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  • il y a 11 heures
Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, Elise Blaise reçoit François Martin, géopoliticien, essayiste et auteur de "Le Chaos du Monde" https://boutiquetvl.fr/accueil/francois-martin-la-france-dans-le-chaos-du-monde-le-chaos-du-monde.
Plus d’un an après le retour de Donald Trump au pouvoir, quel bilan ? A-t-il aggravé le chaos mondial ou redessiné les rapports de force ?
Guerre en Ukraine (bientôt 5 ans) :
Basculement Nord-Sud et essor des BRICS, l’hégémonie du dollar en question, négociations bloquées à Genève, pression sur Zelensky pour une nouvelle élection présidentielle, scandale de corruption, reprise du business Moscou-Washington, que va-t-il se passer en Ukraine ces prochains mois ?
Proche-Orient :
Position de Trump sur Gaza, l’Iran, AIPAC et Israël. Évolution de l’opinion américaine, risques pour les midterms. Quid de l’opposition Etat profond vs Trump ?
Europe et France sabordées :
Taxes douanières Trump, accord von der Leyen.
Un monde en pleine recomposition, autant de risques et d’opportunités manquées par l’Europe. Suivez l’analyse sans concession de François Martin !

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Vos avis en commentaires : Trump maître du jeu ou prisonnier ? L’Europe peut-elle encore peser ?
Livre de François Martin : Le Chaos du Monde, Ed. Jean Cyrille Godefroy → https://boutiquetvl.fr/accueil/francois-martin-la-france-dans-le-chaos-du-monde-le-chaos-du-monde

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Transcription
00:01Générique
00:14Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique.
00:20Cette semaine encore, nous allons nous atteler au décryptage de l'actualité mondiale.
00:24Alors vous l'avez vu, il y a eu de nouvelles discussions, des négociations à Genève.
00:29Elle portait à la fois sur le dossier ukrainien et sur le dossier proche oriental.
00:33Néanmoins, aucun des deux n'a véritablement avancé.
00:36C'est un statu quo qui semble coller finalement au calendrier de Donald Trump.
00:41Pour autant, dans cet exercice, on a le sentiment que l'Europe et de surcroît la France peinent à imposer
00:47leur tempo.
00:49Alors nous allons évoquer toutes ces questions dans un instant.
00:51Mais avant, comme chaque semaine, j'ai besoin de votre soutien.
00:53Alors n'oubliez pas de cliquer sur le petit pouce en l'air.
00:56Vous savez que c'est très important pour l'algorithme sur YouTube.
00:58Et vous savez qu'en ce moment, c'est très difficile.
01:01Pensez également, bien sûr, à relayer au maximum cette vidéo.
01:04À vous abonner si ce n'est pas déjà fait ou si ce n'est plus en cours.
01:08Puisque YouTube fait des petites blagues aussi sur ce sujet-là.
01:10Et puis bien sûr, je vous retrouve tout de suite dans les commentaires au fur et à mesure de cette
01:14émission.
01:14À tout de suite.
01:25Et à mes côtés pour cette nouvelle émission, François Martin.
01:28Bonjour, monsieur.
01:29Bonjour, Élise.
01:30Merci beaucoup d'être à nouveau à mes côtés pour ce nouveau samedi politique.
01:34Ravie d'être là, vraiment.
01:35Eh bien, c'est un plaisir partagé, monsieur.
01:37Je vous présente quand même pour ceux qui vous découvriraient aujourd'hui.
01:39Vous êtes diplômé de l'ESSEC, Ford MBA à HEC.
01:43Vous avez fait l'INERGIE, l'IHEDN.
01:45Vous avez travaillé dans le commerce international.
01:47Je crois que vous parlez six langues.
01:49Vous avez bourlingué, comme on dit, un peu partout sur la planète.
01:53Et vous avez aussi fondé plusieurs cercles de réflexion, particulièrement en géopolitique.
01:57Et je parlerai notamment du cercle Eleteria que vous avez cofondé avec Paul-Marie Couteau.
02:03Et puis bien sûr, vous publiez très régulièrement des ouvrages, notamment sur la question géopolitique.
02:08Vous avez publié Le chaos du monde, tout récemment chez Jean-Cyril Godefroy.
02:12Bien sûr, c'est un ouvrage comme les précédents qu'on peut trouver sur la boutique de TVL sur tvl
02:17.fr.
02:17Alors François Martin, dans cet ouvrage, on comprend bien que Donald Trump est un peu le fil rouge.
02:23Globalement, vous revenez sur l'avant-retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
02:28Et puis vous dressez un constat géopolitique.
02:32Finalement, on est un an après son retour au pouvoir.
02:35Et globalement, on pourrait considérer que Donald Trump a apporté sa part à ce fameux chaos du monde que vous
02:41décrivez.
02:42– Complètement, complètement.
02:45D'abord, Donald Trump, c'est un Jean-Giscan moderne.
02:49Enfin, je veux dire, partout où il passe, il se passe quelque chose.
02:53J'ai rarement vu dans l'histoire du monde un homme qui fait bouger toutes les lignes.
02:59Enfin, pour un type qui a 80 ans ou presque, c'est un phénomène absolu.
03:03Il faut quand même le dire, son histoire politique est extraordinaire.
03:09Son histoire de son entreprise est tout à fait extraordinaire.
03:13Je détaille…
03:13– Vous revenez d'ailleurs, il y a une partie tout à fait autobiographique sur Trump.
03:17– Oui, oui, absolument.
03:18Oui, oui, absolument.
03:20Et si vous voulez, aujourd'hui, c'est clair qu'il participe du chaos.
03:25Et puis il participe aussi peut-être de la reconstruction,
03:28même si on ne le sait pas encore, en fait.
03:31Ceci pour une raison très simple dont nous avons parlé tout à l'heure avant l'émission.
03:35C'est le fait qu'il a dans son camp, comme le général de Gaulle en 58,
03:40et à un moment donné, je fais le parallèle dans mon livre, si vous vous souvenez,
03:43d'une part des gens modestes et le peuple qui s'inquiètent de sa situation,
03:52soit à cause de l'appauvrissement qui a lieu aux États-Unis,
03:56soit à l'époque de la France, de la guerre d'Algérie.
03:59Et puis d'un autre côté, des gens qui sont des nostalgiques
04:04de la grandeur de la France ou de la grandeur de l'Amérique,
04:08qui, eux, voudraient qu'on refasse de la conquête,
04:12en fait qu'ils l'ont appelée pour redresser.
04:14Or, ces deux populations ont des…
04:17À part le fait d'avoir choisi le dirigeant, toutes les deux,
04:21elles ont des attentes antinomiques.
04:23Les unes sont pacifistes, plutôt, et les autres sont bellicistes.
04:28Donc, si le dirigeant, et c'est le cas de Trump,
04:31et c'est ce que je pense qu'il veut faire,
04:34veut redresser le pays, il est quelque part obligé de trahir les bellicistes,
04:39parce que s'il va dans le sens des bellicistes,
04:43qui sont puissants, dans un cas comme dans l'autre,
04:46il trahit les pacifistes qui sont le peuple qu'il a élu.
04:49– La fameuse base Maga.
04:51– Voilà, donc il est obligé de jouer entre les deux,
04:54et tout ce que l'on voit aujourd'hui s'explique par cette espèce de dualité.
05:00Alors, il s'en sort, d'une façon générale,
05:02en faisant semblant de taper et en ne tapant pas.
05:06Mais tout son affaire, c'est de gagner du temps progressivement,
05:11pour faire en sorte de transformer les guerres en opportunités d'affaires,
05:15je vais dire ça comme ça.
05:16Plus, est-ce que c'est vraiment un faiseur de paix au sens du cœur ?
05:20Je pense qu'il a le cœur à la place du portefeuille, en grande partie.
05:24Ce qui l'intéresse, c'est la prospérité de l'Amérique d'abord.
05:27– Alors, cette déconnexion, entre guillemets, de cet électorat Trump,
05:32finalement, on le connaissait d'avant,
05:33puisqu'on sait très bien qu'il a un peu tordu le bras à l'électorat républicain
05:37pour être soutenu, et que globalement, il s'est imposé
05:40parce qu'il avait éliminé toute autre possibilité de candidature.
05:44Mais en réalité, ces gens, ces bellicistes,
05:46où on pourrait citer évidemment le fameux Lindsey Graham
05:50comme l'une des figures principales,
05:52et qui s'est imposé aux côtés de Trump dorénavant,
05:54parce qu'on le voit évidemment dans l'avion aux côtés de Donald Trump,
05:57on le voit déclarer que le prochain pays sur la liste, c'est Cuba,
06:01quand il va falloir intervenir, etc.
06:03Mais globalement, ces gens se sont rabattus sur Trump,
06:07mais ce n'était clairement pas leur candidat favori.
06:09– Ah mais bien sûr, ils en ont profité,
06:10ils essayent de le racketter autant que possible,
06:13ils profitent de l'opportunité que c'est un républicain comme eux,
06:16et qu'il est au départ fragilisé forcément par le fait qu'il arrive,
06:21qu'il prend le pouvoir, etc.,
06:23qu'il a un certain nombre de guerres en face de lui,
06:25pour le prendre au mot, si jamais il cède trop,
06:30ou qu'il apparaît comme faible,
06:33c'est d'ailleurs, je fais juste une petite aparté,
06:36parce qu'on parlera de lui tout à l'heure,
06:37c'est toute l'intelligence de Macron,
06:39en fait, 90 milliards à Zelensky,
06:42c'est un mandat donné à Zelensky
06:44pour essayer d'embourber Trump,
06:45c'est à ça que ça sert d'abord,
06:47c'est à ça que ça sert,
06:48ce n'est pas juste parce que,
06:50est-ce que Macron croit vraiment
06:52que la Russie peut être un danger
06:55pour la France et pour l'Europe,
06:57à part la logorée…
07:01– Qui vise à faire peur à la population.
