- il y a 2 jours
A la une de cette édition : l’euthanasie votée. L’Assemblée nationale s’est prononcée sur un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives.
Nous reviendrons ensuite sur la crise entre l’Ukraine et ses voisins slovaques et hongrois. Tandis que Budapest a bloqué le prêt de l’Union européenne, Bratislava a réduit l’électricité livrée à Kiev.
Et enfin, après le Vénézuela, Cuba. Les autorités de La Havane affirment avoir intercepté une tentative d'infiltration d'un commando sur leur île. Un incident qui intervient alors que Donald Trump a accentué les pressions économiques.
Nous reviendrons ensuite sur la crise entre l’Ukraine et ses voisins slovaques et hongrois. Tandis que Budapest a bloqué le prêt de l’Union européenne, Bratislava a réduit l’électricité livrée à Kiev.
Et enfin, après le Vénézuela, Cuba. Les autorités de La Havane affirment avoir intercepté une tentative d'infiltration d'un commando sur leur île. Un incident qui intervient alors que Donald Trump a accentué les pressions économiques.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. A la une de cette édition, l'euthanasie votée.
00:18L'Assemblée nationale s'est prononcée sur un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives.
00:23Nous reviendrons ensuite sur la crise entre l'Ukraine avec ses voisins, Slovax et Hongrois,
00:27tandis que Budapest a bloqué le prêt de l'Union européenne.
00:31Bratislava a réduit l'électricité, livrée à Kiev.
00:34Et enfin, après le Venezuela, Cuba.
00:37Les autorités cubaines ont rapporté avoir intercepté une tentative d'infiltration d'un commando sur leur île.
00:42Un incident qui intervient alors que Donald Trump a accentué les pressions économiques contre la Havane.
00:52Ils ont de nouveau voté la mort.
00:54Or, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi sur l'euthanasie.
00:58Les questions autour des dérives ne sont plus ignorées par les députés.
01:02Renaud de Bourleuf.
01:03Votant 562, exprimé 525, majorité 263, pour 299, contre 226.
01:12L'Assemblée nationale a adopté.
01:17La mort programmée de retour à l'Assemblée nationale.
01:20Mercredi soir, la loi instaurant l'euthanasie et le suicide assisté a été adoptée en seconde lecture.
01:24Le scénario du mois de mai 2025 semble se répéter, du moins à première vue.
01:29299 députés ont voté pour l'euthanasie,
01:32un chiffre légèrement moins élevé que les 305 députés lors de la première lecture.
01:36Mais surtout, les opposants sont maintenant plus nombreux.
01:39Ils sont passés de 199 voix contre à 226 voix contre.
01:44Une évolution qui reste minime et qui ne permet pas de faire pencher la balance,
01:48mais qui atteste d'une prise de conscience face à une législation extrêmement durcie.
01:53Marie-Lise Pellissier, porte-parole de La Marche pour la Vie, revient sur cette évolution.
01:57C'est un signe très positif parce que cela montre effectivement une prise de conscience sur la gravité du texte
02:03et puis cela montre qu'il n'y a pas du tout d'unanimité autour de cette loi,
02:10que c'est un sujet qui divise beaucoup les Français,
02:12contrairement à ce qu'essayent de faire croire les promoteurs de l'euthanasie, l'ADMD.
02:18Et évidemment, cette prise de conscience aussi vient du fait que, dans l'hémicycle,
02:24les députés en faveur de cette loi ont montré en fait leur véritable volonté idéologique
02:30parce qu'ils ont refusé un nombre considérable d'amendements
02:34qui cherchaient à mettre des garde-fous ou à, en tout cas,
02:38essayer de protéger au maximum les plus vulnérables.
02:41Et à chaque fois, ces amendements étaient rejetés,
02:43qui montraient une véritable idéologie derrière de la liberté à tout prix.
02:50Cette proposition de loi est la plus extrême au monde
02:54puisque tous les autres pays ont d'abord adopté des lois qui étaient plus restrictives
02:59et puis peut-être à petit, les critères se sont élargis.
03:02Mais nous, en France, dès le départ, on crée un droit,
03:05on le met dans le Code de la Santé.
03:07Et ensuite, ce droit, il a des critères assez flous, assez larges,
03:10qui sont soumis à l'interprétation du médecin.
