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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-04-01##

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Transcription
00:00Sud Radio, les vraies voix font parler la France, Philippe David.
00:05Bienvenue dans les vraies voix font parler la France, bonsoir François-Louis Bourneau.
00:09Bonsoir Philippe, vous avez été gâté par les poissons d'Avril je crois.
00:12Oui, je crois que mon dos transportait à peu près l'équivalent d'un filet de chalutier un jour de
00:20bonne pêche, n'est-ce pas ?
00:21Absolument, vous étiez plein d'autocollants, d'espadons.
00:25Pourquoi on m'a mis que des espadons ? Moi j'aurais bien aimé, je sais pas moi, des saumons,
00:28des barres.
00:29Écoutez, il fallait déjà vous en apercevoir, vous en avez dans le dos, et puis après sinon on aurait...
00:33C'est bizarre aujourd'hui que tout le monde me dit bonjour en me tapant dans le dos, c'est
00:37après que j'ai compris.
00:38Alors qu'à l'habitude on fait plutôt le tour pour vous dire bonjour, mais c'était une autre façon
00:41de vous dire bonjour aujourd'hui.
00:42Cécile de Ménibus sort de ce corps.
00:44Nous on vous fait un très beau cadeau, Sud Radio vous fait un très beau cadeau, et ce n'est
00:48pas un poisson d'Avril, je tiens à le préciser,
00:50puisque c'est le moment de jouer à l'occasion de la sortie du titre à un Paris-Montréal de
00:54Nelson Pagé.
00:55Sud Radio vous offre, tenez-vous bien, vos billets d'avion aller-retour de Paris à Montréal pour deux personnes.
01:02Envoyez dès maintenant Sud au 7-20-18 par SMS, Sud au 7-20-18 pour vous inscrire au tirage,
01:08au sort, et gagner peut-être vos billets.
01:10Et on va parler ce soir de sujets multiples qui vous font beaucoup réagir François-Louis.
01:15Et oui Philippe, tenez-vous bien, accrochez-vous à votre siège, les arrêts maladie, les arrêts de travail abusif auraient
01:20coûté 30 millions d'euros à l'assurance maladie en 2024.
01:24Avez-vous déjà été tenté de prendre un arrêt de confort, ou bien les entreprises doivent-elles mieux encadrer l
01:29'absentéisme ?
01:30Et bien vous allez nous le dire, 0826 300 300 pour vous réagir.
01:33Et puis un sujet, pardon, justice dont on a parlé en première partie des vraies voix Philippe.
01:38Mais qui vous fait beaucoup réagir.
01:39Et puis si vous êtes avocat, justement les barreaux de Paris est en grève, et pas de Paris, dans toute
01:43la France,
01:44est en grève dès mercredi contre le projet de loi de Gérald Darmanin.
01:47Vous êtes avocat, vous faites grève, tenez, réagissez-vous aussi, 0826 300 300.
01:52Et justice plus rapide est-elle une bonne idée ? Et bien vous allez nous le dire.
01:55Et pas que si vous êtes avocat, vous êtes magistrat par exemple.
01:57Bien sûr.
01:57Ou vous avez eu affaire à la justice comme coupable ou comme victime, ou comme personne accusée mais qui a
02:03été relaxée ou blanchie.
02:05Venez témoigner au 0826 300 300.
02:08Et on revient donc à ces arrêts maladie.
02:10On a Dominique de Mazerolle qui est avec nous pour réagir.
02:13Bonsoir Dominique.
02:14Bonsoir Dominique.
02:16Bonsoir les vraies voix.
02:17Vous êtes, pour nos auditeurs, infirmier libéral.
02:20Vous dites, récemment j'ai eu une conversation sur ce sujet et vous souhaitez donc en parler.
02:25Allez-y.
02:26Oui, tout à fait.
02:27Donc l'histoire des arrêts maladie, effectivement, c'est quelque chose qui pose problème, surtout dans la cause d'un
02:33culture actuelle.
02:34Donc moi, je vois un petit peu un autre niveau, au niveau des infirmiers libéraux, dont on parle beaucoup actuellement.
02:41Même puisqu'on fait la lune de l'actualité, c'est plutôt pas mal pour une fois.
02:45Et donc en fait, concernant les infirmiers libéraux, arrêt maladie, pas trop.
02:50Je ne pense pas.
02:51Mais il y a un autre problème qui se profile à ce niveau-là.
02:55C'est tout ce qui concerne le burn-out de la profession.
02:59Burn-out, ça veut dire arrêt maladie en puissance.
03:02Ça, c'est clair.
03:05Sachant que dans le milieu professionnel des infirmiers, qu'ils soient libéraux ou hospitaliers,
03:09on sait qu'en fait, la durée de vie moyenne est de 5 ans.
03:12Les professionnels, les infirmiers arrêtent en général leur profession parce qu'il y a l'épuisement professionnel.
03:18Et l'épuisement professionnel, ça engendre des arrêts maladie à répétition.
03:22Voilà. Donc moi, perso, je pense que c'est quelque chose qui est tout à fait justifié, à ce niveau
03:27-là en tout cas.
03:28Bien sûr, ça concerne tout un tas d'autres professions qui sont sous pression, avec la conjoncture actuelle,
03:35le rendement qui est de plus en plus important, les hôpitaux qui sont sous pression.
03:39Alors c'est vrai, excusez-moi, moi je parle uniquement pour le milieu hospitalier ou libéral,
03:44parce que c'est des deux milieux que je connais très bien.
03:47Voilà, c'est mon cœur de métier en tout cas.
03:49Et j'ai travaillé longtemps en réadmission aux urgences, c'est un secteur de déchauffage.
03:54Et je peux vous dire que les arrêts maladie, c'était quelque chose qui était non seulement nécessaire,
04:02parce que je veux dire tout simplement, si on n'est plus en capacité d'assurer la sécurité des patients,
04:07parce qu'on est fatigué, parce qu'on est effectivement toujours sous pression,
04:11on est obligé de s'arrêter, parce qu'on ne travaille pas avec de la marchandise,
04:18on travaille avec des êtres humains, et c'est la priorité pour nous en tout cas.
04:22Et puis comme vous le dites, quand on est en réanimation, en déchoquage, etc.,
04:26on a évidemment le choc des personnes qui arrivent grièvement blessées,
04:30voire qui décèdent alors que vous vous occupez d'elles.
04:33Et outre la fatigue physique, c'est-à-dire les heures de travail, porter les personnes, etc.,
04:38il y a aussi inéluctablement une fatigue psychologique et émotionnelle qui se crée.
04:45Il y a un impact psychologique qui est évident à la longue.
04:48Alors le problème, c'est qu'on ne le voit pas venir.
04:50On ne le voit pas venir, on assume tous les jours des petits à-coups, des petits chocs,
04:55et à un moment donné, un matin, on se réveille,
04:57et puis on n'est plus en capacité d'assurer nos missions,
05:00on n'a plus envie d'aller travailler tout court,
05:02pas parce qu'on n'est plus dans le métier,
05:05mais tout simplement parce que la pression, elle est beaucoup trop forte
05:09et qu'on n'est que des êtres humains, que des êtres humains, quoi, voilà.
05:12Alors, restez avec nous, Dominique, parce que le sujet fait beaucoup réagir.
05:15On va aller, vous êtes infirmier libéral, d'ailleurs, vous pouvez réagir, 0826 300 300.
05:19On est avec Emmanuel de Villejuive. Bonsoir, Emmanuel.
05:23Bonsoir, Emmanuel.
05:23Bonsoir.
05:24Vous êtes aussi un petit peu de ce métier-là, puisque vous êtes aide-soignante,
05:28ça fait 25 ans, d'ailleurs, vous êtes aide-soignante,
05:30et vous souhaitez témoigner à ce sujet.
05:33Ça rejoint un peu le même témoignage juste d'avant.
05:37Mais de Dominique.
05:38Voilà, j'ai fait un burn-out par rapport à la surcharge de boulot qu'on me demandait,
05:45et par rapport à la hiérarchie aussi qui me pesait beaucoup la pression,
05:53voilà, par rapport au temps que j'avais, peu de temps que j'avais,
05:57et le boulot que j'avais effectué à faire, quoi.
06:00Donc, c'est psychologiquement aussi exactement pareil.
06:06Et c'est le premier burn-out, parce que ça fait 25 ans que vous êtes aide-soignante.
06:09Exactement.
06:10Ce qui est quand même déjà une belle durée de carrière professionnelle.
06:13C'était votre premier burn-out.
