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  • il y a 1 jour
Dans "Têtes à Clash", nous avons décrypté la guerre en Ukraine sous un angle rarement abordé : et si la Russie ne faisait que défendre ses intérêts face à l’expansionnisme occidental ? Nos intervenants ont souligné que l’Europe n’a aucune raison de s’impliquer dans ce conflit, et que la fin du soutien à Kiev n’est qu’une question de temps. Entre réalités géopolitiques et fatigue des opinions publiques, la paix ne passera-t-elle pas par un retrait progressif de l’Occident ? La fin de la guerre dépendra-t-elle de l’épuisement européen plutôt que des victoires militaires ?

Deranque, LFI : Le front républicain change de cible
Nous avons aussi analysé l’assassinat de Quentin Deranque et son impact explosif sur le paysage politique français : la Jeune Garde, liée à LFI, au cœur d’une polémique qui inverse les lignes. Le front républicain, hier dirigé contre le RN, se retourne désormais contre La France Insoumise, devenue le nouveau parti infréquentable. Entre dissolution de groupuscules, récupération médiatique et stratégies électorales, Mélenchon est-il en train de devenir le bouc émissaire idéal pour 2027 ? Une question s’impose : cette affaire marquera-t-elle durablement les esprits, ou l’opinion, versatile, l’aura-t-elle déjà oubliée d’ici 2027 ? LFI, piégée par sa frange la plus radicale, peut-elle encore rebondir ?

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Transcription
00:11Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash.
00:13Les deux sujets sont la Russie et l'Ukraine.
00:16On rentre dans la cinquième année de guerre.
00:19Et le deuxième sujet, c'est LFI, l'assassinat de Quentin de Ranck
00:23et la marginalisation, voire la stigmatisation, renversée au détriment de LFI.
00:30Ça, c'est les deux sujets.
00:32Les quatre invités, Laurent Arthur Duplessis, bonjour.
00:35Bonjour Franck.
00:36Edouard Husson, c'est votre première fois, on est content de vous accueillir.
00:40Bonjour.
00:40Merci, bonjour.
00:41Claude Janvier, ça fait quelques fois qu'on vous voit.
00:44Rebonjour Claude.
00:45Bonjour.
00:46Éric Richard-Moz, il a toujours son siège là.
00:49C'est là l'ordre alphabétique qu'il désigne.
00:51Quand M. Ivar est là.
00:53C'est tout à fait vrai, c'est tout à fait vrai, bien sûr.
00:56Il est imbattable sur le sujet.
00:57Exact, Ivar avec un Y.
00:59On n'y peut plus rien.
01:01Allez, non, si un jour on a Zemmour, là.
01:04On aurait Zemmour et...
01:05Bon bref, je délire.
01:06Allez, on se retrouve dans quelques secondes.
01:12Alors, Russie, Ukraine, on rentre dans la quatrième année.
01:16Moi, ma question, c'est est-ce que la Russie n'a pas gagné en réalité déjà ?
01:21On est face à l'épuisement occidental.
01:23Je ne parle pas de l'épuisement ukrainien qui était évident.
01:26La guerre est très dure en Ukraine.
01:29Est-ce qu'il ne faudrait pas rentrer dans la raison et se dire que finalement, on a le résultat.
01:36Il n'y a plus qu'à trouver un moyen de faire la paix.
01:39Laurent ?
01:40Oui, alors tout à fait.
01:42Mais il faut voir que les Européens ont pris le relais de l'obstination américaine qui avait précédé Trump.
01:54Vous voulez dire que c'est eux qui livrent et qui financent ?
01:58Oui, et qui font tout leur possible pour éviter que cette guerre se termine à l'amiable.
02:07Et effectivement, on voit bien que Poutine poursuit son avantage militaire sur le terrain,
02:15qui est inexorable, d'autant plus inexorable.
02:18Mais faiblement.
02:18Laurent, je vous coupe, mais c'est assez frappant quand même, comme ce grignotage.
02:23Moi, je me souviens, vous étiez là au début de la guerre, on en a parlé,
02:27et vous avez parlé immédiatement d'une guerre d'attrition.
02:30Oui, j'ai tout de suite parlé d'une guerre d'attrition.
02:33À cause du déséquilibre entre la Russie, 140 millions d'habitants, et l'Ukraine, 30 millions à peine.
02:38Et puis surtout à cause du fait que les Russes ont voulu que ce soit une guerre d'attrition.
02:43Ils pourraient mettre beaucoup plus de moyens en mobilisant plus largement et en frappant plus fortement.
02:49Sauf que ce serait sortir du narratif d'une guerre qui n'est pas une guerre,
02:52qui est à un événement spécial, je ne sais pas comment ils l'appellent.
02:55Relation militaire spéciale.
02:56Relation militaire spéciale.
02:58Oui, et puis aussi, les Russes ont une vision à long terme.
03:02Ils veulent fatiguer, pas seulement l'Ukraine, mais aussi l'Occident.
03:07D'ailleurs, ils y sont parvenus pour ce qui est des États-Unis,
03:11qui maintenant passent la main aux Européens,
03:14sauf à leur livrer un matériel chèrement payé par les Européens,
03:20ce qui remplit les caisses américaines.
03:21C'est extraordinaire, on fait tourner la machine américaine.
03:24Voilà, on alimente le complexe militaro-industriel américain.
03:27C'est ça, en faisant nos poches.
03:28Et on continue ainsi à entretenir le sacrifice, le martyr du peuple ukrainien.
03:37C'est vraiment un peuple martyr actuellement.
03:40Les amputés parsèment les Russes, c'est impréventable.
03:44On a des chiffres très différents sur les morts, mais peut-être qu'on va y revenir.
03:47Édouard Husson, les objectifs de guerre, pourtant russe, c'était très clair.
03:53Renverser le régime à Kiev, c'est pour ça qu'ils ont envoyé des parachutistes.
03:57Non, non, non, non.
03:58Ils n'ont jamais voulu renverser le régime à Kiev.
04:01D'ailleurs, ils sont rentrés à un 1 contre 3,
04:05ce qui était absurde si on voulait prendre Kiev.
04:08Alors pourquoi ont-ils fait au début au moins ?
04:10C'était une diversion, parce que l'important pour eux, c'était d'occuper le sud pour protéger la Crimée.
04:18Et en faisant ça, ils ont évité la jonction de l'armée ukrainienne qui était en train de se constituer
04:25à Kiev
04:25avec celle qui était déjà dans le sud-est.
04:29Mais en fait, ils n'ont jamais voulu.
04:31Et d'ailleurs, ils ont lancé mi-mars 2022 deux kinzals, deux missiles hypersoniques.
04:37Les Ukrainiens ont eu très peur et ont voulu traiter.
04:39Ils ont voulu traiter, c'est l'accord d'Istanbul, que les Américains et les Britanniques ont empêché.
04:45Donc, c'est pour ça, pardonnez-moi, je vous interrompais pour vous dire ça.
04:48C'est quoi les buts de guerre, en fait ?
04:50Les buts de guerre, c'est d'obtenir la neutralisation de l'Ukraine, sa démilitarisation.
04:55C'est d'obtenir le fait que l'Ukraine soit débarrassée des néo-nazis néo-fascistes,
05:01qui sont une réalité, c'est pas de la propagande russe.
05:04Mais bien sûr, bien sûr.
05:07J'étais en Ukraine il y a 20 ans, c'est pas des gens sympathiques.
05:10D'accord.
05:10C'est pas des gens sympathiques, c'est des gens qui vous expliquent qu'ils sont les vrais slaves,
05:16que les Russes sont des Asiatiques et qu'il faut exterminer les Russes.
05:20Ah oui, oui, non, c'est des choses sérieuses.
05:23C'est pas parce que Poutine dit quelque chose que c'est toujours de la propagande.
05:26Et donc, c'était les objectifs.
05:28Bon, et alors, à partir de là, les Russes se sont accommodés du fait que, comme le disait Laurent,
05:36l'Occident, l'Europe, les Etats-Unis veulent une guerre sans fin.
05:40Et donc, c'est pour ça qu'ils n'ont pas forcé le rythme.
05:44Parce qu'une guerre sans fin, ils peuvent s'y épuiser assez vite, surtout qu'ils ne sont que 145
05:49millions d'habitants.
05:50Et puis, par ailleurs...
05:52J'ai pas compris. Les Russes risquent de s'épuiser à une guerre sans fin ?
05:56Ah bah, forcément. Forcément. Contre l'ensemble de l'OTAN.
05:59Contre l'ensemble de l'OTAN.
06:00Donc, l'idée, c'était de ne pas rentrer dans la logique des Occidentaux.
06:04La logique des Occidentaux, c'était entraîner la Russie dans une escalade.
06:10Un nouvel Afghanistan, en fait, c'était ça.
06:12Et même si ça devait durer 10 ans, comme dans les années 80, on humilierait les Russes à cause de
06:18ça.
06:18Et donc, c'est pas parti pour durer 10 ans, parce que finalement, c'est aujourd'hui, ou demain, ou
06:24hier, je sais plus, l'anniversaire de l'invasion.
06:27Ça fait 4 ans, donc on rentre dans la 5e année.
06:30C'est-à-dire qu'on est déjà sur un conflit qui est plus long que les deux conflits mondiaux.
06:35Oui, pas tout à fait, mais pas que la Deuxième Guerre mondiale.
06:39Mais en tout cas, alors juste pour finir là-dessus, le grand débat en ce moment à Moscou, c'est
06:46faut-il monter en puissance pour terminer la guerre ?
06:51Ce qui oblige à faire une conscription et à sortir du camp d'Ontario.
06:54Non, pas forcément, ils ont les moyens de frapper, puis surtout l'armée ukrainienne est épuisée.
06:59Parce que ce qu'on ne dit pas, c'est qu'en fait, aujourd'hui, le ratio des pertes russe
07:05-ukrainien,
07:06il est d'un Russe pour 10 Ukrainiens qui tombent sur le champ de bataille, au moins, si ce n
07:10'est pas plus.
07:11C'est drôle, parce que ce que vous dites comme chiffres, c'est pas du tout les chiffres qui circulent.
07:15Alors, bien entendu, on est dans le brouillard de la guerre et la propagande.
07:18À la différence des médias mainstream, je ne recopie pas, sans réfléchir, les communiqués du MI6.
07:25Voilà, c'est ma différence avec un journaliste mainstream.
07:28Éric Richard-Moz, vous êtes sur cette ligne-là, ou vous pensez que finalement, il y a d'autres issues
07:33à la guerre que la victoire russe absolue,
07:36et la rédition, la neutralisation ?
07:38Il n'y aura pas de victoire absolue de quelque camp que ce soit.
