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  • il y a 11 heures

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00:00Pour cette allocution d'Emmanuel Macron qui aura duré moins de 10 minutes, 8 minutes très précisément
00:06et pour revenir sur cette prise de parole du Président français,
00:10nos informés dans le studio de France Info.
00:13Bonsoir Paul Barcelone.
00:14Bonsoir Victor.
00:14Du service politique de France Info, Adèle Bacawan est aussi avec nous, bonsoir.
00:18Bonsoir.
00:18Et bienvenue directeur de l'Institut Européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord,
00:22le titre de votre dernier livre, La Décomposition du Moyen-Orient,
00:26trois ruptures qui ont fait basculer l'histoire.
00:28Bonsoir Adel Intercept.
00:29Bonsoir.
00:30Correspondante en France pour la RTBF, c'est la radio et la télévision publique belge.
00:35À vos côtés, Christophe Jacubizine.
00:36Bonsoir Christophe.
00:37Bonsoir.
00:37Directeur de la rédaction des Echos et Cédric Clerin.
00:40Bonsoir Cédric.
00:41Bonsoir.
00:41Rédacteur en chef de l'Humanité Magazine.
00:43On va revenir donc sur cette prise de parole d'Emmanuel Macron.
00:47Paul Barcelone, qu'est-ce que l'on en retient en priorité ?
00:50Bon alors d'abord que le chef de l'État a été court et plutôt concis,
00:53voire même très clair, ce qui est parfois assez inhabituel,
00:56environ 8 minutes d'allocution.
00:58Et cette annonce, dans les toutes dernières minutes de cette allocution,
01:02enregistrée peu avant 20h depuis son bureau doré au palais de l'Elysée,
01:07le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle,
01:09qui est un symbole évidemment,
01:12voilà, symbole des armées françaises,
01:14de la puissance militaire, si j'ose dire, de la France,
01:17là s'accompagnant aussi du déploiement d'un bateau militaire.
01:20Il a parlé de la frégate, le Languedoc, au large de Chypre aujourd'hui,
01:23pays de l'Union Européenne qui a été visé par des frappes,
01:25une deuxième base militaire au Moyen-Orient visée,
01:28le rapatriement via deux vols qui arriveront ce soir à Paris,
01:33des ressortissants qui le veulent.
01:35Jean-Noël Barraud avait ce matin parlé des ressortissants les plus vulnérables.
01:38Voilà pour les annonces du président de la République.
01:41Finalement, en un mot, mais l'analyse sera faite sur ce plateau,
01:43je pense qu'il ne manquait qu'une chose qu'on se disait juste avant,
01:46c'est le « nous sommes en guerre ».
01:47Quelque part, Emmanuel Macron déploie ce soir l'arsenal militaire,
01:51mais je trouve sur la forme, sans trop en faire, sans trop surjouer,
01:56plutôt, comme je le disais au départ, assez calme, concis, clair et plutôt factuel.
02:00Et juste un dernier point,
02:02mais là encore on aura certainement l'occasion d'en parler,
02:04sur le côté diplomatique,
02:06où il parle de la première responsabilité qui incombe à l'Iran,
02:09et donc pas forcément aux Etats-Unis et à Israël
02:12qui ont ciblé l'Iran pas plus tard que ce week-end.
02:16Donc première responsabilité pour l'Iran,
02:17et surtout condamnation,
02:20sans attendre d'une possible, probable, future opération terrestre
02:25qui serait menée par Israël.
02:26On sait qu'il y a eu des incursions au sud du Liban,
02:28puisqu'il parle de fautes majeures et d'erreurs stratégiques.
02:30Et Adèle Bakawan, justement,
02:32ça a été le début de cette allocution d'Emmanuel Macron,
02:35où il a dit que l'Iran portait finalement,
02:37ont premier la responsabilité de ce qui se passe actuellement,
02:42un jeu de funambule en quelque sorte,
02:44en condamnant aussi de l'autre côté les frappes israélo-américaines.
02:47Il y a plusieurs éléments très très intéressants
02:49dans le discours d'Emmanuel Macron.
02:51On attendait ce discours,
02:53on entendait vraiment une clarification de la part de la France.
02:57Pourquoi ? Parce que tout simplement,
02:58la France ne peut pas rester comme spectateur
03:02de ce qui se passe au Moyen-Orient.
03:03On est directement et indirectement touchés.
03:07Pourquoi ? Parce qu'on a signé des partenariats de défense
03:10avec le Kuwait, le Qatar et surtout les Émirats arabes unis,
03:13mais aussi avec le Kurdistan irakien.
03:16Je ne sais pas si vous l'avez remarqué ou pas,
03:18nous avons des forces militaires au Kurdistan irakien.
03:21Et donc, le Kurdistan irakien,
03:23qui est lourdement frappé en ce moment par les Pazdaran,
03:26mais aussi par certaines milices irakiens.
03:28Là, c'est très clair.
03:30La France, un, n'entre pas directement dans la guerre.
03:34Deux, la France interviendra pour défendre ses allées.
03:38Et trois, la France condamne d'une manière claire et nette
03:43la République islamique d'Iran
03:44parce que cette République, certes,
03:47n'a pas pris l'initiative pour attaquer Israël,
03:49cette fois, ou les États-Unis d'Amérique,
03:51mais cette République a déployé un ensemble des moyens
03:54pour préparer les conditions objectives de cette guerre.
03:56Avec cette phrase d'Emmanuel Macron,
03:58les États-Unis et Israël ont agi en dehors du droit international,
04:01mais aucun bourreau ne sera regretté.
04:03Christophe Jacobizine.
04:04Moi, ce qui m'a frappé, je suis d'accord avec ce qui a été dit,
04:06mais quand même, ce qui m'a frappé,
04:07c'est quand même le sentiment qu'on est complètement impuissant.
04:10C'est-à-dire qu'y compris à l'égard du Liban,
04:12qui est quand même un pays historiquement extrêmement proche de la France,
04:15la seule chose qu'on est capable de faire,
04:17c'est de demander aux Israéliens,
04:19ça ne servira à rien,
04:20parce qu'Israéliens ont dit qu'ils allaient occuper une partie du Nord-Liban
04:24pour faire une zone tampon avec la population israélienne.
04:28Ce qui est frappant, quand même,
04:29c'est qu'on n'a absolument aucun rôle,
04:31et on est complètement spectateur.
04:33Certes, on respecte des engagements militaires
04:36et de coopération militaire avec certains pays,
04:38on va honorer nos engagements,
04:40on va les aider à se défendre,
04:41on déploie des forces qui vont permettre
04:42de se déployer des moyens anti-aériens supplémentaires,
04:46le porte-avions, c'est aussi un symbole, effectivement,
04:49de la force militaire française,
04:50mais on est complètement en dehors du jeu diplomatique et militaire de ce conflit.
04:55On regarde ça en spectateur,
04:56et moi, ça m'a frappé,
04:58peut-être qu'effectivement,
04:58elle m'apprend avec le bon ton,
05:00c'est-à-dire que, pour une fois,
05:01une forme de retenue,
05:04mais je pense qu'il est lui-même tout à fait conscient
05:07qu'on n'a aucun moyen d'intervenir dans ce conflit,
05:09c'est-à-dire ni de raisonner les Américains ou les Israéliens,
05:12ni d'avoir un rôle diplomatique.
05:15Donc, moi, j'ai trouvé que c'était quand même assez inquiétant,
05:17après, c'est la réalité de ce que la France est aujourd'hui,
05:20notamment dans cette région du monde,
05:21mais globalement, on est spectateur.
05:24Vous partagez cette analyse, Adeline Perset ?
05:26Non, pas complètement.
05:30Évidemment qu'il y a une forme d'impuissance,
05:31mais pas seulement de la France,
05:33il y a une forme d'impuissance de la communauté internationale,
05:36depuis que Donald Trump fait du Donald Trump,
05:39et que ça nous a menés là où ça nous mène,
05:42en plus, évidemment, de la responsabilité du régime iranien.
05:47Moi, ce que je note quand même,
05:48c'est qu'on ne l'a pas évoqué encore,
05:52il dit que la France va faire partie d'une coalition
05:53pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
05:57Avec les Anglais et les Allemands.
05:59Exactement.
06:00Et donc, ça veut dire qu'avec le Royaume-Uni et l'Allemagne,
06:03il y a quand même une prise de décision,
06:06notamment diplomatique, mais urgente,
06:08parce que les Européens, dans leur sens,
06:10en général, l'attendent.
06:12Je veux dire, en Belgique aussi,
06:13chez nos voisins,
06:15tout le monde attend une sécurisation
06:17de ce détroit d'Hormuz
06:18pour le côté totalement stratégique
06:20qu'il représente.
06:22C'est intéressant parce que c'est vital pour l'Europe.
06:24Ce n'est pas du tout vital pour les Américains,
06:26par exemple, ou les Russes.
06:27C'est vital pour l'Europe
06:28parce qu'on dépend extrêmement fortement
06:30du GNL qui vient du Qatar.
06:33Le gaz naturel des Kéfi.
06:34Qui, d'ailleurs, a pris 70% de hausse
06:39en 48 heures.
06:40Donc, en fait, on va dans l'étroit d'Hormuz
06:42uniquement pour notre propre intérêt.
06:44D'ailleurs, c'est normal de l'y aller.
06:45Et pour essayer de...
06:46On a quand même basculé du gaz russe
06:50au GNL Qataris et américain.
06:52Et là, la seule chose qu'on peut faire,
06:54c'est espérer que les prix du gaz
06:55ne vont pas flamber,
06:56ou à multiplier par deux ou par trois
06:57l'hiver prochain.
