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  • il y a 6 mois
Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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Transcription
00:00Écoutons d'ailleurs Laurent Nouniès, ça va sans doute faire réagir le ministre de l'Intérieur.
00:04Lui, il dit oui, la délinquance des mineurs ne monte pas.
00:09Mais en tout cas, il y a de plus en plus d'utilisation d'armes blanches. Écoutons-le.
00:14La délinquance des mineurs, statistiquement, on ne constate pas une augmentation.
00:17Au contraire, le pourcentage dans les millions de causes baisse.
00:20En revanche, et c'est là évidemment où je rejoins totalement mon collègue Édouard Chiffray,
00:24le ministre de l'Éducation nationale.
00:25Ce qu'on constate, c'est que la violence s'invite dans les relations pour des motifs extrêmement futiles.
00:31On a de plus en plus d'usages d'armes blanches.
00:34Et oui, on peut parler d'une montée de la violence chez les jeunes.
00:36C'est un véritable fait de société.
00:38Moi, je n'utilise pas le mot d'ensauvagement.
00:39Il y a une montée de la violence des jeunes.
00:42Il y a une action répressive qui est menée.
00:44Pour nous en remonter à ce qui était interrogé par notre consoeur, Apolline de Malheur.
00:47Donc, d'un côté, il nous dit, Alexandre Levecchio, ça ne monte pas et en même temps, ça monte.
00:51Mais alors, qu'est-ce qu'il faut comprendre, en fait, de ça ?
00:54Moi, je ne comprends pas.
00:55Qu'il y a un grand malaise de la classe politique parce qu'elle est impuissante
00:59ou qu'elle se refuse à prendre des mesures très, très radicales.
01:03Et de toute manière, elle n'en a pas les moyens dans le contexte politique actuel.
01:06Donc, elle essaie de minimiser, de relativiser, de nier.
01:10Ça fait malheureusement des années qu'on est dans ce type de discours.
01:13Vous souvenez-vous, ce n'était pas de l'insécurité, mais un sentiment d'insécurité.
01:17Ça rappelle un peu ça.
01:18On peut faire ce qu'on veut dire, ce qu'on veut, au chiffre.
01:20La vérité, c'est qu'il y a un ressenti et une réalité des Français qu'ils vivent dans leur chair.
01:25Donc, ce type de discours ne fait qu'accroître la colère parce qu'il n'y a rien de pire pour les victimes
01:29que s'entendre dire qu'en fait, elles ne sont pas réellement victimes et qu'elles ne voient pas bien ce qui se passe.
01:34Mathieu Vallée, qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:36Non, mais je ne comprends pas le ministre de l'Intérieur, que je connais bien,
01:39puisque je l'ai connu, préfet de police, quand j'étais commissaire sous ses ordres.
01:41Je ne comprends pas l'absence de nommer les choses et de dire les choses.
01:45Nommer les choses, c'est rajouter du malheur au monde.
01:47C'est Camus qui disait ça.
01:48Je ne comprends pas pourquoi il ne constate pas ce qui lui remonte chaque jour, chaque nuit,
01:51des synthèses des policiers.
01:53Et si vous me permettez, Madame Ferrari, sur les refus d'obtempérer,
01:57qui sont en augmentation 11%, c'est l'un des items qui a le plus augmenté en 2025.
02:01Je dis simplement qu'avant, c'était la grande vadrouille.
02:04Chacun faisait comme il veut.
02:05En province, à la préfecture de police, ce n'était pas les mêmes règles.
02:07Maintenant, c'est réglé, mais aujourd'hui, c'est la grande débrouille.
02:09C'est-à-dire que le policier qui se retrouve à percuter un véhicule sans le vouloir
02:13ou qui engage sa responsabilité en essayant d'intercepter quelqu'un qui veut le tuer,
02:17parce que c'est un objectif d'homicide, aujourd'hui, il est bien seul.
02:20Donc la présence sur l'égitime défense, les peines minimales pour ceux qui touchent à l'uniforme,
02:24les peines planchées pour les militaires à la civile,
02:25ce que Gauthier Lebrecht évoquait sur l'affaire de Théo ou d'Étane,
02:28c'est des sujets qu'on pourrait déjà faire.
02:30On a perdu 9 ans.
02:31Si les LR étaient courageux, si Madame Moutchou, maintenant ministre,
02:35qui était avant chez Horizon en tant que parlementaire, j'entends député,
02:37avait aussi fait voter son parti, on aurait pu faire, comme pour les accords de l'Algérie,
02:41obtenir des victoires, non pas pour notre parti, mais pour l'intérêt général.
02:45C'est ça qui me sidère, c'est qu'on compte les victimes.
02:47À condition que ça passe au Conseil constitutionnel, n'oubliez pas cette étape.