07:42Il y a beaucoup de perdants dans cette histoire.
07:45Il y a des morts catastrophiques.
07:48C'était une guerre qui a été pourtant évitable si on n'avait pas été avec les États-Unis, avec
07:54les Britanniques,
07:54qui ont tout fait pour cette guerre.
07:56Et derrière, les Européens, la Commission européenne, qui en a fait quelque chose d'existentiel,
07:59puisque la Commission européenne et les Européistes ont vu cette guerre comme étant une nouvelle façon de légitimer l'Union
08:06européenne en tant qu'État,
08:08potentiellement avec son armée, potentiellement avec son arme nucléaire, et ainsi de suite.
08:11Donc pour les Européistes, pour les Euro-Gaga, cette guerre est un trésor qu'ils ont envie de perpétuer encore,
08:18encore et encore.
08:19Concernant les chiffres, ça, en période de guerre, quelles que soient les opinions qu'on peut avoir, il y a
08:23toujours des guerres de chiffres.
08:24La vérité est la première victime de la guerre, etc.
08:27Ce qui est certain, côté ukrainien, c'est qu'ils ont de plus en plus de mal à trouver des
08:32conscrits, justement.
08:34Il y a des enlèvements dans toute une partie du territoire ukrainien pour trouver des jeunes hommes.
08:39Les chiffres aussi, en termes de population, montrent qu'il y a eu une fuite de millions et de millions
08:44d'habitants.
08:44Effectivement, au début de la guerre, l'ordre de grandeur, c'était...
08:47Des deux côtés, d'ailleurs. Il y a beaucoup de Russes qui se sont exilés, et il y a beaucoup
08:51d'Ukrainiens qui se sont exilés.
08:52Et en Allemagne, en Pologne, on peut...
08:54Pas du tout dans les mêmes proportions.
08:58Là, l'Ukraine, on parle de plusieurs dizaines de pourcents de leur population qui sont partis ou qui sont morts.
09:04Beaucoup partis.
09:05Mais on le sait, puisque notamment avec les statistiques, la consommation de sel dans un territoire donné est un très
09:12bon proxy pour savoir quelle est la position réelle.
09:14Très intéressant. J'ai jamais entendu.
09:15Ça coûte pas très cher.
09:16Oui, c'est un indicateur.
09:16C'est un indicateur intéressant.
09:18Donc, presque la moitié de la population ukrainienne est à forcerie de la population jeune, capable soit de se battre,
09:25soit d'avoir des enfants, soit de contribuer à l'activité économique, est déjà partie.
09:31Sans compter le fait que toute une partie de l'Ukraine, telle qu'elle était dans ses frontières de la
09:36fin de l'Union soviétique, est aujourd'hui rattachée à la Russie depuis les référendums, etc.
09:41Donc, le pays est détruit. Ça a coûté très cher aux Russes, aux Européens. Nous, on nous fait les poches
09:47jour après jour, mois après mois, pour des nouveaux soi-disant prêts.
09:51Mais c'est des prêts que l'Ukraine ne sera jamais en capacité d'entrer.
09:54Oui, parce qu'on parle d'une reconstruction à 550 milliards.
09:59Oui, à peu près.
10:00C'est des prêts.
10:01Et donc, là, on s'accorde pour prêter, je crois, enfin, je dirais, l'Europe s'accorde pour prêter 90
10:06milliards.
10:07Le dernier paquet, 90 milliards.
10:08C'est-à-dire, c'est le pays le plus corrompu d'Europe. Et en plus, dans les conditions, dans
10:13les petites lignes, etc., il y a un certain nombre de prêts qui sont conditionnés au fait que la Russie,
10:17après la guerre, paye des compensations de guerre à l'Ukraine.
10:21Chose qui n'arrivera jamais.
10:23Il y a le trésor des 200 milliards de Bruxelles, quand même, qui risque...
10:27C'est pas possible de toucher à ça.
10:29C'est pas possible.
10:30Si on touche au trésor des 200 milliards qui appartient aux Russes, on déstabilise complètement... On anéantit la crédibilité...
10:39On parle de Clearstream, hein, c'est cet endroit.
10:40On a anéantit la crédibilité des Européens en tant que réceptacle d'investissement international.
10:48C'est-à-dire qu'à ce moment-là, vous allez avoir des retraits de capitaux de la part de
10:53toutes sortes de dépositaires, comme les monarchies du Golfe, par exemple,
10:57qui vont penser que, sous le coup d'une disgrâce toujours possible, vu l'église droit de l'homiste qu
11:08'est l'Union Européenne,
11:09qui est dans un délire permanent, eh bien, ces investisseurs vont retirer leur argent et vont le mettre en Chine
11:19ou ailleurs.
11:21– Vous pensez que les investisseurs auraient plus confiance en la Chine plutôt qu'en l'Union Européenne ?
11:28– Oui, oui. – Ils avaient leurs intérêts.
11:31– Oh, combien, oui. Parce que les Chinois ne font pas n'importe quoi.
11:34– Il y a une vieille loi dans la guerre. – Oui, allez-y. Juste un mot, parce qu'il
11:37y a Claude qui n'a pas parlé.
11:38– Il y a une vieille loi des nations qui est qu'on ne confisque jamais les actifs de l
11:43'autre avant un traité de paix et la question des réparations.
11:46– Non, mais c'est dans ce cadre-là. Je pense qu'à peu près tout le monde a compris
11:51que les ballons d'essai qui ont été envoyés il y a quelques mois sur
11:54« il y a ce trésor, prenons-le tout de suite », a priori, ça, ça n'aura pas lieu.
11:59– Il n'est pas gratuit, de toute façon, ce trésor. Ce n'est pas un trésor qu'on peut
12:02prendre sans conséquences, en fait.
12:03Même s'il était pris, ça aurait des conséquences de court, moyen et long terme bien plus importantes, notamment, effectivement,
12:09sur la confiance.
12:10– Mais Édouard disait qu'il y avait une règle, et c'est tout à fait vrai, qu'on ne
12:14prend pas le trésor avant le règlement de paix,
12:18mais une fois que la paix sera faite, il faudra signer.
12:19– Oui, mais c'est un accord à ce moment-là. C'est un accord qui est signé par les
12:22deux parties.
12:23– Oui, mais il va bien falloir payer la réconciliation.
12:24– Oui, mais ce ne sont pas les Russes qui vont payer pour les destructions causées par les Occidentaux.
12:28– Petit rappel, on n'est pas en guerre avec la France, n'est pas en guerre avec la Russie.
12:31Aucun pays de l'Union Européenne n'est en guerre avec la Russie.
12:33– Oui, il faut le rappeler quand même, ce n'est pas un conflit qui concerne l'Union Européenne.
12:38Donc là, pourquoi est-ce qu'on se saignerait, pourquoi est-ce qu'on enverrait valdinguer tous les investisseurs du
12:43monde ?
12:43Si on commence à dire qu'on ne prend les fonds que de pays qui sont tout à fait parfaits
12:48du point de vue de Bruxelles
12:49et de la Sainte Trinité Européiste, à ce moment-là, plus personne ne va vouloir investir.
12:53Parce que déjà, même au niveau de l'Union Européenne, la Commission est la première à aller chercher les poux
12:58à Orban, à Fico,
12:59pour leur dire qu'ils ne sont pas tout à fait bien sur le doigt, sur la couture du pantalon.
13:03Si on veut être attractif du point de vue des investissements, il faut être en mesure d'avoir une crédibilité,
13:09quelles que soient les guerres, etc.
13:10– Claude, quel est votre point de vue sur… Là, on va plutôt parler des pistes de paix, si vous
13:16voulez bien, ou sur la possibilité d'arriver à la paix.
13:19– Eh bien, ça tombe bien, parce que c'est exactement ce que je voulais développer.
13:22Et il y a des signes, malheureusement, très inquiétants, que si la paix n'est pas signée en 2026,
13:27eh bien, la paix risque d'être signée très longtemps, mais voire même imposée.
13:34– Alors, expliquez-moi ça, 2026, pourquoi ce serait la paix ?
13:36– Je vous explique, parce qu'en 2027, le président lituanien va présider, donc, l'Europe.
13:44– C'est pour six mois, hein ?
13:46– Oui, d'accord, justement, mais le président…
13:48– C'est d'ailleurs même pas qui préside l'Europe actuellement. Quelqu'un a une idée ?
13:51– C'est Mélanie, je crois.
13:53– Ok, Mélanie, très bien.
13:54– Le président lituanien a déclaré qu'il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l
13:59'Ukraine soit intégrée à l'UE.
14:03Tout. Ça veut dire que pendant ces six mois, il va faire tout son possible pour que l'UE fasse
14:07partie intégrée.
14:08– C'est pas si simple, mais enfin bon…
14:10– Non, non, c'est pas si simple, mais ça fait plusieurs fois qu'ils en parlent.
14:12– Et là, le président lituanien, il est fermement décisif.
14:16– C'est son agenda. Donc, il faut que ça se fasse en 26 ?
14:18– Voilà.
14:19– Ça, c'est l'intérêt de la Russie, du coup, de le faire en 26 ?
14:22– C'est ça que vous dites ?
14:23– Oui, c'est l'intérêt de la Russie, c'est aussi l'intérêt du peuple ukrainien et du peuple
14:28russe.
14:28– Bien entendu.
14:29– De toute façon, il y a à peu près quand même 1,2 million de victimes.
14:32– Donc, il faut le faire en 26 avant que la Lituanie prenne la tête de l'Europe ?
14:36– Oui, et il y a un autre…
14:37– Premier élément, donnez-moi d'autres, s'il vous plaît, donnez-moi d'autres munitions.
14:40– Premier élément. Le deuxième élément, c'est que la Grande-Bretagne et la France
14:44veulent fournir la bombe atomique à l'Ukraine.
14:48C'est dans les tuyaux, c'est ce qui vient…
14:49– Fournir la bombe atomique ?
14:50– Oui, absolument. C'est ce qui vient d'être déclaré par Emmanuel Macron
14:54et c'est ce qui vient d'être déclaré par Kerstarmer.
14:56Berlin, merde, donc, pour l'instant se retire.
15:00– Je n'ai pas entendu ça du tout, ni du président français, ni du Premier ministre.
15:04– C'est dans les tuyaux, ça vient de passer.
15:06Et Zelensky vient d'en rajouter une couche, là, hier ou avant-hier,
15:09en disant que de toute façon, il veut revenir sur les accords.
15:12– Quelles sont vos sources ?
15:13– Les mêmes en radome depuis Dapest en 1994.
15:15– Ah ben, je l'ai vu passer là sur X, je l'ai vu passer sur une dépêche, etc.