07:03– Le problème, c'est Trump,
07:04la guerre, la véritable guerre,
07:07c'est Trump,
07:08c'est entre les Européens et Trump,
07:10c'est Trump qu'il faut démolir dans cette affaire,
07:13en faisant durer les guerres autant que possible, voilà.
07:17Donc, en fait, il y a ces bellicistes
07:21qui poursuivent ceci par nostalgie de la grandeur,
07:27les mêmes à qui,
07:29mutatiste, mutandiste,
07:30le général de Gaulle a dit au départ,
07:32vive l'Algérie française,
07:33et après, en 1962,
07:35il a obtenu l'élection au suffrage universel,
07:39et donc il les a balayés,
07:41je dirais dans la masse,
07:42mais il a mis 4 ans à la mettre de côté.
07:45Bon, Trump, ça ne fait jamais qu'un an,
07:47donc il ne faut pas s'étonner,
07:48et je trouve que la façon
07:50dont il a déjà mis Netanyahou de côté,
07:53en partie, parce qu'on y reviendra,
07:56la façon dont il met la pression sur Zelensky,
08:01finalement, vous savez,
08:03c'est le mûrissement des bananes.
08:06Quand vous mettez les bananes dans un mûrissoir,
08:09vous mettez des bananes vertes,
08:10vous mettez des bananes avec de l'amidon,
08:13et elles sont immangeables.
08:14Bon, quand vous les sortez 6 jours après,
08:17après avoir mis du gaz...
08:20Le fameux chlordécone ?
08:22Voilà, à l'intérieur.
08:23Bon, elles sont jaunes,
08:26ce n'est plus de l'amidon,
08:27c'est du sucre,
08:28et elles sont très bonnes à manger.
08:30Mais on est dans un processus de mûrissoir.
08:32C'est ça que je dis que Trump a apporté
08:35avec les démocrates,
08:36on était dans un processus
08:38qui allait droit vers la guerre mondiale,
08:40puisqu'il n'y avait que des bellicistes
08:42qui étaient derrière,
08:43et puis des gens qui faisaient de l'argent
08:44avec la guerre à tout prix.
08:46Bon, voilà.
08:46Alors, arrêtons-nous justement sur ce point,
08:49si vous voulez bien, François Martin,
08:50parce que là, vous parlez des bellicistes,
08:52vous en parlez comme de l'ancien pouvoir démocrate,
08:56mais on en parle aussi comme une partie des Républicains,
08:58dont le fameux Lindsey Graham,
09:01et en réalité, on dénote,
09:03on détache clairement une convergence
09:05entre ces bellicistes et aujourd'hui les projets européens,
09:08notamment d'Emmanuel Macron.
09:09Ah ben, on est tout à fait dans cette logique-là,
09:12bien entendu.
09:13Alors, Macron, lui, ne joue pas
09:14pour les marchands de canons américains,
09:17bien que, qu'est-ce qu'il touche dans cette affaire ?
09:20J'en sais rien, lui et d'autres.
09:22Mais lui, il joue, je pense,
09:24le fait qu'il est fidèle à l'ancienne Camarilla,
09:29je dirais, progressiste américaine,
09:32c'est plutôt ça,
09:33mais il y a effectivement la convergence de ces gens-là
09:36avec les marchands de canons
09:37qui reçoivent en pluie l'argent pour leur réélection,
09:43et c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles
09:46Trump avait, lors des élections de mi-mandat,
09:50lors de son premier mandat.
09:51Vous vous souvenez que ça s'était mal passé pour lui
09:54parce qu'en fait, le président de la commission
09:58qui distribuait l'argent était d'un de ses ennemis intimes
10:01de son propre camp qui s'appelle Mitch McConnell,
10:04si vous vous souvenez,
10:05et il avait distribué l'argent à ceux qui étaient
10:12les partisans de la guerre,
10:14donc les amis des marchands de canons,
10:15et pas aux autres.
10:17Je pense que Trump, pour les élections de mi-mandat…
10:23– Il a dû s'en souvenir.
10:24– Oh là là, oui, certainement.
10:25Et je pense, juste pour finir sur cette idée,
10:28que Trump étant un homme ultra pragmatique,
10:33et pas un intellectuel, mais un intuitif,
10:37il sent les trucs,
10:38je pense qu'il a une idée en tête,
10:41et ça c'est très important pour comprendre,
10:43c'est de gagner ses élections de mi-mandat.
10:46Parce qu'il sait que s'il les perd,
10:47il sera invalidé, il sera ou impuissant ou invalidé,
10:52par contre, s'il les gagne,
10:55et je pense qu'il adore ce genre de situation
10:57où tout le monde dit qu'il va perdre,
10:59et il gagne.
11:00Et dans les processus, c'est pareil,
11:02c'est un type qui adore et qui a une appétence
11:05pour la sortie du chapeau au moment
11:07où tout le monde le croit perdu.
11:08La phrase qui dit, on te croit perdu,
11:12virgule, jamais tu n'as été aussi fort.
11:14Voilà, c'est ça Trump.
11:16Et s'il gagne ses élections de mi-mandat,
11:18il aurait été le seul, de mémoire avec Trump,
11:21à réussir ça,
11:23et derrière, il va dérouler,
11:25c'est là, dans les deux ans qui viennent,
11:27l'année prochaine et l'année d'après,
11:29s'il gagne en novembre,
11:31là on va voir un feu d'artifice de décision.
11:34Mais aujourd'hui, je pense que son objectif,
11:37c'est de ne fâcher,
11:38pour revenir à notre dualité,
11:41ni les uns ni les autres.
11:42Donc, ça veut dire quoi ?
11:44Il faut faire du cinéma.
11:46Parce que s'il pousse les bellicistes,
11:49il perd les magas.
11:50S'il va trop dans les magas,
11:53les bellicistes lui mettent les pots de banane
11:55et le cassent.
11:57Donc, il faut qu'il fasse du cinéma.
11:59Pour moi, l'opération de Maduro,
12:00c'est une opération de cinéma,
12:02avant toute chose.
12:02Parce que les équilibres à l'intérieur
12:07de la société vénézuélienne
12:08n'ont pas tellement changé.
12:10Bon, Delcy a un peu rééquilibré les choses,
12:14elle a lâché des prisonniers politiques.
12:17Mais en gros,
12:18on n'a pas vu se précipiter
12:20tous les marchands de pétrole au Venezuela.
12:25Donc, il n'a pas pris le pouvoir.
12:27Mais en même temps,
12:27elle fait faire des...
12:31dans les rues,
12:32des manifestations contre l'Amérique.
12:34Enfin,
12:36c'est...
12:37Le retour vers l'Amérique est lent,
12:40quoi qu'on en dise.
12:41Donc, il n'a pas du tout pris le pouvoir.
12:43Bon.
12:44Mais...
12:45Il a fait un coup.
12:47sur Internet un truc
12:48où il est en James Bond
12:51accroché à un hélicoptère
12:52qui vole la nuit
12:53vers Caracas.
12:55Enfin, il en a fait...
12:56Et on va avoir...
12:58Pour moi,
12:59l'Iran,
13:00c'est largement une opération de cinéma.
13:02En tout cas,
13:03s'il reste cohérent avec lui-même,
13:05ce sera une magnifique opération de cinéma
13:07où il pourra dire
13:08« Regardez l'Iran ! »
13:10Et puis, il ne tapera pas.
13:12Il paraît qu'il leur a proposé
13:14de taper les entrepôts vides
13:15et réciproquement.
13:17Et les Iraniens ont dit
13:18« Non, ça ne nous intéresse pas. »
13:20Ou « Vous faites vraiment la guerre
13:21ou vous ne la faites pas,
13:22mais nous, on ne marche pas. »
13:23On ne participe pas au cinéma.
13:24Dans la combine.
13:24Mais c'est ça qu'il veut, en fait.
13:26Voilà.
13:26J'aimerais qu'on commence plutôt avec l'Ukraine,
13:28si vous voulez bien, François Martin.
13:30Vous dites dans votre précédente ouvrage
13:32que la guerre en Ukraine
13:33avait provoqué un basculement du monde.
13:35Oui.
13:36C'est aussi la béance,
13:38on va dire,
13:38de la fracture entre le nord et le sud.
13:41L'un en déclin,
13:43l'autre en pleine émergence,
13:44notamment avec les BRICS
13:45qui s'opposent à l'hégémonie du dollar.
13:49Aujourd'hui,
13:50est-ce que vous avez la même lecture ?
13:53Alors oui, sur le fond,
13:54oui, bien sûr, j'ai la même lecture.
13:56Mais je dirais qu'aujourd'hui,
13:58pour reprendre un peu ma comparaison tout à l'heure,
14:01les choses ne sont pas mûres.
14:03C'est pour ça que je ne crois pas
14:05ni aux négociations de Doha,
14:08ni à celles de Genève.
14:10Ce qui ne veut pas dire que je pense
14:12que le processus de mûrissement
14:13n'est pas nécessaire.
14:15Mais aujourd'hui,
14:16les bananes ne sont pas mûres,
14:18à mon avis,
14:19pour un certain nombre de raisons.
14:21La première et la plus importante,
14:23c'est que l'élément central de ça,
14:25celui qui est capable de reconnaître la défaite,
14:27qui est Zelensky,
14:29puisque Trump ne veut pas prendre la responsabilité
14:32de dire « j'arrête ».