02:49Oui, je sais bien, mais...
02:51Avec le Conseil constitutionnel qui censure très régulièrement.
02:53Vous avez raison de le dire, M. Lebrecht, et Conseil d'État, Cour de cassation,
02:56au Conseil constitutionnel, il faut qu'ils apprennent à ce que les représentants légitimes du peuple,
03:00c'est les députés et les sénateurs qui sont élus, soit par les Français,
03:03soit par les collectivités locales.
03:05Donc c'est à eux que revienne le dernier mot, et c'est pour ça que quand c'est pas possible,
03:08on y en a rappelé tout à l'heure, il faut des référendums.
03:10Mais oui, mais M. Macron avait promis en 2025 des grands référendums,
03:13on a eu des grandes paresses, puisqu'il n'y a rien eu.
03:15Donc je pense que consulter les Français sur l'immigration, sur la sécurité,
03:19notamment par les dispositifs législatifs qu'on propose, c'est des sujets qui intéresseraient.
03:22Encore un dernier mot d'Étan, qu'est-ce qu'il attend de la justice aujourd'hui,
03:26ce jeune qui a été agressé ? Écoutez-le.
03:27Moi, j'en attends énormément de la justice, parce que je ne peux pas considérer le fait
03:34que ces jeunes soient chez eux, à jouer, dormir, à vivre normalement,
03:42alors que nous, on ne vit plus normalement.
03:44Eux font comme si de rien n'était, et ils sont même heureux, ils sont contents de ça.
03:49Ils s'amusent eux-mêmes, ils rigolent au nez de la justice,
03:52ils sont heureux de pouvoir montrer qu'ils n'ont rien,
03:57ils s'en sont complètement conscients.
03:59Quand on leur dit qu'ils ne vont pas écoper de grand-chose,
04:01ils le savent depuis longtemps.
04:03Donc ce que j'attends exactement, c'est vraiment plus de fermeté,
04:08qu'ils soient vraiment mis hors d'état de nuire,
04:11mais qu'ils soient vraiment incarcérés.
04:15Parce que ces jeunes-là, malheureusement, quand il y a autant de haine,
04:18et qu'ils le disent lors des auditions avec la police,
04:22quand ils ne le cachent pas, ces gens-là n'ont rien à faire dans la société,
04:27n'ont rien à faire sur la place publique, au moins pour un moment.
04:30On ne va pas là pour ce cri d'Ethan qui dit qu'il faut des sanctions, Rachel Kahn.
04:35Il ne faut pas que ces jeunes soient là, juste en liberté, sans aucune sanction.
04:39Oui, surtout que c'est le principe même de la justice de réparer les victimes.
04:44Et puis cette violence-là, elle laisse des traces physiques
04:47où certains jeunes restent paraplégiques, etc.
04:51Mais elle laisse aussi des traces psychologiques.
04:54Et normalement, si on ne veut pas punir justement les agresseurs et les barbares,
04:59au moins qu'on le fasse pour les victimes et mettre la victime au centre.
05:02Eric Revelle, barbare, dit Rachel.
05:03Ce que dit Ethan avec calme et détermination, je pense qu'on peut tous le partager.
05:07C'est-à-dire qu'on attend de la justice, mais on le répète,
05:10la fermeté des peines minimales pour ces barbares.
05:15Ce qui me frappe quand même, la déclaration du ministre de l'Intérieur,
05:18je comprends pourquoi il relativise les chiffres avec une incohérence
05:21qui n'est pas relative pour le coup, puisqu'il dit à peu près le contraire au début, à la fin.
05:25Mais parce que si il admet qu'il y a un ensauvagement
05:28et que cette jeunesse barbare n'a plus de limites,
05:32immédiatement après, on lui demande des comptes.
05:34On lui dit, mais alors qu'est-ce que vous faites pour lutter contre cet ensauvagement ?
05:38Donc il vaut mieux mettre la poussière sous le tapis,
05:40parce que quand vous êtes ministre de l'Intérieur, on attend que vous soyez efficace.
05:44Puis Gauthier parlait tout à l'heure de l'affaire de Théo et d'Ethan,
05:48avec une partie des jeunes agresseurs, des barbares qui sont les mêmes.
05:54Dans les réquisitions, vous avez la même chose.
05:56Interdit de vous voir, interdit de rentrer en contact.
05:59Qu'est-ce qu'on a tiré d'Elias ?
06:01Rien du tout.
06:02Ces deux meurtriers qui ont assassiné avec une machette de 40 cm
06:07ce gamin qui rentrait du football,
06:09la justice leur avait aussi interdit de se voir.
06:12Ça ne les a pas empêchés de commettre ce crime atroce.
06:16Gauthier Lebrette ?
