Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Docteur Romain Lasseur, docteur en toxicologie animale et expert européen en faune invasive, co-auteur de La guerre contre les espèces invasives (éd. du Rocher) / Olivier Vial, directeur du CERU, co-auteur de La guerre contre les espèces invasives (éd. du Rocher)

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

##LE_FACE_A_FACE-2026-03-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 3 mars 2026, il est 13h04, je suis en face-à
00:13-face avec deux spécialistes.
00:15Alors, je ne vais pas vous parler de missiles sur Téhéran, ni de menaces terroristes, ni de grands emplacements idéologiques.
00:21Je vais vous parler d'un fléau qui est chez nous, on l'a vraiment sous nos yeux en permanence,
00:25quelquefois sous nos fesses et sous nos pieds.
00:27Et c'est celui des espèces invasives.
00:30Le document que j'ai sous les yeux, que j'ai lu, la guerre contre les espèces invasives aura-t
00:34-elle lieu ?
00:34Donc on parle bien de guerre, nous sommes en guerre !
00:37C'est une phrase que le président de la République a bien prononcée.
00:39On aurait aimé qu'il la prononce aussi à ce propos.
00:42Et je reçois d'un côté le docteur Romain Lasseur, docteur en toxicologie animale et expert européen en faune invasive.
00:50Et puis Olivier Valle que j'ai le plaisir de retrouver parce qu'on a souvent bataillé ensemble sur les
00:55ondes de BFM TV.
00:56Directeur du CERU, c'est le centre d'études et de recherche universitaire.
01:02Et vous vous êtes rassemblés tous les deux pour tirer une grande sonnette d'alarme, très solennelle, très, j'allais
01:08dire, très documentée, très sérieuse,
01:10sur ces bestioles qui viennent nous pourrir la vie.
01:14Je vais commencer par vous, puisque vous êtes scientifique, Olivier, tu m'excuseras.
01:20Romain Lasseur, qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, vous avez considéré qu'il fallait lancer un
01:24signal d'alarme à travers un livre,
01:25interpeller les pouvoirs publics et la société ?
01:27On arrive à un point là où ça commence à devenir très, très embêtant et très dangereux.
01:31Oui, alors moi, ça fait maintenant une vingtaine d'années que je travaille sur la dynamique de ces espèces-là.
01:37Donc moi, mon métier, c'est d'essayer de les comprendre et d'essayer techniquement et scientifiquement
01:41de comprendre comment ils arrivent à échapper et à passer entre les mailles du filet.
01:45Et puis, j'ai vu poindre un certain nombre de mouvements idéologiques qui, dans certaines conditions,
01:52nous empêchaient de pouvoir les réguler, de pouvoir mettre en place des observatoires,
01:56de pouvoir intervenir, je dirais, soit par anticipation, soit en réaction rapide.
02:01Et c'est la raison pour laquelle, pour essayer de comprendre, et n'étant pas la science dans laquelle j
02:10'ai œuvré,
02:11ma spécialité, c'est la raison pour laquelle je me suis tourné vers Olivier, lui étant plutôt spécialiste.
02:18Habitue radicalité.
02:19Voilà, de ces différents mouvements sociologiques, là où moi, c'est plutôt des mouvements scientifiques et dynamiques.
02:26Alors Olivier Vial, vous avez les travaux du docteur Romain Lasseur, mais vous, vous êtes le sociologue, j'allais dire,
02:31de l'affaire.
02:32Vous, vous voulez interpeller la société, les pouvoirs publics, la classe politique, en disant qu'il faut faire quelque chose.
02:36Ce qu'on s'est aperçu, c'est qu'effectivement, on était victime de deux invasions parallèles.
02:41La première, effectivement, c'est celle qui a documenté depuis des années Romain, qui est une une des invasions de
02:46ces espèces.
02:46Alors on parle à la fois d'espèces invasives exotiques, comme le frelon asiatique.
02:51On va les citer, on va les citer, on va les passer en vue une par une dans le détail.
02:54Mais aussi des espèces qui sont bien de chez nous, comme en tout cas depuis des millénaires, voire des millions
03:01d'années,
03:01comme l'éthique ou les punaisolies.
03:03Mais surtout, on s'est aperçu qu'il y avait une deuxième invasion, qui était une invasion idéologique,
03:08et qui, en fait, nous avait empêché de voir l'étendue du problème.
03:12Parce qu'en fait, on s'est aperçu, en écrivant ce livre, en tout cas moi,
03:16qu'il y avait eu déjà beaucoup de signaux d'alerte.
03:20L'IPBS, qui est l'équivalent du GIEC pour la biodiversité.
03:23Alors c'est quoi l'IPBS ?
03:24C'est l'équivalent du GIEC pour la biodiversité.
03:26C'est une réunion d'experts scientifiques sous l'autorité de l'ONU,
03:31et qui dit déjà, depuis quelques années, que les espèces invasives, c'est le cinquième cavalier de l'apocalypse.
03:36Qu'il y aura 60% des espèces animales et végétales qui risquent de s'éteindre,
03:43et que les espèces invasives sont responsables, à elles seules, de 20% de ces extinctions.
03:48Et bien pourtant, pendant des années, on a fait semblant que ça n'existait pas.
03:52Et c'est, effectivement, on y reviendra, mais une vraie menace sanitaire,
03:55une menace économique, ça a un coût qu'on a du mal à mesurer,
03:59mais dont on voit qu'il est exponentiel, et qui touche vraiment nos économies.
04:03Et puis, ça a un coût pour la biodiversité, pour l'environnement.
04:06Et là, ce qu'on s'est aperçu, c'est qu'il y avait plein de mouvements qui, par idéologie,
04:10avaient choisi de ne pas regarder ça, alors qu'ils se disent en écologie.
04:13Alors justement, Romain Lasseur, Olivier Vial, vous ouvrez un nouveau concept.
04:16Ce n'est plus l'homme est un loup pour l'homme,
04:18c'est l'homme est un moustique-tigre pour l'homme,
04:20ou une punaise de lit pour l'homme, ou un rat pour l'homme.
04:22C'est-à-dire que vous êtes en train d'expliquer qu'effectivement,
04:24sur des dogmes idéologiques, tout à fait respectables,
04:27préservation à la nature, de l'environnement, la nature est géniale,
04:30nous sommes nous, capitalistes, afro-bourgeois, c'est nous qui sommes décadents,
04:33et on peut transformer cette planète en cauchemar,
04:36si on ne prend pas tout de suite des mesures nécessaires.
04:38Il y a déjà certains territoires qui sont particulièrement atteints,
04:41d'autres qui sont invivables.
04:42Il y a des zones géographiques, pour des raisons climatologiques,
04:44où il y a toujours cette réalité, mais les populations y vivent avec.
04:47Là, on est confronté chez nous, dans notre confort occidental,
04:51avec des bestioles qui n'ont rien à y faire,
04:52qui ont été amenées par la globalisation,
04:54et qui commencent à tuer.
04:56On est d'accord ? Il y a déjà des cas de mortalité.
04:58C'est le cas du moustique, c'est le cas.
04:59Le moustique-tigre ?
05:01Même le moustique-tigre, qui est le serial killer le plus important.
05:04Oui, de la planète.
05:05De la planète, c'est celui qui tue le plus d'hommes,
05:07en plus d'un million de victimes.
05:08Oui, en plus d'un million de victimes.
05:09Vous parlez de trois menaces, alors, il y a plusieurs variétés.
05:13Vous parlez, les trois premières, le moustique-tigre,
05:15la punaise de lit et les tiques.
05:17Vous les mettez à part parce qu'elles sont plus nocives que les autres ?
05:19En tout cas, c'est les trois espèces pour lesquelles
05:23on a davantage chiffré l'impact sanitaire sur les populations.
05:26Moustique-tigre, c'est une arrivée un peu après les années 2000 en France,
05:29et là, on a découvert plus de 1504 chikungunya
05:32importés en France.
05:32Voilà, le chikungunya, qui est un virus, une bactérie.
05:36Voilà, un arbovirus.
05:39Parmi ces quatre principaux arbovirus qu'on connaît,
05:41le chikungunya, la dengue, la fièvre jaune et le Zika.
05:44Et on se disait, depuis très longtemps,
05:46quand on parlait de ces maladies, c'était des maladies exotiques.
05:49Et à aucun moment, on ne pouvait imaginer que ces maladies
05:51arrivaient en France.
05:52Et là, elles sont bel et bien ici.
05:53Là où on a eu 34 cas de chikungunya importés en 2024,
05:58on en a eu plus de 1500 en 2025.
06:00En un an ?
06:01En un an, et donc...
06:0234...
06:03De 34 à plus de 1500.
06:05Quand Olivier parle d'exponentiel, on est même au-delà de ça,
06:08ça signifie que plus le vecteur s'installe,
06:10plus le risque épidémique s'installe également.
06:13La punaise d'Elie, c'est 1,5 million de Français
06:15touchés tous les ans par cette...
06:17Alors, au-delà des buzz qu'on a pu avoir sur les différents médias,
06:20aujourd'hui, c'est une réalité de terrain.
06:21Pour 11% des foyers, à peu près, on dit que c'est 11% d'après-mêmes.
06:25Oui, c'est ça.
06:25Il y a une étude récente qui vient de sortir, Ipsos Bad Bugs,
06:28qui dit qu'on a 65% des Français qui ont été,
06:32en 60 à 65% des Français, confrontés ces 5 dernières années.
06:35Donc ça signifie que...
06:37On n'est plus à la marge, quoi.
06:39Et l'éthique ?
