Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Deuxième heure de notre émission, essentiellement, elle va tourner autour de la politique,
00:03en attendant de retrouver le signe et consigné tout à l'heure à 18h30.
00:06On va regarder ce qui se passe quand même, toujours à elle et fissons,
00:09les conséquences de la mort, du meurtre de Quentin Durant,
00:14et surtout cette stratégie de la radicalité pour Jean-Luc Mélenchon.
00:17Est-ce qu'elle peut être payante ? Il ne déroge pas de son soutien,
00:21notamment à la jeune garde, à Raphaël Arnaud.
00:25Mais dans tous les cas, aujourd'hui, s'il concentre les critiques,
00:29Jean-Luc Mélenchon, écoutez ce que dit Marine Tondelier, elle est la patronne des Verts.
00:35Dans ce moment de grande crise, il y a un grand piège, c'est le piège de la petite politique.
00:41Et moi, j'en ai marre de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande,
00:44de ces tontons flingueurs de la gauche, qui, toute la journée, nous emmènent dans un piège,
00:48le piège de la défaite. Il y en a un qui est un spécialiste du renoncement,
00:52et l'autre du sectarisme. Et ces deux comportements nous mènent dans le piège.
00:56Nous, les écologistes, on fait l'inverse. On veut la transformation,
00:58et on veut le rassemblement.
01:01Le porte-parole du Parti communiste est avec nous, c'est Guillaume Roubault-Kouachi.
01:05Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Vous êtes d'accord avec Marine Tondelier ? Il y en a marre des tontons de la politique à gauche
01:09?
01:09Là, qu'est-ce qu'elle fait ? Sinon, flinguer elle aussi, si vous voulez.
01:12On ne va pas passer notre temps à faire ça en permanence.
01:14C'est pas faux.
01:15Non, là, les faux sont sérieux.
01:17C'est des élections municipales qui arrivent tout de suite.
01:18La question, c'est est-ce qu'on va contribuer à changer la vie pour les gens en bien,
01:22ou est-ce qu'on va laisser la droite rafler l'ami ?
01:24Donc vous en avez marre de voir vos amis de gauche s'entredéchirer depuis plusieurs jours ?
01:27En tout cas, moi, la ligne de conduite des communistes, c'est vraiment celle des intérêts populaires.
01:31Et pour ça, il y a besoin de faire l'unité à gauche.
01:33Mais d'accord, très bien, mais on ne va pas oublier ce qui s'est passé à Lyon il y
01:35a quelques jours.
01:36Non, mais bien sûr.
01:37Et la façon dont Jean-Luc Mélenchon continue à soutenir coûte que coûte la jeune garde et son député Raphaël
01:42Arnaud.
01:42J'entends, mais par exemple, là, moi, j'étais il y a quelques jours à Fréjus pour soutenir la liste
01:46qui est conduite par les communistes d'unité face au maire Racheline d'extrême droite.
01:50Bon, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
01:51Ceux qui sont là-bas au combat contre le maire Racheline, qui mène une politique tellement terrible,
01:57comment dire, qu'aujourd'hui, il a des affaires assez nombreuses que le RN n'ose même plus soutenir officiellement.
02:02Qu'est-ce que vous voulez qu'on leur dise ? On leur propose quoi ?
02:04On leur propose un programme, un programme de progrès.
02:06On ne va pas dire aux gens qui sont d'accord avec ce programme et qui se battent pour ce
02:09programme,
02:10vous n'entrez pas si un jour vous avez cliqué sur le site des insoumis.
02:13Ça n'a pas de sens, ce rassemblement-là.
02:14De ce qui compte, c'est le combat contre le RN, peu importe qui est avec vous.
02:16Mais non, mais c'est la ligne.
02:18C'est-à-dire, en gros, si cette candidate gagne à Fréjus, en l'occurrence,
02:22qu'est-ce qui va changer pour la vie des habitants de Fréjus ?
02:24Eh bien, leur vie va s'améliorer concrètement.
02:26Et en revanche, il n'y aura jamais quelqu'un, je ne sais quelle personne particulièrement violente,
02:31qui va se retrouver au pouvoir.
02:32La violence, on sait de quel côté elle est quand même.
02:33– Mais par exemple, est-ce que vous demandez, comme François Ruffin ou Marine Dordelier, toujours elle,
02:38la démission de Raphaël Arnaud ?
02:40En tout cas, vous pensez que la démission de Raphaël Arnaud va s'imposer à l'Assemblée nationale ?
