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  • il y a 5 mois

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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:10Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, le canal 16.
00:15De la TNT à la une ce soir, la France à nouveau au chevet de l'Ukraine, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky,
00:21tous deux à l'Elysée, peut-être un tournant dans l'unité de l'Europe et le soutien des Etats-Unis.
00:25Un échange est prévu demain avec Donald Trump alors que Vladimir Poutine, lui, s'affiche en Chine avec ses alliés.
00:31Le président français sur tous les fronts, il appelle ses ministres à se battre jusqu'au bout pour éviter la chute du gouvernement.
00:37Pas de concession pour l'instant de la part de François Bayrou.
00:40Quelle mobilisation pour le 10 septembre, jeudi prochain, l'appel à tout bloquer.
00:44Les renseignements territoriaux tentent d'évaluer l'ampleur des manifestations et des blocages.
00:48Il parle pour l'instant de 100 000 participants dans toute la France.
00:52Et puis Emmanuel Carrère, David Diop ou encore Maria Pouchet parmi les noms de la première sélection du Goncourt.
00:59Les prix littéraires font-ils toujours autant vendre ?
01:01Guerre des maisons d'édition ou vrai coup de cœur en cette rentrée littéraire ?
01:05On en débat avec nos informés.
01:08Bonsoir Elisabeth Pinault.
01:09Bonsoir.
01:09Correspondante à l'Elysée et à Matignon pour l'agence Reuters.
01:13Sylvain Courage était également avec nous.
01:15Bonsoir Sylvain.
01:15Bonsoir.
01:16Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs.
01:18Bonsoir Séverain Husson.
01:19Bonsoir Victor.
01:20Directeur adjoint de la rédaction de La Croix.
01:22Et bonsoir Guillaume Laganne.
01:24Bonsoir.
01:24Spécialiste des questions de défense et de géopolitique.
01:27Votre nouveau livre « Apparaître géopolitique de l'Europe » aux presses universitaires de France.
01:34Après l'Alaska, après Washington ces dernières semaines, c'est donc à Paris que la question ukrainienne revient.
01:40Sur le devant de la scène, Volodymyr Zelensky est à l'Elysée.
01:42Ce soir, réunion de travail et dîner avec Emmanuel Macron.
01:45Nous sommes prêts, nous Européens, à apporter les garanties de sécurité à l'Ukraine et aux Ukrainiens le jour où une paix est signée.
01:57C'est l'engagement que nous avions pris à Washington.
01:59Voilà.
01:59Ce travail de préparation est achevé.
02:01Et il nous permet de dire que nous sommes prêts à une paix robuste, durable pour l'Ukraine et pour les Européens.
02:07Emmanuel Macron, ce soir à l'Elysée, aux côtés du président ukrainien pour cette conférence de presse, à la veille du rendez-vous de la coalition des volontaires et puis d'un entretien aussi à distance avec Donald Trump.
02:18Guillaume Lagan, les garanties de sécurité pour l'Ukraine, on pourra rappeler d'ailleurs ce que cela signifie.
02:23Le fait qu'elle soit prête, dit Emmanuel Macron, c'est une avancée importante ?
02:26Oui, c'est l'aboutissement d'un processus qui a maintenant plusieurs mois de discussion entre les Occidentaux, entre les Européens et les Américains pour apporter à l'Ukraine un soutien à la fois financier, matériel et aussi en déploiement de soldats qui lui permettrait d'éviter une nouvelle attaque russe.
02:48Donc c'est une avancée dans le sens où ces discussions ont pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps et que là, on semble s'acheminer vers un consensus entre les Européens, en tout cas quand on dit les Européens, les Français et les Anglais principalement et quelques autres nations satellites autour.
03:03Et puis les Américains dont on attendait un soutien en termes de renseignement, en termes de protection pour nos propres soldats.
03:12Donc c'est une avancée, mais comme l'a dit le Président à l'instant, c'est conditionné quand même à un accord de paix.
03:19Il ne parle pas d'ailleurs de cesser le feu, il parle d'accord de paix, ce qui est un petit recul quand même par rapport à ce qui était initialement envisagé.
03:26Et donc on est encore dans le futur, parce que pour l'instant la guerre, elle se poursuit.
03:29Accord de paix qui interviendra ou pas, on ne sait pas.
03:32Vladimir Poutine continue à souffler, on va dire, le chaud et le froid depuis la Chine.
03:36On reparlera de ce sommet important avec ses alliés.
03:38Il dit à la fois qu'il continue son offensive et puis qu'en même temps, il est prêt qu'il y ait une lumière en quelque sorte au bout du tunnel.
03:45C'est de la communication ?
03:46En fait, là, il faut remonter il y a quelques semaines au sommet d'Encourage, en Alaska,
03:51où l'objectif du Président Trump, c'était d'obtenir...
03:54Avec la fameuse rencontre.
03:55Voilà, la fameuse rencontre entre M. Trump et M. Poutine dans l'État d'Alaska.
04:00L'objectif était d'obtenir un cessez-le-feu, donc un arrêt des combats.
04:04Et à partir de là, il y aurait eu une négociation pour aboutir à un accord de paix.
04:07Or, M. Poutine n'est pas intéressé par un cessez-le-feu, notamment parce que, sur le terrain militaire, il a plutôt l'avantage aujourd'hui.
04:15Et donc, il n'est pas fermé à des négociations de paix.
04:18Alors, c'est une situation qui n'était pas du tout celle que les Européens attendaient,
04:24qui a pu exister dans l'histoire, si on remonte à quelques décennies.
04:27La guerre du Vietnam, elle s'est poursuivie jusqu'à la fin.
04:30L'accord de paix, en fait, s'est terminé, enfin, disons, la guerre s'est terminée alors que l'accord de paix était signé.
04:36Bon, ce n'est pas nécessairement un très bon exemple pour le cas de l'Ukraine,
04:39parce que je vous rappelle que le résultat, c'est que le sud-Vietnam est tombé.
04:42Donc, cet accord de paix qui serait négocié en même temps que les combats se poursuivent,
04:46c'est, pour l'instant, une très mauvaise affaire pour l'Ukraine.
04:49Elisabeth Pinault, vous étiez tout à l'heure à l'Élysée, correspondante pour l'agence Reuters.
04:53Vous avez assisté à cette conférence de presse d'Emmanuel Macron et de Volodymyr Zelensky.
04:59Emmanuel Macron, on le rappelle, qui garde le leadership européen dans ce dossier ukrainien.
05:03Oui, cette réunion est la suite de la séquence Anchorage Washington.
05:08On se souvient qu'Emmanuel Macron et les dirigeants européens sont allés voir Donald Trump dans le bureau ovale il y a deux semaines.
05:17Donc oui, une fois de plus, ça se passe à Paris.
05:19Volodymyr Zelensky, tout de noir vêtu, est arrivé à l'Élysée tout à l'heure à 19h.
05:25C'était juste une déclaration, pas une conférence de presse.
05:27Emmanuel Macron a été très bref.
05:30Il a dit, nous sommes prêts, mais il n'est pas entré dans les détails.
05:32On se doute bien que c'est le diable.
05:33Le travail aura lieu demain aussi avec les partenaires européens.
05:36Exactement, donc demain, il sera rejoint par de nombreux chefs d'État à Paris ou en vision conférence.
05:41Monsieur la Vandeleion sera présente, mais par exemple Frédéric Merckx, le chancelier, ne sera pas là.
05:46Il sera en revanche à Évian demain soir.
05:49Il y a également une réunion, donc ils pourront se voir à ce moment-là.
05:53Et Keir Starmer, le britannique, élément clé évidemment, devrait être à Paris.
05:58Ils se réunissent, ils discutent.
06:00Et puis à 14h demain, ils auront, Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron et quelques autres qui ne sont pas précisés pour l'instant,
06:06auront Donald Trump au téléphone et ils pourront lui rendre compte de la réunion de demain matin.
06:13De nombreuses questions sont sur la table, évidemment.
06:16Mais pour discuter dans une guerre comme celle-ci, il faudrait être deux.
06:19Et le grand absent, c'est évidemment Vladimir Poutine.
06:23Il s'était quitté à Washington avec cette possibilité de rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.
06:29Il n'en est plus question maintenant.
06:31Donc on repart sur d'autres bases.
06:34Depuis, c'est vraiment son, Donald Trump, il a compris que Vladimir Poutine ne ferait jamais la paix.
06:39En tout cas, effectivement, pour le moment, Vladimir Poutine ne cesse de repousser le moment de la rencontre avec Volodymyr Zelensky.
06:48Et sur le terrain, les Russes continuent à gagner du terrain.
06:51En gros, je crois que l'armée russe prend 500 km² par mois.
06:56Donc évidemment...
06:57Et Vladimir Poutine dit aujourd'hui qu'on arrive toujours à l'offensive sur tout le territoire.
07:00Et donc tous les 15 jours ou toutes les semaines, Donald Trump dit attention, je vais finir par me fâcher si la rencontre n'a pas lieu.
07:08Ce qu'il dit encore ce soir, d'ailleurs.
07:09Ce qu'il a encore dit ce soir.
07:10Il n'a pas se passer quelque chose.
07:11Il a encore été en mi-août.
07:13Il avait donné 15 jours.
07:14Les 15 jours sont largement dépassés.
07:16Donc voilà, est-ce qu'il faut croire Donald Trump ?
07:19Est-ce qu'il va finir par effectivement appliquer de nouvelles sanctions à la Russie comme il menace de le faire ?
07:25C'est en tout cas ce qu'il faut espérer.
07:27A noter que Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, sera demain à Paris.
07:32Ça vient d'être confirmé.
07:34De sources diplomatiques, ce n'est pas encore officiel.
07:36On ne sait pas encore s'il participera aux discussions demain matin
07:38ou s'il verra, par exemple, Volodymyr Zelensky en particulier.
07:42En tout cas, sa présence à Paris est importante parce que la partie américaine est présente à un très haut niveau.
07:46Vous confirmez, Guillaume Lagan, que cela joue la présence en plus de Steve Witkoff ?
07:49Ah oui, Witkoff, c'est intéressant parce que Witkoff, c'est quelqu'un qui a rencontré Poutine à plusieurs reprises,
07:54qui a été l'émissaire de M. Trump.
07:57Alors, il n'est pas nécessairement, vous le savez, compétent au départ.
08:00C'était dans l'immobilier.
08:03Mais de fait, il a une connaissance maintenant assez fine du sujet.
08:08Et il est important qu'il soit là parce qu'il était quand même perçu comme quelqu'un de plutôt pro-russe,
08:13favorable à une pression sur l'Ukraine plus que sur Moscou.