06:40L'éthique, alors dans les campagnes, bien sûr,
06:41sur les animaux domestiques...
06:43Alors, l'éthique, plusieurs espèces,
06:44mais il semblerait que les différentes...
06:47à peu près les 10-20 dernières années de gestion forestière
06:49qu'on a mis en place,
06:50et notamment le fait qu'on ne pratique plus l'éco-buage,
06:53c'est-à-dire le fait de brûler les résidus au sol,
06:57plus une prolifération d'un certain nombre d'espèces de gangibiers
07:00comme le chevreuil, comme le cerf et comme le sanglier,
07:03fait qu'on a une ressource alimentaire
07:05et on n'a plus de pratiques qui permettent de réguler ces parasites.
07:09Et donc, en fait, il semblerait qu'on a autour de 50 000 cas
07:12de maladies de Lyme en France.
07:13Alors, il y a plusieurs espèces de tics en France,
07:15mais c'est 50 000 cas dont on ne parle jamais.
07:17Mais la Lille-Lime, qui est une véritable tragédie.
07:20Qui est une tragédie.
07:21Elle passe comme ça, comme un accident rural,
07:22mais quand on est confronté, j'ai connu deux cas.
07:25C'est une tragédie, et tous les signaux nous montrent
07:27que ça va être de pire en pire.
07:28Et souvent, elle a été très...
07:30Pour le coup, c'est ce qui est intéressant dans la maladie de Lyme,
07:33c'est qu'on s'aperçoit qu'il y a en plus le périple
07:36pour la faire reconnaître par les médecins.
07:38Très souvent, c'est très long.
07:39Olivier, je voulais vous poser une question.
07:41Est-ce que les pouvoirs publics ont été alertés ?
07:43Ils le sont, bien entendu.
07:45Est-ce qu'au sein des instances gouvernementales ou législatives,
07:48il y a déjà un début de réflexion ?
07:49Et est-ce que vous pouvez proposer, vous,
07:52des premières mesures à prendre,
07:54dans certains cas, pour limiter la casse ?
07:57Oui, bien sûr.
07:57Alors, effectivement.
07:58En tout cas, on a déjà...
08:00La difficulté, c'est plutôt au niveau politique national.
08:03Parce que, par exemple, les agences de santé,
08:05que ce soit sur le Sinkongunia, le Zika, etc.,
08:09commencent déjà à dire qu'on est en situation
08:12où on sait gérer pour l'instant,
08:14mais si ça monte, et on sait que ça montera,
08:17on est déjà avec des risques de saturation
08:20de nos dispositifs à la fois hospitaliers,
08:23en cas de contamination,
08:25mais aussi en cas de nos dispositifs,
08:28effectivement, de protection et de façon de lutter.
08:32En plus, il y a...
08:33On a les thérapies ou on n'a pas toutes les thérapies ?
08:36Alors, ça dépend pourquoi.
08:38Aujourd'hui, c'est souvent des thérapies
08:39qui sont de l'accompagnement symptomatique.
08:42On soigne et on essaie de soulager le patient
08:44au fur et à mesure des symptômes qu'il développe.
08:45C'est des symptômes grippaux, des syndromes articulaires,
08:48des syndromes de maux de tête ou des céphalées.
08:50Mais ça apporte aussi des maladies nouvelles.
08:52Ça apporte aussi des maladies nouvelles.
08:54Nouveaux vecteurs, nouvelles maladies,
08:55nouvelles dynamiques et donc nouveaux symptômes.
08:57Et puis, il y a effectivement, quelquefois, des difficultés.
08:59Alors, pour le chinkongunya, le Zika,
09:02on est sur des maladies où il y a une déclaration obligatoire.
09:04Donc, effectivement, elles sont bien suivies.
09:06C'est plus compliqué pour la maladie de Lyme
09:08où, effectivement, là, on a plus de mal à la diagnostiquer,
09:11mais on a aussi plus de mal, du coup,
09:13puisqu'on la prend très souvent tardivement,
09:14donc avec des séquelles qui peuvent être plus importantes.
09:17Ce qui est aussi intéressant dans ce que disait Romain,
09:19c'est qu'on s'aperçoit qu'on a aussi,
09:22pour de bonnes raisons,
09:24créé des environnements qui sont finalement extrêmement favorables
09:27au développement de ces espèces.
09:28C'est vrai pour l'éthique,
09:30avec, effectivement, la volonté, justement,
09:32pour préserver la biodiversité,
09:34d'éviter des coupes rases,
09:35d'éviter l'éco-buage,
09:36de laisser au sol des broussailles
09:40de façon à, justement, favoriser la biodiversité.
09:43Mais, dans cette biodiversité,
09:44on augmente le risque d'avoir des tiques.
09:46Et c'est la même chose pour les...
09:48L'ANSES vient de tirer la sonnette d'alarme.
09:51C'est la même chose en ville,
09:52puisque, au moment où on est en pleine élection municipale,
09:55où toutes les mairies nous parlent de...
09:57pour lutter contre le réchauffement climatique,
09:58de zones vertes, de végétalisation, etc.
10:01L'ANSES dit, attention,
10:02faites-le correctement,
10:03parce qu'il y a un risque, effectivement,
10:05que vous importiez des virus,
10:07notamment ceux qui sont liés aux mystiques,
10:09en ville, de façon extrêmement importante,
10:11par cette végétalisation,
10:12si elle est mal comprise.
10:13Sommes-nous en guerre contre les espaces invasifs ?
10:16Je reçois le docteur Romain Lasseur et Olivier Vial
10:19qui ont publié cet ouvrage,
10:21La guerre contre les espèces invasives,
10:23aura-t-elle lieu ?
10:23C'est quand même un document
10:26édifiant, terrifiant,
10:26mais très important à lire.
10:28Vous-même, je suis sûr,
10:29est-ce que vous avez rencontré,
10:30alors le moustique-tique,
10:31peut-être moins souvent,
10:32des punaises de lits,
10:33des tiques,
10:34et ensuite on va parler des mammifères,
10:36les rats,
10:37bien entendu,
10:37les sangliers,
10:38je suis sûr que chacun d'entre vous,
10:40dans vos territoires,
10:40vous avez été confronté
10:41à ces gentilles bestioles,
10:43à ce fléau.
10:44Vous avez un avis à nous donner,
10:45un témoignage à nous apporter,
10:47des questions à poser aux deux spécialistes,
10:48parce que vous avez envie,
10:49évidemment,
10:50de vous protéger,
10:51et vous préférez prévenir que guérir.
10:53Vous nous appelez au 0826 300 300,
10:55Emmanuel Galasso attend votre appel,
10:57il n'a pas de tic,
10:59lui essaie de prendre le téléphone,
11:01et on pourra échanger à trois,
11:02je pense que vous sortirez mieux avertis
11:05de cette émission,
11:06que lorsqu'elle a commencé.
11:07A tout de suite sur Sud Radio.
11:08En Leclerc,
11:09pour votre santé,
11:10bougez plus.
11:12Midi 14h,
11:13Sud Radio,
11:14la France dans tous ses états,
11:16Péricault Légas.
11:17Je reçois le docteur Romain Lasseur
11:19et Olivier Vial,
11:20qui ont publié
11:21La guerre contre les espèces invasives
11:23au Ratelieu,
11:23qui sort demain,
11:244 mars,
11:25alors,
11:26ouvrage à consulter absolument,
11:28sauf si vous vivez dans une bulle
11:29ou dans un cocon,
11:30on est tous confrontés
11:32à ces joyeusetés,
11:33donc les moustiques,
11:34les insectes,
11:34les nuisibles,
11:35les rats,
11:36les sangliers,
11:36et ces deux spécialistes
11:38font un tableau,
11:38je ne vais pas dire apocalyptique,
11:40je pense qu'on a assez
11:40de sources d'informations
11:41qui n'est théorieuse aujourd'hui,
11:43pour en refouter une,
11:44sauf que celle-là,
11:45elle est chez nous,
11:45elle est concrète,
11:46elle est sous nos pieds,
11:47dans notre lit,
11:48sous nos toits,
11:49dans les forêts,
11:49et qu'on peut tout de suite
11:50y rémédier,
11:51en tout cas,
11:51un homme averti en vaut deux,
11:52je vais augmenter la population,
11:54mais vous m'êtes bien informés,
11:55et en tout cas,
11:56avec ce document,
11:56vous allez comprendre.
11:59Olivier Vial,
12:01c'est dû quand même
12:01à la globalisation heureuse
12:04dont on nous a parlé,
12:05ça fait partie des joyeusetés
12:06du fait qu'on peut
12:07se circuler sur la planète,
12:08la libre circulation
12:09des hommes et des marchandises,
12:11ça vous amène
12:11ces petits cadeaux en surprise ?
12:13Oui, alors effectivement,
12:13c'est sûr que l'augmentation
12:15du commerce mondial,
12:17notamment,
12:17a accéléré le dispositif,
12:19mais en fait,
12:20on s'aperçoit que
12:21il y a quelques espèces
12:23qui ont migré toutes seules,
12:24la majorité,
12:25elles ont migré,
12:26soit effectivement volontairement,
12:28parce qu'il y a eu des espèces
12:29qu'on a introduites
12:30sur notre sol volontairement,
12:32c'est le cas par exemple
12:33du ramusquet,
12:34qu'on a utilisé pendant longtemps
12:36pour justement sa peau,
12:37ça a été le cas
12:38des écrevisses de Louisiane,
12:39qui ont été amenées en Espagne
12:42notamment au début
12:43justement pour leur chair.
