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00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:06Toi aussi, tu trouves qu'on ne parle pas assez de l'affaire Epstein ?
00:00:08Do you think you're the devil himself ? I don't know, why would you say that ?
00:00:11Lui, c'est Jeffrey Epstein, prédateur sexuel américain.
00:00:14Le diable, l'ennemi ultime de l'humanité.
00:00:17Il parvient à contrôler les personnes qu'il rencontre et à les manipuler à sa guise grâce à son charisme.
00:00:23Ah c'est sûr que c'est pas joli rigolo.
00:00:24Il parvient inédit, politique, amico et financier, entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités françaises.
00:00:313 millions de nouveaux documents sur l'affaire Epstein.
00:00:34L'horreur des crimes pédocriminels de cette affaire.
00:00:36Ça vous ennuie si je vomis ?
00:00:39Bonjour et bienvenue en ce jeudi 5 février 2026 dans la France, dans tous ses états.
00:00:45Elle est là, en chair et en os, plus en os qu'en chair, mode Cofler à mes côtés.
00:00:49C'est mes longs sens là, oui.
00:00:50Je suis là, Péricolegas, en chair et en os.
00:00:52Oui je sais, plus en chair qu'en os, c'est ce que vous avez dit.
00:00:54Et en face de moi, les deux piliers d'émission sans lesquels il n'y aurait pas.
00:00:57Parce que ici c'est de parler en vrai, on parle du réel.
00:01:00C'est un réalisateur, le réel ça n'existe pas.
00:01:02C'est Julien Delmas.
00:01:03Et puis à côté, le lien sacré avec nos auditrices et nos auditeurs.
00:01:08Emmanuel Galasso que vous allez appeler au 0 826 300 300.
00:01:11Parce que ce que l'on va vous raconter va inévitablement attirer votre attention.
00:01:15Il va vous donner envie d'intervenir et peut-être même de poser des questions.
00:01:20Que nous cache vraiment l'affaire Epstein ?
00:01:23Il y a eu un petit délai au démarrage.
00:01:25Et en général, les affaires douloureuses, il y a certains médias qui n'aiment pas trop en parler tout de suite.
00:01:29Ça fait peur.
00:01:30Là ça y est, les langues commencent à se délier.
00:01:32Est-ce que ça va être une forme de MeToo ?
00:01:34Vous savez, chaque jour un nouveau feuilleton.
00:01:36Il y a le texte du ministère de la Justice américain qui révèle des choses.
00:01:39Tout le monde est impliqué, tout le monde est touché.
00:01:41En tout cas, ça prend une proportion, j'allais dire, médiatiquement colossale.
00:01:46Et évidemment, Sud Radio est en première ligne pour dire les choses.
00:01:49Dans le panneau vrai tel qu'elles sont, on recevra Georges Kouzmanovic, rédacteur en chef de Fréquences Populaires,
00:01:56qui est un spécialiste des dossiers difficiles et qui n'a pas sa langue dans sa poche quand il s'agit de parler vrai.
00:02:02Justement, ça tombe très bien.
00:02:03Que va-t-on faire quand on est électeur du Rennes, s'il n'y a pas Marine Le Pen ?
00:02:07Ou alors, peut-être y aura-t-il Marine Le Pen si la justice, si un ou deux magistrats décident qu'elle peut être candidate.
00:02:13Et puis si elle n'est pas candidate, est-ce qu'il faudra repenser la candidature du Rassemblement National ?
00:02:19Autrement, avec Jordan Bardella, on en parle avec le politologue Guillaume Bernard.
00:02:25Alors là, tenez-vous bien, parce que c'est un peu un scoop de Sud Radio, une exclusivité.
00:02:32« L'humanité va-t-elle disparaître si l'on continue à massacrer notre sol ? »
00:02:37C'est un cri d'alarme que lance Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture,
00:02:44un des concepteurs aux côtés d'Emmanuel Macron du mouvement En Marche en 2017, du rêve de 2017 de l'époque,
00:02:50souvent pressenti pour être chef du gouvernement de la République française.