06:15Comment ça s'est manifesté ?
06:16Un juin matin, vous vous êtes dit, je ne peux pas aller travailler ?
06:19Non, pas du tout.
06:20Ça s'est accumulé, ça s'est accumulé jusqu'à un moment où, oui,
06:23un jour, je n'ai pas pu, j'ai dit, je ne peux plus, je me suis réveillée,
06:27je me suis dit, je ne peux plus continuer dans ces conditions,
06:30et je prenais trop sur moi, et ça me faisait trop mal au cœur de travailler comme une machine avec
06:36des êtres humains,
06:37parce que j'avais 12 toilettes à faire en 3 heures,
06:42donc vous calculez, ça fait 15 minutes par personne à peu près.
06:46Oui, c'est de l'abattage.
06:46J'ai vraiment essayé de la maltraitance, et au bout d'un moment, je ne pouvais plus, je craquais, je
06:53pleurais tout le temps.
06:56Et comment a réagi votre médecin de famille, comme on dit un peu trivialement,
07:01quand vous l'avez dit, je suis en burn-out ?
07:03Il a dit, je vous arrête 15 jours, moi, comment ça s'est passé ?
07:07Il connaissait déjà ma situation, donc il n'a pas trop été étonné.
07:11J'en avais déjà parlé depuis un petit moment.
07:16Après, j'ai suivi des soins, et là, je suis toujours en arrêt.
07:19J'essaie de refaire une reconversion professionnelle, en fait.
07:23Parce que je suis un peu dégoûtée de ce milieu, et voilà.
07:28Emmanuel, restez avec nous, on a Dominique aussi, qui est au téléphone.
07:31On va accueillir Marjorie de Hoche.
07:34Bonsoir Marjorie.
07:34Bonsoir Marjorie.
07:36Bonsoir, merci de m'accueillir à l'émission.
07:39Avec grand plaisir.
07:40Vous souhaitez témoigner, vous avez fait un arrêt maladie assez long,
07:43on va vous laisser nous expliquer.
07:44Suite à un burn-out.
07:45Et si vous aussi, vous voulez prendre la parole, comme Marjorie, Emmanuel, Dominique,
07:48le 0826-300-300 est là, on prend tous vos témoignages.
07:52Allez-y Marjorie.
07:53Donc voilà, moi, je rejoins Dominique et Emmanuel,
07:57parce qu'effectivement, j'étais monitrice éducatrice.
08:00Donc j'ai travaillé avec des enfants, des adolescents et des adultes,
08:04donc malades psychiques et déficients intellectuels,
08:08pendant 17 ans.
08:0917 ans, oui.
08:11Voilà.
08:12Donc j'ai fait un premier burn-out,
08:14qui a duré en gros un mois, un mois et demi à peu près.
08:18Je ne connaissais pas ce mot,
08:19j'ai juste dit, je suis très très fatiguée,
08:22donc j'ai juste besoin de me reposer.
08:24Donc je suis repartie au travail.
08:27Donc j'allais mieux, parce qu'effectivement, je m'étais reposée.
08:30Et en fait...
08:30Vous aviez t'arrêté combien de temps ?
08:32Juste un mois, un mois, un mois et demi.
08:35Voilà.
08:35On m'avait coincé d'aller voir un psychiatre,
08:37mais j'avais refusé, parce que j'avais dit,
08:38mais non, c'est bon, je vais mieux, je suis reposée,
08:42je suis plus fatiguée, ça va, ça va.
08:45Et en fait, c'est vrai que le mot psychiatre aussi, c'est peur,
08:48dans le sens où on parle de maladie,
08:50et que pour moi, j'étais pas mal à vie.
08:53Donc, et mon deuxième arrêt maladie,
08:55s'est produit, donc trois ans après.
08:57Alors, j'avais déjà des signes à Vancouver,
08:59puisque j'avais déjà été en burn-out.
09:03Donc je ne connaissais pas les signes,
09:04mais je m'étais dit, ça ne m'arrivera pas.
09:06Maintenant, je sais, ça ne m'arrivera pas.
09:09Et là, par contre, j'ai eu un arrêt de trois ans,
09:11parce que j'étais à 8 000 de tension.
09:13Combien ?
09:14Et effectivement, 8 000.
09:16Ah oui, c'est pas beaucoup, oui.
09:17Non, ce n'est pas beaucoup.
09:19Voilà, donc je rejoins le témoignage des deux interlocuteurs,
09:25dans le sens, quand vous travaillez avec l'humain,
09:27mais vous ne travaillez pas avec des machines.
09:29On vous en demande toujours plus.
09:33Je travaille avec des enfants et adolescents,
09:35quand même, en grande situation de handicap.
09:38Oui, donc métier très difficile, physiquement et psychiquement.
09:42Exactement, avec aussi de la violence,
09:44parce que c'était des enfants qui étaient quand même
09:47en grande souffrance aussi, eux,
09:49et qui ne parlaient pas forcément ou très peu,
09:51donc forcément, il y avait aussi de la violence.
09:53Donc c'était difficile.
09:56Et puis, en fait, je ne donnais plus de sens à mon travail.
09:59Je n'arrivais plus à donner du sens à mon travail
10:01de savoir pourquoi j'étais là,
10:02comment je faisais mon travail,
10:04parce qu'il fallait remplir des cases,
10:05des objectifs et des cases.
10:07Sauf que moi, je travaille avec de l'humain,
10:09et j'estime qu'ils soient en situation de handicap ou pas,
10:13en fait, ils ont comme nous, me semble-t-il,
10:16le droit de venir le matin avec pas envie de venir,
10:19en étant fatigué,
10:20en n'ayant pas envie de voir la tête de leurs camarades,
10:25en n'ayant pas envie, en fait,
10:27tout simplement de vite, vite arriver,
10:28et vite, il faut partir en activité.
10:30Et moi, je suis comme ça aussi.
10:32Mais, en fait, le travail d'aujourd'hui,
10:35en tant qu'éducateur,
10:36ne vous laisse plus le choix à la spontanéité,
10:38et à l'intuition que j'avais.
10:40Et donc, du coup, tout ça m'a amenée à ne plus...
10:43Ça ne me correspondait plus, tout ça.
10:45Il fallait remplir des cases.
10:46Pourquoi je faisais cette activité ?
10:47Comment je la faisais ?
10:48Avec qui ? Comment ?
10:49À telle heure, de telle heure, à telle heure ?
10:51Et tout ça, ça m'a amenée à dire stop.
10:54C'est toujours...
10:55Il faut être performant.
10:57Et puis aussi, je suis devenue maman entre-temps.
11:00Oui, félicitations.
11:02Merci.
11:03Et donc, voilà, il faut être bonne au travail,
11:06il faut être bonne à la maison,
11:07il faut être une femme,
11:08il faut être une maîtresse,
11:09il faut avoir le corps parfait.
11:12La société aussi vous exige,
11:14vous renvoie aussi beaucoup de tout ça.
11:16Et du coup, c'est compliqué.
11:18Et donc, pour moi, l'arrêt maladie a duré
11:21plus de deux ans, deux ans et huit mois,
11:23on va dire quasi trois ans.
11:24Et j'ai été en arrêt la veille du confinement,
11:28donc c'est-à-dire le 11 mars 2020.
11:30Et moi, je dis merci,
11:33merci à cet arrêt maladie.
11:34Maintenant, avec le recul, ça fait six ans.
11:36Je dis merci à cet arrêt maladie
11:38parce qu'il est tombé au bon moment.
11:41Alors, quand M. Macron a annoncé
11:43qu'on allait fermer les écoles,
11:44j'ai dit c'est la pire catastrophe
11:45qui peut m'arriver.
11:46Je ne suis pas en état de m'occuper de moi-même.
11:48Et là, on me dit, en plus,
11:49on vous rajoute vos deux filles
11:50de deux ans et demi et huit mois à s'occuper.
11:5324 heures sur 24,
11:547 jours sur 7,
11:54parce que mon compagnon, lui, travaillait.
11:56Donc, j'ai dit, ce n'est pas possible.
11:58Je dis là, il faut m'interner,
12:00je ne peux pas assumer ça.
12:02Et puis, en fait, si,
12:03parce que du coup, j'ai fait à leur rythme
12:05et pas à mon rythme de travail.
12:07Et donc, du coup,
12:08j'ai pu prendre le temps pour mes enfants.
12:10Alors, Marjorie, restez avec nous.
12:11Votre témoignage est passionnant
12:13comme ceux d'Emmanuel et Dominique
12:14qui restent également avec nous.
