Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 heures
A la une de cette édition, l’Europe de la défense en lambeaux. Alors que les Etats-Unis rechignent à financer l’OTAN, le Vieux continent poursuit son endormissement.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a prononcé dans la nuit son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès. Décryptage d’une allocution entre gloriole et réalité.

Et enfin, la répression s’abat sur les militants pro-vie. Des veilleurs pacifiques opposés à l’euthanasie ont été placés en garde mardi soir alors que les députés s’apprêtent à voter un texte extrêmement élargi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16L'Europe de la défense en lambeaux.
00:18Alors que les États-Unis rechinent à financer l'OTAN,
00:21le vieux continent poursuit son endormissement.
00:24Aux États-Unis, Donald Trump a prononcé dans la nuit son discours
00:27sur l'état de l'Union devant le Congrès,
00:29décryptage d'une allocution entre Gloriole et Réalité.
00:33Et enfin, la répression s'abat sur les militants pro-vie.
00:36Des veilleurs pacifiques opposés à l'euthanasie ont été placés en garde à vue mardi soir,
00:40alors que les députés s'apprêtent à voter un texte extrêmement élargi sur l'euthanasie.
00:49L'Europe de la défense malade.
00:51Un rapport de l'IISS étrie le vieux continent.
00:55Mais pas de soucis, Macron est confiant.
01:20La paix n'est pas pour maintenant.
01:22Courage, fuyons vers l'OTAN.
01:24Emmanuel Macron a dit son scepticisme sur une perspective de paix rapide
01:28sur le théâtre de guerre ukrainien.
01:30Rarement de lucidité ou boussole inversée.
01:33Difficile à dire.
01:34Quoi qu'il en soit, ces déclarations arrivent à point nommé
01:37alors qu'un rapport publié par l'International Institute for Strategic Studies,
01:41l'IISS,
01:43met en lumière les faiblesses criantes de la défense européenne
01:46quatre ans après le début de la guerre en Ukraine.
01:49Ce document intitulé The Military Balance 2026 dénonce des lacunes nombreuses
01:55dans les équipements militaires,
01:56particulièrement dans l'adaptation aux innovations technologiques émergentes du conflit ukrainien,
02:01comme les drones et l'intelligence artificielle.
02:03Les armées européennes sont jugées mal préparées
02:06face à des attaques à grande échelle similaires à celles subies par Kiev,
02:10révélant un retard alarmant en matière de drones,
02:13d'attaques uniques de défense aérienne et antimissiles.
02:16L'IISS appelle à une augmentation de 400% des capacités intégrées de l'OTAN
02:22en la matière, soulignant l'urgence d'un mur antidrone et d'une modernisation rapide.
02:27Un message reçu 5 sur 5 par le président français
02:30qui ne renonce pas à penser printemps.
02:32de nous renforcer, sauf évidemment nos adversaires,
02:38et évidemment même nous parfois, et c'est incompréhensible,
02:42nous-mêmes, nous sommes les obstacles.
02:44C'est pourquoi nous devons y remédier, je pense.
02:46Je suis convaincue vraiment, j'aimerais commencer par cette remarque.
02:50Nous avons besoin d'un état d'esprit beaucoup plus positif.
02:54J'aimerais commencer par une clarification.
02:56Il y a eu certaines tendances, ici et ailleurs,
03:00que ces derniers temps, on ignore l'Europe et de critiquer l'Europe.
03:07L'Europe a été discréditée comme une construction qui prend de l'âge
03:13et qui n'est plus du tout pertinente.
03:15Une critique d'une Europe vieillissante et surtout inactive
03:18qui est tout à fait corroborée par le document de l'IISS.
03:21Car même si les dépenses militaires européennes ont atteint des niveaux records en 2025,
03:26avec 562,9 milliards de dollars, soit plus 12,6% sur un an,
03:32c'est avant tout une progression portée par l'Allemagne,
03:35qui représente un quart de cette hausse et qui part de très loin.
03:39L'IISS, dont les intérêts sont très anglo-saxons,
03:42s'indignent de la menace russe et s'inquiètent des intrusions de drones en Pologne,
03:46en septembre 2025, en dépit des projets de boucliers de l'Est
03:49et de lignes de défense baltiques.