00:02:53Là, il s'est consacré à un enjeu plus important pour lui, la nature, l'environnement, le sol.
00:02:58Il a écrit un livre, « Le champ du sol », qui est un conte par lequel il raconte que si on ne protège pas notre terre,
00:03:05sur laquelle on met nos pieds, eh bien l'humanité va à sa perte.
00:03:09Et puis, ma chère Maud, alors toujours évidemment foison de perles plus précieuses les unes que les autres,
00:03:15il y en a une qui a retenu votre attention.
00:03:16Oui, qui a retenu notre attention, c'est un élève de 7 ans qui a failli récidiver.
00:03:21On a parlé hier de la professeure poignardée par un élève de 14 ans,
00:03:23mais cette fois, c'est passé en école primaire, un enfant de 7 ans,
00:03:26qui a menacé avec un couteau son directeur d'école.
00:03:28Oui, incroyable, parce que l'actualité est assez violente en ce moment.
00:03:32Alors, des refus d'obtentérêts, il y en a encore eu un violent.
00:03:34Et puis là, on a une professeure poignardée, et là, on a un petit gamin qui s'étend maintenant.
00:03:38Mais c'est une limite qu'il y a quelques jours, on a parlé justement d'élèves de primaire
00:03:41qui se baladaient avec des couteaux dans leur trousse.
00:03:43Voilà, voilà de quoi nous parlerons, voilà les informations qu'on va vous donner
00:03:47et avec lesquelles nous allons pouvoir échanger avec vous, chers auditeurs, au 0826 300 300.
00:03:54Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:04:00Oui, peut-être que ça ne concerne pas la France directement,
00:04:03mais la situation au Kurdistan, la tragédie que vivent nos frères et nos amis kurdes
00:04:09qui sont revenus si souvent au-devant de l'actualité.
00:04:11On se souvient à Mme Mitterrand qui allait, le Kurdistan.
00:04:15Les Kurdes, c'est ce peuple, cette nation qui est à cheval sur l'Iran, la Syrie et la Turquie,
00:04:20qui s'est héroïquement battue avec les valeurs occidentales, avec les alliés,
00:04:25au moment de la guerre d'Irak pour combattre Daesh.
00:04:27C'est grâce à eux que la guerre a pu être emportée contre l'État islamique.
00:04:31Et aujourd'hui, on les abandonne.
00:04:33Un peu comme la Pologne a été découpée dans l'histoire,
00:04:35le Kurdistan est régulièrement abandonné par les forces,
00:04:39par les pays qui devaient être les premiers à le soutenir.
00:04:42Les Kurdes sont, j'allais dire, les témoins de cet enjeu de civilisation,
00:04:47porteurs des valeurs de la démocratie, de la liberté.
00:04:50Et c'est eux qui mériteraient, beaucoup plus que d'autres conflits,
00:04:52ils mériteraient notre attention, le soutien de la communauté internationale,
00:04:56de l'Europe, des États-Unis.
00:04:57Et on les laisse crever.
00:04:59Alors, le détail aggravant, c'est qu'en Kurdistan,
00:05:02il y a aujourd'hui des milliers de prisonniers de Daesh, de l'État islamique,
00:05:06des gens extrêmement dangereux, dont certains Français,
00:05:09qui, dans la mesure où les Kurdes doivent s'enfuir et reculer,
00:05:12puisque le nouvel État syrien, la nouvelle légitimité syrienne
00:05:17dont le chef de l'État est un ancien islamiste,
00:05:20et puis on nous explique.
00:05:21Vous savez, quand on dit c'est un islamiste, finalement, il est fréquentable, il est modéré.
00:05:24On a toujours des mauvaises surprises.