03:12Il y a une procédure pour accéder à l'aide à mourir,
03:16qu'ils appellent l'aide à mourir, qui est très légère.
03:19Des problèmes soulevés mercredi dans l'hémicycle,
03:21notamment par le député UDR de l'ISER, Anan Mansouri,
03:23dont le groupe parlementaire a été le seul à voter intégralement contre l'euthanasie.
03:28En réalité, vous installez une pression sociale permanente
03:31sur les malades, les personnes âgées, les handicapés.
03:33Et ce qui est le plus inquiétant, c'est la manière dont ce texte s'est transformé sous nos yeux.
03:38Au départ, vous nous expliquiez que ce texte serait strict, rare, encadré.
03:43Et puis, en séance, vous avez élargi le dispositif.
03:46L'euthanasie devait être l'exception si la personne ne pouvait pas s'administrer la substance elle-même.
03:52Ensuite, cela a été à la carte.
03:55Suicide assisté ou euthanasie, puis vous êtes revenu dessus.
03:58Vous avez fait sauter la digue, pas par hasard,
04:01mais parce qu'il est sans doute plus confortable de demander l'euthanasie
04:04lorsque l'on sait que l'on n'aura pas la responsabilité matérielle de l'accomplir.
04:09Car appuyer sur la seringue qui provoquera sa propre mort n'est pas un geste anodin.
04:14Remettons alors cette charge dans les mains d'un médecin.
04:18Vous avez fait entrer la mort au banc des soins
04:20et travesti la défense de la vie en acharnement réactionnaire.
04:25Des questions dépassant parfois les clivages politiques habituels.
04:27Le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane, peut soulever ces problèmes.
04:31C'est une des raisons de mon opposition à cette loi.
04:33Je ne voudrais pas que cette loi soit un signe adressé aux plus vulnérables d'entre nous
04:40et notamment à nos aînés pour un espèce d'auto-effacement.
04:44Je connais trop pour avoir visité les soins palliatifs à Saint-Denis
04:49où des gens, toute leur vie, on leur a dit qu'ils étaient trop.
04:53Alors imaginez que quand ils sont vulnérables, âgés, en soins,
04:57ils ont le sentiment intériorisés par toute leur carrière
05:03qu'ils sont de trop dans cette société,
05:05qu'ils sont à un poids pour cette société
05:07et que c'est de leur responsabilité de s'effacer d'eux-mêmes.
05:11Les quelques voix à gauche contre le texte sont tout de même restées marginales.
05:15C'est dans le bloc centriste que les divisions étaient les plus importantes,
05:18à peu près autant de votes pour que de votes contre
05:21dans les groupes Horizon et les Démocrates.
05:23Autre division du côté du Rassemblement National,
05:26Malgré la consigne de Marine Le Pen,
05:2817 députés RN ont voté pour l'euthanasie,
05:31notamment Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy,
05:34ainsi que Thomas Ménager qui a pris la parole en amont du vote solennel.
05:37J'ai fait des propositions comme beaucoup de mes collègues
05:39et je regrette que parfois certaines interrogations
05:42n'aient pas été levées par le gouvernement et par les rapporteurs,
05:45mais je ne perds pas espoir qu'une nouvelle lecture
05:47permettra de lever ces doutes, ces craintes, ces interrogations
05:50et de continuer à avancer vers un texte encore plus équilibré.
05:54Un équilibre défendu par le gouvernement
05:56comme par le rapporteur du texte Olivier Falorni,
05:58mais qui n'existe pas,
06:00le député UDR de l'Ardèche, Vincent Trébuchet, l'a rappelé.
06:03Nous alertons sur le fait que la volonté d'une partie large
06:07de cet hémicycle, dès maintenant et au cours de l'ensemble de nos débats,
06:11de faire évoluer ce texte pour l'élargir le plus possible,
06:14notamment avec la généralisation de l'euthanasie,
06:17mais ça a été revendiqué de nombreuses fois
06:19par l'ouverture de ce droit aux mineurs,
06:23montre qu'au cœur même de ce texte résident des dérives.
06:26Ce texte a été quasiment co-écrit en lien avec l'association
06:30pour le droit à mourir dans la dignité,
06:32dont vous êtes, monsieur le rapporteur général,
06:34membre du comité d'honneur.