03:52C'est ici que l'Union européenne est la plus critiquée.
03:55Malgré ses discours sur l'autonomie stratégique,
03:58l'UE pâtit d'une fragmentation chronique et d'une bureaucratie paralysante
04:01qui entrave toute intégration réelle de la défense.
04:04Des initiatives comme le plan Rearm Europe, rebaptisé Readiness 2030,
04:10ou les projets PESCO, peinent à décoller,
04:13minés par des processus d'approvisionnement lents
04:16et une dépendance excessive aux technologies américaines
04:19de clous de computing et d'actifs spatiaux.
04:22L'IISS estime qu'il faudrait environ 1 000 milliards de dollars
04:26pour remplacer les capacités militaires conventionnelles américaines en Europe,
04:30soulignant l'incapacité de l'UE à se passer de l'oncle Sam.
04:32Dans l'OTAN, l'UE joue un rôle subalterne,
04:36se reposant sur la domination américaine,
04:38tout en rechignant à assumer pleinement sa part du fardeau.
04:41L'administration Trump, en priorisant la défense nationale
04:44et en réduisant les engagements transatlantiques,
04:46a forcé l'Europe à reconsidérer sa politique,
04:49mais les réponses restent timorées.
04:52La guerre en Ukraine, sans issue visible, illustre cette faiblesse.
04:56La Russie s'adapte malgré de lourdes pertes.
04:59Les États-Unis parviennent à en tirer profit,
05:01tandis que l'Europe joue un rôle de spectateur financeur
05:04qui ne peut satisfaire aucun d'Européens.
05:07La situation européenne est déplorable,
05:09mais le président français a néanmoins un message à délivrer au monde.
05:13Faites comme nous.
05:15Je pense que tout le monde devrait s'inspirer de nous,
05:18au lieu de nous critiquer sans cesse,
05:20ou d'essayer de nous diviser.
05:25Près de deux heures de discours Donald Trump a prononcé dans la nuit.
05:29Son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès,
05:32derrière sa promotion de la fermeté migratoire,
05:34un bilan économique en demi-teinte,
05:36et la préparation de l'opinion américaine à une guerre au Proche-Orient.
05:40Édouard Chaneau.
05:42Durant une allocution d'une heure 47,
05:45un record pour un discours sur l'état de l'Union,
05:47Donald Trump a étalé ses succès,
05:49mais il n'aura pas tout dit,
05:51évacuant notamment l'affaire Epstein.
05:53Comme à son habitude,
05:54le truculent dirigeant aura livré un show de campagne
05:57s'attaquant à maintes reprises aux démocrates,
06:00dans un contexte de plus en plus ardu pour lui,
06:02car alors que les élections de mi-mandat sont prévues pour novembre,
06:06son taux de désapprobation est en hausse à 56,2%,
06:09contre 42,2% d'opinions positives,
06:13selon RealClearPolitics.
06:14Bien sûr, passionné à son entrée par les Républicains,
06:17il a salué au passage les quatre juges de la Cour suprême
06:20venus assister à son discours,
06:22avant de fustiger, quelques minutes plus tard,
06:25leur dernière décision,
06:26véritable camouflet ayant invalidé sa politique douanière.
06:30Cette pique n'a d'ailleurs suscité
06:32guerre d'applaudissements dans les rangs républicains,
06:34une réserve trahissant leur réticence
06:36à soutenir cette politique commerciale.
06:39Donald Trump a néanmoins tenté de se rattraper
06:41en vantant sa transformation sans précédent
06:44des Etats-Unis et peut-être surtout
06:46en exigeant du Congrès de se lever
06:48pour soutenir sa politique anti-migratoire
06:50qui est, rappelons-le, l'un de ses rares succès
06:53depuis un an, en dépit des bavures de l'ice
06:55dont les agents ont tué deux manifestants
06:57dans le Minnesota.
06:58Ce soir, j'invite donc chaque législateur
07:01à se joindre à mon administration
07:03et à réaffirmer un principe fondamental.
07:08Levez-vous si vous êtes d'accord.