08:15Donc, le fait qu'il participe à cette coalition des volontaires, je pense que c'est plutôt positif.
08:20C'est bien le courage.
08:20Le fait que Donald Trump soit, lui, à distance, qu'il participe aussi à sa manière, à cette coalition,
08:25ou en tout cas à ce rendez-vous, ça donne une autre dimension aussi à tout cela.
08:27C'est très important parce qu'après, en Corrède, on pouvait craindre,
08:30avec les honneurs que Trump a réservés à Poutine, qu'il bascule complètement dans le jeu russe.
08:35Ça aurait été une catastrophe, évidemment, d'abord pour Zelensky, l'Ukraine, mais aussi pour les Européens.
08:40Donc, on a quand même, dans ce qui se passe aujourd'hui, évidemment, l'accord de paix est très très loin,
08:45mais le camp des défenseurs de l'Ukraine est consolidé.
08:48Et le fait qu'il y ait à la fois Wittkopf et Trump, et que ces négociations avancent,
08:55que le dispositif soit précisé, c'est très important.
08:59Pour le moment, on ne sait rien du dispositif.
09:01Et moi, ce que j'ai entendu de la déclaration d'Emmanuel Macron, c'est quand il dit « nous sommes prêts »,
09:05c'est « les Européens sont prêts ».
09:07Il n'a pas parlé des Américains, et évidemment, les garanties de sécurité ne peuvent pas se faire
09:12sans l'intervention des Américains, parce qu'il faut évidemment un cessez le feu ou une paix,
09:17mais aussi parce que les Européens, les armées européennes, sont des blocs les uns côtés des autres,
09:23mais la glu, ce qui va permettre de lier l'ensemble du dispositif, c'est l'intervention américaine.
09:30Si l'intervention américaine n'a pas lieu, et tant qu'elle n'est pas précisée,
09:33on ne sait pas si elle a lieu, ça ne pourra pas se faire.
09:35Oui, en fait, alors ce qui circule aujourd'hui, parce qu'il n'y a pas d'éléments établis,
09:40mais c'est qu'il y aurait trois dispositifs.
09:43Il y aurait d'abord un déploiement de soldats sur le front,
09:47qui pourrait appartenir à des nations extra-européennes.
09:51On aurait peut-être une opération de l'ONU, de casque bleu,
09:54qui viendrait surveiller le cessez-le-feu,
09:56donc éviter, un peu sur le mode finule, si vous voulez, au Liban,
09:59que les deux adversaires continuent à s'affronter.
10:02Ensuite, on aurait un deuxième déploiement au sol de soldats européens,
10:06aidés par les Américains, mais uniquement des Européens,
10:09avec des moyens en mer Noire, avec une surveillance à ce niveau-là,
10:13notamment la Commission européenne.
10:15Et c'est là qu'effectivement le soutien américain est indispensable,
10:19parce que si jamais ça tournait mal, il faut avoir le soutien des États-Unis,
10:23sinon on aurait des difficultés avec quelques milliers de soldats à affronter la Russie.
10:26Et puis après, il y aura un dernier aspect,
10:28qui serait un soutien extérieur aux frontières de l'Ukraine
10:30dans ses garanties de sécurité,
10:33sous forme de financement, sous forme de livraison d'armes.
10:35Et ça, c'est l'idée de l'Italie,
10:37d'un article de type, article 5 de l'OTAN,
10:41qui viendrait déclencher une intervention des Occidentaux
10:44en faveur de l'Ukraine.
10:45C'est-à-dire un pays qui est touché, les autres doivent y aller.
10:46Voilà, mais sans que l'Ukraine appartienne à l'OTAN,
10:49puisque aujourd'hui, il y a une opposition des États-Unis à cela.
10:52Il y a ce processus d'adhésion.
10:53Sylvain Courage, il y a ces deux images, on ne les a pas vraiment encore,
10:55mais en tout cas, il y a ces sortes de deux blocs qui se forment.
10:58On a, d'un côté en Chine, ce sommet avec le président chinois,
11:01Vladimir Poutine, le leader nord-coréen également.
11:04Et puis, ce qui va se passer, ou ce qui commence à se passer à Paris,
11:07Vladimir Zelensky aux côtés d'Emmanuel Macron,
11:09des Européens et Donald Trump, même si je le rappelle, c'est à distance.
11:11Oui, on voit là la partition du monde,
11:14avec deux camps assez marqués.
11:17Et d'ailleurs, le fait que Poutine se trouve à Pékin
11:19participe sans doute du désappointement de Trump,
11:22et même de son courroux.
11:24Et donc, je pense que là, on voit bien que l'alliance atlantique,
11:29en fait, quand même, s'est réconstituée.
11:30C'est ce qu'il a décidé, Guillaume Laganne,
11:32Donald Trump a participé à ces rendez-vous,
11:34de voir Vladimir Poutine comme ça le narguer,
11:36en quelque sorte, depuis la Chine ?
11:38Je pense que ça a pu être un élément important,
11:39parce qu'on sait que chez M. Trump,
11:41il y a une forte dimension psychologique,
11:43et donc, il est un peu déçu par M. Poutine,
11:45à qui il a quand même offert un pont d'or.
11:48Le recevoir aux États-Unis, c'était quand même
11:49quelque chose de très positif pour la Russie.
11:51Je pense aussi, on en parlait tout à l'heure,
11:54que la rencontre de Washington a été importante,
11:55parce que les Européens sont venus présenter
11:57à Donald Trump des éléments tangibles.
12:00Alors, peut-être qu'ils ont parlé,
12:01je ne suis pas sûr qu'ils soient vraiment descendus dans le détail,
12:03mais ils ont dû quand même l'expliquer,
12:04qu'il y avait des milliers de soldats prêts
12:05à se déployer sur le sol ukrainien.
12:07Donc, ça a donné un peu quelque chose de concret.
12:09Moi, ce que je voudrais simplement dire,
12:12c'est que, malgré tous les tiraillements,
12:15ce qui est intéressant avec cette coalition des volontaires,
12:16c'est que c'est quand même une réponse opérationnelle
12:18et concrète à ce qu'on vient de voir à Pékin.
12:20C'est-à-dire, à Pékin, on a vu le monde s'organiser
12:23autour de la Chine.
12:23Certes, c'est très impressionnant,
12:25mais on répond à ça par une réunion qui est technique,
12:28et avec peut-être un déploiement militaire
12:30qui va se faire,
12:31alors que les gens qu'on voit autour de M. Xi Jinping,
12:34je pense, par exemple,
12:35on voyait derrière lui le président iranien.
12:37Il y a quelques mois, il était tout seul
12:38quand Israël et les États-Unis l'ont attaqué.
12:40Il n'y a pas de solidarité militaire encore
12:42entre les membres de ce bloc.
12:43Une question que se posent peut-être
12:44ceux qui nous écoutent et ceux qui nous regardent.
12:47Les choses prennent du temps, on peut le dire,
12:49trois ans et demi de guerre déjà.
12:50Cette coalition des volontaires,
12:51elle a été initiée il y a six mois maintenant
12:53par la Grande-Bretagne et la France.
12:55Tout à l'heure, le secrétaire général de l'OTAN,
12:57Marc Routteux, disait,
12:58voilà, on va voir ce que les Européens
12:59peuvent enfin proposer.
13:01On se dit, voilà, après tous ces mois,
13:03toutes ces années, on en est encore là, finalement.
13:05Oui, on en est encore là.
13:06Et encore une fois, le chemin est long.
13:09Parce que je rappelle que tout ce...
13:10En fait, en réalité, ce dont on discute aujourd'hui,
13:12c'est un plan sur du papier.
13:14Lorsque ce plan sera appliqué,
13:15ça veut dire que la paix sera revenue en Ukraine.
13:17Donc, d'une certaine manière, on sera sortis,
13:19on ne sait pas trop comment,
13:20mais en tout cas, on sera sortis
13:21de la période la plus chaude du conflit.
13:23Ce qui était, rappelez-vous,
13:24discuté l'année dernière,
13:26juste avant les élections européennes,
13:28c'était un déploiement de soldats européens.
13:30Maintenant, c'est-à-dire,
13:31pour venir soulager les Ukrainiens
13:33qui, on le sait,
13:34manquent beaucoup de soldats sur le front,
13:36on aurait déployé des milliers de soldats
13:37dans la partie occidentale de l'Ukraine
13:40pour garantir un certain nombre de fonctions
13:43et permettre à l'arme ukrainienne
13:44de se redéployer à l'Est.
13:46Donc là, ce qui est discuté aujourd'hui,
13:47c'est positif,
13:48mais on n'en est pas à ce qu'on était à l'époque.
13:51Et en fait, le problème militaire reste entier.
13:53C'est-à-dire, comment l'Ukraine va-t-elle faire
13:54pour passer l'hiver qui est devant nous
13:56et atteindre la quatrième année de guerre ?
13:59On rappelle cette réunion demain
14:01de cette coalition des volontaires,
14:03Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron,
14:05les autres dirigeants européens,
14:07et puis Donald Trump à distance.
14:09Merci beaucoup, Guillaume Laganne,
14:10d'être venu ce soir
14:11dans les informés spécialistes.
14:13Je le rappelle,
14:13des questions de défense et de géopolitique.
14:16Le titre de votre nouveau livre
14:17qui paraîtra le 17 septembre,
14:18voilà la date,
14:19« Géopolitique de l'Europe »,
14:20c'est aux presses universitaires de France.
14:23Image marquante, on le disait,
14:24Elisabeth Pinault,
14:24de voir Emmanuel Macron
14:25avec son homologue ukrainien.
14:27Un moment politique en France
14:29extrêmement tendu,
14:30c'est peu de le dire,
14:31l'international,
14:32son domaine réservé.
14:33C'est un peu le seul qui lui reste
14:34aussi finalement aujourd'hui
14:35à Emmanuel Macron.
14:36Oui, sur le papier,
14:37parce qu'Emmanuel Macron
14:39se mêle aussi de politique intérieure,
14:41puisque pas plus tard qu'hier,
14:43il a reçu à déjeuner
14:44tous les responsables du socle commun
14:46et ce n'était pas arrivé
14:47depuis longtemps,
14:50depuis 4 ans, je crois même,
14:51nous a dit l'Élysée.
14:53Donc, ils ont bien parlé
14:54politique intérieure.
14:56Et puis, il a eu son...
14:56La question de son influence
14:58se pose tout de même.
14:58Il a eu son message aujourd'hui
15:00en Conseil des ministres,
15:01peut-être le dernier de l'Air Bayrou.
