qu'aujourd'hui c'est la réalité,
04:26ça reste les gardiens de la Révolution qui ont la maîtrise du pouvoir,
04:29eh bien il y a une inquiétude quand même,
04:31c'est est-ce que véritablement il y aura un changement ?
04:33C'est-ce qu'il y a une inquiétude ?
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