12:15Mais on doit faire une courte pause.
12:17Vous voulez prendre la parole 0826 300 300.
12:19On parle des arrêts de travail abusifs.
12:21Vous voulez qu'il y ait plus de contrôle
12:22ou vous trouvez qu'il y a déjà
12:23trop de contrôle à ce sujet ?
12:25Eh bien, dites-le nous, 0826 300 300.
12:27A tout de suite.
12:29Sud Radio.
12:31Vraies voix font parler la France.
12:33Philippe David.
12:35Retour des vraies voix font parler la France,
12:36bien évidemment, avec François-Louis Bourneau.
12:38On parle des arrêts maladie,
12:40de la souffrance au travail
12:41qui est la cause des arrêts maladie.
12:43Mais peut-être pas que.
12:43Il y a aussi certainement
12:44des arrêts de maladie de complaisance.
12:46Et ça réagit beaucoup, François-Louis.
12:48Vous êtes très nombreux à vouloir
12:49prendre la parole au 0826 300 300.
12:51Mais écoutez, en plus de prendre la parole,
12:53de pouvoir témoigner,
12:54eh bien, on vous fait gagner,
12:55si vous prenez la parole,
12:56toute la semaine,
12:57à l'approche de Pâques,
12:58des balotins de chocolat Jeff de Bruges.
13:01Voilà, il suffit de participer
13:02et puis on vous donne
13:02un petit paquet de chocolat.
13:03C'est quand même sympa, je crois.
13:04Ah ben, c'est très bien.
13:05En plus, ils sont très bons.
13:06Vous n'avez pas appelé, Philippe ?
13:07Non, moi, je n'ai pas le droit.
13:08Vous non plus, d'ailleurs.
13:09Moi non plus.
13:09Mais ce n'est pas grave.
13:10Moi, j'ai mes petits chocolats aussi,
13:11donc pas de souci.
13:12En tout cas, vous pouvez jouer
13:13toute la semaine sur Sud Radio.
13:147, 20, 18 par SMS
13:16avec le mot Sud.
13:17Voilà, on reprend tout de suite.
13:18Marjorie, qui était en train,
13:19justement, de témoigner.
13:20En 2020, j'ai fait un burn-out
13:22et j'ai fait 3 ans d'arrêt maladie.
13:23Et les réactions de Marjorie,
13:25d'Emmanuel et Dominique
13:26qui sont avec nous,
13:26ont créé de la réaction
13:27encore au standard avec Tiffen.
13:29Absolument.
13:30Tiffen de Bézette
13:31est auxiliaire de vie.
13:32Bonsoir, Tiffen.
13:33Bonsoir, Tiffen.
13:34Bonsoir.
13:35Bonsoir.
13:35Alors, vous voulez témoigner
13:36après avoir écouté
13:38Dominique, Emmanuel et Marjorie
13:39par ordre chronologique ?
13:41Oui.
13:42Alors, moi, je suis auxiliaire
13:43de vie à domicile.
13:44Donc, je travaille avec les personnes âgées.
13:47Oui.
13:47J'ai de la chance
13:48parce que j'ai une bonne santé
13:50pour le moment.
13:51J'ai 50 ans, tout va bien.
13:53Oui.
13:53Je ne sais pas jusqu'à quand.
13:55Par contre, je pâtis
13:56des arrêts de maladie
13:57de mes collègues
13:58qui sont usés, quoi,
14:00par le travail qu'on fait.
14:02Il n'y a pas de complaisance,
14:04mais on nous en demande énormément.
14:07Toujours plus.
14:08Et c'est un secteur
14:09qui n'embauche malheureusement pas
14:10parce que pas reconnu,
14:12pas payé.
14:13Enfin, bref, voilà.
14:14C'est un métier secondaire.
14:16Et du coup, c'est vrai
14:17que je pâtis énormément
14:18de l'absence de mes collègues.
14:21Oui.
14:22Oui, on vous écoute, Stéphane.
14:24Voilà.
14:24Donc, je ne sais pas
14:25jusqu'à quand je tiendrai,
14:27mais je ne pense pas
14:28que ce soit toujours
14:29des arrêts de travail
14:30de complaisance
14:30et plutôt des arrêts justifiés, quoi.
14:34Alors, vaste programme
14:36parce que ce qu'il y a de fou,
14:38c'est que tant vous, Dominique,
14:39que Stéphane,
14:40que Marjorie, qu'Emmanuel,
14:41vous êtes toutes et tous
14:42dans le médico-social,
14:44infirmier, infirmière,
14:45aide-soignante,
14:47aide aux personnes handicapées,
14:50auxiliaire de vie
14:50de personnes âgées.
14:52Est-ce que finalement,
14:53ce n'est pas votre profession,
14:54parce qu'on parle des arrêts
14:55de maladies de complaisance
14:56dans ce rapport notamment,
14:58est-ce que vous, quelque part,
15:00il ne faudrait pas
15:01un plan Marshall
15:02contre la lutte,
15:02contre la souffrance au travail
15:03pour vos métiers ?
15:04Tiens, Dominique.
15:07Alors, pour moi,
15:08personne n'a pas d'évidence.
15:09Ça fait beaucoup trop d'années
15:11que beaucoup de profession
15:13sont négligées
15:14et ça pose un vrai, vrai souci, quoi.
15:17Plan Marshall, tout à fait.
15:18Moi, je suis complètement pour ça.
15:20Alors après, c'est vrai
15:21que les instances dirigeantes
15:22mettent la pression
15:23parce qu'à l'heure actuelle,
15:25l'arrêt maladie,
15:26c'est le gros sujet, quoi.
15:29Alors que dans la réalité,
15:31malheureusement,
15:31on n'a pas su s'adapter.
15:33Je veux dire,
15:34dans les entreprises,
15:35il n'y a pas toujours
15:36ce qu'il faut
15:37au niveau des aides psychos,
15:41de la médecine du travail.
15:42Et puis bon,
15:43nous, déjà,
15:44avec nos professions
15:44médecine du travail,
15:46on n'en a pas.
15:46Donc comme ça, c'est réglé.
15:47C'est fou.
15:48Et puis on assume tout court.
15:49Alors que, excusez-moi,
15:50mais vous travaillez
15:51dans un bureau.
15:52Moi, j'ai toujours eu
15:52des métiers de bureau,
15:53parfois avec un peu
15:54d'activité physique.
15:55Mais j'avais visite
15:56et j'étais employeur en plus.
15:58Donc visite à la médecine du travail
16:00systématiquement
16:00pour tous les salariés.
16:01Même ceux qui étaient
16:02sur un fauteuil confortable
16:04devant un ordinateur
16:04toute la journée.
16:05C'est fou
16:05que les infirmiers
16:06n'aient pas ça.
16:08Muscle squelettique
16:09et tout y compte-dit d'ailleurs.
16:11Vous aviez l'analyse d'urine,
16:12le machin, le truc,
16:13on faisait lier
16:13à la médecine du travail.
16:15Mais c'était ça,
16:16mais c'est toujours ça.
16:17Moi, j'ai connu ça
16:18à l'hôpital, perso.
16:19Mais bon,
16:20après, je vais vous dire,
16:21moi, j'ai envie
16:22de reprendre le témoignage
16:23de ma collègue
16:24auxiliaires de ville.
16:25Oui, Emmanuel.
16:28Je veux dire,
16:29c'est de l'esclavage.
16:30Je pèse mes mots.
16:32Moi, je les vois,
16:32les filles.
16:33Il y a une turnover
16:35impressionnante.
16:36Les filles sont exploitées
16:38à outrance.
16:39Je veux dire,
16:39alors là,
16:39maintenant, nous,
16:40en Dordogne,
16:41elles bénéficient
16:42d'un véhicule de travail.
16:44Mais bon,
16:45ce n'est pas suffisant.
16:46Je veux dire,
16:46à un moment donné,
16:47quand je vois le travail
16:48qu'elles assument,
16:48on travaille beaucoup
16:49en collaboration
16:50avec ces personnes-là.
16:52et puis c'est vrai
16:53qu'elles font
16:54un travail extraordinaire.
16:55Je veux dire,
16:56alors le burn-out
16:57chez cette profession-là,
16:59les auxiliaires de ville,
17:00les aides-ménagères
17:00à domicile,
17:01je veux dire,
17:02je pense que ça explose.
17:03Mais c'est justifié.