02:44– Une chose que je veux dire ici, c'est que…
02:46– Non, mais à cette question précise.
02:47– Oui, mais je vais vous répondre.
02:49Là, on a fêté, on a commémoré il y a quelques jours la panthéonisation de Missak Manouchian
02:54et l'exécution de Missak Manouchian.
02:56En période de guerre, alors qu'il y avait des Français qui avaient du sang sur les mains
03:00de manière tout à fait lamentable,
03:02la ligne de conduite de ceux qui se dotaient du titre glorieux d'antifasciste,
03:08Manouchian et ses amis, c'était,
03:09on ne tue pas de Français pendant cette période et cette guerre que nous menons.
03:15Donc, ce n'est pas aujourd'hui, dans la période que nous vivons,
03:17qu'on va commencer à dire, oui, on va commencer à tuer des gens
03:21qui se revendiquent de l'extrême droite en France.
03:23Ça, il faut être clair, net et précis là-dessus.
03:25– Heureusement, oui.
03:25– Non, mais c'est un fleuve qui est très important,
03:27qu'il faut dire et nous le disons très, très clairement.
03:30Donc, de ce point de vue, nous, comme communistes français,
03:32nous avons les…
03:33– D'accord, il est hors de question.
03:35– Personne ne va dire qu'il faut tuer des gens d'extrême droite.
03:36– Écoutez, je n'en sais rien, moi.
03:38Ce qu'il faut constater, c'est qu'aujourd'hui,
03:40il y a un homme d'extrême droite qui est mort.
03:42– Donc, ça veut dire, attendez, vous, vous ne dites pas ça,
03:44la jeune garde dit, il faut les buter.
03:46– Écoutez, l'avant-garde, Raphaël Arnaud n'est plus responsable
03:49de l'avant-garde, que je sache.
03:50– On se pose la question parce que le parquet a été saisi,
03:52on n'est pas sûr que la jeune garde a été vraiment dissous.
03:54– Non, mais c'est intéressant, vous vous dissociez complètement
03:57de ceux qui se réclament antifa dans la violence.
03:59– Ce que je dis, c'est que…
04:00– Vous êtes antifasciste dans la politique,
04:02vous n'êtes pas antifa dans la violence.
04:03– Ce que je dis, c'est que ce mot, aujourd'hui,
04:05le mot d'antifascisme, c'est un grand mot
04:06qui a une grande histoire, et il devrait nous rassembler tous.
04:08– Vous n'avez pas répondu à ma question.
04:09– Et que ce mot sur antifascisme, ça ne veut pas dire
04:11« aller casser la gueule de gars d'extrême droite ».
04:14– Donc, il veut dire que Raphaël Arnaud doit démissionner.
04:17– Mais ça, j'en sais rien, moi, je pense qu'il est mis à cette violence.
04:20– Ce n'est pas ce qu'il dit, moi, je ne suis pas journaliste,
04:22je n'ai pas fait d'enquête.
04:23– François Ruffin, il sait peut-être des choses.
04:24– Et Marine Tondelier dit ce qu'il voit mieux qu'il démissionne.
04:27– Non, mais il a été auprès d'eux, vous comprenez.
04:29Donc, moi, je ne connais pas ce que fait Arnaud.
04:31– Non, mais là, vous racontez n'importe quoi.
04:35– Vous, vous savez, vous racontez n'importe quoi.
04:37– Vous dites, je ne sais pas ce que fait Raphaël Arnaud.
04:39– Si, Raphaël Arnaud, il a répondu à la jeune garde.
04:41– Et vous dites, moi, je suis un non-violent.
04:41– Et que c'est les communautaires qui sont en prison.
04:43– Et moi, je suis un non-violent.
04:44– Moi, ce que je sais, c'est qu'en tout cas, dans le groupe communiste,
04:47vous ne trouverez pas, comment dire, de personnes
04:48qui mènent ce genre de choses et qui disent ce genre de choses.
04:50Il n'y a aucune ambiguïté chez nous.
04:51– Je vais vous faire réécouter un responsable politique.
04:54Là, ça vient d'arriver. C'est Yannick Jadot. Écoutez.
04:58– Écoutez, moi, je l'ai dit, j'attends une clarification très claire
05:01de Jean-Luc Mélenchon par rapport à la violence en politique.
05:04Et notamment par rapport à la jeune garde.
05:06On sait la façon dont il soutient en permanence
05:09ses députés contre vents et marées.