06:36Le fondateur de la DMD disait que le suicide
06:39est l'acte unique, authentique de la liberté humaine.
06:42Et le président actuel de l'association pour le droit à mourir dans la dignité
06:47dit que cette loi est un premier pas
06:49et que dès que le principe même de l'aide à mourir
06:51aura été autorisé, on pourra d'année en année
06:54élargir la loi aux mineurs, aux personnes
06:57qui sont protégées juridiquement, etc.
06:59Donc j'alerte l'ensemble des collègues sur ces bancs.
07:02Ceux qui pensent aujourd'hui voter une loi d'équilibre
07:04même une fois que ces amendements auront été adoptés
07:06se trompent car les déséquilibres résident
07:09en l'essence même du principe de l'aide à mourir
07:12qui met fin aux soins jusqu'au bout
07:13et qui met fin à l'interdit de tuer
07:15et qui est fondamental et qui était à la base même
07:18de notre société et de notre vivre ensemble.
07:21Après le vote, la Fondation Jérôme Lejeune a évoqué des inquiétudes
07:23quant aux personnes atteintes de déficience intellectuelle
07:25et sur leur vulnérabilité particulière face aux abus et aux discriminations.
07:30A fortiori alors qu'Olivier Falorni estime qu'elles sont éligibles
07:33lorsqu'elles ont un consentement libre et éclairé.
07:36De nombreux soignants redoutent le délit d'entrave
07:38assorti d'une peine de deux ans d'emprisonnement
07:40et 30 000 euros d'amende pour ceux qui tenteraient d'empêcher
07:43de pratiquer ou de s'informer sur l'aide à mourir.
07:45Le Conseil national de l'ordre des médecins a critiqué la clause de conscience
07:49qui manque de clarté et n'offre pas de garantie suffisante aux médecins.
07:53Une clause de conscience dont ne bénéficieront même pas les pharmaciens
07:56qui seront obligés de vendre le produit toxique
07:59ni les établissements de soins.
08:01Autant de questions qui vont revenir sur les bancs du Sénat
08:04à partir du 1er avril.
08:09Rien ne va plus entre Kiev et ses voisins slovaques et hongrois
08:13alors que l'oléoduc Droujba est à l'arrêt depuis un mois.
08:16Bratislava et Budapest ripostent.
08:18Mais même si Bruxelles crie à la collusion avec Moscou,
08:22les moyens de pression restent limités.
08:23Nicolas de Lamberterie.
08:25La colère monte encore d'un cran à Bratislava et à Budapest.
08:29Un mois après que l'Ukraine ait mis un terme au fonctionnement de l'oléoduc Droujba
08:34qui alimentait en pétrole brut russe la Hongrie et la Slovaquie via l'Ukraine,
08:39des mesures de rétorsion complémentaires viennent d'être décidées par la Hongrie et la Slovaquie
08:44en complément de l'arrêt des livraisons de diesel raffiné à l'Ukraine.
08:48Du côté slovaque, le Premier ministre Robert Fitzow a annoncé que la Slovaquie
08:53cessait de fournir de l'électricité d'urgence à l'Ukraine
08:57tant que l'oléoduc n'était pas remis en fonction.
09:00Mais selon l'ancien diplomate tchèque, Frantisek Drosdek,
09:04l'impact de cette mesure pour l'Ukraine,
09:06qui souffre de problèmes d'électricité en raison des bombardements russes,
09:10n'est pas tout à fait certain et a surtout valeur d'avertissement.
09:13Tout d'abord, il faut savoir qu'il y a deux régimes différents dans cette livraison.
09:19Premièrement, des livraisons régulières, contractuelles,
09:23c'est-à-dire nous, on vous livre autant, vous nous payez autant.
09:26À part cela, il y a des livraisons d'urgence qui, c'est à stabiliser le réseau d'électricité
09:34en cas de besoin quand il y a des demandes momentanément plus élevées.
09:38Donc, il faut un supplément d'énergie et la Slovaquie a une demande à trop
09:43qui est capable de fournir cela.
09:45C'est seulement ce deuxième régime qui a été suspendu à l'heure actuelle.
09:50Donc, les livraisons régulières continuent comme d'habitude.
09:54Les conséquences de cette mesure, ça peut aller de rien du tout jusqu'à très grave.
10:00Tout dépend des circonstances.