15:21– Soignons précis, Emmanuel Macron et Kerstarmer auraient dit…
15:25– Il sait dans leur intention, oui, oui, implicitement, vous pouvez…
15:31– Les Russes l'ont dit, le service extérieur russe a parlé de ça hier ou avant-hier.
15:36– Hier ou avant-hier, c'est ça.
15:37– Et Vladimir Poutine, lui-même, est intervenu sur le sujet.
15:41– Mais de quoi ? De fournir la bombe atomique à l'Ukraine ?
15:45– J'en reparlerai dans mon coup de gueule tout à l'heure.
15:47– Ok, mais si on fournit la bombe atomique à l'Ukraine, là, je voudrais qu'on s'arrête là
15:51-dessus,
15:51parce que si on fournit la bombe atomique à l'Ukraine, elle a intérêt à s'en servir,
15:54mais ça veut dire qu'il y a vitrification des deux côtés, ils n'en parlent plus.
15:59– C'est ce que risque de faire voler Dimir Zelensky, parce que de toute façon, lui,
16:02son intérêt, c'est que la guerre continue.
16:06– Oui.
16:08– Deuxième argument, troisième argument.
16:09Claude, je voudrais juste qu'on construise ça, parce que ça, vous me surprenez.
16:14– Mais…
16:14– Ce n'est pas la première fois, c'est pour ça que vous êtes réinvité.
16:17– Alors ?
16:17– Ça, c'est gentil.
16:20Après, il y a un autre argument, pourquoi Zelensky va absolument continuer la guerre,
16:23parce qu'il sait très bien que s'il y a un accord de paix qui va être signé,
16:26il sera obligé d'organiser des nouvelles élections.
16:28– Bien sûr.
16:29– Les nouvelles élections, il ne va certainement pas être réélu,
16:31parce qu'il y a quand même un bon nombre d'Ukrainiens qui ne le voient pas d'un très
16:34bon oeil.
16:35– C'est possible.
16:35– Et s'il n'a plus…
16:36– Dans tous les cas, après une paix, celui qui a signé la paix, type Churchill,
16:41n'est que très rarement récompensé.
16:43– Voilà.
16:43– Donc, ce n'est pas nouveau.
16:44– Alors après, Zelensky ne bénéficiera plus de l'immunité parlementaire,
16:49donc automatiquement, il risquera d'être jugé pour crime de guerre,
16:51parce qu'il y en a, et il risquera d'être jugé pour corruption.
16:54Et ça, il n'a à mon avis pas très envie.
16:56Mais alors pas du tout envie.
16:58C'est peut-être pour ça qu'il a mauvaise mine, d'ailleurs,
17:00Volodymyr Zelensky en ce moment-là.
17:01– Donc, ce qui vous fait dire tout ça,
17:03c'est que c'est 2026 la fenêtre pour signature ?
17:06– Malheureusement, j'en ai bien peur, parce que le président lui…
17:08– C'est plutôt une bonne nouvelle, non ?
17:09Vous êtes plutôt partisan de la paix.
17:11– Oui, moi je suis partisan de la paix.
17:13– Vous êtes d'accord sur cette fenêtre 2026 ?
17:16– Non, je ne suis pas d'accord au sens où je pense que l'armée ukrainienne va s'effondrer,
17:21et que de toute façon, aujourd'hui, c'est les armes qui vont parler sur le terrain,
17:25et qu'il y a un moment où la Russie dictera ses conditions.
17:27Alors, est-ce que c'est 2026, 2027 ?
17:29Je pense que ça sera en 2026.
17:30– Oui, mais attention, si l'Ukraine rentre dans l'UE,
17:35automatiquement, les accords financiers et militaires vont être décuplés.
17:38– Ça ne pourra pas se faire d'ici là.
17:39– Vu la difficulté pour rentrer…
17:41– Moi, je serais russe, je voudrais faire éclater l'UE,
17:44je laisserais faire le processus pour faire entrer l'Ukraine dans l'UE.
17:47Parce que vous imaginez les paysans français,
17:49quand on va leur expliquer que les produits agricoles ukrainiens vont remplacer les leurs.
17:54– C'est ce qui se passe déjà.
17:55– Mais là, ça va devenir visible.
17:59Donc, je pense que c'est…
18:00Mais voilà, j'entends ce que vous dites,
18:02mais je crois qu'on n'est plus dans une optique de négociation aujourd'hui.
18:06En plus, Trump a raté le créneau de la paix,
18:08et donc, je pense que maintenant, ça va se juger sur le terrain.
18:13– Les Russes peuvent jouer la montre.
18:14– Excusez-moi, Édouard, mais cette histoire d'effondrement de l'armée ukrainienne,
18:20je l'entends depuis 3-4 ans, et finalement, ça n'arrive pas.
18:25– C'est comme les falaises qui ne bougent pas, les vagues les travaillent,
18:29et à un moment donné, elles s'effondrent d'un coup.
18:30Vous savez, c'est l'armée allemande de 1918,
18:35c'était le thème de la discorde chez l'ennemi, le livre de De Gaulle,
18:39qui avait étudié depuis son camp de prisonniers la presse allemande,
18:43et qui avait bien vu comment, à un moment donné,
18:46le moral de la nation allemande s'est effondré d'un coup.
18:51Et le moral donc de l'armée…
18:52– Sauf que l'Allemagne était, pardonnez-moi, envahisseur de la France,
18:55alors que là, c'est l'Ukraine qui est envahie,
18:57donc c'est plutôt un peuple qui est en résistance.
19:00– Oui, mais indépendamment de résistance ou pas,
19:03vous savez, c'est comme les matériaux, la psychologie des peuples.
19:08Il y a une résistance des matériaux,
19:09il y a une résistance de la psychologie des peuples.
19:12À un moment donné, la limite est dépassée.
19:14– Les Russes, actuellement, sur le terrain des armes,
19:16les Russes sont actuellement en position de force,
19:18puisque certes, ils progressent à un rythme relativement…
19:21– Ils grignotent, depuis 2025, ils ont gagné 0,2% du territoire ukrainien,
19:26ce qui n'est pas beaucoup quand même,
19:28pour la première armée du monde, ou la deuxième, ou la troisième…
19:31– Ce n'est pas l'objectif, ce n'est pas territorial.
19:33– Ils veulent affaiblir jusqu'à la rupture du front,
19:37sachant qu'eux peuvent se permettre de jouer la montre,
19:41notamment parce que ça leur coûte moins cher
19:45que ce que ça coûte à l'Ukraine en termes de capacité militaire.
19:48– Surtout, ils ont transformé leur économie pour la tourner entièrement vers l'effort de guerre.
19:52– Tout n'est pas non plus parfait dans leur économie, etc.,
19:54mais ils souffrent beaucoup moins en face.
19:56Et puis aussi, ils ont fait, malgré tout, un certain nombre de sacrifices financiers,
20:00de nombre de vies également,
20:01et une partie de l'opinion publique russe verrait mal le fait de faire la paix
20:07sans avoir eu toute la côte jusqu'à Odessa.
20:10potentiellement, s'ils se disent que, tiens, peut-être quelques mois de guerre de plus,
20:14ça me permettrait d'avoir toute la côte en grande partie russophone ukrainienne
20:19et de ne laisser que la partie occidentale de l'Ukraine,
20:24qui n'a jamais été pro-russe et qui n'est pas du tout pareil civilisationnellement,
20:29ça peut s'envigérer de ce côté-là.
20:32– Et puis on ne voit pas les républiques populaires du Donetsk et de Lugansk,
20:36tout d'un coup, se dire, mince, on ne va être plus…
20:39– Ils sont en guerre depuis 12 ans.
20:40– Ils sont en guerre depuis 12 ans, quand même.
20:42– Bien sûr.
20:42– Et pour être allé quand même dans le Donbass en septembre l'année dernière,
20:45parce que j'ai participé à un presto et j'ai été immergé pendant trois jours dans le Donbass,
20:50eh bien, c'est vrai que…
20:51– Vous m'apprenez quelque chose ?
20:53– Eh bien, oui.
20:54– Quand était-ce ?
20:55– Septembre l'année dernière, septembre 2025,
20:58je suis parti, invité dans un presto, là-bas,
21:01nous étions trois francophones,
21:05et donc, nous avons été immergés pendant trois jours,
21:08donc, à Donetsk, à Gorlovka, une cité martyr, Mariupol,
21:14nous avons rencontré aussi une armée ukrainienne,
21:18mais qui se bat aux côtés des forces russes,
21:20parce que ça aussi, beaucoup d'Occidentaux ne le savent pas.
21:22– Il y a des Ukrainiens qui ont…
21:24– Il y a des Ukrainiens qui se battent pour que leur pays soit libre,
21:27mais ils ne se battent pas aux côtés de Volodymyr Zelensky et de l'OTAN.
21:31– Et c'est notamment, nous avons été immergés pendant une demi-journée
21:34au sein du bataillon Crivinos, voilà.
21:37– D'accord, mais alors, juste, le temps est écoulé,
21:40je vous sens très pessimiste, en fait, tous les quatre,
21:43sur l'issue du conflit,
21:46parce que soit à espérer un effondrement,
21:50mais encore une fois, je l'entends depuis quatre ans,
21:52cet effondrement qui n'arrive pas,
21:54j'entends la théorie de la falaise ou de la résistance des matériaux,
21:58ça, c'est indéniable,
21:59– Mais je vous sens très pessimiste.
22:01– Non, moi je ne suis pas…
22:03– Je ne suis pas pessimiste, pardon, Claudie.
22:06– Oui, je pense que, moi je suis un peu pessimiste,
22:08parce que quand je vois les efforts que nos dirigeants occidentaux font
22:11avec Volodymyr Zelensky pour que l'intraité de paix ne se signe pas,
22:15et que malheureusement, jour après jour,
22:18l'actualité nous montre qu'effectivement,
22:20ils ne veulent pas que la paix s'instaure.
22:21– Et puis il y a une raison aussi économique,
22:23les actions de Thalès, de Rennes-Métal, de Léonardie,
22:27les complexes militaires…
22:28– Ça c'est certain, tout le monde en bénéficie.
22:30– Ne se sont jamais aussi bien portés.
22:31– Et pas seulement les Américains, vous avez raison.
22:34– Non, je…
22:34– Édouard, et vous aurez le mot de la fin sur ce sujet.
22:36– Voilà, moi je ne suis pas pessimiste,
22:38au sens où la Russie va gagner cette guerre,
22:40moi je l'ai dit dès avril 2022,
22:42donc je veux dire, voilà, il y a des fois où on a raison,
22:46la Russie va gagner la guerre,
22:48elle a mis la majorité de l'opinion mondiale de son côté,
22:51donc de son point de vue, il n'y a pas de problème.