15:03Donc, j'étais ce matin à l'Élysée
15:05dans une ambiance un peu étrange
15:07et le président a eu ce message
15:09qui a été rapporté
15:10par la porte-parole du gouvernement.
15:12Qui d'ailleurs a dit à bientôt
15:13et non pas à la semaine prochaine.
15:14Il fallait se mobiliser
15:16pour essayer de passer l'obstacle.
15:17C'est comme ça qu'il a défini
15:19la journée à haut risque
15:21de lundi prochain.
15:22Et puis, il a dit
15:23que nous étions dans un mouvement
15:24national et international singulier.
15:27Voilà qui est joliment dit
15:30alors qu'on peut parler de crise
15:31si on voit le ver vide.
15:34Avec ce vote de confiance,
15:35nous en sommes à 5 jours maintenant.
15:37Vote de confiance
15:37qui, sauf énorme surprise,
15:39fera tomber le gouvernement
15:40de François Bayrou,
15:41Emmanuel Macron,
15:42qui s'est longuement adressé
15:43à ses ministres ce midi
15:44pour leur demander
15:45de rester mobilisés
15:46jusqu'au bout,
15:46ce que confirme
15:47le ministre de l'Économie,
15:48Éric Lombard.
15:49Bien sûr, nous sommes mobilisés
15:51derrière le Premier ministre
15:53depuis que nous sommes
15:54au gouvernement
15:55à la fin de l'année dernière.
15:57Et nous avons préparé
15:58avec mes collègues
15:58un projet de budget
15:59qui va être soumis
16:00au dialogue
16:01et sur lequel
16:02il y a un vote important
16:03lundi prochain.
16:05Moi, j'en appelle
16:05aux parlementaires
16:06pour que ce vote
16:06soit positif.
16:07Éric Lombard,
16:09le ministre de l'Économie,
16:11que l'on présente d'ailleurs
16:11comme une éventualité
16:14pour Matignon,
16:16pour prendre la suite,
16:16s'il m'encourage.
16:17Oui, il a un profil
16:19compatible avec
16:20les socialistes.
16:22Proche d'Olivier Faure.
16:23Un ancien rocardien,
16:24proche d'Olivier Faure.
16:25Et il avait déjà joué
16:26un rôle essentiel
16:27dans la première négociation,
16:30cet accord de non-censure,
16:32en trouvant vraiment
16:34un terrain de discussion
16:35avec les socialistes.
16:36Donc, du coup,
16:37il apparaît comme étant
16:39peut-être l'homme
16:40de la situation.
16:40Mais la situation,
16:41comme l'a rappelé
16:42Elisabeth Pinault,
16:43est tellement difficile
16:44qu'existe-t-il
16:46un homme de la situation ?
16:47C'est la question,
16:48Elisabeth Pinault.
16:48En tout cas,
16:48Éric Lombard joue un rôle clé.
16:50Ça, on me l'a confirmé ce matin.
16:52Il ne brille pas forcément
16:53Matignon.
16:54Mais en tout cas,
16:55pour les discussions
16:56avec le Parti socialiste,
16:57c'est quand même lui
16:58qui les mène en coulisses.
16:59Vous l'avez dit,
16:59c'est un proche d'Olivier Faure.
17:01Il vient du Parti socialiste.
17:02Et puis, c'est l'homme du budget.
17:03C'est l'homme du sujet
17:05qui est sur la table.
17:05Mais est-ce que c'est un atout
17:06ou justement un inconvénient ?
17:07En tout cas,
17:08c'est la courroie de transmission.
17:09C'est bien ce qu'on m'a expliqué.
17:10C'est la courroie de transmission,
17:11lui et Amélie de Montchalande
17:12dans une moindre mesure,
17:14mais tout de même,
17:15entre le gouvernement
17:17et le Parti socialiste actuellement.
17:19C'est vrai du son.
17:20L'hypothèse que le PS
17:23rentre dans la danse
17:24est quand même relativement faible,
17:26en tout cas à mes yeux,
17:27parce que si on élargissait
17:30le gouvernement
17:31à des ministres socialistes,
17:32d'abord, Olivier Faure
17:33a dit très clairement
17:34qu'à ses yeux,
17:35il fallait un gouvernement
17:36uniquement de gauche
17:37qui ensuite présenterait
17:38des projets
17:41à l'Assemblée nationale
17:42et chercheurs
17:42et des coalitions
17:43des majorités par projet,
17:45mais il a fermé la porte
17:46à un gouvernement
17:47de gauche et de macronistes,
17:49mais aussi...
17:50Déjà que ça ne marchait pas
17:51ces derniers mois.
17:51Et le risque
17:52qu'il présenterait les rubicains.
17:53Voilà, effectivement.
17:54Gérard Larcher,
17:55dans Le Parisien,
17:56a pris clairement
17:58cette option-là.
17:59Donc, l'hypothèse
18:01quand même d'élargir
18:01la majorité à gauche
18:03est à mon avis assez faible.
18:04Emmanuel Macron
18:04qui demande à ses ministres
18:05de tenir jusqu'au bout.
18:07C'est quoi ?
18:07C'est la méthode Coué,
18:08Elisabeth Pinault ?
18:08En tout cas,
18:10c'est le mot d'ordre.
18:11On n'est pas défaitiste
18:14et tout le monde se bat,
18:15y compris François Bayrou
18:16qui intervient dans les médias
18:18absolument tous les jours.
18:19Il sera demain
18:19au journal de 20h,
18:20vendredi sur RTL,
18:22samedi à C'est à vous,
18:23dimanche chez Brut.
18:24Il était ce matin à la radio encore.
18:25Il était ce matin à la radio
18:26et il multiplie
18:27pour prendre les Français témoins
18:28à travers les médias.
18:29C'est quand même ça
18:30qu'il essaie de faire.
18:31Oui, parce que sans réelle avancée
18:32de proposition à chaque fois.
18:34Il en propose quelques-unes,
18:35mais alors...
18:36Il a quand même laissé tomber
18:37les jours de projet.
18:37Y compris au gouvernement.
18:39C'est pourquoi
18:39il n'a pas mené
18:40cette négociation avant.
18:42Tout le problème est là.
18:43C'est pourquoi
18:44n'a-t-il pas négocié,
18:46en tout cas,
18:46essayer de s'assurer
18:47qu'il n'aurait pas
18:48tout le monde contre lui
18:48ce qui s'est passé
18:49dès le soir de son annonce.
18:51Personne ne comprend
18:52pourquoi il n'a pas négocié,
18:54il n'a pas assuré
18:55de ne pas avoir
18:56une fronde contre lui
18:57aussi vite.
18:58Oui, parce qu'on a dit,
18:59on l'a déjà dit beaucoup,
19:00il ne s'attendait pas finalement
19:01à avoir en moins de deux heures
19:02la réponse
19:03et du PS
19:04et du Rassemblement national
19:05qui lui fermait la porte
19:06tout de suite.
19:06Exactement,
19:07c'est là la surprise
19:08et là,
19:10Bayrou,
19:11l'homme du compromis,
19:13le centriste,
19:14le négociateur
19:15qui était censé
19:15parler à tout le monde,
19:17y compris au Rassemblement national
19:18et au Parti socialiste,
19:19là, cette image
19:20s'est effondrée
19:20et il y a une réelle
19:21incompréhension
19:22au sein du gouvernement
19:23et auprès des Français
19:24qui voient bien
19:26ce qui se passe
19:27et qui se demande
19:28pourquoi on se trouve
19:29dans une seule situation
19:31sans avoir commencé
19:32à discuter de ce budget,
19:34à avoir cherché
19:35des compromis
19:35parce qu'il comprend bien
19:36qu'il va falloir
19:37s'entendre,
19:38se parler
19:39et ça se fait
19:40dans plein d'autres pays
19:40On le voit d'ailleurs
19:40dans la cote de popularité
19:42du Premier ministre.
19:42Et là,
19:42on est juste face à un mur.
19:44S'il encourage,
19:44vous parliez des avancées
19:46en disant qu'il a renoncé
19:47aux deux jours fériés,
19:48il dit qu'il est ouvert
19:49à des alternatives.
19:49Alors, il a renoncé
19:50un jour férié,
19:51il est ouvert aux alternatives
19:52donc on voit que...
19:53En fait,
19:54c'est vraiment une tactique
19:55qui a raté
19:56mais dans les grandes largeurs
19:58parce qu'il voulait créer
19:59une tension.
20:00On dit toujours
20:00que quand on veut négocier,
20:01il faut qu'il y ait
20:02un rapport de force
20:03donc il a dit
20:04le 8,
20:05j'engage la responsabilité
20:06de mon gouvernement
20:07et il espérait
20:07que tout le monde
20:07allait se précipiter
20:08pour négocier avec lui.
20:09Et en fait,
20:10les gens ont dit
20:10alors tant pis,
20:11au revoir
20:12et du coup,
20:12il essaye aujourd'hui
20:14de négocier
20:14mais son sort
20:15est déjà scellé
20:16donc vraiment
20:16ça s'est retourné
20:17contre lui.
20:19Je pense qu'il était
20:19de bonne foi
20:20quand il a initié
20:21cette manœuvre
20:22mais c'est une manœuvre
20:23désastreuse.
20:24Avec l'accord d'Emmanuel Macron
20:25qui bon,
20:26lui,
20:26il n'est pas en première ligne
20:27non plus
20:27donc il le laisse faire.
20:28Il risque de s'y retrouver
20:29assez vite.
20:30Il risque de s'y retrouver
20:30très vite quand même.
20:32Le président d'ailleurs
20:33qui a demandé
20:34à ses ministres
20:34et à ses députés
20:35et aux députés
20:36en tout cas du socle commun
20:37de se serrer les coudes
20:38de multiplier les contacts
20:39et les tentatives
20:40de discussion
20:41avec les autres partis
20:42avec les socialistes
20:42on l'a dit
20:43en priorité.
20:44Le problème
20:44c'est que le premier concerné
20:46eh bien François Bayrou
20:47il ne joue pas le jeu
20:48c'est vrai son ?
20:50Non,
20:50il ne joue pas le jeu
20:50mais c'est plus lui
20:51qui,
20:52enfin on le saura lundi
20:53mais c'est plus lui
20:55qui a effectivement
20:56les cartes en main
20:56et il essaie de négocier
20:58quand même mollement.
20:59Il a tendu la main
21:00plus ou moins
21:01sur les jours fériés.
21:03Ils ont tendu une main
21:04également sur l'AME.
21:07On en reparlera
21:07dans les prochaines minutes.
21:08Mais effectivement
21:09la négociation
21:10n'a pas lieu aujourd'hui.
21:11Comment est-ce que
21:12vous analysez
21:12Elisabeth Pinault
21:13l'attitude justement
21:14de François Bayrou ?