10:02Mais à mon avis, la valeur politique de cette action est surtout l'avertissement.
10:08Arrêtez de déconner parce que nous aussi, on peut faire du sérieux si on veut.
10:12Côté hongrois, Viktor Orban a annoncé le déploiement de soldats hongrois
10:16à la frontière Hongrie-Ukraine et autour des installations énergétiques stratégiques
10:20de la Hongrie pour se prémunir d'éventuels sabotages ukrainiens.
10:24Difficile de dire si cette menace est réelle ou exagérée,
10:27mais le précédent des gazoducs Nord Stream incite à la prudence.
10:31Surtout, en agissant de la sorte pour faire pression sur Orban,
10:34Volodymyr Zelensky offre au Premier ministre hongrois
10:37une opportunité de rebondir en politique intérieure
10:41à moins de deux mois des élections législatives.
10:43Mais selon Modeste Schwartz, il ne faut pas non plus mésestimer
10:47l'intérêt de la manœuvre pour Zelensky,
10:49qui fait pression sur des voisins modestes
10:51pour s'offrir à peu de risque une image d'intransigeant.
10:55La crise fait aussi l'affaire, alors peut-être pas de l'Ukraine en tant que telle,
10:59mais très certainement de Volodymyr Zelensky,
11:02qui prépare sa retraite, a besoin de créer des conditions
11:06d'une sortie de scène apparemment honorable,
11:09alors même qui va très certainement assez bientôt
11:12devoir signer un cessez-le-feu, voire un traité de paix
11:16dont le bilan ne coïncidera pas avec les objectifs hauts
11:20de la guerre côté ukrainien.
11:22L'occasion de prendre une pause d'intransigeance
11:26lui est fournie par Orban,
11:28en la personne duquel il trouve un sparring partner idéal,
11:32c'est-à-dire un adversaire qui rend certains coups,
11:35mais ne va jamais vous faire mal.
11:37Grande différence d'avec, par exemple, la Turquie,
11:41parce que si Zelensky voulait vraiment faire du mal
11:44aux revenus énergétiques russes,
11:46il y aurait les pipelines qui alimentent l'Europe
11:49via la Turquie et les Balkans.
11:51Oui, mais s'ils se mettaient à les saboter ceux-là,
11:55il se pourrait bien que Erdogan lui réserve un chiot de sa chienne.
12:00Et ça, dans le cas de la Hongrie,
12:02au moins, il a la certitude que ça n'arrivera pas.
12:04Les Hongrois ont malgré tout mis une menace à exécution.
12:08Ils ont mis leur veto sur le nouveau prêt européen
12:10de 90 milliards à l'Ukraine,
12:12prêt auquel la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie
12:14avaient déjà annoncé en décembre ne pas vouloir participer
12:17sans pour autant le bloquer.
12:19Mais en réalité, cette énième confrontation
12:21entre Bruxelles et Budapest
12:23pourrait bien donner l'opportunité aux euromondialistes,
12:26qui ne font désormais vraiment plus semblant
12:28de s'embarrasser du droit et des traités,
12:30de tordre une énième fois le bras au texte
12:33et de passer outre le veto hongrois.
12:35Et surtout, cette crise fait avant tout l'affaire
12:38des euromondialistes de Bruxelles,
12:41dont la grande priorité du moment n'est pas,
12:44contrairement à ce que beaucoup pensent,
12:46l'Ukraine, je ne sais quelle victoire
12:48ou résistance du front ukrainien,
12:51mais la consolidation de l'État européen.
12:55Or, Viktor Orban leur fournit le prétexte
12:58dont ils ont besoin pour enfin se débarrasser
13:00de la règle de l'unanimité dans les décisions du Conseil,
13:04c'est-à-dire un pas de plus vers l'État européen,
13:08vers la souveraineté européenne,
13:10comme dit tous les trois jours Macron.
13:12La maxime appliquée étant comme d'habitude
13:14de ne jamais laisser une bonne crise se perdre,
13:18étant donné que cette guerre en Ukraine
13:21fournit quand même le meilleur prétexte possible
13:23pour l'application de ces mesures,
13:25qui, je le rappelle, n'ont fondamentalement
13:27rien à voir avec l'Ukraine ou avec la Russie.
13:29C'était déjà prévu comme ça avant février 2022,
13:33à l'époque où ça s'appelait le Green Deal.