05:11Mais reconnaissons que son député Arnaud
05:13n'a plus vraiment de raison d'être,
05:15n'a plus vraiment de place à l'Assemblée nationale
05:17au regard de ce que porte comme valeur
05:21l'Assemblée nationale dans le respect
05:23de l'État droit, de la République
05:25et, encore une fois, d'un débat politique
05:28qui porte sur les solutions
05:29et non pas sur les boucs émissaires et sur les violences.
05:32– Là, au moins, c'est clair.
05:34– Qu'est-ce qu'il y a de plus clair que ce que j'ai dit ?
05:36Lui, il dit, en gros, il faut que nous,
05:38on décide qui est membre d'un groupe
05:40qui n'est pas le nôtre.
05:41Moi, je n'ai pas envie que Mélenchon commence à dire
05:43« un tel doit être dans mon groupe. »
05:44– Pardon, ça serait un député RL,
05:46vous seriez le premier à demander cette démission.
05:48– À dire qu'ils démissionnent du groupe RL ?
05:50Non, qu'ils démissionnent de l'Assemblée nationale.
05:53– En tout cas, non, mais je ne vais pas passer là.
05:55– Oui, mais je vois que vous êtes embarrassé
05:56parce que ce sont vos partenaires, les Insoumis,
05:58qu'il y a une trentaine de listes municipales
06:01où il y a l'Union de la gauche
06:02et que vous n'avez pas envie de remettre en cause ça.
06:03– Je vous ai dit quelle était la ligne du Parti communiste,
06:05c'est que nous, nous sommes des promoteurs de l'antifascisme
06:07de manière conséquente, ça veut dire une ligne politique
06:09et majoritaire, et que nous refusons
06:11et que nous avons refusé même dans les temps les plus sombres
06:13de dire qu'il fallait tuer des Français.
06:14Donc on n'a pas changé par rapport à ça.
06:16Après, ce que je sais aussi, c'est qu'il y a une opération politique
06:19dans laquelle on est en ce moment,
06:20qui consiste à dire, le vrai danger, il est du côté des Insoumis.
06:23Ce que je sais, c'est que l'extrême droite
06:26nous dit deux choses à la fois.
06:27À la fois nous dit, quant à deux rangs,
06:28que c'est le camp des gentils, comme ils disent,
06:30et ses amis qui l'ont soutenu.
06:32Et de l'autre côté, qu'est-ce qu'on voit ?
06:34On voit, bien sûr, qu'est-ce qu'on voit ?
06:37Qu'en l'occurrence, son ami, Vincent, etc.,
06:39quand on commence à regarder un petit peu
06:41ce que c'est que la réalité de l'ultra-droite
06:44à Lyon et dans notre pays, qu'est-ce que c'est ?
06:46C'est l'homophobie, c'est l'antisémitisme,
06:49c'est le racisme, c'est la xénophobie
06:50à tel point que Lyon...
06:51Il n'y a pas d'antisémitisme à l'extrême-gauche.
06:53Mais ce n'est pas ça dont je vous parle.
06:54En l'occurrence, ici, aujourd'hui, on a l'impression
06:55que l'antisémitisme serait résiduel sur l'extrême-droite.
06:58C'est ce qu'on dit sur les plateaux concurrents au vôtre, en général.
07:01Et que, comment dire, l'antisémitisme,
07:03aujourd'hui, ce serait une réalité
07:04qui serait celle de l'extrême-gauche.
07:06On doit constater qu'aujourd'hui,
07:08le danger violent, il est du côté de l'extrême-droite
07:10et il le demeure.
07:10Nous sommes à Strasbourg avec Sam Yoldas.
07:14Sam Yoldas, justement, je vous remercie
07:16d'être avec nous en direct sur BFM TV,
07:18c'est l'ancien porte-parole de la jeune garde
07:21antifasciste, candidat,
07:21mais alors candidat démissionnaire à la mairie de Strasbourg.
07:24Pourquoi démissionnaire ?
07:25Pourquoi vous ne déposez pas votre liste, Sam Yoldas ?
07:28Bonsoir.
07:32Bonsoir.
07:33Tout d'abord, parce que vous n'êtes pas sans savoir,
07:35le climat actuel dans le pays,
07:37avec la montée,
07:38les afflambées de violences
07:39de la part de l'extrême-roite.
07:41Depuis ce qui s'est passé la semaine dernière,
07:43j'ai reçu énormément de menaces de mort,
07:46de menaces de la part
07:47de militants d'extrême-roite.
