00:00Le 15 mai 1945, ici même, le général de Gaulle prononçait ses premiers mots après la victoire contre le nazisme.
00:07Samedi, tout ce que la France compte de groupuscules néo-nazis et néo-fascistes a défilé au grand jour,
00:13laissant échapper, malgré tous leurs efforts de dissimulation, leur adoration du Reich et leur haine de la différence.
00:20Une facho-pride autorisée par la République et encadrée par sa police.
00:25Depuis le meurtre odieux de Quentin Déranque, un glissement s'opère, une perte totale de repères pour certains,
00:32un vernis de respectabilité qui craque pour d'autres.
00:35Profitant de l'émotion légitime, suscité par ce crime, une stratégie de victimisation s'orqueste sous nos yeux
00:41pour créer une figure de martyr à même d'autoriser les pires vilainies, les pires références.
00:46Pour laisser le poison fasciste se répandre, on dénonce à grand cri les rares effets secondaires regrettables de l'antidote
00:54antifasciste.
00:55L'inversion des valeurs, la banalisation de l'extrême droite à l'oeuvre depuis de longues années dans les démocraties
01:01occidentales
01:02atteignent aujourd'hui dans notre pays un point de bascule.
01:05Des années 30 en Europe, au temps présent aux Etats-Unis, le chemin est connu, la funeste destination aussi.
01:13Monsieur le Premier ministre, chers collègues, deux choix sont devant nous.
01:17Le sursaut républicain et gaulliste ou le précipiste fasciste.
01:21Le moment ne souffre d'aucune ambiguïté. Ne faisons pas bégayer l'histoire.
01:26Est-ce que ici au Sénat, de la droite républicaine la plus affirmée pour certains jusqu'au parti communiste français,
01:35est-ce que l'on peut encore, lors d'une séance de questions gouvernement, refuser la violence d'où qu
01:40'elle vienne ?
01:41Qu'elle vienne de l'extrême droite comme de l'extrême gauche.
01:43C'est le principal message à envoyer car la violence doit être refusée.
01:50La violence doit être refusée, écartée.
01:54Elle n'est absolument pas la voie normale d'une expression politique dans une démocratie comme la nôtre.
02:00Mais la clarification ne s'arrête pas là, monsieur le Président Gontard.
02:04Elle est dans la fin du deux poids, deux mesures.
02:07J'ai demandé à la présidente du groupe de la France Insoumise la semaine dernière, lors des questions au gouvernement
02:13à l'Assemblée nationale,
02:15de faire le ménage dans ses idées et dans ses rangs.
02:18Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnaud est toujours membre du groupe de la France Insoumise, monsieur
02:25le Président Gontard.
02:26Je ne dis pas que votre combat contre l'extrême droite et contre le fascisme n'est pas à la
02:31hauteur,
02:31mais reconnaissez que ce deux poids, deux mesures ne permet plus d'être crédible, ne permet plus d'être audible.
02:38Donc moi, j'ai une boussole assez simple.
02:40Refuser la violence, d'où qu'elle vient, lutter contre les extrêmes, gauche-droite confondue,
02:46tout simplement parce que le projet politique qu'ils ont pour la France, c'est précisément de nous voir disparaître
02:51et de se retrouver en face à face au second tour de l'élection présidentielle.
02:56Réveillons-nous !
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