12:45J'adore les écrevisses,
12:46mais j'ai compris ensuite
12:47qu'il y avait des effets secondaires
12:48qui étaient beaucoup moins réjouissants.
12:50Et là, typiquement,
12:51c'est ce qu'on appelle une évasion,
12:52c'est qu'effectivement,
12:53à un moment donné,
12:54elles se sont évadées
12:55de certains viviers
12:56et très rapidement,
12:58ça s'est développé
12:58de façon très massive
12:59et aujourd'hui,
13:00c'est clairement
13:00une des espèces
13:01les plus invasives.
13:02On a eu le centre
13:03dans les années 60
13:04qui a colonisé
13:04mais c'est très bon,
13:05maintenant on a le silure
13:06qui est en train de transformer
13:07les rivières en baignoires,
13:08il n'y a plus rien.
13:08Le silure, pour le coup,
13:09c'est une espèce qui était
13:12déjà là il y a très longtemps,
13:13qui avait quasiment disparu
13:14et qui est en train de revenir
13:16et qui revient en mode invasif.
13:17Là aussi,
13:18ce qui est intéressant,
13:19c'est qu'on voit
13:19que certaines espèces
13:20peuvent pendant des années
13:22rester simplement
13:23en dormance
13:24et passer en mode invasif
13:25parce que du coup,
13:26dans l'écosystème,
13:27il n'y a plus de prédateurs
13:28ou il y a une modification
13:30de l'écosystème
13:30qui les a...
13:31Je ne vous raconte pas
13:32les ravages dans les rivières
13:32et alors pardon pour mes copains pêcheurs
13:34mais les crétins
13:34qui remettent le poisson à l'eau
13:38bêtises.
13:38Alors sur la silure,
13:39en plus,
13:39il y a eu une législation
13:41qui a changé l'année dernière.
13:42Normalement, maintenant,
13:42il a interdit de la remettre à l'eau
13:44parce qu'effectivement...
13:45Je sais, je sais, je sais.
13:46Mais ce n'est pas faux de problème.
13:47Vous avez raison,
13:48c'est que on a...
13:50Et c'est d'ailleurs
13:50ce qui fait que beaucoup
13:52de militants un peu radicaux
13:53considèrent que c'est d'abord
13:54la faute de l'homme.
13:55C'est effectivement,
13:56l'homme est souvent responsable
13:57de ces invasions.
13:59Sauf que ce que l'on essaie
14:01de montrer,
14:02c'est qu'il est à la fois
14:02le responsable
14:03mais aussi le seul
14:04à être en capacité
14:05de réguler ces espèces.
14:07Et en gros,
14:08vouloir mettre la responsabilité
14:10sur l'homme
14:10en le disqualifiant
14:12pour après être régulé,
14:13c'est le danger
14:15qu'on a connu
14:15ces dernières années
14:16et qui effectivement
14:17nous amène
14:17dans cette impasse aujourd'hui.
14:18Alors messieurs,
14:19nous parlions en rentaine
14:20d'un autre ami de Frelon,
14:21en particulier de Frelon asiatique
14:23que je sais très bien reconnaître
14:24maintenant et mes enfants aussi.
14:25Bien sûr, tout de fait.
14:26Voilà.
14:27Il est virulent
14:28par rapport à l'autre,
14:29le bon foron européen
14:30qui est un peu plus jaune,
14:31un peu plus pâteau.
14:32Celui-là, il est nerveux
14:32et on sent qu'il est agressif.
14:34Vous nous expliquiez
14:35tout à l'heure,
14:37Romain Lasseur,
14:37que c'est une mère au départ
14:39qui a pondu en 2015.
14:41On part du principe
14:41qu'un tout petit peu
14:42après les années 2000,
14:442003, 2004,
14:45en fait,
14:45on avait l'introduction accidentelle
14:47d'une femelle secondée
14:48qui arrivait de Chine,
14:50dans des poteries chinoises
14:51et qui a été introduite
14:52notamment,
14:53plus particulièrement
14:54dans le département
14:55du Lot-et-Garonne.
14:56Et puis,
14:58un maraîcher
14:58s'est aperçu
14:59avec des apiculteurs
15:00qui avaient des nids bizarres,
15:01qui avaient été
15:02un nid bizarre
15:03qui avait été fait
15:03dans un arbre,
15:04qui n'avait pas la forme
15:05d'un nid de frolon commun,
15:06un nid de guêpe germanique
15:07et il s'agissait bien
15:08du premier nid de frolon asiatique.
15:09Donc, il y a 22 ans.
15:10Il y a 22 ans.
15:10Et en 22 ans,
15:11qu'est-ce qui s'est passé ?
15:12Et en 22 ans,
15:13on a plus de 70 départements
15:14qui sont couverts aujourd'hui
15:15et donc,
15:16on voit bien que c'est des espèces
15:17qui sont plastiques
15:18mais qui ont une vraie capacité
15:20de réparer leurs erreurs génétiques.
15:21Ça veut dire que d'une fondatrice,
15:22on arrive à avoir
15:22des milliards d'individus.
15:23Vous êtes en train de me dire
15:24qu'il y a une consanguinité
15:26sur des milliards d'individus
15:27avec la même maman
15:28et que cet animal,
15:29sans intelligence artificielle,
15:31répare ses codes génétiques
15:32pour pouvoir se reproduire.
15:33Il y a une intelligence
15:34qui n'est tout sauf artificielle,
15:35ça c'est clair.
15:36Intelligence naturelle ?
15:37Oui, c'est ça.
15:38On a une consanguinité
15:40sans impact.
15:41Donc, ravage pour les apiculteurs.
15:43Si on a des apiculteurs
15:44qui nous entendent
15:44sur Sud Radio,
15:45appelez-nous,
15:46témoignez,
15:46racontez-nous ce qui vous arrive.
15:47Je sais qu'il y a
15:48des situations cauchemardesques.
15:50Aujourd'hui,
15:50on estime qu'un tiers
15:51des abeilles
15:52vont être menacées
15:54directement
15:54et principalement
15:55par le frelon asiatique.
15:56Et ça ne ferait qu'augmenter
15:58parce qu'aujourd'hui,
15:59malheureusement,
16:00c'est ce qu'on a vu,
16:01on a mis 20 ans,
16:02plus de 20 ans
16:03à décider
16:04ce qu'on allait faire.
16:04Pendant deux ans,
16:06le frelon asiatique
16:07n'était pas en mode invasif.
16:08Il y avait quelques nids
16:09et on aurait été
16:10en capacité d'agir.
16:11Mais il a fallu
16:12qu'on décide
16:12si c'était une espèce nuisible.
16:14Il a fallu qu'on décide tout ça.
16:16En fait,
16:16la loi est passée
16:17juste l'année dernière.
16:18La première loi
16:19est passée l'année dernière
16:20pour dire qu'il fallait
16:21faire quelque chose.
16:21On a mis 20 ans
16:22à légiférer
16:22sur cette question-là.
16:23Ça, c'est la France.
16:24En 20 ans,
16:25effectivement,
16:25on est passé de quelques nids
16:26à, comme le disait Romain,
16:28aujourd'hui,
16:29on parle d'entre 500 000
16:30et un million de nids,
16:31donc plusieurs milliards
16:32de frelons
16:33sur notre territoire.
16:34Alors, techniquement,
16:36on sait détruire.
16:37Aujourd'hui,
16:38on part du principe
16:38qu'il faudrait détruire
16:39entre 75 et 90 % des nids.
16:41C'est une vraie invasion.
16:42Comme dans les films
16:43de science-fiction.
16:44Exactement.
16:44Pour maintenir l'espèce,
16:45en tout cas,
16:46la faire régresser,
16:47aujourd'hui,
16:47on estime qu'on détruit
16:49à peu près 45 % des nids.
16:50C'est-à-dire que la bataille
16:51est perdue.
16:52Qui plus est,
16:54administrativement,
16:54le classement des espèces
16:56intervient tellement tardivement
16:57par rapport à la capacité
16:58qu'on a, techniquement,
16:59d'agir sur le terrain
17:00des professionnels.
17:00On viendra sur...
17:02J'ai très...
17:02Parce qu'on a un auditeur
17:04qui s'appelle Marc
17:04qui nous appelle de Paris.
17:05Bonjour, Marc.
17:07Bonjour, M. Perriguléas.
17:08Bonjour, Sud Radio.
17:09Vous êtes confronté
17:10à ces gentils bestioles,
17:11vous aussi ?
17:11Ah, ben, à tout.
17:12Alors, c'est vrai
17:13que j'ai vu dans une de nos pièces
17:15une espèce de frelons énorme
17:16qui résistait à tout.
17:18Enfin, bon,
17:18il a fini par s'engloutir
17:21dans un endroit
17:22où j'avais jeté des chiffons
17:23puis il doit être mort.
17:24Mais c'est impressionnant.
17:25Non, mais c'est surtout
17:26d'autres soucis.
17:27Moi, je suis au nord de Paris,
17:28près des anciennes fortifications
17:29de la guerre 70.
17:31Et là,
17:32bon, il y a un dénivellement
17:33de 4-5 mètres
17:35par rapport au sol.
17:36Jacques Chirac avait créé
17:37une vingtaine de stades
17:38de 400 mètres autour de Paris.
17:40Et là, les rats,
17:41dans les rues,
17:41vont se nicher
17:42dans la terre
17:44qui est au-dessus de ces murs.
17:45Alors, je sais que notre maire
17:47du 17ème,
17:47M. Boulard,
17:48avait fait une guerre contre ça.
