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Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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00:02– 18h16, de retour dans Punchline sur CNews et Europe 1.
00:05On évoque l'enquête qui se poursuit après la mort de Quentin.
00:08Nous sommes toujours avec le commissaire Frédéric Lohz.
00:11Mathieu Deves nous a rejoints, le service police-justice de CNews.
00:14On va évoquer cette manifestation de samedi, mais d'abord sur l'enquête, mon cher Mathieu,
00:18il y a eu donc 7 arrestations, 7 militants d'extrême-gauche mis en examen.
00:23Est-ce que l'on sait où sont les interrogatoires ?
00:26Et surtout s'il y a d'autres personnes qui sont activement recherchées.
00:28Non, on cherche d'autres personnes, effectivement, pas d'autres interpellations à ce stade
00:33et très peu d'informations communiquées, bien sûr, car l'affaire, vous l'imaginez bien, est ultra sensible.
00:37La plupart des personnes interpellées, et ça c'est important de le préciser,
00:41dorment aujourd'hui derrière les barreaux.
00:42Je vous rappelle qu'on avait eu 11 personnes interpellées.
00:45Et parmi ces 11 personnes, il y a 6 hommes qui ont été placés en détention provisoire.
00:49Et on parle de jeunes hommes, ils ont entre 20 et 26 ans, ces jeunes hommes.
00:53Il y a également 7 personnes, donc 6 en détention provisoire, 7 mises en examen.
00:58Parmi les personnes mises en examen, 6 le sont pour meurtre et une personne pour complicité de meurtre.
01:04Cette dernière personne, c'est Jacques-Élie Favreau.
01:06Vous savez, on en a longuement parlé, c'est l'assistant parlementaire du député Léfi, Raphaël Arnaud.
01:11Alors lui, il est considéré, ça c'est important de le préciser, comme le donneur d'ordre.
01:15Oui, il a donné des coups.
01:17Lui-même reconnaît avoir participé à ces violences, mais il conteste être l'auteur des violences mortelles.
01:23Alors, les 7 hommes mis en examen risquent tous jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
01:28Pourquoi ? Car selon le code pénal, en fait, le complice d'un meurtre encourt les mêmes peines que l
01:33'auteur principal.
01:34En revanche, l'avocat, lui, de la famille de Quentin, eh bien, il parle de son côté d'un guet
01:39-apens.
01:40Et un guet-apens, eh bien, c'est une circonstance agravante, c'est-à-dire que ça peut aller jusqu
01:44'à la réclusion criminelle à perpétuité.
01:46Mais pour le moment, cela, ça n'a pas été retenu par les juges d'instruction.
01:50Commissaire Loz, on voit que les chefs d'inculpation sont extrêmement graves pour ceux qui sont actuellement écroués.
01:56On va réussir à avoir le déroulé exact des faits, savoir s'il y a eu préméditation au guet-apens,
02:02comme le dit l'avocat de la famille de Quentin ?
02:04L'enquête le permettra ?
02:06Je pense que oui, tout a été dit. Ce qui est à rechercher, c'est à bien qualifier juridiquement l
02:13'intention homicidaire.
02:15Et en même temps, la préméditation, qui est très importante, et après, l'imputabilité des faits.
02:21C'est ce que vont chercher les magistrats. Qui a porté précisément des coûts ?
02:25Ça, c'est très important. Pour l'instant, on le voit, la justice a été très réactive, la police a
02:31mis les moyens, et l'enquête a bien avancé.
02:35Après, il y a en miroir une deuxième enquête, vous savez, un peu comme les notions d'association de malfaiteurs
02:42en vue d'eux pour le terrorisme.
02:45Et là, ça va concerner peut-être l'association de malfaiteurs. Il y a une réflexion à avoir, en tout
02:51cas, en se disant, est-ce que ce groupe est un groupe qui, fortuitement, a fait ça ?
02:58Est-ce que c'est méprémédité ? Est-ce qu'il y a une idéologie de légitimation de la violence
03:03qui s'installe ? Et à quel niveau ?
03:05Et là, c'est quand même intéressant. Là, les notes et des services de renseignement vont être particulièrement éclairantes, d
03:13'autant que la Jeune Garde est un mouvement qui aurait dû être officiellement dissous.
03:17Et on attend que le Conseil d'État se presse de confirmer cette dissolution, comme ça a été fait pour
03:23d'autres groupes.