06:59Cédric Clérin, Christophe Jacobizine
07:00parlait de l'impuissance de la France.
07:03Emmanuel Macron, il a insisté, lui, au contraire,
07:05sur la responsabilité qu'il avait d'agir,
07:08que la France avait d'agir.
07:09D'agir en défense, effectivement.
07:13Ce qui est aussi assez frappant,
07:15c'est qu'on a connu un Emmanuel Macron
07:17très volontariste,
07:18y compris quand il n'avait pas
07:20beaucoup de cartes dans son jeu.
07:22Là, effectivement, après nous avoir dit
07:24il y a deux ou trois jours
07:25qu'il fallait réinventer le multilatéralisme,
07:26et grosso modo,
07:27les règles du jeu d'aujourd'hui étaient mortes.
07:30Là, il les acte, effectivement,
07:31parce qu'il est très très court
07:32sur ce qui s'est passé
07:34et sur le viol du droit international,
07:36de fait, par les Etats-Unis et Israël.
07:39Il dit même que la faute revient à l'Iran.
07:41Il nous donne une version de l'histoire
07:42qui n'est même pas tout à fait la même
07:44que celle de Donald Trump cet après-midi,
07:46qui, lui, fait du Trump en disant
07:48les Iraniens allaient frapper.
07:50Il le dit sans le prouver.
07:51Là, le président Macron dit
07:53que les négociations n'aboutissaient pas.
07:55On n'a pas non plus...
07:56On avait plutôt un son de cloche inverse.
07:59Donc, là-dessus, il y a effectivement
08:01un rôle de la France historique,
08:03qui était de rappeler les règles internationales
08:05et de s'opposer au viol,
08:06qui a été, évidemment, abandonné
08:08par Emmanuel Macron,
08:09qui se positionne sur un autre domaine,
08:11qui est le respect des intérêts français,
08:14qui, d'ailleurs, n'évoque pas complètement.
08:15Effectivement, il y a des intérêts économiques
08:17assez concrets de la France dans la région,
08:20qu'il n'évoque pas directement.
08:21C'est ça qu'il y a derrière
08:23le déblocage du Détroit d'Hormuz.
08:25Mais dire qu'on va sécuriser
08:26le Détroit d'Hormuz,
08:27c'est un langage policé.
08:29Ça ne va pas se sécuriser
08:30en envoyant deux personnes
08:33avec des uniformes de sécurité.
08:35C'est un risque de rentrer
08:37en confrontation directe avec l'Iran.
08:39Et dans tout son discours,
08:40il y a à quel moment la France est défensive
08:43et à quel moment elle met un pied
08:44dans l'engrenage de la guerre derrière.
08:46Donc, il y a quand même un risque
08:48que la France soit belégérante.
08:50Et je dis par là,
08:51contrairement à l'Espagne, par exemple,
08:54ou l'Irlande ou la Norvège,
08:55qui ont pris une autre position
08:56en condamnance le début de la guerre,
09:00l'engrenage,
09:00et en refusant de participer
09:02tout à fait à toutes les opérations.
09:03Adèle Bakawan.
09:04Oui.
09:04L'Espagne et l'Irlande
09:06n'ont pas des accords stratégiques
09:08de défense avec les pays
09:09de la région, numéro un.
09:11Mais vous avez absolument raison.
09:12Et ensuite, la France,
09:14comme vous l'avez dit,
09:15dès le départ,
09:16a critiqué cette guerre,
09:17en provoquant un convivant,
09:22je ne sais pas comment on peut le dire,
09:24convoquant le droit international.
09:27C'est vrai, en termes...
09:28On a rappelé le droit international.
09:30En termes de droit international,
09:32on peut s'interroger
09:32sur la légitimité
09:35ou l'égalité de cette guerre-là.
09:37Et numéro trois,
09:39je n'exclus absolument pas
09:42la troisième étape,
09:43c'est-à-dire l'entrée en guerre
09:45directement de la France,
09:46du Royaume-Uni
09:47et de l'Allemagne.
09:48Pourquoi ?
09:48Parce qu'on a déjà une base
09:49qui a été touchée
09:51aux Émirats.
09:52Numéro un, numéro doux,
09:54nous allons bien évidemment
09:55sécuriser l'autre...
09:56Emmanuel Macron a parlé
09:56d'une deuxième base ce soir
09:58sans plus de précision.
09:58D'ailleurs, il l'a dit
09:59d'une manière assez lapidaire
10:01en disant
10:01deux de nos bases ont été attaquées.
10:03Je pense, mais bon,
10:04avec beaucoup de réserve,
10:05je pense qu'il parle
10:06du Kurdistan irakien,
10:07mais bon, on va vérifier ça.
10:08Et ensuite, nous allons protéger
10:12ou, je ne sais pas,
10:14mettre des moyens,
10:15déployer des moyens
10:16pour protéger
10:19ou sécuriser l'eau des Trois-Dormons.
10:23Seulement, les gardiens
10:25de la révolution ont miné
10:26l'eau des Trois-Dormons.
10:28Un.
10:29Deux, les gardiens vont intervenir
10:31militairement contre la France,
10:33l'Allemagne, etc.
10:34Autrement dit,
10:35au moment où la France,
10:37le Royaume-Uni,
10:38l'Allemagne,
10:39ils vont intervenir
10:40dans la dynamique de défense,
10:42c'est-à-dire pour protéger
10:43la sécurité des Trois-Dormons.
10:46Je n'ai aucun doute,
10:47vraiment aucun doute
10:48que les gardiens,
10:49cette fois,
10:49ils vont viser directement
10:50les intérêts.
10:51Et au moment où
10:52ils visent les intérêts
10:53de la France,
10:55là, il est fort probable
10:57que la France passe
10:58avec les autres pays
10:59à la deuxième étape,
11:00c'est-à-dire faire partie
11:01de cette coalition internationale
11:03qui est l'Arabie Saoudite.
11:05Il ne faut pas oublier
11:05l'Arabie Saoudite,
11:06hier après-midi,
11:07Mohamed Bonsalman
11:08a dit clairement
11:09que si les frappes
11:10ne s'arrêtent pas...
11:11Il était prêt à s'engager,
11:12effectivement.
11:12Et si l'Arabie Saoudite
11:13s'engage,
11:14c'est l'ensemble
11:15des pays du Golfe
11:16qui s'engage.
11:17Paul ?
11:18Pour aller dans le sens
11:19de ce que disaient
11:19à la fois Christophe
11:20et Célérine tout à l'heure,
11:22Emmanuel Macron
11:22n'en fait pas mention
11:23et pour cause,
11:24à ma connaissance,
11:25à notre connaissance,
11:25il n'a pas parlé
11:26à Donald Trump
11:27ces dernières heures,
11:28ce qui, effectivement,
11:28accrédite l'idée
11:29qu'il serait dans le jeu
11:30diplomatique un peu obligé
11:31de rester spectateur
11:32et de constater les dégâts.
11:34Au début, d'ailleurs,
11:34Emmanuel Macron avait dit
11:35nous n'avons pas été informés
11:36de ces dernières heures.
11:37Oui, dès son premier
11:38Conseil de défense,
11:39il y en a eu deux autres
11:40depuis,
11:40la France pas informée,
11:42pas impliquée,
11:43d'ailleurs,
11:43pas plus parlé à Donald Trump
11:44qu'au Premier ministre israélien,
11:46Benhamin Netanyahou.
11:47Ensuite, la manière
11:47dont l'entourage
11:49du chef de l'État
11:49justifie cette allocution
11:51de ce soir,
11:52tout en précisant bien
11:53que les décisions
11:53qui ont été annoncées,
11:55et encore une fois,
11:55notamment le fait
11:56que le porte-avions
11:57Charles de Gaulle
11:58fasse route
11:59vers la Méditerranée,
12:00Méditerranée orientale,
12:01il est en Suède actuellement,
12:02ça va prendre probablement
12:03environ une dizaine de jours
12:05avant de rallier la Méditerranée.
12:06Tout cela a été pris
12:07entre hier et aujourd'hui,
12:09cette série de décisions
12:11basées aussi,
12:12et c'est là que se trouve
12:13l'origine,
12:14si j'ose dire,
12:15de l'allocution de ce soir
12:16sur des remontées de terrain.
12:17Mais je ne peux pas
12:17m'empêcher de penser
12:18que ce soit aussi lié
12:19au discours d'hier
12:21sur la dissuasion nucléaire
12:22qui a reçu un très bon écho,
12:23y compris dans la classe
12:24politique française.
12:25On verra les réactions politiques
12:26ce soir après cette allocution.
12:29Et d'un mot,
12:30je crois qu'il y a aussi
12:31un angle mort
12:32qui n'est pas abordé
12:32par le chef de l'État,
12:33ce sont les conséquences économiques
12:34en France,
12:35sur le prix de l'essence,
12:36sur l'énergie.
12:37On sait qu'il y a
12:38certaines stations-service
12:39où il y a des files d'attente.
12:40Aujourd'hui,
12:41ça, le président de la République
12:42n'en parle pas.
12:44Christophe Jacubizine.
12:44Oui, c'est intéressant
12:45ce qui était dit
12:46sur la détermination
12:47des Iraniens,
12:48en tout cas du régime iranien,
12:49le régime des Mollars,
12:51c'est quand même assez...
12:52Alors peut-être que c'est
12:53aujourd'hui un régime sans tête,
12:54il a été quand même largement
13:01décapité par la première attaque.
