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00:00du salon de l'agriculture en partenariat avec l'alliance France Cuir, nous sommes sur le stand
00:04de la race Aubrac, Hall 1 C001. Il y a beaucoup d'ambiance autour, vous pouvez venir nous voir
00:10et on va parler de tous ces merveilleux métiers de la boucherie, de l'élevage, du cuir et de la
00:17charcuterie
00:18puisque la race Aubrac, le cuir, c'est de ça qu'on parle ce soir.
00:24Avec nous comme invité, je commence par la seule femme du groupe, on la connaît très bien sur Sud Radio
00:30Véronique Langlais, présidente du syndicat des bouchers de Paris. Bonsoir Madame la Présidente.
00:35Bonsoir à tous. En forme ? Bah oui. Là c'est l'incontournable pour les bouchers de Paris.
00:41Alors c'est l'incontournable, c'est la France dans son intégralité. Dommage pour les bovins de ne pas les
00:47avoir
00:47parce que c'est vraiment nos petits fers de lance mais on est là, on soutient, venir c'est soutenir
00:54donc on est là.
00:54On fait le tour en sens inverse, aiguille d'une montre, il est venu la première heure, Mathieu Causse, président
00:58de la race Aubrac.
00:59Ça va Mathieu ? Ça va. On a récupéré un peu, là une petite heure de récupération et on se
01:04refait une deuxième heure.
01:05Ils nous ont rejoints, Ludovic Guignard et Jacquie Magne, moniteurs qualité des pots pour la FFCP, la Fédération Française des
01:13Cuirs et Pots.
01:13Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.
01:15Et on avait eu Casimir Conquet pour la première heure, il a reçu une petite heure de repos, histoire comme
01:22on dit de se refaire la cerise,
01:23même si là c'est plutôt l'entrecôte ou la côte de bœuf. Et il est venu accompagné, il est
01:28président de la maison Conquet,
01:30par Lucien Conquet, président d'honneur de la maison Conquet. Bonsoir.
01:34Bonsoir. Et bonsoir.
01:35Bonsoir. Bonsoir.
01:36Alors, on va faire la présentation de chacune et de chacun. Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est
01:41-ce que votre métier ?
01:43Et pour vous qui avez l'intérêt de venir au Salon de l'agriculture, galanterie oblige, on commence toujours par
01:47les dames.
01:48Véronique Langlais.
01:49Alors Véronique Langlais, elle est passionnée par son métier, elle est passionnée par les éleveurs, elle est passionnée par les
01:55agriculteurs en général, par la filière alimentaire.
01:58Donc ici, c'est mon paradis, vraiment. Je suis là tous les jours, sauf le week-end parce que j
02:04'ai une entreprise.
02:05Oui, une boucherie, ça c'est surprenant.
02:07Une boucherie parisienne. Et c'est aussi un rendez-vous incontournable que nous avons avec les différentes filières.
02:15J'étais tout à l'heure à la filière Pouez et Légumes Interfell, la filière Pommes de terre, Inaport, Interbev,
02:24Envol.
02:25En fait, on se retrouve tous sur ce coin essentiel. Et le Salon de l'agriculture, c'est vraiment la
02:31France.
02:32C'est clair. Combien de bouchers à Paris ?
02:34Environ 400.
02:35Ah oui, c'est déjà bien.
02:36Oui, c'est pas mal.
02:37Des toutes petites entreprises ?
02:38Oui, on a beaucoup de petites entreprises, mais ça a quand même beaucoup évolué. Maintenant, on n'est plus sur
02:44des structures de 2 à 3 personnes.
02:46D'accord. Ah oui, c'est des petites boucheries, mais bien traditionnelles.
02:49Voilà, mais il y a encore 40 ans, c'était le boucher et son épouse.
02:53Oui, c'est encore le cas chez vous, je crois.
02:55Alors, chez nous, oui, on est mon fils, mon mari, une apprentie et moi.
02:59D'accord. J'embrasse Ludovic, que je connais bien, qui est votre mari. J'ai dévoilé votre vie privée. Vous
03:03ne le mancherez pas.
03:05Peut-être que vous faites de la race au braque. Alors, présentez-nous la race au braque. Qu'est-ce
03:09que c'est, Mathieu Kos ?
03:11Ah, la race au braque, qu'est-ce que c'est ? Alors, c'est un chauvin qui va vous
03:14dire ça. C'est sûrement la plus belle race française.
03:16Allez, je fais un petit coucou à tous les amis. Mais bon, c'est une race avec un historique très
03:23ancien, mais complètement créé dans la modernité.
03:25Je le disais à l'émission précédente. C'est qu'on a su mettre en adéquation les attentes sociétales et
03:32ce que l'élevage doit apporter comme réponse.
03:35Voilà, parce qu'on est aussi porteur d'avenir, porteur de solutions. Et c'est l'occasion ici, là, au
03:41salon, d'apporter un message positif.
03:44Malgré toutes les crises, malgré le marasme, on doit être capable, nous éleveurs, de défendre notre métier en apportant un
03:50message positif.
03:51Combien d'éleveurs d'au-braque ?
03:53Alors, il y a 260 000, 260 000 vaches au national. Après, le herbe bouc au braque, il y a
03:59715 élevages adhérents pour une population de plus de 52 000 vaches contrôlées par notre structure.
04:06Et c'est aussi souvent des exploitations familiales, monsieur et madame, ou madame et monsieur, pour être...
04:11Complètement, toujours, madame et monsieur, puisque les femmes mettent en avant, ça se féminise aussi dans notre profession,
04:17et avec leur sensibilité, mettent en avant le lien homme-animal, homme avec un grand H.
04:24Oui.
04:26Donc, voilà.
04:28Avec nous, on a la Fédération Française des Cuirs-Épaux, représentée par Jacquie Magne et Ludovic Dignard, c'est ça
04:37?
04:37Dignard, oui, c'est ça.
04:38Bonsoir. Alors, la Fédération Française des Cuirs-Épaux, ça consiste en quoi ?
04:41Combien d'entreprises ? Combien de personnes ? Qu'est-ce que vous faites ? Etc.
04:45Alors, la Fédération Française des Cuirs-Épaux, on est 3...
04:48Ludovic.
04:48Voilà, Ludovic.
04:49On est 3 moniteurs à sillonner la France, les abattoirs de France,
04:53pour essayer de travailler sur l'amélioration de la qualité du travail qui est réalisé en abattoir.
04:58et donc, nous faisons à peu près les 150 sites, 150 sites sur toute la France,
05:04et 5 unités de salage, 5 saloirs, des entreprises qui collectent les pots en fraîche et qui les salent.
05:13D'accord. Et vous, Jackie, pareil ?
05:16Pareil.
05:16Vous venez tous les ans au Salon de l'Agriculture, quel est l'intérêt pour vous de venir au Salon
05:20de l'Agriculture ?
05:20Vous rencontrez les producteurs bovins, comment ça se passe pour vous, le Salon de l'Agriculture ?
05:26Alors, c'est vraiment essayer d'échanger justement avec des professionnels,
05:28pour leur expliquer justement les problématiques que nous, on peut rencontrer,
05:31trouver des solutions ensemble, pour justement améliorer cette qualité de la peau.
05:35C'est vraiment, c'est pour ça que nous, on vient au Salon, pour rencontrer tous ces professionnels,
05:39échanger...
05:39Bien dans le micro, oui.
05:40Et pour échanger vraiment avec eux.
05:42D'accord. Et vous voyez tout le monde, vous les producteurs bovins, l'aubrac par exemple ?
05:46Tout à fait.
05:46Mais pas qu'eux, parce que vous faites des pots également d'autres animaux ?
05:49Ah ben tout à fait. Que ce soit l'auvin ou le bovin, de toute façon, c'est exactement pareil.
05:53Donc la peau, elle peut être récupérée, et on travaille nous vraiment sur cette qualité.
05:57Vous pensez, tous les trois, comme Véronique Langlais, qu'ici c'est le paradis ?
06:05C'est tout du moins un parlement formidable pour faire passer des messages auprès du grand public tout d'abord,
06:10mais aussi au travers de toutes les relations filières, autres, avec toutes nos instances aussi.
06:14Un petit coin de paradis, le parc des expos de la Porte de Versailles, Jacques et Ludovic.
06:18Toujours.
06:19Toujours, parce que ça nous permet aussi d'échanger avec les éleveurs.