03:24Encore un mot, Mathieu Devez, de cette manifestation de samedi, 3 200 personnes à Lyon. Vous avez appris vos informations
03:30dans l'après-midi que trois enquêtes ont été ouvertes par le parquet.
03:34Oui, et d'abord, précisons que cette marche, elle s'est majoritairement déroulée dans le calme. Vous l'avez dit,
03:393 200 personnes encadrées par un important dispositif de sécurité.
03:43Et pourtant, dès samedi soir, la préfecture a signalé au procureur de la République de Lyon des gestes et des
03:50propos répréhensibles.
03:51De quoi parle-t-on concrètement ? J'ai pu avoir la préfecture au téléphone, qui donne davantage d'informations,
03:56sont évoquées plusieurs saluts nazis, mais aussi des insultes racistes et insultes homophobes.
04:01Et donc, ces trois enquêtes qui ont été ouvertes aujourd'hui, ça y est, ça nous est confirmé.
04:06Alors, une première pour port d'armes. Le suspect a même été déféré aujourd'hui dans le cadre d'une
04:11comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
04:14Une deuxième enquête pour apologie de crimes contre l'humanité.
04:19Ça, bien sûr, c'est après ces saluts nazis.
04:21Un tel délit est même passible de 5 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
04:25Et une troisième enquête, ouverte pour ces propos mentionnés précédemment, insultes à caractère raciste et homophobe.
04:31Commissaire Lowe, un commentaire, Éric Revelle ensuite.
04:33Écoutez, c'est très bien que la justice passe, que les violences d'extrême droite, où les saluts nazis fassent
04:41l'objet d'enquêtes et soient jugées au tribunal.
04:44Il faut avoir l'honnêteté de dire qu'il y avait très peu de monde sur cette manifestation, 3 000
04:49personnes.
04:50On n'a eu aucun véhicule brûlé. Ça s'est bien passé. Il y a eu des incidents graves isolés.
04:58Très bien, il faudra les traiter.
05:00Mais moi, ce que je note, c'est peu de monde, 3 200 personnes. Pas de dégâts, pas de véhicules
05:05brûlés, contrairement à d'autres types de manifestations qui systématiquement dégénèrent.
05:11Absolument. À l'instant, on apprend par un communiqué de l'avocat des parents de Quentin que la famille condamne
05:17la récupération et les débordements.
05:19Éric Revelle, le débordement sans doute en marge de cette manifestation.
05:23Oui, c'est une très bonne chose. Il faut que la justice passe. Mais vous avez noté qu'il y
05:27avait une contre-manifestation d'organisé à Rennes, avec cette fameuse banderole.
05:31Nous ne pleurerons pas, d'ailleurs avec une faute d'orthographe énorme.
05:34Parce qu'en fait, on met ne pleureront pas et on ne pleure pas les nazis, en parlant de Quentin.
05:40Et on entendait des slogans, puisqu'on parlait tout à l'heure de déstructuration de l'État et de cette
05:44extrême gauche qui porte cette idéologie.
05:46C'était abat les fachos. Très bien, personne n'est pas le fascisme. Mais abat l'État et abat les
05:50flics. Abat l'État et abat les flics.
05:53Donc ça veut dire que ces gens nous réservent une société dans laquelle il n'y a plus d'État
05:56et il n'y a pas de flics pour maintenir l'ordre. Je reprends le terme.
06:00Mais en fait, c'est une anarchie totale et c'est la rue qui gouverne.
06:04Donc c'est très clair. Et puis juste sur le martyr qu'a subi Quentin, sur le commissaire, ça va
06:11être compliqué pour la justice d'imaginer qui a donné, dans le martyr qu'il a vécu au sol...
06:17Il y a des vidéos.
06:17Oui, non mais qui a imputé le coup mortel. En fait, à mon avis, ils sont plusieurs. N'oublions pas
06:25qu'il a une fracture du crâne.
06:27De l'ostemporal.
06:29Vous vous rendez compte ? Donc comment imputer à une seule personne, ça me semble très compliqué.
06:33Ça me fera compliqué. C'est très compliqué.
06:35C'est très compliqué. Juste pour revenir sur cette manifestation, donc il y a eu des débordements et la justice
06:39en est saisie.
06:40Mais il y avait aussi des gens qui sont venus tout simplement pour rendre hommage à Quentin.
06:43Nos équipes étaient sur place. Écoutez juste ces gens qui venaient juste pour dire, voilà, c'est pas supportable qu
06:47'un jeune de 23 ans meure dans la rue.