13:03Peut-être que l'attaque
13:04d'aujourd'hui,
13:04effectivement,
13:05sur le Louyeux
13:05où se réunissaient
13:06les dignitaires religieux,
13:08ce que vient de dire
13:08Donald Trump,
13:09qui aurait eu,
13:09effectivement,
13:10il aurait atteint
13:11une partie de son but
13:11sur décapiter
13:13de nouvelles autorités religieuses,
13:14ce qu'il devait choisir,
13:15le successeur
13:18du chef de la Révolution.
13:19Donc tout ça pour dire
13:21que l'attitude des Iraniens
13:23est extrêmement...
13:25Aujourd'hui,
13:27on a l'impression
13:28qu'ils jouent un peu
13:28leur batou,
13:29c'est-à-dire qu'ils ont quand même
13:29attaqué la plupart
13:31des monarchies sunnites...
13:33Sans exception.
13:34Sans exception,
13:35y compris,
13:35vous le disiez,
13:36y compris l'Arabie saoudite
13:37cette nuit
13:38avec l'attaque
13:39de l'ambassade américaine.
13:40C'est la première fois.
13:41Il y avait déjà des attaques
13:42contre les intérêts saoudiens
13:44dans le cadre du conflit
13:46avec les outils,
13:46mais jamais le seul saoudien
13:49n'avait été touché.
13:50Donc ça veut dire
13:50que les guerres de la Révolution
13:51sont prêts à tout.
13:52Vous l'avez dit aussi
13:53à attaquer les bateaux
13:54qui protégeraient
13:55le détroit d'Hormuz.
13:56Et donc l'engrenage,
13:57je pense que...
13:58D'abord,
13:58il faut quand même
13:59reprendre les proportions
14:00entre les différents pays.
14:02L'Iran est un grand pays
14:03très peuplé,
14:0486 millions d'habitants.
14:05Ce n'est pas le cas
14:06des monarchies
14:08qui sont pétrolières,
14:09qui sont vraiment
14:10très très très petites.
14:12Sauf l'Arabie saoudite.
14:13Sauf l'Arabie saoudite.
14:14C'est une forme
14:14d'État profond aussi.
14:15C'est ce qu'explique Christophe.
14:17C'est une forme
14:17d'État profondérant.
14:19Quasiment 90 millions d'habitants.
14:21Beaucoup de drones.
14:21Des productions de drones.
14:23Et ce n'est pas
14:23parce qu'on a décapité
14:24la tête du régime,
14:26en l'occurrence
14:27par la figure
14:28du guide suprême
14:29et 40-50 des dirigeants,
14:32que le canard sans tête
14:35quelque part
14:35continue d'avancer.
14:36C'est pour ça
14:37que l'engrenage...
14:38Il n'est plus sans tête.
14:38Il y a une vraie tête
14:40dans les coulisses
14:40qui gère tout.
14:42C'était le premier conseiller
14:44de guide suprême.
14:45Qui est le chef
14:46de la sécurité nationale.
14:48Qui est né à Najaf.
14:49Mais depuis sa jeunesse,
14:51il est retourné en Iran.
14:52Il est docteur en philosophie.
14:54Il s'appelle Ali Larijani.
14:55C'est Ali Larijani
14:56qui est un enfant
14:57des Pazdaran
14:58qui a nommé
14:59les trois personnalités,
15:00les trios
15:01qui gèrent
15:01en façade,
15:02bien évidemment,
15:03la République.
15:03Mais dans les coulisses,
15:04les Américains,
15:05les Israéliens
15:06et même les Européens
15:07le savent très bien.
15:07C'est Ali Larijani
15:08qui gère le pays.
15:10Et c'est lui.
15:11C'est lui
15:12qui a adopté
15:13et déployé
15:14la nouvelle stratégie
15:16suicidaire
15:16de la République islamique
15:17parce que
15:18l'ancien guide
15:19Ali Khamnei,
15:21du 89
15:22jusqu'à 2026,
15:23il ne s'est jamais,
15:25jamais,
15:25comme vous l'avez dit,
15:26permis d'attaquer
15:27un pays du Golfe.
15:28Le seul pays
15:29qui a été attaqué
15:30pendant la guerre
15:31des Deux Jours,
15:32rapidement,
15:32vraiment une seule fois,
15:33c'était le Qatar.
15:34Et ce n'était pas le Qatar,
15:35c'était la base américaine
15:36au Qatar.
15:36Là,
15:37la stratégie
15:38de Larijani,
15:40c'est la guerre régionale.
15:42Et cette guerre régionale,
15:44ces pays arabes,
15:45ils ont déployé
15:46tous les moyens
15:46pour convaincre
15:47les Américains
15:48et les Israéliens.
15:49Et je m'arrête
15:49directement pour...
15:51Cette guerre
15:52n'aura pas lieu.
15:52Or,
15:53la réponse
15:53des Pazdala,
15:55c'est les attaquer un peu.
15:56On reviendra,
15:57bien sûr,
15:57dans les prochaines minutes
15:58sur la réponse
15:59de l'Iran
15:59et puis la situation
16:00militaire aujourd'hui
16:01sur le terrain.
16:02Je voudrais qu'on vienne
16:02encore un peu
16:03sur ce qu'a dit
16:04ce soir Emmanuel Macron.
16:05Il a parlé aussi notamment
16:05du rapatriement
16:06des Français.
16:07On parle de 400 000 Français
16:09qui se trouvent
16:10dans la région,
16:11la moitié environ
16:11qui vivent en Israël.
16:13C'est pour ça
16:13que ce chiffre
16:14aussi apparaît
16:14aussi énorme.
16:16Deux premiers vols
16:17doivent arriver
16:17à Paris dès ce soir,
16:18à Adeline Percep.
16:19La Belgique également,
16:20je crois,
16:22organise ce genre
16:22de rapatriement.
16:23Oui,
16:25le gouvernement belge
16:26s'est mis en ordre
16:27de marche.
16:28En revanche,
16:29on parle plus
16:29de vols militaires.
16:30Il y a moins de Belges
16:31aussi qui sont sur place.
16:33Il n'y en a que 26 000.
16:33mais bien sûr,
16:35en revanche,
16:36politiquement parlant,
16:37en Belgique,
16:37ça fait beaucoup de bruit
16:38et c'est un petit peu
16:40les débats
16:41qu'on a sur ce plateau,
16:43sur la position
16:44à adopter
16:45diplomatique
16:45vis-à-vis
16:46des États-Unis
16:47et de l'Iran.
16:48ça fait beaucoup de bruit
16:49au sein du gouvernement belge
16:50et la coalition
16:51est en tension.
16:53On peut remarquer,
16:54Cédric Clarin,
16:54que ce soir,
16:55Emmanuel Macron
16:55n'a pas du tout répondu
16:56ni au Rassemblement National
16:57ni à la France Insoumise,
16:58par exemple,
16:59qui demandait
17:00à organiser
17:00soit une réunion
17:01des présidents de partis,
17:02soit des débats
17:03à l'Assemblée.
17:04Oui,
17:05c'est un autre fait notable
17:06du moment,
17:07c'est l'espèce
17:10de lévitation
17:11du chef de l'État
17:13qui,
17:13à la fois
17:14sur le nucléaire,
17:17qui est,
17:17je ne peux pas vous l'apprendre,
17:19mais avec une assez
17:20énorme question,
17:21sur l'évolution
17:22de la doctrine
17:22et sur ce que ça engage
17:23pour le pays,
17:24qui n'a été discuté
17:25à peu près nulle part,
17:26si ce n'est
17:28lui et ses conseillers,
17:31désormais...
17:31C'est son domaine réservé ?
17:32Non, le domaine réservé,
17:33ça n'existe pas.
17:35Dans la Constitution,
17:36ça n'existe pas.
17:37Le président
17:37et le chef des armées,
17:38c'est tout ce qu'il y a
17:39dans la Constitution.
17:40Le domaine réservé,
17:41c'est une espèce
17:41d'invention politique,
17:42mais qui n'a pas
17:43de base factuelle,
17:45institutionnelle
17:45et démocratique.
17:47Donc,
17:47il n'a pas plus
17:48le droit de le faire.
17:49Et puis après,
17:49il faut une assise politique.
17:50Et l'assise politique
17:51d'Emmanuel Macron
17:52à un an de la fin
17:53de son mandat,
17:54je ne rappelle pas
17:55dans quel État
17:55est le pays politiquement,
17:57sa popularité, etc.
17:58Donc,
17:59qu'il ne prenne
18:00même pas la peine
18:01ni sur le nucléaire
18:02ni sur la réaction
18:03de la guerre
18:03de consulter les partis
18:05ou,
18:06alors,
18:07de manière immédiate,
18:09peut-être pas,
18:09mais en tout cas,
18:10de dire
18:10je vais consulter le Parlement
18:11et que nous allons
18:12convoquer une session
18:12extraordinaire,
18:13ça ne paraît pas dingue
18:15que le pays soit consulté
18:16à ce moment-là.
18:17D'autant qu'effectivement,
18:18on est dans un moment politique
18:19où l'Assemblée
18:20étant ce qu'elle est,
18:21il ne peut pas non plus dire
18:22j'ai 320 députés
18:24comme ça a été le cas avant,
18:25que ça serait un peu superflu.
18:27Là,
18:27ça serait une...
18:28ça paraît dans le moment politique
18:30essentiel
18:31qu'il y ait un débat
18:32un peu plus profond
18:33qu'un président
18:34qui tout seul
18:35décide de tout
18:35et il n'a pas un mot ce soir
18:37même pour justifier là-dessus,
18:39ça n'a pas l'air de l'effleurer.
18:40Oui,
18:40effectivement,
18:41il y avait la demande
18:41du Rassemblement National
18:42d'une réunion des chefs
18:43de partis politiques
18:44qu'on a entendu cette semaine
18:45le président du RN,
18:46Jordan Bardella.