14:34Parce que là aussi,
14:35ces bellicistes vont lui dire
14:37« tu admets la défaite de l'Amérique,
14:40donc on ne te le permet pas ».
14:42Oui, parce qu'on le dit souvent,
14:43il pourrait tout simplement dire à Elon Musk
14:45« Starling terminé »
14:46et on en parlerait pas.
14:46Je pense que c'est ce qu'il va finir par faire
14:48au bout du compte.
14:50Mais il peut le faire
14:52deux mois avant les…
14:54Les mid-terms.
14:55Les mid-terms,
14:56et puis mettre en scène
14:57une grande réconciliation avec Poutine
14:58en signant un accord,
15:00en dévoilant tout ce qui est en train
15:02d'être discuté sur le plan du business,
15:04ce que j'appelle les carottes,
15:07entre Kirill Dimitriyev d'un côté,
15:09dont je rappelle qu'il était
15:11le représentant officiel de Goldman Sachs
15:13pendant toute la période de la guerre.
15:16Donc Poutine n'a jamais fermé
15:18la porte au business
15:19avec les États-Unis
15:20parce qu'il les connaît par cœur.
15:28Donc Zelensky a reçu 90 milliards de dollars
15:31pour continuer la guerre à tout prix.
15:33De la part de l'Union européenne.
15:34Voilà.
15:35Qui lui ont dit
15:35qu'est-ce qu'on peut vraiment faire de pire
15:38pour emmerder Trump
15:39que de le fâcher
15:40entre les magas
15:41et les nostalgiques.
15:43Et on va donner de l'argent à Zelensky
15:45pour qu'il continue.
15:47Et Zelensky sait que,
15:48même s'il voulait arrêter,
15:50il ne peut pas arrêter
15:51parce qu'il a besoin de se faire livrer
15:53ces 90 milliards de dollars
15:56parce qu'autour de lui,
15:58il y a toute la camarilla
15:59des pirates, des voleurs, etc.
16:02S'il ne livre pas l'argent,
16:05il saute ou il est assassiné.
16:07Donc Zelensky est coincé aussi.
16:10Donc Zelensky fait semblant de négocier
16:12mais il ne négocie pas.
16:13Trump fait semblant de négocier,
16:15il ne négocie pas
16:16parce qu'il se pose en motion
16:17donc bon office
16:18alors qu'il est un des deux belligérants
16:20ce qui est en même norme.
16:22Et à mon avis,
16:23Poutine fait semblant de négocier aussi
16:25parce que Poutine ne veut pas
16:27mettre Trump dans l'embarras,
16:29il veut contribuer à lui sauver la face
16:31alors que tout le monde sait
16:33que les choses s'arrêteront
16:34lorsque Poutine dira
16:34ah ben j'ai conquis tout ce qui m'intéresse
16:36maintenant si vous voulez faire la paix
16:38vous la faites
16:38sinon j'irai jusqu'à Odessa.
16:40Donc je dirais que les choses
16:42aujourd'hui pour un certain nombre de raisons
16:44l'argent,
16:45Zelensky n'est pas prêt,
16:47Trump n'est pas prêt
16:48et Poutine n'est pas prêt.
16:50Par contre,
16:51si le processus
16:53à mon avis cet été
16:54n'a pas véritablement avancé
16:57parce que Zelensky
16:59continue à vouloir
17:02faire semblant de se battre
17:03puisqu'il n'a plus d'éléments
17:05aujourd'hui c'est des considérations
17:07mafieuses qui le poussent
17:08à se battre
17:08et pas des considérations
17:10géopolitiques
17:11bon,
17:12il reste à Trump
17:13la carte maîtresse
17:14qui consiste à dire
17:15Joker,
17:16on arrête,
17:17c'est fini,
17:18vive moi,
17:19vive la paix
17:20et en avant vers les midterms.
17:22Je vous propose
17:23qu'on écoute justement
17:24les principaux dirigeants
17:25autour des négociations
17:27de Genève
17:28c'est-à-dire Zelensky
17:29ou Merov,
17:29le chef de la délégation ukrainienne
17:31ainsi que Donald Trump.
17:32Je pense que le seul objectif
17:39des autorités russes
17:40a toujours été
17:40l'occupation de l'Ukraine
17:42et qu'ils veulent au minimum
17:43le Donbass,
17:44la région de Donetsk
17:45dans son intégralité.
17:47Mais leur but est clairement
17:48de présenter cela
17:49comme une victoire
17:50pour leur société.
17:51Peut-être même pas
17:52pour la société
17:53mais pour Poutine lui-même.
17:54C'est une victoire
17:55pour lui-même,
17:56vous savez.
18:06nous ne pouvons pas
18:08simplement nous retirer
18:09de notre territoire
18:10ou échanger une partie
18:11de notre territoire
18:12contre une autre.
18:14C'est un peu fou,
18:14je suis désolé.
18:16Il ne s'agit pas seulement
18:17de terre.
18:18200 000 personnes y vivent,
18:20des centaines,
18:20non, des milliers
18:21y ont perdu la vie.
18:29Nous nous concentrons
18:30sur les dispositions
18:31clés nécessaires
18:32pour finaliser le processus.
18:34Il s'agit d'un travail
18:35complexe qui nécessite
18:36un alignement
18:37entre toutes les parties
18:38et suffisamment de temps.
18:40Des progrès ont été réalisés
18:41mais aucun détail
18:42ne peut être divulgué
18:43à ce stade.
18:44L'Ukraine ferait mieux
18:45de venir à la table
18:46des discussions
18:47et rapidement.
18:48C'est tout ce que j'ai à dire.
18:49Nous sommes en position
18:50de force.
18:51Nous voulons qu'il vienne.
18:59Alors, votre commentaire,
19:01François Martin ?
19:02Chacun est dans son rôle.
19:04Zelensky est parfaitement
19:05dans son rôle.
19:06Je dirais que, paradoxalement,
19:08en poussant cette situation
19:10pour le moment,
19:11il rend service aux Russes
19:13parce qu'il permet aux Russes
19:14de continuer à dérouler
19:16leur affaire
19:17jusqu'à, au moins,
19:19qu'ils obtiennent
19:21la clé, à mon avis,
19:23du Donbass
19:24qu'ils recherchent
19:25depuis le début,
19:25c'est-à-dire
19:26Slaviansk et Kramatorsk.
19:28Lorsqu'ils auront pris
19:29Slaviansk et Kramatorsk,
19:31à mon avis,
19:32là,
19:32on va basculer
19:33dans une autre donne géopolitique
19:35parce que les Russes
19:36auront conquis
19:38la totalité du Donbass
19:39dont ils ont besoin.
19:40Et à ce moment-là,
19:41je pense que le deal,
19:42ça sera
19:42ou on arrête
19:43ou on va jusqu'à Odessa.
19:44Je ne suis pas certain
19:48aujourd'hui
19:49que Poutine
19:50ait véritablement
19:51choisi
19:52ce qu'il veut faire.
19:53Je pense que
19:54s'il a quand même
19:55relativement confiance
19:56dans la possibilité
19:59pour les Occidentaux
20:00de tenir leurs engagements,
20:01il pourrait se contenter
20:03de ce qu'il a.
20:03Mais comme par ailleurs,
20:05nous ne montrons pas
20:07non plus
20:07une véritable force
20:09de caractère
20:10pour tenir un engagement
20:11quel qu'il soit,
20:12il est possible
20:12qu'il se dise
20:13pour ma sécurité,
20:14il faut que j'aille
20:15jusqu'à Odessa
20:17parce que sinon
20:18j'aurai toujours
20:19une place forte
20:20en face de chez moi
20:21pour tirer sur
20:24la Crimée.
20:25Donc je ne peux pas
20:26me permettre.
20:27Alors, il a donné
20:28des indications
20:28dans les deux sens.
20:29Si l'Ukraine perd Odessa…
20:31L'Ukraine n'existe plus.
20:33Pratiquement.
20:35Parce que les Polonais
20:36revendiqueront leur part,
20:39les Hongrois
20:39revendiqueront leur part,
20:41tout ça sera la curée.
20:42Cet État disparaîtra.
20:44Il y a toutes les chances.
20:45Donc, est-ce que Poutine
20:47est prêt à lâcher Odessa
20:49pour avoir une véritable paix
20:54y compris avec l'Occident ?
20:55Puisque je pense que…
20:57Moi, je pense que
20:58la conséquence de tout ça…
21:00Et là, c'est l'autre partie
21:02de la négociation.
21:03On a ce que j'appelle
21:04les bâtons.
21:05C'est comment on fait
21:05pour arrêter
21:06de se taper dessus.
21:07Et les carottes,
21:08c'est comment on va se partager
21:09le reste du monde
21:11entre Russes et Américains.
21:12On n'en parle pas.
21:13On fait ça sous le manteau.
21:16Mais je pense que
21:18beaucoup de banquiers
21:19entre les Russes
21:20et les Américains
21:21doivent beaucoup discuter.
21:22Et il y a des sommes
21:23absolument gigantesques
21:25à se partager là-dessus.
21:26Le jour où Trump,
21:28pour les raisons politiques,
21:31annonce ça et Poutine,
21:35l'Europe explose.
21:39Élise, l'Europe explose.
21:40Parce que nous,
21:41on ne va pas accepter
21:42d'aller continuer
21:44à faire semblant
21:45de faire la guerre aux Russes
21:46alors que les Américains
21:48par derrière
21:49font des centaines
21:50de milliards de contrats
21:51avec les Russes.