06:49Pour moi, triste. Très triste. Parce que ça peut être mon enfant. Ça peut être mon enfant. Et puis être
06:57massacré de cette façon. D'être poursuivi.
07:00Vous voyez, j'ai un âge. J'ai plus de 70 ans. Jamais ça n'aurait pu exister dans notre
07:06jeunesse.
07:06Émotion, solidarité. Et je me suis dit, plus il y aura de vieux, ce sera aussi bien. Il ne pourra
07:11pas que des jeunes. Parce que les jeunes aussi, ils ont envie d'être soutenus.
07:14C'est un véritable drame qui est arrivé. Il ne faut plus jamais que ça arrive. C'est vraiment un
07:21Quentin de trop. Et je suis vraiment là en soutien pour la famille, pour les proches et pour que cela
07:28n'arrive plus jamais.
07:28C'était important d'entendre ces manifestants, Alexandre Devecchio, parce qu'effectivement, il y a sans doute eu ces débordements
07:34qui sont condamnés par la justice, poursuivis par la justice.
07:38Il y a des gens très sincères aussi qui sont juste venus dire, voilà, on trouve ça absolument insupportable.
07:41– Dans les trois personnes, il y avait une majorité de gens sincères. Je pense qu'il faut absolument casser
07:48le narratif.
07:49D'abord que Quentin serait néo-nazi ou d'extrême droite et que toutes les personnes qui seraient indignées par
07:56sa mort seraient également des complices de cette idéologie-là.
08:00C'est une falsification des faits et de la réalité. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a
08:05pas des groupes néo-nazis en France.
08:08À mon avis, ils sont minoritaires et marginales. Ils se sont greffés sur cette manifestation.
08:12Il faut les condamner, mais il ne faut pas réécrire l'histoire. Il a été tué par un groupe de
08:18nervés d'extrême-gauche.
08:19– Allez, écoutons peut-être Jean-Luc Mélenchon, et là je vais vous faire réagir, parce qu'il s'est
08:23exprimé sur sa chaîne YouTube il y a quelques instants,
08:25sur cette manifestation qu'il qualifie de manifestation néo-nazis.
08:30– On dit des choses qui ne sont pas, comme on dit à Bompard.
08:33Là, vous n'avez pas exprimé de compassion, M. Bompard, on ne voit pas les larmes couler sur vos joues
08:38quand vous abordez ce sujet.
08:39C'est incroyable, et il faut dire, oui, oui, pardon, nous avons beaucoup de compassion.
08:43Qu'est-ce que ça veut dire que tout ça ? Et il y a des choses qu'il est
08:46interdit de dire.
08:47Par exemple, on ne peut pas parler des raisons pour lesquelles le jeune homme à Lyon était présent ce jour
08:55-là.
08:56Il passait dans la rue après avoir été une partie de carte, sans doute.
09:00Il est impossible de dire qu'il préparait un traquenard contre d'autres, et ainsi de suite, et que c
09:06'est un néo-nazi.
09:07C'est un moment politique caractérisé par le retour des pétainistes.
09:13Alors bon, les artisans du marché noir n'ayant jamais constitué un parti, on ne les verra pas,
09:18mais les pétainistes, si.
09:20Eux, leur vocabulaire, leurs admirations qui reviennent sur le devant de la scène,
09:25et on a pu le voir au cours de la manifestation néo-nazi qui s'est tenue ce samedi à
09:30Lyon
09:30et qui a été autorisée par les autorités d'un homme qui est chef de l'État
09:35et qui lui-même trouvait admirable Philippe Pétain ou Maurras.
09:39Alors, pour Jean-Luc Mélenchon, dans la provocation totale insupportable,
09:44je sais pas, c'est ce qu'il dit que Quentin est néo-nazi.
09:46Bien sûr, mais là, il joue sur une matrice idéologique qui existe depuis des décennies,
09:53et depuis plus de 40 ans, même 50, qui est le fait qu'en effet, le danger en France,
09:58le danger en France, c'est le fascisme.
10:00On a ressuscité des affiches, d'ailleurs du PC, où on montre De Gaulle en train d'étrangler la République
10:07en 58,
10:08et on dit « le fascisme revient ».
10:10Voilà, c'est pour donner juste idée.
10:12En fait, le problème fondamental de la gauche en France, fondamental,
10:16par rapport aux autres gauches européennes,
10:18c'est que la gauche en France n'a jamais su être anti-totalitaire.