00:05:25Toujours est-il que l'armée syrilienne est en train de dégager
00:05:27les Kurdes du nord de la Syrie, du Kurdistan syrien,
00:05:31et que, du coup, ne pouvant assurer la garde des prisonniers,
00:05:34eh bien, on va remettre en liberté des milliers d'assassins,
00:05:38et de criminels, et de terroristes potentiels.
00:05:40Je ne vais pas dire dans une insouciance, parce qu'on en parle,
00:05:43mais enfin, pas plus que ça, quoi.
00:05:45C'est tout simplement aberrant et hallucinant.
00:05:47Donc, coup de gueule, coup de gueule sur ce radio,
00:05:49on recevra la semaine prochaine des responsables politiques impliqués
00:05:53dans ce combat qui ont attiré l'attention de nos gouvernements,
00:05:58et notamment celui des États-Unis, qui est prêt à bombarder l'Iran,
00:06:02qui est allé au Venezuela pour capturer le président Maduro,
00:06:06puisqu'il y a une telle capacité de déploiement des forces armées américaines.
00:06:11On aimerait bien que ça soit aussi en faveur de nos frères,
00:06:14de nos amis, des héros du Kurdistan,
00:06:16qui se battent avec nous contre un ennemi commun.
00:06:18L'affaire Epstein, je ne sais pas comment vous le prononcez,
00:06:21devient une affaire mondiale.
00:06:23On en parle dans un instant avec Georges Kouzmanovic.
00:06:25Ça serait bien avec nous, et n'hésitez pas à nous appeler en direct sur Sud Radio,
00:06:280826 300 300.
00:06:29A tout de suite.
00:06:30Sud Radio.
00:06:31Sud Radio.
00:06:32Parlons vrai.
00:06:33Parlons vrai.
00:06:33Sud Radio.
00:06:34Parlons vrai.
00:06:34Sud Radio devient une affaire mondiale, et surtout française,
00:06:37après la découverte de certains noms parmi les 3 millions de documents
00:06:40rendus publics par le ministère de la Justice des États-Unis.
00:06:43Le nom de Jack Lang en particulier,
00:06:44ancien ministre de la Culture et actuel président de l'Institut du Monde Arabe à Paris.
00:06:48On en parle avec le rédacteur en chef de Fréquences Populaires,
00:06:51Georges Kouzmanovic.
00:06:51Bonjour.
00:06:52Bonjour.
00:06:53Bonjour Georges Kouzmanovic.
00:06:54Merci d'être ici en studio à Sud Radio.
00:06:57C'est une affaire qui a commencé presque en fait divers,
00:07:01qui prend des dimensions, j'allais dire, de grandes affaires politiques.
00:07:07Peut-être scandale d'État, on n'y est pas là, mais on a quand même des présomptions.
00:07:10Vous êtes rédacteur en chef de Fréquences Populaires,
00:07:14mais vous n'êtes pas que ça.
00:07:15Vous êtes un observateur.
00:07:16Vous êtes quelqu'un de très renseigné, Georges Kouzmanovic.
00:07:20Très expérimenté.
00:07:21Vous en savez beaucoup plus que vous me dites.
00:07:23Et vous êtes prudent là-dessus.
00:07:24Mais vous êtes un adepte du Parlez-Vrai.
00:07:26C'est pour ça que vous êtes ici, pour décrypter cette affaire.
00:07:28Je rappelle seulement dans votre complexe parcours, riche et fourni,
00:07:32que vous avez accompagné Jean-Luc Mélenchon à ses débuts,
00:07:36quand la France insoumise était sur des valeurs républicaines, patriotiques, laïcité.
00:07:40Et puis ensuite, il y a eu une déviance ou une évolution.
00:07:44Et là, vous vous êtes séparé de Jean-Luc Mélenchon.
00:07:46Mais votre position politique, au départ, il était dans cet espoir
00:07:50d'une nouvelle gauche française proche des réalités.
00:07:53Et là, ce qui nous amène aujourd'hui, c'est l'affaire Epstein, les dimensions qu'elle prend.