17:04C'est justifié
17:05parce que quand elles ont
17:06le malheur de se plaindre,
17:08on leur dit
17:08si vous n'êtes pas content,
17:09vous n'avez qu'à voir ailleurs.
17:10Je veux dire,
17:11je l'ai vécu en direct.
17:13Et c'est inadmissible.
17:15C'est purement inadmissible.
17:16Ces personnels-là,
17:17si on ne les a pas à domicile,
17:18on ne peut rien faire
17:19de toute façon.
17:20Les personnes âgées
17:21ne peuvent pas rester à la maison.
17:22Je veux dire,
17:23donc voilà,
17:24les hôpitaux sont sursaturés
17:26à l'heure actuelle.
17:27Ça pose un vrai souci.
17:29Et j'ai encore,
17:30juste pour terminer,
17:31parce que je n'ai pas envie
17:31de monopoliser la parole,
17:33je voudrais juste
17:34souligner quelque chose.
17:35Nous, on en donne demain,
17:37donc c'est demain, jeudi.
17:38Le 2 avril.
17:39On organise,
17:40le 2 avril,
17:41on organise à Périgueux
17:43une grande journée
17:44destinée aux professionnels libéraux
17:46et infirmiers,
17:47entre autres,
17:47sur le burn-out.
17:48Parce qu'on s'est rendu
17:49compte en début d'année
17:51que c'était devenu
17:52un vrai, vrai problème.
17:54Et je veux dire,
17:56les cabinets infirmiers
17:57qui ferment,
17:57à l'heure actuelle,
17:58il y en a tout un tas,
17:59on n'a plus de remplaçants,
18:01surtout dans...
18:01Moi, je travaille
18:01en zone rurale,
18:03donc le problème,
18:03c'est des clients.
18:04et je veux dire,
18:05l'épuisement professionnel,
18:07que ce soit sur les trajets,
18:09que ce soit avec la lourdeur
18:11des prises en charge
18:11à domicile,
18:12c'est malheureusement
18:13devenu une réalité.
18:14surtout dans la Dordogne,
18:16où les routes sont souvent sinueuses,
18:18où il y a des distances,
18:18etc.
18:20Alors, il y a Joël,
18:21restez tous avec nous,
18:22parce que le sujet
18:23fait beaucoup réagir,
18:23François-Louis.
18:24On accueille Joël
18:25au 0826-300-300,
18:27bonsoir Joël.
18:27Bonsoir Joël.
18:29Oui, bonsoir.
18:30Vous avez appelé le 0...
18:31Oui, allez-y.
18:32J'allais dire comme vous,
18:32Philippe,
18:33j'allais dire,
18:33vous avez appelé le 0826-300-300,
18:35c'est la bonne démarche
18:35pour témoigner,
18:36donc allez-y Joël.
18:38En fait, moi,
18:38je vous appelais,
18:39c'est pas par rapport,
18:40moi, je suis pas en arrêt
18:41ni quoi que ce soit,
18:42mais j'interviens
18:43auprès des médecins de retraite
18:45et je m'occupe
18:46de résidents là-bas
18:47et je vois le personnel
18:49qui subit
18:50une maltraitance indirecte
18:51au quotidien.
18:52On ne leur permet pas
18:53de faire leur travail
18:54dans la bonne déontologie.
18:57On les met sous pression
18:58à faire du rendement.
19:00Ils en arrivent même à eux
19:02à me dire au quotidien
19:03que bon,
19:03c'est du chiffre, quoi.
19:05C'est plus les résidents,
19:06c'est plus les gens
19:07qui ont eu le temps
19:08de faire du social.
19:08avec les résidents,
19:10ils ne peuvent plus pratiquer
19:11leur travail
19:11dans la bonne déontologie
19:13et bon,
19:14si vous voulez,
19:15à force,
19:16ça les met à bout,
19:17mais vraiment à bout
19:18et ils continuent
19:20en fait à travailler
19:20juste pour ne pas
19:22abandonner les résidents.
19:23C'est tout.
19:24Et c'est pour ça
19:24qu'à force,
19:25ils craquent.
19:26Non, mais ça,
19:26c'est vrai aussi.
19:27Emmanuel,
19:28vous qui êtes aide-soignante,
19:29vous avez entendu Dominique
19:30qui défendait
19:31ce que vous disiez.
19:32Joël et Tiffen
19:33qui disent à première
19:34la même chose,
19:35qu'est-ce que vous voulez
19:35leur répondre ?
19:37Ben,
19:37je pense qu'ils ont
19:38raison,
19:39c'est exactement
19:39le résumé
19:40de moi,
19:42ce que j'ai vécu,
19:43ma situation
19:45parce que je suis arrivée
19:46jusqu'au bout
19:47et au bout d'un moment...
19:48Vous avez quand même fait
19:4825 ans,
19:49ce qui est quand même
19:49déjà un beau laps de temps.
19:51Exactement.
19:51C'était une conviction
19:53et puis c'est devenu...
19:55C'est quelque chose
19:56maintenant qui me...
19:58Ça m'a dégoûtée
19:59en fait de cette profession
20:00qui me tenait vraiment
20:02à cœur
20:02et les conditions
20:03étaient tellement
20:04terribles
20:05que je ne peux plus
20:07prendre sur moi.
20:08Non,
20:09ce n'est plus possible.
20:11Restez avec nous.
20:11Marc Jory,
20:12vous vouliez dire
20:13un dernier mot
20:14parce que vous devez
20:14nous laisser,
20:15je crois.
20:16Non, non,
20:16il n'y a pas de souci.
20:17Moi, je voudrais intervenir
20:18parce que dans le sens...
20:19Alors, je pense que quand même
20:21quand on a fait
20:22un burn-out surtout,
20:23je ne le souhaite à personne
20:25parce que franchement,
20:26tomber aussi bas
20:27que je suis tombée,
20:29je me suis fait peur,
20:30très peur
20:30et je ne le souhaite à personne.
20:33Il faut savoir quand même
20:34que c'est des années,
20:35des années de reconstruction
20:36parce que ça fait 6 ans
20:37et je suis encore suivie
20:38en thérapie.
20:39Donc, c'est...
20:40Alors, je pense que
20:41ce n'est pas que la faute
20:42des institutions.
20:44Voilà.
20:44Parce que j'ai fait
20:45un travail sur moi.
20:46Je pense que nous aussi,
20:47quand même,
20:48on a notre part
20:49de responsabilité
20:50dans le sens
20:51que je pense quand même
20:52qu'on est des gens
20:52et je le suis perfectionniste.
20:54On aime le travail bien fait,
20:55etc., etc.
20:57Mais aussi,
20:57les institutions
20:58sont soumises
20:59à des injonctions de l'État
21:00avec cette rentabilité
21:01de chiffres,
21:02il faut faire des chiffres.
21:03Voilà.
21:04On l'entend partout,
21:04clairement.
21:05On l'entend partout.
21:06Donc, eux aussi,
21:07ils sont soumis
21:07à toute cette pression-là
21:08qui nous renvoie
21:09puisque nous sommes
21:10des interlocuteurs directs.
21:12Mais je pense aussi
21:13qu'il y a quand même
21:14me semble
21:15une prise de conscience
21:16à avoir
21:16parce que j'ai 40 ans
21:18et j'ai commencé mon métier,
21:19j'en avais 16.
21:20Et j'ai été formée
21:21avec des anciens éducateurs
21:23où il y avait vraiment
21:23des vraies valeurs,
21:24des valeurs de partage,
21:26des valeurs d'entraide,
21:27des valeurs de solidarité.
21:28Et c'est comme ça
21:29que j'ai été formée
21:31et c'est parce que
21:32ça me correspondait.
21:33C'est comme ça
21:33que je concevais mon travail.
21:35Maintenant, quand même,
21:38pour avoir discuté
21:39avec plein de personnes
21:40autour de moi
21:40qui sont tous parties
21:41en burn-out dans ce milieu-là,
21:43le peu qui restait
21:44vous disent
21:45que les gens
21:45viennent travailler,
21:46ils posent leurs conditions,
21:48ils ne veulent plus faire ça,
21:48ils ne veulent plus faire ça,
21:49ils ne veulent plus faire ça
21:50et on leur accorde tout.
21:52Et en fait,
21:52il y a ça aussi
21:53qui me dérange
21:54parce que les gens
21:54ne viennent plus travailler
21:55dans la conscience.
21:57Et du coup,
21:58on arrive à épuiser
21:59justement les gens
22:00qui ont bonne conscience,
22:01qui sont au travail,
22:03de par, du coup,
22:05j'avais envie de dire
22:05de la négligence en fait.