22:54Non, alors là où je serais pessimiste,
22:56c'est pour l'Europe occidentale,
22:58et puis c'est pour des conséquences qu'on n'a pas du tout vues.
23:01Parce que quand on aura,
23:02je parlais des bataillons néo-nazis tout à l'heure,
23:05quand ces gens désœuvrés ne sauront plus quoi faire,
23:08ils n'auront plus où se battre,
23:09ils vont arriver en Occident,
23:10ils vont être embauchés pour être dans des services de sécurité,
23:13des services d'ordre d'entreprise,
23:14ou bien pour être un vivier terroriste employé en Europe
23:20ou ailleurs dans le monde,
23:21là on va commencer, nous, à rigoler.
23:23Parce qu'on va voir qu'on a laissé se construire.
23:26Je crois que c'est sur vous pour remonter le moral.
23:28On a laissé se construire n'importe quoi.
23:31Et puis la dernière chose qu'il faut dire aussi,
23:34c'est qu'il y a des choses dont on ne parle pas,
23:36mais les trafics d'armes,
23:37parce que la corruption ukrainienne, elle est gigantesque.
23:40Combien d'armes sont parvenues à l'armée ukrainienne ?
23:42Combien se sont retrouvées dans les autres conflits mondiaux ?
23:46C'est là qu'il faut être pessimiste.
23:48Nouvelle Yougoslavie XXL.
23:49Voilà, c'est une nouvelle Yougoslavie,
23:50parce que les armes circulent depuis l'histoire de la Yougoslavie.
23:53Ok, écoutez, nous nous retrouvons dans quelques secondes
23:56pour le deuxième sujet, ça va être beaucoup plus rigolo.
23:59A tout de suite.
24:14La mort de Quentin de Ranque,
24:17assassinée par des militants de l'ultra-gauche liés à LFI,
24:21est-ce que ça marque un tournant dans la stigmatisation ?
24:26Ce qu'on pourrait appeler un renversement du stigmate.
24:29Avant, c'était le RN et tous les partis dans cette mouvance-là,
24:33qui étaient totalement stigmatisés et victimes du Front Républicain.
24:39Et maintenant, j'ai le sentiment qu'on est en train d'assister
24:42exactement, à l'inverse, au détriment de LFI.
24:46Edouard, c'est vous qui prenez la parole en premier.
24:49Oui, alors, si je peux d'abord exprimer une position personnelle,
24:54je suis très mal à l'aise face à toute cette affaire.
24:57D'abord parce que la mort d'un jeune de 23 ans, c'est atroce.
25:00Mais je dirais la même chose si c'était un gars de la jeune garde
25:02qui s'était retrouvé au sol.
25:04Je pense qu'il y a une irresponsabilité des partis politiques.
25:08Il y a une irresponsabilité de la police aussi.
25:10Parce que, franchement, quand on n'ait pas mis de la police,
25:13alors qu'on savait forcément qu'il y avait deux bandes
25:16qui allaient s'affronter, c'est ce que montrent les vidéos,
25:19c'est scandaleux.
25:20Ça veut dire...
25:21Vous pensez que c'est la police qui est responsable de ce qui s'est passé ?
25:23Non, je veux dire que le pouvoir est négligent.
25:26Le pouvoir a été négligent.
25:27On ne laisse pas une baston comme ça, une rixe,
25:32surtout qu'il y a eu deux phases.
25:34Ensuite, on ne sait pas très bien ce qui se passe
25:36jusqu'à l'épisode de la mort de Quentin Deranque.
25:40Et puis, si vous voulez, là où je dis aussi
25:42que les partis sont responsables,
25:44alors je vais peut-être être en porte-à-faux par rapport à vous tous,
25:48mais c'est totalement stupide d'encourager une manifestation
25:52contre une conférence de Rima Hassan.
25:53Elle aurait dû être interdite, la conférence, la manifestation ?
25:58Personnellement...
25:59Et la manifestation en hommage à Quentin Deranque ?
26:01Tout aurait dû être interdit.
26:03Parce que ça fait sortir des trucs très mauvais de la société française.
26:07Donc il aurait fallu, bien sûr, éviter les attroupements
26:11en lien avec la conférence.
26:13Je ne pense pas qu'il fallait interdire la conférence
26:15parce que je ne vois pas au nom de quoi on l'interdirait.
26:17Ça, je suis aussi en porte-à-faux,
26:18mais je dis ça comme ancien vice-président d'université,
26:21comme ancien directeur d'école.
26:22Je ne vois pas au nom de quoi on interdit à des étudiants
26:25d'organiser des débats politiques.
26:26Et pourquoi est-ce qu'il y aurait un OUKAS sur Israël et la Palestine ?
26:30Moi, je n'ai aucun problème avec ça.
26:34Mais en plus, je dirais...
26:36Alors on va reparler de la stigmatisation,
26:38mais en plus, il y a quelque chose d'extrêmement malsain
26:40dans la haine développée vis-à-vis de Rima Hassan,
26:43fille de réfugiés palestiniens.
26:44On a le droit de ne pas l'aimer.
26:45Mais en revanche, de l'insulter comme on le fait
26:47et surtout d'encourager du Rima Hassan bashing,
26:50ce n'est pas bien.
26:51Donc moi, j'aurais laissé faire la conférence.
26:53En revanche, je pense qu'il aurait fallu que la police soit là
26:55pour empêcher la RICS.
26:57Et c'est la raison pour laquelle je trouve qu'ensuite,
26:59toute la récupération qui en est faite par le système politique,
27:04mais je n'utilise pas l'expression avec un grand S,
27:07c'est par la classe politique,
27:08pour en faire ce que vous dites.
27:10C'est-à-dire qu'il y a dix ans,
27:12on se serait retourné contre l'extrême droite
27:14et aujourd'hui, on se retourne contre l'extrême gauche.
27:17Bon, c'est de la manie politique.
27:19Mais enfin, au bout du compte,
27:20c'est quand même des jeunes qu'on dresse les uns contre les autres.
27:23Vous êtes, Éric, sur cette position
27:26qui consiste à dire, en gros,
27:29elle est finie et pour rien,
27:30et que c'est presque la police.
27:32Je vous caricature.
27:33Vous caricaturez mon point de vue.
27:34Je vous caricature, mais...
27:36En tous les cas, LFI n'est pas responsable.
27:39Non, je ne dis pas qu'LFI n'est pas responsable.
27:41Je dis que tous les partis sont responsables
27:43de cette surenchère
27:44et du fait de lâcher des jeunes les uns contre les autres.
27:48Ce n'est pas une question de LFI par responsable
27:50et quoi que ce soit.
27:51LFI a eu l'occasion énormément de fois
27:53de marquer leur soutien à la jeune garde
27:56et à toutes les mouvances antifa en général
27:58en faisant élire notamment...
27:59Arnaud, un des députés.
28:01Voilà, Arnaud, effectivement.
28:01Arnaud, un des députés.
28:03De Vaucluse, d'Avignon plus précisément.
28:05Donc ça, ils ne sont absolument pas à dédouaner.
28:09Mais par contre, effectivement,
28:10le préfet aurait dû faire quelque chose.
28:12Il y a des manifestations.
28:13Il y a beaucoup de manifestations
28:14dans lesquelles il y a plus de policiers
28:16ou de gendarmes que de manifestants.
28:19Là, le choix a été fait de ne rien faire
28:23alors qu'on sait très bien
28:24qu'on est en période d'élection
28:26aussi bien municipale que pré-présidentielle.
28:29On sait très bien que Lyon,
28:31traditionnellement, est une ville à couteau tiré
28:33entre des jeunesses très à droite
28:35et des jeunesses très à gauche.
28:38Rima Hassan, on sait très bien
28:39qu'elle est la cible d'énormément de personnes
28:42dans les mouvances de droite et très à droite.
28:44Donc, c'était certain qu'il y avait un terreau
28:48pour quelque chose.
28:48Donc, le préfet n'a pas fait son travail.
28:51Et qui est gagnant dans tout ça ?
28:53Le camp macroniste extrême-centriste
28:55est très, très content de pouvoir mettre
28:56dos à dos, extrême droite, extrême gauche.
28:59Alors, certes...
29:00En l'espèce, pardon,
29:01mais le renversement du stigmate
29:03ne met pas l'extrême droite
29:05et l'extrême gauche dos à dos.
29:07Elle, d'une certaine manière,
29:09elle libère l'extrême droite
29:11du stigmate qu'elle partait
29:13pour le renverser au détriment
29:15de l'EFI.
29:16Il y a un passif très, très élevé
29:18du côté extrême droite,
29:20entre guillemets.
29:20Donc, il y a encore beaucoup de choses à faire.
29:22Mais là, dans cette histoire,
29:23Macron peut se dire, tiens,
29:24je les renvoie dos à dos,
29:26effectivement,
29:26en étant plus sur LFI.
29:28Mais cette bascule
29:30qui arrange le camp centriste,
29:32macroniste, extrême-centriste,
29:34est très content de cela
29:35puisqu'il veut tout faire
29:37pour polariser un maximum,
29:40renvoyer dos à dos
29:41ce qui est sur sa droite,
29:42ce qui est sur sa gauche,
29:43pour être en bonne position
29:45de deuxième tour
29:46pour la prochaine élection présidentielle.
29:47Mais le renversement du stigmate
29:49dont on est en train de parler
29:51n'a pas commencé en janvier
29:55ou au début février.
29:56C'est sûr.
29:57Il se concrétise d'une certaine manière.
29:59Je pense qu'il se concrétise davantage
30:00depuis le 7 octobre
30:04et les massacres israéliens à Gaza.
30:06On se souvient de la manifestation
30:08qu'il y avait eu post-7 octobre
30:10en soutien aux victimes israéliennes
30:13où là, pour la première fois,
30:14dans une manifestation
30:16presque digne du 11 janvier
30:18post-attentat de 2015,
30:21la France insoumise
30:22était quasiment exclue
30:24de cette manifestation
30:25alors même que le RN,
30:27pour la première fois,
30:28a été mis dans l'axe républicain.
30:30Mais là, ça va plus loin
30:31dans cette même.
30:31Mais je pense que depuis le 7 octobre,
30:34on était déjà sur cela.
30:37On s'est lancé là.
30:39Laurent,
30:40dont vous nous avez confessé
30:41hors antenne
30:42que votre jeunesse
30:43a été tumultueuse,
30:44est-ce que vous êtes sur la position
30:46d'Edouard Husson
30:47qui dit qu'en gros,
30:48la manif de la gauche
30:50et la manif de la droite
30:51en hommage à Quentin de Ranque
30:53auraient dû être
30:54toutes les deux interdites ?
30:55Alors,
30:57je ne suis pas sûr, non,
30:59qu'il faille interdire
31:00un hommage à Amor.
