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  • il y a 12 minutes
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Transcription
00:00Un dernier mot de l'actualité, le Conseil d'État a élargi aujourd'hui l'accès aux soins gratuits pour les réfugiés en France
00:05en proposant des titres de séjour pour raisons médicales.
00:09C'est quelque chose dont vous allez parler ce soir, peut-être Gauthier Lebat ?
00:12Oui, certainement, mais vous savez, il y avait déjà une grande enquête qui est parue dans Marianne il y a quelques semaines
00:16où on apprenait effectivement que la France était le seul pays au monde à faire des titres de séjour
00:22si vous avez des problèmes psychiatriques.
00:25Donc c'est-à-dire que notre pays est en train de devenir un asile psychiatrique à ciel ouvert,
00:28qu'on fait venir des gens qui ont donc des problèmes psychiatriques
00:31et que c'est une raison pour être régularisé et pour pouvoir avoir un titre de séjour pour être soigné en France.
00:38Donc la France devient l'hôpital du monde et ça ne suffit pas pour le Conseil d'État.
00:43Il faut élargir encore un peu plus ses soins.
00:46En plus, ça vient contrecarrer les annonces de Sébastien Lecornu ce week-end
00:50qui voulait réduire le panier de soins de l'aide médicale d'État.
00:55Donc quand on citait le Conseil constitutionnel qui est un problème,
00:58excusez-moi par certaines décisions, le Conseil d'État l'est également,
01:02c'est proprement lunaire, on est le seul pays à faire ça
01:05et on n'en voit pas la raison.
01:08Pourquoi faire venir en France des gens qui ont des troubles psychiatriques ?
01:11Et après, qu'est-ce qui se passe quand, évidemment, il y a des histoires
01:15avec des gens qui ont des troubles psychiatriques,
01:17on dit qu'ils ne sont pas responsables de ce qu'ils ont fait ?
01:19Mathieu Vallée ?
01:21Non mais Marine Le Pen a fait un tweet qui résume tout.
01:24Un réfugié aujourd'hui ou un étranger qui a un titre de séjour
01:27en Allemagne, en Espagne ou dans les pays de l'Union Européenne,
01:30il va maintenant pouvoir demander à être soigné en France.
01:32On est chez les fous.
01:33Pardon, mais on a un tiers des Français qui ne peuvent pas se soigner
01:36parce qu'ils n'ont pas les moyens de le faire.
01:38Donc avant de s'occuper des autres, on coupe des nôtres.
01:40Et ce n'est pas raciste de dire ça aux fachos.
01:42C'est simplement de dire que moi, je ne résous pas
01:44que des gens ne puissent pas se soigner les yeux,
01:46se soigner de maladies,
01:48parce que finalement, on veut soigner le monde entier.
01:51Et je termine, sur l'aide médicale d'État,
01:52c'est 1,3 milliard.
01:55Nous, on veut une urgence médicale d'État.
01:56Le tout, ce n'est pas de raboter quelques soins.
01:58Le tout, c'est de dire que non, on ne laisse pas crever les gens,
02:00quel que soit évidemment leur origine.
02:02Je parle en termes de papier sur le territoire français.
02:05Mais le but, c'est de dire qu'on soigne les urgences.
02:06Parce qu'aujourd'hui, notre système hospitalier est à bout
02:09et vous en faites l'écho tous les jours.
02:10Avec ces urgences qui débordent de patients
02:13et dont les personnes à soigner, on n'y arrive plus,
02:14non pas par mauvaise volonté,
02:15mais parce qu'ils n'ont plus les moyens de nous soigner correctement.
02:17Et j'entendais tout à l'heure dans l'émission de Christine Kelly sur Europe 1,
02:20un auditeur qui disait
02:21« Mais moi, je vais rendre ma nationalité française
02:22parce que j'aurais peut-être une chance d'être mieux soignée
02:25que ce que je fais actuellement, Louis Dragnel. »
02:27Mais surtout que dans le cas d'Espèce,
02:29quand vous regardez le détail de la décision du Conseil d'État,
02:31il s'agit d'un réfugié qui était en Grèce
02:33et qui n'a pas pu se faire soigner
02:35avec soi-disant les bonnes conditions.
02:36Il n'y avait que la France
02:37qui pouvait lui apporter les bonnes conditions
02:40pour pouvoir se faire soigner.
02:41Donc c'était un pays de l'Union européenne.
02:43On ne parle pas d'un pays sous-évolué ou sous-développé.
02:46On parle d'un pays de l'Union européenne.
02:48Et donc pour cette simple raison,
02:49le Conseil d'État dit
02:50« Bon, maintenant, tous les réfugiés
02:52qui sont dans n'importe quel pays de l'Union européenne
02:54peuvent bénéficier de ce dispositif
02:57et donc de ce nouveau titre de séjour. »
02:58Moi, ce que j'observe quand même,
02:59c'est une très grande politisation
03:01du Conseil d'État depuis des années.
03:04Et c'est assez étonnant.
03:04Mais figurez-vous qu'il y a un an, jour pour jour,
03:07c'était le 2 décembre,
03:08enfin quasiment 2 décembre l'an dernier,
03:10le Conseil d'État rendait une décision
03:11qui interdisait aux préfets
03:13de faire ce qu'on appelle la non-admission.
03:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
03:16vous avez énormément de clandestins
03:18qui essayent d'arriver sur le territoire national
03:20et on considérait que
03:22juste autour de la frontière immédiate française,
03:26quand les policiers interpellaient des clandestins
03:28et qu'ils les refoulaient,
03:29ils les raccompagnaient à la frontière,
03:31on considérait qu'ils n'avaient jamais mis les pieds
03:33sur le territoire français,
03:34ce qui évitait de rentrer
03:35dans toutes les procédures administratives.
03:37Bref, il y a un an, jour pour jour,
03:39le Conseil d'État a pris cette décision.
03:40La conséquence, c'est qu'il y a à peu près
03:4230 à 40 000 clandestins
03:43qu'avant, on réussissait à refouler
03:45et qu'aujourd'hui, on ne refoule plus
03:47et qui mettent leurs pieds aussi
03:49dans tout le dispositif administratif français
03:51et qui encombrent les tribunaux administratifs,
03:53tout le système français.
03:54Allez, petite pause.
03:55Gauthier, vous pouvez rajouter un mot ?
03:56Un chiffre, un chiffre.
03:57600 millions.
03:58600 millions de personnes à travers le monde
04:00sont éligibles aux droits d'asile en France.
04:02600 millions.
04:03Eh bien, très bien.
04:04Merci beaucoup Mathieu Vallée.
04:05Merci à vous.
04:0621h, 100% politique.
04:07Absolument.
04:08On se retrouve dans un instant,
04:09on sera avec Nicolas Bouzou,
04:10l'éternel sursaut.
04:11Il va nous dire qu'il y a des solutions
04:12pour redresser la France.
04:13A tout de suite.
04:15Punchline.
04:1618h-19h sur CNews et Europe 1.
04:18Laurence Ferrari.
04:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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