13:35Les eurocrates n'en ont jamais démordus.
13:38Tant que l'Union européenne existera,
13:41notre avenir, ce sera les éoliennes,
13:43les panneaux solaires, la désindustrialisation,
13:47l'appauvrissement, l'élimination
13:48de la classe moyenne blanche européenne.
13:51Et au final, celui qui se frotte peut-être le plus les mains,
13:55c'est donc Emmanuel Macron qui travaille à consolider
13:58la construction euromondialiste
14:00pour qu'elle cesse d'être dérangée
14:02par ses États membres récalcitrants
14:04et ses gouvernements élus démocratiquement,
14:06dans la prévision de la future carrière européenne
14:09que le président de la République se prépare tranquillement
14:12au prix du bradage de la défense nucléaire française
14:15offerte à l'Allemagne et au reste de l'Union européenne.
14:23Incident diplomatique entre Cuba et les États-Unis.
14:26Les autorités cubaines ont rapporté avoir intercepté
14:28une tentative d'infiltration d'un commando sur leur île.
14:32Explication, Édouard Chanault.
14:34Est-ce un échec de la CIA ?
14:35Cuba affirme ce mercredi avoir repoussé
14:38une tentative d'infiltration d'un groupe armé
14:40provenant des États-Unis.
14:42Les gardes-côtes cubains auraient tenté de contrôler
14:44une vedette rapide dont les passagers auraient ouvert le feu.
14:47L'échange de tirs a eu lieu dans la baie de Canal El Pino,
14:50à l'est de la Havane et au nord de l'île.
14:53Le ministère cubain de l'Intérieur a d'abord rapporté
14:55que quatre individus d'une vedette immatriculée en Floride
14:58avaient été abattus et six autres blessés.
15:01Les autorités ont ensuite précisé avoir arrêté
15:04sur le territoire national un cubain
15:06qui aurait été envoyé des États-Unis
15:07pour accueillir les infiltrés.
15:09Il aurait avoué ses actes, toujours selon la même source.
15:12Des fusils d'assaut, des lunettes télescopiques ont été saisies.
15:15Les membres du groupe armé seraient des Cubains
15:17résidents aux États-Unis,
15:18déjà connus pour des activités délictueuses.
15:21Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio,
15:24lui-même d'origine cubaine
15:25et qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à Cuba,
15:28a esquivé l'affaire en marge d'une réunion de la communauté caribéenne.
15:32Je ne vais pas spéculer sur ce que feront les États-Unis.
15:34Ce que je vous dis, c'est que nous allons découvrir
15:36exactement ce qui s'est passé et qui était impliqué.
15:39Et nous prendrons une décision en fonction de ce que nous découvrirons.
15:41Nous découvrirons et nous allons découvrir.
15:43Nous n'allons pas nous contenter de ce que quelqu'un d'autre nous dit.
15:45Nous allons enquêter et je suis convaincu
15:47que nous serons en mesure de connaître toute l'histoire
15:49et de vérifier les faits de manière indépendante.
15:52Cet incident fait renaître le spectre
15:53de l'un des pires échecs de la CIA,
15:55le débarquement de la Baie des Cochons en 1961,
15:58quand les renseignements américains avaient tenté
16:00de faire débarquer sur l'île 4000 exilés cubains
16:03pour renverser Fidel Castro.
16:04L'opération, matée par des forces cubaines
16:07sous-estimées par l'Anglais,
16:08fut un désastre complet.
16:10Aujourd'hui, Washington ne prendra sans doute pas de tels risques,
16:13mais cette escarmouche intervient
16:14alors que les tensions entre Donald Trump et la Havane
16:17ont repris de plus belles depuis le kidnapping
16:19par les forces américaines
16:20du vénézuélien Nicolas Maduro, allié de Cuba.
16:23Caracas a suspendu ses livraisons de pétrole
16:26en direction de celle-ci sous pression américaine,
16:28mais Washington a accepté quelques exportations
16:30hier mercredi à des fins humanitaires,
16:33l'île manquant cruellement de carburant.
16:34Ce pétrole pourra être acheminé
16:36au secteur privé cubain.
16:37Marco Rubio a appelé la Havane
16:39à entreprendre des réformes radicales
16:41et prétendu que le modèle économique cubain
16:43était un échec.