21:52Donc, les premiers
21:52qui partiront,
21:53ce sera les Allemands,
21:54qui ont la prospérité
21:56avec les Russes
21:57et la ruine
21:58avec les Américains.
21:59Donc, ils vont s'en aller.
22:00Et nous, on restera
22:02comme le capitaine du Titanic
22:05droit dans les bottes
22:06pendant qu'on coule.
22:07Et les Hongrois
22:08sont déjà partis.
22:09À mon avis,
22:11les Polonais et les Baltes
22:13sont les premiers
22:14à virer de bord
22:17parce qu'ils verront
22:17qu'à partir du moment...
22:19Aujourd'hui,
22:19ils gagnent beaucoup d'argent
22:20avec la guerre
22:20parce qu'ils sont tout près
22:22de la frontière
22:22et ils sont la base arrière
22:24de la puissance otanienne
22:27pour essayer de montrer
22:29qu'on n'est pas
22:30à se défendre
22:30contre les Russes.
22:31Donc, les Allemands
22:33font beaucoup d'argent,
22:35les Polonais font
22:36beaucoup d'argent,
22:37tout ce qui est reconstruit,
22:39c'est reconstruit en Pologne
22:40et les Baltes aussi
22:42qui viennent de mettre
22:43une énorme base, etc.
22:44Donc, ça permet
22:45de gagner de l'argent.
22:46Mais le jour où ils se diront
22:47les Américains
22:49sont copains
22:49avec les Russes
22:50et nous, on n'est plus,
22:51ils se diront
22:52et nous alors,
22:53on est les plus proches.
22:54Donc, à mon avis,
22:56tout le monde ira vers les Russes
22:58à ce moment-là.
22:58Et c'est là,
22:59je pense qu'à ce moment-là,
23:00Poutine aura véritablement
23:02gagné son pari.
23:03Celui qui...
23:05Ce qu'il recherche depuis 2000,
23:07depuis qu'il a pris le pouvoir,
23:08c'est comment faire
23:10pour...
23:10Se réamarrer à l'Europe.
23:12Se réamarrer à l'Europe,
23:13casser cette espèce
23:14de blocage.
23:15Et c'est passé
23:16par une période intermédiaire
23:19depuis 2022
23:20qui consiste non pas
23:21à décapiter l'Europe
23:22qu'il ne peut pas faire,
23:24mais à dévitaliser l'Europe.
23:26Et il l'a dit
23:27tout au début de la guerre.
23:29Il l'a dit aux Russes,
23:30premièrement,
23:31nous ne vivrons pas
23:32avec un pistolet
23:34sur la tempe.
23:35Ça veut dire,
23:35nous ne permettrons pas
23:36que l'Ukraine s'autanise.
23:40ce qu'elle était déjà
23:42sous une forme informelle
23:43avec le PPP,
23:45le Partenariat pour la paix
23:47que j'ai décrit
23:47dans mon premier livre.
23:49Mais surtout,
23:49il a dit,
23:52mes collègues européens
23:53ont oublié une chose,
23:54c'est la fracture sociale.
23:56Avec les désagréments
23:58que ne manquera pas
24:00de provoquer la guerre,
24:02il me semble impossible
24:03que les élites actuelles
24:05se maintiennent au pouvoir.
24:07C'est ça qu'il a dit.
24:08Donc c'est son objectif,
24:09c'est de faire sauter
24:10les élites.
24:12Et Trump fait partie,
24:13est partie prenante
24:14de ce projet politique,
24:16c'est évident.
24:17Donc ça,
24:18c'est un peu notre chance,
24:19nous,
24:19en tant qu'ouvrénistes.
24:20C'est notre opportunité,
24:21en tous les cas.
24:21C'est notre opportunité.
24:23On a vu à la fin
24:24de ces vidéos,
24:25tout à l'heure,
24:26que Donald Trump
24:26était assez virulent
24:27à l'égard de l'Ukraine
24:28et donc particulièrement
24:29de Volodymyr Zelensky.
24:31J'ai lu à plusieurs reprises
24:32que le 24 février,
24:34Volodymyr Zelensky,
24:35à l'occasion de l'entrée
24:36dans la cinquième année
24:36ouverte de guerre,
24:40eh bien,
24:40il devait faire un discours.
24:42Certains disent
24:43qu'il va annoncer
24:45la tenue d'élections
24:47progressivement
24:47ou du moins
24:47les conditions
24:48dans lesquelles
24:49des élections
24:50peuvent se tenir
24:50en Ukraine.
24:51Est-ce que vous avez
24:52le sentiment
24:53que Donald Trump
24:53va le pousser dehors ?
24:56Écoutez,
24:56ça dépend si…
24:58Aujourd'hui,
24:59Zelensky est quand même
25:00un pion important
25:02parce qu'il tient
25:03pas mal de choses,
25:04il tient les affaires
25:06de corruption,
25:07il tient quand même
25:08le pouvoir.
25:09Si, finalement,
25:10il fait la politique
25:11que Donald Trump
25:12veut faire,
25:13Trump n'aura peut-être
25:14pas forcément besoin
25:15de le pousser dehors.
25:18Est-ce qu'un autre
25:19ferait une politique
25:20plus conforme
25:21à celle que veulent
25:22les États-Unis ?
25:23Aujourd'hui,
25:23il n'en sait rien.
25:28Zelensky doit jouer
25:29un jeu assez subtil
25:30parce qu'en même temps,
25:32il fait le monsieur
25:35non, moi, jamais, etc.
25:38Et puis, en même temps,
25:40plus Trump lui met
25:41la pression,
25:43je pense qu'il va être
25:44obligé d'y couper.
25:45On a senti déjà
25:47avec les affaires
25:47de corruption
25:48qu'on commence
25:48à lui mettre
25:49sur le dos,
25:50dont on ne peut pas
25:52trop parler non plus
25:53parce que quand il y a
25:54de la corruption
25:55en Ukraine,
25:56ça veut dire
25:56qu'il y a des rétro-commissions
25:58chez nous.
25:59Donc, si on sort
26:00les affaires de commission
26:03versées aux amis
26:04de monsieur Zelensky,
26:06on va savoir
26:07qu'en retour,
26:09il a payé
26:10telle ou telle
26:10ou telle personne
26:11aux États-Unis
26:12ou en Europe.
26:14C'est ça qui nous embête
26:15dans cette affaire.
26:17Donc, c'est pour ça
26:17que moi,
26:18je n'ai pas pensé non plus
26:19qu'on allait véritablement
26:21mettre toutes les affaires
26:22de corruption.
26:22Il avait l'achat
26:24l'ukrainienne
26:24parce qu'on est trop…
26:25On trompe dedans, nous.
26:28Dans ma vie des affaires,
26:31je n'ai jamais vu
26:33le fait que le corrupteur
26:35ne s'enrichisse pas
26:36quand il paye le corrompu.
26:38– Bien sûr.
26:39– Il reçoit entre 10-20%
26:42ou la moitié
26:42de ce qu'il donne
26:44en retour.
26:45Donc, c'est un jeu à deux, ça.
26:47– Bien sûr.
26:48– Voilà.
26:49– Alors, tout à l'heure,
26:49vous évoquez la possibilité
26:52de voir globalement
26:53une situation un petit peu
26:55se figer
26:55tout en reprenant
26:57des activités économiques,
26:58notamment entre Washington
26:59et Moscou.
27:00J'aimerais, dans ce cadre,
27:01qu'on écoute Caroline Galactéros
27:03lors de sa dernière vidéo
27:04publiée sur sa chaîne YouTube
27:06sur Paix et Guerre.
27:07– Deux lignes aussi diplomatiques
27:09qui se font de plus en plus d'ombre.
27:11Sergei Lavrov avait exprimé
27:15quand même des critiques,
27:16il n'est pas le seul,
27:17sur la bonne volonté
27:21vraiment très durable
27:24et résistante du président Poutine.
27:28Il y a une ligne économique
27:30avec Kyrill Dmitriev
27:31qui continue à discuter
27:32avec des émissaires américains,
27:35toujours les mêmes,
27:35Wittkopf et Kushner.
27:37De l'autre côté,
27:39la partie plus professionnelle,
27:42si vous voulez,
27:42plus diplomatique
27:43et qui, elle,
27:44traite de l'Ukraine
27:45en tant que telle
27:47et qui est là confiée
27:49à des diplomates de métier
27:53qui n'ont manifestement
27:55pas la manière de voir
27:56les positions américaines
27:57que Dmitriev
27:59qui, lui,
28:00je ne dirais pas
28:00que c'est un enfant des États-Unis,
28:01mais enfin,
28:02tout son parcours,
28:03l'incline
28:05à être dans une dynamique
28:07plus ouverte
28:10et peut-être
28:11plus compréhensive
28:12vis-à-vis
28:13des demandes américaines.
28:14Quant aux Ukrainiens,
28:16on connaît la position.
28:18Zelensky se montre
28:19plus buté que jamais
28:21sur tous les points.
28:30Alors, bien sûr,
28:31j'en profite pour rappeler
28:31à nos téléspectateurs
28:32qui peuvent retrouver
28:33Caroline Galactéro
28:34sur sa chaîne YouTube
28:34sur Paix et Guerre
28:36et particulièrement
28:37cette dernière vidéo.
28:38Est-ce que vous partagez
28:39cette lecture aussi
28:41avec cette déconnexion
28:43entre deux branches diplomatiques,
28:44l'une qui ne l'est pas vraiment,
28:45qui fait du business
28:46et l'autre qui est
28:46sur la diplomatie ?
28:48Bien sûr, à 100%.