18:47La France Insoumise
18:47demandait effectivement,
18:48c'est vrai que le rappelait,
18:49un débat sans vote.
18:50Ce qu'on dit aussi en coulisses,
18:52un ministre qui me disait ça
18:53ces dernières heures,
18:55il y a le côté,
18:56la dernière fois
18:56qu'on a organisé un débat
18:57au Parlement,
18:5950-1,
19:00100 votes
19:00sur la situation internationale
19:02que ce soit le Venezuela
19:03ou l'Ukraine,
19:03il y avait 10 députés
19:04dans l'hémicycle.
19:05Donc il ne faut pas
19:06se plaindre,
19:07je ne dis pas
19:07que je partage l'argument
19:08mais en tout cas,
19:09il est avancé aussi en coulisses.
19:10Ça c'est une question de principe
19:10pour un président,
19:11ce n'est pas vraiment un argument.
19:12Mais effectivement,
19:13il y a le côté un peu lévitation
19:15au-dessus de la mêlée,
19:16là clairement...
19:16Il y a le côté
19:17cinquième république quoi.
19:18C'est l'usage de la cinquième
19:20quand même en ce cas.
19:21Il est clairement
19:26plus d'un an
19:27en se disant
19:27on ne pourra pas me reprocher
19:28de ne pas avoir augmenté
19:30le budget des armées,
19:31de ne pas avoir revu
19:32la question de la dissuasion nucléaire,
19:34il parle de dissuasion avancée désormais,
19:36et là d'avoir répondu
19:37sur l'Iran,
19:38notamment en déploiement
19:40le porte-avions Charles de Gaulle.
19:42C'est aussi une manière
19:42de préparer
19:43peut-être pas son départ
19:44dans l'immédiat
19:45mais en tout cas
19:45une partie de son bilan.
19:46Christophe Jacubizine,
19:48pour revenir à ce que vous nous disiez
19:49tout à l'heure
19:49sur l'impuissance,
19:51le sentiment d'impuissance
19:52en tout cas
19:52qui se dégageait selon vous
19:53de cette allocution
19:57Macron, il y a ses envois
19:58tout de même
19:58de dispositifs
20:01anti-missiles,
20:02anti-drones,
20:03que ce soit à Chypre
20:04ou en Méditerranée,
20:05tout cela, ça ne compte pas ?
20:06Si, si, c'est ce que je disais,
20:07je pense qu'effectivement
20:07on respecte nos engagements
20:09de collaboration militaire
20:11avec les pays
20:12avec lesquels
20:12on a signé un pacte
20:13et donc on joue notre rôle,
20:15on va rajouter
20:17les moyens militaires français
20:18anti-aériens
20:19pour protéger ces pays
20:21mais c'est bien le moins
20:22qu'on puisse faire,
20:23il faut quand même
20:24respecter nos engagements
20:24mais ça ne constitue pas
20:26un rôle moteur
20:28dans ce conflit
20:29sauf si on y est entraîné
20:30effectivement comme vous disiez
20:31tout à l'heure
20:32par le fait d'engager
20:34des forces militaires,
20:35des bateaux
20:36pour protéger
20:36le détroit d'Hormuz
20:37et que les gardiens
20:37de la Révolution
20:38décident de nous prendre
20:39pour cible,
20:40ça serait une étape nouvelle.
20:41On a parlé
20:42de ce détroit d'Hormuz,
20:44parlons peut-être aussi
20:47du trafic aérien
20:48dans la région
20:48qui est très largement
20:50impacté,
20:50en 24 heures
20:5120 000 vols retardés,
20:52plus de 2 000 vols
20:53qui ont été annulés,
20:55c'est ce que s'expliquait
20:55tout à l'heure sur France Info.
20:56François Daniel,
20:57délégué général
20:57de la branche
20:58Import-Export
20:59de l'Union des entreprises
21:00Transports et Logistiques
21:02de France,
21:02on va l'écouter.
21:03Pour lui,
21:03toutes les entreprises
21:04qui ont un modèle économique
21:05fondé sur l'export
21:07vers le marché
21:07du Golfe Persique
21:08pourraient bientôt
21:09pâtir de la situation.
21:11Ça va être les secteurs
21:12par exemple
21:12des vins et spiritueux,
21:14ça va être
21:15des produits laitiers,
21:15ça va être en grande partie
21:16le poulet par exemple,
21:18enfin tout ce qui est
21:19produits carnés hors port,
21:21des fruits,
21:21des légumes,
21:22ça va être du luxe,
21:24LVMH,
21:24et puis également
21:25toute industrie
21:28emergency,
21:28c'est-à-dire
21:29tout ce qui est nécessaire
21:30pour que la chaîne
21:32industrielle
21:32continue de fonctionner
21:33quand il s'agit
21:34de répondre à une urgence.
21:35Cédric Clérin,
21:36on comprend bien
21:36que le risque
21:37pour ces entreprises,
21:38c'est que le conflit
21:38s'installe dans le temps finalement.
21:40Oui, il y a indéniablement
21:42pour les conséquences économiques
21:43notamment en France
21:44et en Europe
21:45une question de durée
21:47puisque là
21:47sur les prix de l'énergie
21:48c'est absorbable
21:50c'est absorbable
21:51à court terme,
21:52sur les réserves énergétiques
21:53c'est absorbable
21:54à court terme
21:55mais évidemment
21:56si ça s'enlise
21:57ça sera beaucoup plus compliqué
21:59et de vivre
22:01sur les stocks
22:01et de continuer
22:02à faire du commerce
22:03avec la région
22:04et puis en France
22:05de pouvoir s'approvisionner
22:06sur un certain nombre
22:08de denrées
22:09d'une aura absolument
22:10essentielle.
22:11Donc c'est pour ça
22:12qu'il y a
22:14en dehors
22:15des intérêts
22:16dont on pourra discuter
22:17pour les Etats-Unis
22:18et pour Israël
22:19de mener sa guerre
22:20sur le long terme
22:21personne n'y a intérêt
22:22en réalité
22:23ni les Européens
22:25ni les Asiatiques
22:27qui sont encore plus
22:29plus dépendants
22:30on y reviendra peut-être
22:31donc
22:31c'est une des choses
22:33qui est un petit peu
22:34qui manque peut-être
22:35dans le discours
22:35encore une fois
22:36d'Emmanuel Macron
22:38la France
22:38et l'Europe
22:39n'ont aucun intérêt
22:39à ce que ça dure
22:41mais
22:42le discours
22:43n'est pas très virulent
22:44sur le fait
22:44que ça doit s'arrêter
22:47rapidement.
22:47Avec un gouvernement
22:48Christophe-Jacques-Tubizine
22:49qui se veut
22:50pour l'instant
22:50rassurant
22:51un pas de pénurie
22:52de gaz
22:52et de l'essence
22:53à court terme
22:54en France
22:54c'est ce qu'a dit
22:54encore ce matin
22:55le ministre de l'économie
22:56Roland Lester
22:56Non mais c'est vrai
22:57il n'y aura pas de pénurie
22:58mais simplement
23:00il y a toujours
23:00des réflexes de précaution
23:02de certains français
23:02qui vont faire le plein
23:04et donc du coup
23:05si tout le monde
23:05fait le plein en même temps
23:06forcément il y aura des jours
23:07où il n'y aura pas de pétrole
23:08C'est passé hier
23:08en région Provence par exemple
23:10C'est parce que les français
23:11connaissent la loi du marché
23:12qui faisait cher
23:13mon cher Christophe
23:13c'est parce que les français
23:14connaissent la loi du marché
23:15comme ça a devenu rare
23:16ça a devenu plus cher
23:17donc ils y vont maintenant
23:19et résultat
23:20ça déstabilise le marché
23:21donc c'est plus cher
23:21En général il faut 15 jours
23:23pour que les prix soient répercutés
23:24mais bon
23:24pas à la hausse
23:25à la baisse
23:26c'est pareil
23:26les français savent
23:27que ça monte très vite
23:28et ça descend très lentement
23:29En tout cas
23:29ils ne pourront pas faire
23:30la même chose pour le gaz
23:31parce que pour le coup
23:32on ne stocke pas le gaz
23:33et là pour le coup
23:33les prix vont flamber
23:35véritablement
23:36après on a des moyens alternatifs
23:38mais pour le gaz
23:38c'est plus compliqué
23:38le pétrole c'est assez facile
23:40encore qu'il faudra voir
23:41comment effectivement
23:43on achemine
23:45le pétrole de cette région
23:46dans les semaines qui viennent
23:47mais
23:48si il y a des stations de service
23:50qui sont en cale sèche
23:52ils puissent dire
23:52on n'a pas de sèche
23:53c'est pas parce que
23:55le pétrole n'arrive pas
23:56c'est parce que
23:57les français auront massivement
23:58stocké
23:59c'est la même chose
24:00pour l'eau
24:01ou pour le papier toilette
24:02si tout le monde achète
24:02en même temps
24:03il n'y en a plus dans les magasins
24:04Allez on poursuit la discussion
24:05dans un instant
24:06la seconde partie
24:07désinformée
24:08après l'info
24:0920h32 sur France Info
24:15Emmanuel Langlois
24:16Pour la première fois
24:17depuis le début de la guerre
24:18au Moyen-Orient
24:19samedi dernier
24:20Emmanuel Macron
24:21s'est donc adressé
24:22aux français
24:22ce soir
24:23vous l'avez suivi en direct
24:24sur France Info
24:25il affirme
24:25que l'Iran
24:26porte la responsabilité
24:28première de la guerre