07:11Le premier devoir du gouvernement américain
07:13est de protéger les citoyens américains
07:15et non les étrangers en situation irrégulière.
07:34De nombreux élus démocrates ont refusé de se lever.
07:38Une honte selon Donald Trump
07:39qui a aussi dénoncé une vaste affaire de fraude
07:42aux aides publiques qui éclabousse
07:44la communauté somalienne du Minnesota,
07:46poussant les représentantes Rachida Tlaib
07:49et Ilan Oman à quitter l'hémicycle.
07:51Plus tôt, le représentant du Texas, Al Green,
07:54avait brandi une pancarte portant le message
07:55« Les Noirs ne sont pas des singes »,
07:58en référence à un extrait vidéo publié par Trump
08:00sur ses réseaux sociaux,
08:01dans lequel les politiques américains
08:03étaient grimées en personnages du livre de la jungle
08:05et le couple Obama en singes.
08:07Des signes que les tensions interethniques
08:09ne faiblissent pas dans le pays,
08:11mais peu importe, Donald Trump a surtout revendiqué
08:13un âge d'or américain.
08:15Une affirmation que tempère Alexis Tarade,
08:17spécialiste de la politique américaine
08:19et cofondateur de Divergence Politique.
08:21Alors effectivement, la question des âges d'or
08:23peut se débattre.
08:25Donald Trump avait véritablement fait
08:26du pouvoir d'achat des Américains
08:28l'élément central de sa campagne.
08:30Et force est de constater que
08:32si du côté d'industrialisation,
08:34qui était un des défis majeurs de Donald Trump,
08:37il y a un boom positif dans ce sens,
08:41force est de constater,
08:41ceci étant que les résultats se verront
08:44sur du long terme.
08:45Donc sur tout ce qui est industrialisation,
08:46il faudrait être un petit peu patient.
08:48Et puis si on ramène après
08:49au coût de la vie des Américains,
08:51c'est-à-dire le prix du galon,
08:53c'est-à-dire le prix de la santé,
08:54le prix de l'éducation,
08:56notamment pour les foyers qui ont des enfants,
08:58le prix du panier d'alimentation moyen
09:01aux États-Unis,
09:02il y a une stabilisation.
09:04Ça, c'est un fait.
09:05Il ne faut pas le nier.
09:06Mais il n'y a pas encore de baisse.
09:08Donc parler d'un âge d'or,
09:10je pense qu'on en est encore un petit peu loin.
09:11Et qui plus est,
09:13cet âge d'or peut être effectivement
09:14remis en question du jour au lendemain
09:16si d'aventure,
09:17il y avait une flambée des prix
09:19sur les prix du marché international du pétrole.
09:21Donc dans ce sens-là,
09:23une action en Iran peut vraiment avoir
09:26une action répercutante
09:27sur le coût de la vie des Américains.
09:30La perspective d'une guerre avec l'Iran
09:32a en effet été largement abordée
09:33par Donald Trump accusant Téhéran
09:35de reprendre le programme nucléaire
09:36qu'il affirme avoir oblitéré en juin dernier.
09:39Le président américain prétend vouloir empêcher
09:41le premier État soutenant le terrorisme
09:43de se doter d'une arme nucléaire,
09:45tout en laissant encore la porte ouverte
09:47à la diplomatie.
09:48Mais selon Alexis Tarade,
09:49Donald Trump a, à sa manière,
09:51prévenu les élus qu'il pourrait bien être amené
09:53à attaquer, évoquant des menaces absurdes.
09:56Il y a peut-être, pour la première fois,
09:59de la part de Trump,
10:00une mise devant une situation,
10:02pour les congressmen,
10:04qu'il sera amené à frapper.
10:06Moi, je l'ai perçu comme ça,
10:07c'est-à-dire que son discours,
10:08pour moi, sur la question de l'Iran,
10:10c'est de leur dire
10:12« j'arriverai inéluctablement à une frappe »
10:15puisque la diplomatie
10:15semble aujourd'hui compromise.
10:18Notamment, Trump a parlé
10:19de missiles iraniens
10:20qui pourraient toucher l'Europe,
10:21c'est complètement,
10:22de vous à moi,
10:23c'est complètement absurde.