21:16Je crois que
21:17c'est le courage
21:17je l'ai bien expliqué
21:18il a voulu faire un coup
21:19ça rappelle étrangement
21:21la dissolution
21:22c'est-à-dire
21:23Emmanuel Macron
21:24a voulu réveiller tout le monde
21:25en provoquant
21:27cette dissolution
21:28un moment de vérité
21:29de clarification
21:30oui de clarification
21:31d'ailleurs le mot
21:31a été utilisé
21:32cette fois-ci encore
21:33et puis
21:34cette question de la dette
21:35devait rassembler
21:36tout le monde
21:37et puis
21:38il n'a pas compris
21:39que la question posée
21:41alors lui il dit
21:42c'est simplement
21:43une question
21:44sur l'endettement
21:45tout le monde est d'accord
21:46pour dire que la France
21:47est trop endettée
21:48mais bien sûr
21:49ça se transforme
21:50en pour ou contre
21:50François Bayrou
21:51et avec
21:52une telle impopularité
21:54c'était très risqué
21:56et je le répète
21:57sans avoir
21:59auparavant
22:00téléphoné à tout le monde
22:02et s'assurer
22:02qu'il n'aurait pas
22:04comme ça
22:04une fronde
22:04aussi rapide
22:05c'est difficile
22:06à comprendre
22:07qu'il n'ait pas
22:07comme ça
22:08borné
22:09voilà
22:10assuré ses arrières
22:11pour annoncer
22:12une telle mesure
22:14ce vote
22:15cette impopularité
22:15justement du Premier Ministre
22:16elle est aussi
22:17au cœur du problème
22:18parce que justement
22:19beaucoup font le même constat
22:21en disant
22:22oui effectivement
22:22il faut faire
22:23ces dizaines de milliards
22:24d'économies
22:24est-ce que c'est la bonne manière
22:25ou pas
22:25il y a des divergences
22:27mais globalement
22:27beaucoup reconnaissent
22:28que le chemin
22:29est peut-être le bon
22:30mais avec François Bayrou
22:31visiblement ça ne passe pas
22:32non et d'ailleurs
22:32cet été
22:33il voulait établir
22:34un lien direct
22:35avec les français
22:35qui bon
22:36pour la plupart d'entre eux
22:38étaient en vacances
22:38donc il a créé
22:40ce rendez-vous
22:42sur Youtube
22:43qui a été un désastre
22:44donc il y avait
22:45quand même des signaux
22:46il n'a pas très bien compris
22:47ce qui était arrivé
22:48à son prédécesseur
22:49Michel Barnier
22:50c'est-à-dire qu'on a l'impression
22:50aujourd'hui qu'il faut
22:51deux premiers ministres
22:52pour faire un budget
22:52le premier sert un peu
22:54de bouc émissaire
22:56de victime expiatoire
22:56et puis le deuxième
22:57à les coups des franges
22:58pour essayer de négocier
22:59quelque chose
22:59on a l'impression
23:00que c'est le même mécanisme
23:01d'ailleurs on se retrouve
23:02à peu près dans les mêmes
23:02termes du débat
23:04que ce qui s'est produit
23:06et qui lui a bénéficié
23:07quand Michel Barnier
23:08a présenté son budget
23:08puis est tombé
23:09et puis ensuite lui
23:10François Bayrou est arrivé
23:11et donc là
23:12il a rejoué la scène
23:14c'est assez étonnant
23:15qu'il n'ait pas analysé
23:16le risque qu'il y avait
23:18pour lui
23:18de s'exposer
23:19à ce moment-là
23:20peut-être que s'il avait
23:21commencé par discuter
23:22il avait peut-être
23:23une minuscule chance
23:24de passer
23:24mais là
23:25c'est fichu
23:26On parlait du parti socialiste
23:28la rencontre
23:29avec Olivier Faure
23:30François Bayrou
23:30face à Olivier Faure
23:31demain
23:31ça s'annonce assez mal
23:33Elisabeth Pinault
23:33On verra
23:34on imagine mal
23:36qu'il y a miracle les lieux
23:37il n'y en a pas eu
23:38avec le Rassemblement National
23:39On reprend les mots
23:40de Jordan Bardella
23:40ça peut se passer
23:42demain matin
23:42néanmoins
23:43c'est quand même
23:44avec le parti socialiste
23:46et le groupe Liot
23:47qui a une vingtaine
23:48de députés
23:4923 exactement
23:50que le gouvernement
23:52veut essayer
23:53de sauver les meubles
23:54d'ici lundi
23:56On a du mal
23:56à comprendre comment
23:57même mathématiquement
23:59Et en tout cas
24:01l'argument c'est
24:03le parti socialiste
24:04n'a pas intérêt
24:05à tout bloquer
24:06et à une dissolution
24:08par exemple
24:08parce qu'il risquerait
24:09d'avoir beaucoup moins
24:10de députés
24:10ça c'est un argument
24:11mais c'est pour le coup
24:12d'après
24:12Le PS d'ailleurs
24:13ne pousse pas
24:13pour la dissolution
24:14On essaye déjà
24:15de voir ce qui peut
24:16se passer d'ici lundi
24:17mais en effet
24:18la réunion de demain
24:19risque d'être vaine
24:22parce que
24:23ou alors
24:24ils vont peut-être
24:25un peu entrer
24:26dans les détails
24:26pourquoi pas
24:27on peut l'espérer
24:28qu'il y ait une forme
24:29de négociation
24:29pour essayer
24:30de préparer ce budget
24:31parce que de toute façon
24:31un jour il faudrait
24:32un budget
24:32avec ou sans François Bayrou
24:34ou avec ou sans Olivier Faure
24:35il va falloir de toute façon
24:36négocier
24:37et avoir
24:38du monde à droite
24:40et à gauche
24:41pour voter ce budget
24:42à noter tout de même
24:43qu'on a eu quand même
24:45des échos à l'Elysée
24:46enfin sur ce qui s'est dit
24:48lors de ces déjeuners
24:49hier autour d'Emmanuel Macron
24:50parce qu'il y avait quand même
24:51les gens du socle commun
24:52Gabriel Attal
24:54Edouard Philippe
24:55Edouard Philippe
24:55mais aussi Bruno Retailleau
24:57et ils se sont entendus
24:59pour dire
24:59un, qu'il ne fallait pas dissoudre
25:01que la dissolution
25:02n'était pas
25:02ce qui était souhaitable
25:04dans l'immédiat
25:04c'est ce que demande
25:05le Rassemblement National
25:07et la France Insoumise
25:08et petit deux
25:10que c'était
25:11vers les socialistes
25:12Elliot
25:12qu'il fallait se tourner
25:13apparemment
25:15Bruno Retailleau
25:16y compris
25:18est d'accord
25:19avec ce point
25:19sur ce point
25:20donc à voir
25:21comment vont se passer
25:22les négociations
25:23c'est un peu surprenant
25:24mais
25:24et puis alors
25:25LLR c'est tout
25:26c'est tout un chapitre
25:28également
25:28parce que Laurent Wauquiez
25:29est sur une ligne
25:30beaucoup plus dure
25:31donc
25:31beaucoup de division
25:32on a entendu aussi
25:33Nicolas Sarkozy hier
25:34l'histoire ne fait que commencer
25:36et ce budget
25:37va être très difficile
25:39à négocier
25:41je rappelle juste
25:42qu'Olivier Faure a dit
25:42que la décision
25:43de ne pas voter la confiance
25:44était irrévocable
25:45donc
25:45je ne vois pas
25:46comment il pourrait revenir
25:47sur cette déclaration
25:50et il sera reçu
25:51effectivement demain
25:51à Matignon
25:52par François Bayrou
25:53la seconde partie
25:53des informés
25:54dans un instant
25:55Elisabeth Pinault
25:55Sylvain Courage
25:56et Séverin Husson
25:57vous restez avec nous
25:59il est 20h30
25:5920h30 sur France Info
26:06Stéphane Milhomme
26:07et on l'apprend à l'instant
26:08trois syndicats
26:09de la SNCF
26:10majoritaires
26:11appellent à la grève
26:11jeudi 18 septembre
26:13le 18
26:13c'est l'une des deux
26:14journées de mobilisation
26:15avec celle du 10
26:16annoncée contre
26:18les projets
26:18d'économie
26:19budgétaire
26:20du gouvernement
26:21alors que l'Union Européenne
26:22presse les 27 Etats membres
26:24de signer l'accord
26:25de libre-échange
26:26avec les pays
26:27d'Amérique latine
26:28des eurodéputés
26:29vont demander
26:29de saisir
26:30la Cour de justice
26:31de l'Union Européenne
26:32pour bloquer le processus
26:33c'est l'eurodéputé
26:35Pascal Canfin
26:35est proche d'Emmanuel Macron
26:36qui l'annonce
26:37ce soir à France Info
26:38et puis malgré
26:39cette clause de sauvegarde
26:41les deux syndicats français
26:42jeunes agriculteurs
26:43et FNSEA
26:44dénoncent un accord
26:45toujours toxique
26:45et dangereux
26:46pour les exploitants français
26:48les Européens
26:49sont prêts à apporter
26:50les garanties
26:50de sécurité
26:51à l'Ukraine
26:52une fois la paix
26:53conclue
26:54c'est Emmanuel Macron
26:55qui le déclare
26:56sur le perron de l'Elysée
26:57à ses côtés
26:57le président
26:57Volodymyr Zelensky
26:59il dit ne pas voir
27:00de signes montrant
27:01que la Russie
27:02veut arrêter
27:03la guerre
27:04français et ukrainiens
27:05participeront demain
27:06à la réunion
27:07de la coalition
27:08des volontaires
27:09pour parler sécurité
27:09en Europe
27:10et puis après cette réunion
27:12il y aura un échange
27:13en visio
27:13avec Donald Trump
27:14le chef de la Maison Blanche
27:16annonce
27:16qu'il se passera quelque chose
27:18si Poutine ne répond pas
27:19à ses attentes
27:20sur le règlement
27:21de cette guerre en Ukraine
27:23la réaction d'Eric Mouzin
27:24sur France Info
27:25alors que l'Etat
27:26est condamné
27:26pour faute lourde
27:27face aux lenteurs
27:29de l'enquête
27:29depuis 20 ans
27:30le père de la fillette
27:31de 9 ans
27:32victime du tueur en série
27:33Michel Fourniret
27:35espère maintenant
27:35que la justice
27:36va engager plus de moyens