17:49La ville de Paris
17:50a promis des choses apparemment.
17:52Premièrement,
17:52je pense qu'on manque
17:53de poubelles.
17:53Alors, ils ont fait des poubelles.
17:55C'est des belles corbeilles
17:55sacs plastiques,
17:56mais les rats,
17:56on les trouvait.
17:57Il faudrait en mettre
17:58beaucoup plus.
17:59En plus, côté 18ème,
18:01ils ont enlevé les grilles
18:02en fond des arbres.
18:03Et du coup,
18:04il y a des espèces
18:05de jardins là
18:06et je pense qu'ils vont
18:06se nicher là.
18:07Bon, ça, c'est pour les rats.
18:09Alors, il faut donc
18:10développer le nombre
18:11de poubelles dans Paris
18:12partout,
18:13supprimer ces machines
18:14autour d'arbres
18:15où ils font des plantations
18:16qui sont moches.
18:17En plus, peu importe.
18:19Et puis, surtout,
18:22faire des poubelles
18:23qui sont bien fermées
18:23et en mettre beaucoup plus.
18:25Deuxièmement,
18:26dans nos bâtiments
18:27d'huit étages,
18:28il y a deux personnes
18:28qui habitent au 3ème,
18:29assez distantes
18:30de 2-3 escaliers.
18:32Et il y a eu des souris
18:33dans leur maison,
18:34je ne sais pas comment.
18:35Et pour une des personnes,
18:36ces souris ont porté
18:37des punaises de lit
18:38parce que c'était
18:40sur les souris.
18:41C'est des machins,
18:41des petites bestioles
18:42de la taille d'une puce.
18:43Du coup,
18:44elle est là,
18:44ce n'est pas des machins
18:45russes apparemment.
18:46Et visiblement,
18:47elle a fait des trucs
18:49particuliers dans son appartement.
18:50Enfin,
18:50les literies et tout,
18:51enlevées et tout ça.
18:53Voilà, donc...
18:53Ah ben, vous avez
18:54une jolie collection, Marc.
18:55Je vois que vous avez
18:56expérimenté différents
18:57cas de figure.
18:58Comment ?
18:59Je dis,
18:59vous avez expérimenté
19:00des différents cas de figure.
19:01Vous êtes en plein
19:01de ce que Romain Lasseur
19:04et Olivier Valle racontent.
19:05Ah ben là,
19:06non, mais en plus,
19:06c'est des moustiques.
19:07Elle n'arrive pas à même
19:08qu'il y a du chikungunya,
19:09mais c'est effectivement...
19:10Ben, c'est les choses
19:12apportées, comme il dit,
19:12dans les ports et tout ça,
19:13quoi, forcément,
19:14les voyages.
19:15Enfin, voilà,
19:15donc c'est une horreur.
19:16Enfin, voilà,
19:16voilà ce que je veux dire.
19:17Et je pense qu'il faut
19:18mettre plus de poubelles déjà,
19:20enlever des petits cultures
19:21où il n'y a rien
19:22là autour des arbres
19:23dans certains coins de Paris,
19:24et puis ils mettent ces...
19:25Alors, en plus,
19:26c'est vrai,
19:27les corbeilles qui ont été faites,
19:28là, avec beaucoup d'art,
19:29je pense,
19:30mais bon,
19:30c'est des espèces de corbeilles
19:32et un sac plastique.
19:33Les gars qui viennent les enlever,
19:34c'est pas des gars
19:35qui ont les ordures.
19:36Alors, le sac plastique,
19:37ils le mettent dehors
19:37et puis ils le laissent comme ça.
19:38Ils en mettent un autre neuf,
19:40mais ils n'enlèvent pas celui-là.
19:40Donc, je ne sais pas
19:41quelle est la question.
19:42Je pense qu'il faut avoir
19:43tout ça, quoi, voilà.
19:44Marc, on fait réagir...
19:46Je commence par Olivier Vial.
19:47Les mesures administratives
19:48que peut prendre une municipalité
19:54c'est celles qu'ont utilisé
19:54la mairie de Paris,
19:56puisque la mairie de Paris,
19:56en fait,
19:57avait commencé à réfléchir
19:59à la lutte contre les rats
20:00puis finalement,
20:03voyant qu'elle n'y arrivait pas
20:05et voyant qu'une partie
20:06de sa municipalité
20:07était très idéologique là-dessus,
20:08ils ont décidé
20:09de changer de stratégie
20:10et ça a été
20:11cette fameuse stratégie
20:12de apprenons à cohabiter
20:14avec les rats.
20:15Il y a eu un projet,
20:16par exemple,
20:17moi, qui m'a marqué
20:17dont on parle dans le livre
20:18qui est le projet Armageddon.
20:19Quand on utilise ce mot-là,
20:20on a l'impression
20:21qu'on va mettre
20:22tous les moyens
20:22dans la lutte contre les rats.
20:23En réalité,
20:24le projet Armageddon,
20:25c'est un projet soutenu
20:26par la mairie de Paris,
20:27soutenu par l'Agence nationale
20:28de recherche
20:29à hauteur de 380 000 euros
20:30et par le Muséum
20:31d'Histoire Naturelle
20:32dont l'objectif,
20:33ce n'était pas de lutter
20:33contre les rats,
20:34mais de lutter contre
20:34les préjugés contre les rats,
20:36de s'interroger
20:37dans la littérature
20:38pourquoi la littérature
20:40nous avait fait peur des rats
20:41et tout ça,
20:42effectivement,
20:43dans une logique
20:43où on veut essayer
20:45de nous faire comprendre
20:46que ça ne sert à rien
20:48de lutter contre les rats,
20:50il faut juste qu'on apprenne
20:50à vivre avec
20:51ces nouveaux voisins
20:52Je me souviens
20:53de cet élu
20:54qui avait son rin sur...
20:55Les voisins non-humains,
20:57l'élu du 11e arrondissement
20:58qui fait encore campagne
20:59aujourd'hui
21:00avec un rat sur l'épaule
21:02en oubliant de nous dire
21:03que c'est un rat
21:03qui est domestiqué.
21:04Si vous faites la même chose
21:05avec un rat
21:06que vous récupérez
21:06dans une poubelle,
21:07ça ne va pas se passer
21:07de la même façon.
21:08Donc ça,
21:09effectivement,
21:10c'est des choses
21:10qui sont extrêmement graves
21:12parce qu'on voit
21:12effectivement une augmentation
21:14des maladies,
21:15de la leptospirose,
21:16mais effectivement,
21:17Romain sera plus compétent
21:18pour dire ce qu'on peut faire,
21:19mais vous avez raison,
21:20l'auditiaire a raison.
21:21D'abord,
21:22c'est une meilleure gestion
21:23des déchets,
21:23mais il y a aussi
21:24une lutte contre les rats
21:25qu'il faut mettre en application.
21:27Je vous êtes sur Sud Radio.
21:29Je reçois Romain Vasseur
21:30et Olivier Vial
21:31qui ont écrit
21:31La guerre contre les espèces invasives
21:33aura-t-elle lieu
21:34aux éditions du Rocher,
21:35publication demain 4 mars.
21:37Appelez-nous
21:37si vous êtes confrontés
21:38à ces joyeuses tifs,
21:40si vous avez quelques bestioles,
21:41quelques insectes,
21:42quelques animaux nuisiers,
21:43peut-être des sangliers
21:43qui sont ravagés
21:44votre jardin
21:45ou des rats qui pullulent
21:46dans la cave.
21:47On est tous confrontés à ça.
21:48C'est une réalité française.
21:50Apportez-nous votre témoignage
21:51et votre coup de gueule
21:52éventuellement.
21:53Nos deux spécialistes
21:54y répondront.
21:55Vous appelez au 0826 300 300
21:57et je vois Emmanuel Galasso
21:58qui attend votre appel.
21:59Il est là comme un frelon.
22:01Il bourdonne autour du téléphone.
22:03Appelez-le.
22:03Vous aurez le meilleur accueilli
22:04dans cette antenne.
22:05A tout de suite sur Sud Radio.
22:07Midi 14h, Sud Radio.
22:09La France dans tous ses états.
22:12Péricolegasse.
22:13Je ne parle pas de guerre
22:15ni de missiles
22:16ni de rafales.
22:17Je parle de moustiques tigres,
22:20de punaises de lit,
22:21de tigres,
22:21de sangliers,
22:22de rats
22:22avec le docteur Romain Lasseur
22:24et Olivier Vial
22:25qui sont les auteurs
22:25de la guerre
22:26contre les espèces invasives
22:27aura-t-elle lieu ?
22:28Merci messieurs.
22:29Comme si on n'avait pas
22:30de source d'angoisse
22:31suffisante pour nous dire
22:32qu'on va se faire
22:32piquer les fesses.
22:33Avec le docteur Romain Lasseur
22:35vous êtes très sérieux
22:36avec des maladies mortelles
22:37comme la blestospirose
22:38ou la lime.
22:41On va revenir un peu
22:42sur le problème idéologique.
22:43Oui, c'est vrai.
22:44Nous sommes tous
22:45des défenseurs
22:45de l'environnement.
22:46Là, on a vu
22:48dernièrement
22:48le débat très animé
22:50quelquefois virulent
22:51entre les défenseurs
22:53de la nature
22:53qui ne veulent pas
22:54de produits phytosanitaires
22:55et les agriculteurs
22:57et l'agro-industrie
22:58qui dit
22:58mais si on n'a plus
22:59de produits
23:00pour protéger
23:00nos noisettes
23:01ou nos betteraves
23:02qu'est-ce qu'on va devenir ?