10:23Elle a été anti-faschisme.
10:25Et ça, ce sont deux choses différentes.
10:27Parce qu'en étant anti-fasciste, elle court après quelque chose
10:30qui, en effet, d'une manière résiduelle est dangereuse,
10:32la question ne se pose même pas,
10:33mais quelque chose, un adversaire qu'elle sublime.
10:36Voilà.
10:37Mais le totalitarisme, en revanche,
10:39quand il est là, quand il est chez nous, dans nos portes,
10:42là, bizarrement, elle est aveugle, la gauche ne le voit pas.
10:45Et ça, c'est vraiment une...
10:47Moi, je suis outré par les propos de Jean-Luc Mélenchon,
10:50un responsable politique de son niveau et de son expérience.
10:53On ne devrait surtout pas tenir ce genre de propos,
10:56vu le climat dans lequel le pays est en train de basculer.
10:59Pourquoi je vous dis ça ?
10:59Parce que si vous dites qu'on est en phase pétainiste,
11:02c'est presque ce qu'il nous dit, on est en 1934
11:05et la montée du fascisme va devenir un tsunami
11:07dans notre pays et pas chez notre voisin.
11:10Mais en fait, il légitime.
11:11Il légitime les furtons actes de l'opération.
11:13C'est quand il dit qu'Antin était un néo-nazi.
11:15Mais puisque vous avez des gens qui le suivent aveuglément,
11:18qui ont pour réponse politique la violence,
11:21quand vous entendez votre chef dire ça,
11:23vous êtes tenté de passer à l'acte,
11:24puisque le pays va être submergé par le...
11:28Quand il y a une candidate,
11:31quand il y a une candidate de boxe centrale à Marseille,
11:34il y a la bêtise, je ne dis pas d'autres mots,
11:36d'employer Martine Vassal,
11:37d'employer le mot travail, famille, patrie dans un discours,
11:40excusez-moi.
11:41Oui, mais excusez-moi.
11:43Excusez-moi.
11:44Mais oui, alors je dis vous plaît,
11:46Joseph Eric, commissaire Rose,
11:49on a un commissaire sur le plateau,
11:51il va faire régner l'ordre aussi bien que moi.
11:53Quand vous vous entendez ce que dit Jean-Luc Mélenchon,
11:55ça vous inspire quoi ?
11:56Déjà, je trouve catastrophique
12:00cette volonté de, c'est son terme,
12:02de tout conflictualiser, extrêmement dangereux.
12:04Il y a une forme d'inversion victimaire.
12:06Au lieu d'avoir du respect au niveau humain,
12:09simplement pour un jeune homme qui est mort,
12:12on essaye de brouiller son image scandaleux.
12:15Quand Clément Méry, qui a été tué il y a 13 ans
12:18par des groupes d'ultra-droite,
12:20il fallait le dénoncer,
12:21c'était des groupes d'ultra-droite
12:22qui ont été parfois, je crois, dissous,
12:25les auteurs ont été interpellés,
12:26ils sont en prison,
12:27et il faut être au clair.
12:30Effectivement, il y a une...
12:32Jean-Luc Mélenchon joue,
12:33on le voit, nous, policiers,
12:36gravement avec le clientélisme
12:38et en même temps avec la violence
12:40qu'il essaye de légitimer,
12:42il attaque systématiquement la police.
12:44Et en même temps, je suis d'accord avec lui,
12:46l'extrême droite est dangereuse,
12:48Vichy n'est pas une bonne période,
12:49mais quand François Mitterrand a reçu
12:51la francisque du maréchal Pétain,
12:54Jean-Luc Mélenchon a pratiquement défendu,
12:57a défendu François Mitterrand en disant
12:58c'est une autre époque,
13:00il faut comprendre, etc.
13:01Donc moi simplement, je dis,
13:02il faut être au clair,
13:04il faut dénoncer la violence politique.
13:06On est en train...
13:07L'Assemblée nationale est une pétodière,
13:09les facs ne sont plus un lieu de débat,
13:11de transmission du savoir,
13:13c'est une pétodière,
13:14il y a un terrorisme intellectuel qui s'installe,
13:16c'est malheureusement l'extrême gauche
13:18qui est en train de l'installer,
13:20et c'est ce que je dénonce,
13:22comme j'aurais dénoncé de la même façon,
13:23si c'était l'extrême droite,
13:25simplement il faut qu'on puisse parler
13:26de façon civilisée,
13:28et on a un parti qui joue avec le feu,
13:30et on a un parti de pyromanes.