22:07Voilà.
22:07Donc, je suis quand même
22:08mitigée maintenant
22:09sur la conscience
22:12et ce qu'on vient au travail
22:14pour faire quoi en fait.
22:15Un vrai sujet.
22:16Et ça, je veux dire,
22:17il n'y a rien de pire
22:18qu'aller au travail
22:19à reculons.
22:20Ça, c'est quand même
22:21la chose, une des choses
22:21les pires qui me sont arrivées
22:23dans ma vie.
22:23Mais je vous rassure,
22:24ça ne s'est jamais passé
22:25du côté de Sud Radio.
22:27Merci Dominique,
22:28Emmanuel et Marjorie.
22:29On va garder
22:29Tiffaine et Joël
22:30quelques instants.
22:32Et puis, on va parler
22:33justice après.
22:33Un autre sujet, Philippe,
22:34puisque le barreau de Paris,
22:35pas que le barreau de Paris,
22:36plusieurs barreaux en France
22:37sont en grève ce mercredi
22:39contre le projet de loi
22:40de Gérard Amanin
22:40sur la justice criminelle.
22:42Vous êtes avocat
22:43et vous faites grève
22:44ou forcément, d'ailleurs,
22:45tout le monde peut réagir
22:46au 0826 300 300.
22:48Une justice plus rapide,
22:49peut-être.
22:49Mais est-ce une bonne idée ?
22:50Eh bien, vous allez nous le dire.
22:51N'hésitez pas à témoigner
22:52au-delà pour prendre vos appels.
22:53A tout de suite.
22:55Sud Radio.
22:58Sud Radio.
23:00Les vraies voix font parler la France.
23:02Philippe David.
23:04Et dans Les vraies voix font parler la France.
23:06Ce soir, on parle de la souffrance au travail,
23:09des arrêts maladie
23:10qui se multiplient
23:11et qui augmentent.
23:12Nous avons toujours avec nous
23:13Tiffen et Joël
23:14qui parlaient de la souffrance
23:15dans ce domaine
23:16puisqu'ils sont, pour Tiffen,
23:18auxiliaires de vie.
23:19Joël travaille
23:20avec les personnels
23:21dans les EHPAD.
23:23Vous voulez réagir
23:24le 0826 300 300.
23:26Quand même,
23:26est-ce qu'il ne faudrait pas
23:28complètement changer
23:29l'approche
23:30des soins
23:31pour nos aînés ?
23:32Je n'aime pas
23:34le nom personnes âgées.
23:36Pour nos aînés,
23:37puisqu'on a souvent vu
23:38les scandales des EHPAD,
23:40aujourd'hui,
23:40on a l'impression
23:41qu'il y a deux variables
23:42d'ajustement.
23:43Un, le personnel
23:45en termes de salaire
23:46comme ce sont des bas salaires
23:47et deux,
23:47en termes de conditions de travail.
23:49Qu'est-ce que vous en pensez
23:50Tiffen et Joël ?
23:54C'est Tiffen qui parle.
23:55Tiffen, oui,
23:56elle dit Tiffen.
23:57Moi, je vais le dire,
24:00oui, le salaire,
24:01c'est une chose,
24:01mais c'est aussi
24:02la reconnaissance
24:02de mon métier
24:04qui compte beaucoup
24:05parce que,
24:07sans nous,
24:08en fait,
24:08et sans la connivence
24:11avec les infirmiers
24:11à domicile,
24:13ces pauvres papys,
24:14mamies,
24:14ils ne peuvent plus
24:15rester chez eux.
24:16C'est clair.
24:18C'est en fait,
24:19le salaire,
24:20évidemment,
24:21ça coûte,
24:21alors avec l'augmentation
24:23de l'essence,
24:24j'en parle même pas,
24:26voilà,
24:27parce qu'il n'y a pas
24:30que les chauffeurs routiers
24:31ou quoi.
24:32Bien sûr.
24:33Petit métier à côté,
24:34je vais en souffrir là.
24:36Mais, ouais,
24:37c'est aussi
24:37cette reconnaissance
24:38que je pense
24:39que le gouvernement,
24:39il devrait quand même
24:40nous apporter, quoi.
24:41Voilà.
24:42Le salaire avec,
24:43mais vraiment
24:43cette reconnaissance
24:45qui est très difficile.
24:46Joël ?
24:48Moi,
24:49je viendrai surtout
24:50plutôt parler
24:53de ces maltraitances
24:54indirectes
24:55qu'on fait subir
24:55au personnel
24:56au quotidien.
24:57En fait,
24:58si vous voulez,
24:59on les fait travailler.
25:00Déjà,
25:00bon,
25:01les conditions,
25:02des fois,
25:02on peut comprendre,
25:03c'est vrai qu'il y a des gens
25:03qui sont en arrêt maladie,
25:04on ne peut pas les remplacer
25:05à brûle pour poing,
25:06mais c'est surtout
25:07quand vous vous occupez
25:08de résidents
25:09qui sont en détresse,
25:10qui sont dans le besoin
25:11ou même qui ont besoin
25:12d'être changés
25:13parce qu'ils se sont souillés
25:14et que vous ne pouvez pas
25:16intervenir
25:16parce que vous n'êtes pas assez,
25:17parce que vous ne pouvez pas
25:18faire votre travail au quotidien
25:19comme il se doit,
25:21à force,
25:21ça vous lime.
25:22Ça vous lime le quotidien
25:24et au bout d'un moment,
25:26vous vous craquez
25:28et malheureusement,
25:29comme pour beaucoup de gens,
25:30ils ont des crédits,
25:30ils ont des besoins,
25:31ils ont des familles
25:32à nourrir
25:33et ils ne peuvent pas
25:33la fêter comme ça.
25:34Donc,
25:35à force,
25:35à force de limer les vernis,
25:37on attaque le bois
25:38et à force,
25:39ils s'arrêtent.
25:40Et c'est vrai que
25:41même dans cette profession,
25:43on a de plus en plus
25:44de mal à trouver des gens
25:45qui veulent y travailler.
25:46Pas parce qu'ils demandent
25:47des conditions spécifiques
25:48pour le travail,
25:49parce qu'ils ne veulent pas
25:50être maltraitants
25:51avec les personnes
25:52dont ils s'occupent.
25:54C'est pareil pour le domicile,
25:56c'est pareil pour beaucoup d'années.
25:57Exactement.
25:57Mais si on va dire
25:58le double cercle vicieux,
26:00c'est-à-dire
26:00la maltraitance
26:02sur les personnes âgées
26:03crée de la maltraitance
26:05sur la personne
26:06qui fait cette maltraitance,
26:08bien malgré elle, non ?
26:09Tout à fait,
26:10parce que vous ne pouvez pas
26:11arriver à faire votre travail
26:13comme, à la base,
26:14comme vous souhaiteriez le faire.
26:16On ne vous laisse pas
26:17la possibilité
26:18ni le temps.
26:19Donc, du coup,
26:20à force,
26:21vous le prenez sur vous,
26:22mais au bout d'un moment,
26:23vous ne pouvez plus tenir.
26:24Vous ne pouvez plus tenir
26:25de voir des gens
26:25comme ça dans la détresse
26:26et vous de ne pas pouvoir intervenir.
26:28Puisque, à la base,
26:29vous faites ce travail
26:29pour ça, quand même.
26:30Stéphane, vous disiez que vous,
26:32vous n'avez pas fait
26:32d'arrêt maladie,
26:33mais vous avez beaucoup
26:33de collègues qui en font.
26:35Vous pensez que vous avez été
26:37une wonder woman
26:38pour ne pas faire
26:39d'arrêt maladie
26:39ou que, quelque part,
26:41vous avez tenu
26:42à la force du poignet
26:44pour arriver
26:44à ne pas arriver
26:46à cet extrême ?
26:47Parce qu'on suppose,
26:48évidemment,
26:48vu la dureté de vos métiers,
26:49que les arrêts maladie,
26:50ce n'est pas des arrêts
26:51de maladie de complaisance.
26:54Alors, je rigole
26:55parce que
26:56je ne suis pas une wonder woman.
26:57Vous auriez pu être fan
26:59de la série télévisée
27:00qui était bien.
27:01Oui, j'aimerais beaucoup.
27:03Non, mais,
27:04en fait, quand je suis malade,
27:05je suis malade déjà
27:06les week-ends
27:07ou mes vacances.
27:08Ah oui ?
27:08Donc, voilà.