23:03Et vous,
23:04vous êtes en train de dire
23:04ok, d'accord,
23:06on ne va pas tuer
23:06on est un peu
23:07comme dans la religion hindoue
23:09il ne faut pas tuer
23:09le moindre insecte
23:10parce que c'est peut-être
23:11une vie
23:12qui s'est réincarnée dedans.
23:13Vous êtes en train de dire
23:14on va dans le mur.
23:15Il faut prendre des mesures
23:16d'urgence
23:16peut-être pas sympathiques
23:18mais si on ne les prend pas
23:19les conséquences
23:21sont encore plus épouvantables.
23:22En fait,
23:23effectivement,
23:23on a vu
23:24notamment la question
23:25du droit animal
23:26et du bien-être animal.
23:29C'est devenu
23:29un sujet consensuel.
23:31Aujourd'hui,
23:3195% des Français
23:32sont attachés
23:33à un meilleur bien-être animal.
23:35Sauf que
23:35dans le même temps
23:36et ça c'est peut-être
23:37quelque chose
23:37que les élus
23:38n'ont pas compris
23:39ça s'est considérablement
23:40radicalisé
23:41idéologiquement
23:42et en termes
23:43de militantisme.
23:44On est passé
23:45de la protection animale
23:46à la libération animale.
23:48Et du coup,
23:48petit à petit,
23:49on a eu des courants
23:50extrêmement radicaux,
23:51très idéologiques
23:52qui ont considéré
23:53que,
23:54et c'est né
23:55de ce qu'on appelle
23:56l'antispécisme,
23:57que ce qui comptait
23:59c'était le fait
24:00de défendre
24:01les animaux censurent.
24:02Voilà,
24:02il n'y a pas de spécificité humaine.
24:04Il n'y a pas de spécificité humaine.
24:04On est des animaux
24:05comme les autres.
24:06Et en plus,
24:07on est méchant.
24:08Et puis surtout,
24:08il n'y a pas d'espèce.
24:09Il n'y a pas d'espèce.
24:10En gros,
24:11pour eux,
24:11il y a un livre qu'on cite
24:12qui est
24:13« Faut-il sauver l'ours blanc ? »
24:14Ah bah, tout à fait.
24:15Pour eux,
24:15ils n'ont aucune raison
24:17de sauver un ours blanc
24:18plutôt qu'un moustique.
24:19Chaque individu
24:21a le même degré
24:23de respectabilité.
24:24Et donc,
24:25même s'il y a une espèce
24:26qui est menacée,
24:27on n'a aucune raison
24:28d'intervenir.
24:29Donc,
24:30d'après eux,
24:30il n'est pas nécessaire
24:31d'intervenir
24:32pour sauver
24:33les crevisses
24:34à pattes blanches
24:34qui sont autochtones
24:35face à les crevisses
24:36louisiennes.
24:37Ça serait même,
24:38pour certains,
24:38un peu raciste
24:39que de dire ça.
24:40C'est la même chose.
24:41Ah bah, ils y vont ?
24:41Ils vont sur ce terrain-là.
24:43C'est même, effectivement,
24:43la même chose sur l'abeille.
24:44Il y a quand même
24:46certains spécialistes
24:46qui nous disent
24:47qu'en fait,
24:48on défend l'abeille
24:48parce que c'est le seul animal
24:49qui a un syndicat
24:50pour le protéger.
24:51Mais qu'en fait,
24:52en réalité,
24:53si le frelon asiatique
24:54veut manger des abeilles,
24:56il est tout à fait légitime
24:58et on n'a pas à intervenir.
24:59Eh bien,
24:59cette non-intervention
25:01nous conduit,
25:02effectivement,
25:03dans une impasse
25:04et finit par nuire
25:05aux vivants en général.
25:07C'est qu'on réduit
25:08la biodiversité,
25:08on est aujourd'hui
25:1160% des espèces
25:13peuvent être menacées
25:14d'extinction
25:14dont une grande partie
25:16à cause
25:17de ces espèces invasives.
25:18Donc, il faut
25:18qu'on soit en capacité
25:19de les faire.
25:20Alors, messieurs,
25:20vous suscitez une inquiétude
25:21puisque je vois
25:22nous avons un appel
25:22de Christian de Chevreuse
25:23ensuite nous avons
25:24Maryse de Baisancourt
25:25et puis aussi
25:26un appel de Narbonne.
25:27Christian,
25:28dans la vallée de Chevreuse,
25:29est-ce que vous avez
25:30des animaux sympathiques
25:32ou des animaux nuisibles ?
25:33Est-ce qu'il n'y a que
25:34du dain et du renard
25:35ou vous avez aussi
25:36des choses moins joyeuses ?
25:38Bonjour,
25:39à vos invités.
25:40Alors oui,
25:41j'ai notamment
25:42des sangliers
25:43mais ce n'est pas pour ça
25:43que je vous l'appelle,
25:44c'est pour un animal
25:45que je connaissais
25:46dans le sud de la France,
25:48à Avignon,
25:48entre Avignon et Toulon,
25:49qui s'appelle
25:50la chenille processionnaire.
25:51Et là,
25:52par exemple,
25:543,
25:555,
25:56il y avait 50 nids
25:58que j'étais obligé
25:59de faire retirer
26:00par des spécialistes
26:01mais on se rend compte
26:03que lorsqu'on se promène
26:04par exemple
26:05au parc de Saint-Cloud,
26:06ce qui n'est pas très très loin,
26:07il y a aussi
26:08beaucoup de processionnaires
26:09un peu partout,
26:10dans Paris aussi
26:11j'en ai vu,
26:12alors que dans le sud,
26:13je me souviens
26:14que ces charmants d'animaux
26:15n'étaient que limités
26:18à une partie
26:19très très méridionale.
26:21Voilà,
26:21c'est ce que je voulais...
26:23Oui Christian,
26:24on parlait d'ailleurs
26:25en rentaine
26:26de la chenille processionnaire,
26:28quel est le fléau
26:29de la chenille processionnaire ?
26:31Effectivement,
26:32à la base,
26:33c'est un...
26:33Romain la sœur.
26:34L'adulte est un papillon
26:35que peu de gens connaissent,
26:37peu de gens reconnaissent,
26:38qui va pondre soit...
26:40Donc on a
26:40deux principales espèces
26:41en France,
26:42la chenille processionnaire
26:43du pain
26:43et la chenille processionnaire
26:44du chêne.
26:45Celle qu'on voit beaucoup,
26:45c'est les petits cocon blancs
26:46en bordure d'autoroute
26:47dans les petits sapins.
26:48On voit,
26:49ça fait des boules blanches
26:50et donc ça,
26:50c'est les cocons
26:51dans lesquels les chenilles
26:52se protègent pour grandir.
26:53Elles sont phytophages,
26:54c'est-à-dire qu'elles consomment
26:55la plante
26:55et une fois qu'elles ont fini
26:57leur croissance
26:57avant de rentrer
26:59dans leur stade imago
27:00pour devenir adultes,
27:01elles ont besoin
27:02de rentrer en procession,
27:03de descendre le long du tronc,
27:05de se mettre en terre
27:05et une fois qu'elles ont fait
27:07leur transformation
27:08vers le stade adulte,
27:09elles ressortent
27:10et elles sont adultes
27:11et les mâles et les femelles
27:13peuvent aller s'accoupler.
27:14Et la nocivité de l'animal ?
27:15C'est parce qu'en fait
27:17ces chenilles présentent
27:18des poils urtiquants
27:19qui peuvent être à la fois
27:20urtiquants pour les enfants.
27:21Un enfant qui met
27:21une chenille à la bouche,
27:22c'est très dangereux.
27:23Un animal domicile,
27:24un chien,
27:25on part du principe
27:25qu'un chien qui met
27:26une chenille processionnaire
27:27à la bouche,
27:28s'il n'est pas pris en charge
27:29dans les 4 heures
27:30par des spécialistes vétérinaires,
27:32il se peut,
27:32avec la nécrose
27:33qui est engendrée,
27:35couper la langue.
27:36D'accord.
27:36Ah oui, carrément.
27:37Donc ça rend une nécrose.
27:38Et ça, c'est sans compter
27:39tous les gens
27:40qui ont des phénomènes
27:41de réaction excessive
27:44qu'on appelle
27:44l'œdème de coinque
27:45qui s'y exposent
27:46à une piqûre de guêpe,
27:47une piqûre de frelon
27:48ou bien même exposés
27:49à du poison
27:50de chenille processionnaire
27:51ou à des poils.
27:53Ces 3 animaux-là
27:54peuvent l'engendrer.
27:55Oui, alors c'est une réaction
27:56qui peut provoquer
27:58un choc anaphylactique
27:58voire même le décès
27:59d'un certain nombre de patients.
28:01La processionnaire,
28:02comme le dit notre auditeur,
28:03et merci de le préciser,
28:04aujourd'hui,
28:04elle opère une remontée
28:05vers le nord,
28:06à l'instar de ce qu'on connaît
28:06avec le moustique-tigre.
28:07Évolution climatique.
28:08Évolution climatique,
28:10les transports,
28:11la transplantation d'arbres,
28:13la transplantation d'arbres
28:14du sud au nord
28:15et on a même,
28:16dans la façade ouest française,
28:18on a même, par an,
28:19deux descentes
28:20de chenille processionnaire
28:21alors que dans le sud,
28:22on était habitué
28:22à une seule descente
28:23le long de l'arbre
28:24et qui, effectivement,
28:25fait appel à la plus grande prudence
28:27et fait appel,
28:28notamment,
28:29au recours
28:29à des professionnels
28:30pour pouvoir réguler le fléau.