31:03Mais je constate une chose,
31:05c'est qu'on importe
31:06les conflits du monde entier
31:08dans notre beau pays.
31:11Et effectivement,
31:13c'est aussi les inconvénients
31:15du multiculturalisme,
31:16c'est qu'il est belligène.
31:18En effet, que voit-on ?
31:20On voit que notre pays
31:22est une arène
31:24où s'affrontent
31:25des causes
31:26diverses et variées.
31:28Et je dirais
31:29qu'il y a
31:30dans la société française
31:31un climat de violence
31:33qui s'épaissit,
31:34qui s'intensifie
31:35et qui atteint
31:38à des températures
31:40très inquiétantes.
31:41Vous avez le sentiment
31:42que la société française
31:44est plus violente
31:45dans son état d'esprit,
31:47voire dans ses actes,
31:48maintenant,
31:49en 2025-2026,
31:50qu'en 1960-1970,
31:53voire même
31:54entre les deux guerres,
31:55les fameuses
31:57batailles en 1936
31:58ou un petit peu avant.
31:59Disons qu'il est difficile
32:01de faire des comparaisons
32:02avec ces périodes paroxystiques.
32:04Mais je dirais
32:05que depuis
32:07le paroxysme,
32:08je dirais,
32:10de la guerre d'Algérie,
32:11et puis ensuite
32:12de mai 68,
32:13mais enfin,
32:13mai 68...
32:14Mais sauf que mai 68,
32:15il n'y a pas un mort.
32:16J'ai toujours pris ça.
32:17Alors là,
32:17il y a eu un mort déjà.
32:18J'ai toujours pris ça
32:20pour un monôme
32:20d'étudiant bourgeois,
32:21moi.
32:2268,
32:22je n'ai jamais pris ça au sérieux.
32:24Je n'ai jamais pu
32:24prendre ça au sérieux.
32:26Mais ce n'était pas
32:27vraiment méchant,
32:28mais 68.
32:29Et comme vous dites
32:29très justement,
32:30il n'y a pas eu un mort.
32:31Tandis que là,
32:33il y a de la haine.
32:35Je dirais qu'en 68,
32:36il n'y avait pas tellement
32:37de haine.
32:38Ça tenait plus
32:39du chahut étudiant
32:40qu'autre chose.
32:40Le fils à papa gâté,
32:4268.
32:43La lutte des classes,
32:43elle prenait quand même...
32:44Non, mais le Parti communiste
32:46a mis le point final
32:47au monôme étudiant.
32:50C'est ça, 68.
32:52Moscou a donné l'ordre
32:53à un moment donné.
32:54Donc, vous trouvez,
32:55si vous retournez,
32:56vous dites que finalement,
32:58actuellement,
32:58vous avez un sentiment
32:59de beaucoup plus de haine
33:00et d'opposition
33:01entre les gens
33:02que depuis très longtemps.
33:03Et même qu'en 68.
33:05Ah oui, tout à fait.
33:06En 68,
33:07il y avait un côté ludique.
33:09C'est fait de l'amour
33:10par la guerre,
33:11etc.
33:13Aujourd'hui,
33:13il y a de la haine
33:14à l'état brute.
33:16Surtout plus visible, en fait.
33:17J'en parlerai tout à l'heure
33:18dans cette pratique maintenant
33:19qui consiste
33:20la paix dans la tête
33:21des gens à terre.
33:22Jamais on le faisait
33:23en 68.
33:24Claude Janvier,
33:26vous aussi,
33:27vous sentez plus
33:28de haine
33:29ou de violence
33:31latente
33:32ou visible ?
33:33Oui, je rejoins
33:34ce que vient de dire
33:35Laurent Arthur Duplessis,
33:36absolument.
33:37Parce que moi,
33:38j'ai des cheveux blancs aussi,
33:39donc je fais partie
33:40des 68,
33:40Il en reste,
33:41et des blancs.
33:41Il en reste un peu encore.
33:43Et c'est vrai,
33:44c'était violent.
33:45Aussi,
33:45les années 60,
33:4670,
33:46c'était aussi violent.
33:48On ne peut pas jouer
33:50les bisonnours,
33:50c'était quand même
33:51des époques assez violentes.
33:52Mais effectivement,
33:53je vous rejoins
33:55en...
33:56Quand quelqu'un
33:57était à terre,
33:58il n'y avait
33:59pas une dizaine
34:00de personnes
34:01pour s'acharner sur lui
34:02et à lui taper
34:02dans la tête,
34:03et à lui sauter
34:04à pieds joints
34:05sur la tête.
34:06Ça,
34:07moi, honnêtement,
34:08je n'avais jamais
34:08été témoin de ça.
34:09Or,
34:10malheureusement,
34:11de plus en plus,
34:12c'est ça qui se passe.
34:13C'est-à-dire qu'on s'acharne
34:14sur quelqu'un.
34:15Si quelqu'un est parti
34:15avec les cas où,
34:16les cas où,
34:16point barre,
34:17on passe à autre chose.
34:18Et maintenant,
34:19aujourd'hui,
34:20malheureusement,
34:20les gens s'acharnent
34:21de plus en plus.
34:22On veut tuer,
34:23en fait.
34:24Ils veulent tuer,
34:24bien sûr qu'ils veulent tuer.
34:26C'est un acharchement,
34:28c'est un désir volontaire
34:30de tuer la personne
34:31et de s'acharner sur elle.
34:33Ça a très bien fonctionné.
34:34Et c'est horrible.
34:36Se faire tuer,
34:37se faire tuer aujourd'hui
34:38pour des idées,
34:40mon Dieu,
34:40mais non,
34:43c'est intolérable.
34:44Intolérable.
34:45Et d'ailleurs,
34:46je finis là-dessus.
34:48Je présente d'ailleurs
34:49mes condoléances
34:49encore une fois
34:50à la famille.
34:51Je l'ai fait par écrit
34:52à la famille de Quentin
34:53parce que je trouve
34:54ça inadmissible.
34:56Et là,
34:57je rejoins un peu
34:58Édouard aussi,
34:58dans ce sens
35:00que peut-être
35:00la police
35:01aurait peut-être dû
35:02cerner un peu plus
35:04le quartier
35:04et faire très attention
35:05aux deux banderies.
35:06C'est difficile
35:06parce que je me mets
35:08à la place de la police.
35:09On lui a reproché
35:10sa violence
35:10pendant les Gilets jaunes.
35:12À juste titre.
35:13Et maintenant,
35:14on lui reprocherait
35:15une forme de laxisme.
35:16C'est compliqué à entendre.
35:18Il s'agit de deux fois
35:1815 personnes.
35:19Il s'agit de deux fois
35:2015 personnes.
35:21Ce n'est pas très difficile
35:22de gérer tout le pays.
35:24Ils n'ont pas besoin
35:24eux-mêmes
35:25d'être violents.
35:26C'est deux fois 15 personnes
35:28quand même.
35:28C'est ça qui est étonnant.
35:29C'est que la préfecture
35:32du Rhône
35:32n'ait pas fait quelque chose
35:35simplement pour éviter.
35:37C'est des choses
35:38très banales.
35:40Il faut dire,
35:40un affrontement
35:41entre l'extrême droite
35:42et l'extrême gauche,
35:43on trouve ça
35:45dans beaucoup d'occasions
35:46en France
35:47ou ailleurs.
35:47et vous prenez
35:49l'Italie,
35:50vous prenez l'Allemagne,
35:51vous avez un cordon policier
35:52qui empêche
35:52les deux cortèges
35:53de s'affronter.
35:55Et là,
35:56franchement,
35:57moi,
35:58je serai parlementaire.
35:59C'est la question
36:00que je poserai
36:01au gouvernement.
36:01Regardez ça.
36:02Je voudrais qu'on bascule
36:03sur les conséquences
36:04électorales
36:06de ce nouveau stigma
36:07parce que,
36:08malgré tout,
36:09LF se retrouve bien
36:11embarrassés
36:11par cette histoire
36:13et cette nouvelle étiquette
36:14sans parler du fait
36:15que le ministre
36:16de l'Intérieur
36:16lui a mis le label
36:18extrême gauche
36:19qu'il refuse.
36:20Il n'empêche que là,
36:21pour moi,
36:21il y a presque
36:22l'illustration,
36:23d'ailleurs,
36:23du label donné
36:24par le ministre
36:25de l'Intérieur
36:26d'une certaine manière.
36:28Est-ce que ça va avoir
36:29des conséquences électorales ?
36:31Éric Richard-Maud ?
36:32Sur les municipales,
36:33c'est quelque chose
36:34qui rend plus difficile
36:38des unions à gauche
36:39de manière générale
36:40puisque là,
36:40on voit de plus en plus
36:41ce qui,
36:42parfois,
36:43est qualifié
36:43de moïsation
36:45avec un bloc
36:46plutôt de gauche
36:47de rupture
36:48autour de Jean-Luc Mélenchon
36:49et un bloc plutôt...
36:51Moïsation ?
36:51Comme séparer la mer
36:52pour parer en ce milieu ?
36:53Absolument.
36:55Et quelques-uns
36:57au centre
36:58entre les deux
36:58avec les écologistes
37:00Ruffin
37:01qui essayent
37:01de faire coaguler
37:03toute la gauche
37:03mais soyons réalistes,
37:05ce ne sera pas possible...
37:06Donc ça,
37:06c'est les conséquences municipales
37:08sur les alliances
37:09de deuxième tour.
37:09De deuxième tour,
37:10absolument.
37:11Donc ça,
37:11ça rendra ça plus difficile.
37:12Donc ça peut faire
37:14perdre des mairies
37:15ou des potentielles mairies
37:17à...
37:17Sachant que c'est une mauvaise élection
37:19pour LFI
37:19dans tous les cas.
37:20Absolument.
37:20Et pour les présidentielles ?
37:22Pour les présidentielles,
37:23ce n'est pas forcément
37:26extrêmement...
37:26Parce que c'est trop loin ?
37:27Non, pas parce qu'il est trop loin
37:28mais parce qu'il y a quelque chose de...
37:30On parlait de cette version
37:31de stigmate.
37:32Il y a des personnes
37:34qui sont assez peu captées
37:36par les sondages,
37:37qui se réveillent
37:39quelques jours,
37:39quelques semaines
37:40avant les présidentielles,
37:41qui sont souvent
37:43relativement dépolitisées,
37:44qui ne votent pas
37:45à toutes les élections,
37:46qui ne répondent pas forcément
37:47au sondage
37:47et qui,
37:48au dernier moment,
37:49comme le vote caché
37:50de Jean-Marie Le Pen
37:51à l'époque,
37:52il y a de plus en plus
37:53ce phénomène qui...