16:45Si la situation est aussi mauvaise,
16:47c'est parce qu'ils ont un modèle économique
16:48qui n'existe pas.
16:49Un tel modèle ne fonctionne pas.
16:51Il n'existe nulle part dans le monde.
16:52Il est dysfonctionnel.
16:53Et le seul moyen pour Cuba
16:55d'avoir un avenir meilleur
16:56est d'avoir un meilleur modèle économique.
16:58Des propos pour le moins malhonnêtes
16:59qui occultent la réalité cubaine,
17:01à savoir que l'île est étranglée
17:03depuis 63 ans
17:04par un embargo américain.
17:06Le blocus énergétique
17:07imposé depuis janvier dernier
17:08par Donald Trump
17:09aggrave la crise,
17:10provoquant de longues coupures
17:12d'électricité,
17:13empêchant ainsi
17:14toute activité économique.
17:15Le 5 janvier dernier,
17:16le président américain
17:17estimait que Cuba
17:18semble prêt à tomber.
17:20En pratique,
17:20il cherche à accélérer la chute
17:22en provoquant une crise sociale
17:24si aiguë
17:25que le peuple en viendrait
17:26à renverser les autorités.
17:31L'actualité,
17:32en bref,
17:33en France.
17:37Le bracelet pour papa,
17:38mais pas la mairie
17:39pour le fiston.
17:40À Menton,
17:41dans les Alpes-Maritimes,
17:42la tentative électorale
17:43de Louis Sarkozy
17:43tourne au fiasco.
17:45Dans cette ville,
17:46c'est le député RN
17:47Alexandra Masson
17:48qui arrive en tête
17:48des intentions de vote
17:49avec 31% au premier tour.
17:51Elle devance de 15 points
17:53Louis Sarkozy
17:54en dépit des soutiens
17:55de LR,
17:55Horizon et Renaissance,
17:57crédité de seulement 16%
17:58des voix.
17:59Il est même devancé
18:00par une autre liste
18:01de droite menée
18:02par Sandra Paire.
18:0417%
18:05tandis que Florent Champion,
18:06également étiqueté
18:08d'hiver droite,
18:08est à 15 points.
18:09La gauche n'a aucune chance
18:11de l'emporter.
18:11En revanche,
18:12la candidate reconquête
18:13avec ses 4%
18:14d'intention de vote
18:15peut servir de force
18:16d'appoint au RN.
18:18Reste à voir
18:18comment se comporteront
18:19les listes
18:20au second tour.
18:22L'électrique,
18:23ce n'est pas automatique.
18:24Stellantis a annoncé
18:25une perte nette
18:26record de 22,3 milliards d'euros
18:29pour l'exercice 2025,
18:30la deuxième plus importante
18:31pour un groupe français
18:32derrière Vivendi
18:32en 2002.
18:34Stellantis,
18:35qui regroupe notamment
18:35Peugeot et Citroën,
18:37a dû faire face
18:37à une charge exceptionnelle
18:39de 25,4 milliards d'euros
18:40destinée à corriger
18:41la trajectoire
18:42sur les véhicules électriques
18:43dont les ventes ont déçu.
18:46Le chiffre d'affaires
18:46a reculé de 2%
18:48à 153,5 milliards d'euros
18:50malgré une légère hausse
18:51des volumes
18:51à 5,48 millions d'unités.
18:54Stellantis confirme
18:55un revirement
18:56dans l'électrique
18:57avec des désengagements
18:58de projets
18:59comme Nexter Energy
19:00et une relance
19:01de modèles thermiques.
19:03Pour 2026,
19:04il vise
19:04une marge positive
19:05et une croissance
19:06des ventes
19:07grâce à de nouveaux modèles
19:08malgré l'impact
19:09des droits de douane américains
19:10estimés
19:11à 1,6 milliard d'euros.
19:15Changement
19:15pour la rupture conventionnelle.
19:16Les partenaires sociaux
19:17se sont entendus mercredi
19:19pour réformer
19:19les règles
19:20d'indemnisation chômage
19:21après une rupture conventionnelle
19:23dispositif jugé
19:24trop coûteux
19:25par l'exécutif.