27:38sur les disparitions
27:39d'enfants
27:40l'Etat
27:40devra déjà lui verser
27:4150 000 euros
27:42au titre de préjudice moral
27:44le funiculaire de Lisbonne
27:45a déraillé
27:46ce grave accident
27:47a fait au moins 3 morts
27:48et 20 blessés
27:50cet après-midi
27:50selon les secouristes
27:51c'est l'une des attractions
27:52touristiques
27:53de la capitale du Portugal
27:54la cause de l'accident
27:56n'est pas connue
27:56dans les médias
27:57et puis nous sommes
27:58toujours dans le 3ème set
28:00au quart de finale
28:01de l'US Open
28:01entre l'Australien
28:02Alex de Mineur
28:03et le Canadien
28:04Félix Auger-Aliassime
28:05chacun a déjà
28:06remporté un 7
28:08France Info
28:1020h, 21h
28:13France Info
28:14les informés
28:15Victor Mathez
28:17et bienvenue
28:17si vous nous rejoignez
28:18sur France Info
28:19avec ce soir
28:20dans les informés
28:20Elisabeth Pinault
28:21correspondante
28:22à l'Elysée
28:23et Matignon
28:24pour l'agence Reuters
28:25Sylvain Courage
28:26directeur adjoint
28:27de la rédaction
28:28du Nouvel Obs
28:29et Séverain Husson
28:30directeur adjoint
28:30de la rédaction
28:31de la Croix
28:32à 5 jours
28:33du vote de confiance
28:35à l'Assemblée
28:36qui fera
28:36sauf énorme surprise
28:37tomber le gouvernement
28:38Bayrou
28:38on l'a dit
28:39cela coince avec la gauche
28:40pour le Premier ministre
28:41qui de l'autre côté
28:42de l'échiquier politique
28:43et bien envoie un gage
28:44au Rassemblement National
28:45le Premier ministre
28:46confirme les projets
28:47de décret
28:47pour réduire
28:48la liste
28:49des soins de santé
28:50prise en charge
28:51par l'aide médicale
28:52d'Etat
28:52l'AME
28:52pour les étrangers
28:53en situation irrégulière
28:55C'est une mesure
28:57de bon sens
28:57lorsque vous demandez
29:00des efforts
29:01aux Français
29:01il n'est pas possible
29:03que le sentiment
29:04que les Français
29:05éprouvent
29:05c'est que eux
29:06doivent faire
29:07des efforts
29:08et les étrangers
29:09puisque aide médicale
29:11d'Etat
29:13c'est destiné
29:14aux étrangers
29:14pas possible
29:15que tout le monde
29:16n'y soit pas associé
29:18François Bayrou
29:18ce matin
29:19sur BFM
29:20un mot du timing
29:21de cette annonce
29:22Elisabeth Pinault
29:22c'est assez surprenant
29:25parce que ça donne
29:26l'impression
29:26qu'il donne
29:27un gage
29:28au Rassemblement National
29:29qui a fermé
29:30la porte
29:30à la négociation
29:31et à une partie
29:34de LR
29:35à une partie
29:36de LR
29:36Il a un gage aussi
29:36à Bruno Retailleau
29:37qui est en faveur
29:38aussi de cette mesure
29:39Je pense qu'il veut
29:39peut-être montrer aussi
29:40qu'il peut aller
29:41dans toutes les directions
29:42à droite comme à gauche
29:43il peut donner des gages
29:47et prendre des mesures
29:49dans tous les domaines
29:52en prenant à témoin
29:56les Français
29:57en disant
29:57on veut de la justice
29:59et donner une priorité
30:01aux Français
30:02Il faut regarder de près
30:03les votes lundi
30:04parce que si une partie
30:06des députés LR
30:06ne vote pas la confiance
30:08On estime une quinzaine
30:10pour l'instant
30:10Ça pourrait être une quinzaine
30:11la suite de cette majorité
30:16qui va quand même
30:16effectivement devoir
30:17à un moment donné
30:18sauf s'il y a dissolution
30:20mais sinon
30:20qui va quand même devoir
30:21à un moment donné
30:21voter un budget
30:22ça sera plus compliqué
30:23si jamais il y a une partie
30:24des troupes
30:25qui a fait défection
30:25Et donc voilà
30:27ça peut être aussi
30:27dans ce sens-là
30:29que François Bayrou
30:31a fait cette déclaration
30:32Sur ses annonces
30:33sur l'AME
30:33s'il vous encourage
30:34Oui
30:34comme on le disait
30:36je pense qu'il essaye de voir
30:37il tente à voir
30:37si ça bouge d'un côté
30:39si ça peut bouger
30:40un peu de l'autre
30:40il choisit des symboles
30:43la question des jours fériés
30:44ou l'AME
30:45c'est vraiment des marqueurs
30:46ça ne veut pas dire
30:49qu'il a entamé
30:50une vraie négociation
30:51et ça ne fera pas bouger
30:52les partis
30:54qui ont décidé
30:56de ne pas lui accorder
30:57la confiance le 8
30:58Après il y a peut-être
30:59une autre lecture
31:00c'est qu'on sait très bien
31:01que le bloc central
31:02a deux versants
31:02il y a un versant droit
31:04et un versant gauche
31:05et donc là
31:06il envoie un signal
31:07au versant droit
31:07peut-être parce qu'il sent
31:08que les choses se débloquent
31:10du côté du versant gauche
31:11il a eu vent
31:12de ce qu'Elisabeth Pinot
31:14nous racontait
31:14c'est-à-dire ce déjeuner
31:15où Emmanuel Macron a dit
31:16bon il faut qu'on cherche
31:17peut-être un compromis
31:18avec les socialistes
31:19donc il essaye aussi
31:20peut-être de se défendre
31:21en disant
31:21mais vous
31:22ceux de la droite
31:24vous n'allez pas
31:25laisser faire ça
31:26donc peut-être
31:27qu'il y a un petit jeu pervers
31:28quand même
31:28à alterner comme ça
31:30un coup à gauche
31:32un coup à droite
31:32Vous partagez cette analyse
31:33Elisabeth Pinot ?
31:35C'est possible
31:35c'est difficile
31:38à analyser complètement
31:39parce qu'on a des annonces
31:42un peu tous les jours
31:43et encore une fois
31:44ce travail de négociation
31:45aurait dû être fait
31:46de toute façon
31:47sans ce vote
31:49sans cette épée
31:50de Damoclès
31:50qui arrive lundi prochain
31:52et on se dit
31:54tant mieux
31:54s'il commence à négocier
31:55à donner des gages
31:56à tester des choses
31:57le problème
31:58c'est qu'il reste
31:585 jours
32:00ça ne va pas suffire
32:03pour mener à bien
32:04cette négociation
32:05ou pour dire
32:06on avance
32:06regardez comme
32:07on avance bien
32:09et donc ça va changer le vote
32:10ça paraît
32:11bien court
32:12Ce gage envoyé
32:14à l'extrême droite
32:14alors que le président
32:15du RN
32:16Jordan Bardella
32:16lui a écrit une lettre
32:17au chef d'entreprise
32:18de France
32:19c'est le titre
32:19de ce courrier
32:20pour leur expliquer
32:21pourquoi son parti
32:22n'allait pas voter
32:22la confiance lundi prochain
32:24et en se présentant
32:25comme je cite
32:25garant de la stabilité économique
32:27un courrier
32:27alors que de nombreux
32:28entrepreneurs
32:29s'inquiètent
32:30de la situation économique
32:31et politique actuelle
32:32c'est le cas
32:32de Thierry Cotillard
32:33le patron du groupement
32:34Les Mousquetaires
32:35Prudence à investir
32:37prudence à embaucher
32:38et puis je viens de vous le dire
32:38ce matin
32:39prudence des consommateurs
32:41à consommer
32:42parce que bien évidemment
32:43ce climat
32:44il n'est pas bon
32:45nous ce qu'on a besoin
32:46les chefs d'entreprise
32:46c'est de stabilité
32:48de confiance
32:49d'un budget
32:50c'est bien l'inquiétude
32:51qu'on a
32:51est-ce qu'on va en avoir un
32:52et puis on appelle
32:54à la responsabilité
32:56des politiques
32:56c'est-à-dire que
32:57la France n'a pas
32:58cette culture
32:58du compromis politique
32:59il faudrait en avoir une
33:01parce que
33:01nous les Mousquetaires
33:02on est au Portugal
33:03on est en Belgique
33:04on est ailleurs
33:05il y a eu les mêmes crises
33:06et bien la consoe
33:06elle repart
33:07et l'économie se porte
33:08beaucoup mieux
33:08le président du groupement
33:09les Mousquetaires
33:10ce matin
33:10chez nos confrères
33:11de France Inter
33:12qui appelle donc
33:12au compromis
33:13et se fait draguer
33:14c'est vraiment
33:14ils sont clairement
33:15avec les autres chefs
33:16d'entreprise
33:17par l'extrême droite
33:18toute une série de propositions
33:19dans ce courrier
33:20le RN
33:21qui appelle à une dissolution
33:22ultra rapide
33:23et clairement déjà en campagne
33:24oui pour moi
33:25il y a deux objectifs
33:26dans ce courrier
33:27c'est-à-dire qu'il veut
33:28montrer que le RN
33:30est pro-entreprise
33:31ce qui n'est pas
33:32complètement évident
33:33pour les chefs d'entreprise
33:33ce qui se méfie
33:34pas mal
33:35c'est pas le cœur de cible
33:35du RN
33:36et dans le programme
33:38de Marine Le Pen
33:38dans les dernières élections
33:40présidentielles
33:41il y avait beaucoup
33:42de mesures
33:42qui pouvaient hérisser
33:44un peu le poil
33:45des chefs d'entreprise
33:46donc Jordan Bardella
33:47qui est davantage
33:48sur ce créneau-là
33:50veut montrer
33:51que c'est un parti
33:52qui sait entendre
33:53cet électorat
33:55c'est l'illustration
33:55Elisabeth Pinault
33:56du virage libéral
33:57de Jordan Bardella
33:57où il y a une vraie différence
33:59entre Marine Le Pen
33:59et Jordan Bardella
34:00vis-à-vis du monde économique
34:02Jordan Bardella
34:02en tout cas
34:04depuis longtemps
34:06a une image
34:07au moins auprès des PME
34:09il a souvent intervenu
34:11on ne sait pas
34:12s'il rencontre