37:54Le vote caché
37:55en faveur de Jean-Luc Le Pen.
37:56En faveur de LFI.
37:57Ce qui explique...
37:58Ce qui est l'une des choses
37:59qui explique que
37:59dans les sondages,
38:01Jean-Luc Mélenchon est
38:02pour toutes les dernières
38:03élections nationales
38:04sous-estimée.
38:05Très très sous-estimée.
38:06Et au dernier moment,
38:06il a plus 4 points,
38:07plus 5 points
38:08parce qu'il y a une partie
38:09des personnes,
38:09notamment anti-système
38:11à gauche,
38:12qui se disent
38:13tiens,
38:13s'il est complètement
38:15diabolisé,
38:15etc.,
38:16par le système médiatique,
38:17que ce soit
38:18presse publique,
38:19presse privée,
38:19ils vont avoir
38:20de la sympathie pour lui
38:22en tant qu'anti-système
38:23comme il pouvait y en avoir
38:23à une époque
38:24pour Jean-Marie Le Pen.
38:25Je comprends.
38:25Conséquences électorales,
38:27vous les voyez ?
38:28Je crois qu'effectivement,
38:32le concept
38:33du front républicain
38:34et du Conseil national
38:37est à mon avis
38:38un peu mis à mal
38:39parce qu'on voit bien
38:40maintenant le malaise,
38:42par exemple,
38:43d'un certain nombre
38:44d'élus socialistes
38:45qui sont confrontés
38:48aux questions du genre
38:50alors est-ce que
38:51vous allez vous désister
38:53au profit
38:53d'un LFI
38:55face à un rassemblement national
38:56et on sent bien
38:58l'embarras
38:58dans les réponses.
39:00Et effectivement,
39:03le front dit républicain
39:06commence à être
39:07de plus en plus
39:10délégitimé
39:10en quelque sorte.
39:12Est-ce qu'au contraire,
39:13ce n'est pas presque
39:13une opportunité
39:14pour le front républicain ?
39:16On voit bien
39:16que sur le terrain
39:17entre LR
39:18et le Rassemblement national,
39:20il y a de plus en plus
39:21de connexions.
39:22Et donc,
39:22le front républicain
39:24contre le RN
39:25est en train
39:25de se fissurer
39:27grâce à ça
39:28en partie.
39:29C'est renforcé
39:30par ce qui s'est passé
39:32avec la jeune garde
39:32et Quentin Durant.
39:34Vous ne croyez pas ?
39:35Je ne comprends pas bien
39:36votre raisonnement.
39:36Alors, c'est parce que
39:37mon raisonnement
39:37n'est pas juste.
39:39Non, mais c'est bien possible.
39:41Moi, pardon.
39:41Alors, je vais essayer
39:42de l'expliciter.
39:43Peut-être que je suis
39:44à côté de la plaque.
39:45Je suis pris comme ça.
39:47Bon.
39:48Ce que je disais,
39:49c'est que le front républicain
39:50s'appliquait contre le RN.
39:51Oui.
39:52OK ?
39:52On voit bien
39:53qu'il est en train
39:53de se fissurer.
39:54On voit bien
39:55qu'il y a de plus en plus
39:55sur le terrain
39:56DLR particulièrement
39:58qui s'allie
39:59avec le Rassemblement national.
40:01Est-ce que ce front républicain
40:02qui est délégitimé
40:04ne serait pas
40:04plus délégitimé
40:06je vais y arriver
40:07par ce qui s'est passé
40:08avec l'assassinat
40:10de Quentin Durant ?
40:11C'est-à-dire qu'on se rend
40:12bien compte que
40:13finalement, le RN
40:14est dans une forme
40:15d'embourgeoisement,
40:17de légitimisation
40:18et donc LFI
40:19devient le mouton noir.
40:21C'est ça que j'essayais
40:22de dire aussi maladroitement
40:23ou de manière incompréhensible.
40:25C'est-à-dire que ça renforce
40:26d'une certaine façon
40:27la stratégie
40:28de diabolisation
40:29de Marine Le Pen.
40:30Voilà, c'est ça.
40:31C'est l'analyse de beaucoup.
40:33Edouard, vous allez avoir
40:34le mot de la fin.
40:35Alors, moi je vais être
40:35très simplificateur.
40:38S'il y a un deuxième tour
40:40qui est aujourd'hui
40:40peu probable
40:41Marine Le Pen-Mélenchon
40:42je pense que Marine Le Pen gagne.
40:44S'il y a un deuxième tour
40:46Bardella-Mélenchon
40:47je pense que Mélenchon gagne.
40:50Et le...
40:51Mais ce qui vient de se passer
40:52n'empêche pas Mélenchon
40:53d'arriver au deuxième tour ?
40:54Justement, c'est la question.
40:56Est-ce que ça l'empêche
40:57d'arriver au deuxième tour ?
40:58Ou est-ce que ça l'empêche
40:59de gagner un deuxième tour
41:00face à Bardella ?
41:01C'est la question
41:02que je voudrais poser.
41:02Parce que pour moi
41:04et je comprends tout à fait
41:06ce qui était dit tout à l'heure
41:06sur ces électeurs cachés
41:09et sur cette dynamique
41:10spécifique de la présidentielle
41:11et d'ailleurs Mélenchon
41:13joue la présidentielle.
41:14Et je pense qu'il y a eu
41:15face à l'événement
41:16une espèce de reconstitution
41:20de réorganisation
41:21du système politique
41:22dans le sens que vous dites
41:23c'est-à-dire
41:24on va marginaliser Mélenchon
41:26si c'est possible
41:27parce qu'au fond
41:28beaucoup ont très peur
41:29de ce qui se passera vraiment
41:31lors de la présidentielle
41:32de 2027
41:33si le centre s'effondre
41:35et si il se dit
41:37que Bardella
41:37quand même
41:3830 ans et quelques
41:39que c'est pas sérieux
41:41face à l'expérience
41:42d'un Mélenchon
41:42qui a été ministre.
41:43Vous savez
41:44c'est des choses
41:44qui vont jouer à un moment.
41:46Voilà.
41:47Je suis simplificateur.
41:48Dans le secret l'isoloir
41:49il pourrait y avoir.
41:50Claude
41:50alors finalement
41:51le mot de la fin
41:52c'est vous qui l'aurez.
41:53Je vous le donne.
41:53A moins qu'Emmanuel Macron
41:55place judicieusement
41:56Anne-Sépion en 2027.
41:59Enfin ça
42:00il n'y pourra plus grand chose.
42:01Il y a Édouard Philippe
42:02qui est dans la course
42:03il y a Attal
42:04qui est dans la course
42:05et il y en aura d'autres.
42:06Oui alors
42:07il y a un petit point
42:09qui tout d'un coup
42:11est apparu
42:11les GRAC
42:12les GRAC
42:12c'est un think tank
42:13qui avait été créé en 2007
42:15et qui a considérablement
42:18poussé Emmanuel Macron
42:19au pouvoir
42:19plus les systèmes financiers
42:21derrière
42:22et les GRAC
42:23viennent de refaire
42:24une apparition
42:25ils vont faire une réunion
42:27le 11 avril
42:28et ils vont
42:29ils sont en train
42:30de remuer
42:31et là
42:32ils appuyeraient qui ?
42:33Je ne sais pas encore
42:35il y a Christine Lagarde
42:36qui est en train de passer
42:37comme nom
42:38parce qu'elle est en train
42:39de démissionner
42:39donc de la tête
42:40de la BCE
42:41et en fait
42:42tout est possible
42:43tout est possible
42:44je pense qu'Emmanuel Macron
42:45essaye de placer
42:46judicieusement ses pions
42:47pour 2027
42:49quitte à revenir en 2032
42:50ou alors de prendre
42:51la présidence de l'Europe
42:52obsédé par
42:54le président Macron
42:55alors que je vous pose
42:56des questions
42:56sur LFI
42:57et sur le deuxième tour
42:59c'est comme ça
42:59que je vous donne
43:00le mot de la fin
43:01je suis très déçu Claude
43:03écoutez alors là
43:03maintenant
43:04si je vous déçois
43:05rien ne va plus
43:06rien ne va plus
43:07allez
43:08on va passer
43:09au coup de gueule
43:09et au coup de coeur
43:10à tout de suite
43:28allez on se retrouve
43:29pour les coups de gueule
43:30et les coups de coeur
43:30c'est Laurent Arthur Duplessis
43:32qui commence par un coup de gueule
43:34alors le coup de gueule
43:36c'est la façon
43:38dont le jeune Quentin
43:40a été mis à mort
43:41c'est une mise à mort
43:43par le fait
43:44de taper
43:46dans la tête
43:47c'est une pratique
43:48qui se généralise
43:49maintenant dans les rixes
43:50et pas simplement
43:52les rixes politiques
43:53c'est aussi dans les rixes
43:55de faits divers
43:56comme on dit
43:57et là
43:58il faut savoir
43:59qu'en plus
44:00souvent les chaussures
44:02ont des bouts ferrés
44:04pour les rencontres
44:06entre groupes
44:07extrémistes
44:08et les bouts ferrés
44:09quand vous tapez
44:10dans la tête
44:11de quelqu'un
44:11avec une chaussure
44:12à bouts ferrés
44:13vous le tuez
44:13et si vous le tuez pas
44:15vous lui laissez
44:16des séquelles
44:17neurologiques
44:18neurologiques
44:19gravissimes
44:20ça en fait
44:21plus ou moins
44:21des légumes à vie
44:23et ces pratiques là
44:24elles n'existaient pas
44:26du temps de ma jeunesse
44:28j'ai connu
44:29des pratiques
44:30pourtant
44:31pourtant il y avait
44:32des affrontements
44:33au quartier latin
44:35entre la droite
44:36et la gauche
44:37qui étaient extrêmement
44:38violents
44:38on se tapait pas
44:39à ce point là
44:39par exemple
44:40avec la ligue communiste
44:41c'était assez
44:42assez classique
44:43ça frittait bien