19:26Le patronat
19:26Medef
19:27CPME
19:27U2P
19:28ainsi que la CFDT
19:30et la CFTC
19:30se disent prêts
19:31à signer ce texte
19:32qui vise jusqu'à
19:33900 millions d'euros
19:34d'économies annuelles
19:35alors que les ruptures conventionnelles
19:37représentent environ
19:38un quart
19:39des dépenses totales
19:40d'allocations chômage.
19:41La mesure phare
19:42consiste à réduire
19:43la durée maximale
19:44d'indemnisation
19:45pour les bénéficiaires
19:46d'une rupture conventionnelle.
19:47Elle passerait
19:48de 18 à 15 mois
19:49pour les personnes
19:50de moins de 55 ans
19:51et de 22,5 à 20,5 mois
19:53pour les plus de 55 ans.
19:55Le patronat
19:56a renoncé
19:56à imposer
19:57une dégressivité
19:58plus forte
19:59des allocations.
20:00La CGT
20:01et la CFECGC
20:02ont rejeté le projet
20:03tandis que FO
20:04réserve encore
20:05sa position.
20:06Le texte
20:07doit être validé
20:07par les instances
20:08des organisations
20:09d'ici le 23 mars
20:10avant un éventuel passage
20:12au Parlement.
20:14Moins de tabac
20:15chez les jeunes.
20:15L'enquête 2024
20:16de l'Observatoire français
20:17des drogues
20:18et des tendances addictives
20:19publiée mercredi
20:20affirme que
20:21l'expérimentation
20:21et l'usage de tabac,
20:22cannabis et autres substances
20:24chez les adolescents
20:25chutent depuis 15 ans.
20:27Seulement 7,7%
20:28des collégiens
20:29et 30,6%
20:30des lycéens
20:31ont essayé la cigarette
20:32contre 27,8
20:33et plus de 2 tiers
20:34en 2014.
20:36Le tabagisme
20:37quotidien
20:37touche
20:380,9%
20:39des collégiens
20:40et 5,6%
20:41des lycéens
20:42en forte baisse
20:43depuis 2018.
20:44En revanche,
20:45la cigarette électronique
20:46gagne du terrain
20:4719%
20:48des collégiens
20:49et 25,3%
20:50des lycéens
20:50l'ont testé
20:51avec un usage
20:52quotidien
20:53surpassant le tabac.
20:54Pour le cannabis,
20:557,4%
20:56des élèves
20:56de 3e
20:57l'ont expérimenté.
20:58Au lycée,
20:5916,1%
21:00en terminale
21:00contre 22,5%
21:01en 2022
21:02avec une prédominance
21:03masculine.
21:04Les autres drogues
21:05restent stables
21:05entre 1,3 et 2%.
21:07L'alcool,
21:08en revanche,
21:09voici une expérimentation
21:10remontée
21:10depuis 2022.
21:16L'actualité internationale
21:17en bref.
21:21Du grain à moudre,
21:22le cofondateur
21:23de Microsoft,
21:24Bill Gates,
21:25a présenté
21:25ses excuses
21:26lors d'une réunion
21:27interne
21:27avec les employés
21:28de sa fondation
21:29pour ses relations
21:30passées avec
21:31Jeffrey Epstein,
21:31qualifiant ses liens
21:32d'énormes erreurs.
21:34Bill Gates a admis
21:35avoir associé
21:36certains responsables
21:37de la fondation
21:37à des réunions
21:38avec le financier
21:39condamné
21:40pour infraction sexuelle.
21:41Des rencontres
21:42post-2008
21:43entre Gates et Epstein
21:44pour discuter
21:45de projets philanthropiques
21:46ont ainsi été révélées.
21:48Des photos montrant
21:49Bill Gates
21:49avec des femmes
21:50identifiées
21:50comme assistantes
21:51d'Epstein.
21:52Gates nie toute illégalité
21:54affirmant n'avoir
21:55jamais passé de temps
21:55avec des victimes
21:56et que leur dernier contact
21:58remonte à 2014.
22:00Enfin,
22:00Jeffrey Epstein
22:00aurait tenté
22:01de le faire chanter
22:02en 2013,
22:03connaissant ses liaisons
22:04extra-conjugales
22:05avec deux femmes russes.
22:07Une austérité
22:08qui a porté ses fruits.
22:09Après deux ans au pouvoir,
22:11le président ultralibéral
22:12Ravir Milley
22:12a imposé
22:13une sévère thérapie
22:14de choc
22:15à l'Argentine.