10:24Il a parlé aussi
10:26de la capacité, aujourd'hui,
10:28à trouver un accord
10:29sur le nucléaire.
10:30Donc, que ce soit sur le balistique
10:31comme sur le nucléaire,
10:32il y a véritablement
10:33une différence de position majeure
10:35entre le gouvernement américain
10:38et les autorités iraniennes.
10:41Mais en attendant
10:41de dévaster un autre pays,
10:43la population américaine
10:44peut détourner le regard
10:45et dormir tranquille
10:46et s'offrir un rare moment
10:48de concorde nationale
10:49pour féliciter l'équipe
10:50de hockey sur glace,
10:51championne olympique à Milan,
10:53du jamais vu depuis 46 ans.
10:58Des veilleurs arrêtés
10:59pour une manifestation
11:00contre l'euthanasie.
11:02Une veillée spontanée
11:02de 50 personnes
11:04a été réprimée
11:04la veille du vote
11:06solennel du suicide assisté
11:07dans une version
11:08extrêmement élargie.
11:09Renaud de Bourleuf.
11:11L'État policier
11:12réprime
11:13une manifestation
11:14statique
11:15et pacifique
11:16des veilleurs.
11:17Mardi soir,
11:18une veillée spontanée
11:19a été organisée
11:19devant le palais Bourbon
11:20pour dire non
11:21à l'euthanasie.
11:22Une manifestation similaire
11:23avait déjà eu lieu
11:24lundi soir
11:25la veille
11:26du vote solennel
11:27de la loi
11:27instaurant la piqûre mortelle.
11:29Or,
11:30ce vote a été reporté
11:31à mercredi.
11:32Conséquence,
11:33une nouvelle veillée
11:34a été organisée
11:35de façon précipitée
11:36et informelle
11:37sans déclaration
11:38préalable à la préfecture.
11:39Une manifestation
11:40rassemblant
11:41environ 50 personnes
11:42ponctuées de chants
11:44et de lectures
11:44notamment de Charles Péguy
11:46et du commandant
11:46de Noix de Saint-Marc.
11:47La police a ordonné
11:48la dispersion
11:49avant de faire appel
11:50à la brave M,
11:52la brigade de répression
11:53de l'action violente
11:54motorisée.
12:1037 participants
12:11ont été placés
12:11en garde à vue,
12:1235 ont été relâchés
12:13au bout de 4 heures
12:14tandis que 2 manifestants
12:15étaient encore
12:16dans les locaux
12:16de la police
12:17le lendemain matin.
12:18Pendant ce temps,
12:18l'Assemblée nationale
12:19se préparait
12:20à un vote
12:20aux conséquences funestes
12:21la légalisation
12:22de l'euthanasie
12:23et du suicide assisté
12:24après une deuxième lecture
12:25qui aura surtout montré
12:26une inconscience
12:26de la gravité de la situation
12:27de la part de nombreux députés.
12:30Ainsi,
12:30dans le texte adopté
12:31en première lecture
12:31en mai 2025,
12:33la loi prévoyait
12:34le suicide assisté
12:35avec l'euthanasie
12:36par exception
12:36seulement dans les cas
12:38où la personne
12:38ne peut pas s'administrer
12:40elle-même
12:40la substance mortelle.
12:41Désormais,
12:42le texte prévoit
12:43un libre choix
12:44du patient
12:44de l'euthanasie
12:45ou du suicide assisté.
12:47De quoi mettre
12:47dans l'embarras
12:48les promoteurs
12:48de l'euthanasie eux-mêmes.
12:50Il devenait désormais
12:51difficile de défendre
12:52une prétendue
12:52loi d'équilibre.
12:53Le rapporteur du texte
12:55Olivier Falorni
12:55avouait lui-même
12:56sa consternation.
12:57Bien, mes chers collègues,
12:58je ne me réjouis pas
12:59de l'adoption
13:00de l'amendement
13:01qui a été voté
13:02avant la pause.