44:44couleur d'affiche
44:45ça frittait bien
44:45comme on disait à l'époque
44:46mais quand quelqu'un
44:48était à terre
44:49à fonciori
44:49sans connaissance
44:51on s'acharnait pas
44:52personne n'allait lui taper
44:52dans la tête
44:53personne
44:54à la rigueur
44:56on pouvait encore
44:57mettre un coup de pied
44:58ou deux
44:58dans le torse
44:59mais certainement
45:00pas dans la tête
45:02et ça
45:02cette pratique
45:03de taper dans la tête
45:04elle est
45:06criminelle
45:06et elle est
45:08l'expression
45:09d'une haine
45:10qui est
45:12grandissante
45:12dans la société
45:13française
45:14je vous remercie
45:15pour ce coup de gueule
45:15pendant que vous interveniez
45:17il y a une image
45:18qui m'est venue
45:19je me demande
45:19si c'était pas
45:20Raphaël Arnaud
45:21qui avait posé le pied
45:23sur un ballon de football
45:24c'était pas Arnaud
45:26je sais pas
45:26c'était peut-être
45:27Thomas Porte
45:28mais c'était pas Arnaud
45:29c'était pas Arnaud
45:29donc dans tous les cas
45:30c'était un député LFI
45:32et c'était la figure
45:34d'Emmanuel Macron
45:34sur le ballon
45:35c'est un ballon
45:36effectivement
45:38au visage
45:39d'Emmanuel Macron
45:39mais est-ce que ça disait pas
45:40déjà ce que
45:41vous dites
45:42mais oui
45:42mais c'est symbolique
45:44d'ailleurs
45:44tapons dans la figure
45:45plutôt que bon
45:46cette façon de représenter
45:47la tête par un ballon
45:48et de mettre le pied dessus
45:49c'est symbolique
45:50d'un jusqu'au boutisme
45:51dans la violence
45:53c'est toute une psychologie
45:55vous savez dans les arts
45:56martiaux japonais
45:57qui sont le socle
45:59des arts martiaux
46:01du combat à menu
46:02il y a le respect
46:03de l'adversaire
46:04oui bien sûr
46:05bien sûr
46:05et on s'incliffe
46:06vous avez fait du karaté
46:07j'ai fait du judo
46:08mais voilà
46:09très bien
46:09voilà
46:09et dans la chevalerie médiévale
46:11dans la chevalerie médiévale
46:12la chevalerie médiévale
46:13la vieille éthique européenne
46:15et ça
46:16ça a disparu complètement
46:18et maintenant
46:19c'est l'omniprésence
46:20de l'esprit de meurtre
46:22il faut qu'on
46:23excusez-moi
46:24il faut qu'on avance
46:25votre coup de gueule
46:27je reviens sur ce qui a été dit
46:28tout à l'heure
46:29les russes ont affirmé
46:30que français
46:32et britanniques
46:33voulaient fournir
46:34une bombe nucléaire
46:35à l'ukraine
46:37il semble que
46:38il n'y a pas de démenti
46:39du côté français
46:40et britannique
46:40peut-être même
46:41qu'il y a eu
46:41que ça a été reconnu
46:43moi je pousse
46:44un coup de gueule
46:45dans le sens où
46:46c'est la cause
46:47de la guerre
46:49c'est à dire
46:49que le 19 février
46:512022
46:52Vladimir Zelensky
46:53à la conférence de Munich
46:54annonce
46:55que l'ukraine
46:56va se doter
46:57de l'arme nucléaire
46:58soit que l'OTAN
46:58la lui fournisse
46:59soit qu'il le fasse
47:00par lui-même
47:015 jours plus tard
47:02Poutine n'hésite plus
47:03il déclenche la guerre
47:04c'est à dire qu'en fait
47:05si c'est vrai
47:06ce que français et britanniques
47:09auraient fait
47:09ça veut dire
47:10qu'ils veulent
47:11relancer la guerre
47:12pour les causes même
47:14qui l'ont déclenché
47:15premièrement
47:15si c'est faux
47:16si c'est les russes
47:17qui exagèrent
47:17les russes nous envoient
47:18un signal en disant
47:19on en a vraiment assez
47:20et maintenant
47:21on va frapper
47:22très très fort
47:22et puis pour finir
47:24je ne supporte pas
47:25l'idée qu'Emmanuel Macron
47:27expose comme ça
47:28le peuple français
47:29le peuple français
47:30n'est pas pour cette guerre
47:31il est pour un règlement
47:32et Emmanuel Macron
47:33nous fait courir un risque
47:34alors qu'un président
47:35devrait protéger son peuple
47:37bien sûr
47:38merci beaucoup
47:40Claude Janvier
47:40votre coup de gueule
47:41le coup de gueule
47:43et bien pendant que la France
47:44s'enfonce de plus en plus
47:45dans de plus en plus
47:46de pauvreté
47:47parce que dans notre beau pays
47:48nous en sommes
47:49à 15,8 millions
47:51de pauvres
47:52ce qui n'est quand même
47:53pas rien sur 32 millions
47:54la relégation
47:55en deuxième division
47:56de la France
47:56est frappante
47:57pendant ce temps-là
47:58Bernard Arnault
48:00notre milliardaire
48:02s'offre le méga yacht
48:03le plus grand du monde
48:05143 mètres de long
48:06piste d'atterrissage
48:08pour son hélicoptère
48:09la bagatelle
48:10de 650 millions d'euros
48:12il est très content
48:13Bernard Arnault
48:13parce qu'il vient
48:14de battre Jeff Bezos
48:16il a été numéro 1 mondial
48:18il est 3ème mondial
48:19jusqu'à là
48:20Jeff Bezos
48:21avait le plus grand
48:22méga yacht du monde
48:23vous voulez parler de ça
48:24oui
48:26et dans la foulée
48:27pendant que son épouse
48:29donne des interviews
48:30dans les médias
48:31mainstream
48:32mais pourquoi
48:33vous trouvez ça intéressant
48:34parce que c'est
48:35en fait
48:35excusez-moi
48:36mais c'est un concours
48:37de footballeurs
48:38sous les douches
48:38cette histoire
48:39de Jeff Bezos
48:40et de Bernard Arnault
48:42non mais d'accord
48:43mais le problème
48:44c'est que nous sommes
48:45dans un pays
48:45qui s'enfonce
48:46dans de plus en plus
48:47de pauvreté
48:47Bernard Arnault
48:48a déclaré il n'y a pas longtemps
48:49qu'il a menacé
48:49de délocaliser
48:50certaines de ses entreprises
48:51parce que le pauvre
48:52apparemment payait trop d'impôts
48:53et là il s'offre
48:55le méga yacht
48:55le plus grand du monde
48:56il faut arrêter
48:56et dans la foulée
48:57il s'est offert
48:58l'ancien palais
48:59d'André Citroën
49:00pour 44 millions d'euros
49:02très bien droit
49:04donc en fait
49:05c'est bon
49:05le concours
49:07entre milliardaires
49:08de celui qui aura
49:08le plus grand méga yacht
49:09du monde
49:09je ne vais pas être grivois
49:10mais vous voyez ce que je vais dire
49:11c'est à dire qu'on pourrait
49:12le ramener à celui qui
49:13vous avez compris
49:15au bout d'un moment
49:15stop
49:16stop stop
49:17je n'ai rien
49:18contre un milliardaire
49:19qui peut s'offrir un yacht
49:21maintenant
49:21s'offrir le plus grand du monde
49:23pendant que la France
49:24part à volo
49:25non je ne suis pas d'accord
49:26très bien
49:27merci
49:27Eric
49:28il appartient à un lien
49:29de causalité d'ailleurs
49:30parce que
49:30s'il est devenu
49:31l'homme le plus riche du monde
49:32ou l'un des trois hommes
49:33les plus riches du monde
49:34selon les moments aussi
49:35c'est aussi parce qu'il a pu bénéficier
49:36des largesses
49:38d'un certain nombre
49:39de dirigeants politiques
49:40qui a clairement
49:41un lien de causalité
49:41au début en tout cas
49:42il y a un financement
49:43il a été aidé au début
49:44même après
49:46je fais mon coup de gueule
49:47contre
49:48c'est pas votre coup de gueule
49:50quel est votre coup de gueule
49:51Eric Richard
49:51mon coup de gueule
49:52sur
49:54la commission européenne
49:55qui de plus en plus
49:56avec en particulier
49:57Ursula von der Leyen
49:58qui
50:00
50:01a passé une étape
50:02supplémentaire
50:02dans le fait
50:03de vouloir
50:03devenir
50:04un pays
50:05à la place des états
50:07en voulant
50:07prendre
50:08notre arme nucléaire
50:09en voulant faire
50:10leur armée européenne
50:12en voulant
50:13négocier directement
50:14avec les états unis
50:15et avec le monde entier
50:16en court-circuitant
50:17complètement
50:17et en humiliant
50:18notre diplomatie
50:19Barrault et Macron
50:20notamment
50:20et au niveau
50:23énergique
50:23de quelle manière
50:24vous l'avez vu ça
50:25ce court-circuitage ?
50:27il y a eu
50:28des
50:29il y a eu
50:30une protestation
50:31de Barrault
50:32il y a quelques jours
50:32sur le fait que
50:34Ursula von der Leyen
50:36faisait son
50:37donner son son de cloche
50:38sans qu'on ait été consulté
50:39et sans que nos intérêts
50:41ne soient défendus
50:42évidemment
50:42et là
50:43en ce moment
50:43on a un prêt
50:44de 90 milliards d'euros
50:45qui va être accordé
50:46à l'Ukraine
50:47et il y a un gros
50:48bras de fer
50:49puisque
50:51ce prêt
50:52ne sera jamais
50:54remboursé
50:54donc c'est un don
50:5517 milliards d'euros
50:56pris dans nos poches
50:57aujourd'hui
50:5890 ou 10 ?