28:33Mais une fois de plus,
28:34quand vous prenez l'autoroute,
28:36je suis désolée
28:37mais je pense que
28:38le combat est perdu.
28:39Nous avons Chantal
28:40qui nous appelle de Narbonne.
28:41Bonjour Chantal.
28:43Bonjour.
28:44Merci de prendre mon appel.
28:45Je voulais juste vous signaler
28:46que moi,
28:47j'ai,
28:47en 2003,
28:48au moment de la canicule,
28:50j'ai été mordu
28:51par un scolopendre,
28:53on ne se méfie pas forcément
28:54de ces petites bêtes,
28:55qui ressemblent à des mille pattes
28:57mais qui ne sont pas...
28:57Qui courent sur les murs
28:58comme ça,
28:59qui se tortillent
28:59avec des pattes de chaque côté
29:01comme une petite brosse.
29:02Mais ils ont...
29:03Oui, oui,
29:03comme des...
29:04mais c'est très très dangereux
29:05quand ils sont un peu plus grands
29:08puisque j'en avais dans ma maison,
29:09c'était une maison
29:10que je venais d'acheter,
29:11il y en avait plein
29:11qui sortaient dans la baignoire,
29:13etc.
29:13et je ne me méfiais pas
29:15et j'avais un mur,
29:17c'était en Ardèche,
29:18un mur en vieille pierre
29:19derrière moi
29:20et je pense qu'il y en avait aussi là.
29:22Et finalement,
29:22une nuit,
29:23comme je dormais
29:24en laissant tout ouvert,
29:25eh bien,
29:26j'étais mordu,
29:27je dis mordu
29:27parce que ça a deux crochets.
29:28C'est une morsure,
29:29d'accord,
29:29c'est pas une petite morsure.
29:31Et je pensais
29:32que c'était une araignée
29:33parce que ça se trouvait
29:34derrière la cuisse.
29:35Donc,
29:36je ne m'en suis pas rendue compte,
29:37simplement,
29:37ça me faisait très mal.
29:38Au bout de quelques jours,
29:39j'avais des vertiges
29:41et puis j'avais de la fièvre,
29:42beaucoup de fièvre.
29:43Donc,
29:43je suis allée voir mon médecin.
29:44J'ai pensé
29:45que je faisais
29:47une allergie à quelque chose
29:48et il me dit
29:49c'est pas possible.
29:49Je lui dis
29:50je crois que je fais du diabète.
29:51Il me dit non.
29:52Il me dit
29:52tu vas faire des analyses
29:53et les analyses étaient
29:54mais alors symptomatiques.
29:55Il me dit
29:56c'est pas possible.
29:57Retourne dans un autre laboratoire.
29:59Je retourne dans un autre appareil.
30:00Il me dit
30:00mais qu'est-ce qui t'arrive ?
30:01Et en partant,
30:03il me dit
30:03écoute,
30:04au cas où
30:04je vais te mettre
30:05sous antibiotiques
30:06parce que c'est quelque chose
30:08qui me paraît...
30:09Bon.
30:09Et finalement,
30:10je reviens
30:11parce qu'en partant
30:12j'étais en short
30:12et il me dit
30:13mais qu'est-ce que t'as
30:13derrière la cuisse ?
30:14Je lui dis
30:15je crois que je me suis fait
30:16appliquer par une araignée
30:17et il m'a dit
30:17non, non,
30:18c'est pas une araignée ça.
30:19C'est trop important.
30:21Donc,
30:21il a diagnostiqué
30:22deux morsures
30:24et il m'a dit
30:24donc c'est un animal
30:28et c'est très mauvais
30:29parce que là
30:30t'as un énorme accès
30:32donc c'est pour ça
30:33que j'étais sous antibiotiques
30:34et c'est ce qui m'a sauvée
30:35mais je suis...
30:36Je me suis retrouvée
30:37quatre fois à l'hôpital quand même
30:39parce que je tombais dans la rue
30:41je tombais dans la rue
30:42d'un seul coup
30:43je sentais
30:43mais j'avais même pas le temps
30:44de réagir
30:45et donc je me suis retrouvée
30:46à l'hôpital
30:47et à la quatrième fois
30:48ils disaient
30:48que j'étais complètement folle quoi
30:49parce que je délirais
30:51je délirais
30:52et donc je me permets
30:53de vous avertir
30:54parce que le scolopendre
30:55il y a très peu de monde
30:56qui connaît ça
30:57et donc
30:58ces bestioles
30:59elles remontent
31:00elles sont plus que dans le midi
31:02elles sont aussi jusqu'à Lyon
31:04on rencontre aussi
31:06des scorpions à Lyon
31:07enfin moi j'ai habité Valence longtemps
31:09c'est à Valence
31:09que ça m'est arrivé
31:10et c'est vrai
31:11que c'est très très très dans le flot
31:13parce que c'est vraiment mauvais
31:14Je demande au docteur Lasseur
31:18Chantal
31:18qu'est-ce qu'il faut faire
31:19dans ces cas-là ?
31:20Merci Chantal
31:21pour ce témoignage
31:22effectivement il faut
31:23distinguer deux espèces
31:24aujourd'hui
31:24une espèce très commune
31:25que les gens voient chez eux
31:26qui sort des gaines de ventilation
31:27et autres
31:28qu'on appelle le millepate
31:29qui est un myriapode
31:30qui s'appelle le scutigervelos
31:32qui est
31:34ce myriapode
31:35quand vous l'écrasez
31:36ou quand il prend un choc
31:38il a des pattes
31:38qui continuent à bouger
31:39ça fait
31:40ça fait
31:40moins de 10 cm
31:41et les scolopentes
31:43qui sont eux
31:43plutôt cantonnés
31:44dans le sud-est de la France
31:45qui effectivement
31:46comme Chantal le dit
31:47peut être amené
31:49à mordre
31:49avec ses quédicaires
31:52des pathogènes opportunistes
31:54en tout cas
31:54des bactéries opportunistes
31:55et qui sous le coup
31:56d'une blessure
31:56peut s'infecter
31:57si ce n'est pas pris en charge
31:58et puis
32:00Chantal parlait aussi
32:01de scorpions
32:02effectivement
32:02on a des espèces
32:03de scorpions
32:03en France
32:04alors qui sont
32:05plutôt inoffensives
32:07comme beaucoup
32:08d'espèces de serpents
32:09notamment
32:10alors oui
32:10on peut être amené
32:11en contact
32:11ça reste quand même
32:12des contacts
32:13relativement peu fréquents
32:14mais on peut avoir
32:15des accidents malheureux
32:17comme celui de Chantal
32:18qui peuvent nous faire rappeler
32:19que malgré le fait
32:20que ce ne sont pas
32:21des espèces invasives
32:22au sens du moustique
32:24on peut avoir
32:25des accidents malheureux
32:26au contact
32:26de ces espèces-là
32:27pour autant
32:28on ne part pas du principe
32:29que c'est vraiment invasif
32:30alors là nous avons
32:31Maryse
32:32qui nous appelle
32:32de Bessancourt
32:33Maryse vous aussi
32:34vous avez été confrontée
32:35un jour
32:35à une de ces joyeustés
32:36une piqûre d'insectes
32:37oui
32:38j'y suis encore
32:40depuis le 27 mai 2025
32:43je dois avoir
32:43des scolopendres
32:44comme dit cette dame
32:45ils me mordent
32:46le visage
32:47la première fois
32:48j'ai eu des morsures
32:49mon médecin m'a dit
32:50c'est des lestiques
32:51j'ai été voir la dermato
32:53parce qu'au bout
32:53de trois semaines
32:54ça se creusait
32:55ça se creusait
32:55sur la joue
32:56et la dermato
32:57m'a dit
32:57non ce sont des morsures
32:59elle m'a dit
33:00vous mettez ce patch là
33:02et si ça ne guérit pas
33:04je vais vous faire
33:04un prélèvement
33:05alors le patch
33:06qu'elle m'a donné
33:07c'est du confield
33:08plus transparent
33:09et là je guéris
33:11et je suis à 56 piqûres
33:12et bien
33:13et bien
33:15alors
33:16attendez
33:16alors elle m'a dit également
33:18passer l'aspirateur
33:19tous les jours
33:20effectivement
33:21j'aurai marre
33:21des moumoutes
33:22vous savez
33:23ces petites poussières
33:24dessus
33:24dans lesquelles
33:25elles tombent
33:26des oeufs noirs
33:28voilà
33:28donc la prévention
33:29c'est d'avoir une hygiène
33:30une hygiène
33:31et Olivier Viard
33:32à la maison
33:32tout bien
33:33en fait
33:33l'hygiène
33:34mais malgré tout
33:35c'est quelque fois
33:36pas suffisant
33:37on l'a vu
33:37sur les punaises de lits
33:38en réalité
33:39c'est pas une question
33:40d'hygiène
33:41même si vous êtes
33:42extrêmement propre
33:43si tout est nettoyé
33:45quand les espèces
33:46commencent à s'installer
33:47elles s'installent
33:48et c'est pas lié
33:49à l'hygiène
33:49on aurait presque
33:51même
33:51pendant des moments
33:52on disait même
33:52que c'est presque le contraire
33:53c'est qu'elles aiment bien
33:54quand c'est propre
33:55si vraiment
33:56on est dans un espace
33:57qui n'est pas sain
33:58souvent ces espèces
33:59elles n'arrivent pas
34:00à s'installer
34:01donc il n'y a pas
34:02que l'hygiène
34:03mais effectivement
34:04en tout cas
34:04si c'est des insectes
34:07comme les scolopandres
34:08on peut au moins
34:08avec ça
34:09peut-être les trouver
34:10mais je ne suis pas sûr
34:10que ce soit forcément
34:13des scolopandres
34:13quand on fait référence
34:14à des espèces