28:49Et d'ailleurs,
28:49je l'ai écrit dans le livre
28:51et je le dis depuis longtemps.
28:52C'est ce que j'appelle
28:54les bâtons d'un côté
28:55et les carottes de l'autre.
28:56C'est ce que je pense.
28:57Et en plus,
28:58c'est la bonne vieille méthode
28:59avec le gentil,
29:01la main tendue du gentil
29:02et le poids du méchant
29:04et on discute les deux
29:05en même temps.
29:06Et ça, c'est la force
29:08des Russes de faire ça.
29:10Et c'est aussi
29:10la force de Trump
29:11pour convaincre
29:15ses lobbies,
29:16les lobbies qui sont derrière lui
29:18parce que par-dessus la tête
29:20en fait des marchands de canon
29:21parce qu'on parle toujours
29:22des marchands de canon
29:24mais en réalité,
29:26les principales de ces entreprises,
29:28elles sont entre les mains
29:30en fait des financiers américains.
29:33C'est cela qui compte,
29:34c'est les black rock,
29:35les gens comme ça.
29:36Or, ces gens-là
29:37sont autant intéressés
29:39par les dividendes de la paix
29:40que par les dividendes de la guerre.
29:42Et ils gagneront bien plus
29:43avec les dividendes de la paix
29:45qu'avec les dividendes de la guerre.
29:47Et Trump n'a pas manqué
29:50de leur expliquer.
29:51C'est pour ça.
29:52Et Poutine le sait tellement bien
29:54qu'il a nommé
29:55Kirill Dimitriev
29:57comme chargé
29:58des investissements étrangers
30:00en janvier
30:03ou février 2025,
30:05c'est-à-dire
30:05dès que Trump est arrivé.
30:07Il lui a mis,
30:08je dirais,
30:09la 40 sous le nez
30:09à ce moment-là.
30:11Or,
30:12Dimitriev
30:13et Kouchner
30:14qui est,
30:15je rappelle,
30:16considéré comme
30:17le principal
30:19conseiller de Trump,
30:20ça c'est...
30:21Et qui est son gendre.
30:22Qui est son gendre.
30:23Le principal
30:24conseiller de Trump
30:25et Dimitriev
30:27qui a fait Harvard,
30:29je rappelle,
30:30ou Stanford,
30:31peut-être Stanford,
30:32se connaissent
30:32depuis 2015.
30:34puisque Dimitriev
30:35à l'époque
30:36du système communiste
30:37a eu une dérogation
30:39pour faire ses études
30:40aux Etats-Unis.
30:42C'est un type
30:43assez talentueux
30:44quoi qu'on en dise.
30:45En plus,
30:45ils sont de la même génération
30:46puisque Dimitriev
30:47doit avoir 50 ans
30:49et Kouchner
30:50a 44 ans.
30:51ils se connaissent,
30:52ça fait 10 ans
30:53qu'ils se connaissent.
30:54Donc,
30:54très intelligemment,
30:56Poutine l'a mis
30:56en première ligne
30:57dès le début.
30:59Mais,
31:00si je me souviens bien,
31:02lors des premières
31:03négociations
31:03qu'il devait avoir
31:04eu à Riad,
31:05Lavrov n'avait pas voulu
31:06qu'il fasse partie
31:07de la délégation.
31:09Mais,
31:09Poutine l'a imposé.
31:10Pas dans la délégation,
31:12mais en marge.
31:13En marge,
31:14voilà.
31:14Mais,
31:14il y a toujours ça.
31:16Les deux.
31:17Et,
31:17ce que je veux dire,
31:18c'est que les financiers
31:19américains,
31:19aujourd'hui,
31:20ils disent,
31:20ok,
31:20tu me promets de l'argent
31:21pour plus tard
31:22avec les mines,
31:23avec le pétrole,
31:25avec le gaz,
31:26avec l'Arctique,
31:28avec tout ça.
31:28Nous,
31:28on est bon.
31:29Mais,
31:29pour l'instant,
31:30nous,
31:33attend qu'on ait fini
31:34de vendre les armes
31:34et puis,
31:35quand on aura fini,
31:35on verra le reste.
31:36Ils veulent les deux.
31:39Bien entendu.
31:40Mais,
31:40c'est les mêmes.
31:42Donc,
31:44l'idée de Trump,
31:45et ça,
31:46je le pense depuis le début
31:47et je l'ai dit dans le livre,
31:49et je l'avais dit
31:49dans le livre précédent,
31:51je pense,
31:51c'est d'essayer
31:52de les convaincre
31:53qu'il faut enlever
31:54à ces hyènes
31:56le gros nonos
31:58de la guerre
31:59pour leur mettre
32:00un nonos
32:00encore plus gros
32:01qui est celui
32:02de la paix.
32:02Mais,
32:03aujourd'hui,
32:04ils tiennent l'un
32:05mais pas encore l'autre.
32:07Donc,
32:07ils ne veulent pas lâcher.
32:08Alors,
32:09évidemment,
32:09l'autre point crucial
32:12de la politique internationale
32:13qui pose problème
32:14à Donald Trump,
32:15ce n'est pas,
32:15évidemment,
32:16l'Ukraine,
32:16c'est,
32:17bien entendu,
32:17le Proche-Orient.
32:19Ce que je vous propose,
32:20c'est d'écouter,
32:21dès à présent,
32:21Nicolas Mirkovic,
32:22il était à votre place
32:23la semaine dernière
32:23et il évoquait
32:24sa proximité,
32:25enfin,
32:26la proximité de Donald Trump
32:27avec Benjamin Netanyahou.
32:28On peut se demander
32:29quelle est la stratégie ?
32:31Pourquoi est-ce que
32:32Netanyahou va voir Trump
32:34pour la septième fois ?
32:35Il est sous mandat
32:36d'arrêt international,
32:37je le rappelle,
32:37par le tribunal pénal
32:40international.
32:40Pourquoi cela ?
32:41Pourquoi cette,
32:42et d'ailleurs,
32:43c'est une bonne partie
32:43de la base de Donald Trump,
32:44dit,
32:45pourquoi est-ce qu'on met
32:46autant d'efforts ?
32:47Pourquoi est-ce qu'on prend
32:47autant de risques ?
32:48Est-ce que nous n'avons pas
32:49au Moyen-Orient,
32:51alors que nous avons élu
32:52un président
32:53qui avait dit
32:53qu'il allait réparer
32:54les routes aux Etats-Unis,
32:55qu'il allait investir
32:56dans les universités,
32:57qu'il allait protéger
32:58nos frontières ?
33:05Qu'est-ce que vous en pensez,
33:06vous, François Martin,
33:07justement,
33:08pourquoi cette conjugaison
33:11quasi parfaite,
33:12du moins d'apparence,
33:14entre Donald Trump
33:15et Benjamin Netanyahou ?
33:16Moi, je pense,
33:17d'abord, Nicolas a absolument raison,
33:19je pense que pratiquement
33:23dans les vatanguères trumpistes,
33:25ce que j'appelle
33:26les nostalgiques
33:27de la puissance passée,
33:29il y a deux sortes,
33:30il y a les antirusses
33:32qu'il a réussi,
33:33avec sa politique de la carotte,
33:35à mettre un peu de côté,
33:37puisque c'est lui qui a l'air
33:39de maîtriser l'agenda
33:41aujourd'hui vers la paix,
33:42qui n'est pas encore mûr,
33:44mais vers la paix,
33:44et les autres,
33:46c'est les pro-sionistes.
33:47Alors, les pro-sionistes
33:48ont du plan dans l'aile,
33:50d'abord parce que l'opinion américaine
33:52a énormément évolué
33:53à cause de Gaza,
33:55comme on l'a vu,
33:56Mambdani est élu par 35%
33:58des juifs de New York,
34:02alors qu'il est ouvertement
34:05pro-palestinien
34:06et qu'il déclame le Coran
34:07chaque fois qu'il fait un discours,
34:10donc malgré ça,
34:1135% des juifs de New York
34:13est voulue pour lui,
34:14ça veut dire qu'il y a bien
34:15une déconnexion aujourd'hui
34:17entre les israélites d'une part
34:20et les sionistes d'autre part,
34:21de plus en plus grandes.
34:22Pour autant,
34:23les sionistes,
34:24avec l'IPAC,
34:26avec etc.,
34:27tout ce qu'on voit par ailleurs
34:28avec l'affaire Epstein,
34:29– Un lobby très puissant,
34:30l'IPAC.
34:30– sont extraordinairement puissants,
34:32et on sent que Trump est encore,
34:35je dirais, relativement fortement
34:38dans leurs pattes,
34:40même si un certain nombre d'indices
34:43montrent que les choses
34:44sont en train de changer.
34:46– Pardon, mais vous faites un lien
34:48avec l'affaire Epstein,
34:49justement,
34:49est-ce que le fait de révéler
34:51de plus en plus de documents,
34:53comme l'a fait le département
34:55de la justice,
34:56c'est concrètement pour mettre
34:57un petit coup de pression aussi
34:58sur ces lobbies qui s'infiltrent ?
35:01– C'est évident,
35:02c'est évident.
35:03Il y a deux objectifs
35:04dans cette affaire Epstein,
35:06je pense.
35:06L'une, c'est de taper directement
35:09l'état profond
35:10que Donald Trump déteste,
35:13et en particulier,
35:14il veut se payer
35:15les deux chefs de son opposition,
35:18c'est-à-dire Obama et Clinton.