06:17Et vous voyez sur Elias, puisqu'on faisait le bilan du macronisme
06:20et de ces neuf années qui étaient chouettes selon le président,
06:23la loi Belloubet-Dupont-Moretti,
06:25écrite par Nicole Belloubet,
06:26soumise au vote des députés par Éric Dupont-Moretti,
06:28ce qu'on a appelé la césure.
06:29On condamne, on donne la sanction six mois plus tard
06:32et c'est dans ce laps de temps qu'Elias a été tué
06:34par ces deux jeunes hommes bas.
06:36Après, vous avez Gabriel Attal, qui était le premier ministre d'Éric Dupont-Moretti,
06:41qui dit qu'il faut faire une loi pour changer cette loi
06:43qui a été portée par son ministre de la Justice.
06:45Donc on se retrouve avec les macronistes maintenant
06:48qui font le bilan du macronisme
06:49et qui essayent de détricoter ce qui a été fait pendant neuf ans.
06:52Donc on va avoir une campagne présidentielle
06:54où chacun va vouloir jouer la rupture avec le président de la République.
06:57Tous ces anciens premiers ministres, d'ailleurs,
06:58ils n'ont pas attendu la présidentielle pour commencer à le faire.
07:00Et donc ça donne des situations absolument lunaires
07:02où c'est des anciens premiers ministres
07:04qui détricotent les lois de leurs propres ministres de la Justice.
07:07Mais c'est surtout qu'il n'y a rien qui change.
07:09La gendarme Mélanie Lemay qui a été traînée sur un phénomène tempéré
07:11qui a été tuée.
07:12L'auteur qui a été désormais condamné
07:14était ultra connu de la police et de la justice.
07:17Pareil pour Éric Comines, sa veuve Harmonie Comines.
07:19Là, les familles des victimes prennent enfin la parole.
07:21Ça fait du bien d'entendre les familles de vraies victimes
07:23et pas ceux des voyous.
07:24Pareil, le suspect qui est en détention provisoire
07:27avec cette instruction qui est encore en cours,
07:28multirécidiviste.
07:30Pour Elias, le contrôle judiciaire interdisait
07:32les deux suspects qui ont poignardé cet enfant
07:34pour un portable, 14 ans, je rappelle,
07:36alors qu'ils ne devaient pas rentrer en contact.
07:38Ils habitaient au même endroit.
07:39Et maintenant, on apprend que pour Théo,
07:41c'est une bande dont l'un des suspects,
07:42Gauthier Lebrecht le faisait sur le plateau,
07:4325 accusations.
07:45Mais en fait, les gens ne comprennent pas
07:46que les magistrats qui peuvent se tromper,
07:48mais comme les policiers,
07:49sauf que les policiers, c'est package complet.
07:51C'est IGPN, c'est procureur, c'est hiérarchie, etc.
07:55Les juges doivent aussi vous rendre des comptes
07:56quand ils commettent des erreurs.
07:57Ce n'est pas atteint de leur indépendance de dire ça,
07:59c'est susciter le respect et la confiance.
08:01Je rappelle qu'aujourd'hui,
08:01il y a une grande défiance des Français
08:02vis-à-vis de leur justice.
08:03Dernier mot, Alexandre Lecceau.
08:04C'est très juste.
08:05Moi, je me demande quand même
08:06s'il n'y a pas une forme de non-dit
08:07sur cette double affaire Théo et Ethan,
08:10parce que là, on a quand même affaire
08:11à une bande organisée
08:13qui agit, semble-t-il,
08:15avec un mode opératoire,
08:16avec une forme de préméditation
08:18qui, visiblement, choisit ses victimes.
08:21Il faudrait peut-être savoir
08:21pourquoi elle choisit ce type de victime.
08:24Est-ce que ce sont des gens
08:25qui ont l'air, justement, bien élevés,
08:28de respecter les lois ?
08:29Il y a une forme, malgré tout,
08:30d'hostilité et de logique territoriale,
08:33je pense, dans ce type d'agression
08:36qu'il faudrait aussi assumer,
08:38de définir et de combattre.
08:41Absolument.
08:42Petite pause.
08:42On s'entourne dans un instant.
08:43Il y a encore beaucoup de sujets à voir.
08:45On va parler de narcotrafic.
08:46On va parler aussi du procès
08:48de ces neuf CRS
08:49qui sont jugés en ce moment à Paris
08:50après des violences
08:51contre des Gilets jaunes.
08:53Et puis aussi, Jack Lang,
08:54qui bénéficie désormais
08:54d'une protection policière
08:56après sa démission
08:58de l'Institut du monde arabe
09:00et les révélations
09:01de l'affaire Epstein.
09:02Tout de suite, sur Punchline.
09:0518h-19h sur CNews et Europe 1,
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09:22– Sous-titrage Société Radio-Canada
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