34:15comme le rat
34:15les blattes
34:16des invasions
34:16syndrome de diogène
34:17des gens qui stockent
34:18leurs déchets chez eux
34:19là on est sur des espèces
34:20envahissantes
34:20qui sont clairement liées
34:21à l'hygiène
34:22on ne peut pas du tout
34:23parler de ça
34:24quand on parle de moustiquetique
34:26qu'on produit dans son jardin
34:27parce qu'on laisse
34:28un peu d'eau dehors
34:29qu'on parle de punaise d'Elie
34:31parce qu'on a fait un voyage
34:31et on en a malheureusement
34:33ramené dans ces affaires
34:34on ne s'en est pas aperçu
34:36attention
34:37ce que je peux conseiller
34:38effectivement à Marie
34:39c'est deux choses
34:41considérer que
34:41ce n'est pas parce qu'il y a
34:42ce type d'espèces
34:43chez soi
34:44qu'on est forcément sale
34:45je pense qu'il faut
34:46lever les tabous
34:47sur ce sujet là
34:47et deuxième chose
34:49on a plutôt tendance
34:50et on est très français
34:51sur ce sujet là
34:52les méthodes de grand-mère
34:53ou les méthodes
34:54de do-it-yourself
34:55comme on dit
34:56le mieux étant
34:57de se tourner vers un professionnel
34:58au moins pour qu'il fasse
34:59un diagnostic
34:59parce que sinon
35:01on peut frapper
35:02ce qu'on appelle
35:02l'internetose
35:03c'est-à-dire qu'on va sur internet
35:04on regarde
35:04et on a toutes les maladies
35:05de la planète
35:06le mieux est
35:07sans référer à des experts
35:08et notamment
35:09on a des experts
35:10de la profession
35:10au sein d'un syndicat
35:12qui s'appelle ProSan
35:12en France
35:13et bien ces experts
35:15sont formés
35:16pour faire du diagnostic
35:16et puis pouvoir soulager
35:18sur le plan psychologique
35:19des gens comme Marie
35:20parce qu'il y a des gens
35:21qui par exemple
35:22pour les punaises d'élit
35:23tellement ils en ont marre
35:25tellement le trauma psychologique
35:26est important
35:26ils dorment
35:27la lumière allumée
35:28sommes-nous en guerre
35:29contre les espèces invasives
35:30oui répondent le docteur
35:32Romain Lasseur
35:32et Olivier Vial
35:33dans la guerre
35:34contre les espèces invasives
35:35aura-t-elle lieu
35:36aux éditions du Rocher
35:37qui est publiée
35:38demain 4 mars
35:38vous restez avec nous
35:39vous continuez à nous appeler
35:41au 0 826 300 300
35:42parce que je sais
35:44que vous avez vous aussi
35:44ce genre de problème
35:46et vous avez peut-être
35:46des questions à poser
35:47ou un témoignage à apporter
35:48nos deux spécialistes
35:49y répondront
35:50avec j'allais dire
35:52pertinence
35:52et courage quelquefois
35:53à tout de suite sur Sud Radio
35:55la France dans tous ses états
35:57Péricault Légas
35:58vous êtes bien sur Sud Radio
36:00alors on a commencé
36:00cette émission à 13h
36:01avec la guerre
36:02contre les espèces invasives
36:03aura un tel lieu
36:04mais c'est pas à l'un lieu
36:05on est en pleine guerre
36:05et j'ai deux soldats
36:07qui sont là
36:08alors ils n'ont pas de rafales
36:09ils n'ont pas de missiles
36:10mais ils ont des arguments
36:11en tout cas ils nous préviennent
36:12ils interpellent la société
36:13ils interpellent les pouvoirs publics
36:15il va falloir s'occuper
36:16chez nous
36:16de ces saloperies de bestioles
36:18qui nous pourrissent la vie
36:19et c'est qu'un début
36:21Olivier Vial
36:22Romain Lasseur
36:22vous publiez
36:23les espèces invasives
36:24aura-t-elle lieu
36:24la guerre contre les espèces invasives
36:26aura-t-elle lieu
36:26aux éditions du Rocher
36:27qui est paru demain
36:311104 collisions
36:33de sangliers dans les trains
36:34pour 2500 heures de retard
36:3724
36:38ça a été multiplié par 24
36:41en une dizaine d'années
36:42le coût global de ces fléaux
36:44à l'échelle planétaire
36:45c'est 1208 milliards
36:47de dollars
36:48de dégâts
36:49et on décompte
36:512780 espèces invasives
36:52donc si on n'est pas en guerre
36:53avec ça
36:53c'est terrible
36:55alors on a fait
36:56le tour pas complet
36:57des insectes
36:58et des bestioles rampantes
36:59et puis grouillantes
37:00là on va voir
37:02une autre forme
37:02de grouillant
37:03qui est le rat
37:04alors rat noir
37:05c'était celui de la peste
37:06au Moyen-Âge
37:07il a été dégagé
37:08par le rat brin
37:09c'est ça ?
37:09et là
37:09le rat brin
37:10qui pullule partout
37:11j'en ai
37:12comme j'ai des poules
37:13j'ai un peu de grain
37:14j'ai compris
37:14j'avais attiré
37:15tous les rats du quartier
37:16le rat dégout
37:17là aussi
37:18fléau massif
37:19avec une capacité
37:20de reproduction
37:21une femelle
37:22peut pondre
37:23elle pond pas
37:24elle fait une portée
37:24de 14 petits
37:26certaines 7 fois par an
37:27alors ça c'est la théorie
37:29après on a
37:30plein d'éléments
37:30de régulation
37:31qui font que
37:31en réalité
37:32on n'est pas
37:33à ce niveau
37:33de population
37:34on part du principe
37:35qu'une femelle
37:36peut engendrer
37:37quelques centaines
37:38d'individus
37:39par an
37:39mais ça suffit
37:40pour d'une part
37:42si on les laisse tranquilles
37:43qu'ils ont de la nourriture
37:45des hivers doux
37:45qui réduit la mortalité
37:47des jeunes
37:47et globalement
37:48pas de régulation
37:49de la part des autorités
37:50ou des pouvoirs publics
37:51donc partant de là
37:53si au début de l'année
37:54je suis à 100
37:54il y a peu de chances
37:55que je sois à 0
37:56en fin d'année
37:57si je mets tous ces facteurs
37:58bout à bout
37:59donc ouais
37:59le rat c'est une problématique
38:00c'est pas tellement
38:00la présence du rat en ville
38:01qui est une problématique
38:02je le répète
38:03on n'est pas là
38:03pour exterminer des espèces
38:05c'est pas ça notre discours
38:06on est là pour réguler
38:07et maintenir ces espèces
38:08sous un seuil
38:08qui posent pas de problème
38:09toutes les problématiques
38:10qu'on a évoquées ensemble
38:10économiques
38:11problème d'image
38:12vous avez vu que
38:13quand vous avez une souris
38:14dans la vitrine
38:15d'un boulanger
38:16d'entrer sur les tiktok
38:18ils font panique
38:18ça je l'ai vu
38:19et puis toute la partie sanitaire
38:21on vient de l'évoquer
38:23parce que le rat
38:24a une fonction régulatrice
38:25je me souviens
38:26en 72
38:26quand on a transféré
38:27les halles
38:28du centre de Paris
38:28le coeur
38:29le ventre de Paris
38:30à Arrungis
38:31il a fallu repeupler en rat
38:33parce que malgré tout
38:33il y a une action de régulation
38:35ils mangent les déchets
38:35mais c'est comme tout
38:37jusqu'à un certain seuil
38:38c'est ça Olivier
38:39en fait justement
38:40le fait qu'on en voit
38:42beaucoup aujourd'hui
38:42en dehors des égouts
38:44c'est parce que justement
38:45ils sont beaucoup trop nombreux
38:46en sous-sol
38:48et donc en fait
38:48ils remontent
38:49parce qu'ils sont trop nombreux
38:50si effectivement
38:52on avait la capacité
38:53de réguler les populations
38:55on aurait effectivement
38:55des rats
38:56qui seraient en sous-sol
38:57qui régulent aussi
38:58dans les égouts
38:59parce qu'ils nettoient
39:00en partie les égouts
39:02mais clairement
39:03c'est parce qu'on a
39:04une population
39:04qui est hors de contrôle
39:05que ça pose des vrais soucis
39:08et ça pose des soucis
39:09d'image
39:10ça pose aussi
39:10des soucis sanitaires
39:11donc des ratisations
39:13obligatoires
39:14il faut effectivement
39:15en tout cas
39:15il ne faut pas être
39:16dans le déni
39:17parce qu'en fait
39:17on voit par exemple
39:18là on a
39:19à la réunion
39:20on vient d'avoir
39:21depuis le mois de janvier
39:2354 cas de l'héptospirose
39:263 décès
39:30de l'héptospirose
39:35dans le rythme
39:36dans le rythme de rat
39:37le dragon
39:37enfin dans le rythme
39:38de rongeur
39:38et ça effectivement
39:39quand la mairie
39:41de Paris
39:42nous dit
39:43qu'il n'y a pas
39:44de risque sanitaire
39:46avec ces espèces là
39:47l'académie de médecine
39:48dit le contraire
39:49et en fait
39:50toutes les études
39:51le montrent
39:51il y a
39:52et en plus
39:53ça augmente
39:54on a de plus en plus
39:55de cas
39:55donc il y a
39:56un vrai souci sanitaire
39:57il faut être en capacité