35:20Alors, il obtiendra peut-être pas
35:22la tête d'Obama
35:24par l'affaire Epstein,
35:25mais plutôt par le Russia Gate,
35:28mais l'autre qui va se payer,
35:30c'est, je dirais,
35:32le frère et la sœur Clinton,
35:34si on peut dire.
35:35Monsieur, madame,
35:36qui sont comme l'arroi en foire,
35:39il a fait quand même…
35:41Ce qui compte,
35:42ce n'est pas de prendre l'avion
35:43avec Epstein,
35:43c'est de prendre le Lolita,
35:44celui qui va dans l'île.
35:46C'est ça.
35:47Clinton a quand même pris
35:4826 fois le Lolita
35:49pour parler de cause humanitaire
35:53dans un jacuzzi
35:54avec deux jolis nanas,
35:56mais c'était pour parler
35:57de questions humanitaires.
35:58– Oui, et puis on se rappelle
35:59de ce drôle de tableau
36:00de Bill Clinton
36:01dans une robe bleue
36:02avec des escarpins rouges
36:03à talons.
36:03– Voilà, c'est ça.
36:04– C'est étonnant.
36:05– Donc,
36:06mais quelque part,
36:07ça a révélé aussi
36:08les liens avec Israël.
36:10c'est très mauvais,
36:11si vous voulez,
36:13vis-à-vis de l'image d'Israël
36:14et vis-à-vis de cette idée
36:17comme quoi l'Amérique
36:19ne fait pas la politique de l'Amérique,
36:20mais fait la politique d'Israël.
36:22Ce qui a été le reproche principal
36:24qu'ont fait des gens
36:26comme Tucker Carlson,
36:27par exemple,
36:27en disant,
36:29qui c'est qui dirige l'autre ?
36:31– Donc,
36:32Trump n'est pas sorti
36:34de cette gang,
36:36je dirais,
36:36aujourd'hui,
36:37et de ces gangs…
36:38– Il y a une forte raison
36:38que Donald Trump
36:39est quand même souvent cité
36:41quand on parle
36:42des dossiers Epstein
36:42et force est de constater
36:44qu'il a quand même
36:44à un moment donné
36:46côtoyé Jeffrey Epstein.
36:48Il ne faut pas le dire,
36:49n'est pas non plus
36:50faire de l'antitrumpisme primaire,
36:52c'est la réalité.
36:52– C'est évident,
36:53mais d'une part,
36:54on n'a aucune preuve
36:55comme quoi Trump
36:56n'a jamais pris le Lolita.
36:58Il a pris l'avion d'Epstein
36:59parce qu'Epstein habite
37:01à Palm Beach
37:02à côté de Mar-a-Lago.
37:03Des fois,
37:04ils ont pris l'avion ensemble
37:06parce qu'Epstein
37:08lui a proposé
37:09de le conduire
37:10à New York
37:10ou de le ramener.
37:12Donc,
37:13il a eu l'occasion
37:14de prendre cet avion.
37:16Il l'a viré de chez lui
37:18à un moment donné,
37:20fin des années 90,
37:21parce qu'il draguait
37:22une des filles
37:23qui travaillait
37:25chez Trump
37:26dans sa résidence.
37:28C'est lui
37:28qui l'a fait arrêter
37:29en 2019,
37:30il ne faut pas oublier.
37:31S'il était mouillé
37:32jusqu'au cou,
37:33il ne l'aurait pas arrêté,
37:34que personne ne l'a arrêté
37:35avant lui.
37:36C'est lui qui l'a fait.
37:38Donc,
37:39ce qui est drôle,
37:40c'est quand on dit
37:41Trump et Epstein
37:42se connaissent très bien,
37:43on revoit toujours
37:44les mêmes photos.
37:45Il y a trois photos
37:46et on revoit toujours
37:47les mêmes.
37:48– Et Trump est assez jeune,
37:49il faut l'avouer.
37:50– Et Trump est jeune,
37:51effectivement.
37:52Donc,
37:53je pense que c'est peut-être
37:55pour ça que Trump
37:56a hésité en se disant
37:57« je vais me faire attaquer ».
37:58Mais en fait,
37:59si lui il se fait attaquer,
38:01les autres se font attaquer
38:03mille fois plus.
38:03Et je pense que c'est
38:04ce qui est en train
38:05d'être prouvé
38:06petit à petit
38:07par les enquêtes
38:07qui ont déjà eu lieu
38:09au moment du procès.
38:11alors je ne crois pas
38:12qu'il n'y a pas eu
38:13un procès pour Epstein
38:14parce qu'il est mort avant,
38:16mais il y a eu
38:16le procès de Guylaine,
38:18Axwell.
38:18Bon,
38:19si on avait pu avoir
38:20des preuves flagrantes
38:22du caractère,
38:24je veux dire,
38:26pédocriminale de Trump
38:26à ce moment-là,
38:27c'est clair que ça serait sorti.
38:29Moi,
38:29c'est ça qui m'a convaincu
38:30du fait qu'en fait
38:31que Trump est un peu
38:32de côté dans cette affaire
38:34parce que sinon,
38:35comme tout a été étudié
38:38par des juges,
38:39à une époque
38:39où Trump briguait la présidence
38:41mais ne l'était pas,
38:42je me suis dit
38:43mais s'il avait eu
38:43la moindre preuve,
38:44il aurait sorti.
38:45Donc s'ils ne l'ont pas sorti,
38:46c'est qu'il est
38:47peut-être pas blanc comme neige
38:49mais en tout cas,
38:50mais bon,
38:51votre question,
38:52c'était par rapport à Israël.
38:54Je pense que ça desserre
38:55les intérêts d'Israël
38:56également parce que
38:58la collusion d'Israël
38:59dans cette affaire
39:01énorme et gigantesque
39:03non seulement
39:03de pédocriminalité
39:04mais également
39:05de corruption
39:06et de pression politique,
39:09Israël joue un jeu
39:12absolument majeur
39:13dans cette affaire.
39:14– Mais comment faites-vous
39:14le lien entre le dossier Epstein
39:16et la question israélienne, pardon ?
39:18– Parce qu'Epstein
39:19est un agent du Mossad,
39:21on le voit,
39:23ce n'est pas Epstein
39:25qui a mis des centaines
39:26de caméras
39:27à l'intérieur
39:28de toutes ses résidences
39:29en France,
39:30sur l'île,
39:31à New York
39:31et partout.
39:32Il est au service
39:33d'un lobby étranger.
39:34c'est ça le problème
39:36de…
39:37c'est ça le problème.
39:39Je rappelle que
39:40sa copine
39:40c'est Guylaine Maxwell
39:41dont le père
39:42était aussi
39:43un agent du Mossad
39:44officiel
39:45qu'on a retrouvé
39:47noyé
39:47à côté de son bateau…
39:49– Au large des Balaillards ?
39:51– Pas des Balaillards.
39:52– Non, pardon,
39:52c'est vous ça.
39:54– Au large des Canaries.
39:56– Exact.
39:57– Des Canaries
39:57et ce qui se dit
40:00c'est qu'il a essayé
40:01de faire chanter le Mossad
40:02et qu'il leur a demandé
40:03300 millions de dollars
40:05et que le Mossad
40:05l'a fait assassiner
40:07et ensuite
40:08il a été enterré
40:09en Israël
40:09avec…
40:10– Des hommages…
40:11– Des hommages nationaux
40:12extraordinairement
40:13dithyrambiques
40:14en disant que ça avait été
40:14un des plus grands soutiens
40:16d'Israël
40:17depuis qu'Israël existe.
40:20Donc,
40:20les connexions,
40:22je dirais,
40:22entre Epstein,
40:25Guylaine,
40:26Robert, Maxwell
40:28et Israël
40:30sont totals
40:31et ça,
40:32ça dessert Israël.
40:33– Est-ce que vous diriez
40:34justement que la sortie
40:35de ce dossier Epstein
40:36pourrait être un peu
40:38mis en parallèle,
40:38j'allais dire,
40:39du scandale de corruption
40:40ukrainien
40:41mais puissance 10
40:42évidemment
40:43pour précisément
40:44avoir une action
40:45sur la scène internationale ?
40:47– Pardon ?
40:48– Est-ce que finalement
40:49cette révélation
40:50autour du dossier Epstein
40:52pourrait faire le même effet
40:53que le scandale
40:54de corruption en Ukraine
40:55c'est-à-dire pour calmer
40:56peut-être les ardeurs
40:57d'un côté
40:58de Volodymyr Zelensky
40:59de l'autre côté
41:00celle de Benjamin Netanyahou
41:02en disant
41:02non on ne va pas forcément
41:04faire ça.