34:14des personnalités
34:15du CAC 40
34:16on le suppose
34:17c'est quelque chose
34:17qui reste encore
34:18un peu tabou
34:20on n'ose pas encore
34:21se montrer
34:22à côté du président
34:24du Rassemblement National
34:25quand on est
34:25un chef d'entreprise
34:26en tout cas
34:27Jordan Bardella
34:28essaie de donner des gages
34:29parce que vous l'avez dit
34:29jusqu'ici
34:30le programme
34:33du Rassemblement National
34:34ne paraissait
34:35pas vraiment réaliste
34:37économiquement
34:37Marine Le Pen
34:40est très
34:40par exemple
34:41défendresse
34:42des services publics
34:44donc c'est quelque chose
34:45qui coûte cher
34:45qui n'est pas considéré
34:47comme pro-entreprise
34:48Jordan Bardella
34:49lui joue cette carte
34:50pro-entreprise
34:51plus franchement
34:52et puis le fait
34:53en effet
34:53qu'il sort cette lettre
34:55aujourd'hui
34:55alors qu'on est
34:56tous
34:57braqués
34:59vers le 8 septembre
35:01eux ils sont déjà
35:01dans le coup d'après
35:02ils préparent activement
35:03la dissolution
35:05les prochaines élections
35:06législatives
35:07ils l'ont montré
35:07encore lundi
35:08avec ce bureau
35:09de campagne
35:10ils font bien savoir
35:11que 85%
35:12de leurs candidats
35:13sont prêts
35:14et que leur programme
35:15est en cours
35:16de finalisation
35:18et qu'ils sont prêts
35:20à gouverner
35:20ils ont vraiment
35:21fait ce choix
35:22d'être déjà
35:23dans le coup d'après
35:24c'est à dire
35:24dans la dissolution
35:25et dans cette marche
35:27vers le pouvoir
35:27et après le 8 septembre
35:28il y aura le 10
35:29le jeudi
35:30et cet appel
35:30à tout bloquer
35:31lancé avant l'été
35:32une note des renseignements
35:33territoriaux
35:34confirme aujourd'hui
35:35le flou
35:35qui entoure
35:36cette journée
35:36des blocages
35:37une quarantaine
35:38de manifestations
35:38dans toute la France
35:39et 100 000 participants
35:41au total
35:41certains modes d'action
35:42des gilets jaunes
35:43sont évoqués
35:44comme les occupations
35:45de ronds-points
35:46écoutez justement
35:46cette ancienne gilet jaune
35:48âgée de 70 ans
35:49elle appelle
35:49à ne pas faire
35:50les mêmes erreurs
35:50qu'il y a 7 ans
35:52bloquer les citoyens
35:53qui veulent travailler
35:54non
35:55parce que malheureusement
35:57les gens ont besoin
35:57de travailler
35:58celui qui peut faire grève
36:00qui fasse grève
36:01c'est que par là
36:02qu'on y arrivera
36:03Sylvain Courage
36:04que l'on retient
36:04pour l'instant
36:05on l'entend aussi
36:05à travers ce témoignage
36:07c'est que c'est un peu
36:07le flou qui domine
36:08ce 10 septembre
36:09c'est le flou
36:10parce qu'il n'y a pas
36:11à part la date
36:13et en plus
36:14elle a été choisie
36:15de manière un peu étrange
36:16puisque c'est un mercredi
36:17alors que les gilets jaunes
36:18faisaient ça le week-end
36:19et donc les gens
36:19sont plus disponibles
36:20pour manifester
36:21ça ne vient pas empiéter
36:22sur leur temps de travail
36:23mais l'idée là
36:23à part la date
36:26il n'y a pas d'organisation
36:27il n'y a pas de chef
36:28il n'y a pas vraiment
36:29de mot d'ordre
36:29les gilets jaunes
36:30à côté
36:31c'était franchement génial
36:32il y avait les ronds-points
36:33il y avait une revendication précise
36:35sur la question de la taxe
36:36au départ
36:36la taxe sur les carburants
36:38et puis il y avait
36:39ce gilet jaune
36:39qui créait une identité
36:40là on ne sait pas trop
36:42à qui on a affaire
36:43et comment ça va se passer
36:45si bien que pour l'instant
36:46c'est très vaporeux
36:47très gazeux
36:48et bon
36:48les services de renseignement
36:50ils donnent une évaluation
36:51mais on n'a pas l'impression
36:52que ça va être une énorme
36:53à faire
36:54d'autant plus que là
36:55cette gilet jaune
36:56disait il faut faire la grève
36:57mais précisément
36:58les syndicats
36:58même s'ils sont
36:59ils sont pleins
37:01de bienveillance
37:02pour le mouvement
37:03ils ont fixé
37:04la vraie grève
37:05le vrai jour de mobilisation
37:07au 18
37:07et ils sont rejoints
37:09une semaine après
37:10voilà
37:10par les syndicats SNCF
37:11donc on voit bien
37:12qu'il n'y a pas un front uni
37:13il n'y a pas
37:14il n'y a pas vraiment
37:16pour l'instant
37:16de raison de penser
37:17que ça va être
37:18massif
37:19voilà
37:20ce sera probablement visible
37:21et ça peut être
37:22spectaculaire
37:23mais ce ne sera pas
37:23forcément massif
37:24et les renseignements
37:25parlent
37:25je les cite toujours
37:26d'actions portées
37:27notamment par la mouvance
37:28d'ultra-gauche
37:29Elisabeth Pinault
37:30le mouvement pourtant
37:31était parti de messages
37:32qui venaient plutôt
37:32de l'autre côté
37:33de l'extrême droite
37:33oui c'est tout
37:35c'est une espèce de melting pot
37:36il y a des revendications
37:38qui viennent d'un peu partout
37:39le mot d'ordre
37:40les leaders
37:41ne sont pas clairs
37:42mais néanmoins
37:43un petit nombre
37:44de personnes
37:45peut bloquer
37:46en effet
37:46le pays
37:47assez facilement
37:48enfin
37:48j'ai vu sur internet
37:50enfin sur les réseaux
37:51des appels
37:52à bloquer
37:52le périphérique parisien
37:54à manifester
37:55autour des halles
37:56en plein coeur de Paris
37:57mercredi
37:58des AG
37:59un bal populaire
38:01en fin d'après-midi
38:02bon on verra
38:04si c'est juste
38:05un petit groupe
38:06qui veut juste marquer le coup
38:08ou si
38:09c'est plus massif que ça
38:11j'ai lu aussi
38:12qu'il y avait quand même
38:12pas mal d'assemblées générales
38:14dans certaines régions
38:14notamment en Bretagne
38:16donc
38:17la Bretagne particulièrement
38:18effectivement active
38:19apparemment oui
38:19elle serait une des régions
38:20les plus
38:212500 participants
38:22aux différentes réunions
38:23de préparation
38:24donc 2500 personnes
38:26c'est à la fois peu
38:27et à la fois ça peut
38:27s'ils sont
38:28relativement organisés
38:30ça peut bloquer des routes
38:31des aéroports
38:32des gares
38:32d'ores et déjà
38:33on sait que mercredi prochain
38:35ce sera une journée
38:35où les français
38:37vont éviter de prendre le train
38:38vont éviter peut-être
38:39de prendre leur voiture
38:40ou de prévoir
38:42des achats
38:43par exemple
38:44donc l'économie va forcément
38:45en pâtir
38:45au moins une journée
38:46on verra si ça dure
38:47la note des renseignements
38:49territoriaux
38:49que vous mentionnez
38:50chiffre à
38:51enfin estime à 100 000 personnes
38:53qui pourraient se mobiliser
38:53donc effectivement
38:54c'est pas massif
38:55mais 100 000 personnes
38:55c'est quand même
38:56c'est quand même pas rien
38:57et puis effectivement
38:59le mouvement
39:00était plutôt parti
39:01de mouvances
39:03de la droite extrême
39:05et il y a eu un travail
39:07qui a été fait
39:08par la fondation
39:08Jean Jaurès
39:09qui montre qu'aujourd'hui
39:10sur les boucles
39:12WhatsApp
39:13donc c'est quelqu'un
39:14qui a envoyé
39:15il faut rappeler aussi
39:15le contexte
39:16il y a eu une tentative
39:17de récupération
39:18de la part de la France
39:19Insoumise
39:20et de Jean-Luc Mélenchon
39:21la CGTO
39:22à un moment
39:22s'en est un peu
39:22emparée aussi
39:23avant de s'en décarter
39:24mais selon ce travail
39:24de chercheur
39:25de la fondation
39:25Jean Jaurès
39:26c'est effectivement
39:26une majorité
39:27de gens qui votent
39:29à gauche
39:29voire à l'extrême gauche
39:30qui sont aujourd'hui
39:31actifs sur ces boucles
39:33WhatsApp
39:33il dit 70%
39:35parmi les 1000 personnes
39:36qui ont répondu
39:36à ce questionnaire
39:3770% ont voté
39:38pour Mélenchon
39:40et 10% pour Poutou
39:41et la note d'ailleurs
39:42dit que ce sont
39:42les mots anti-gouvernement
39:43et anti-président
39:44qui marquent
39:45le basculement
39:46de ce mouvement
39:46vers l'extrême gauche
39:47il y aura une particularité
39:48tout de même
39:49s'il vous encourage
39:49c'est que la colère
39:51elle va s'adresser
39:51à qui il n'y aura
39:52plus de gouvernement
39:53théoriquement
39:53voilà alors c'est vrai
39:54que la décision
39:55de François Béroux
39:56de se saborder
39:58deux jours avant
39:59hôte la principale
40:01revendication
40:01puisque c'était quand même
40:02ce qui a fait démarrer
40:03le mot d'ordre
40:04bloquant tout
40:05c'est l'annonce
40:06du plan de rigueur
40:07et c'était donc
40:08un mouvement
40:08qui prétendait
40:10se mobiliser
40:10contre la rigueur budgétaire
40:12alors ça peut dire
40:12que la rigueur budgétaire
40:13a disparu des radars
40:14mais le plan
40:15et en tout cas
40:16le premier ministre
40:17qui le porte
40:17va disparaître
40:18deux jours avant
40:19donc c'est aussi
40:19un élément
40:20qui peut faire
40:21que la mobilisation
40:22ne va pas forcément
40:23être générale
40:25comme la souhaitait