24:29lors d'une allocution
24:30de 8 minutes au total
24:31depuis l'Elysée
24:32le chef de l'Etat
24:33qui affirme
24:34que les Etats-Unis
24:34et Israël
24:35ont agi en dehors
24:36du droit international
24:37mais qu'aucun bourreau
24:39ne sera regretté
24:40fin de citation
24:41il annonce aussi
24:42que deux bases militaires françaises
24:44ont subi des frappes limitées
24:45que deux vols
24:47évacuant des français
24:48du Moyen-Orient
24:48arriveront ce soir
24:50à Paris
24:51et autre annonce
24:51des renforts militaires
24:53dont le porte-avions
24:54Charles de Gaulle
24:55et son escorte de frégates
24:56qui vont faire route
24:57vers la Méditerranée
24:59l'envoi aussi
25:00d'une frégate
25:01et de moyens
25:01anti-aériens
25:03à Chypre
25:04le locataire de l'Elysée
25:06qui par ailleurs
25:06met en garde Israël
25:07contre toute opération
25:08terrestre au Liban
25:09qui serait selon lui
25:10une erreur stratégique
25:12il annonce également
25:13que le gouvernement
25:14a renforcé
25:15le dispositif
25:16de protection
25:17militaire
25:18sentinelle
25:19en France
25:19parmi les réactions
25:21le cessez-le-feu
25:23immédiat
25:23et l'urgence politique
25:24ce devrait être
25:25le mot d'ordre
25:25de la France
25:26Emmanuel Macron
25:27n'en dit rien
25:27regrette ce soir
25:28sur le réseau X
25:29Jean-Luc Mélenchon
25:31le leader
25:31de la France insoumise
25:33au quatrième jour
25:35de cette guerre
25:36au Moyen-Orient
25:37l'armée israélienne
25:38annonce ce soir
25:39que plusieurs projectiles
25:41ont été tirés
25:42depuis le Liban
25:43en direction d'Israël
25:44et que la majorité
25:44d'entre eux
25:45ont été interceptés
25:46l'Iran dit de son côté
25:47avoir tiré
25:48une nouvelle salve
25:49de missiles sur Israël
25:50l'état hébreu
25:51qui affirme lui
25:52avoir frappé
25:53il l'a dit
25:54il y a quelques minutes
25:54un centre nucléaire
25:56militaire souterrain
25:57secret
25:57à l'ouest de Téhéran
25:59Israël
25:59qui va rouvrir
26:01progressivement
26:02son espace aérien
26:03graduellement
26:04à partir de la nuit
26:05de mercredi
26:07à jeudi
26:08dans ce contexte
26:09le dollar
26:10continue de monter
26:10face à l'euro
26:11plombé par les craintes
26:12qui pèsent
26:13sur l'économie
26:14européenne
26:14avec l'envolée
26:15des prix de l'énergie
26:15déclenchée par cette
26:17guerre en Iran
26:17la monnaie américaine
26:19gagne ainsi
26:19plus d'un pour cent
26:21face à l'euro
26:22qui est tombé
26:22à un plus bas
26:23depuis fin novembre
26:55avec ce soir en studio
27:23de l'humanité magazine
27:25pour les israéliens
27:26pour les israéliens
27:26ils visent directement
27:27la chute du régime
27:28autrement dit
27:29il faut toutes les institutions
27:31tous les programmes
27:32qui conduisent vers
27:33la chute du régime
27:34et si le régime
27:35ne tombe pas
27:36si on n'arrive pas
27:37à la chute du régime
27:37on reproduit le scénario
27:39des douze jours
27:40la guerre des douze jours
27:41c'est-à-dire quoi ?
27:42voilà exactement
27:43on a affaibli
27:44le programme balistique
27:45milicien
27:47atomique
27:47mais la république islamique
27:49d'Iran
27:49de mour
27:50et tant que la république
27:51islamique d'Iran
27:51ce sont les iraniens
27:52qui nous disent
27:53nous
27:54ok vous pouvez attendre
27:56nos programmes
27:58atomiques
27:58balistiques
27:59miliciens
27:59mais tant que la république
28:01islamique est là
28:02c'est pas grave
28:03on le refoura
28:03dans 20 ans
28:04dans 30 ans
28:05dans 50 ans
28:06or
28:07ça c'est pour les israéliens
28:08or pour Donald Trump
28:09nous l'objectif
28:10c'est de trouver
28:11un interlocuteur
28:12des interlocuteurs
28:13à l'intérieur du régime
28:15avec qui on négocie
28:16et si jamais
28:17on ne réussit pas
28:18on va voir
28:19si l'armée officielle
28:20face au Pazdaran
28:22on sait très bien
28:22que depuis 79
28:24jusqu'à aujourd'hui
28:25le torchon brûle
28:26dans les coulisses
28:27entre l'armée officielle
28:29et les Pazdaran
28:30qui détiennent
28:30est-ce qu'à un moment donné
28:32cette armée
28:33va se désolidariser
28:36avec la république islamique
28:37d'Iran
28:37et si cette option
28:38ne fonctionne pas
28:39là on va voir
28:40avec la troisième option
28:42c'est-à-dire
28:42le peuple iranien
28:43pas un millier
28:45deux milliers
28:46ou un million
28:47sur 90 millions
28:48iraniens
28:49il faut avoir
28:49au moins 5 à 10 millions
28:51iraniens dans la rue
28:52et si ça
28:53ça ne fonctionne pas
28:54on va passer
28:54par le scénario
28:55irakien
28:56en 1990
28:57c'est-à-dire quoi ?
28:58c'est-à-dire créer
28:59une zone
29:00d'abri
29:01comme le Kurdistan
29:02irakien
29:02était pour les Irakiens
29:04en 91-92
29:06on va créer
29:06au Kurdistan
29:08iranien
29:08une zone
29:09de protection
29:10pour l'ensemble
29:11de l'opposition
29:12iranienne
29:13par laquelle
29:13on passera
29:14pour arriver
29:15à Téhéran
29:16Christophe Jacuizine
29:17c'est intéressant
29:18de s'intéresser
29:18au but de guerre
29:19américain
29:19on a beaucoup dit
29:21que la guerre
29:22était un peu brouillonne
29:22et qu'on n'avait pas
29:23compris très bien
29:23l'objectif
29:24militaire
29:25certainement
29:25mais enfin
29:26les buts de guerre
29:26ils sont assez clairs
29:27un
29:27vous l'avez dit
29:28en partie
29:28c'est
29:29s'approprier
29:31une partie
29:31des hydrocarbures
29:32iraniens
29:33alors d'une manière
29:33ou d'une autre
29:34soit
29:34en vassalisant
29:35l'état
29:36avec
29:37c'est un peu
29:37le schéma vénézuélien
29:38c'est-à-dire
29:39peut-être
29:40d'avoir
29:41des dirigeants
29:42iraniens
29:42même s'ils font partie
29:43du régime actuel
29:44plus souple
29:46c'est le cas
29:46au vénézuélien
29:47ou d'ailleurs
29:48souvenez-vous
29:48le lendemain
29:49de changement
29:50de l'exfiltration
29:50de Malduro
29:51et de la nomination
29:51de la vice-présidente
29:52qu'est-ce qu'a demandé
29:53les Etats-Unis
29:53500 millions de tonnes
29:55de pétrole
29:55donc c'est clair
29:57l'objectif est clair
29:57c'est pareil
29:58pour l'Iran
30:002
30:00priver la Chine
30:02du gaz
30:02et du pétrole
30:04iranien
30:04ça c'est stratégique
30:05vous savez que
30:05l'ennemi numéro 1
30:06c'est les Chinois
30:07pour Donald Trump
30:08et donc en fait
30:09c'est les 3 buts de guerre
30:11c'est 3 buts
30:12qui presque justifient
30:13pour Donald Trump
30:14de faire la guerre
30:14et 3
30:16c'est quand même
30:17de parachever
30:18cette alliance
30:19entre les Etats-Unis
30:20Israël
30:20et les pays sunnites
30:21qui a notamment
30:22été initiés
30:23par les accords
30:24d'Abraham
30:24en 2020
30:25et d'en faire
30:25une zone
30:26économique
30:27de prospérité
30:28en mettant
30:29évidemment
30:29l'ennemi héréditaire
30:30des sunnites
30:30c'est-à-dire
30:31les chiites iraniens
30:32à l'écart
30:33donc ces 3 buts de guerre
30:34les 3 buts de guerre
30:35de Donald Trump
30:35sont finalement
30:36très cohérents
30:37et justifient
30:38à ses yeux
30:39ce conflit
30:39Donald Trump
30:40qui s'est à nouveau
30:41exprimé ce soir
30:41vous voulez réagir
30:42Paul Barca
30:42avec l'Arabie Saoudite
30:44évidemment en pivot
30:45dans sa stratégie
30:46de Donald Trump
30:47qui s'était rendu sur place
30:48il y a quelques mois
30:49en arrière
30:49par le président américain
30:51maintenant la question
30:51qui va se poser
30:52je suis d'accord
30:52avec ce que disait Christophe
30:53sur les buts de guerre
30:55même s'ils ont pu paraître
30:56à un moment incompris
30:58avec un moment
30:59on a cru comprendre
31:00qu'il visait plutôt
31:00les installations nucléaires
31:02finalement c'était
31:03la chute du régime
31:03il a donné plutôt
31:04l'impression d'hésiter
31:05entre ce week-end
31:07et le milieu de semaine
31:09maintenant la question
31:10des prochaines heures
31:11probablement des prochains jours
31:12en réalité
31:13c'est aussi la perception
31:14que va avoir
31:15l'opinion américaine
31:16si c'est une guerre
31:17d'enlisement
31:18jusqu'à quel point
31:19l'opinion ne va-t-elle pas
31:20se retourner
31:20contre le président américain
31:22qui rappelons-le quand même
31:23a fait campagne
31:24pour revenir au pouvoir