41:04– Je ne suis pas sûr
41:05que ça touche Netanyahou
41:06véritablement
41:08d'abord parce que
41:09c'est très ancien
41:10c'était avant Netanyahou
41:14il y a d'autres dirigeants
41:15israéliens
41:15semble-t-il
41:16qui ont pris les pieds
41:18dans le plat
41:18qui ont voulu goûter
41:20au plat
41:20qu'ils étaient censés servir
41:22semble-t-il
41:24mais je ne suis pas sûr
41:25que
41:25enfin
41:26on ne voit pas
41:27apparaître ici ou là
41:29de
41:32disons
41:33de choses
41:33qui touchent
41:35Netanyahou
41:35je pense que Netanyahou
41:37a beaucoup de défauts
41:38mais il n'a pas l'air
41:38d'être
41:39un grand pédophile
41:41enfin ça
41:41ce n'est pas ce qui apparaît
41:42– C'est quand même
41:43une qualité non négligeable
41:44on peut lui reconnaître
41:45– Par contre alors
41:45pour répondre à votre question
41:47sur les signes
41:50qui laissent à penser
41:52que Trump en fait
41:52n'est pas
41:53un véritable sioniste
41:55mais qu'il attend
41:57le moment
42:00préférable
42:01pour mettre de côté
42:05les sionistes
42:05il y en a un
42:06qui me semble quand même
42:07très important
42:08c'est le document
42:10de la doctrine
42:11de sécurité nationale
42:12– Bien sûr
42:12– Parce que si vous regardez
42:13ce qu'il dit
42:14sur le Moyen-Orient
42:15il dit quand même
42:15une chose
42:16qui est extrêmement importante
42:17il dit
42:17le Moyen-Orient
42:18n'est plus pour nous
42:20une région stratégique
42:23alors qu'on sait
42:24qu'Israël
42:25est là
42:26pour être le gendarme
42:27des Etats-Unis
42:28vis-à-vis
42:29de ces pays arabes
42:29qui sont censés
42:30nous livrer le pétrole
42:31on voit très clairement
42:33que les Etats-Unis
42:34ont pris en compte
42:35le fait qu'aujourd'hui
42:36ils étaient
42:36ils étaient
42:39autosuffisants
42:39en pétrole
42:40et que par contre
42:41si le Moyen-Orient
42:43reste extrêmement
42:44important et utile
42:45et c'est ce que dit
42:47Trump
42:47c'est pour en faire
42:48une région
42:51d'enrichissement mutuel
42:53c'est ça
42:54c'est à ça
42:54que ça doit servir
42:56non seulement
42:56la Riviera
42:57mais également
42:57tout le reste
42:58du Moyen-Orient
42:59et dans ce sens-là
43:00il est certain
43:01que s'il déclenche
43:02une guerre
43:03avec l'Iran
43:04où l'Iran
43:05a dit
43:05d'une façon
43:06extrêmement intelligente
43:08que s'il y avait
43:09une guerre
43:09ce serait une guerre
43:09régionale
43:10c'est à dire
43:11qu'ils se réservaient
43:12de tirer
43:12sur le Qatar
43:13sur les Émirats
43:15Arabes Unis
43:15et sur
43:18l'Arabie Saoudite
43:19alors que par ailleurs
43:21ils ont fait
43:21tous les efforts
43:22possibles
43:23pour se rapprocher
43:24de l'Arabie Saoudite
43:25à travers
43:27le traité
43:28de Pékin
43:29sous l'égide
43:30je me suis dit
43:31mais pourquoi
43:32est-ce qu'ils disent
43:32qu'ils se réservent
43:33le droit de taper
43:34sur l'Arabie Saoudite
43:35qui est quelque part
43:36leur allié
43:37parce qu'ils veulent
43:39donner à ces pays-là
43:41un argument
43:42pour dire à Trump
43:45ne le fais pas
43:46parce qu'on sait
43:47très bien
43:47que s'il y a
43:483-4 bombes
43:49qui tombent
43:49dans la région
43:50plus personne
43:51ne mettra un copec
43:52c'est la fin
43:53du rêve de Trump
43:54de l'enrichissement
43:55du Moyen-Orient
43:56donc je pense
43:57qu'il ne le fera pas
43:57pour cette raison
43:59je pense qu'il ne le fera pas
44:00alors il fait un show
44:01s'il finit par taper
44:03et qu'il se met
44:04entre les pattes
44:05des sionistes
44:05et qu'il tape
44:06à mon avis
44:06il fait
44:07il coule
44:09tout son projet
44:10voilà
44:11parce qu'il y aura ça
44:13donc ils iront
44:14ces pays-là
44:15iront vers la Chine
44:17ils iront
44:18chercher la bombe
44:19et ils iront
44:20vers la Chine
44:21donc là
44:21c'est
44:22Téki-Tor-Livite
44:23je dirais
44:23il y a ça
44:24il y a le fait
44:25qu'ils vont fermer
44:27le détroit d'Ormus
44:28comme ils l'ont déjà
44:29fait momentanément
44:30donc le pétrole
44:31va monter comme ça
44:32et l'essence
44:33aux Etats-Unis
44:34ce que les Américains détestent
44:36tous les magas
44:37vont dire
44:38c'est la ligne rouge
44:39que tu avais promis
44:40de ne pas franchir
44:41tu vas le faire
44:41ça se répercutera
44:42sur les mid-termes
44:43et une autre raison
44:44que l'on ne voit pas
44:45c'est que quand vous faites
44:46une guerre
44:47si vous ne voulez pas
44:48être mis en cause
44:49vous mettez toujours
44:51des proxys devant vous
44:52parce que comme ça
44:53si les proxys prennent des coups
44:55vous dites
44:56c'est pas moi
44:56c'est lui
44:57mais là
44:58il y a un proxy
44:59d'un côté
45:00c'est l'Iran
45:00qui est le proxy
45:01de la Chine
45:01et en face
45:02les Américains
45:05sont en prise directe
45:07donc si les Iraniens
45:08coulent un bateau
45:09même pas un bateau
45:12un porte-avions
45:13s'ils coulent
45:14un bateau américain
45:15le monde entier
45:16dira
45:17c'est un tigre de papier
45:19bien sûr
45:20donc c'est très très grave
45:21géopolitiquement
45:22que vous ayez
45:23vous en face d'un proxy
45:24parce que
45:25si vous lui bourrez le nez
45:26on dit c'est normal
45:27si c'est lui
45:28qui vous bourre le nez
45:29on dit
45:30le petit a tapé le gros
45:32c'est très mauvais
45:33pour le gros
45:34donc je pense
45:36qu'il n'est absolument pas
45:37pour toutes ces raisons
45:38les raisons du Moyen-Orient
45:40d'une part
45:40les raisons des mid-terms
45:42d'autre part
45:42et les raisons
45:44de la
45:45rapport proxy
45:47direct
45:48je pense que
45:49Trump
45:50nous fait
45:51un cinéma
45:52et il va le faire
45:53jusqu'au bout
45:54comme dans le catch
45:55il va nous faire
45:56le truc du catch
45:58et puis
45:58il va sortir
46:01d'une certaine façon
46:02soit parce qu'ils ont
46:03trouvé un accord
46:04avec les Iraniens
46:05les Iraniens
46:06ils vont revenir
46:07aux accords précédents
46:08c'est à dire
46:09on confie
46:10nos 400 kilos
46:12d'Uraniom
46:12enrichi
46:12on les confie
46:13aux Russes
46:14comme ça nous
46:14on promet
46:15qu'on ne va pas
46:17faire la bombe
46:18mais on ne touche pas
46:19aux balistiques
46:20ce que veut Israël
46:21en fait
46:21c'est qu'ils touchent
46:22aux balistiques
46:23l'enjeu
46:23aujourd'hui
46:24de cette
46:25montée
46:28aux extrêmes
46:30en tout cas
46:32TikTok
46:33je pense que
46:34c'est la question
46:34du balistique
46:36parce que
46:37pour les Israéliens
46:38c'est ça l'enjeu
46:39c'est ça qui leur a fait mal
46:40au moment de la guerre
46:41des 12 jours
46:41et c'est la véritable
46:43dissuasion iranienne
46:44bien sûr
46:45si on ne touche pas
46:47aux balistiques
46:48ça voudrait dire
46:49d'une part
46:49que Israël
46:50est véritablement
46:50sur la touche
46:51et ça voudrait dire
46:52que l'Iran aura gagné
46:53et que les BRICS
46:54auront gagné
46:56J'aimerais qu'on consacre
46:58quand même
46:58une petite parenthèse
47:00à la fin de cette émission
47:01pour parler de nous
47:02pour parler de l'Europe
47:03et surtout particulièrement
47:04de la France
47:05vous faites référence
47:07à plusieurs reprises
47:07dans votre livre
47:08vous l'avez déjà fait
47:09dans cette émission
47:10au général de Gaulle
47:11à cette forme
47:12de souveraineté
47:13qui faisait partie
47:15intégrante
47:15de ces projets
47:16pour notre pays
47:18aujourd'hui
47:19on voit
47:19que
47:20les deux sujets
47:21principaux
47:22que nous l'on vient
47:22d'évoquer
47:23qu'il s'agisse
47:23de la guerre en Ukraine
47:24ou du Proche-Orient
47:26globalement
47:26la France n'a plus
47:27véritablement d'action
47:29sinon au travers
47:30d'une Europe
47:31assez peu démocratique
47:33puisque globalement
47:34c'est Ursula von der Leyen
47:35qui agit
47:37quasi en autonomie
47:39pour ne pas dire davantage
47:41aujourd'hui
47:42comment voyez-vous
47:44les choses
47:44parce que
47:45vous n'arrêtez pas
47:46dans votre livre
47:46de rappeler
47:47que ce chaos du monde
47:48est certes
47:49plein de risques
47:50mais qu'il est aussi
47:51vecteur d'opportunités
47:53d'opportunités
47:54que nous pourrions
47:54encore saisir
47:56le problème
47:57aujourd'hui
47:57bien sûr
47:57ce sont nos dirigeants
47:59c'est clair
48:01alors
48:01Macron est le plus
48:02emblématique
48:03d'entre eux
48:03comme j'ai dit
48:04lui il a choisi
48:05son camp
48:05vous savez