27:10Je pense que c'est,
27:11j'en rigole,
27:12mais je pense que c'est le corps
27:13qui arrive à se relâcher
27:15au moment où je devrais
27:16me détendre.
27:18Il se détend tellement
27:19que, voilà,
27:20le premier microbe,
27:21il est pour moi
27:22et malheureusement,
27:23je passe souvent
27:23de vacances malades
27:24pour mieux repartir
27:26du bon pied au travail.
27:29Voilà.
27:30Et puis,
27:31ouais,
27:31j'ai pas envie,
27:34comme vous disiez,
27:35monsieur,
27:35j'ai pas envie
27:35de les laisser tout seules,
27:36quoi.
27:37J'ai pas envie
27:38d'être maltraitante
27:38et il y a des jours
27:40où j'ai pas envie
27:40d'aller travailler
27:41parce que j'ai un petit peu
27:42de travers,
27:43j'ai un truc qui va pas
27:44et je me dis,
27:45ouais,
27:45mais si j'y vais pas,
27:46monsieur machin
27:47ou madame truc,
27:48eh bien,
27:48à midi,
27:49elle va pas avoir
27:50son petit repas
27:50parce qu'elle aime bien
27:51que je lui fasse à manger
27:52ou on va pas boire
27:53le café toutes les deux
27:55et du coup,
27:57ça me donne
27:58une force surhumaine.
27:59Mais comme je disais au début,
28:00je sais pas jusqu'à quand.
28:02Voilà.
28:05Combien de temps
28:06sont trop tirés
28:07sur la ficelle ?
28:08Joël,
28:08le mot de la fin
28:09sur ce débat ?
28:10Le mot de la fin,
28:12j'ai déjà souhaité
28:13un bon courage
28:13à tous ceux
28:14qui travaillent
28:14dans le médico-social
28:15de l'accompagnement
28:16et en tant qu'aide-soignants
28:17et surtout,
28:20je sais pas quoi vous dire.
28:21Moi,
28:22c'est éviter de décompenser
28:24comme disait cette dame
28:25le week-end
28:25et pendant les vacances
28:27parce que c'est souvent
28:28ce qui arrive.
28:29Moi-même,
28:29quand je travaillais à domicile,
28:30c'était le cas.
28:31Et on ne peut rien faire.
28:33On essaye de tenir
28:34comme on peut
28:35parce que de toute façon,
28:36comme on le dit,
28:37s'il n'y a personne
28:38qui est là,
28:39ils ne pourront pas
28:40se débrouiller tout seuls.
28:41Ces gens-là.
28:42Il faut qu'il y ait quelqu'un.
28:43Merci beaucoup à vous,
28:45Tiffen, Joël,
28:46tous ceux qui nous ont appelés,
28:47Dominique,
28:48Emmanuel, Marjorie.
28:49Et merci de tout
28:50ce que vous faites
28:50quand vous étiez tous
28:51des professions
28:53médico-sociales et sociales
28:54parce que vous aidez
28:55nos personnes âgées,
28:56nos malades,
28:57nos personnes blessées,
28:58nos enfants handicapés
28:59et vraiment bravo à vous.
29:00Bravo et merci surtout
29:01pour vos témoignages
29:02à l'antenne 0826 300 300,
29:04je le rappelle.
29:05Vous avez toujours
29:05une bonne raison
29:06de nous appeler
29:07pour témoigner,
29:08pour donner votre avis
29:09et tout de suite,
29:10on parle d'un autre sujet,
29:11Philippe,
29:11la justice.
29:13Absolument la justice
29:14puisqu'il y a
29:16le projet de loi
29:16de Gérald Darmanin
29:17avec le plaidé coupable
29:18en version criminelle
29:20maintenant,
29:20après la version délictuelle
29:21et la prise en charge
29:23des victimes
29:24qui devrait être plus importante.
29:25C'est une forme
29:25de justice plus rapide
29:26mais ça ne semble pas
29:27plaire à tout le monde
29:28puisque plusieurs barreaux
29:29sont en grève ce mercredi
29:30et d'ailleurs,
29:31on vous donne la parole,
29:32on a Brigitte,
29:33pardon,
29:33magistrate à la retraite
29:34qui va prendre la parole
29:35tout de suite.
29:36Bonsoir Brigitte.
29:37Bonsoir,
29:38bonsoir à tous.
29:39Eh bien écoutez,
29:39on fait une courte pause
29:40et on vous retrouve
29:41tout de suite Brigitte.
29:44Sud Radio.
29:46Les voix font parler la France.
29:48Philippe David.
29:50Retour des vrais voix
29:51font parler la France.
29:52François-Louis Bourneau,
29:53on a longuement parlé
29:54des arrêts maladie
29:55et on va désormais
29:56parler d'un autre sujet
29:58qui est très chaud
29:59dans l'actualité.
30:00Très très chaud,
30:00vous l'avez dit Philippe.
30:01D'ailleurs,
30:02trouvez-vous qu'il y a
30:02trop de lenteur
30:03dans la justice française ?
30:04Eh bien dites-le nous
30:050826 300 300.
30:06On accueille Brigitte,
30:08magistrate à la retraite
30:09tribunale de Reims.
30:10Bonsoir Brigitte.
30:11Bonsoir Brigitte.
30:13Bonsoir à tous.
30:15Alors,
30:16oui,
30:17on vous écoute,
30:17allez-y.
30:18Alors,
30:19trop de lenteur
30:20dans la justice,
30:21je suis la première
30:22à se citer malheureusement.
30:24Je crois que ce soir,
30:25on doit évoquer
30:26notamment le plaid
30:27des coupables
30:27en matière criminelle
30:28qui s'inscrit
30:29dans le projet de loi
30:30sur la justice criminelle
30:32et le respect
30:32de la victime.
30:34Pour autant,
30:35il ne faudrait peut-être
30:36pas oublier non plus
30:37les matières civiles.
30:39Mais bon,
30:40ça n'est pas le sujet
30:41de ce soir.
30:42Moi,
30:42ce que j'aurais déjà
30:43comme première remarque
30:44à titre des minaires
30:45à faire,
30:45c'est que
30:46il est parfaitement
30:47inacceptable
30:48en matière criminelle
30:50que les dossiers
30:52d'instruction
30:52et ensuite
30:53l'audiencement
30:54pour passer aux assises
30:55puissent rire des années.
30:56Quand je dis des années,
30:58j'ai lu un article
30:59récemment
31:00qui parlait même
31:01de neuf ans.
31:03C'est inadmissible
31:04pour la victime
31:05parce que
31:06c'est facile
31:08de parler
31:08uniquement de droit
31:09mais il y a
31:10le ressenti
31:11de la victime,
31:12cette attente
31:12qui est absolument
31:13insupportable.
31:15Ça peut être aussi
31:16inadmissible
31:17pour l'accusé
31:18qui se trouve
31:19en détention provisoire
31:21et qui ne sait pas trop
31:22à quelle sauce
31:22il va être mangé.
31:24Avec le risque
31:25en plus
31:26que pour nous,
31:27nous soyons obligés
31:28de faire sortir les gens
31:30et le délai
31:31de la détention provisoire
31:32est dépassé.
31:33On a vu des affaires
31:33récemment
31:35et c'est vraiment
31:36redoutable
31:37pour tous.
31:38Mais Brigitte,
31:40je vous pose une question
31:41pour que les auditeurs
31:42comprennent bien
31:42vous dites.
31:44Entre le crime
31:46qui est commis
31:46donc passage aux assises
31:48et le passage aux assises
31:49neuf ans.
31:49Mais si la personne
31:51a été arrêtée
31:52au bout de sept ans
31:52parce qu'on ne la retrouvait pas
31:53qu'elle a été en fuite
31:54à l'étranger
31:55ou quoi ou qu'est-ce
31:56ça peut s'expliquer
31:57mais vous,
31:58les cas à neuf ans
31:59c'était ce type
32:01de cas de figure
32:01ou c'était d'autres
32:02cas de figure
32:03parce qu'il y avait
32:04des recours
32:04ceux-ci,
32:05ceux-là on vous écoute.
32:069 ans c'est le délai maximum
32:08que j'ai dit dans un article
32:09sur Reims
32:10c'était moins long
32:11mais ça dure quand même
32:12des années
32:13et ça peut durer
32:13de 4 à 6 ans.
32:15J'ai connu le cas
32:16d'un jeune homme
32:17qui a été tué
32:18dans Reims.