07:50Madame Joron, qui est également candidate
07:52à l'élection municipale de Strasbourg,
07:55a divulgué sur les réseaux sociaux
07:58l'adresse exacte de mon lieu de travail.
08:00Ici, elle le fait avec deux intentions.
08:03La première, c'est celle de me mettre en difficulté
08:05face à mon employeur,
08:06sauf que mon engagement est public,
08:08il n'a jamais été caché.
08:09Et la deuxième, qui est bien plus grave,
08:11c'est de permettre à des militants d'extrême-roite
08:14de me localiser
08:14et peut-être de me viser dans une action violente.
08:17Vous êtes menacé aujourd'hui ?
08:22Oui.
08:23Après, ce n'est pas la première fois
08:25que je suis menacé.
08:26Je savais très bien qu'en me présentant
08:29à cette élection,
08:30j'allais être visé par l'extrême-roite.
08:32J'ai déjà été visé par deux agressions
08:34de la part de l'extrême-roite en 2022.
08:37Aujourd'hui, on se retire surtout
08:39pour protéger mes 67 colistiers et colistières
08:44qui peuvent être demain visés par l'extrême-roite
08:46parce que notre liste était composée
08:48de gens qui venaient d'horizons différents,
08:50qui étaient engagés,
08:51mais aussi des personnes qui voulaient simplement
08:53que la liberté et l'égalité soient effectives,
08:55des personnes qui sont des salariés,
08:57du privé, du public,
08:58des personnes qui travaillent à leur compte
09:00et qui, demain, peuvent être localisées,
09:03harcelées ou agressées par l'extrême-roite.
09:05– Mais vous comprenez quand même
09:07qu'un ancien porte-parole de la jeune garde
09:09candidat municipal, ça ne laisse pas indifférent
09:11vu le contexte, sachant que deux anciens membres
09:15de la jeune garde sont aujourd'hui en prison
09:18soupçonnés d'avoir tué un jeune homme ?
09:22– Vous avez raison que ça ne laisse pas indifférent,
09:25mais je vous signale qu'une petite liste comme la nôtre
09:28était créditée au plus haut à 5%,
09:30ce qui est énorme pour une petite liste comme la nôtre.
09:33C'est l'équivalent à Strasbourg pour le candidat macroniste.
09:37Et ce que je constate sur le terrain,
09:39c'est que personne ne me parle de ce qui s'est passé à Lyon,
09:42qu'on est très éloigné de tout ça,
09:44qu'on est aussi inquiète du climat politique
09:47que l'extrême-roite est en train de faire régner en France.
09:49Et au contraire, ce qu'on remarque sur le terrain,
09:52c'est une surmobilisation à sursaut antifasciste.
09:54On le voit dans différentes villes où, par exemple,
09:56la France Insoumise est en train de grimper dans les sondages.
09:58Et moi aussi, je le voyais sur le terrain
10:00où de nombreuses personnes m'affirmaient
10:02encore plus leur solidarité et leur soutien.
10:04Je vous pose une question,
10:06puisque vous êtes ex-porte-parole de la jeune garde,
10:08je voudrais qu'on comprenne,
10:09elle existe toujours ou pas, la jeune garde ?
10:14Écoutez, depuis que la dissolution fut effective,
10:18lorsqu'elle a été annoncée au Conseil des ministres
10:21par Bruno Retailleau, la dissolution,
10:24enfin, la jeune garde n'a plus d'activité.
10:29Elle a cessé ses activités.
10:30Et depuis, chacun fait son bout de chemin.
10:35On est en train de contester cette dissolution
10:37devant le Conseil d'État.
10:39Raphaël Arnaud a continué en tant que parlementaire
10:42de la France Insoumise.
10:43Et moi, je me suis engagé dans cette élection municipale.
10:46– Parce que vous dites « on »,
10:48donc vous considérez toujours comme étant jeune garde.
10:54– Écoutez, c'est par là aussi que j'ai commencé mon engagement
10:58contre les violences de l'extrême droite,
11:00contre le terrorisme d'extrême droite.
11:02La jeune garde, ça fait partie de mon ADN.
11:04J'ai fait une campagne en affirmant que j'étais antifasciste
11:09et que Strasbourg, une ville comme Strasbourg,
11:12devait se positionner comme un bastion de résistance
11:15face à l'extrême droite, surtout à un an de la présidentielle
11:17où il y a un risque majeur que l'extrême droite arrive au pouvoir
11:21et qu'elle mette à mal notre mode de vie, nos solidarités.