31:25à la Maison-Blanche
31:26en disant
31:26les Etats-Unis
31:27ne seront plus
31:27les gendarmes du monde
31:29et il n'est plus question
31:30d'aller faire
31:31plus de guerre avec moi
31:33et plus question
31:33d'aller faire
31:34la guerre ailleurs
31:35il va falloir voir
31:37jusqu'à quel point
31:37il est encore soutenu
31:38par cette fameuse
31:39base MAGA
31:40ses supporters
31:41tout cela avec
31:42en perspective
31:42en ligne de mire
31:43si j'ose dire
31:44les élections de mi-mandat
31:45qui approchent aussi pour lui
31:46Cédric Clarenne
31:46Oui c'est effectivement
31:48c'est à la fois
31:50peut-être clair
31:52de manière sous-jacente
31:53sur les intérêts économiques
31:54comme le disait Christophe
31:55mais effectivement
31:55il y a quand même
31:56une surface assez brouillonne
31:56et il y a des intérêts
31:57contradictoires
31:58notamment en termes
31:59de tempo
32:00entre les Etats-Unis
32:01et Israël
32:02Israël pourrait
32:04s'installer dans le temps
32:05sans problème
32:06pas de problème
32:07d'opinion publique
32:08pas de problème
32:08de politique
32:10à court terme
32:12il faut y aller à fond
32:13contre l'Iran
32:14et finir
32:16le travail
32:17dans la région
32:18on voit qu'une fois de plus
32:19aller au Liban
32:20aller dans les pays
32:22à côté
32:23ne pose pas trop
32:24de problème à Israël
32:25qui a abandonné
32:26à peu près tout scrupule
32:27de ce point de vue là
32:28les Etats-Unis
32:29c'est plus compliqué
32:30parce qu'il y a des choses
32:31effectivement
32:31Christophe le rappelait
32:32des intérêts stratégiques
32:33dans la guerre avec la Chine
32:34le pétrole iranien
32:35aujourd'hui
32:36c'est 80% du pétrole iranien
32:37qui va
32:38à la Chine
32:39à un tarif préférentiel
32:41donc ça
32:41difficilement tolérable
32:43pour Donald Trump
32:44mais il ne pourra pas rester
32:45là indéfiniment
32:46parce que
32:46les premiers éléments
32:47d'opinion publique
32:48sont assez négatifs
32:50et les arguments
32:52que pourront entendre
32:53les Américains
32:54c'est-à-dire que ça leur profite
32:56ce pourquoi
32:56il l'avait suivi
32:57dans un premier temps
32:58sur les droits de douane
32:58aujourd'hui
32:59il a perdu du crédit politique
33:01là-dessus
33:01parce que
33:01les Américains sont
33:02à peur que ça leur coûtait
33:03donc si de cette guerre-là
33:04leur coûte
33:05et ne leur profite pas
33:07ça risque d'être
33:07politiquement
33:08assez rapidement
33:09difficile pour Donald Trump
33:10donc ça va frictionner
33:11avec l'allié israélien
33:13on vit
33:13quand des militaires
33:14des soldats américains
33:16meurent
33:16tout de suite
33:17ce qui a une incidence
33:18symboliquement et politiquement
33:19très important aux Etats-Unis
33:21aujourd'hui Donald Trump
33:22s'était de nouveau exprimé
33:23d'abord sur son réseau social
33:24il dit d'avoir refusé
33:25de discuter
33:26avec les autorités iraniennes
33:27estimant je cite
33:28qu'il était trop tard
33:29pour le faire
33:30après des mois de négociations
33:31infructueuses
33:32et maintenant
33:324 jours de guerre
33:33à l'impercept
33:34ce n'est pas une surprise
33:34on imaginait mal
33:36une reprise du dialogue
33:36c'est sûr
33:39je trouve que
33:41vous avez très bien évoqué
33:43les buts de guerre
33:44en revanche
33:44ce qui n'est pas calculé
33:46ou ce qui semble
33:46pas du tout calculé
33:47c'est les conséquences
33:49de tout ça
33:49et les dommages
33:50collatéraux énormes
33:52parce que oui
33:52on vise en effet
33:53la Chine
33:54la Chine
33:55qui est le premier
33:56importateur de pétrole
33:57et qui finalement
33:58achetait quasiment
33:59100% du pétrole iranien
34:03donc on vise la Chine
34:04qui va avoir
34:05un temps certain
34:07pour s'approvisionner
34:09ailleurs en pétrole
34:11on vise aussi
34:12par là même
34:13l'Inde
34:14la Corée du Sud
34:15le Japon
34:16qui importe aussi
34:18énormément de pétrole
34:19depuis cette zone là
34:20qui ne va plus
34:22transiter là
34:23pour le moment
34:23par le détroit d'Hormuz
34:25et tout ça
34:25ça a des conséquences
34:27à la limite
34:28quasiment inimaginables
34:29sur l'économie mondiale
34:30enfin quand on met
34:31tout ça bout à bout
34:33donc
34:35ce calcul là
34:36finalement
34:38semble absent
34:39enfin je trouve
34:40qu'il y a un côté
34:40assez ahurissant
34:41de ce dirigeant américain
34:44qui finalement
34:46décide seul
34:46et tout le monde
34:48comme vous le disiez
34:49on a un peu l'air
34:50un petit peu impuissant
34:51à côté de ça
34:52mais c'est tout à fait
34:53exact ce que vous dites
34:53sauf que
34:54à la réserve
34:54que ça aura
34:55assez peu d'impact
34:56sur l'économie américaine
34:57parce que
34:58notamment sur le cours
34:59du pétrole
34:59ils ont le pétrole
35:00de Chine
35:00c'est le gaz du Chine
35:00et donc il peut très bien
35:01se permettre
35:02une crise économique mondiale
35:04voire un choc pétrolier
35:05qui affecterait
35:06assez peu les américains
35:07à tel point
35:08qu'on dit maintenant
35:08que la banque centrale européenne
35:10va sans doute
35:11augmenter ses toits à nouveau
35:12parce qu'elle craint
35:14le risque inflationniste
35:15en Europe
35:15alors que la réserve fédérale américaine
35:17n'a aucune intention
35:17de le faire
35:18car il n'y a pas de risque
35:19inflationniste aux Etats-Unis
35:20donc c'est très égoïste
35:21ce que fait Donald Trump
35:22comme souvent d'ailleurs
35:22et il est prêt à prendre
35:24ce risque
35:25que vous soulignez
35:25très justement
35:26d'une crise économique mondiale
35:28si ça se prolonge
35:29s'il y a un choc pétrolier
35:30qui affecterait
35:31assez peu l'américain
35:32Donald Trump
35:32qui s'est aussi exprimé
35:33je demande d'avoir
35:34on en reparlera
35:35dans quelques mois
35:36Christophe
35:36Donald Trump
35:37qui s'est exprimé à nouveau
35:38au moment de recevoir
35:39le chancelier allemand
35:39Fredy Schmerz
35:40tout à l'heure
35:41à la Maison Blanche
35:42il a justifié
35:43l'offensive américaine
35:43en Iran
35:47je pensais que nous allions
35:48nous retrouver dans une situation
35:49où nous allions être attaqués
35:52ils s'apprêtaient à attaquer Israël
35:54ils s'apprêtaient à attaquer
35:55d'autres pays
35:55on le sait maintenant
35:58beaucoup de missiles
35:59étaient déjà dirigés
36:00vers les pays
36:01qu'ils ont attaqués
36:01aujourd'hui
36:02donc on pensait
36:03qu'ils allaient nous attaquer
36:04en premier
36:04mais on a pris les devants
36:06sur cet argument
36:07Adel Bakawan
36:08est-ce que l'Iran
36:09était selon vous
36:10en passe de s'attaquer
36:11aux Etats-Unis
36:11ou à ses intérêts
36:12dans la région ?
36:13les intérêts
36:14oui sûrement
36:15il l'a déjà fait
36:16mais attaquer
36:17les Etats-Unis d'Amérique
36:18franchement
36:19ça me rappelle
36:19ce qui s'est passé
36:20en 2003
36:21par rapport à l'Irak
36:22de Saddam Hussein
36:23on disait que l'Irak
36:24de Saddam Hussein
36:24avait du lien
36:25avec Al-Qaïda
36:26or
36:26les femmes
36:27de destruction massive
36:28n'avaient rien à voir
36:29avec les islamistes
36:31d'Al-Qaïda
36:31ou des armes
36:32de destruction massive
36:33Saddam Hussein
36:34tout était détruit
36:35dans les années 80
36:35bref
36:36en tout cas
36:37je voulais juste
36:38si vous me permettez
36:39revenir sur
36:40l'obus
36:41de la guerre
36:41de Donald Trump
36:42pour les israéliens
36:43j'en parle pas
36:44parce que
36:44l'obus est clair
36:45je pense que les israéliens
36:47sont très très cohérents
36:48très clairs
36:49par rapport à cette guerre là
36:50c'est la chute
36:51de la république islamique
36:52d'Iran
36:52mais par contre
36:53Donald Trump
36:54change régulièrement
36:56ses versions
36:57par rapport à cette guerre là
36:58il y a
36:59deux jours
36:59j'étais sur
37:00notre plateau
37:01en direct
37:02à 23h18
37:04il donne
37:05une interview
37:06à Axios
37:07le fameux
37:085 minutes
37:09en disant
37:09en disant que
37:10je peux
37:11arrêter
37:11cette guerre
37:12en 2-3 jours
37:13je suis parfaitement
37:14en mesure
37:15à arrêter
37:15cette guerre
37:15au bout
37:16de 2-3 jours
37:17comme
37:17je peux avoir
37:19la main totale
37:20sur le pays
37:20mais quel est votre but ?