22:16Coupes massives
22:17dans les dépenses publiques,
22:18suppression d'emplois
22:19dans la fonction publique
22:20et fortes dévaluations
22:21du peso.
22:22L'économie argentine
22:23a rebondi en 2025
22:24avec une croissance
22:25du PIB
22:26de 4,4%
22:27après une contraction
22:28de 1,8%
22:29en 2024
22:30selon l'Institut
22:31national
22:32des statistiques.
22:33La maîtrise
22:34de l'inflation
22:34ramenée de plus
22:35de 150%
22:36à environ 32%
22:37en deux ans
22:38a constitué
22:39un succès majeur
22:40salué par le chef
22:41de l'État.
22:41Le regain
22:42d'activité
22:43en fin d'année 2025
22:44a surtout été tiré
22:45par d'excellentes
22:46récoltes agricoles
22:47plus que par
22:48une reprise généralisée.
22:50Milley
22:50a triomphalement
22:51réagi sur X,
22:52l'Argentine avance
22:53et ce chiffre
22:54ne va pas plaire
22:55aux prophètes
22:55du chaos
22:56a-t-il écrit.
22:57L'équilibre budgétaire
22:59a été retrouvé
22:59pour la première fois
23:00depuis plus d'une décennie
23:01marquant un tournant
23:02dans les finances publiques.
23:04Vers une nouvelle rencontre
23:06entre Kim Jong-un
23:07et Donald Trump.
23:08Au terme
23:09du 9e congrès
23:10du Parti des travailleurs
23:11clôt le 25 février
23:12par une imposante
23:13parade militaire
23:14à Pyongyang,
23:15Kim Jong-un
23:15a été reconduit
23:16à l'unanimité
23:17bien sûr
23:18comme secrétaire général.
23:19Le dirigeant nord-coréen
23:20a ouvert la porte
23:21à une normalisation
23:22avec les États-Unis
23:23déclarant que Pyongyang
23:25pourrait bien s'entendre
23:26avec Washington
23:27si ce dernier
23:28reconnaît le statut nucléaire
23:29de la Corée du Nord.
23:30Il a exclu
23:31toute dénucléarisation
23:32réitérant que
23:33les armes atomiques
23:34constituent une garantie
23:36irrévocable
23:36de sécurité nationale.
23:38Les propos de Kim
23:39ravivent les spéculations
23:40sur une possible rencontre
23:42avec Donald Trump
23:42attendue en Chine
23:43fin mars 2026.
23:45Ce dernier
23:46ayant déjà tenu
23:46des propos nuancés
23:47sur le statut nucléaire
23:49nord-coréen.
23:49En revanche,
23:50Kim Jong-un
23:51a fermé définitivement
23:52la voie au dialogue
23:53avec la Corée du Sud
23:54exclu,
23:55je cite,
23:55à jamais
23:56de la catégorie
23:57des compatriotes.
23:59Une décennie
24:00de déclin démographique.
24:01Le Japon a enregistré
24:02une nouvelle baisse
24:03des naissances en 2025,
24:05marquant la dixième année
24:06consécutive
24:07de baisse démographique.
24:08Selon le ministère
24:09de la Santé,
24:10un peu plus de 700 000 bébés
24:11sont nés dans l'archipel,
24:13soit une diminution
24:14de 2,1%
24:15par rapport à 2024.
24:17Ces chiffres incluent
24:18les naissances
24:18de ressortissants étrangers
24:19au Japon
24:20et celles à l'étranger
24:21de parents japonais.
24:22Avec l'un des taux
24:23de natalité
24:24les plus bas au monde,
24:25le pays fait face
24:26à des défis majeurs,
24:27pénurie de main-d'oeuvre,
24:28explosion des coûts
24:29de sécurité sociale
24:30et une dette publique
24:31colossale
24:32agrévée par un nombre
24:33réduit d'actifs.
24:34En revanche,
24:35à défaut de recourir
24:36à l'immigration,
24:36les salaires ne sont pas
24:37tirés vers le bas
24:38et la criminalité
24:39demeure marginale.
24:44Ce soir,
24:45immédiat,
24:45c'est la fin de cette édition.
24:46Merci de votre fidélité.
24:48À vendredi.
24:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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