11:25– Et vous pensez que ce qui s'est passé à Lyon,
11:29ça favorise votre combat ?
11:31Vous pensez que ça ne renforce pas au contraire le Rassemblement national ?
11:36– Ben, écoutez, on est tous, toutes et tous choqués
11:41de ce qui s'est passé à Lyon, mais il est tout de même bon
11:44de rappeler les faits.
11:46On nous a présenté pendant trop longtemps le groupe d'extrême droite
11:49comme un groupe de victimes.
11:51Nous, ce qu'on considère, c'est que parler comme ça,
11:55ça amène de la confusion aujourd'hui.
11:57Or, ce qu'on voit notamment dans les vidéos,
11:59c'est qu'il y a eu un groupe d'extrême droite
12:01qui est venu au contact, armé, cagoulé, d'un groupe d'antifascistes.
12:08Aujourd'hui, on voit qu'au niveau du pouvoir,
12:11il y a une criminalisation de l'antifascisme
12:12et qu'on souhaite également condamner dans le même lot
12:16la France insoumise, c'est quelque chose qu'on dénonce.
12:18Et c'est pour ça que moi, j'appelle aujourd'hui à nous mobiliser.
12:21Il y aura une manifestation le week-end du 14 et 15 mars
12:24contre le racisme et je souhaite que les mots d'ordre
12:27de l'antifascisme soient à l'honneur
12:29et qu'on fasse front ensemble contre l'extrême droite.
12:32– Et Raphaël Arnaud doit rester député, oui ou non ?
12:34– Écoutez, moi je pense que Raphaël Arnaud doit rester député,
12:40que Raphaël Arnaud n'est pas responsable de ce qui s'est passé,
12:45mais qu'il faut qu'à un moment donné, il sorte du silence,
12:48qu'il s'exprime et qu'il dénonce ce qui s'est passé,
12:53c'est-à-dire l'extrême droite qui est venue au contact
12:57d'un groupe de gauche et qui a causé malheureusement
13:01le décès d'une personne.
13:03– Merci d'avoir été avec nous Samuel d'Assens.
13:05Si un porte-parle à la jeune garde, candidat démissionnaire
13:07à la mairie de Strasbourg, merci beaucoup.
13:08– Un mot Bruno Jeudy, bonsoir, sur cette stratégie
13:11de la radicalité de Jean-Luc Mélenchon,
13:13mais Jean-Luc Mélenchon qui est à Lyon d'ailleurs ce soir
13:14en meeting, ça sera à suivre sur BFM TV.
13:18C'est une stratégie qui peut être payante ?
13:20– Payante dans l'immédiat au municipal, je ne sais pas,
13:23ce sera difficile à mesurer, on ne le mesure pas
13:25dans les sondages pour l'instant, pas véritablement,
13:28et en plus les situations, les insoumis au municipal,
13:33ils ne jouent pas beaucoup, ils ne gèrent pratiquement
13:35aucune ville, ils sont en autonomie totale,
13:39ils sont exceptionnellement alliés avec les socialistes,
13:43avec des maires socialistes au premier tour.
13:45Leur stratégie pour l'instant c'est de faire battre
13:47le plus possible de maires socialistes,
13:49on verra s'ils atteignent leur objectif,
13:50à mon avis ils n'y arriveront pas ou peu.
13:54Non, c'est plus sur la durée, comment Jean-Luc Mélenchon,
13:57lui, va évoluer dans l'opinion, parce qu'on sait
14:00qu'il est déjà la personnalité politique la plus détestée
14:03des Français, forcément il a endossé cette tunique
14:07un peu du diable de la République,
14:10mais c'est un calcul qui est tout à fait réfléchi,
14:14il est toujours dans sa logique du E, le Rassemblement national,
14:18et nous les insoumis, et rien d'autre entre les deux,
14:21c'est ce qui joue, et ils pensent que cette stratégie
14:24l'emmènera au second tour de la présidentielle.
14:26Aujourd'hui, aucun début de sondage n'étaye cette hypothèse,
14:30pas même d'un Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour.
14:34– Marie Chantré, un mot quand même.
14:36– Parce qu'on a un remaniement là qui vient tomber quand même.
14:37– Oui, il y a un remaniement, il y a quatre nouveaux entrants au gouvernement.