39:58effectivement
39:59de réduire
40:00cette population de rats
40:00et donc là
40:01il y a plein
40:01il y a des choses
40:02qui sont environnementales
40:03mieux gérer les déchets
40:04mieux gérer la population
40:06et puis il y a aussi
40:06des politiques de régulation
40:08qui consistent à limiter le monde
40:10Alors justement
40:10en régulation
40:10on va monter en grade
40:11et en volume
40:12avec le sanglier
40:13qui aussi fait des ravages
40:14alors lui
40:14je ne pense pas
40:15qu'il soit porteur de maladies
40:16encore que
40:16il peut y avoir aussi des germes
40:18c'est surtout des ravages agricoles
40:19dans les jardins
40:20et puis dangereux
40:21accident de la route
40:21je parlais
40:221104 collisions avec les trains
40:24qu'est-ce qu'on peut faire
40:25la régulation par la chasse
40:27par la synergétique
40:27bah là notamment
40:28effectivement
40:29la chasse
40:29c'est là dessus
40:30qu'on a un vrai problème de société
40:32puisque
40:33avec ces espèces invasives
40:35on aurait besoin
40:36de plus de chasseurs
40:37parce qu'en fait
40:38ils ont une vraie mission
40:39de régulation
40:40que ce soit les chasseurs
40:41ou les piégeurs
40:42pour le racondin
40:42et malheureusement
40:43la société
40:45a fait
40:46a dressé
40:47un portrait
40:48tellement négatif
40:49des chasseurs
40:50qu'il y a de plus en
40:51un
40:51il y a de moins en moins
40:52de pratiquants
40:52au moment où on a
40:53de plus en plus de gibiers
40:55qui sont passés
40:56en mode invasif
40:57on a de moins en moins
40:58de pratiquants
40:59donc ça devient compliqué
41:00et en plus
41:01quand il y a des pratiquants
41:02ils sont
41:02là pour le coup
41:03on le documente
41:03dans le livre
41:04ils sont réellement
41:05harcelés
41:06par des militants
41:06activistes
41:07qui vont
41:09crever
41:09le pneu de voiture
41:10qui vont
41:11attaquer
41:12les pièges
41:13qui vont
41:13s'en prendre
41:15au dispositif
41:16de chasse
41:16et qui vont
41:17effectivement
41:17y compris harceler
41:18les gens
41:19jusqu'à leur domicile
41:20des gens inconscients
41:20inconscients
41:21quand ils font ça
41:22au nom d'un dogme
41:22absolument
41:23qui ont une vision
41:25qui est parcellée
41:27et ils ne se rendent pas compte
41:28qu'en réalité
41:28en faisant ça
41:30cette mission de régulation
41:31les chasseurs
41:32finalement
41:32essaient de rétablir
41:33un équilibre
41:34parce qu'on vous l'avait dit
41:35les sangliers
41:36c'est la population
41:38multiplie par 24
41:39en 50 ans
41:40par moins de 50 ans
41:41docteur Romain Lasseur
41:42on a des traitements
41:43chimiques
41:44pharmaceutiques
41:44contre certaines espèces
41:46invasives
41:46certains insectes
41:47les fourmis
41:47c'est les plus connus
41:48en tout cas
41:49les cafards
41:50est-ce qu'il y a
41:51des espèces résistantes
41:52qui commencent à apparaître ?
41:53oui alors moi
41:54ça a été
41:55un vrai fil rouge
41:56dans les travaux de recherche
41:57bien sûr
41:59vous soulignez dans le livre
42:00de façon très concrète
42:01oui de part
42:01effectivement
42:04la problématique
42:04c'est que ces résistances
42:05elles apparaissent
42:06à un moment
42:06où on utilise massivement
42:07le produit
42:07parce qu'on intervient tardivement
42:09la question à se poser
42:10c'est pourquoi
42:11on intervient tardivement ?
42:12alors est-ce qu'on a
42:12le bon produit déjà ?
42:13oui on a les bons produits
42:14aujourd'hui
42:14encore faut-il nous laisser faire
42:15encore faut-il qu'on arrête
42:17d'avoir des autorités
42:18qui soient focalisées
42:19sur le risque
42:19et qui nous laissent
42:20un petit peu
42:20quelques produits
42:21qui nous permettent
42:21d'être efficace
42:21il y a toujours un effet secondaire
42:23indésirable
42:23il y a toujours un effet secondaire
42:24et vivre c'est dangereux
42:25et on est toujours
42:26la vie c'est une balance
42:27on est dans une balance
42:28bénéfice-risque
42:29et aujourd'hui
42:30on ne peut pas dire
42:31qu'on ait plus d'effets néfastes
42:33la seule chose
42:34dont on ne parle pas
42:34dans la loi Duplomb
42:35ou dans toutes ces lois-là
42:36c'est le bénéfice des produits
42:38le bénéfice des produits
42:39aujourd'hui permet de nourrir
42:40des gens qui s'attaquent
42:41à leur enregistrement
42:42aujourd'hui on a
42:43l'autorité sanitaire
42:44la plus fiable au monde
42:45pour l'enregistrement
42:46des produits
42:47l'ANSES
42:47et on est par
42:49la décrédibilisation
42:51de la science
42:51on décrédibilise
42:53les travaux de l'ANSES
42:54et potentiellement
42:55on laisse la porte ouverte
42:56à plein de produits interdits
42:58qu'on trouve sur le net
42:59donc aujourd'hui
43:00rétablissons aussi
43:01la vérité sur ces sujets-là
43:02oui il y a de la résistance
43:03il y a de la résistance
43:04sur un certain nombre d'espèces
43:04parce qu'on intervient
43:05trop tard
43:06donc il faut qu'on laisse
43:07le temps à l'industrie
43:08d'innover
43:09et pour cela
43:11effectivement
43:11il faut qu'on puisse
43:12faire du diagnostic
43:13sur le terrain
43:14intervenir le plus tôt possible
43:15et laisser le temps
43:16à l'industrie d'innover
43:17avant d'idéologiquement
43:18retirer des produits du marché
43:19Olivier Vial
43:19quand on est confronté
43:20à ce problème
43:21que ce soit des insectes
43:22ou des rats
43:23quelle est l'autorité
43:24pour contacter
43:25quel est le service
43:26quel est le spécialiste
43:26est-ce que la France
43:27est équipée en solutions
43:28à défaut de les appliquer
43:29est-ce qu'on les a à disposition
43:31il y a deux entités
43:34il y a effectivement
43:36tout ce secteur privé
43:38aujourd'hui qui existe
43:39qui s'est beaucoup développé
43:41mais sans doute pas suffisamment
43:42mais qui se développe
43:43au fur et à mesure
43:44que ces espèces augmentent
43:46et puis après
43:46effectivement il y a
43:47les services de l'État
43:47et là sur chaque espèce
43:50la difficulté c'est
43:50sur chaque espèce
43:51on a des services
43:52finalement qui sont différents
43:53alors il y a l'ANSES
43:54qui fait un grand travail
43:57notamment sur la question sanitaire
43:58mais effectivement
43:59aujourd'hui
43:59on n'a pas
44:00de déchets uniques
44:02assez simples
44:04compréhensibles
44:04il manque une évaluation
44:06et surtout
44:06on a une approche
44:08trop parcellaire
44:09aujourd'hui on aurait besoin
44:10effectivement
44:11d'avoir la capacité
44:12par exemple
44:12les entreprises
44:13qui sont très souvent
44:15notées sur leur RSE
44:17sur leur responsabilité sociale
44:18et de l'environnement
44:18lutter pour la biodiversité
44:20en étant les moyens
44:22de lutter contre
44:22les espèces invasives
44:23sur leur territoire
44:24au sein de leur entreprise
44:26ça serait déjà un levier
44:27qui pourrait nous aider
44:28donc il faut qu'on soit
44:29en capacité
44:30de mettre l'État
44:31devant ses responsabilités
44:32de mettre les industriels
44:33devant leurs responsabilités
44:34mais aussi
44:35de leur donner les moyens
44:36justement d'innover
44:37et puis de faire en sorte
44:38que la société civile
44:40soit aussi accompagnée
44:42dans ce mission-là
44:43parce qu'un acteur séparé
44:45n'arrivera pas
44:45à lutter contre ces invasions
44:47La guerre contre les espèces
44:49invasives aura-t-elle lieu ?
44:50Docteur Romain Lasseur
44:51Olivier Vial
44:52aux éditions du Rocher
44:53qui paraît demain
44:54un document
44:55j'allais dire
44:56d'hygiène publique
44:58de bien vivre
44:59et de prudence
45:00à acquérir
45:02et à lire
45:02parce que
45:03c'est un combat
45:03qu'on va devoir mener
45:04et là vous donnez déjà
45:05les indications
45:06chers messieurs
45:07pour faire face
45:08à ce nouveau fléau
45:09merci d'avoir été
45:10sur Sud Radio
45:10aujourd'hui Olivier Vial
45:11Romain Lasseur
45:12quant à nous
45:13je vous dis à demain
45:14je vous laisse dans les bras
45:15de Brigitte Laé
45:16avec lesquelles
45:16vous allez avoir
45:17des considérations
45:17beaucoup plus affectueuses
45:19que celles des moustiques tigres
45:20et des ramulots
45:21merci
Commentaires

Recommandations