13:04Je ne voudrais pas,
13:06mes chers collègues,
13:08que
13:09mardi prochain,
13:12parce que
13:13nous aurions souhaité
13:15avoir tout,
13:16au final,
13:17nous n'aurions rien.
13:19Par ailleurs,
13:20mardi,
13:20les députés ont validé
13:21l'un des articles
13:22les plus controversés,
13:23le délit d'entrave.
13:24Le texte prévoit
13:25ainsi une peine
13:26de deux ans
13:27d'emprisonnement
13:27et 30 000 euros
13:28d'amende
13:29pour le fait
13:30d'empêcher
13:31ou de tenter
13:31d'empêcher
13:32de pratiquer
13:32ou de s'informer
13:33sur l'aide à mourir.
13:35Ils ont en revanche
13:36rejeté un délit
13:37d'incitation
13:38avant de rétro-pédaler
13:39lors d'une seconde
13:40délibération.
13:41L'amendement,
13:42finalement,
13:42adopté prévoit
13:43une peine
13:44d'un an
13:44d'emprisonnement
13:45et de 15 000 euros
13:46d'amende
13:46pour le fait
13:47d'exercer
13:48des pressions
13:48sur une personne
13:49afin qu'elle ait
13:50recours à l'aide
13:50à mourir.
13:52Inciter à mourir
13:52est donc
13:53deux fois moins grave
13:54que d'empêcher
13:54la mort.
13:56Mais pour le député
13:57écologiste de Paris
13:58Sandrine Rousseau,
13:59cette introduction
13:59du délit d'incitation
14:00apporte
14:01un équilibre
14:02au texte.
14:03Tous les parlementaires
14:04ne sont pas convaincus.
14:06Dans les couloirs
14:06du Palais Bourbon,
14:07de nombreuses voix
14:08murmurent que la nouvelle version
14:09est allée trop loin.
14:11En mai,
14:11la proposition de loi
14:12avait été adoptée
14:13par 305 voix.
14:15Certains ont maintenant réfléchi
14:17à l'abstention
14:17ou au vote contre.
14:22L'actualité en bref
14:23en France
14:27Cassé s'est autorisé.
14:29La Cour de cassation
14:29a récemment statué
14:30en faveur de Franco Lolia,
14:32militant d'extrême-gauche
14:33antiraciste,
14:34qui avait tagué
14:34la statue de Jean-Baptiste
14:35Colbert
14:36devant l'Assemblée nationale
14:37en 2020.
14:38Accusé de dégradation,
14:39il invoquait
14:39la liberté d'expression
14:41pour dénoncer
14:42le rôle de Colbert
14:42dans le code noir
14:43et l'esclavage.
14:44Les juges ont considéré
14:45que l'acte s'inscrivait
14:46dans un débat
14:47d'intérêt général
14:48sur la traitement
14:48négrière,
14:49rendant la condamnation
14:50pénale disproportionnée.
14:52Cet arrêt,
14:52inspiré de la jurisprudence
14:54européenne,
14:55casse la décision d'appel
14:56et renvoie l'affaire.
14:57Il souligne que le recours
14:58au pénal doit être
14:59exceptionnel
15:00pour des expressions militantes,
15:01même si cela pose question
15:03sur la protection
15:03du patrimoine culturel.
15:05Des militants taquins
15:05pourraient ainsi être tentés
15:06de faire de même
15:07sur des statuts
15:08de la sainte républicaine
15:09Simone Veil.
15:11Chaises musicales
15:12au musée.
15:12Christophe Leribaud,
15:13actuel président
15:14du château de Versailles,
15:15sera nommé à la tête
15:16du musée du Louvre
15:16à la place de Laurence Descartes,
15:18poussé à la sortie
15:18après le scandale
15:19du vol des bijoux
15:20de la couronne impériale.
15:21S'ajoutent à cela
15:22des grèves persistantes
15:23des agents.
15:24Christophe Leribaud,
15:25spécialiste du XVIIIe siècle,
15:26connaît bien le Louvre
15:27où il a été conservateur.
15:28Il devra poursuivre
15:29le projet
15:30Louvre Nouvelle Renaissance
15:31pour moderniser
15:32les infrastructures obsolètes
15:33et décongestionner
15:34le flux de visiteurs.