40:26Et vous parliez
40:27de l'organisation
40:28la note de ces renseignements
40:29indique aussi
40:30que le mouvement
40:30reste marqué
40:31je cite
40:31par l'absence
40:32de coordination structurée
40:34cela n'avait pas
40:34empêché les gilets jaunes
40:35et les abets de Pinot
40:36de connaître
40:37le succès
40:38que l'on sait
40:38Oui c'est certain
40:39que ça peut venir
40:41de partout
40:43et de nulle part
40:44en tout cas
40:45oui
40:46au départ
40:47on a eu ce mouvement
40:48qui arrivait
40:49de mouvements
40:50complotistes
40:50anti-vax
40:51et puis ensuite
40:52le jour où
40:52la France insoumise
40:53l'a soutenu
40:54ça a changé
40:55un peu
40:57les soutiens
40:57ont évolué
40:59donc c'est vraiment
41:00la grande inconnue
41:01mercredi prochain
41:02et ça va aussi jouer
41:04peut-être
41:05dans le timing
41:05du remplacement
41:07de François Bayrou
41:07s'il est renversé lundi
41:09est-ce qu'Emmanuel Macron
41:10va dès lundi soir
41:11ou mardi
41:12dommer un nouveau
41:13premier ministre
41:14et lui demander
41:14de faire un gouvernement
41:15qui aura donc à gérer
41:16tout de suite
41:17dès mercredi
41:18une crise sociale
41:19alors sur le timing
41:22personne ne veut
41:23s'avancer
41:24jusqu'à présent
41:25il a plutôt pris son temps
41:26il a beaucoup pris son temps
41:27à chaque fois
41:28et certains disent
41:31il veut aller vite
41:31mais vraiment
41:32je crois que personne
41:32n'en sait rien
41:33et personne ne s'avance
41:34et à l'Elysée
41:35personne ne veut donner
41:35de calendrier
41:36ça c'est certain
41:37on parle beaucoup du 8
41:38de lundi prochain
41:39à Matignon
41:39et à l'Elysée
41:40que dit-on justement
41:41de cette journée du 10
41:42on le surveille
41:44comme le lait sur le feu
41:45ça reste flou
41:47ça peut faire pchit
41:48comme ça peut exploser
41:49voilà on m'a dit ça
41:50à Matignon
41:50donc ils sont prêts
41:52à toutes les hypothèses
41:53il y a évidemment
41:54une grande vigilance
41:55du côté de la place Vauveau
41:56il ne faut pas qu'il y ait
41:56de problèmes massifs
41:58d'ordre public
41:58et puis ensuite
41:59si le gouvernement
42:02de François Bayrou
42:03tombe lundi
42:04ce sera ensuite
42:05un gouvernement démissionnaire
42:06donc qui devra gérer
42:07les affaires courantes
42:08et qui devra donc
42:09faire face à cette crise
42:10comme Gabriel Attal
42:12avait fait pendant
42:12tout l'été
42:13avant la nomination
42:15de Michel Barnier
42:17avec une date limite
42:18pour voter un budget
42:19qui est si je ne me trompe pas
42:20autour du 13 octobre
42:2113 octobre
42:22pour le déposer
42:23puis ensuite effectivement
42:24pour le voter
42:24ça va aller assez vite
42:25et voilà
42:26tout est regardé
42:27Emmanuel Macron doit aller
42:29à New York
42:29pour l'Assemblée Générale
42:30de l'ONU
42:31autour du 20-21 septembre
42:33il va quand même régler ça
42:34avant de partir
42:35mais rien ne permet
42:36de le dire avec certitude
42:37ce 10 septembre
42:38c'est vrai du son
42:39et on le disait
42:398 jours plus tard
42:40la mobilisation des syndicats
42:42une journée qui s'annonce
42:44peut-être
42:44on ne le sait pas non plus
42:45mais peut-être plus massive
42:46effectivement
42:46en termes de mobilisation
42:47oui alors on a affaire
42:49effectivement à deux types
42:50de mobilisation
42:51vraiment différentes
42:52les personnes qui se mobilisent
42:54le 10
42:55rejettent plutôt
42:56les mobilisations classiques
42:58de défilés
42:59de grèves
42:59et de défilés dans la rue
43:00donc c'est pour ça
43:01que pour reprendre votre terme
43:03c'est un mouvement
43:03un peu gazeux
43:04on verra
43:05le 18
43:06on a affaire
43:07à un mouvement
43:08qui est beaucoup plus classique
43:09qui risque d'être
43:10effectivement
43:10assez massif
43:11allez parlons
43:12de littérature
43:13pour clore ces informés
43:15si vous le voulez bien
43:15Elisabeth Pinault
43:16de l'agence producteur
43:17Sylvain Courage
43:18du Nouvel Obs
43:19et Séverin Husson
43:19de Delacroix
43:21avec la première sélection
43:22du prix Goncourt
43:23dont le lauréat
43:24sera connu le 4 novembre
43:25première sélection
43:26qui vient d'être dévoilée
43:2715 livres en font partie
43:28dont le très attendu
43:29Colcos
43:30d'Emmanuel Carrère
43:31ou encore La Maison Vide
43:32de Laurent Mauvignier
43:33des romans qui marquent
43:34la rentrée littéraire
43:35écoutez
43:35Mathieu de Montchalin
43:37de la librairie
43:37de l'Armitière
43:38c'est à Rouen
43:39vous savez
43:40la rentrée littéraire
43:41c'est comme le festival
43:42de Cannes
43:42vous avez le film
43:44d'ouverture
43:44le film d'ouverture
43:46c'est le titre
43:46que tout le monde attend
43:47c'est Emmanuel Carrère
43:48cette année
43:49et honnêtement
43:50on a bien fait de l'attendre
43:51parce que c'est un excellent roman
43:53qui est un livre à la fois
43:53accessible
43:54et qui est en même temps
43:55une histoire dans l'histoire
43:56une histoire absolument fabuleuse
43:58et je crois
43:59que ça sera un succès
44:00parce que c'est un grand livre
44:01c'est un grand auteur
44:02peu importe effectivement
44:03qu'il ait un prix ou pas
44:05ce livre va fonctionner
44:06le Goncourt
44:07comparé au festival
44:08de Cannes
44:09pour continuer dans la comparaison
44:11j'ai retrouvé un article
44:11du Nouvel Obs de 2021
44:13ça va vous intéresser
44:14Sylvain Courage
44:14qui disait
44:15les prix littéraires
44:16c'est un peu comme le concours
44:17Miss France
44:17les maillots de bain
44:18en moins
44:19Sylvain Courage
44:19le texte n'était pas de vous
44:21je le précise
44:22mais ça donne envie
44:23de vous demander à chacun
44:24si vous avez été marqué
44:25par la lecture de certains livres
44:26ayant reçu le Goncourt
44:27je ne sais pas
44:29qui veut se prononcer
44:29c'est vrai
44:30moi c'est lui qui me vient en tête
44:31j'ai lu l'anomalie
44:32qui est à mon avis
44:33l'un des plus gros succès
44:34l'une des plus grosses ventes
44:35du Goncourt
44:36d'Hervé Letellier
44:38effectivement
44:38j'ai beaucoup beaucoup aimé
44:40un auteur que j'aime beaucoup
44:42Elisabeth Pinot
44:42est-ce qu'il y a un Goncourt
44:43qui vous vient en tête ?
44:44spontanément
44:45Nos enfants après eux
44:46de Nicolas Mathieu
44:47La carte et le territoire
44:49de Michel Houellebecq
44:50qui était très prémunitoire
44:51et qui m'avait marqué
44:53à l'époque
44:53Sylvain Courage
44:54moi j'ai un souvenir
44:55plus ancien
44:56mais ça avait été
44:56un énorme événement
44:57c'est quand Marguerite Duras
44:58avait reçu le Goncourt
44:59ça a été un moment
45:00vraiment important
45:01de la vie littéraire en France
45:03voilà on repart plus
45:04dans le passé de ce Goncourt
45:06on peut aussi citer
45:07veiller sur elle
45:09pour revenir à Emmanuel Carrère
45:10il a déjà remporté
45:11par le passé
45:12le prix féminin
45:13le prix Renaudot aussi
45:14avec le Goncourt
45:14ce serait le jackpot
45:15pour lui
45:15et sa maison d'édition
45:17POL
45:17il ne faut pas oublier
45:18c'est vraiment
45:18que les prix
45:19au-delà de la qualité
45:20des ouvrages
45:21ce sont avant tout
45:21enfin ou avant tout
45:22aussi des batailles
45:23entre éditeurs
45:24c'est des batailles
45:25entre éditeurs
45:26parce que l'enjeu commercial
45:28est évidemment
45:29extrêmement important
45:30il me semble
45:31qu'un Goncourt
45:32c'est en moyenne
45:33500 000 à peu près
45:34avec parfois des pics
45:36je pense que l'anomalie
45:36notamment
45:37récemment
45:38est l'une des plus grosses ventes
45:40mais 500 000 ventes
45:41c'est évidemment
45:42sans comparaison
45:45avec les ventes moyennes
45:47d'un roman
45:48en France
45:49donc la bataille
45:51est extrêmement féroce
45:52entre éditeurs
45:52la bonne nouvelle
45:54c'est que
45:55les français continuent
45:56de lire
45:56et que le prix Goncourt
45:57est encore regardé
45:58et qu'à chaque rentrée littéraire
46:00on voit Amélie Mnoton
46:01ou Emmanuel Carrère
46:02qui racontent des histoires
46:05que les gens ont envie de lire
46:06sur du livre papier
46:08j'ai regardé les chiffres
46:10le livre électronique
46:12n'a pas remplacé
46:13le livre papier
46:13en France
46:14qui bénéficie
46:16les librairies indépendantes
46:17sont encore une réalité
46:19dans notre pays
46:19grâce à une politique
46:21volontariste
46:22qui a essayé
46:23de contrer
46:23les assauts
46:25d'entreprises
46:26comme Amazon
46:27donc c'est encore une réalité
46:28les enfants
46:29reçoivent encore
46:30des listes
46:31de livres à lire
46:31on leur demande encore
46:33de lire
46:33Les Misérables
46:34ou Les Fleurs du Mal
46:36et ça c'est quand même
46:37une bonne nouvelle
46:38Est-ce que ça vous surprend
46:39que le livre ait toujours
46:41encore cette place
46:42aujourd'hui
46:42en 2025 ?