37:21avoir la main totale
37:22sur le pays
37:24ou arrêter la guerre
37:25au bout de 2-3 jours
37:26il y a 2 semaines
37:27il nous disait
37:28clairement
37:29il est fondamentalement
37:31exclu
37:32d'envoyer
37:32un seul soldat américain
37:34au sol
37:34il y a
37:35un jour
37:36il nous dit
37:37ah non
37:38je n'ai jamais exclu
37:39cette option là
37:40un jour
37:41il nous dit
37:42ah non
37:42il y a des Iraniens
37:43qui souhaitent parler
37:44avec moi
37:45au sein du régime
37:46tout ça pour dire
37:46qu'il dit tout
37:47et son contraire
37:47un autre jour
37:48il nous dit
37:49ah non
37:50on ne parle plus
37:51on ne négocie plus
37:51autrement dit
37:53franchement
37:53autant que les Israéliens
37:55sont cohérents
37:55et clairs
37:56par rapport au but
37:57de la guerre
37:57autant les Américains
37:59n'ont pas
37:59à ce stade là
38:01un but
38:02défini
38:02clairement
38:03par rapport à cette guerre
38:04c'est pourquoi
38:05si vous me permettez
38:06une dernière phrase
38:07si le but
38:08n'est pas déterminé
38:10d'une manière
38:10claire et nette
38:11on ne pourra jamais
38:12nous les experts
38:13nous les chercheurs
38:15évaluer
38:15le succès
38:17ou l'échec
38:18de cette guerre
38:18moi je parlais des buts
38:19stratégiques
38:20économiques
38:21la Chine
38:22le pétrole
38:22et l'eldorado économique
38:25que pourrait constituer
38:26le Moyen-Orient
38:27après je l'ai dit aussi
38:28je suis d'accord avec vous
38:29sur la stratégie militaire
38:31et la stratégie guerrière
38:32dans cette guerre
38:33c'est pas clair
38:34surtout qu'il y a aussi
38:35l'articulation avec Israël
38:36dans un premier temps
38:36on a eu Rubio
38:38qui avait l'air de laisser
38:39entendre dire
38:39que c'était quand même
38:40l'initiative Israël
38:40chef de la diplomatie américaine
38:42tout à fait
38:43et que les Etats-Unis
38:44sont venus en soutien
38:45aujourd'hui Donald Trump
38:46a dit l'exact inverse
38:47en disant
38:47pas du tout
38:48c'est moi qui commande
38:50et donc c'est moi
38:51qui ai fait
38:51Israël derrière
38:52c'est quand même pas très clair
38:53ce qui fait
38:54ce qui confirme
38:56sans doute le fait
38:57y compris
38:57sur les répercussions
38:58parce que ce qui a été dit
38:59tout à l'heure
38:59est sans doute très juste
39:00on a quand même
39:01le Japon
39:02c'est 80% du pétrole
39:03qui passe par Hormuz
39:04c'est 3% d'inflation
39:06s'il n'a pas
39:06l'Inde
39:07c'est 15 jours
39:08de réserve de pétrole
39:09donc ils ne vont pas pouvoir
39:10attendre longtemps
39:10il y aura des répercussions
39:12il y a Poutine
39:12qui a ouvert ses guichets
39:15pour la Chine
39:16pour l'Inde
39:17et pour les autres
39:18donc ça va avoir
39:19encore une reconfiguration
39:21économique
39:21et énergétique mondiale
39:22très importante
39:23et des répercussions
39:24on a l'impression
39:25que Donald Trump
39:27n'a pas anticipé ça
39:28alors que les conséquences
39:29risquent d'être très importantes
39:30on parlait de la stratégie
39:31d'Israël
39:32qui continue à frapper
39:34l'Iran avec force
39:35affirme le Premier Ministre
39:36Benyamin Netanyahou
39:37en ligne avec nous
39:38Rina Bassiste
39:39bonsoir Rina
39:41bonsoir
39:42correspondante en France
39:43pour la radio israélienne
39:45Cannes
39:45et le site
39:46Almonitor
39:47l'armée israélienne
39:48aujourd'hui
39:48a déclenché
39:49une incursion terrestre
39:50dans une zone frontalière
39:51du sud de Liban
39:52le ministre israélien
39:54de la défense
39:54a autorisé
39:55ses militaires
39:55à je cite
39:56prendre le contrôle
39:57de nouvelles positions
39:58chez son voisin
39:59pour y créer
39:59une zone tampon
40:01avec le Hezbollah
40:02est-ce que selon vous
40:03l'armée israélienne
40:03peut aller plus loin
40:04désormais
40:05et mener une véritable
40:06opération terrestre au Liban ?
40:09Je ne pense pas
40:10pas dans les militaires
40:12en tout cas
40:13je ne pense pas
40:13que c'est l'intention
40:14israélienne
40:15de vraiment
40:17lancer
40:17une opération
40:19de grande vergure
40:20une opération terrestre
40:21l'idée
40:23est vraiment
40:23d'empêcher
40:25tout simplement
40:26Hezbollah
40:26à s'engager
40:28dans cette
40:29riposte iranienne
40:30parce que
40:31le Hezbollah
40:33était extrêmement rapide
40:35cette fois-ci
40:35à répondre
40:37après un an
40:38presque
40:39d'une certaine
40:40calme
40:41pas une calme
40:41complète
40:42et là
40:43il y a un gouvernement
40:44qui ne va pas
40:46permettre ça
40:47je crois que
40:48la patience
40:49israélienne
40:50depuis le 7 octobre
40:51a beaucoup changé
40:53ça veut dire
40:54la tolérance
40:55on est à une tolérance
40:56zéro
40:57de ce genre
40:58d'intervention
40:59de la part
40:59de Hezbollah
41:00en plus
41:01le gouvernement
41:02a très clairement
41:04indiqué
41:04a très clairement
41:06dit
41:06qu'il n'y aura
41:07pas une évacuation
41:08des résidences
41:11du nord
41:11d'Israël
41:12comme c'était fait
41:13après le 7 octobre
41:14quand Hezbollah
41:15a commencé aussi
41:16à tirer
41:17sur Israël
41:18ça ne va pas
41:19se répéter
41:20et si on laisse
41:21les résidents
41:22du nord d'Israël
41:23si on les laisse
41:23rester chez eux
41:24il ne faudra pas
41:26qu'il y aura
41:26des tirs
41:27de la part
41:28de Hezbollah
41:28donc là
41:29il y a une opération
41:31assez musclée
41:32il faut le dire
41:33avec beaucoup de tirs
41:35vers des positions
41:36de Hezbollah
41:37essayant de détruire
41:39des cages
41:40des armes
41:41essayant de détruire
41:42des tunnels aussi
41:43et surtout
41:45essayant de forcer
41:46Hezbollah
41:47à comprendre
41:47qu'Israël
41:48ne va pas tolérer
41:49ce genre de comportement
41:51Adèle Bakawan
41:52est-ce que c'est
41:53un nouveau front
41:53qui s'est véritablement
41:54ouvert ou pas ?
41:55Nouveau front
41:56non
41:57pourquoi ?