15:35Avec 9 millions
15:36d'entrées annuelles,
15:36le musée fait face
15:37à des défis majeurs
15:38comme les infiltrations d'eau
15:39et les tensions sociales.
15:41Un protocole d'accord
15:42avec les syndicats
15:43est en attente
15:46de l'agriculture.
15:47Ça tombe bien,
15:48ce ministère devrait aussi
15:49connaître du changement
15:50avec le possible départ
15:51de Rachida Dati.
15:52Par ailleurs,
15:53Annick Lemoyne
15:54est de son côté
15:54nommée au musée d'Orsay
15:56et remplacera Sylvain Hamic,
15:58brutalement décédé
15:58le 31 août dernier.
16:00Malgré les poupées
16:01pédopornographiques,
16:03Chine poursuit son chemin.
16:04Ce mercredi,
16:04le géant chinois
16:05de la fast fashion
16:06a ouvert 5 nouveaux magasins
16:08BHV dans les villes
16:09de Limoges, Angers,
16:10Dijon, Grenoble et Reims.
16:13Mi-novembre,
16:13le BHV avait annoncé
16:14le report de ses ouvertures
16:15en province
16:16après la découverte
16:17de la vente en ligne
16:18de poupées de filles d'un an
16:19présentées explicitement
16:20comme des jouets sexuels.
16:22Rése-Cochine
16:23suscite aussi
16:23d'autres questions
16:24quant à la concurrence
16:26déloyale
16:26et à son usage
16:27de produits nocifs
16:28pour la santé.
16:30Un collaborateur parlementaire
16:31envoyé après le meurtre
16:33de Quentin de Ranque,
16:33non, pas à LFI,
16:35mais au RN.
16:36Mardi,
16:36le député
16:37Rassemblement National
16:38de la Drôme,
16:38Lisette Pollet,
16:39a annoncé se séparer
16:40de son collaborateur
16:41après des révélations
16:43dans la presse.
16:44L'assistant parlementaire
16:45en question
16:45est Vincent Claudin,
16:46qui était l'un des meilleurs amis
16:47de Quentin de Ranque,
16:48assassiné par des militants
16:49d'extrême-gauche.
16:50Lisette Pollet ne précise pas
16:51quelles révélations
16:52en particulier
16:52ont conduit à son renvoi.
16:54Le journal Le Parisien
16:55rappelait lundi
16:55dans un article
16:56que Vincent Claudin
16:57était membre
16:57de Lyon Populaire,
16:58un groupe nationaliste
16:59dissous en juin 2025
17:00par Bruno Retailleau.
17:02Fortement critiquée
17:03par sa décision,
17:04Lisette Pollet
17:04a tenté de se justifier
17:05ce mercredi
17:06en affirmant
17:06que ce renvoi
17:07n'était pas dû
17:08à la presse,
17:09mais à des publications
17:10sur les réseaux sociaux
17:11de Vincent Claudin.
17:12Là encore,
17:12pas plus de précision.
17:18L'actualité internationale
17:19en bref.
17:22Le Japon veut honorer
17:24son engagement
17:25malgré la récente décision
17:26de la Cour suprême américaine
17:28qui a invalidé
17:29une grande partie
17:30des droits de douane
17:31décidés par Donald Trump.
17:32Tokyo maintient fermement
17:34son accord commercial bilatéral
17:36signé en 2025
17:37avec les Etats-Unis.
17:38Les ministres du commerce
17:40Ryosei Akazawa
17:41et Howard Lutnik
17:42l'ont confirmé conjointement.
17:44Rappelons que cet accord
17:45prévoit que la plupart
17:46des produits japonais
17:47importés aux Etats-Unis
17:48soient soumis
17:49à des droits de douane
17:49de 15%.
17:50En échange,
17:51le Japon s'est engagé
17:52à investir massivement
17:53550 milliards de dollars
17:55dans l'industrie américaine
17:56d'ici 2029.
17:58Les premiers projets
17:58ont été dévoilés
17:59pour un montant
18:00de 36 milliards de dollars
18:02incluant une centrale au gaz,
18:04un terminal pétrolier
18:05et une usine
18:06de diamants synthétiques.