14:40– On parle d'ajustement du côté de Matignon,
14:43oui en effet l'enjeu était de savoir qui allait remplacer
14:46Rachid Haddati qui annonçait sa démission
14:48du ministère de la Culture hier à BFMTV en exclusivité,
14:53et c'est donc sans grande surprise Catherine Pégard
14:56qui la remplace Ruth Valois au ministère de la Culture,
14:59Catherine Pégard qui a été durant de nombreuses années
15:02à la tête du château de Versailles,
15:03qui aussi dans un temps plus lointain a été conseillère de Nicolas Sarkozy,
15:07et qui a été également journaliste.
15:10– Plume au point.
15:10– Plume au point, mais qui en termes de culture sait de quoi elle parle quand même,
15:14on peut lui reconnaître cela, au rang des peut-être nouveautés
15:18ou peut-être arrivées à lesquelles on ne s'attendait pas,
15:21Sabrina Agresti-Roubache.
15:22– Ah bah c'est un retour.
15:23– Et là, ça y est, c'est un retour en effet,
15:25en tout cas elle ne faisait pas partie du gouvernement de Sébastien Lecornu.
15:27– Alors on dit Sabrina Roubache maintenant.
15:29– Absolument, qui est ministre déléguée de l'enseignement
15:33et de la formation professionnelle.
15:35– C'est une macroniste vraiment purgure.
15:37– Purgure, oui.
15:38– Elle était à la ville précédemment.
15:39– Absolument.
15:39– Venue de la société civile à Marseille.
15:41– Absolument, et qui connaît très bien le couple Macron,
15:44très proche de Brigitte Macron,
15:45et qui connaît notamment la ville de Marseille comme personne.
15:49Sachez également que Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur,
15:52en plus de sa ministre déléguée, Madame Védrenne,
15:55se voit aussi attitré un nouveau ministre délégué
15:59en la personne de Jean-Didier Berger, député Les Républicains,
16:04là aussi sans doute une volonté, un équilibre,
16:09au-delà de la parité homme-femme, d'un équilibre politique
16:12avec cette personnalité des Républicains.
16:14– Oui, c'est quand même…
16:15– Un mot sur ce remaniement, même s'il se perd.
16:16– Oui, c'est un ajustement, un peu de récompense
16:21de macroniste historique, Madame Roubache.
16:24– Qui avait déjà été ministre déléguée, qui revient.
16:25– Voilà, c'est vrai que ce n'était pas prévu
16:27qui est ce ministère qui s'ajoute, ministère dédié
16:30à l'enseignement professionnel.
16:31Jean-Luc Mélenchon a été ministre de l'enseignement professionnel.
16:34Monsieur Berger, c'est intéressant ce que c'est, un LR,
16:36donc qui s'ajoute à tous les LR.
16:39Est-ce que lui aussi, il va être mis au banc des LR ?
16:43– Sera-t-il exclu, c'est vrai, c'est la question.
16:45– Un proche de Valérie Pécresse, plutôt loyal avec le groupe.
16:50Et puis Madame Pégard, c'est quand même quelqu'un qui a quasiment
16:54presque 10 ans de… enfin battu les records à la tête du château de Versailles.
17:00Pour la petite histoire, elle devient maintenant la chef de Christophe Léribot,
17:05celui qui était au château de Versailles, qui lui avait succédé
17:07et qui a rejoint le Louvre.
17:10Un jeu de chaises musicales, une récompense aussi pour Madame Pégard,
17:13très fidèle, très loyale au couple Macron.
17:17– Son nom a souvent circulé pour aller à la culture.
17:21Peut-être juste une dernière précision concernant Maude Bréjon,
17:24porte-parole du gouvernement et qui le reste,
17:27mais qui devient en plus chargé de l'énergie.
17:30– Dossier très important.
17:31– Absolument, avec la programmation pluriannuelle de l'énergie,
17:35très proche de Sébastien Lecornu,
17:37et c'est sans doute un dossier sur lequel il souhaite s'attaquer,
17:40parce qu'on le sait, ça a été passé par décret,
17:42et c'est notamment très critiqué par les oppositions, dont les RN,
17:46des motions de censure ont été déposées, ne sont pas passées hier.
17:49– Et là, je pense que le gouvernement veut quelqu'un
17:52qui argumente sur ce terrain-là, très fort,
17:54par rapport au Rassemblement National notamment.
17:55– Merci à tous et merci au porte-parole du Parti communiste,
17:58Guillaume Roubault, au Kouachi, d'avoir été avec nous.
18:00– Merci.
Commentaires

Recommandations