32:21Je ne faisais pas partie
32:22bien sûr
32:22de la composition
32:24mais je connaissais
32:25personnellement
32:26la grand-mère
32:27de ce jeune homme
32:27quand j'ai vu
32:29le martyr moral
32:30subi par la famille
32:31dans l'attente
32:31de l'audiencement
32:32du procès
32:33en fait c'est comme
32:34les chirurgiens
32:34vous savez quand ils opèrent
32:36on banalise
32:36on retire un but
32:37ceci, un but cela
32:39quand on est juge
32:40on a tendance
32:40à banaliser aussi
32:42il y a tellement d'affaires
32:43on est tellement débordés
32:44mais quand on compacte
32:46de près
32:46des gens
32:47touchés par un crime
32:50au moins
32:50ça nous fait réaliser
32:51les choses
32:52beaucoup plus concrètement
32:53et je pense que
32:54c'est une très bonne expérience
32:55malheureusement
32:56Et dans le projet de loi
32:58de Gérald Darmanin
32:59a priori
33:00enfin pas a priori
33:01a posteriori
33:01on va faire plus attention
33:03aux victimes
33:04est-ce que pour vous
33:05les victimes
33:05vous avez été
33:08au magistrat
33:09vous êtes désormais
33:10en retraite
33:10est-ce que les victimes
33:11sont les oubliés
33:12de la justice
33:12ou pas ?
33:14Alors oubliés
33:14oui non
33:15je lisais des articles
33:17où maintenant
33:17on fait venir des chiens
33:18à l'audience
33:19pour rassurer la victime
33:20ah oui
33:21c'est pas ça
33:22qui va la rassurer
33:23la première chose
33:24à faire
33:25pour la victime
33:26c'est de ne pas
33:27perdre des années
33:28d'instructions
33:29alors moi
33:30je parlais bien
33:30du délai
33:31à partir du moment
33:32où la personne
33:32est arrêtée
33:33je m'en parlais
33:35pour la situation
33:35effectivement
33:37la première
33:38des sécurités
33:39à apporter
33:40à la victime
33:41c'est de juger
33:42dans un délai
33:43raisonnable
33:44en matière criminelle
33:47alors je vous disais
33:48le problème
33:49pour l'accusé
33:50le problème
33:50pour la victime
33:51et le problème
33:52pour les juges
33:53je pense qu'il ne faut pas
33:54non plus oublier
33:54la justice
33:56chaque magistrat
33:57exerce sa fonction
33:58dans la juridiction
33:59on va lui demander
34:01de multiples participations
34:03entre l'assise
34:04ou à la cour criminelle
34:05départementale
34:06et il y a une véritable
34:08saturation
34:08comment voulez-vous
34:09gérer
34:10votre propre fonction
34:11quand vous êtes pris
34:13tous les deux mois
34:14ça peut être trois jours
34:15une semaine
34:16voire plus
34:18on va s'orienter
34:19vers un autre système
34:21c'est-à-dire
34:21un système
34:22à l'anglo-saxon
34:23parce que moi
34:24je remarque
34:24qu'en affaires criminelles
34:25par exemple
34:26en Angleterre
34:27l'affaire va être jugée
34:28dans le délai
34:29entre
34:31un an
34:32à deux ans
34:33maximum
34:33à peu près
34:34ah oui
34:34c'est très rapide
34:35au Royaume-Uni
34:35oui
34:37dans le système
34:38anglo-saxon
34:39vous voyez au départ
34:39j'étais pas trop pour
34:40et maintenant
34:42je trouve
34:42que c'est pas si mal
34:43voilà
34:44et pourquoi
34:45est-ce qu'ils sont
34:45plus rapides
34:46nos amis
34:46grands bretons
34:47parce qu'ils ont
34:47plus d'effectifs
34:48de magistrats
34:49de greffiers
34:50de policiers
34:50pourquoi
34:51de toute façon
34:52ils ont non plus
34:53les magistrats
34:54ça c'est pas difficile
34:55effectivement
34:56de greffiers aussi
34:57mais parce que
34:58la procédure
34:59n'est pas du tout
34:59la même
35:00il n'y a pas
35:01le juge d'instruction
35:02comme chez nous
35:03et le procès
35:05et la chose
35:05des parties
35:06et chacun doit
35:06apporter ses preuves
35:07et l'intérêt
35:08est donc d'aller
35:09plus accessible
35:10tout simplement
35:10et la procédure
35:12est plus simplifiée
35:13outre-manche
35:13alors c'est bien ça
35:14oui alors l'argument
35:16qui était sorti avant
35:17c'est que j'écoutais
35:18moi quand j'étais
35:19plus jeune
35:19magistrat
35:20c'était de dire
35:21bah oui mais il faut
35:22avoir de l'argent
35:23pour éduquer correctement
35:24oui
35:25ce qu'on dit souvent
35:25aux Etats-Unis
35:26d'ailleurs
35:27oui c'est ce qu'on dit
35:28aussi des Etats-Unis
35:29j'ai eu la chance
35:30d'avoir un stage
35:31à l'école de la magistrature
35:33avec un magistrat
35:35extraordinaire
35:36qui avait statut
35:38en matière criminelle
35:39en France
35:39en Angleterre
35:40et aux Etats-Unis
35:41et en fait
35:42les juridiques
35:42elles existent
35:43tout aussi bien
35:44dans ces trucs-là
35:45voilà
35:47donc j'ai été induite
35:48en erreur au départ
35:49et j'avais des a priori
35:51sur ce système
35:53alors je pense
35:54et maintenant vous pensez
35:55et qu'est-ce que vous pensez
35:56que la réforme d'Armanin
35:57notamment avec le plaidé coupable
35:59ça va accélérer les procédures
36:00ça va améliorer les choses
36:01je vais essayer de vous expliquer
36:04simplement et clairement
36:05ce coup
36:05tant qu'on vous fait
36:07perdre de temps
36:10il faut savoir aussi
36:11que les affaires criminelles
36:12ne s'est pas
36:13ça fait quand même
36:15quelques années
36:15que tout se dégrade
36:16et qu'en plus
36:18il existe
36:18des affaires très simples
36:20même si elles sont
36:21très graves
36:21et qu'il n'y a pas besoin
36:23d'autant
36:24d'années d'instructions
36:25ni d'un procès
36:26aussi lourd
36:27et onéreux
36:28comme ça
36:30ça c'est clair
36:31ça c'est clair
36:33Brigitte
36:34Brigitte
36:35alors Brigitte
36:36on a un petit problème
36:37de liaison
36:37restez avec nous
36:38parce qu'on a
36:39un auditeur
36:40qui a voulu réagir
36:41au 0 826 300 300
36:43sur un problème de justice
36:44et vous allez peut-être
36:46pouvoir l'aider
36:47mais vous allez voir
36:48c'est très spécial
36:49on va parler
36:49de la curatelle
36:50pour nos auditeurs
36:51on le rappelle
36:52c'est une mesure juridique
36:54destinée à protéger
36:54un adulte
36:55qui a encore
36:56une certaine autonomie
36:57certes
36:57mais qui a besoin
36:58d'être accompagnée
36:59dans ses décisions
37:00notamment concernant
37:01l'argent
37:01les contrats
37:02tout ce qui est administratif
37:03sans être totalement
37:05assisté
37:05comme en tutelle
37:06Philippe
37:06et on va donner la parole
37:07à un auditeur
37:09Richard
37:09si je ne me trompe pas
37:10qui est du Puy-en-Velay
37:11bonsoir Richard
37:11bonsoir Richard
37:13bonsoir
37:14on vous écoute
37:15vous prenez la parole
37:17sur ce sujet
37:17on aura effectivement
37:18Brigitte
37:19qui est magistrate
37:19à la retraite
37:20qui était juste avant vous
37:21qui va aussi pouvoir
37:22vous aiguiller
37:23et peut-être même
37:23réagir sur ce sujet
37:24d'accord
37:25que vous est-il arrivé ?