13:32Rachel Kahn, c'est aussi ce que vous décrivez
13:33dans votre livre,
13:34la culture de l'ultra-violence.
13:35Exactement, et puis c'est toujours
13:36le même mécanisme,
13:38c'est-à-dire que là,
13:39en entendant les propos de Jean-Luc Mélenchon,
13:41on pense cette femme violée,
13:43elle l'a bien cherchée,
13:44les juifs au moment du 7 octobre,
13:47le 8 octobre,
13:47c'était ils l'ont bien cherchée
13:48parce que ce sont des génocidaires.
13:50Là maintenant pour Quentin,
13:51c'est ils l'ont bien cherchée
13:52parce que c'est un néo-nazi.
13:53C'est-à-dire que c'est à la fois
13:55du terrorisme intellectuel,
13:57mais c'est absolument obscène
13:59en fait comme mécanisme,
14:00parce qu'on se souviendra quand même
14:02que dans la période
14:03il y a quelques mois,
14:04c'est quand même la France insoumise
14:05qui a sorti une affiche
14:07de Cyril Hanouna,
14:08qui était un copier-coller
14:10des affiches de Goebbels
14:11sur le juif.
14:12Donc il n'a pas de leçons à donner
14:13en matière de lutte
14:14contre l'antisémitisme.
14:16Commissaire, un dernier mot ?
14:18Peut-être ?
14:18Ou Alexandre ?
14:19Trois choses...
14:20Pardon ?
14:20Moi je veux simplement dire que
14:24je pense qu'on a un bien précieux
14:26qui s'appelle la démocratie.
14:28Dans les années 30,
14:30les choses ont dérapé
14:31parce qu'on a des milices communistes
14:33et des milices d'extrême droite,
14:34les chemises noires,
14:35le Mussolini,
14:36les sections d'assaut,
14:37etc.
14:37qui ont commencé à dire
14:39l'adversaire politique
14:40est un ennemi
14:41et en même temps
14:42terrorisme intellectuel
14:44qui légitimait la violence.
14:45Alors effectivement,
14:46il y avait des mouvements
14:47très violents de part et d'autre,
14:48mais il y a aussi eu
14:50un face-à-face
14:51qui a été organisé
14:52entre groupes
14:53qui se nourrissaient,
14:54entre groupes
14:54qui se nourrissaient,
14:55qui se nourrissaient
14:57et qui en même temps
14:58qui entretenaient
14:58cette conflictualité,
15:00qui l'a légitimée,
15:02qui ont délégitimé
15:03le travail de la police
15:04et finalement la démocratie.
15:05Il n'y a plus de substrat idéologique derrière.
15:06Avec un substrat idéologique.
15:08Le livre de Rachel Kahn,
15:09c'est qu'aujourd'hui,
15:09il y a un esthétisme
15:11de la violence,
15:11mais il n'y a plus
15:12de substrat idéologique.
15:12Non mais surtout,
15:13moi je ne crois pas,
15:14d'abord un mot sur Mélenchon
15:16quand même,
15:16parce que trois choses,
15:17d'abord ça relève
15:18de la diffamation,
15:19moi j'espère qu'il va être
15:20attaqué par la famille,
15:21il n'a pas beaucoup de courage
15:22parce que s'il en avait,
15:23il dirait ça
15:24à la mère de famille
15:25ou au père de famille
15:26en face,
15:27donc c'est assez abject
15:28de salir la mémoire
15:29d'un mort innocent,
15:31ça c'est la première chose.
15:32La deuxième chose,
15:33c'est qu'effectivement,
15:34il vient de donner
15:35un brevet de résistance
15:36à tous les groupuscules
15:37de nerviers antifascistes,
15:38donc ils n'ont plus
15:39qu'à recommencer.
15:40La troisième chose,
15:41c'est que moi,
15:42je pense que les analogies
15:43avec les années 30
15:44sont fausses
15:44et aveuglantes.
15:46C'est pour ça
15:47que je parlais
15:48de groupuscules
15:49d'extrême droite résiduelles,
15:51non pas qu'ils ne soient pas dangereux,
15:52non pas qu'il ne faille pas
15:53les convaincre,
15:54non pas qu'ils n'aient pas
15:55commis des crimes,
15:56mais en réalité,
15:57il n'y a pas de renaissance idéologique
15:58du fascisme en France.