41:58parce que tout simplement
41:59
41:59le Hezbollah
42:00depuis le 7 octobre
42:02il faut toujours
42:02se rappeler du 7 octobre
42:04le moment de rupture
42:05c'est le 7 octobre
42:06et même
42:06tout ce qui se passe
42:07en Iran
42:08ou en Syrie
42:09ou Yémen
42:10ou en Irak
42:10c'est vraiment
42:11les conséquences
42:12de ce moment fondateur
42:13au Moyen-Orient
42:14on n'avait que 3 moments
42:16le 11 septembre
42:17les printemps arabes
42:18et désormais
42:19le 7 octobre
42:20et depuis le 7 octobre
42:21on a
42:2280% des infrastructures
42:24militaires
42:25de Hezbollah
42:25détruites
42:2695%
42:27des cadres
42:28dirigeants
42:29de Hezbollah
42:29y compris
42:30leurs chefs
42:30a décapité
42:32ce qui est
42:34en action
42:35actuellement
42:35c'est le 20%
42:37des infrastructures
42:37qui restent
42:38et c'est la
42:39troisième génération
42:40des cadres
42:41dirigeants
42:41de Hezbollah
42:42et les attaques
42:43si vous avez
42:44observé
42:45comparez
42:46ce qui s'est passé
42:46en 2006
42:47et ce qui se passe
42:48actuellement
42:49en 2006
42:49le Hezbollah
42:50était parfaitement
42:51en mesure
42:51de brûler
42:52la moitié
42:52d'Israël
42:53et là
42:53ça ressemble
42:54plutôt à des actions
42:56symboliques
42:56et pourquoi
42:57des actions
42:58symboliques
42:58parce que
42:58depuis un an
42:59l'état libanais
43:00le gouvernement
43:01libanais
43:02en pleine discussion
43:03avec le Hezbollah
43:04pour qu'il se désarme
43:06pacifiquement
43:07pour qu'il se libanise
43:08pacifiquement
43:10il a refusé
43:11aujourd'hui
43:12le Hezbollah
43:12je pense
43:13vit ses derniers jours
43:14le Hezbollah
43:15militaire
43:15bien évidemment
43:16ou bien
43:17le Hezbollah
43:17social
43:18et politique
43:19sous libanisme
43:20ou bien
43:20c'est la fin
43:21du Hezbollah
43:21Paul Barcelone
43:22pour revenir
43:23sur l'allocution
43:23tout à l'heure
43:24d'Emmanuel Macron
43:25il a évoqué
43:25ce qui se passe
43:26au Liban
43:27il a appelé
43:27tout simplement
43:28Israël
43:28à respecter
43:29l'intégrité
43:30territoriale
43:30du Liban
43:31effectivement
43:31il a condamné
43:32même
43:33l'idée
43:33d'une incursion
43:34terrestre
43:35effectivement
43:35eu égard
43:36à ce que vous disiez
43:37à l'instant
43:37et ces incursions
43:39qu'on a vues
43:39au sud Liban
43:40aujourd'hui
43:41ordonnées par
43:42Benyamin Netanyahou
43:43le président de la république
43:44parle de fautes majeures
43:45d'erreurs stratégiques
43:47donc clairement
43:47il condamne
43:51c'est son rôle quelque part
43:52ce qui pourrait se passer
43:53au sud Liban
43:54du fait d'Israël
43:55dans les prochaines heures
43:56Christophe Jacobizine
43:57jusqu'où selon vous
43:58peut aller l'armée israélienne
43:59et à quel point
43:59les américains
44:00sont prêts à les suivre
44:01ou les laisser faire au Liban
44:03au Liban
44:03je pense qu'effectivement
44:04ça reste relativement
44:05circonscrit
44:06c'est-à-dire que
44:07le Hezbollah
44:08est très affaibli
44:08d'ailleurs ça montre
44:09à quel point
44:10l'Iran aussi
44:11a perdu
44:12ses principaux soutiens
44:13partout en fait
44:14l'Iran est très isolé
44:16et c'est
44:17effectivement
44:17au Liban
44:17je pense que c'est le
44:18c'est le champ du signe
44:19du Hezbollah
44:20et je pense qu'Israël
44:21veut terminer le travail
44:24voilà
44:24donc je pense
44:25qu'effectivement
44:26c'est un front
44:27symbolique et important
44:28notamment pour les français
44:29et notre attachement au Liban
44:30et d'ailleurs
44:31Beyrouth a quand même
44:32été bombardé
44:33à plusieurs reprises
44:33donc c'est
44:34c'est bien évidemment
44:35inquiétant
44:36mais ça ne constitue pas
44:38pour les Iraniens
44:39en tout cas
44:40un contre-feu
44:41ou bien
44:41ou un second front
44:42c'est terminé ça
44:44Rina Bassiste
44:45qu'en retire
44:46politiquement
44:47pour l'instant
44:48Benyamin Netanyahou
44:49au quatrième jour
44:50de guerre
44:52Bon je n'ai pas encore
44:53vu de sondage
44:54vous savez qu'en Israël
44:55aujourd'hui
44:56aussi demain
44:57c'est la fête de Pourrim
44:58donc
44:59c'est une journée férière
45:01mais je crois
45:02que sans doute
45:05ça va aider
45:06sa popularité
45:07c'est toujours comme ça
45:08en Israël
45:09quand il y a la guerre
45:10le peuple
45:11se réunit
45:13se réunit
45:14derrière
45:15les leaders
45:16et ce n'est pas un secret
45:17que même l'opposition
45:18en Israël
45:20soutient
45:21d'abord
45:21bien sûr
45:22l'opération
45:23en Iran
45:24mais aussi
45:25cette augmentation
45:27de bombardements
45:28contre le Hezbollah
45:30il y avait même
45:31jeudi
45:32et ça c'est bien avant
45:33justement
45:34les frappes
45:35contre Ali Khamenei
45:36à la Knesset
45:38le chef
45:38de l'opposition
45:39Yair Lapid
45:40qui s'adressait
45:42aux députés
45:43et s'est adressé
45:44aussi à Netanyahou
45:46et l'appelait
45:47à attaquer l'Iran
45:48il est allé
45:48même plus loin
45:49il a dit que
45:50pour être efficace
45:52il faudra même
45:53s'attaquer
45:54aux installations
45:55pétrolières
45:56de l'Iran
45:57c'est quelque chose
45:58que même
45:58pour l'instant
45:59même les Américains
46:00n'ont pas fait
46:01donc il y a
46:02un soutien politique
46:03à ces actions
46:04la grande majorité
46:06des Israéliens
46:07la société
46:08soutient
46:09aussi
46:10le Premier ministre
46:11avoir dit ça
46:12bien sûr
46:13que le bilan
46:14extrêmement lourd
46:15pour l'instant
46:16avec 12 morts
46:18énormément de gars
46:19et aussi
46:20des dizaines
46:21même des centaines
46:22de personnes
46:24qui étaient blessées
46:25c'est pas quelque chose
46:26d'anodin
46:27donc il faudra pas
46:28que cette opération
46:30dure trop longtemps
46:31les Israéliens
46:32c'était
46:32le 7 octobre
46:35les Israéliens
46:35sont épuisés
46:36l'économie israélienne
46:37est épuisée
46:39ça peut peut-être
46:40tenir une semaine
46:41deux semaines
46:42trois semaines
46:43mais peut-être
46:44pas plus que ça
46:44en rappelant
46:45Adèle Bakawan
46:46qu'il y a des élections
46:47législatives
46:47en Israël
46:48au mois de novembre
46:49elle pourrait même
46:49être anticipée
46:51si Benyamin Netanyahou
46:52voulait profiter
46:52de sa popularité
46:53pour les avancer
46:54oui cela est tout à fait
46:55possible
46:56il y a un consensus
46:57en Israël
46:58derrière le Premier ministre
46:59et il y a un autre
47:02élément pour moi
47:02c'est très important
47:03à savoir
47:05avant le 7 octobre
47:06lorsqu'on avait un mort
47:07en Israël
47:08c'était la fin du monde
47:09c'était une catastrophe
47:11on était même prêt
47:12pour échanger
47:13par exemple
47:143000 palestiniens
47:15face à un otage israélien
47:17mais depuis le 7 octobre
47:18la société israélienne
47:20a intériorisé
47:22un nouveau phénomène
47:23c'est-à-dire quoi ?
47:24c'est-à-dire
47:24prêt
47:25pour des sacrifices
47:27prêt
47:28pour des morts
47:28pendant la guerre
47:29des 12 jours
47:30il y a eu beaucoup
47:31beaucoup de morts
47:31il y a eu beaucoup
47:32beaucoup de dégâts
47:33mais la société israélienne
47:34n'était pas
47:36excusez-moi
47:37un petit rappel
47:38lorsque j'aborde
47:39ces sujets-là
47:40je l'aborde vraiment
47:41d'une manière factuelle
47:42ce n'est pas une prise
47:43d'opposition
47:44je ne suis pas là
47:45pour dire c'est bien
47:46ou c'est pas bien
47:47c'est pas mon rôle
47:48en tant que chercheur
47:48mais d'une manière factuelle
47:50la société israélienne
47:52est désormais
47:53entrée dans une nouvelle phase
47:55dans laquelle
47:55le sacrifice
47:56est intériorisé
47:57c'est pourquoi
47:58aujourd'hui
47:59presque
47:59il y a ce consensus
48:01presque
48:01de la droite
48:02de la gauche
48:03de l'extrême droite
48:04de l'extrême gauche
48:05derrière le Premier Ministre
48:06Merci beaucoup
48:08Rina Bassis
48:08d'avoir été avec nous
48:10ce soir
48:10correspondante en France
48:11pour la radio israélienne
48:13Cannes
48:13et le site
48:14Al Monitor
48:15c'est déjà la fin
48:17de ces informés
48:18on s'en approche
48:19merci Adèle Bakawan
48:20d'être venue
48:21ce soir également
48:22directeur de l'Institut
48:23Européen d'études
48:24sur le Moyen-Orient
48:25et l'Afrique du Nord
48:26je rappelle le titre
48:27de votre dernier livre
48:28la décomposition
48:29du Moyen-Orient
48:30trois ruptures
48:31qui ont fait basculer
48:33l'histoire
48:33c'est aux éditions
48:35Talendier
48:35merci Paul Barcelone
48:36d'être venu
48:37votre éclairage
48:37du service politique
48:38de France Info
48:39après cette allocution
48:40d'Emmanuel Macron
48:41que nous avons suivi
48:42en direct
48:42et en intégralité
48:43ensemble
48:44merci Adeline Percept
48:45correspondante en France
48:46pour la RTBF
48:47la radio
48:48et les télévisions
48:50publiques belges
48:51je vais y arriver
48:51le mot de la fin
48:53pour nos deux
48:55derniers journalistes
48:56Christophe Jacubizine
48:57de la rédaction des Echos
48:58elle a eu des Echos
48:58demain Christophe
48:59votre manchette
49:00comme on dit
49:00c'est la guerre
49:01inquiète les marchés
49:01avec évidemment
49:02les marchés
49:02qui commencent à affaiblir
49:03dangereusement
49:04aussi bien Wall Street
49:05que la Bourse de Paris
49:05et puis évidemment
49:06Bourse de Paris
49:07qui a fini en être occulte
49:08ce soir
49:08exactement
49:08et on l'a dit aussi
49:09le pétrole
49:09et le gaz
49:10qui flambent
49:11plus 70%
49:12dans le cours du gaz
49:13en 48 heures
49:14et ce sera à lire
49:15dans les Echos
49:16demain à la Une de l'Humanité
49:17Cédric Lérin
49:18Une de l'Humanité
49:19Christophe Lérin
49:19avec attention
49:20puisque c'est des buts
49:21il a voué de Donald Trump
49:23vous pourrez vous échanger
49:24vos journaux respectifs
49:26demain
49:26le rendez-vous
49:27est pris
49:28Merci à tous
49:29d'être venus ce soir
49:30Les informés reviennent
49:31demain matin
49:32sur France Info
49:33Très bonne soirée à tous
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