37:27alors moi j'ai fait
37:28une rupture d'un héroïsme
37:29en août 2024
37:31oui
37:32voilà
37:32donc j'étais à mon domicile
37:34j'ai par chance
37:35j'ai senti
37:36le mal arriver
37:37si je peux m'exprimer ainsi
37:39et j'ai moi-même
37:40appelé les pompiers
37:40oui
37:41donc je me rappelle
37:42très bien de cet épisode
37:43parce que j'ai perdu
37:44la mémoire ensuite
37:45et ils sont rentrés
37:47avec une civière
37:48et ils m'ont embarqué
37:48directement avec l'ambulance
37:51pour m'emmener
37:51à l'hôpital local
37:53et j'ai ensuite été
37:56transporté en hélicoptère
37:57dans un CHU
37:59voilà
37:59où là j'ai été pris en charge
38:01jusqu'environ
38:02le 7 septembre
38:052024
38:06et après affecté
38:08à un service neuro
38:09à ce même CHU
38:10jusqu'au 28 septembre
38:13et ensuite à ma sortie
38:15du CHU
38:18j'ai été affecté
38:19dans trois établissements
38:20médico-sociaux
38:20et j'en suis sorti
38:22le 7 octobre 2025
38:24oui
38:25voilà
38:26alors le problème
38:28c'est que
38:28moi j'étais
38:30comment dire
38:31salarié
38:32cadre dirigeant
38:33dans le secteur
38:34de la protection sociale
38:35sur Paris
38:36mais que j'ai exercé
38:37aussi des fonctions
38:38à l'étranger
38:38oui
38:39et donc pour ces raisons
38:40j'avais cité
38:41mon appartement parisien
38:42et je vivais
38:43dans ma résidence secondaire
38:44qui est située
38:46en Auvergne
38:46d'accord
38:47voilà
38:48et c'est durant
38:49c'est juste après
38:50mon retour
38:51d'un pénier africain
38:53que un soir
38:54j'ai ressenti
38:55des forts forts
38:56mais très forts
38:57mots de tête
38:58on m'a dit qu'après
38:59j'avais vomi du sang
39:00mais je ne le savais pas
39:01je ne me rappelais pas
39:01sur le moment
39:02et j'ai eu la présence
39:03d'esprit
39:04d'appeler les pompiers
39:05donc ils sont venus me chercher
39:07je me rappelle très bien
39:08l'épisode
39:08quand ils sont arrivés
39:09avec la civière etc
39:10j'avais dû donner
39:11des éléments
39:13sur mon état de santé
39:14qu'ils avaient inquiétés
39:15et ils m'ont emmené
39:16directement en ambulance
39:18et je suis tombé
39:18dans le coma
39:19dans l'ambulance
39:20et j'ai été transporté
39:21par hélico
39:22de la CHU
39:23et je suis resté
39:25dans ce CHU
39:26jusqu'à fin septembre
39:282024
39:30et ensuite
39:31j'ai fait 3 établissements
39:32médicaux sociaux
39:33ce que vous avez dit
39:33mais après
39:34vous avez été placé
39:35sous curatel
39:35parce qu'il nous reste
39:363 minutes
39:37et vous avez retrouvé
39:39toutes vos capacités
39:41mais vous n'arrivez pas
39:43à vous faire retirer
39:43la curatel
39:44c'est ça ?
39:45tout à fait
39:45la curatel
39:46j'ai été placé
39:46dans la curatel
39:46parce que j'ai vivé
39:47dans une maison
39:48comme je disais
39:49bien l'instant
39:49donc isolée
39:50tout seul
39:51et en fait
39:53il fallait bien trouver
39:54quelqu'un
39:54qui gère
39:54les attaques courantes
39:55et c'est ma fille
39:56médecin
39:57qui a pris en charge
39:57de cet aspect là
39:58mais la vite
39:59était débordée
40:00par le sujet
40:01et donc
40:02il a bien fallu
40:02trouver une solution
40:03pour que quelqu'un
40:04prenne le relais
40:05ma fille était monétaire
40:06dans un premier temps
40:07et dans un second temps
40:08on m'a placé
40:08sous curatel
40:09voilà
40:09renforcé
40:10qui est exercé
40:11par l'UDAF
40:11de mon département
40:13voilà
40:15et j'arrive pas
40:16à m'en sortir
40:16tout simplement
40:18parce que
40:18il faut faire
40:20comme la décision
40:20a été prise
40:21en première instance
40:22il faut qu'on essaie
40:23de lever
40:24cette décision
40:25en première instance
40:26j'ai pris un avocat
40:27j'ai recueilli
40:2850 témoignages
40:29avec des gens
40:30très bien placés
40:31et sinon
40:31on ira en appel
40:34à la chambre régionale
40:35Richard
40:36restez avec nous
40:36parce qu'on a Brigitte
40:37qui est magistrate
40:38en retraite
40:39Brigitte
40:39vous êtes toujours
40:40avec nous
40:41tout à fait
40:42allez-y
40:42qu'est-ce que vous diriez
40:45à Richard
40:45qu'est-ce que vous lui conseillez
40:46de faire
40:47parce que là
40:47il est face au mur
40:48de la justice
40:49et il a retrouvé
40:50toutes ses capacités
40:50d'accord
40:52j'ai été magistrat
40:54j'ai fait des tutelles majeures
40:55pendant quelques mois
40:56donc je connais
40:57un petit peu le sujet
40:59il faut quand même
41:00deux certificats médicaux
41:02de médecin psychiatre
41:04pour permettre
41:05la mise
41:06sous protection
41:07d'un adulte
41:08donc je conseillerais
41:10à monsieur
41:10les attestations
41:12ne sont pas
41:13des gens professionnels
41:15donc je lui conseillerais
41:16de revoir
41:17deux médecins spécialisés
41:20qui attesteront
41:21de ce qu'il n'a plus
41:22aucune difficulté
41:23cognitive particulière
41:24et qu'il peut gérer
41:25ses affaires
41:26tout seul
41:26voilà
41:27Richard
41:28vous avez entendu Brigitte
41:29oui mais je les ai
41:30les attestations
41:31et je les ai délocalisées
41:33je les ai voir
41:34les experts agréés
41:35auprès du tribunal
41:39pour avoir
41:39cette attestation
41:40je l'ai donnée
41:41d'ailleurs
41:41dans le cadre du recours
41:42qu'on a engagé
41:43contre la curatelle
41:44qui a été fournie dans le dossier
41:46il faut deux attestations
41:48de médecins spécialisés
41:49il les a
41:50il n'arrive pas
41:51à faire sauter
41:52la curatelle
41:53il faut écrire
41:54directement
41:55on a fait un recours
41:57d'accord
41:57c'est en cours
41:58ah d'accord
41:59les attestations
42:00les témoignages
42:01ah oui
42:02le recours
42:03est en cours
42:03en fait
42:04c'est ça
42:04milieu professionnel
42:06voilà
42:06il faut attendre
42:07que l'affaire
42:08passe au tribunal
42:09ou à la cour
42:10tout simplement
42:10et malheureux
42:11c'est très lourd à vivre
42:13oui c'est très lourd à vivre
42:14c'est très long
42:14oui et c'est très lourd
42:15et très long
42:16vous voyez les problèmes
42:17de la justice
42:18qui sont malheureusement
42:19parfois quand on est coincé
42:20comme Richard
42:21qui voulait témoigner
42:22qu'on a pris à l'antenne
42:24en plus on a profité
42:25d'avoir une ancienne magistrate
42:26pour faire le lien
42:27oui je vois ça
42:28et bien écoutez
42:29c'est parfait
42:30en petite hypothèse
42:31ça le protège actuellement
42:33donc ça n'y fait pas
42:34rien
42:34ok
42:35voilà
42:36alors
42:38Richard
42:39on doit rendre l'antenne
42:41vous nous tiendrez au courant
42:42de l'évolution
42:43de la situation
42:44pour suivre ça
42:45de près
42:46parce que évidemment
42:47on ne souhaite pas
42:48que ça arrive
42:49à qui que ce soit
42:50et on espère
42:50que ça ne nous arrivera
42:51pas non plus un jour
42:52puisque quand on est face
42:53au mur de la justice
42:54c'est souvent un peu compliqué
42:56merci beaucoup à vous
42:57merci François Louis Bourne
42:58mais rien Philippe
42:59merci pour tous vos témoignages
43:00n'hésitez pas
43:00on est là jusqu'à 20h
43:02tous les soirs avec Philippe
43:0319h-20h
43:03c'est les Vraies Voix
43:04qui font parler la France
43:05et dans un instant
43:06c'est Magali
43:07que vous allez retrouver
43:07avec ce sujet
43:08le e-commerce
43:09va-t-il tuer les commerces
43:11ou les sauver Philippe ?
43:12et bien écoutez
43:12nous on se retrouve demain
43:13à 19h
43:14pour les Vraies Voix
43:14font parler la France
43:15et à 17h
43:16avec Cécile de Médibus
43:17pour les Vraies Voix
43:17une très bonne soirée
43:18à demain
43:20Sud Radio
43:20c'est le seul espace
43:22de liberté
43:22pour dire tout ce que vous pensez
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