06:22Et on a besoin aussi de parler un petit peu, on a besoin d'échanger avec les éleveurs
06:27pour justement parler de différentes problématiques sur la qualité de la peau.
06:31Et on est avec Casimir et Lucien Conquet, alors président et président d'honneur de la maison Conquet.
06:37Alors présentez-nous la maison Conquet.
06:40Bonsoir Philippe.
06:41Comme disait Mathieu, la maison Conquet est installée sur le plateau de l'Aubrac.
06:46À l'Aïol, c'est ça ?
06:48À l'Aïol, tout à fait.
06:49Ville connue pour son fromage et son couteau.
06:51Et son fromage.
06:52Et sa maison Conquet.
06:54Et la gastronomie et la race Aubrac.
06:58Donc, l'essence même d'la maison Conquet, c'était d'être boucher charcutier et de mettre en valeur la
07:05race locale qui est la race Aubrac.
07:06Il y a eu un gros travail avec les éleveurs sur la pure race.
07:12Un label fermier au Brac, label rouge, a été mis en place pour valoriser la production locale.
07:20Aujourd'hui, cette production locale, on est 80 collaborateurs à pouvoir la distribuer sur toute la France.
07:26Oui.
07:26Par le biais de la CHR dans les brasseries et restaurants de Paris et de toute la France.
07:32Café, hôtel, restaurant.
07:33Tout à fait.
07:35Et aussi en parallèle avec tous les particuliers, car on a un site internet qui nous permet de distribuer cette
07:42marchandise sur toute la France.
07:43Partout.
07:44Le président d'honneur, Lucien Conquet.
07:47La maison Conquet, combien de salariés, combien de personnes travaillaient, combien d'éleveurs ?
07:52Alors, la maison Conquet a été créée par mon papa en 1950.
07:56Oui.
07:56Nous étions quatre frères.
07:58Oui.
07:58Je suis le plus jeune de quatre frères.
08:01Et à partir de là, on avait le savoir-faire local, puisque la tradition de charcuterie chez nous est très
08:08ancrée.
08:09La charcuterie au Brac.
08:13Oui, au Brac, bien sûr.
08:14Avec du cochon.
08:14Avec du cochon.
08:15Aussi, d'accord.
08:16Et après, en même temps, mon père était un passionné d'achats, parce qu'il faisait tous les achats.
08:22Quand j'étais petit, il me prenait avec lui dans des fermes de tout l'Aubrac.
08:27Nous allions choisir les animaux ensemble.
08:29Et il m'a donné cette fibre, la fibre de la race Aubrac.
08:32Et après, quand j'ai repris les rênes de l'entreprise avec mon frère aîné, bien sûr, parce que nous
08:37avons commencé en 1980, que mes parents, mon frère et sa femme et moi-même, qui étaient célibataires.
08:44Je me suis marié en 1983, bien sûr.
08:46C'est là qu'après, nous avons eu Casimir, bien sûr.
08:49Et sur l'entreprise, aujourd'hui, on est 80 salariés.
08:53Vous imaginez le parcours ?
08:55Alors donc, toujours à base de ces produits locaux.
08:58On va en parler.
08:58Vous allez voir.
08:59On va en parler en détail.
09:00Vous savez, pour tailler une bavette, il n'y a pas de meilleur endroit que ce soir sur le stand
09:04de l'Aubrac, n'est-ce pas ?
09:06Allez, il est temps de faire une courte pause.
09:08On se retrouve dans quelques instants avec nos invités.
09:10Et on va parler de très belles et de très bonnes choses.
09:13Restez bien avec nous dans les vraies voix.
09:15Faut parler la France sur Sud Radio.
09:17Sud Radio.
09:18Sud Radio.
09:19Parlons vrai.
09:19Parlons vrai.
09:20Sud Radio.
09:21Parlons vrai.
09:21Sur le stand de l'Aubrac, en partenariat avec l'Alliance France Cuir,
09:26Cécile de Ménibus qui vient me faire un massage relaxant pour ceux qui nous regardent en vidéo.
09:32Et surtout, qui vient, à mon avis, piocher quelques délicieux mets de la maison.
09:37Ben voilà.
09:38Et après, c'est elle qui m'appelle Culbuto.
09:40Merci.
09:43Et on va donc avec nos invités, Véronique Langlais, présidente du syndicat de la boucherie parisienne,
09:49Ludovic Guignard et Jacques Limagne, moniteur qualité des peaux pour la Fédération Progresse des cuirs et peaux,
09:54Mathieu Cosse, président de l'Aubrac, et Casimir et Lucien Conquet, président et président d'honneur de la maison Conquet.
10:01On va parler des cuirs et peaux pour commencer, les métiers du cuir.
10:05Alors, Jacques-Y et Ludovic, la Fédération Française des cuirs et peaux, vous êtes moniteur pour la qualité des cuirs
10:13et peaux.
10:14Comment est-ce qu'on devient moniteur pour la qualité des cuirs et peaux ?
10:17Alors, on a chacun, on est trois moniteurs, on a chacun un parcours professionnel différent.
10:24Moi, par exemple, je suis originaire, enfin je suis à la base collecteur négociant et ensuite j'ai tenu une
10:30tannerie pendant une vingtaine d'années.
10:32Dans quelle région ?
10:33À côté de Poitiers, à côté du gyroscope.
10:35J'avais une petite tannerie artisanale.
10:37Et puis, j'ai arrêté la tannerie pour rentrer comme moniteur qualité à la Fédération Française des cuirs et peaux.
10:44Ça fait maintenant 11 ans.
10:46Jacques-Y lui expliquera son parcours.
10:48Et on a notre troisième collaborateur qui, lui, est issu purement de chaînes d'abattage.
10:54Il a travaillé sur les chaînes d'abattage à l'abattoir de Brive et il nous a rejoints.
10:58Plus spécialisé dans le travail du veau et du gros bovin.
11:03Jacques-Y lui est plus spécialisé dans le travail de l'Auvin, mais il connaît très très bien le bovin
11:08aussi.
11:08Et en fait, c'est les compétences de chacun qui font la force du groupe.
11:14Voilà, on apporte tous nos compétences et le groupe n'en est que très solide dans ses interventions.
11:22Jacques-Y, votre parcours ?
11:23Alors moi, j'ai eu un parcours, j'ai travaillé 23 ans dans un abattoir à Limoges.
11:27Oui.
11:27Donc ça m'a permis quand même d'acquérir cette connaissance au niveau des abattoirs.
11:31Donc comme disait Ludo, c'est bien dans le lovin que dans le bovin.
11:34Donc, et puis après maintenant, ça va faire 6 ans au mois de septembre que je suis aide à la
11:37Fédération française des cuirs et peaux.
11:39Justement pour apporter ce savoir-faire et puis toujours apporter l'amélioration justement sur cette qualité des peaux.
11:46Et les cuirs et peaux alors ?
11:48Comment est-ce qu'on devient ce que vous faites comme métier ?
11:52Quels gens vous formez ? Comment est-ce qu'on se forme ?
11:55Quels sont les débouchés qui sont offerts ? Etc.
11:57Ludovic.
11:58Alors nos missions consistent tout d'abord à faire une photo de la qualité des peaux dans les abattoirs.
12:03Voir un petit peu comment sortent les peaux du travail de dépouille et du travail de conservation, de salage et
12:08de conservation.
12:09En fonction du résultat de cette photo, on va faire des suggestions à l'abattoir pour lui proposer des aménagements
12:18de poste ou de changer certaines procédures pour pouvoir améliorer la qualité des peaux.
12:23On visite également d'ailleurs les couvrises, c'est-à-dire les stabulations.
12:27C'est quoi ça exactement ?
12:28Les stabulations, alors vu qu'il y a des déchargements, c'est-à-dire que quand les animaux vont sortir
12:32du camion pour aller sur la chaîne de l'abattoir,
12:35on va vérifier qu'il n'y ait pas de points saillants qui pourraient abîmer, blesser l'animal et donc
12:41avoir une incidence sur la qualité de la peau finale.
12:44D'accord.
12:44Et les gens que vous formez aujourd'hui à la Fédération Fondresse de Cures et Peaux, c'est quoi les
12:49profils ?
12:50Alors il y a vraiment de tous les profils.
12:52Alors aujourd'hui, il n'y a quasiment plus personne qui est vraiment du millier de diamants dans les abattoirs.
12:57Alors je pense que nous on est pareil, moi là-bas je ne suis pas du tout dans le métier
13:00de l'avion, je suis dans le métier de la mécanique industrielle.
13:02Je suis arrivé dans un abattoir les étés en travaillant et j'ai continuité parce que c'est un travail
13:07qui m'a plu et c'est vraiment très diversifié.
13:10Il n'y a pas que de l'abattage, il y a vraiment tout le reste à côté qu'on
13:13s'apprend.
13:13Et alors d'aujourd'hui même dans les abattoirs, c'est vraiment très diversifié, on n'a pas un profil
13:18type.
13:19Donc c'est vraiment tous les profils qu'on peut avoir qu'on essaie de former, qu'on essaie de
13:24sensibiliser sur ce pot.
13:25Et justement pour leur apprendre comment bien la travailler en fait.
13:30Mathieu Coz, vous qui représentez la race au braque, c'est des gens que vous connaissez bien, la Fédération Française
13:35des Cuirs-Épaux ?
13:36Malheureusement non, ça fait partie de ce...
13:39C'est l'endroit où on se rencontre, c'est sur votre stand avec Sud Radio.
13:42Et oui, c'est l'occasion de voir ce cinquième quartier.
13:45En plus en dégustant des produits de la maison Conquay, on joue à l'utile et à l'agréable.
13:48Exactement.
13:50Alors quelle idée avez-vous de ce métier des Cuirs-Épaux ?
13:53Ça va en surplus vous ?
13:54Parce que vous quand on pense au braque, on pense avant tout à la viande.
13:57Oui bien sûr, mais c'est quand même dans une continuité.
13:59C'est-à-dire je trouve que c'est la moindre des...
14:01Ce qu'on doit à l'animal, c'est de valoriser l'intégralité et je trouve que d'aller jusqu
14:05'au bout, c'est quand même dans notre société à l'heure actuelle, avec le gaspillage qu'il y a,
14:09c'est une belle façon de rendre hommage à tout le travail qui a été effectué en amont.
14:13D'abord par les éleveurs et puis après tout ce qu'on fait vivre et puis pour finir, valoriser à
14:18minima jusqu'à la peau pour faire du cuir de qualité.
14:21On va poser la question à la Bouchère parce qu'elle s'appelle Bouchère Rantien Roll sur les réseaux sociaux,
14:26elle a toujours des beaux sacs en cuir, etc.
14:29Vous, Véronique Langlais, vous aimez la viande mais vous aimez aussi les belles peaux, que ce soit sur des bottes
14:34ou des sacs à main, c'est bien ça ?
14:35Oui enfin, des vieilles peaux, des belles peaux...
14:38Non, je ne disais pas traiter de vieilles peaux, ne vous faites pas dire ce que je n'ai pas
14:40dit !
14:41Non mais surtout, moi ce que je remarque par rapport à ces métiers-là, c'est que ce sont des
14:46gens passionnés.
14:47Absolument.
14:48Ils sont là, ils viennent, en fait ça va complètement dans la filière puisque nous, généralement, quand on est bouché,
14:53c'est aussi qu'on est passionné.
14:54Moi, je suis la troisième génération, mon fils est la quatrième génération et on va fêter nos 100 ans l
14:58'année prochaine.
14:59Vous ne les faites pas ?
15:00Je sais.
15:01Et justement, on se rend compte que maintenant, plus ça va et plus on tombe sur des gens du début
15:07comme à la fin de la filière, passionnés.
15:09Et cette démarche aussi qu'ont les éleveurs et nous, bouchés, est une démarche aussi purement RSE parce que quand
15:17on voit que...
15:18Moi, j'ai la même démarche que ces messieurs et je l'ai découvert aujourd'hui, quand on va à
15:22l'abattoir, en fait, on se préoccupe de comment est traité l'animal pour avoir une viande de qualité.
15:27C'est vrai.
15:27Et là, on est face à des personnes qui s'occupent du bien-être animal pour avoir la qualité de
15:33la peau.
15:33Donc, on ne s'est jamais rencontrés, c'est bien dommage.
15:36Ça se passe chez Sud Radio.
15:37Voilà.
15:38Et on se rend compte que finalement, il y a du sens à se retrouver et à échanger pour encore
15:43plus améliorer les choses.
15:45Jacques Imagne, vous faites un métier de passion ou Ludovic Guignard ?
15:50C'est vraiment passionnant.
15:52J'ai toujours fait quelque chose qui m'a passionné et j'ai toujours aimé ce que je faisais, que
15:56ce soit en abattoir ou maintenant pour le cuir.
15:58Pareil pour vous, Ludovic ?
15:5920 ans de tannerie, 11 ans à la Fédé.
16:01Oui, c'est une vraie, vraie passion.
16:03La peau m'a envoûté.
16:05Voilà.
16:05C'est un sincère dos.
16:06C'est marrant parce que là, il y a toute la filière.
16:08Il y a les éleveurs, il y a les bouchers, il y a les cuirs époux, il y a les
16:12charcutiers.
16:14Vous aussi, c'est un métier de passion.
16:15Comme ici, j'ai l'impression qu'on est dans une table de passionnés.
16:18C'est bien ça, Lucien Coquin ?
16:19Mais bien sûr, c'est une ADN qu'on est avec.
16:22C'est un peu comme une belle femme quand elle se maquille le matin, tous les matins, elle se maquille,
16:26elle prend soin de sa beauté.
16:29Et nous, c'est la même chose quand on fait notre métier.
16:32C'est comme si on beaufinait une vache, une femme, on caresse la viande.
16:37C'était un lapsus pour les féministes.
16:39Je préfère le dire tout de suite pour ne pas faire de bad buzz.
16:42Vous savez, nos mains, elles ont le doigté quand on manipule la viande.
16:47Très bien sûr.
16:48Et puis même la viande, la viande, on regarde la soie, c'est soyeux.
16:53C'est soyeux.
16:54C'est une ADN qu'on a, où on l'a, où on ne l'a pas.
16:58Mais quand on l'a...
16:58Et on donne du plaisir.
17:00Et on donne du plaisir, voilà.
17:01Et c'est une passion.
17:02Ça, c'est vrai.
17:03Vous êtes d'accord avec ça, Casimir ?
17:06Toutes les personnes qui ont trois tables, c'est le même ADN, c'est la passion avant tout.
17:09Mais ce qu'il y a de génial, c'est qu'il y a plusieurs régions de France qui sont
17:13réunies.
17:13Il y a l'Aubrac, il y a Limoges, il y a Poitiers.
17:17Vous, c'est Paris.
17:18Ici, c'est Paris !
17:20Paris.
17:21Elle en profite parce qu'il y a le PSG qui joue en Ligue des Champions ce soir.
17:24Véronique l'Anglais contre l'AS Monaco.
17:26C'est vrai que c'est ce qu'il y a quand même d'extraordinaire.
17:28On a l'impression que ce salon, c'est toute la France qui se retrouve.
17:31Vous avez ce sentiment ou pas ?
17:32Oui, ça fait.
17:34Tout à fait, c'est exactement ça.
17:35Et est-ce qu'il y a quand même quelque chose qui reste ?
17:38On parle de l'époque de la mondialisation, où tout devient pareil, tout est standardisé.
17:42Vous le sentez, vous tous, dans vos métiers, ce besoin de terroir qu'il y a encore ou pas ?
17:46Ça marche dans les pots, Jacqui ?
17:48Le terroir, évidemment, parce qu'on a la chance en France d'avoir quand même des pots qui sont magnifiques.
17:54Absolument.
17:54Donc c'est vrai qu'il faut quand même réussir à les promouvoir et puis à leur donner un sens
17:58aussi quelque part.
17:59Vous êtes d'accord avec ça ?
18:00On a les meilleures pots du monde, tout simplement.
18:04On représente 1% du cheptel mondial et pourtant, malheureusement, on est le troisième exportateur de pots bruts au monde.
18:11Mais derrière la Chine, je crois, ce qui veut dire qu'il faut un milliard et demi d'habitants.
18:15Donc on n'en fait que 68 millions, on n'est pas tellement comparable.
18:18Juste pour dire qu'en fait, on ne transforme.
18:21On ne tanne pas les pots, malheureusement, on ne tanne pas assez de pots en France.
18:24Mais voilà, ceux qui le tannent encore en France sont vraiment des artisans d'exception parce qu'ils nous font
18:31des produits d'exception, un tannage d'exception avec des cuirs au final d'exception.
18:34Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour tanner plus en France ? Arrêter d'emmerder les tanneurs, comme disait
18:39Pompidou un ministre de l'agriculture qui s'appelait Jacques Chirac ?
18:42Voilà, je n'ai pas cette réponse, malheureusement.
18:44Jacqui, vous avez la réponse ?
18:46Je serais pareil, mais je dirais un peu quand même oui.
18:48Oui, vous ne me faites pas du Georges Marchais, vous venez avec vos questions, Jacques, mes réponses.
18:53Mais c'est vrai, ce ne serait pas quand même une chose qui vous aiderait grandement ?
18:56On dit que les agriculteurs en ont marre des normes, des tableaux Excel, des machins, des trucs.
19:01Ce n'est pas ce qui vous ferait le plus de bien pour relancer la tannerie ?
19:03Je pense que dans tous les secteurs d'activité, maintenant, tout le monde se plaint de ses normes, de ses
19:08contraintes et ainsi de suite.
19:09Vous êtes d'accord avec ça, Mathieu Kos ?
19:12Oui, complètement.
19:13Justement, après, si on a les meilleurs pots du monde, c'est aussi parce qu'on a sûrement le meilleur
19:17élevage du monde, avec les meilleures races.
19:19Exactement, ça c'est vrai.
19:20Après, la complexité de notre métier, j'y reviens, c'est quand même terrible.
19:24Vous êtes d'accord, Véronique ?
19:25Je suis d'accord, parce que je me rends compte.
19:27Vous, les bouchers, vous avez beaucoup de normes aussi ?
19:28Mais oui, chaque année, on a des nouvelles normes, des nouvelles obligations.
19:32Oui.
19:32Et c'est vrai que même dans notre métier...
19:34Vous en avez une bien débile à nous raconter à l'antenne ?
19:38Là, non.
19:39Eh bien, écoutez, vous allez avec vous.
19:40Mais si, il y a plein de choses qu'on pourrait raconter.
19:44Enfin, c'est même pas des normes, c'est des obligations, des contraintes qui nous prennent dans notre temps et
19:49qui nous prennent de notre argent.
19:50Et si on met tout coup sur coup, on a des jeunes qui ne veulent pas s'installer à cause
19:54de ça aussi.
19:55On fait une pause dans quelques instants, parce qu'il faut bien faire un peu de pub.
19:58Mais surtout, nous, on a une chose qui n'est pas une contrainte qui est sous nos yeux, c'est
20:02de la charcuterie de chez Conquet.
20:03Et je trouve que la pub sera toujours trop courte par rapport à la dégustation qui nous attend.
20:08Allez, on se retrouve dans quelques instants.
20:10Sud Radio.
20:11Sud Radio.
20:11Parlons vrai.
20:12Parlons vrai.
20:13Sud Radio.
20:14Parlons vrai.
20:14Des voix font parler la France.
20:16Philippe David.
20:18Retour des vrais voix font parler la France en partenariat avec l'Alliance France Queer.
20:22Nous sommes sur le stand de la race au braque, race magnifique, bovine.
20:26Une des cinq meilleures bêtes à viande du monde, d'après ce qu'on m'a dit.
20:29Vous êtes d'accord avec ça, Mathieu Causse ?
20:31D'accord.
20:32100% d'accord, tout à fait.
20:33C'est une viande qui a du persil, du persillage, qui a de la tendreté, qui mérite vraiment d'être
20:39découverte.
20:40Vous l'avez entendu, on est avec Mathieu Causse, président de la race au braque.
20:43Véronique Langlais, président du syndicat de la boucherie parisienne.
20:46Ludovic Guignard et Jacquie Magne, moniteurs qualité des peaux pour la Fédération Vandaise des cuirs et peaux.
20:51Et Lucien et Casimir Conquet, président d'honneur et président de la maison Conquet, dont on déguste d'excellentes charcuteries.
20:58Et on a une arrivée.
20:59C'est Christelle Goujade, alias Miss Agricole 2026.
21:03Bonsoir Christelle.
21:04Bonsoir.
21:05Alors, comment s'est passée cette élection ? C'était aujourd'hui ?
21:08Alors, non, ce n'est pas une élection qui s'est passée sur le salon.
21:10C'est passé en décembre sur Facebook.
21:12C'est un concours qui existe depuis 2014.
21:14Par contre, sur le salon, j'ai eu la remise de l'écharpe officielle.
21:18Donc, c'était hier à 11h.
21:20Et donc, je suis là depuis le lundi.
21:21Je me balade un petit peu.
21:22Voilà, j'essaye de rencontrer les acteurs agricoles et puis aussi les agriculteurs.
21:26Ça me fait plaisir.
21:27Alors, ça vous est venu comme ça de vous présenter sur Facebook ou comment ça s'est passé ?
21:31C'est vos copines, vos amis qui vous ont dit vas-y ou votre famille, je ne sais pas ?
21:34Alors, moi, j'avais tenté l'expérience en l'année 2024 et j'avais fini dans les finalistes, mais je
21:41n'avais pas gagné.
21:41Mais j'avais trouvé que c'était une très belle expérience de pouvoir profiter des médias, que ça intéressait beaucoup.
21:46Et surtout de promouvoir l'agriculture d'un côté positif et parler de la jeunesse.
21:51Surtout que je suis une jeune installée, ça fait bientôt deux ans et demi que je suis installée.
21:56Vous êtes installée où et dans quelles activités agricoles ?
21:59Je suis installée dans le Tarn, plus précédemment à Saint-Jean-de-Valse.
22:02C'est où ? C'est Vercastre ?
22:04Vercastre, à côté de Castre.
22:04D'accord, très bien, oui.
22:06Et j'ai des chèvres Angora pour la production de laine mohair.
22:10Ah, de la laine mohair ?
22:11Oui, je fais des bérets, des pulls, des écharpes que je vends sur Internet, à ma ferme et aussi sur
22:18des marchés de Noël.
22:18Vous êtes installée depuis combien de temps ?
22:20Deux ans et demi.
22:20Deux ans et demi ? Vous avez racheté la ferme ou comment ça s'est passé ?
22:24Non, c'était une ferme familiale, on avait des bovins viande à la base.
22:28De quelle race ? Pas de beaux braques ?
22:30Non, des limousines et des blondes.
22:31Oui, c'est parfait.
22:33Près du micro.
22:35Il est parfait.
22:36Mais j'ai été en stage pendant deux ans chez un éleveur d'aubrac.
22:41Dans quel coin ?
22:42Mon redon l'abbé saunier, à côté, dans le Tarn.
22:44Et il en avait 150.
22:46Donc voilà, j'en ai vu beaucoup.
22:50Donc je sais que c'est une excellente race.
22:52Et alors, être Miss Agricole, c'est une promotion ?
22:55Comment est-ce que je vois les Miss France, le concours des Miss France ?
22:58On leur demande si elles sont pour la paix ou pour la guerre.
23:01Vous, on vous demande quoi ?
23:02C'est quoi la différence entre l'aubrac et la blonde d'Aquitaine ?
23:05Ou entre le Texel et le Rambouillet ?
23:06Je ne sais pas.
23:07Moi, on me demande de soutenir toutes les agricultures.
23:09Enfin, c'est moi qui le souhaite, en fait.
23:11Moi, je veux promouvoir l'agriculture, parler de positivisme, donner envie aux jeunes de s'installer.
23:15C'est important, parce que sinon, il n'y aura plus d'agriculture.
23:19Ça, c'est vrai.
23:19Eh bien, bravo pour votre titre.
23:21Et puis, on peut vous applaudir.
23:23Merci beaucoup.
23:23Bravo à Miss Agricole, qui nous a fait le plaisir de venir sur le stand de la race au braque.
23:29Parce que là, Miss Agricole, elle a le droit de déguster.
23:33Merci.
23:33Là, vous pouvez déguster.
23:35C'est les charcuteries de la maison Conquet.
23:36Et en plus, c'est bon pour la santé.
23:38Alors, voyez un peu.
23:40Merci beaucoup à vous.
23:42On continue pour parler de la race au braque.
23:45Alors, cette race au braque, est-ce que...
23:47On a dit juste avant la pub que c'était une des meilleures races à viande du monde.
23:51Comment est-ce que ça se passe aujourd'hui pour vendre la race au braque ?
23:54Elle n'est pas présente qu'en France.
23:56Elle est présente dans une quinzaine de pays.
23:58Oui, oui, tout à fait.
23:59C'est une race qui, je le disais tout à l'heure,
24:01qui a la particularité, c'est d'avoir su appréhender,
24:05de rester honnête, modeste,
24:07et d'avoir su appréhender les attentes sociétales quant à la viande
24:12et aux actions que peuvent amener l'élevage sur le territoire.
24:15C'est-à-dire ces territoires inconvertibles avec une identité très forte
24:19où seul l'élevage peut mettre en valeur les protéines végétales, l'herbe présente.
24:23Et donc, elle a su s'adapter à ça et répondre pleinement aux enjeux d'eux-mêmes.
24:28Avec une action sociale, environnementale, tout en gardant une économie forte.
24:32C'est important.
24:33On va poser la question à la présidente du syndicat des bouchers de Paris.
24:37Quelle est l'image de la race au braque chez les bouchers ?
24:40Une race authentique.
24:43Ça, c'est vrai.
24:46On imagine aussi la valorisation.
24:48Alors, déjà, avec l'élevage, il n'y a pas de souci.
24:50Mais là, l'aubraque, on imagine la montagne, une super biodiversité.
24:56Vous allez nous faire chanter du ferrat, là.
24:58Non, mais une super biodiversité.
25:01En fait, la salaire, c'est l'aubraque.
25:04Pardon.
25:04C'est vraiment des races rustiques, authentiques,
25:08et qui ont l'image de viande persillée, grasse comme il faut,
25:14et de bonne qualité, en fait.
25:16Tant à travailler qu'à déguster.
25:18J'ai lu qu'on trouvait même des races au braque en Sibérie, aujourd'hui.
25:21C'est vrai ?
25:22Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
25:23Le plateau de l'aubraque, c'est pas très chaud,
25:25mais alors la Sibérie, c'est deux salles, deux ambiances, là.
25:28Oui, parce que dans le cadre de la sélection de la race,
25:31on a toujours mis en avant son autonomie et sa capacité d'adaptation.
25:35Et il faut savoir qu'elle est capable de conquérir des territoires
25:39avec un climat tropical, tout comme d'aller en Sibérie, c'est vrai.
25:42Et petite anecdote, l'aubraque, avec ses belles cornes,
25:46a été la seule race bovine utilisée en Sibérie
25:50qui ait pu faire face à l'ours,
25:52c'est-à-dire le maître en feu, il tapait une attaque
25:53parce qu'elles avaient retrouvé les vestiges de leur comportement passé
25:57pour défendre le troupeau.
26:00Et l'ours s'est transformé en toréador,
26:02mais c'est lui qui a perdu.
26:03Et c'est lui qui a perdu, qui est rentré, voilà.
26:04Alors, on a des spécialistes de l'aubraque avec nous,
26:08la maison Conquet, avec Lucien et Casimir Conquet.
26:11Qu'est-ce qu'elle a à travailler ?
26:13Quel plaisir supplémentaire, le petit supplément d'âme
26:16qu'elle a à la race aubraque quand on la travaille ?
26:18Le père ou le fils, comme vous voulez,
26:20parce que le Saint-Esprit n'est pas là.
26:23C'est sa finesse de viande.
26:26Oui, le persillage, la tendreté.
26:28Le crème de viande.
26:29L'aptitude à maturer,
26:31parce qu'en fait, le fait que chez nous,
26:33on a un herbage exceptionnel,
26:35une des flores les plus riches d'Europe.
26:37C'est vrai.
26:38Et on s'est toujours attaché à ça,
26:40parce que ce qui est le plus important
26:42pour avoir une viande de qualité,
26:44c'est comment elle se nourrit.
26:45Elle se nourrit, oui.
26:46Voilà. La nourriture est très importante.
26:47Et vous, elle mange de l'herbe, pas des farines animales,
26:50comme il y a quelques années, c'est toute la différence.
26:52Et elle a, comme vient de dire Mathieu Kos,
26:55elle a cette capacité, elle est très maternelle.
26:57Très maternelle, ce qui veut dire...
26:58Et il paraît qu'elle a une très bonne qualité de vélage.
27:00Voilà, une très bonne qualité de vélage.
27:02Et le bien-être animal, ça passe par là.
27:05C'est une vache qui est très docile,
27:07qui est très facile.
27:08Elle s'adapte à tous les terrains.
27:10Elle s'adapte à...
27:10C'est pour ça que, quand vous dites la Sibérie,
27:13elle est capable d'aller en Sibérie
27:14comme elle est capable d'aller sur le Sahara.
27:16Elle va toujours se protéger,
27:18toujours protéger son veau.
27:20Et cette capacité à être docile,
27:23comme elle est docile,
27:24c'est ce qu'on demande aux animaux.
27:25Elle n'est pas stressée.
27:26En fait, le stress est très important pour les animaux.
27:28Parce que, pour qu'on ait une viande de qualité...
27:31Il ne faut pas qu'elle soit stressée.
27:32Il ne faut pas qu'elle soit stressée.
27:33Ça, c'est le plus important.
27:34Et chez nous, les éleveurs ont gardé.
27:36On gardait cette façon d'élever les animaux.
27:39Et quand on veut une viande de persillé,
27:43et ça passe par tous ces gestes-là,
27:45par toute cette culture des éleveurs de chez nous,
27:48qui ont cette culture,
27:50qui ont un savoir-faire.
27:51Ça s'appelle un savoir-faire, comme un boucher.
27:53C'est un savoir-faire.
27:55Et le savoir-faire est très important.
27:57Avant de revenir sur les produits Conquets,
27:59on va poser une question à nos amis des cuirs et peaux.
28:02Jackie et Ludovic,
28:03la peau d'Aubrac, qu'est-ce qu'elle a comme caractéristique ?
28:06Là, je pense que ce n'est pas le persillage la première qualité.
28:11Elle a des caractéristiques intéressantes
28:13qui font que c'est une peau qui est facile à valoriser.
28:20Après, bien entendu, comme vous l'avez dit,
28:22elle avait des grandes cornes.
28:23Donc ça, c'est un peu moins bien pour nous,
28:25parce qu'on aime bien qu'il n'y ait pas de coups de cornes sur les peaux.
28:28C'est clair.
28:28C'est tout.
28:30Mais voilà, c'est une peau intéressante, toujours.
28:32C'est une peau intéressante à travailler, Jackie ?
28:34Tout à fait.
28:35Et c'est quoi ses caractéristiques ?
28:36On l'utilise plutôt pour quoi ?
28:38Pour quelle application ?
28:39Là, je vais laisser mon collègue parler,
28:43parce que c'est un ancien tanneur,
28:44il sera plus vous épiqué que moi.
28:45Ah bah, oui.
28:46Alors, il n'y a pas vraiment d'utilisation spécifique
28:49à telle ou telle race de bovins.
28:51D'accord.
28:52D'accord, sauf qu'on distingue bien nous
28:55la race laitière des races allaitantes.
28:57Les races allaitantes vont donner un cuir bien plus intéressant.
29:00Ah oui.
29:00Notamment les primolstein, alors, par exemple.
29:03Alors, allaitantes veut dire des races viandes.
29:05D'accord, ok.
29:05Allaitantes, des races viandes, ok.
29:06D'accord.
29:07Parce que là, c'est la laitière purée.
29:08Oui, primolstein, c'est ça.
29:09C'est ça, la race laitière.
29:10C'est ça, la race laitière.
29:12La normande étant, par exemple, une race mixte.
29:13Exactement.
29:14Une race mixte, exactement.
29:15Elle présente autant d'intérêt pour le lait
29:16que pour la viande.
29:18Interrogation écrite.
29:19Interrogation écrite.
29:20Il n'a pas révisé.
29:22Alors, on a eu le père Lucien Conquet,
29:25Casimir Conquet, là, on déguste des choses
29:27absolument extraordinaires.
29:29Il est 19h39, on nous écoute dans la voiture,
29:32dans la cuisine, dans le salon.
29:34Décrivez-nous ce qu'il y a,
29:35et expliquez-nous comment vous le préparez,
29:37comment vous le fabriquez,
29:38parce que je dois dire que, gustativement,
29:40c'est un régal.
29:42Alors, ce soir, on nous a présenté
29:44un plateau de charcuterie de bœuf au Braque.
29:46Sur ce plateau de charcuterie,
29:48il y a encore une terrine de queue de bœuf.
29:50Ah, attendez, prenez mon micro
29:51ou le micro de votre père.
29:53Prendez le micro du père, allez-y.
29:54Excusez-moi.
29:54Donc, sur ce plateau de charcuterie,
29:56il y a une terrine de queue de bœuf
29:58engelée avec ses petits légumes.
30:00Donc, c'est une viande qu'on a mijotée longtemps,
30:03pendant plusieurs heures,
30:05sur les viandes les plus goûteuses du bœuf,
30:07sur la partie flanchée, jarrée...
30:10C'est la preuve qu'on peut tout récupérer,
30:12parce que la queue de bœuf,
30:13c'est rare d'en trouver au restaurant,
30:15mais la queue de bœuf, c'est délicieux.
30:16Même les Espagnols, on mange,
30:18ça s'appelle le rabo des bois,
30:19et là-bas, c'est délicieux
30:19quand c'est bien cuisiné, la queue de bœuf.
30:21Tout à fait, tout à fait.
30:22C'est les morceaux les plus goûteux de la bête.
30:24C'est des morceaux qui sont très percillés,
30:26qui méritent une cuisson assez longue.
30:29Et là, après, à côté, nous avons fait...
30:30Alors, dedans, vous avez mis quoi ?
30:31Il y a des légumes, il y a des carottes ?
30:33Dites-nous, parce que c'est sublime.
30:35Il y a des carottes, des haricots verts
30:37et des petits pois qui vont relever un petit peu
30:40ce bout de viande confite,
30:42de viande de poteau-feu,
30:43et ça salit très bien.
30:44Ça salit très bien, tout à fait.
30:45Je confirme.
30:47Et après, vous avez de la saucisse et du chorizo,
30:49mais ce n'est pas du chorizo de porc
30:51et de la saucisse de porc,
30:54Tout à fait.
30:55Ça nous permet de valoriser
30:58tous les morceaux de la bête.
31:00C'est une saucisse sèche
31:02qui a séché lentement
31:04et ainsi qu'un chorizo légèrement pimenté.
31:10On va demander l'avis de la bouchère.
31:12Qu'est-ce que vous pensez de tout ça, Véronique Langlais ?
31:14Je trouve ça super bon.
31:15J'ai même des idées.
31:17Je vois le bœuf, je l'imagine,
31:19au printemps,
31:20avec des petites pommes de terre tiède,
31:22un petit peu d'échalotes.
31:23Et un peu de persil, tu veux, à mon avis.
31:25Oui, mais ce n'est pas une obligation.
31:27Pour le petit surplus de goût, aussi.
31:29Et c'est vrai que...
31:29Que j'aime dans la charcuterie de bœuf,
31:31pour la bouchère que je suis,
31:33c'est que ça sèche plus vite que le cochon.
31:35Moi, j'adore quand c'est bien sec.
31:38Et c'est vrai que...
31:39Quand on entend ça,
31:40vous qui êtes le président de la race au bras,
31:42Mathieu Causse,
31:43moi, je ne suis pas au micro,
31:45mais je suis dans ma voiture
31:46à écouter l'autoradio.
31:48Je pense que je m'arrête.
31:49Je cherche une charcuterie encore ouverte
31:51et je demande de...
31:52Si je suis à la gueule,
31:53je m'arrête chez Conquès.
31:54Non, je vais à la gueule direct.
31:56Mais là,
31:57si vous arrivez du salon de l'agriculture,
31:59ils vont être fermés.
32:00Il faut un petit déjeuner demain matin.
32:01C'est vrai que c'est extraordinaire.
32:02On ressent toute la passion
32:04et puis la qualité exceptionnelle de cette race.
32:07Complètement.
32:08Mais voilà,
32:09c'est la finalité du travail
32:10et c'est grâce à nos amis,
32:12ici présents, autour de la table,
32:13qu'on peut mettre en avant
32:14tout le travail bénéfique qu'on a accompli
32:17parce que sans eux,
32:17sans eux,
32:18ça ne serait pas mis en valeur.
32:19Voilà.
32:20Donc le travail dans un territoire,
32:22il passe par l'élevage,
32:23il passe par ceux qui savent
32:24prendre en considération,
32:26et Dieu sait que la maison Conquès l'a fait,
32:28en considération de notre travail d'éleveur
32:30et eux pour mettre en valeur
32:31et donner le meilleur de notre race
32:34au travers de produits exceptionnels comme ici.
32:36Je vais vous poser une question à tous.
32:38Dans l'aubrac,
32:40pour vous,
32:41quelle est la meilleure pièce ?
32:42La côte de bœuf,
32:44l'entre-côte
32:45ou alors les petits morceaux
32:46que se gardent les bouchées
32:47comme la poire,
32:49le merlan
32:50ou encore l'araignée.
32:51Pour vous,
32:51c'est quoi la meilleure pièce ?
32:52Il y a la bouchère.
32:54Alors,
32:55je ne vais pas dire qu'il y a la meilleure pièce,
32:57il y a le meilleur éleveur.
32:58Oui.
32:59Parce que...
33:00C'est beau ça.
33:01Parce que ça va être le savoir-faire de l'éleveur
33:03qui va faire que
33:05certains morceaux
33:05sont plus goûteux.
33:07Par exemple,
33:08moi j'aime bien les morceaux tripiers
33:09comme la hampe, l'onglet.
33:10J'adore.
33:10La hampe, l'onglet,
33:11bavette d'aloyau,
33:12bavette de flancher.
33:13Mais ça peut être aussi
33:15pour une autre expérience,
33:16un paleron.
33:17Oui.
33:18Tout simplement.
33:18Dans le pote-au-feu,
33:19c'est très bien un paleron.
33:20Oui,
33:20ça peut être bon aussi.
33:22Le paleron,
33:22même en grillade.
33:23Oui.
33:24Ah oui.
33:24C'est le morceau
33:25un des morceaux les plus goûteux.
33:27Je vais essayer l'été prochain.
33:29Oui.
33:31Paleron,
33:31pour vous,
33:31votre préféré,
33:32Lucien ?
33:32Oui,
33:33parce que
33:33l'hiver,
33:34le paleron,
33:35c'est fait pour faire les pote-au-feu.
33:36Bien sûr,
33:37le paleron.
33:37Mais l'été,
33:38puisqu'on ne vend plus
33:38de pote-au-feu,
33:39bien sûr,
33:40avec la chaleur,
33:41on le démonte,
33:42on l'épluche,
33:43on enlève tous les nerfs,
33:45tous les apontés de rose,
33:46et on fait ça en grillade.
33:47C'est une des meilleures grillades du bœuf.
33:49C'est pas tombé dans l'oreille
33:50d'un sourd.
33:50Voilà.
33:50Vous êtes d'accord avec ça ?
33:52Le fils pense comme le père ?
33:54Je suis d'accord,
33:55mais dans d'autres morceaux,
33:57dans le même style,
33:58la surprise,
33:59qui va être un morceau très tendre
34:01pour ceux qui apprécient
34:03la tendreté,
34:03la finesse de la fibre.
34:04Et pour le président de la race au braque,
34:06la meilleure pièce,
34:06c'est quoi ?
34:07La meilleure,
34:08je ne sais pas si c'est la meilleure,
34:08mais pour moi,
34:09c'est la côte de bœuf,
34:10parce que c'est le moment de l'été,
34:11c'est le partage,
34:12c'est le groupe,
34:12la communauté,
34:14et avec une côte de bœuf,
34:15on peut amener beaucoup de gens
34:16à sa table
34:16pour pouvoir partager
34:17de bons moments.
34:18Et Jackie et Ludovic,
34:19c'est pas la peau, vous ?
34:20C'est pas la peau,
34:21mais je resterai sur la côte de bœuf aussi.
34:23Pareil, Ludovic ?
34:24Je rejoins mon collègue.
34:25Bon, bah écoutez,
34:25faites chauffer le barbecue.
34:34Invité sur le stand Hall 1 C002,
34:37le stand d'Aubrac,
34:38avec l'Alliance France Cuir.
34:40On se retrouve tout de suite.
34:41Sud Radio.
34:42Sud Radio.
34:43Parlons vrai.
34:44Parlons vrai.
34:44Sud Radio.
34:45Parlons vrai.
34:45Le Hall 1 stand C001,
34:48il paraît que ma langue a fourché
34:49juste avant la pause,
34:50j'avais dit 002,
34:52avec six invités passionnés,
34:54Véronique Langlais,
34:55présidente du syndicat
34:56de la boucherie parisienne,
34:57Ludovic Guignard et Jacques Limagne,
34:59moniteur qualité des peaux
35:00pour la Fédération Française
35:01des cuirs et peaux,
35:02Mathieu Causse,
35:03qui nous reçoit sur son stand,
35:05président de la race Aubrac
35:06et Casimir et Lucien Conquet,
35:08le président et le président d'honneur,
35:11le père et le fils
35:11de la maison Conquet,
35:13qui fait des charcuteries
35:14absolument sublimes
35:15que nous dégustons.
35:17Je dois vous parler
35:17de l'avenir de la filière.
35:19Mathieu Causse,
35:20l'avenir de la filière Aubrac,
35:21on a beaucoup parlé
35:22du Mercosur ces derniers temps.
35:24Quel est-il ?
35:25Comment est-ce que vous,
35:26vous le voyez ?
35:27Ah mais c'est comme tous les éleveurs,
35:29on est très préoccupés.
35:31Moi je rêve de mettre
35:32les Argentins à manger
35:33de l'Aubrac.
35:34Oui, mais nous aussi,
35:35nous aussi,
35:35mais déjà on va commencer
35:37sur le territoire national
35:38à bien faire notre travail,
35:40mais après on reste
35:41très très très interrogatif
35:43par rapport à l'évolution.
35:44Aujourd'hui effectivement
35:44c'est le Mercosur,
35:45donc on a pu y apporter
35:46peut-être une réponse
35:47qui semble plutôt favorable
35:49pour l'instant,
35:50pour l'élevage français,
35:52mais demain on doit encore
35:54renforcer notre communication
35:56pour que les valeurs ajoutées
35:58de nos morceaux,
36:00de nos races
36:02et de l'identité de celles-ci
36:03soient mises en valeur
36:05au travers des produits
36:06comme ici
36:06pour pouvoir vraiment
36:08faire la différence
36:09en termes qualitatifs
36:10mais ça passe aussi
36:11par une simplification sûrement
36:13des normes
36:15et de toutes les contraintes
36:16que l'on met à l'élevage français
36:18alors que le reste du monde
36:20n'en a bien moins.
36:21Et la race au braque
36:23c'est une race
36:23à forte valeur ajoutée,
36:24le client c'est le boucher
36:25traditionnel surtout
36:26plus que les cantines etc.
36:29Oui alors je ne suis pas spécialiste
36:31mais c'est plutôt ça,
36:31c'est plutôt le boucher traditionnel
36:32et après on a la chance
36:33c'est que la maison Conquet
36:36a développé sur la région parisienne
36:40un grand système de distribution
36:41et il nous a permis
36:42d'avoir un essor et une aura.
36:44Voilà on est la race au braque
36:46qui est connue aussi
36:47pour sa viande
36:48grâce à nos partenaires
36:50et pour sa qualité bien évidemment.
36:52Alors comment vous avez fait
36:53pour faire connaître
36:54la race au braque à Paris ?
36:55Alors même si je vais dire
36:56une chose qui est d'une réalité
36:58il y a beaucoup
36:59de brasseries à Paris
37:00qui sont venues par des avéronais
37:02et on a en général
37:03de la race au braque.
37:04Les parisiens,
37:05les franciliens
37:06connaissent bien l'aubraque
37:07parce que c'est vrai
37:08que les avéronais
37:09c'est un peu en état
37:09dans l'état à Paris
37:10au niveau des brasseries
37:11et on les adore.
37:14Oui oui mais ça a été
37:15un travail de longue année
37:17c'est parti dans les années 80
37:20début des années 90
37:22bien sûr
37:24comme dans notre prévision
37:26il fallait faire des ateliers
37:28aux normes CE
37:30ça passait par du développement
37:31le développement
37:32c'était facile
37:33c'était de partir à Paris
37:35le premier commercial
37:36sur Paris
37:38et on a été démarcher
37:39bien sûr
37:40des brasseries parisiennes
37:41des produits d'Auvergne
37:42pour vendre
37:43et notre charcuterie
37:44et après
37:45la viande
37:46puisque bon
37:47on avait un atelier
37:48qu'il fallait rentabiliser
37:49bien sûr
37:50qui était à l'aïol
37:51donc
37:51et donc
37:52moi très attaché
37:53à cette race au braque
37:57je me suis appliqué
37:58à faire
37:59monter un label
38:01comment il s'appelle
38:02ce label au braque
38:03le bœuf fermé au braque
38:04le bœuf fermé au braque
38:05le label rouge
38:05il a obtenu le label rouge
38:08à partir d'un cahier d'échange
38:10d'accord
38:10un cahier de ressources même
38:12on va dire
38:12ah oui d'accord
38:13parce que si vous voulez
38:14on prend en considération
38:15le travail de l'éleveur
38:17l'exigence du boucher
38:18et tout ça si vous voulez
38:21c'est à partir de ce cahier d'échange
38:23qu'on a pu obtenir un label
38:24alors donc
38:25ça a été un travail
38:27on s'est mis tout le monde
38:28autour de la table
38:29les éleveurs
38:29les abattoirs
38:31les débouchés
38:33de là-bas
38:34et on a construit
38:36un cahier d'échange
38:36qui a duré deux ans
38:38avant de le proposer
38:41et quand on l'a proposé
38:42au ministère de l'agriculture
38:43ils n'avaient jamais vu
38:44un cahier d'échange
38:45aussi bien ficelé
38:46parce que c'était
38:47à partir de choses vraies
38:49moi j'avais insisté
38:51pour éviter
38:52tout ce qui était
38:52ensilage, maïs
38:54je ne voulais pas
38:55des bêtes
38:55qui mangent de l'ensilage
38:56du maïs
38:58et j'ai tapé sur la table
38:59si vous ne voulez pas me suivre
39:00je trouverai quelqu'un
39:01qui le fera
39:03et par contre
39:03là tout le monde
39:04a été d'accord
39:06et grâce à ça
39:07on a obtenu
39:08le label rouge
39:08pour la filière pot
39:10l'avenir
39:10c'est quoi Ludovic
39:12Ludovic Guignard ?
39:13pour la filière pot
39:14l'avenir
39:14c'est qu'on voit
39:15que le marché
39:17impose de plus en plus
39:18d'exigences
39:19en termes de qualité
39:20et à cette exigence
39:22on y répond
39:23dans un premier temps
39:25en instaurant
39:26une traçabilité
39:27sur les pots
39:27qui nous permet
39:28de travailler
39:29conjointement
39:30avec les éleveurs
39:31justement
39:31avec les éleveurs
39:32pour remonter
39:34justement
39:35toute la filière
39:35et on doit tous
39:39travailler ensemble
39:40pour améliorer
39:41cette qualité des pots
39:41que nous impose
39:43l'exigence du marché
39:45Jacquesy
39:45vous êtes d'accord
39:46avec ça ?
39:47tout à fait
39:47on est vraiment
39:47une continuité
39:48de toute façon
39:48du métier d'élevage
39:49on travaille en coproduit
39:50justement
39:51qui vient de ce produit
39:52et si malheureusement
39:53il y a des diminutions
39:54de quantité
39:55qui se passent
39:56chez eux
39:56chez nous
39:57ça sera exactement pareil
39:58on aura beaucoup moins
39:58de poids à travailler
40:00vous
40:01Véronique Langlais
40:02présidente du syndicat
40:03des bouchers de Paris
40:04vous connaissez la maison Conquet
40:05vous la connaissiez avant
40:07déjà je suppose
40:08je la connais
40:08puisqu'on a des clients
40:09en commun en fait
40:10vous avez des clients
40:10en commun
40:11comment ça se passe ?
40:12et qui m'ont même
40:13ramené des produits
40:13Conquet à la boucherie
40:16donc bien sûr
40:17que je les connais
40:18et vous
40:19pour vous
40:19l'avenir de la filière
40:20parce que
40:20les petits bouchers
40:21traditionnels
40:22on nous dit
40:23ouais maintenant
40:24c'est la grande distrib
40:24etc
40:25non c'est le savoir-faire
40:26parce qu'il y a quand même
40:27quelque chose
40:28qui a chez le petit boucher
40:29traditionnel
40:29vous vous dites
40:30coupez moi
40:31ma côte de bœuf
40:32comme ci
40:32comme ça
40:33c'est pas comme
40:34quand vous prenez
40:34un produit sous blister
40:35dans un magasin
40:36que vous jetez
40:37dans votre caddie
40:37c'est de sac
40:38de ambiance
40:38non mais c'est même pas ça
40:40et je vais pas taper
40:41sur la grande distribution
40:42parce que
40:42j'ai aucun intérêt
40:44à taper dessus
40:44aujourd'hui
40:46non mais aujourd'hui
40:47ce qui est important
40:47et ce que nous vendons
40:49ce sont des histoires
40:51des histoires
40:52d'éleveurs
40:53des histoires
40:54d'abatteurs
40:54parce que moi
40:55j'hésite pas à parler
40:56aussi de ce qui se passe
40:57bien sûr
40:57et des histoires
40:58de bouchers
40:59et tous ces gens
41:00finalement
41:01qui sont dans la transmission
41:03qui sont dans le terrain aussi
41:05qui sont dans le terroir
41:06et qui ont des choses à raconter
41:08et qui le mettent à travers leur cœur
41:09parce que moi mon slogan
41:10qui est affiché en grand à la boutique
41:12c'est
41:12le meilleur vient du cœur
41:13en fait
41:14c'est l'authenticité
41:15et on vend de l'authenticité
41:16on ne ment pas aux gens
41:18on est sincère et authentique
41:20et c'est ce qu'on vend aussi aux gens
41:22c'est une histoire
41:23c'est un cœur
41:25un cœur qui passe
41:26qui est transversal
41:27de l'éleveur
41:29au consommateur
41:30parce que finalement
41:31on arrive aussi à intéresser
41:32le consommateur
41:33qui devient passionné
41:33qui va sublimer les produits
41:35qu'on va avoir sublimés auparavant
41:36et c'est ça qu'on vend
41:38et moi j'y crois
41:38c'est beau ça
41:39Mathieu Couze
41:40vous êtes d'accord avec ça
41:41on vend un terroir
41:42on vend une passion
41:43on vend un cœur
41:44bien sûr
41:45c'est sûr
41:46c'est l'essentiel
41:47mais je suis surtout content
41:48c'est de voir qu'à l'unisson
41:50autour de cette table
41:50on partage tous
41:51finalement la même passion
41:53c'est clair
41:54et que ma passion
41:56ne va pas sans celle
41:57du boucher
41:57ne va pas sans celle
41:58de ceux qui vont travailler
41:59la peau
42:00et de tout
42:00et je trouve que c'est
42:02à minima
42:03le respect qu'on peut apporter
42:04aux races
42:05aux terroirs
42:05et finalement aux consommateurs
42:07donc je trouve que c'est
42:08voilà
42:08c'est ce qui est magnifique
42:09c'est ça
42:10cette passion partagée
42:11et on pense que ça va durer
42:12encore très très longtemps
42:13parce que la passion
42:14elle n'est pas faite pour repartir
42:15ah oui
42:16elle est faite pour durer
42:17oui oui
42:17et on est là pour l'entretenir
42:19vous êtes d'accord avec ça
42:20Ludovic ?
42:21parce que la peau
42:21c'est aussi un métier de passion
42:23oui on voit bien
42:23que l'histoire
42:24c'est à nous de l'écrire
42:25je vais même vous dire une chose
42:26quand on est habillé
42:27avec un beau truc en peau
42:28et qu'on mange bien de l'obrac
42:29tout va bien
42:30c'est le bonheur absolu
42:31c'est la vie rêver
42:32on a du coût d'ailleurs
42:33c'est la vie rêver
42:34et voilà
42:34c'est à nous de l'écrire
42:36cette histoire
42:36je vois qu'on est tous passionnés
42:38on a tous envie d'aller de l'avant
42:40on a tous envie de bien faire
42:41il faut qu'on le fasse ensemble
42:42on a tous besoin des uns des autres
42:44pour promouvoir nos produits de chacun
42:46et le salon est bien entamé
42:49on est à la moitié
42:50pratiquement comme il se termine dimanche
42:51vous feriez quel bilan au jour d'aujourd'hui ?
42:54nous on est là pour faire découvrir la matière
42:56pour échanger avec les éleveurs
42:58sur les enjeux de chacun
43:00encore une belle réussite
43:01moi je suis content d'être là
43:02pour justement présenter tout ça
43:04et d'échanger
43:05échanger
43:06échanger
43:07beaucoup de rencontres venues de toute la France
43:09et même de l'étranger ?
43:10beaucoup de rencontres venues de toute la France
43:12oui de l'étranger peut-être un peu moins honnêtement
43:14mais moi c'est surtout le territoire français qui m'intéresse
43:17on sert dans les pots
43:18c'est sûr
43:19et vous tous
43:20beaucoup de contacts
43:21ça se passe bien ce salon ?
43:22super
43:23parce que c'est un endroit magique par rapport à ça
43:26parce qu'on est proche de la France profonde
43:29on est proche de ces gens qui viennent de tous les départements de France
43:34et le salon de l'agriculture
43:35c'est ça
43:36c'est le terroir
43:37c'est des rapports humains
43:40qu'on a avec tous ces clients
43:41qui veulent découvrir
43:43qui veulent savoir
43:43d'accord avec ça
43:44après le père le fils
43:46c'est effectivement la grande messe de l'année
43:48qu'on entend de pied ferme
43:50et on est très heureux d'être au salon d'agriculture encore cette année
43:52et de le faire encore longtemps
43:53ça fait déjà 30 ans et on continuera
43:55ça continuera encore
43:57Véronique Langlais
43:57ce salon de l'agriculture
43:59vous en diriez quoi alors ?
44:00il n'y a pas les bovins et quand même ça manque
44:02non et puis je regardais
44:03je regarde beaucoup ce qui se passe en fait sur les territoires
44:05notamment le retour des journaux, des médias
44:07et c'est vrai que dimanche
44:09il y avait 50% de personnes en moins
44:12en revanche j'ai l'impression que là ça reprend un petit peu
44:15et ce qui est la preuve aussi ici
44:19et ce qui est important c'est la transmission
44:21c'est de transmettre ça
44:23ces passions
44:24à travers nos enfants
44:26à travers nos jeunes
44:27et j'en profite pour faire la promotion du métier
44:29l'Ile-de-France a gagné au concours étal-boucher-artisan
44:33donc Clarissa
44:35qui travaille chez vous
44:37qu'on avait reçu il y a quelques temps
44:38voilà donc la transmission elle s'opère
44:40puisque aujourd'hui la Confédération de la boucherie organise des concours
44:44pour aussi susciter l'envie aux jeunes
44:46et je suis très heureuse
44:50félicitations à Clarissa qu'on peut applaudir
44:52et bien écoutez bravo Clarissa qui a gagné le concours
44:55on a eu Miss Agricole
44:56on a la patronne de Clarissa
44:58la fête est complète
44:59merci beaucoup à vous
45:01merci Mathieu Cause de nous avoir accueillis sur le stand de la race au braque
45:05on n'avait pas les bovins mais on avait les ovins juste à côté de nous
45:08merci beaucoup Ludovic Guignard et Jacquie Magne
45:12moniteurs qualité des pots pour la Fédération Française des Cœurs des Pots
45:15merci à vous
45:16merci à vous aussi
45:17pour cet échange
45:18et bien c'était un grand plaisir
45:19merci beaucoup à Lucien Conquet et Casimir Conquet
45:23président d'honneur et président de la maison Conquet
45:25merci de l'accueil et merci David Thuaï
45:27on s'en remettra pas
45:28merci beaucoup
45:29allez-y si vous êtes dans la Véron
45:31allez-y
45:32et merci à vous Véronique Langlais
45:35présidente du syndicat débouché de Paris
45:38dans quelques instants comme tous les soirs sur Sud Radio
45:41de 20h à 21h vous retrouvez Magali Berda et sa bande
45:45pour On ne vit pas dans la même France
45:47nous on se retrouve avec Cécile de Ménibus
45:49demain 17h dans les vraies voix
45:50à demain
45:52Sud Radio c'est votre espace de liberté
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