48:06à Chicago
48:07vous avez
48:07les partisans
48:08de Lucky Luciano
48:09qui tiennent l'est
48:10de la ville
48:10et les partisans
48:11d'Al Capone
48:13qui tiennent l'ouest
48:13bon
48:14si vous faites partie
48:14d'un clan
48:15vous ne changez pas
48:16de clan
48:16vous êtes la fille
48:17d'Al Capone
48:18vous n'allez pas
48:18vous marier
48:19avec le fils
48:19de Lucky Luciano
48:20sinon vous déclenchez
48:22la guerre des gangs
48:22pendant 50 ans
48:23bon
48:24donc là
48:25Macron
48:25lui il est dans son camp
48:26son camp
48:27c'est le camp
48:28des démocrates
48:28donc il est
48:29le chef
48:31aujourd'hui
48:31de l'opposition
48:33internationale à Trump
48:34on peut le dire
48:34comme ça
48:35d'une certaine façon
48:36même si cette opposition
48:37est feutrée
48:38et qu'elle se présente
48:40à travers les sourires
48:41etc
48:41celui qui veut
48:42la peau de Trump
48:44de la façon
48:45la plus
48:47forte
48:47je pense
48:48c'est Macron
48:50et les 90 milliards
48:52c'est une énorme
48:53peau de banane
48:53vous dites qu'il y a un lien
48:54avec les démocrates
48:55mais encore une fois
48:56comme je l'expliquais
48:56tout à l'heure
48:57il pourrait très bien
48:57y avoir un rapprochement
48:58avec un républicain
48:59comme Nietzsche-Graham
49:00et Emmanuel Macron
49:01d'une certaine façon
49:02oui bien sûr
49:02parce que
49:03quand vous cherchez
49:04l'opposition à quelqu'un
49:05tous les opposés
49:06à celui-là
49:07sont vos amis
49:08mais c'est ça
49:10et puis d'un autre côté
49:11Trump a bien
49:12évidemment démontré
49:14lui
49:17comment dire
49:18G.D. Vance
49:19dès le mois de février
49:242025
49:25dès la prise de pouvoir
49:28Rubio encore récemment
49:30sauf que Rubio joue un peu
49:32le jeu du oui
49:33on n'est pas les méchants
49:34et les gentils
49:35mais ils veulent la peau
49:37de l'Europe de Bruxelles
49:39c'est clair
49:41dans le document
49:42de sécurité nationale
49:43auquel il faut toujours
49:45se référer
49:46et je le décris
49:47très largement
49:48parce que
49:49la doctrine et la pratique
49:50c'est deux choses différentes
49:51bien sûr
49:51c'est pas parce qu'on a une doctrine
49:53qu'on la suit
49:54par la pratique
49:55mais la pratique
49:56la doctrine
49:56si une doctrine existe
49:58ça veut dire quelque chose
49:59c'est pas simplement
50:00comme s'il n'y en avait pas
50:03or là aussi
50:04la doctrine dit
50:06premièrement
50:06nous avons absolument
50:08besoin de vous
50:09les Européens
50:09le fait que les Américains
50:12considèrent
50:13et affirment
50:14le fait qu'ils ont besoin
50:15des Européens
50:16ça veut dire quelque chose
50:18deuxième chose
50:19on a besoin des Européens
50:21mais pas de vous
50:22on n'a pas besoin de vous
50:23vous vous allez dans le mur
50:25vous êtes mort
50:26civilisationnellement
50:27à cause
50:27parce que vous ne croyez plus
50:28à vos valeurs
50:29confère le discours
50:31de Vance
50:31que je reprends aussi
50:34la conférence de Munich
50:35mais pas la dernière
50:36c'est l'année précédente
50:37qui est totalement limpide
50:38donc lui
50:40il est envoyé
50:41pour dynamiter
50:42cette Europe de Bruxelles
50:43on veut une Europe des Nations
50:45alors
50:45en même temps
50:46on veut une Europe des Nations
50:47et en même temps
50:48on s'en sert comme
50:49d'un paillasson
50:50en disant
50:50on va vous piquer
50:52le Groenland
50:52etc
50:53donc là il y a
50:54une contradiction
50:55je dirais
50:55entre la pratique
50:56et la doctrine
50:57mais la doctrine
50:58dit quand même
50:59on veut
51:00une Europe des Nations
51:01donc nous
51:02nous avons là
51:03une opportunité
51:04de faire quelque chose
51:06à condition
51:07encore une fois
51:08que Trump
51:09reste au pouvoir
51:10parce qu'il ne faut pas
51:11oublier que ça
51:12ce n'est pas gagné
51:13si effectivement
51:14il prend une banane
51:15au midterms
51:18il a dit lui-même
51:20que ses adversaires
51:21allaient essayer
51:22de tout faire
51:24pour l'impeachment
51:26s'il perd
51:27par contre
51:28s'il gagne
51:29mais paradoxalement
51:29si en Europe
51:30on conserve les mêmes dirigeants
51:32que ceux que nous avons
51:33à l'heure actuelle
51:33je parle évidemment
51:34d'Emmanuel Macron
51:35de Freiderich Mers
51:36même s'il y a des fritures
51:37sur la ligne
51:39du britannique
51:40même s'il n'est plus
51:40à l'intérieur
51:41de l'Union Européenne
51:42je ne parle évidemment
51:43pas d'un Orban
51:43ou d'un FITSO
51:44bien sûr
51:45mais si on reste
51:46avec les dirigeants
51:49européisto-atlantistes
51:50j'allais dire
51:51comme ceux que l'on a
51:52aujourd'hui en France
51:53il y a peu de chances
51:54qu'on puisse saisir
51:55des opportunités
51:56ah mais on ne les saisira pas
51:57mais mettez-vous à la place
52:00je veux dire
52:00chaque fois que vous avez
52:01une grande décision
52:03géopolitique
52:04qui se passe
52:06à laquelle un dirigeant
52:08n'a pas cru
52:09ou a combattu
52:10son discrédit est total
52:13imaginez qu'on annonce
52:14un grand renfort
52:15de trompette
52:17et de clairon
52:17que ça y est
52:18les américains
52:19et les russes
52:20se revoient
52:21que Poutine va
52:24en New York
52:25ou que Trump va en Russie
52:27ou qu'il se voit
52:28et que c'est fini
52:29ça y est
52:30et puis on va faire
52:30des affaires etc
52:31imaginez le discrédit
52:33des trois
52:34des trois Dalton
52:36européens
52:37des quatre Dalton
52:38si je mets
52:39si je mets
52:40ma Dalton
52:40dans la combine
52:45Ursula
52:45Ursula Dalton
52:47dans la combine
52:48leur discrédit
52:49sera total
52:51c'est pour ça
52:52qu'ils poussent
52:53les feux
52:55on va dans le mur
52:56accélérons
52:57c'est ça
52:58qui est en train
52:59de se passer
52:59aujourd'hui
52:59mais je trouve
53:02qu'on ne se projette
53:03pas assez
53:04dans le résultat
53:06d'une réconciliation
53:08réelle
53:09entre les américains
53:10et les russes
53:12là le paysage
53:13change totalement
53:13et nous
53:15nos dirigeants
53:16seront balayés
53:17à ce moment là
53:17seront balayés
53:18alors
53:19je pense que
53:20tant qu'ils croient
53:21encore que
53:21Trump peut perdre
53:24ils ont intérêt
53:25à jouer la carte
53:26de l'anti-trumpisme
53:27primaire et viscérale
53:29et de l'anti-poutinisme
53:30qui est en fait
53:31un anti-trumpisme
53:32je dirais que c'est ça
53:33parce que leur danger
53:34celui qui les menace
53:36c'est Trump
53:36c'est pas Poutine
53:37Poutine n'a pas dit
53:38qu'ils devaient sauter
53:39qu'ils devaient perdre
53:40leur poste
53:41c'est Trump
53:42qui l'a dit
53:43donc
53:45donc je pense
53:46qu'on ne se projette
53:48pas assez
53:49dans cette configuration
53:50
53:50mais si effectivement
53:54c'est ça qui se passe
53:57Macron bon
53:58il va rester
53:58mais ça sera un peu
54:00je dirais en France
54:01l'heure des souverainistes
54:04ça sera leur
54:07si il y a une réconciliation
54:09comme celle-là
54:11c'est madame
54:13c'est la dirigeante
54:15de l'AFD
54:16qui sera chancelière
54:18en Allemagne
54:19en Allemagne
54:20et le lendemain
54:21elle est à Moscou
54:22en disant
54:22rendez-moi mon gaz
54:23ouvrez-moi le robinet
54:25du quatrième
54:28du quatrième pipeline
54:29qui est vide
54:30et qui fonctionne
54:32rendez-moi mon gaz
54:33et pour la France
54:34et bien la France
54:37ça sera le temps
54:39le temps des d'espoirs
54:40ou des déconvenus
54:41ça sera le temps
54:42le temps magique
54:44le temps de Jeanne d'Arc
54:45peut-être
54:46le temps suspendu
54:47le temps suspendu
54:48c'est ça
54:49je vous remercie beaucoup
54:50François Martin
54:51je rappelle le titre
54:52de ce dernier ouvrage
54:53le chaos du monde
54:55c'est aux éditions
54:55Jean-Cyril Gaudefroy
54:56et c'est bien sûr disponible
54:58à la fois dans la description
54:59juste en dessous
55:00de cette vidéo
55:00mais bien sûr directement
55:01sur le site de tvl.fr
55:03sur la rubrique boutique
55:05chers amis
55:06cette émission est terminée
55:07j'espère qu'elle vous a plu
55:08n'oubliez pas qu'il fallait
55:09la commenter
55:10l'agrémenter d'un petit pouce en l'air
55:12bien sûr
55:12la relayer au maximum
55:13je vous donne rendez-vous
55:14la semaine prochaine
55:15pour un prochain numéro
55:16en attendant
55:17portez-vous bien
55:18à bientôt
55:19à bientôt
55:21à bientôt
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