18:07Cette position
18:08illustre la volonté japonaise
18:10de préserver ses intérêts
18:11face aux turbulences
18:12tarifaires actuelles
18:14alors que Trump
18:14menace de nouveaux
18:15tarifs globaux.
18:17Beauté fatale
18:18et ascension fulgurante
18:19en Corée du Nord,
18:20Kim Yo-yong,
18:21la charmante sœur
18:22du dirigeant Kim Jong-un
18:24a été promue
18:25directrice de département
18:26lors du comité central
18:27du parti des travailleurs,
18:28un poste équivalent
18:29à celui de ministre.
18:30Cette nomination
18:31annoncée mardi
18:32renforce son influence
18:33dans les sphères de pouvoir.
18:35Déjà active en diplomatie,
18:36elle a participé
18:37à des sommets
18:37avec Donald Trump
18:38sans se gêner
18:39pour critiquer
18:40les Etats-Unis.
18:41Les observateurs
18:42spéculent sur un possible
18:43adoucissement
18:44des relations internationales,
18:45surtout avec la Corée du Sud
18:47sous le président
18:48Lee-yei Myung.
18:49Par ailleurs,
18:50la fille de Kim Jong-un,
18:51Yoo-hae,
18:52apparaît comme méritière potentielle
18:53après la réélection
18:54de son père
18:55comme secrétaire général.
18:56Ce congrès
18:57oriente la politique
18:58nord-coréenne
18:58entre tensions
18:59et ouvertures.
19:00Au Brésil,
19:02des pluies diluviennes.
19:03Au moins 30 morts
19:04et une quarantaine
19:04de disparus
19:05ont été recensées
19:06dans le Minas Gerais
19:07après des pluies torrentielles.
19:09Depuis lundi,
19:10les inondations
19:11et glissements de terrain
19:12frappent durement
19:13le sud-est du pays.
19:14À Ruiz,
19:15Défora et Ouba,
19:16plus de 200 personnes
19:17ont été secourues,
19:18mais les recherches
19:19sont entravées
19:19par la boue.
19:20L'état de catastrophe
19:21naturelle est déclaré.
19:22La présidente de la ville
19:24parle d'une situation
19:25gravissime.
19:26Le président Lula
19:26a promis
19:27un soutien fédéral immédiat.
19:28De nouvelles averses
19:30sont attendues
19:30faisant craindre
19:31un bilan encore plus lourd.
19:32Ce drame s'ajoute
19:33aux catastrophes climatiques
19:35répétées au Brésil
19:35ces dernières années.
19:37La prison n'a pas mis fin
19:39à l'affaire Dutroux.
19:40Lundi,
19:40en Belgique,
19:41le procureur du Brabant
19:42a confirmé une information
19:43selon laquelle
19:44une centaine de photos
19:45pédopordographiques
19:46ont été trouvées
19:47dans la cellule
19:47de Marc Dutroux.
19:48Rappelons que cet individu
19:50purge une peine de prison
19:51à perpétuité,
19:52notamment pour avoir violé
19:53plusieurs fillettes
19:54et adolescentes,
19:55dont quatre sont mortes
19:56de faim.
19:56En 2024,
19:57une fouille générale
19:58de la prison
19:59a permis de découvrir
20:00dans sa cellule
20:00ces 200 photos.
20:02Plus de la moitié
20:03représentent des enfants nus.
20:04De quoi se demander
20:05comment le violeur
20:06a pu se procurer
20:07ces clichés
20:08alors qu'il est à l'isolement.
20:09Selon son avocat,
20:10ces co-détenus
20:11qui le harcèlent
20:12les auraient placés
20:12à son insu.
20:13Pendant ce temps,
20:14le pédophile
20:14poursuit ses demandes
20:15de libération conditionnelle.
20:20Ce soir,
20:21à partir de 21h,
20:22retrouvez Alerte Générale
20:24avec Nicolas Vidal
20:25et Alexis Poulin
20:26également au programme.
20:27Passez présent,
20:28c'est la fin de cette édition.
20:29Merci de votre fidélité.
20:30À jeudi.
20:31Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations