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NewsTranscription
00:00Les vrais voix font parler la France, Philippe David.
00:03Bienvenue dans les vrais voix font parler la France, heureux de vous retrouver François-Louis Bourneau.
00:07Très heureux de vous retrouver Philippe David. Encore plein de témoignages, plein de sujets surtout que vous nous livrez.
00:13On va parler ce soir de la marche blanche qui a eu lieu ce week-end, notamment pour Quentin.
00:18Et puis un sujet, les agriculteurs, puisque nous serons au salon de l'agriculture cette semaine Philippe.
00:23Oui, on y sera mercredi avec les vrais voix de 17h à 20h, de 17h à 19h avec Cécile de
00:30Ménibus pour les vrais voix.
00:31Et les vrais voix font parler la France, spécial salon de l'agriculture.
00:35Vous pourrez nous rejoindre sur le stand des races au braque, de la race au braque.
00:40On sera également avec le cuir, les industries du cuir.
00:43Tout à fait.
00:43Et je dois dire qu'à 19h05, me manger une pièce d'aubrac me ferait le plus grand bien, mais
00:48il faut attendre encore un peu.
00:49Et puis un sujet aussi sur lequel vous avez souhaité réagir, ça fait 30 ans que le service militaire est
00:55fini, Philippe David.
00:56En 1996, le 22 février, Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire.
01:01On en parlera et vous pourrez agir au 0800 26 300 300, le numéro qu'on vous donne pour partager
01:06tous les témoignages qui vous font plaisir, qui vous touchent.
01:09Voilà, tous les soirs, vous savez que vous pouvez nous livrer vos témoignages.
01:12Et puis aussi avec le hashtag les vrais voix sur Twitter et Facebook, vous pouvez réagir.
01:15Et je vous le rappelle, c'est sur le stand de l'Alliance France Cuir et sur le stand d
01:19'Aubrac et avec également l'Alliance France Cuir dans le hall 1.
01:22Vous êtes les bienvenus et il y aura plein d'autres émissions également de Sud Radio au Salon de l
01:27'Agriculture.
01:27Tout de suite, la marche blanche pour Quentin qui s'est tenu ce week-end, justement, on le rappelle, dans
01:32le cadre de l'enquête pour homicide.
01:33Sept hommes dont deux collaborateurs du député Léfi, Raphaël Arnaud, ont été mis en examen.
01:38Guillaume Lamy, vous êtes rédacteur en chef de Lyon Capital.
01:42Vous étiez dans cette manifestation, justement, qui a eu lieu samedi dernier.
01:45Bonsoir.
01:46Bonsoir, Guillaume Lamy.
01:48Alors, on le rappelle, Lyon Capital, magazine lyonnais.
01:50Alors, pour être totalement honnête, qui fait partie du même groupe que Sud Radio, qui est fiducial Média.
01:55Mais comme la manifestation a beaucoup fait réagir et que vous étiez deux de Lyon Capital dans la manifestation,
02:02on s'est dit, avant de donner la parole, on va faire le bilan avec quelqu'un qui y a
02:06passé son samedi après-midi.
02:08Oui, exactement.
02:10On était deux journalistes, dont moi-même, qui est on badé.
02:14D'ailleurs, même avant la manifestation, en bord de l'église Saint-Georges,
02:18où a eu lieu un recueillement pour celui de militant Quentin de Ranque.
02:23Et alors, en fait, finalement, effectivement, ça a été une marche qui, globalement,
02:29nous, ce qu'on a vu factuellement, moi, je vais vous parler de ce que j'ai vu,
02:33qui s'est quand même passé très, très bien.
02:36Il y avait un service de maintien de l'ordre qui était, franchement, très propre, très impeccable.
02:41Et puis, avec notamment des forces de l'ordre qui étaient là aussi pour apaiser,
02:46parce qu'il y a eu quelques petites tensions à certaines intersections.
02:50D'accord.
02:50Donc, il n'y a pas eu de violence ?
02:54Alors, moi, je n'ai vu aucune violence.
02:57J'ai vu qu'il y avait eu des signalements qui avaient été faits pour un salut nazi
03:02et des insultes racistes et homophobes.
03:05Nous, avec ma confrère, on n'a vu ni l'un ni l'autre.
03:10Et on s'est un peu baladé du début à la fin au milieu du cortège.
03:14Donc, en tout cas, nous, on n'a pas vu tout ça.
03:17Et vous lisez, évidemment, les autres médias.
03:21Est-ce que vous avez des choses à dire par rapport à ce que vous avez lu, vu ou entendu
03:26sur d'autres médias ?
03:29Alors, oui, moi, j'ai lu beaucoup de choses.
03:30En tout cas, moi, j'y étais.
03:31Ce que je peux vous dire, mais vraiment, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y avait
03:35beaucoup, beaucoup de monde.
03:36Quand on est arrivé, il y avait une tension.
03:37On sentait qu'il y avait de la tension dans l'air.
03:41Parce que, oui, effectivement, sur ces...
03:44Alors, je crois que la préfecture a donné 3200 personnes.
03:46C'est ça.
03:48Il y avait, oui, oui, effectivement, il y avait quelques groupes cagoulés,
03:53dont on imagine qu'ils seraient plutôt des militants d'ultra-droite.
03:57N'empêche que ce que j'ai vu au doigt mouillé, moi, je vais vous dire,
04:00j'ai vu 20% de cagoulés, de militants, et 80% de, je vais dire, monsieur et madame, tout
04:06le monde.
04:06Alors, effectivement, je ne suis pas sûr que ça votait très à gauche dans le rassemblement.
04:11En tout cas, ce n'étaient pas des militants, mais on a vu beaucoup de seniors, beaucoup de jeunes aussi.
04:18On a vu des poussettes, parfois.
04:20Et puis, ce que je vous dis, aucun...
04:22Le mot d'ordre, c'était on ne veut pas de débordement.
04:26Et on a pu voir, enfin, nous, on a pu assister à des intersections de rues ou des filets de
04:31cortèze.
04:32Quelques jeunes, un peu de... Quelques jeunes qui étaient là et qui commençaient un peu à provoquer.
04:37Et tout de suite, le service d'ordre est arrivé dans les ronds du cortège en disant,
04:42non, non, nous, on ne provoque pas, on ne répond pas, on est là pour Quentin.
04:46Et les CRS que j'ai vus ont dit, attendez, vous êtes d'accord, vous n'êtes pas d'accord
04:50avec ce qui se passe.
04:51En tout cas, c'est un hommage pour un mort, donc on respecte.
04:53Donc, il y a eu quand même une sorte de bienveillance et tout s'est plutôt bien passé.
04:57D'accord. Alors, restez avec nous, Guillaume Lamy, parce que le sujet, évidemment, fait réagir.
05:02On accueille Betty d'Avignon. Bonsoir, Betty.
05:05Bonsoir, Betty.
05:06Bonsoir, bonsoir à tous.
05:07Vous avez entendu, justement, ce que disait Guillaume Lamy, je le rappelle, rédacteur en chef de Lyon Capital.
05:12Ça vous paraît cohérent ?
05:13Je ne sais pas si vous étiez à la manifestation, en tout cas,
05:16mais est-ce que ça vous parle quand on évoque, justement, ce que nous dit Guillaume Lamy ?
05:22Ah, ben, en fait, je n'ai pas très bien entendu, parce que le son est vraiment très bas.
05:25Ah, d'accord. Alors, Guillaume Lamy disait que, globalement, il n'y avait pas eu de violence,
05:32il y avait eu... Enfin, ça s'était bien passé, il n'y avait pas eu de violence.
05:36Les forces de l'ordre étaient très bien positionnées, elles ont apaisé les choses,
05:40et globalement, c'était une marche qui s'était bien passée.
05:43C'est malheureusement pas le cas de toutes les manifestations en France, faut-il le rappeler ?
05:47Oui, ben, moi, en fait, moi, je voulais intervenir pour dire que, à Lyon, justement,
05:54puisque, à Lyon, que l'ERN avait annulé la marche qui devait avoir lieu pour Quentin,
06:03sur le palais des pattes, et qu'il ne pouvait donc pas assurer la sécurité des élus et des citoyens.
06:11Ça ne pouvait pas être garanti, donc j'ai été un peu stupéfacte, quand même,
06:15parce que, voilà, elle a été utilisée sur Lyon, bon, il n'y a pas eu d'échaufferée,
06:23et je ne sais pas compris.
06:25Mais est-ce que vous ne pensez pas que, pour Avignon,
06:28alors, c'est l'assistant parlementaire,
06:32et un autre qui a été stagiaire d'un député d'Avignon,
06:35qui ont été mis en examen,
06:37et y croé, d'ailleurs, dans l'affaire de la mort de Quentin,
06:40est-ce que vous ne croyez pas que c'était mieux d'annuler la marche,
06:43plutôt que d'avoir une marche qui aurait pu virer à l'affrontement,
06:46surtout à trois semaines des élections municipales ?
06:49Ben non, moi, je ne suis pas d'accord,
06:52parce que, là, je pense que l'ERN, il a fait un pas en arrière,
06:56parce que, dans ces cas-là, il ne faut pas penser à la peur,
06:59il faut penser au courage.
07:00Et je pense que, là, ils n'ont pas de courage,
07:02et les filles à l'extrême-gauche et toute la clique,
07:06et bien, c'est un bon point pour eux.
07:08Alors, on a Chantal, également,
07:10qui nous appelle de Bastia, de l'Île-de-Beauté.
07:13Bonsoir, Chantal.
07:14Bonsoir.
07:15Oui, bonsoir.
07:16Vous nous dites, la mort de Quentin montre le vrai visage de LFI.
07:20Expliquez-nous.
07:23À un moment donné, je pense qu'il ne faut pas tourner autour du pot.
07:28Quand on a des gens comme Raphaël, Arnaud,
07:31qui font partie de leurs députés, quand même,
07:35ça, je ne l'ai pas inventé,
07:39alors, moi, je vais vous dire,
07:41Jean-Luc Mélenchon, c'est déjà
07:44quelqu'un qui parle toujours, et de la police, et du reste,
07:47il faut voir le nombre de personnes qui le protègent, à lui.
07:51D'accord ?
07:52Et bien souvent, ce sont la jeune garde.
07:55Ils sont servis comme service d'ordre.
07:58Alors, bien entendu, comme il n'est pas très courageux,
08:01car avec sa grande gueule, c'est un peu de...
08:03Ça, c'est votre point de vue.
08:04Non, non, moi, je l'ai vu en meeting, monsieur.
08:06Donc, je sais comment il est.
08:08Depuis 2012, déjà, je peux vous dire que c'est impéteux.
08:13Alors ça, c'est votre opinion aussi, hein ?
08:15Oui, oui, oui, non, mais je l'assume complètement.
08:18Je l'assume complètement.
08:19Donc, il s'entoure de ce genre de personnage.
08:24Moi, vous savez, on peut discuter de tout.
08:29On peut discuter avec tout le monde.
08:32Et je pense que c'est ça, la démocratie.
08:34Absolument, c'est débattre quelles que soient ses idées.
08:37Exactement.
08:38À un moment donné, où on est pour le débat d'idées, où on ne l'est pas.
08:41Et la démocratie, c'est aussi reconnaître tous les élus du peuple.
08:46Et quand son groupe, et pas que le sien,
08:50quelqu'un qui a été ex-président de la République,
08:54ne sont pas capables de serrer la main aux députés du RN,
08:58alors des leçons de démocratie ne vont pas en donner.
09:01Voilà.
09:02Et je pense qu'on est très mal barré.
09:04Et pourtant, je ne vote pas RN.
09:06Mais j'estime que j'ai du respect pour les élus du peuple.
09:09Absolument, tous les élus ont...
09:10Et ça commencerait comme ça.
09:13Quel exemple vous voulez donner aux jeunes ?
09:16Alors, tous les élus...
09:17Apprendre à discuter, à se respecter.
09:21Eh bien oui, même si ce n'est pas mes idées, ce n'est pas grave.
09:24Tous les élus ont une légitimité équivalente, bien évidemment.
09:28Restez avec nous, Guillaume Lamy, Chantal et Béthier.
09:30On va continuer à parler de ce sujet qui vous fait beaucoup réagir.
09:33Et d'ailleurs, si vous avez un avis ou vous souhaitez simplement réagir sur le sujet,
09:370826 300 300, on prend tous vos témoignages.
09:39D'ailleurs, merci de nous les apporter chaque semaine.
09:42C'est très précieux pour nous.
09:43Ne quittez pas, on vous retrouve juste après.
09:46Sud Radio.
09:47Sud Radio.
09:47Parlons vrai.
09:48Parlons vrai.
09:49Sud Radio.
09:49Parlons vrai.
09:50Les vraies voix font parler la France jusqu'à un peu avant 20h.
09:54Ensuite, vous retrouverez évidemment Magali Berda.
09:56On est toujours avec Béthier d'Avignon, Chantal de Bastia et Guillaume Lamy,
10:02rédacteur en chef de Lyon Capital qui a fait toute la manifestation samedi dernier.
10:06François-Louis.
10:06Ils étaient 3200 personnes à défiler à Lyon, justement, selon la préfecture du Rhône,
10:11pour la marche en hommage à Quentin Deranc, le militant nationaliste mortellement roué de coups.
10:17Guillaume, vous voulez justement réagir à ce sujet ?
10:20Vous êtes rédacteur en chef de Lyon Capital.
10:21Vous avez la parole.
10:22Est-ce que, Guillaume Lamy, est-ce que l'émotion est encore à son paroxysme à Lyon,
10:27puisque c'est la ville où a eu lieu le drame ?
10:30Je pense, vous savez, comme moi, qu'une information chasse l'autre assez rapidement.
10:36Moi, en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que le jour même,
10:40et ça, c'est assez rare pour avoir couvert pas mal de manifestations ou de marches,
10:45enfin, de ce genre d'événements, il y avait vraiment une tension qui était palpable.
10:49Parce qu'effectivement, cette marche, c'était une marche hommage.
10:53Elle avait été la co-organisatrice, en tout cas.
10:56C'était une alliée testueuse qui se présentait pour une ancienne porte-parole du mouvement anti-envartement.
11:02Donc, il y avait un hommage quand même.
11:03C'était quand même très politique.
11:06Tout le monde, si vous voulez, s'est remonté aux oreilles du président Macron.
11:12Donc, un hommage très politique, donc sous très haute sécurité.
11:15Tout le monde avait peur de débordement.
11:17Et encore une fois, je le redis, moi, ce que j'ai vu, pour rester resté 3-4 heures là
11:23-bas,
11:24c'est qu'il n'y a eu aucun débordement et que ça s'est tenu dans le respect qu
11:30'avaient été voulu les organisateurs.
11:34Donc, ça s'est plutôt très, très bien passé.
11:36Et tout le monde avait eu un peu peur de ce qu'il y a pour être.
11:38Et je crois que même le soir, en fait, tout le monde disait que finalement,
11:41il ne pouvait plus y avoir de débordement lors de cette manifestation parce qu'il y avait un tel service
11:45d'ordre.
11:46Et puis, autant, je crois qu'on parle de 500 forces de l'ordre déployées.
11:50Et tout le monde avait un peu peur que les violences, des violences aient lieu en marche, c'est-à
11:54-dire le soir.
11:55Et en fait, le soir, il n'y a rien eu.
11:58Je vous dis, il y a juste eu une interpellation pour un port d'âme qui était un marteau pendant
12:03la marche.
12:05Et effectivement, un signalement pour un salut nazi et des insultes racistes.
12:10Qui sont évidemment condamnables, soit dit en passant.
12:12Qui sont condamnables, on est évidemment d'accord là-dessus.
12:14Il n'y a pas à négoter.
12:16Mais ce que je veux vous dire, voilà, ça s'est plutôt globalement très, très bien passé.
12:21Alors, j'ai une question à vous poser.
12:22Parce qu'on nous dit, depuis un certain temps, que la jeune garde...
12:26Alors, moi, je connais très peu Lyon, par rapport à vous, bien évidemment.
12:29Que la jeune garde a été créée en réaction à l'extrême droite lyonnaise,
12:34qui ferait des ratonnades, etc., dans le centre-ville.
12:37Et que le centre-ville est tenu par des milices d'extrême droite,
12:40tandis que la jeune garde tient Fourvière et la Croix-Rousse.
12:44Est-ce que c'est vrai ou est-ce de l'info, est-ce de l'intox ?
12:47En fait, oui.
12:48Il y avait eu, historiquement parlant, Lyon, c'est plutôt une ville de droite, globalement, des droites.
12:57Mais qu'il y a un maire écologiste aujourd'hui, et qu'il y a eu un maire de gauche
13:00qui a été Gérard Collomb.
13:01On est bien d'accord.
13:02Après, là, on parle de mouvance.
13:04On parle de militants.
13:06Et effectivement, comment dire, en réaction, il y a eu, alors, il se présente comme des...
13:11Ça, c'est Raphaël Arnaud, le leader de la jeune garde, le fondateur de la jeune garde à Lyon.
13:15Il se présente comme un mouvement de défense, d'autodéfense populaire.
13:21Donc, au final, avec les mêmes méthodes, il suffit d'aller voir quelques comptes Instagram,
13:26tout Instagram, voire Télégram, ils ont les mêmes...
13:29L'ultra-gauche, l'ultra-droite ont exactement les mêmes méthodes.
13:32C'est-à-dire qu'ils font de la défense, du MMA, de la boxe.
13:35Ils ont les mêmes méthodes pour aller, effectivement, péfier les nids.
13:40Effectivement, il y a la jeune garde qui va être plutôt sur les pentes de la Croix-Rousse,
13:44la colline de Croix-Rousse, et l'ultra-droite qui va être plutôt dans le Vieux Lyon.
13:48Ça s'appelle le Vieux Lyon, le quartier historique de Lyon.
13:51Donc, à quelques rues, ils se regardent comme des chiens en faillance.
13:55Ils sont à quelques rues, quoi.
13:57D'accord, ok.
13:58Mais ce n'est pas une ville où il y a des émeutes régulièrement,
14:01ou des bagarres entre les deux ?
14:04Non, d'accord.
14:04Non, non, mais non plus, il ne faut pas exagérer.
14:06Effectivement, il y a ces deux mouvances.
14:09Il y a ces deux mouvances.
14:10Il arrive qu'il y ait des affrontements entre eux.
14:14Enfin, je veux dire, ce n'est pas non plus...
14:16Ce serait faux de dire qu'il y a des affrontements toutes les semaines.
14:18D'accord.
14:19Betty d'Avignon, vous voulez réagir ?
14:23Betty ?
14:23Betty.
14:24Ah, on a perdu Betty.
14:25Chantal, quand vous entendez Guillaume, est-ce qu'il ne nous remet pas, quelque part, des informations
14:31qu'on n'a peut-être pas eues en écoutant d'autres médias ?
14:36Oui, non, mais je crois qu'après, il y a l'honnêteté intellectuelle et d'autres qui n'en ont
14:42pas, c'est tout.
14:42En plus, Guillaume était là pendant 4-5 heures, il ne s'est pas contenté de passer, je dirais, à
14:48cette manifestation.
14:51Voilà, c'était aussi quand même...
14:55Enfin, apparemment, à la fin, il y avait même une prière.
14:58Il y a des gens qui ont...
14:59Enfin, des médias qui ont permis de dire, oui, il y a dans la rue, pas dans la rue.
15:04Enfin bon, tout un débat qui n'a ni que ni tête.
15:08Donc, je crois qu'à un moment donné, voilà, il y avait des gens qui voulaient se réunir pour rendre
15:13un hommage à Quentin,
15:15qui est quand même un drame.
15:16Et puis la mort... Enfin, le meurtre de Quentin, parce que si c'était la mort, on peut mourir dans
15:22la fille en voiture.
15:22C'est clair. C'est dramatique également, d'ailleurs.
15:25C'est... Bien sûr, mais c'est pas la même chose.
15:28Bien sûr, évidemment.
15:29C'est une fracasse, voilà.
15:31Donc, ça, c'est des morts qu'on peut éviter.
15:33Moi, je voudrais dire à la jeunesse, apprenez à vous parler.
15:37Et c'est à nous, qui sommes plus adultes depuis longtemps, qu'on doit transmettre vraiment ce message.
15:45C'est important.
15:47Ça doit commencer dans les universités, à Sciences Po.
15:53Il faut arrêter de faire chacun dans son coin sa petite conférence.
15:58qu'il n'y a en fait, bien souvent, que de l'idéologie, que ce soit de n'importe quel
16:03bord.
16:04On devrait autoriser que des débats contradictoires dans l'université et dans les Sciences Po.
16:09Parce que ça obligerait les jeunes à participer.
16:13Non, mais surtout qu'il y ait des débats contradictoires.
16:15C'est-à-dire qu'il y ait deux invités.
16:18C'est-à-dire que quelqu'un, après, parle d'un thème et quelqu'un puisse lui répondre.
16:21Et après, faire des débats avec les jeunes.
16:24Montrer qu'on peut débattre, même si on n'est pas de la même mouvance politique, idéologique, ou que sais
16:30-je.
16:30Je veux dire, à un moment donné, c'est notre jeunesse française qui...
16:34Je vois qu'on perd un enfant de France.
16:36C'est un avenir en moins pour demain.
16:44Malheureusement, je voudrais vraiment penser aux parents, parce que vraiment, et à ses proches, parce que ça, c'est quelque
16:49chose d'important.
16:51Voilà.
16:52Donc, apprenons à nos jeunes à parler, à discuter.
16:56C'est le B.A.B. de la démocratie.
16:58C'est le dialogue et la confrontation des idées, pas la confrontation des coups.
17:03Exactement.
17:04Et malheureusement, je remercie Guillaume, parce que c'est vrai que d'y être allé, d'y avoir passé du
17:09temps, bon, c'est normal, on va dire que c'est son travail.
17:12Mais enfin, il y a des journalistes qui passent comme des éclairs et qui déduisent certaines choses.
17:18Et là, c'est vraiment du vrai journalisme de terrain.
17:22C'est factuel.
17:23Betty Davignon, on vous a retrouvé.
17:26Oui.
17:26Vous avez entendu Guillaume Lamy, c'est vrai que ça remet, comme on dit, le clocher au milieu du village,
17:30d'avoir ces informations.
17:32Lui qui a passé 3-4 heures à la manif, et en plus, ils étaient deux de Lyon Capital.
17:36Lui et une de ses consoeurs.
17:37Oui.
17:38Alors, moi, je voulais dire, concernant les antifas, au moment des législatives à Lyon, ils étaient tous venus de France,
17:47notamment de Lyon, pour soutenir leur chef.
17:49Ils ont voulu intimider la députée.
17:52Qui s'appelait Catherine Jaouen, qui a d'ailleurs témoigné dans les médias la semaine dernière.
17:57Et quand on voit dans quelles conditions se passait la dernière campagne des législatives dans la première circo de Vaucluse,
18:03c'est terrifiant.
18:04Voilà.
18:05Alors, concernant Raphaël Arnaud, on sait maintenant quand même que c'est un voyou qui a fait la pédologie du
18:10terrorisme, FIGS.
18:11Et qui est FIGS.
18:13Alors, voyou, ça, c'est votre opinion.
18:15Et qui a été condamné pour violence en Réunion.
18:18Voilà.
18:19Et il est quand même décrit comme dangereux depuis 2023 par les services de police.
18:25C'est vrai, puisqu'il était triple fichesse.
18:27On va donner le mot de la fin à Guillaume Lamy.
18:30C'est vrai, ce que disait Chantal de Bastia, Guillaume Lamy, à la liste des invités politiques à Sciences Po
18:35Lyon.
18:3519 octobre 2023, Benoît Biteau, d'Europe Écologie-Les Verts.
18:3926 octobre 2023, Manon Aubry, LFI.
18:421er février 2024, Leïla Shaïbi, LFI.
18:4411 avril 2024, Emma Rafovic, PS.
18:4716 octobre 2025, Emma Fourreau, LFI.
18:504 décembre 2025, Manuel Bonpart, LFI.
18:5312 février 2026, Rima Hassan, LFI.
18:56On ne peut pas dire que le pluralisme politique soit de rigueur à Sciences Po Lyon, non ?
19:02Alors, moi, c'est vrai que je ne connais pas la liste de tous les invités, mais effectivement, les noms
19:06que vous me citez, c'est très marqué, c'est très orienté.
19:11C'est très orienté.
19:14Après, on sait que Sciences Po Lyon, en tout cas, on se voit que c'est un peu différent de
19:19Sciences Po Paris.
19:20Sciences Po Lyon, oui, c'est aussi très marqué.
19:24En tout cas, c'est critiqué par certains comme étant un laboratoire intellectuel de la gauche, voire d'une gauche
19:32un petit peu plus radicale.
19:35En tout cas, le ministre de l'Éducation, effectivement, s'est positionné par rapport à ça, en disant que ce
19:41genre d'événement, notamment la conférence de Madame Hassan, ça ne pourrait plus être le cas.
19:48Alors après, c'est au président...
19:49C'est le ministre de l'Enseignement supérieur qui l'est dit.
19:52Et autant pour moi, de l'Enseignement supérieur. En tout cas, après, voilà, ça, c'est une consigne, je ne
19:56sais pas comment on peut l'appeler.
19:57En tout cas, il a appelé les présidents d'universités et d'écoles à faire très attention.
20:04Enfin, c'est même une recommandation, donc on verra dans l'avenir ce qui se passera, ce qui se passera
20:10effectivement à Lyon.
20:11Mais encore une fois, Lyon, effectivement, on a souvent parlé de Lyon comme une terre d'extrême.
20:17Moi, j'avais fait un gros dossier sur ce sujet en 2023, Lyon aux terres d'extrême.
20:21On a aussi bien de l'ultra-droite que de l'ultra-gauche.
20:24Et je crois que selon les derniers renseignements que nous, on a pu avoir avec le capital,
20:27la mouvance extrême-gauche d'ultra-gauche, ils sont à peu près 800.
20:31Et celle d'ultra-droite, à peu près entre 400 et 500.
20:35Aujourd'hui, voilà, ce sont les deux...
20:38Voilà, ce sont les deux rapports de force qui se passent aujourd'hui à Lyon.
20:42Notamment à Lyon.
20:43Merci beaucoup, Guillaume Lamy, rédacteur en chef de Lyon Capital.
20:46Merci, Chantal De Bastia.
20:48Merci, Betty Davignon.
20:50On va parler d'un vieux souvenir qui vous fait réagir dans quelques instants.
20:53Enfin, pas vous.
20:54Ce n'est pas un gros souvenir.
20:55Moi, c'est un des miens et j'avoue que c'est un très bon souvenir.
20:58Mais effectivement, on parlera justement de la fin du service militaire.
21:01Jacques Chirac voulait y mettre fin.
21:03Il l'a fait.
21:04C'est il y a 30 ans hier.
21:05C'est les 30 ans, absolument, Philippe.
21:07On en parlera et puis vous pourrez témoigner au 0826 300 300.
21:11Vous nous direz, est-ce que vous auriez aimé faire votre service militaire si vous ne l'avez pas fait
21:15?
21:15Ou justement, si vous l'avez fait, vous pourrez nous témoigner.
21:17Ou si vous l'avez fait, oui, c'est encore un bon souvenir, un mauvais souvenir.
21:20Vous avez un souvenir amusant à nous raconter, un seul numéro.
21:23Et c'est Zach qui prendra vos rappels.
21:26Le 0826.
21:27Absolument.
21:28Et puis par SMS au 728.
21:31A tout de suite.
21:32Sud Radio.
21:33Parlons vrai.
21:34Parlons vrai.
21:34Sud Radio.
21:35Parlons vrai.
21:35Sud Radio.
21:36Parlons vrai.
21:40Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes.
21:43Le 22 février dernier, je vous ai fait part de ma décision de professionnaliser l'ensemble de nos forces de
21:53défense.
21:55En effet, la conscription traditionnelle ne répond plus aux exigences d'une armée moderne dans un grand pays moderne.
22:05Je propose donc que le service national que nous connaissons aujourd'hui soit supprimé dès le 1er janvier 1997.
22:18Et qu'il cède la place à des volontariats, tout en maintenant le principe d'un rendez-vous entre la
22:28nation et sa jeunesse.
22:32C'était Jacques Chirac, il y a 30 ans, hier, qui annonçait la fin du service militaire.
22:38Alors, vous voulez témoigner ?
22:39Vous pensez que ça a été une erreur de supprimer la conscription ?
22:42Vous pensez que c'est une très bonne chose ?
22:44Vous avez des souvenirs de service militaire ?
22:47Eh bien, venez nous les raconter au 0826 300 300, François-Louis.
22:51Et justement, je pense qu'on a quelqu'un qui a encore plus qu'un souvenir d'un service militaire.
22:55C'est un ancien militaire, Florent de Dax. Bonsoir.
22:58Bonsoir, Florent.
22:59Bonsoir, Philippe. Bonsoir, François-Louis.
23:01Je ne vous demande pas si vous avez fait votre service militaire.
23:03Je pense que la question n'est pas essentielle.
23:06En revanche, qu'est-ce que vous pensez justement de cette suppression ?
23:10Alors, il faut bien sûr préciser, c'était une transition vers une armée professionnelle.
23:15Jacques Chirac l'a dit.
23:16Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?
23:18Sachant qu'aujourd'hui, on en est aux journées d'appel, aux services civiques et à ce genre de modalités.
23:24Eh bien, bonjour à tous les deux.
23:27Merci de m'interviewer.
23:29Avec plaisir.
23:29Je vais rappeler, en fait, le contexte.
23:32S'ils ont fait ça à l'époque, c'est parce que c'était la fin de la guerre froide.
23:36Donc, les besoins...
23:38Vous êtes sur haut-parleur ?
23:40Oui, tout à fait.
23:41Alors, coupez le haut-parleur et mettez le téléphone contre votre bruche,
23:44que vous êtes dans une caverne.
23:47Autant pour moi.
23:48Ah, là, c'est parti.
23:49Voilà.
23:50Donc, du coup, d'abord, le contexte, il a supprimé ça.
23:53Et donc, ça reste quand même une erreur parce que c'était un sacré brassage et la rencontre, une rencontre
23:59sociale pour tous.
24:00Mais donc, il l'a fait contextuellement parce qu'on n'avait plus d'utilité face à la menace soviétique
24:06ou du bloc de l'Est.
24:09Donc, on peut comprendre qu'il l'ait fait.
24:11Il fallait encore faire des économiques comme d'habitude, comme la gauche avait commencé à le faire dès 80.
24:18On était dans cette optique-là.
24:23Donc, c'est vrai que maintenant, avec le regard en arrière, bien sûr, ça se boucle.
24:30Quand on entend un peu parler, en ce moment, de tout ce qui se passe avec les extrêmes, le racisme,
24:36etc.,
24:36en tout cas, moi, je peux vous dire une chose.
24:39C'est que, moi, je n'ai pas connu le service militaire, mais au sein du 8e RPIMA...
24:44Ah oui, vous étiez, comme on dit, au 8e ?
24:47J'ai commencé au 8e.
24:48Alors, régiment de super élite, qui est basé à Castres.
24:53Félicitations, parce que pour avoir fait le 8e, comment dire, respect ?
24:58Oui, mais ça n'a pas duré longtemps, malheureusement.
25:01Parce qu'après, du coup, là, je peux vous parler de mon régiment d'après le 12e cuir, le 12e
25:06régiment cuirassé.
25:07D'accord.
25:07Un qui est traditionnel de la 2e DB, et où j'ai, d'ailleurs, finalement, beaucoup plus évolué qu'en
25:15étant un simple 0-0 fantassant.
25:17J'en passe, d'ailleurs, un coucou à tous, notamment, en général, La Fontaine et à M. Devidé, M. Devidé,
25:27qui était mon chef de brigade à l'époque.
25:28Ah oui, d'accord.
25:29Oui.
25:30Avant de finir, chef d'état-major des armées, oui.
25:32Exactement.
25:33Oui, il était le chef de la 2e brigade blindée.
25:37Et, bon, tout ça pour dire qu'en tout cas, le racisme n'existait pas.
25:41Alors, il existait.
25:42Il y avait des groupuscules.
25:43Par contre, en 8, on nous le disait, on est frères, et il n'y avait pas de...
25:53Il n'y avait pas de...
25:54De différence.
25:55Et ça, vous voyez, en supprimant, quelque part, le service militaire, en plus d'un bassin de l'initiation sociale,
26:07eh bien, il y avait ça en plus.
26:10Alors, Florent, restez avec nous, parce que ça réagit, le sujet fait réagir.
26:16On en prend Christian d'Anglette, François-Louis.
26:19Bonsoir, Christian.
26:20Bonsoir, Christian.
26:21Vous ?
26:22Bonsoir à vous, vous allez bien ?
26:23Très bien.
26:24Quand on a les auditeurs en ligne, on va toujours très bien.
26:27Un plaisir de vous donner la parole, justement.
26:30Et, Christian, vous ne semblez pas être favorable au service militaire.
26:34Au retour.
26:35Je ne sais pas.
26:35Au retour du service militaire.
26:37Oui, oui, oui.
26:38Non, mais ça, c'est un pamphlet.
26:40Je veux dire, vous vous rendez compte, aujourd'hui, les casernes ont été fermées.
26:44S'il fallait aujourd'hui remettre le service militaire, je me demande comment on pourrait bien faire.
26:48Alors, c'est un vrai sujet.
26:50Un vrai sujet que vous soulevez.
26:53Alors, d'autre part, je vais vous dire pourquoi.
26:55Je suis totalement content.
26:56Moi, j'ai fait aussi mon armée dans les commandos, au 30e GC de l'Uneville.
27:00J'ai fait 12 mois où ça m'a gagné.
27:01Si je ne m'abuse, c'était le 30e GC, c'était le 30e groupe de chasseurs, c'est ça
27:05?
27:05C'est ça.
27:06Voilà, c'est ça.
27:07Chasseurs un jour, chasseurs toujours.
27:09Mais pour moi, ça n'a pas été comme ça.
27:11Et donc, moi, je vais être vraiment... J'ai 70 ans, j'ai un peu de recul.
27:16En fait, il faut mettre l'église au milieu du village.
27:21Ça me rappelle quelqu'un sur Sud Radio.
27:24Oui, vous avez compris.
27:25Pour ne pas dire vous, Phil, David.
27:28La modestie.
27:29J'ai participé avec Sud Radio.
27:31Voilà, j'en profite d'en reclasser quelques-uns.
27:34Et donc, en étant francs, il faut être honnête, j'espère, dans notre discussion.
27:40Bien sûr.
27:41On vise qui quand on veut, aujourd'hui, dire que l'armée doit revenir ?
27:45On vise les gens qui traînent dans la rue, qui ne foutent rien.
27:48Et on se dit, bon, il faut les recadrer, machin.
27:51Expliquez-moi comment, parce qu'il faut être honnête,
27:54comment on va aller chercher les mecs des cités ?
27:56Comment on va dire aux gars, ces gens-là, venez faire l'armée ?
28:01Il y a, aujourd'hui, c'est un pamphlet, ça ne sert à rien.
28:04C'est le vatanguerre qui a mis ça en place pour se faire encore mousser.
28:07Je veux dire, ce n'est pas possible.
28:09C'est impossible que ça puisse, aujourd'hui, exister.
28:11Alors, j'ai écouté le militaire qui était avant.
28:13Oui, on a connu ça, évidemment.
28:15Mais le avant, c'est le avant.
28:18Aujourd'hui, vous regardez la société.
28:20comme elle est pourrie au niveau de certaines jeunesses.
28:23Attention, on ne parle pas de tous.
28:24Je pense qu'il y en a qui veulent aller à l'armée.
28:27On est pour eux.
28:28Christian, parce que Florent court.
28:31C'est ce que je veux dire.
28:32Christian, restez avec nous, parce que le sujet fait réagir.
28:35Florent, on vous garde en ligne,
28:37mais on a Bilal, qui nous appelle de l'héros.
28:40Bonsoir, Bilal.
28:42Oui, bonsoir. Bonsoir tout le monde.
28:43Et vous, vous êtes jeune, a priori, vu votre voix.
28:47Oui, moi, je suis jeune.
28:48Moi, j'ai 36 ans.
28:49Oui, vous avez fait l'armée comme engagée.
28:52Non, pas du tout.
28:53Du tout.
28:54Après, moi, je suis favorable.
28:55Moi, je veux qu'ils remettent.
28:57Parce que, voilà, après, moi, j'ai des origines d'Afrique du Nord.
29:01Et je sais très bien que là-bas, il y a le service militaire.
29:04Et ça fonctionne très, très bien.
29:05Je pense que pour notre pays, la France, il faut, à tout prix, que la jeunesse ait un peu plus
29:12d'amour pour la nation.
29:13Et je pense que le service militaire, c'est la meilleure des choses qu'on puisse faire aujourd'hui.
29:17Vous avez bien raison.
29:18Pour résoudre le problème, l'amour de la nation.
29:21Parce que les gens, aujourd'hui, peu importe, ils sont prêts à se dire,
29:24« Ouais, demain, il y a un truc, chacun sa merde. »
29:26Mais en fait, c'est notre pays.
29:27C'est pas « Chacun sa merde. »
29:28On met tous des impôts, on bosse pour notre pays.
29:30On n'est pas là à se dire, « Ouais, bah, nous voyons, s'il y a un problème, je
29:34vais aller ailleurs, comme les migrants ou autres. »
29:36Non, non, en fait, on va assumer tous.
29:37Et il va falloir, pour assumer, il faut mettre des services en place.
29:41On ne peut pas rester comme ça, des livres à l'école.
29:43D'accord.
29:43Exactement.
29:45Alors, oui, c'est Florent qui veut réagir.
29:47Mais Florent, on a Bilel, Christian, tout le monde peut parler.
29:51Mais chacun son tour, comme à Confesse.
29:53Oui, oui, bien sûr.
29:54Florent, ce que disait Christian, moi, je suis plutôt favorable au retour du service.
29:58Mais ce que dit Christian, c'est vrai, toutes les casernes ont été vendues.
30:03Moi, je vois un peu partout en France des casernes qui étaient des casernes et qui sont maintenant devenues des
30:09programmes immobiliers.
30:10On a fait des immeubles où habitent monsieur et madame tout le monde.
30:13Très bien.
30:14Moi, pour le retour au service militaire, je vous le dis, je suis pour.
30:17Mais où est-ce qu'on mettrait les militaires ?
30:19Alors, justement, moi, c'est...
30:22Alors, déjà, merci Bilel, bravo, parce que je confirme qu'à l'époque, j'ai eu des potes qui étaient
30:30soi-disant des racailles qui devaient être carcérisés par monsieur Sarkozy
30:33et qu'on donnaient leurs fesses et qu'on donnaient le maximum pour notre pays.
30:38Petite pensée aux premières classes qu'ilifie, d'ailleurs.
30:42Voilà.
30:42Par contre, en fait, il faut réfléchir, effectivement, sur la logistique d'une autre manière.
30:46Parce que c'est important.
30:47Oui, parce que, de toute manière, notre service, à l'époque, il était mal pensé.
30:54On obligeait les gens pendant 12 mois, 16 mois, 18 mois.
30:59Maintenant, on réfléchit, on ne fait pas...
31:01Alors, je vous arrête.
31:0118 mois, c'était uniquement les volontaires en VSL, les dernières années, en volontaires service long.
31:06Oui, oui, oui.
31:0612, 14.
31:08Nous, c'était 12 le standard, mais c'était après 18 ou 24 en VSL.
31:12Mais, du coup, la solution, elle était chez nos voisins, chez les Allemands,
31:16qui, eux, ont un service très intelligent, qui pouvaient durer sur une...
31:20Qui pouvaient donc...
31:21Qui empêchait leurs interruptions pures et dures de leur scolarité étude sup.
31:27C'est-à-dire qu'ils allaient une fois par an, une fois tous les deux ans,
31:30ou une fois tous les trois ans, deux mois par-ci, deux mois par-là.
31:34À partir de là, la logistique, on peut la trouver.
31:37Et puis, si nos vieilles casernes, et moi, je les ai connues, très défectueuses,
31:41parce que, je peux vous dire, c'était des bâtiments qui dataient de 1870.
31:46C'était des bâtiments après la guerre de 70,
31:49quand la conscription a été vraiment mise obligatoire et que tout le monde y allait.
31:52Les Algeco, comme ils ont fait un bourmelon,
31:54parce que moi, j'y connais le bourmelon avec les tentes,
31:56et après, avec les années 2000, 2010,
32:01avec des Algeco qui se mettaient en place très rapidement,
32:04il n'y a pas de souci.
32:05Et on en mettra, finalement, un peu moins,
32:08parce qu'on gérera le flux de nos appelés,
32:12intelligemment.
32:13Deux mois par an, deux mois par an, voilà.
32:16Et à partir de là...
32:17Alors, Florent, on va faire réagir Christian,
32:20qui n'est pas d'accord avec vous.
32:22Christian.
32:24Ben ouais, je dis le jour de 5 aussi.
32:27Sérieux.
32:27C'est impossible logistiquement.
32:29Aujourd'hui, on ne peut pas,
32:30au nombre de gens qui devraient faire l'armée,
32:33il est impossible dans la logistique de le faire.
32:36Alors, il faut arrêter de faire rêver les gens,
32:37la nation, le drapeau, la France.
32:40Je vais te dire, j'ai un gros problème avec ça.
32:43Là, quand tu écoutes les gamins parler aujourd'hui,
32:45je voudrais les voir, moi,
32:48se présenter quand il y a le 8 mai,
32:50quand il y a des choses comme ça.
32:51Le respect qu'ils ont.
32:52Je serais curieux de voir ça.
32:54Alors, moi, je dis, c'est un pamphlet,
32:56on en fait tout un cinéma,
32:57ça n'existera pas.
32:59C'est terminé, c'est mort.
33:01De toute façon, ça n'existera jamais.
33:03Mais bon, c'est vrai que c'est bien
33:04de faire prendre, de dire, oui,
33:07la France, le truc, le machin.
33:09Mais mon pauvre ami,
33:10la problématique, vous la connaissez comme moi.
33:12Vous en avez combien ?
33:13Combien aujourd'hui, ils parlent ça ?
33:15Ah ouais, ils sont pour les Français
33:16quand ils auront des matchs de football.
33:18Et ils chantent même la Marseillaise.
33:20Alors, on va donner le mot de la fin
33:22à Bilal.
33:23Bilal, qu'est-ce que vous ?
33:24Vous n'êtes pas du tout d'accord avec Christian ?
33:26Vous pensez qu'on pourrait faire le service ?
33:28Ouais, on peut.
33:29Après, pourquoi pas l'instaurer
33:30dans l'éducation nationale,
33:33organiser peut-être, je ne sais pas,
33:34dans le programme scolaire.
33:36Ça peut être une journée complète
33:38ou deux jours et pourquoi pas ?
33:42Alors, je peux vous dire
33:42que c'est la GAPD,
33:43moi, mais les enfants l'ont fait.
33:45On peut dire que c'est particulièrement light.
33:48Vous y allez, on vous fait des tests
33:51psychotechniques, etc.
33:52C'est un peu comme...
33:53On a plus endurci, je pense.
33:54Oui, enfin, nous, on avait les trois jours
33:56avant d'être incorporés au service militaire
33:58quand on était aptes.
34:00Les trois jours, alors,
34:01on vérifiait, vous, vous aurez,
34:02vous êtes inaptes pour ça, etc.
34:05Mais ça n'allait pas très loin.
34:07Mais c'est un sujet qui a fait réagir.
34:09Merci beaucoup à tous les trois.
34:10Merci pour vos témoignages.
34:12Merci, Florent.
34:13Merci, Christian.
34:14Merci, Bilal.
34:15Et dans un instant, un sujet
34:17que vous aimez beaucoup sur Sud Radio
34:18et qui vous fait beaucoup réagir.
34:20On donne beaucoup la parole à nos agriculteurs.
34:22D'ailleurs, vous êtes très nombreux à nous écouter.
34:24On va parler du salon de l'agriculture.
34:26Alors, il a commencé en grande pompe.
34:28Ce salon, il a commencé samedi.
34:29Toujours avec le chef de l'État.
34:31Oui.
34:32Et puis, il y a eu pas mal de choses
34:33qui se sont déjà passées
34:34pour cette 62e édition.
34:36Notamment, pas de vaches,
34:37on le sait cette année,
34:38pas de bovins.
34:38Et puis surtout,
34:39il y a eu un peu de bagarre.
34:40Mais ça, on va en parler après.
34:41Et surtout, si vous voulez témoigner,
34:42peut-être que vous êtes sur place,
34:43peut-être que vous allez y aller.
34:44Peut-être que pour vous,
34:45le salon de l'agriculture,
34:46c'est qu'un rendez-vous politique.
34:47Eh bien, dites-le nous.
34:490826 300 300.
34:50On prend vos appels.
34:52Sud Radio.
34:53Sud Radio.
34:54Parlons vrai.
34:54Parlons vrai.
34:55Sud Radio.
34:56Parlons vrai.
34:56Avec François-Louis Bourneau,
34:58on va parler maintenant
34:59des agriculteurs
34:59et du salon de l'agriculture
35:00qui a ouvert ses portes ce week-end.
35:02Vous ne nous faites pas
35:02un petit meuf, Philippe David ?
35:04Non, parce qu'il n'y a pas
35:05de bovins cette année.
35:06Mais je ne vous ferai pas
35:06non plus le mouton.
35:08Peut-être quand on y sera
35:11le mercredi prochain
35:12avec Cécile de Bénibus.
35:13Paris tenu.
35:14Mais pour les bras animaliers,
35:15je ne suis pas très très bon.
35:16En tout cas,
35:17c'est une 62e édition
35:19justement qui tient
35:20ses valeurs
35:22mais qui commence
35:23de manière un petit peu agitée,
35:25j'ai envie de dire.
35:26Philippe, on a vu,
35:27il y a près de 600 000 visiteurs
35:29qui sont attendus.
35:29Peut-être que vous,
35:30vous allez y aller.
35:31Peut-être que vous y êtes déjà
35:32d'ailleurs, encore une fois.
35:33Et pensez-vous justement
35:34que ce salon de l'agriculture
35:36n'est plus qu'un rendez-vous politique ?
35:38Certains le pensent.
35:38Peut-être que c'est votre cas.
35:39Donc 0826 300 300
35:40pour témoigner.
35:42Et en attendant,
35:42on a des auditeurs
35:43qui nous appellent.
35:44On est avec Alexandre.
35:45Bonsoir Alexandre.
35:46Bonsoir Alexandre.
35:48Bonsoir.
35:49Bonsoir à tous.
35:49Vous êtes de Haute-Garonne.
35:51Vous êtes agriculteur céréalier
35:53et puis vous êtes aussi
35:53dans l'élevage.
35:55Pour vous,
35:55ce salon de l'agriculture,
35:56cette année,
35:57ça représente quoi ?
35:57Un salon sans ovins,
35:59sans bovins ?
36:00Qu'est-ce que ça vous fait ?
36:03C'est sûr que ça dénature
36:04un peu le salon.
36:05Mais là,
36:06il y a un risque sanitaire
36:07quand même assez élevé
36:08vu l'épisode
36:09qu'on a eu
36:10fin de l'année.
36:11Avec la DMC,
36:12la dermatose nodulaire
36:14contagieuse.
36:15Voilà, exactement.
36:16Je pense qu'on a vécu
36:17des heures sombres
36:18pour l'élevage.
36:19Donc,
36:20si on peut éviter
36:21de propager la maladie
36:22sur toute la France,
36:22c'est important
36:23de prendre ces mesures-là,
36:25à mon avis.
36:25Vous,
36:26vous êtes céréalier
36:27et élevage bovin,
36:28c'est ça ?
36:28Non,
36:29canard.
36:30Canard,
36:30d'accord.
36:30Donc,
36:31canard gras ?
36:34Juste avant,
36:34ouais.
36:35D'accord.
36:35Éleveur,
36:36on appelle ça éleveur,
36:36ouais.
36:36D'accord,
36:37très bien.
36:38Et vous allez monter
36:38au salon de l'agriculture ?
36:40Non,
36:40je n'y vais pas.
36:41Moi,
36:41c'est un peu contradictoire
36:43avec le mal-être agricole,
36:44à mon sens du moins.
36:46Oui.
36:46Quand je vois
36:48la ferveur des agriculteurs
36:49d'y monter,
36:50j'ai un peu mal au ventre,
36:51moi,
36:52personnellement.
36:53D'accord.
36:53Est-ce que vous trouvez ça,
36:54justement,
36:55peut-être un peu trop politique
36:56et pas assez agricole,
36:57le salon de l'agriculture ?
36:59Oui,
36:59de toute façon,
37:01tous les politiques
37:01qui nous ont mis
37:03des bâtonnes dans les roues
37:04depuis des décennies
37:06se présentera
37:06comme des sauveurs
37:08et ça me fait
37:08un peu mal au ventre.
37:10Alors,
37:10on a resté avec nous,
37:11Alexandre,
37:12parce qu'on a Michel
37:13qui nous appelle.
37:13De Dax.
37:14Bonsoir,
37:15Michel.
37:15Vous êtes entrepreneur agricole.
37:17Bienvenue.
37:17Bonsoir,
37:18Michel.
37:19Bonsoir,
37:19Philippe,
37:19bonsoir,
37:20François,
37:20et bonsoir,
37:21cher collègue Alexandre.
37:23Oui,
37:24mais moi,
37:24je suis tout à fait d'accord
37:26avec les propos
37:28d'Alexandre.
37:31c'est le manège
37:34des politiques
37:35qui viennent,
37:36mais comme dirait,
37:37cette année,
37:38il n'y a pas le cul des vaches,
37:39il n'y a pas les vaches,
37:40mais c'est que le cul des vaches
37:41et puis promettre
37:42beaucoup de choses
37:42et rien faire par derrière.
37:45Et moi,
37:46j'ai une crainte,
37:47c'est que
37:49cette vitrine,
37:51bon,
37:51cette année,
37:51il n'y a pas les vaches
37:52et je crains
37:53qu'à l'avenir,
37:55ce salon de l'agriculture
37:56disparaisse.
37:57Tout comme,
37:58alors,
37:58c'est passé un petit peu
37:59inaperçu,
38:00mais depuis le Covid,
38:02se tenait tous les deux ans
38:03à Villepinte
38:05le CIMA,
38:06comme on appelait
38:06le salon international
38:07de la machine agricole,
38:08qui cela n'est plus.
38:10Il a disparu carrément
38:11à cause du Covid
38:12ou il n'allait déjà pas bien ?
38:14Baisse de fréquentation.
38:16Je ne sais pas trop
38:17parce qu'il remplissait
38:18quand même tous les halls
38:19de Villepinte.
38:20C'est énorme ?
38:21C'était énorme.
38:23Bon,
38:23le Covid est passé par là
38:25et il était en intermittence
38:27avec le salon
38:28Agritechnica
38:29à Novre.
38:29C'était le même salon
38:30mais allemand,
38:31à Novre,
38:32qui était encore
38:32beaucoup plus grand.
38:34Et ce salon-là,
38:35ils ont voulu le remettre
38:36au goût du jour
38:36en 2022,
38:38mais pas en même temps
38:39que le salon agricole.
38:40Ils ont voulu le mettre
38:41en novembre.
38:42Alors moi,
38:43j'y avais été
38:43parce que moi,
38:43je suis un passionné
38:44de machines agricoles.
38:46Mais c'était d'une tristesse,
38:48mais c'était après.
38:49Il y avait quatre minables
38:50stands,
38:51hall,
38:51qui étaient occupés,
38:54mais bon,
38:55avec de l'espace
38:56entre les stands
38:57qui étaient...
38:58Certaines grosses marques
38:59d'agricoles n'étaient pas
39:00non plus présentes.
39:02Donc voilà,
39:03je crains que ça se passe
39:04un petit peu comme ça
39:06pour le salon
39:07agricole
39:08à Versailles.
39:09Je vous laisse échanger
39:10tous les deux.
39:10C'est quand même
39:11une institution
39:12en France,
39:12le salon d'agriculture.
39:13Le salon de la machine
39:14agricole,
39:15c'est un salon professionnel,
39:16mais là,
39:17c'est un salon
39:17où même
39:20les franciliens
39:21viennent pour montrer
39:22des vaches,
39:23des veaux,
39:23des cochons
39:23découvrés
39:24à leurs enfants.
39:25C'est familial,
39:25c'est convivial.
39:26Vous êtes d'accord
39:27avec ça,
39:27Alexandre et Michel ?
39:29Moi,
39:29j'ai une remarque
39:30un peu particulière.
39:32Allez-y.
39:32Je crois que c'est
39:33600 000 visiteurs.
39:34Oui,
39:34ça devait être ça.
39:35On est 68 millions
39:36de français,
39:37si je ne me trompe pas.
39:38Absolument,
39:38c'est ça.
39:39600 000 visiteurs,
39:404 000 animaux
39:41l'année dernière.
39:42Ça fait près d'un
39:42pour cent de la population.
39:44Sortez tous les agriculteurs,
39:46les ruraux
39:47qui vont faire l'effort
39:49d'aller au salon.
39:50Combien reste-t-il ?
39:51Sortez les écoles.
39:53Combien reste-t-il
39:55de visiteurs derrière ?
39:56Alors,
39:57franchement,
39:58pour y aller tous les ans
39:59depuis 10 ans,
40:01notamment depuis que
40:02je suis sur Sud Radio,
40:03il y a énormément de gens
40:04qui viennent,
40:05c'est plus la clientèle
40:07du mercredi
40:07et du week-end,
40:08qui viennent notamment
40:10avec leurs enfants
40:11pour leur montrer
40:12un peu ce que c'est
40:14que quand ils boivent du lait,
40:15c'est donné par une vache,
40:17que quand ils mangent
40:17du fromage,
40:18par exemple,
40:19ça peut être donné
40:19par une brebis
40:21ou une chèvre,
40:22ou une vache évidemment,
40:24ou quand ils mangent
40:25du magret de canard,
40:27ça vient d'un canard
40:28et pas d'une poule, quoi.
40:30Oui,
40:30c'est pour essayer
40:31de reconnecter les...
40:32On va dire,
40:33je ne veux pas être vulgaire,
40:34mais le citadin
40:34avec la rue...
40:36J'entends bien l'argument.
40:39Vous êtes d'accord avec ça,
40:40Michel, de Dax ?
40:42Oui,
40:42parce que c'est quand même,
40:44il y a beaucoup de gens
40:45qui viennent en visiteurs,
40:46alors ils montrent ça aux enfants
40:47et puis ils viennent acheter
40:48parce que quand on voit
40:49ce que vendent les stands
40:51de tous les produits régionaux,
40:52c'est quand même impressionnant
40:54en chiffre d'affaires
40:54et vu le coût d'un stand,
40:56il faut vendre beaucoup
40:57pour arriver à l'amortir
40:58et surtout en ajoutant
40:59les chambres d'hôtel,
41:00les dîners,
41:01les déjeuners,
41:01etc.
41:04Oui,
41:04je suis tout à fait d'accord
41:05avec ces propos-là,
41:09sauf que,
41:09après,
41:11j'aimerais que tous les visiteurs,
41:13comment dire,
41:14n'oublient pas l'agriculture
41:15après le reste de l'année,
41:16c'est-à-dire qu'ils continuent
41:17à aller acheter chez le producteur
41:18dans la mesure du possible.
41:22Pendant le Covid,
41:23enfin moi,
41:24j'ai des amis
41:25qui sont éleveurs,
41:26éleveurs de port bio en plein air,
41:29pendant le Covid,
41:30tous les habitants
41:31proches se sont souvenus
41:33qu'il y avait un agriculteur
41:35et une fois que le Covid
41:36a été passé,
41:38il a été complètement
41:40déserté.
41:40Ils ont complètement oublié
41:43le fait qu'ils produisaient
41:44du port.
41:45Ils se sont retournés
41:46dans les grandes surfaces.
41:50Et vous,
41:52allez-y Michel,
41:53oui.
41:54Et puis,
41:55oui,
41:56je voulais parler,
41:57c'est très bien,
41:58mais j'aimerais
42:00accentuer
42:01sur le fait
42:02que les éleveurs,
42:03que ce soit
42:04de vaches,
42:06d'auvins
42:07ou de caprin
42:08ou d'autres,
42:09c'est beaucoup de travail,
42:10ils ont beaucoup de travail
42:11sur la génétique
42:12pour le lait,
42:14pour les vaches,
42:15pour qu'elles produisent plus,
42:16pour la viande,
42:17pour qu'elles produisent plus
42:18de viande
42:18et de meilleure viande.
42:19et j'espère
42:22que l'accent
42:24est mis là-dessus
42:24parce que c'est
42:25du travail
42:25de très longue haleine
42:26de génération,
42:28pas de génération,
42:29mais de très nombreuses années
42:32pour arriver
42:33aux résultats
42:34à escompté.
42:34On sait que les Français
42:36aiment leurs agriculteurs.
42:37Vous ne sentez pas
42:38de désamour,
42:39Alexandre ?
42:40Les Français
42:41aiment toujours autant
42:41leurs agriculteurs.
42:42On les a vus
42:43les soutenir,
42:44notamment au moment
42:44des manifs
42:46contre le Mercosur.
42:48Franchement,
42:49je ne sais plus.
42:49Je ne sais pas,
42:50je ne sais plus.
42:52Je l'entends.
42:53On entend des gens
42:54qui nous ont soutenus.
42:55J'ai fait partie
42:55de Barrage
42:57il y a deux ans.
42:57On a eu beaucoup
42:58de populations
43:00qui nous ont donné
43:02ce qu'à manger
43:03ou autre.
43:04Maintenant,
43:05politiquement,
43:07je ne sais pas
43:09si on est
43:09si soutenus
43:10que ça.
43:11Je regarde
43:12la télé,
43:12je regarde
43:13toutes les chaînes publiques.
43:14Je rajoute
43:15LCP avec.
43:16Si je ne me trompe
43:17pas,
43:17LCP.
43:17C'est public aussi
43:18à la chaîne parlementaire.
43:20C'est aussi
43:20le service public,
43:21oui.
43:22C'est un abattage
43:24anti-agriculteur
43:26pas permanent,
43:27mais on est très peu
43:28défendu.
43:30Et vous,
43:31Michel,
43:32qu'est-ce que
43:32vous en pensez ?
43:33Ils sont encore aimés
43:34les agriculteurs,
43:34vous qui êtes
43:35dans le milieu agricole ?
43:37Vous vous sentez
43:37un désamour ?
43:39J'espère qu'ils
43:40sont aimés
43:40des Français.
43:42Par contre,
43:43je suis tout à fait
43:44de l'avis
43:45d'Alexandre
43:45qui sont
43:46complètement délaissés
43:47par les politiques.
43:49Quand on voit
43:49M. Macron
43:50qui,
43:51au Brésil,
43:52disait
43:52« Oui,
43:52le Mercosur,
43:53c'est très bien,
43:54il va falloir
43:54y regarder de plus près.
43:55Et puis après,
43:56au dernier moment,
43:57à la veille du vote,
43:58on ne va pas le voter,
44:00on va tout faire
44:00pour que
44:02ce ne soit pas voté. »
44:03Et puis,
44:03finalement,
44:05ça ne date pas
44:05d'aujourd'hui,
44:06ça date
44:06des années 80.
44:09C'était
44:10petit à petit.
44:12Et puis,
44:13il y a eu
44:13là également,
44:14moi,
44:14celui-là où je suis
44:14un petit peu,
44:15ça me fait doucement
44:16rigoler,
44:17c'est que
44:17cette cogestion
44:18entre la FSA
44:19et puis
44:20les politiques
44:21qu'elles passent
44:22depuis des années,
44:23je pense que ça
44:24contribue également
44:25au déclin de...
44:27il n'y a pas que ça,
44:28c'est tout
44:28un contexte
44:30de la mondialisation
44:31pour
44:33la FICOL
44:35et puis
44:35ces subventions.
44:37j'en reviens
44:38à toujours ça
44:38en 92,
44:40donner des subventions
44:41aux agriculteurs
44:42pour ne pas produire.
44:43C'est ça.
44:44C'est ce que j'ai
44:44dans ce temps-là.
44:45Et puis,
44:46aujourd'hui,
44:47on a la balance
44:47commerciale
44:48et déficitaire,
44:49c'est en marche
44:50sur la tête.
44:50C'est incompréhensible.
44:53C'est clair.
44:54Merci beaucoup,
44:55Alexandre et Michel.
44:56On pense à vous,
44:57les agriculteurs.
44:58On vous retrouvera
45:00bien évidemment
45:00avec Les Vrais Voix
45:01mercredi
45:02au Salon de l'agriculture
45:03à 17h.
45:03Et puis demain,
45:04avec Perico Legas
45:06dans la France,
45:06dans tous ses états
45:07et Maude
45:08qui seront sur le stand
45:09de la région Occitanie.
45:10Et puis écoutez,
45:11demain,
45:11Perico...
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