51:0090 milliards
51:00dont 17
51:01payés par la France
51:02et courage
51:05et soutien total
51:06à Orban
51:07et Fico
51:08donc à Budapest
51:09et à Bratislava
51:10qui disent
51:12l'Ukraine ne nous fournit
51:13plus
51:13d'hydrocarbures
51:15de par leur
51:15oleoduc qui arrive
51:17de la Russie
51:17et bien
51:18ils ont dit
51:19on fournit plus
51:20d'électricité à l'Ukraine
51:21tant que cela n'est pas
51:23résolu
51:23donc ils utilisent
51:24leur capacité de blocage
51:25alors même que ce sont
51:25des pays de taille
51:26très modeste
51:27au sein de l'Union Européenne
51:29donc les européistes
51:31parce que
51:32leur structure
51:33est en difficulté
51:34deviennent de plus en plus
51:34tyranniques
51:35c'est le moment
51:35de donner des coups de pied
51:36dans la fourmilière
51:37pour mettre ça
51:39à terre
51:40puisque là
51:41l'époque est critique
51:42pour cette Union Européenne
51:43donc c'est soit
51:43la fuite en avant totalitaire
51:45soit
51:46la reprise de souveraineté
51:47par les Etats
51:47Très bien
51:48merci beaucoup
51:49ça c'était votre coup de gueule
51:50le coup de coeur
51:51Laurent
51:52et bien alors
51:53le coup de coeur
51:54pour une jeune femme
51:56Alice Cordier
51:57qui a beaucoup
51:58de charme d'ailleurs
52:00qui est à la tête
52:01de l'association Némésis
52:04et toutes ces femmes
52:05sont extrêmement courageuses
52:07parce que
52:08ce qu'on ne dit pas beaucoup
52:09dans les grands médias
52:10c'est comment
52:11elles se font bousculer
52:12comment elles se font
52:14maltraiter physiquement
52:16lorsqu'elles manifestent
52:18comment
52:19et là aussi
52:19c'est un signe d'étant
52:21aussi ça
52:21cette façon
52:22qu'ont
52:23des hommes
52:25de les attraper
52:26par les cheveux
52:27de les tirer
52:28il y en a un
52:29lors de
52:30de la manifestation
52:32à Sciences Po Lyon
52:34qui en a poussé une
52:36qui est tombée
52:37à la renverse
52:37en arrière
52:38et qui
52:39qui était choquée
52:40à la tête
52:40etc
52:41c'est à dire
52:42qu'on porte la main
52:43sur les femmes
52:44alors c'est la même chose
52:45de porter la main
52:46sur les femmes
52:48et de taper
52:49dans la tête
52:49du gars
52:50qui est à terre
52:51et qui est sans connaissance
52:52c'est le même esprit
52:53c'est à dire
52:54que c'est un esprit
52:55de décivilisation
52:56c'est un esprit
52:57d'ensauvagement
52:58c'est une régression
53:02morale
53:03sociale
53:04civilisationnelle
53:05extrêmement inquiétante
53:06vous rendez au mas
53:07à son courage
53:08et à son organisation
53:08énormément
53:09parfait
53:10merci beaucoup
53:11alors monsieur
53:12eusson
53:13votre coup de coeur
53:14alors je voudrais faire part
53:15d'une lecture
53:16qui m'enthousiasme
53:17en ce moment
53:17je lis la biographie
53:19d'un grand évêque
53:20martyr roumain
53:21mais qui avait des liens
53:23très forts avec la France
53:24monseigneur
53:24Vladimir Guica
53:25qui est mort en prison
53:27en 1954
53:28des mauvais traitements
53:29donc dans les geôles
53:30dans les geôles
53:31de Ceausescu
53:32oui alors ça devait être
53:33juste avant Ceausescu
53:34juste avant
53:34et alors pourquoi
53:37je m'enthousiasme
53:38d'abord
53:38parce que
53:39on a une réflexion
53:42très profonde
53:43sur le devoir
53:45de charité
53:45on parlait de la pauvreté
53:46en France
53:46et monseigneur Guica
53:47a des pages
53:48absolument magnifiques
53:49sur le pauvre
53:50comme image du Christ
53:52et même
53:53comme le Christ
53:54comme un Christ
53:55vers lequel il faut aller
53:57je m'enthousiasme
53:58parce qu'il a
54:00monseigneur Guica
54:01une prose
54:02en français
54:03puisqu'il parlait
54:04le français aussi bien
54:05que le roumain
54:05absolument magnifique
54:07et poétique
54:08extraordinaire
54:08avec des méditations
54:09particulières
54:10qui peuvent aider
54:11à la prière
54:12et puis
54:13la troisième raison
54:14de m'enthousiasmer
54:15c'est qu'il a fait partie
54:17dans les années 20
54:17de tout ce renouveau
54:21catholique français
54:21il était ami avec Claudel
54:23il était ami avec Maritain
54:24il était ami avec Mounier
54:26et c'est une période
54:28extrêmement féconde
54:29quand on réfléchit
54:30comme catholique
54:30aujourd'hui
54:31à ce dont le pays
54:32a besoin
54:33et donc
54:33je lis la très belle
54:35biographie
54:35que Monseigneur Molette
54:37a publiée
54:37il y a une dizaine
54:38d'années
54:39ou non une vingtaine
54:39d'années maintenant
54:40qui s'appelle
54:43Vladimir Guica
54:44prince de l'église
54:45je crois
54:45parce qu'il était
54:45par ailleurs
54:46c'était une grande
54:46famille moldave
54:48mais
54:49j'aimerais bien
54:50qu'on réédite
54:51les textes même
54:52de Monseigneur Guica
54:53en particulier
54:53ses entretiens
54:54spirituels
54:54qui sont
54:56absolument magnifiques
54:57avec en particulier
54:58une méditation
54:58sur la figure
55:00de Saint Vincent de Paul
55:00que j'ai rarement lu
55:02dans la littérature
55:04spirituelle française
55:04même si elle est
55:05abondante sur le sujet
55:06ce livre
55:07il est édité
55:09il est trouvable
55:10alors
55:10la biographie
55:12de Monseigneur Molette
55:12vous la trouvez sur Amazon
55:13les entretiens spirituels
55:15vous pouvez les
55:15je parlais du premier livre
55:17de la biographie
55:18de la biographie
55:18vous la trouvez sans problème
55:19sur Amazon
55:20elle a été publiée
55:21il y a 20 ans
55:21les entretiens spirituels
55:23il faudrait les rééditer
55:24on ne les trouve plus
55:24que d'occasion
55:25très bien
55:25merci beaucoup
55:26Claude Janvier
55:27votre coup de coeur
55:29et bien moi
55:29c'est les fichiers
55:30d'Epstein
55:31et remarquez bien
55:33que je prononce
55:33Epstein
55:34et non pas Epstein
55:35comme nos médias
55:37propagandistes
55:38semblent vouloir
55:39s'y employer
55:39il y a une très belle chanson
55:41où on dit
55:41tomato
55:43donc vous savez
55:44la prononciation
55:45du nom des gens
55:45ou des choses
55:46d'accord
55:47mais enfin
55:47quand vous allez visiter
55:48le lits de chez Stein
55:50vous n'allez pas visiter
55:51le lits de chez Stein
55:52quand même
55:52c'est pas tout à fait
55:53effectivement
55:55et en fait
55:57dans toute cette affaire
55:58de fichiers
55:58moi je suis assez content
56:00parce que c'est une fin de règne
56:01pour Jacques Lang
56:03enfin
56:04parce que quand même
56:05ce monsieur
56:05a traversé
56:07les années
56:07sans être inquiété
56:09alors qu'il est de notoriété publique
56:11qu'il a eu des implications
56:12dans les affaires de pédophilie
56:13au Maroc
56:14et c'est pour moi
56:14qu'il l'ai dit d'ailleurs
56:17il était de notoriété publique
56:18qu'il ne payait jamais
56:19ses notes
56:20que ça soit dans des restaurants
56:21des hôtels
56:22etc
56:22stupéfiant ça
56:23il est de notoriété publique
56:25qu'il a reçu
56:26pour 200 000
56:27ou 300 000 euros
56:28de costumes
56:28offerts par
56:29grands couturiers
56:31par des grands couturiers
56:32ce monsieur
56:33a traversé
56:34donc les années
56:35en toute impunité
56:36et là
56:37il était toujours
56:38indéboulonnable
56:39à la tête
56:40donc de l'institut
56:41du monde
56:41et il touchait
56:44d'ailleurs
56:449 000 euros
56:45par mois
56:45enfin
56:46ça y est
56:47fini
56:47terminé
56:48Jacques Lang
56:50rien que ça
56:51moi c'est mon coup de coeur
56:53voilà
56:53merci beaucoup
56:54je crois que vous n'êtes pas tout seul
56:56sur ce coup là
56:57Eric Richard Mauss
56:58votre coup de coeur
56:58mon coup de coeur
56:59c'est pour l'action
57:00qu'a menée la coordination rurale
57:01il y a quelques jours
57:03actuellement
57:03c'est le salon de l'agriculture
57:05et pour l'inauguration
57:06par Macron
57:07les 12 heures héroïques
57:08qu'il a passées sur place
57:09et bien il n'a pas pu faire
57:10tout ce qu'il a
57:11tout ce qu'il voulait faire
57:12et avoir son
57:14toutes les
57:14toutes les louanges
57:15qu'il souhaitait
57:16puisque
57:17les gars de la CR
57:19la coordination rurale
57:19était présente
57:20pour rappeler
57:22les responsabilités
57:23d'Emmanuel Macron
57:24dans la situation actuelle
57:25puisque là
57:26on en parle un petit peu moins
57:27médiatiquement aujourd'hui
57:28mais la crise liée
57:30à la DNC
57:30tous les abattages
57:31le fait d'avoir envoyé
57:33les gendarmes mobiles
57:33ou les CRS
57:34contre les paysans
57:36la signature
57:37du Mercosur
57:38tous les fondamentaux
57:40qui font que
57:41l'agriculture
57:42et en particulier
57:42l'élevage
57:43en France
57:44sont en très grande difficulté
57:45de la faute
57:46d'Emmanuel Macron
57:47de la faute
57:48du libre-échange européen
57:50de la faute de tout ça
57:52donc tout ce qu'incarne
57:53Emmanuel Macron
57:53parfois on peut dire
57:54effectivement
57:54qu'on se focalise trop
57:56sur Macron
57:56mais Macron
57:57un
57:58est celui qui a le plus
57:58de manettes en France
58:00deux
58:01symbolise toutes les autres choses
58:02qui ne vont pas
58:03depuis maintenant
58:04plus de dix ans
58:05si on prend non seulement
58:06ces quinquennats
58:06mais quand il était là avant
58:07donc il est tout à fait
58:08responsable de tout cela
58:09il incarne tout cela
58:10et bravo à la CR
58:11de ne pas l'avoir laissé
58:12se pavaner comme ça
58:14au salon de l'agriculture
58:14qui en plus
58:15pour la première fois
58:16est un salon de l'agriculture
58:17sans vache
58:18ok
58:18je vais en ajouter
58:19une petite couche là
58:20parce que j'ai lu récemment
58:21un article sur le syndrome
58:22de l'étable vide
58:24l'étable vide
58:25c'est-à-dire
58:25quand on a tué
58:26tout le troupeau
58:27le désarroi
58:28des agriculteurs
58:29la perte
58:30d'un cheptel
58:31qui est irremplaçable
58:32et la perte
58:33d'un patrimoine génétique
58:34qui a souvent
58:34plusieurs dizaines d'années
58:35et donc
58:37moins longtemps
58:38j'ai cru que c'était
58:39on remplacer une vache
58:39par une autre vache
58:40mais que c'est pas du tout
58:42ce qui se passe
58:42c'est exactement
58:44c'est frappant
58:45cet article est magnifique
58:46je vous invite à aller
58:47vous renseigner là-dessus
58:48parce que si vous êtes
58:49comme moi
58:49naïf sur cette histoire
58:51de vache remplaçable
58:52nous sommes très loin du compte
58:54allez
58:55l'émission est terminée
58:56je vous donne rendez-vous
58:57dans 15 jours
58:58à très vite
58:58à très vite
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