46:43ça me réjouit surtout
46:45ça ne me surprend pas
46:47tant que ça
46:47parce que je pense
46:48que rien ne remplace
46:49le calme
46:50le plaisir
46:51et parfois
46:51l'émerveillement
46:52d'un livre
46:53surtout
46:53en s'étant troublé
46:55et puis avec cette concurrence
46:57féroce
46:58des réseaux sociaux
46:59et de la vitesse
47:00de tout ce qui se passe
47:01sur les écrans
47:03le livre apporte
47:04évidemment
47:05une autre dimension
47:06salutaire
47:07et les français
47:09comme le reste du monde
47:11le sait très bien
47:12ça me donne envie
47:13de vous demander
47:13si vous avez le temps
47:14de lire autre chose
47:15que des livres politiques
47:15Elisabeth
47:16je lis surtout
47:17des livres
47:17qui ne sont pas politiques
47:18pour m'évader
47:19de ce milieu
47:21et du travail quotidien
47:24non pour rebondir
47:25sur ce que dit Elisabeth
47:25malgré la difficulté
47:27du secteur de l'édition
47:29dont le chiffre d'affaires
47:32est plutôt déclinant
47:33le nombre de sorties
47:34le nombre de livres
47:36qui paraît
47:36à la rentrée littéraire
47:37se maintient
47:38alors il n'y a pas de progression
47:39on est passé en dessous
47:40350 pour cette rentrée de septembre
47:42voilà
47:42et au total
47:44480 il me semble
47:45parce qu'en fait
47:46la rentrée littéraire
47:46on en parle en septembre
47:47mais il y a plein de livres
47:48qui sortent des mi-août
47:49avec beaucoup de premiers romans
47:51ça veut dire que
47:51les jeunes veulent toujours écrire
47:54prendre la plume
47:54prendre ce temps-là
47:55beaucoup de petites
47:55visions d'édition
47:56qui se créent
47:57donc c'est un secteur
47:58effectivement très foisonnant
47:59très créatif
48:00et voilà
48:01qui continue à retrouver son public
48:02alors l'une des grandes inconnues
48:04c'est est-ce que
48:04l'intelligence artificielle
48:05va maintenant
48:07écrire une partie
48:09des futurs
48:09des livres
48:11des futurs auteurs
48:12ça reste à
48:13ce qui avait été le cas
48:14au Japon
48:14il y a quelques années
48:15où l'équivalent du Goncourt
48:17la lauréate
48:17avait avoué justement
48:18avoir
48:19cette fédée
48:21nous avons organisé
48:22une compétition
48:22entre Tchad GPT
48:24et Hervé Le Tellier
48:25justement
48:25sur une courte nouvelle
48:27de 3000 signes
48:28nouvelle policière
48:29avec une phrase de début
48:30une phrase de fin imposée
48:31et Le Tellier
48:32qui est quand même
48:32très brillant
48:34qui est un créateur
48:35qui est
48:35lauréat on le rappelle
48:36et puis de l'oulipo
48:37qui est vraiment
48:39dans la création littéraire
48:40il a écrit une nouvelle
48:41très intéressante
48:42mais il a été scotché
48:43vraiment étonné
48:44par la qualité
48:45de ce qu'avait produit
48:46Tchad GPT
48:46qui en a fait deux
48:47c'est pas mal
48:48mais aujourd'hui
48:49Sylvain Courage
48:50si un lauréat du Goncourt
48:51avouait devant tout le monde
48:52qu'il s'était fait aider
48:53de l'intelligence artificielle
48:54ça ne passerait pas
48:54ce serait pas
48:56dans l'image
48:56de l'écrivain
48:58qu'on a en France
48:59quand même
49:00qui doit recevoir
49:01l'inspiration
49:02d'on ne sait où
49:02et suer sur son manuscrit
49:04dans sa mansarde
49:05on a quand même
49:05toujours un peu
49:06cette mythologie
49:07un peu romantique
49:08de l'écrivain
49:08mais ça viendra
49:10je veux dire
49:10forcément
49:12il y aura des écrivains
49:14qui créeront
49:14à partir de l'intelligence artificielle
49:16l'intelligence artificielle
49:17n'interdira pas de créer
49:19ça nous ramène aussi
49:20parce qu'on parlait
49:20des succès
49:21de la rentrée
49:21Emmanuel Carrère
49:22en tête
49:23sur 300 et quelques
49:25romans qui sortent
49:27beaucoup ne seront pas
49:28des succès commerciaux
49:29c'est un peu l'arbre
49:30qui cache la forêt aussi
49:31ça renforce l'importance
49:32des prix littéraires
49:33c'est que l'édition
49:33les éditeurs
49:34leur chiffre d'affaires
49:35dépendent de quelques livres
49:37et de moins en moins de livres
49:38c'est-à-dire qu'il y a
49:38de plus en plus de livres
49:39qui sont publiés
49:40qui ne trouvent pas leur lecteur
49:41donc c'est quand même ça
49:42qui est un petit peu inquiétant
49:43et donc il y a beaucoup
49:45d'appelés
49:47D'où l'importance pour vous
49:48de ces prix littéraires ?
49:49Ils participent
49:50de la sélection
49:51des ouvrages
49:52qui vont l'emporter
49:53mais avec une certaine injustice
49:55parce que là
49:56le concours
49:56en sélectionne 15
49:57est-ce que sur 480 livres
50:00il n'y a que 15 livres
50:01qui vaudraient le coup ?
50:03En fait
50:03Ça rejoint ce qu'on disait
50:05sur la bataille aussi
50:06des médias de l'édition
50:06Voilà
50:06donc ce qu'on leur reproche
50:08souvent aux prix littéraires
50:08c'est d'être quand même
50:09assez aveugles
50:10et de répondre déjà
50:12à des plans préétablis
50:14par les éditeurs
50:16qui poussent un livre
50:17qui vont intriguer
50:18qui appellent tous les jurys
50:19c'est une bataille
50:20qui a souvent été décrite
50:21mais c'est une bataille
50:22qui commence des mois avant
50:23de lobbying littéralement
50:24et donc
50:25il y a des aspects
50:26des prix qui sont
50:27un peu moins reluisants
50:29Séverin Husson
50:29sur l'aspect commercial
50:30on parlait de la rentrée de septembre
50:32il y a aussi depuis quelques années
50:33la rentrée de janvier
50:34on voit effectivement
50:35la multiplication des prix aussi
50:37parce qu'on parle du Renaudot
50:38du Goncourt
50:39du Fémina
50:40d'autres aussi
50:40on peut citer le prix de Flore
50:42par exemple
50:42mais aujourd'hui
50:43il y a des dizaines
50:43et des dizaines de prix
50:44pour justement essayer
50:45de faire vivre ces livres
50:46comme ça
50:47et certains qui
50:47selon l'on est en avant
50:49et tout au long de l'année
50:49après ce qui est intéressant
50:50c'est de regarder
50:51les prix qui sont gagnés
50:52par des premiers romans
50:54là vous citiez
50:56Emmanuel Carrère
50:57qui en a gagné
50:57un certain nombre de prix
50:58voilà
50:59ce qui est bien
51:00c'est quand les jurys
51:01dessinent des prix
51:02à des auteurs qu'on connaît moins
51:03dans la sélection du Goncourt
51:05il me semble qu'il y a
51:06quelques premiers romans
51:07Natacha Appana
51:08peut-être d'autres
51:09que j'oublie
51:09mais il y a quelques premiers romans
51:10voilà
51:11on attend
51:11en tout cas moi j'attends
51:12d'un jury
51:13qui nous surprenne
51:14avec des prix aussi
51:15qui sont aujourd'hui dédiés
51:16à ces premiers romans
51:18et à ces nouveaux écrivains
51:21Sylvain Courage
51:22on parlait de la mise en avant
51:23aujourd'hui
51:23de l'oeuvre littéraire
51:25de ces livres
51:26dans le Nouvel Obs
51:26vous mettez souvent en avant
51:28justement
51:28les bonnes pages
51:30comme on dit
51:30les nouveautés
51:30oui bah là
51:31par exemple
51:31on a fait une couverture
51:32avec Emmanuel Carrère
51:34qui collabore souvent
51:35dans nos pages
51:36c'est vrai que nous
51:37on a
51:37des 25 pages de culture
51:40et que
51:40pour la rentrée littéraire
51:41on investit beaucoup
51:43ce champ là
51:45et qu'on a une tradition
51:46mais je pense que c'est le cas
51:48de la plupart des gens
51:48si vous faites le tour
51:50des rédactions
51:50ça reste
51:52vraiment
51:52un domaine
51:53important
51:54du journalisme
51:55et je pense que
51:56c'est aussi
51:57une marque
51:57de la culture française
51:59et c'est cultivé
52:01par tous les titres
52:02et ce sera le mot
52:03de la fin ce soir
52:04dans les informés
52:05vous gardez la main
52:06Sylvain Courage
52:07à la une
52:07du Nouvel Obs
52:08cette semaine
52:08à la une du Nouvel Obs
52:09anatomie
52:10d'une crise de régime
52:11avec François Bayrou
52:13qui s'éloigne
52:14et la chute
52:15annoncée
52:15de son gouvernement
52:16Séverin Husson
52:17que peut-on lire
52:17à la une de la croix
52:18demain ?
52:19nous on a fait une enquête
52:19sur ce que dit
52:20l'église catholique
52:21de la crise actuelle
52:22on ne l'entend pas beaucoup
52:24mais sur le terrain
52:25beaucoup de gens
52:25se mobilisent
52:26qu'est-ce qu'elle en dit
52:26justement
52:27en quelques mots ?
52:28encore une fois
52:29elle est relativement silencieuse
52:31en tout cas
52:31les hiérarches
52:33de l'église
52:34les évêques sont
52:35relativement silencieux
52:35mais il y a beaucoup
52:36de laïcs qui se mobilisent
52:38dans leurs associations
52:39ou dans les partis politiques
52:41pour essayer de trouver
52:44créer du lien
52:44et trouver des solutions
52:45Elisabeth Pinault
52:46je ne vous demande pas
52:46le titre
52:47des prochaines dépêches
52:48de l'agence Reuters
52:49nous verrons bien cela
52:50au fil des jours
52:51hier soir sur ce plateau
52:52Sylvie-Pierre Brossolette
52:53nous disait qu'en 50 ans
52:54de carrière politique
52:56elle n'avait jamais vu
52:57une telle situation
52:57en quelques 25 ans
52:59pour vous
52:59est-ce que vous diriez
53:00la même chose ?
53:01je suis d'accord
53:02avec ma consoeur
53:03oui oui
53:04on est vraiment
53:05dans une situation inédite
53:07assez difficile à analyser
53:09et avec cette impression
53:10que aussi que nos institutions
53:12ne sont pas faites pour ça
53:13on avait une cinquième république
53:15avec une alternance
53:16et là on est vraiment
53:17face à l'inconnu
53:19et c'est à la fois
53:22très intéressant
53:22et quand même
53:23un tantinet inquiétant
53:24un sourd dans l'inconnu
53:25avant ce vote de confiance
53:27donc le 8 septembre
53:28ce sera lundi prochain
53:29merci à tous les trois
53:31d'être venus
53:31merci aussi à tous ceux
53:32qui ont préparé
53:33et réalisé cette émission
53:34à réécouter sur le site
53:35et l'appli France Info
53:37les informés
53:37qui reviennent demain matin
53:39à 9h
53:39très bonne soirée
53:40Sous-titrage Société Radio-Canada
53:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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