15:59Ça n'existe pas,
16:00il n'y a pas de parti de droite
16:01qui souhaite revoir le fascisme.
16:05Au contraire,
16:05tous les partis de droite
16:06font tout
16:06pour s'extirper
16:08de ces comparaisons-là
16:11et pour mettre de côté
16:12ces groupuscules-là.
16:13Par contre,
16:14à gauche,
16:14il y a la renaissance
16:15d'une extrême gauche violente
16:17qui a une vieille tradition,
16:18on ne le dit jamais,
16:19mais effectivement,
16:20de violences
16:21en remontée à la terreur,
16:22ne serait-ce que
16:23dans les années 80-90,
16:25Action Direct,
16:26c'est 80 assassinats
16:28et attentats revendiqués.
16:31Les brigades rouges
16:32en Italie,
16:33encore plus.
16:34Donc,
16:35c'est beaucoup plus
16:37ça
16:38qui est en face de nous
16:39et même quelque chose
16:40de nouveau
16:40à l'extrême gauche
16:41parce qu'on voit bien
16:41que chez Mélenchon,
16:42il y a aussi le compagnonnage
16:43avec l'islamiste
16:45qui est quelque chose
16:45de nouveau.
16:46Donc,
16:46méfions-nous
16:47des comparaisons historiques
16:48parce que souvent,
16:49ça sert à rejouer
16:50justement un petit théâtre
16:51antifasciste
16:52qu'on joue depuis 40 ans
16:53en France
16:53qui est ridicule
16:55et de ne pas voir
16:56les vraies menaces
16:57qui sont les menaces
16:58d'aujourd'hui.
16:59L'islamisme
17:00a serré la main
17:01à Hitler
17:01à l'époque
17:02avec le grand moufti
17:03donc ça remonte
17:04aussi à loin
17:04et on voit à quel point
17:06la haine du juif
17:07et le terreau
17:08à l'extrême gauche
17:08est un laboratoire
17:10pour générer la violence
17:11dans notre société.
17:12Commissaire Lohse
17:13il y a cette violence
17:14et c'est comme toujours
17:15les policiers
17:16qui sont visés
17:16là particulièrement
17:17dans ces manifestations
17:19ou par cette extrême gauche
17:21qui en fait des cibles prioritaires.
17:24On a eu des mouvements
17:25des manifestations
17:27qui débordent systématiquement
17:29qui d'ailleurs gâchent
17:30les manifestations
17:32ne retient pas
17:32les revendications sociales
17:35etc.
17:36avec des slogans
17:37rappelez-vous
17:38suicidez-vous
17:39à l'encontre
17:40des forces de l'ordre
17:42c'est juste ignoble
17:43c'est épouvantable
17:44et il faut rappeler
17:45que les forces de l'ordre
17:46c'est des gens du peuple
17:47le peuple
17:48c'est des gens
17:49qui viennent souvent
17:50des classes populaires
17:51et nos gardiens de la paix
17:52qui font un travail
17:54remarquable
17:54et à qui on dit
17:56suicidez-vous
17:56alors qu'ils sont
17:57les piliers
17:58de la république
18:00d'une république
18:00dont l'autorité
18:02et la dissuasion judiciaire
18:03s'effondrent
18:05et moi je veux
18:05comme représentant
18:07du syndicat des commissaires
18:08leur rendre hommage
18:09parce qu'ils font un travail
18:11remarquable
18:12ils interviennent
18:12dans des conditions
18:14extrêmement compliquées
18:15aujourd'hui
18:15avec beaucoup de professionnalisme
18:17et de sang-froid
18:18merci beaucoup
18:18commissaire Lowe
18:19l'insécurité
18:20stop à la descente
18:20aux enfers
18:21c'est votre livre
18:21avec Frédéric Ploquin
18:23merci
18:23on va faire une petite pause
18:24on se retrouve dans un instant
18:25on va parler
18:26maintenant de la situation
18:27au Mexique
18:28qui connaît une vague
18:29de violence
18:29sans précédent
18:30après l'élimination
18:31du plus gros chef
18:32de cartel de drogue
18:34on sera avec
18:34l'ancien ambassadeur de France
18:35aux Etats-Unis
18:36Philippe Etienne
18:37on parlera aussi
18:37de la situation en Iran
18:38avec de nouvelles tensions
18:40à tout de suite
18:41à tout de suite
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