00:07:59Georges Kouzmanovic, il y a eu un petit décalage au démarrage médiatique de cette affaire.
00:08:03Et encore aujourd'hui, il y a certains grands médias qui ne se tardent pas sur ce sujet.
00:08:08D'autres, ils sont venus depuis ce matin.
00:08:09Et puis, il y en a d'autres qui restent extrêmement discrets.
00:08:11Nous sommes d'accord.
00:08:12Très discret.
00:08:14Merci pour la présentation, père et collègue, c'est très gentil.
00:08:16J'ai les chevilles qui enflent.
00:08:18Il y a des gens qui sont méchants avec vous, je sais.
00:08:19Oui.
00:08:20Voilà, c'est comme ça.
00:08:22On ne peut pas plaire à tout le monde.
00:08:23C'est Clamenceau qui disait, si on n'a pas d'ennemis, c'est qu'on n'a rien fait.
00:08:26Sur ce radio, on connaît le sujet.
00:08:28Allez-y.
00:08:28Et donc, oui, les médias ont du mal à embrayer sur le sujet.
00:08:35Et pour cause, il y a beaucoup de noms dans ces Epstein Files.
00:08:41Beaucoup de responsables politiques français.
00:08:45Alors, on parle beaucoup de Jack Lang.
00:08:47Ce qui apparaît beaucoup.
00:08:49En deux mots, Georges, je m'invite.
00:08:50Les files, ce sont des révélations faites par le ministère de la Justice américain.
00:08:55C'est ça ?
00:08:56Ils sont aux Etats-Unis.
00:08:57Alors, on sait depuis Jeffrey Epstein.
00:09:00La personne en question est morte suicidée.
00:09:04Je ne sais pas si c'est suicidé lui-même ou s'il a été aidé.
00:09:06Lui est mort en prison suicidé.
00:09:08Et son principal, entre guillemets, complice français, c'est aussi suicidé en prison.
00:09:15Voilà, c'est ballot.
00:09:16C'est ballot, hein.
00:09:16Voilà.
00:09:17Ce sont les choses qui arrivent.
00:09:18On ne dit rien de plus, on est d'accord.
00:09:20Non, on ne dit rien de plus.
00:09:21De toute façon, on n'a aucune preuve.
00:09:22Voilà.
00:09:23Bon.
00:09:23Et depuis, il circule en particulier, et parfois dans la complosphère, comme on dit, les
00:09:30Epstein files.
00:09:31D'accord.
00:09:31Quels sont les secrets ?
00:09:34Bon.
00:09:34Et maintenant, parce que Donald Trump l'a promis pendant toute sa campagne, et que l'administration
00:09:39de Biden a complètement bloqué ces fichiers, il faudra connaître, il les a finalement
00:09:44released, comme on dit en anglais, libérés.
00:09:48Enfin, ils sont sortis.
00:09:49Révélés.
00:09:49Et ils sont révélés, ils sont sur le site du département de la justice américain,
00:09:55le DOJ, Department of Justice.
00:09:58Alors, juste en aparté, on a beaucoup de trucs ici.
00:10:01C'est déjà très très grave ce qu'il y a dedans.
00:10:02C'est sale, c'est dégoûtant, c'est vraiment immonde.
00:10:05Est-ce qu'il faut trier, Georges Kerman ?
00:10:07Le problème, c'est qu'il y a des gens qui en rajoutent.
00:10:08C'est-à-dire qu'ils font des fausses photos, qui rajoutent des e-mails, et qui ne font
00:10:13pas l'effort de comprendre ce qui est dedans, alors qu'il y a déjà énormément d'éléments.
00:10:16Autrement dit, il y a des complotistes qui essaient de récupérer ça.
00:10:19Il ne faut pas le nier.
00:10:19Oui, il y en a qui essaient de récupérer, mais qui inventent des choses.
00:10:21Et à mon avis, c'est aussi fait par certains pour détourner l'attention.
00:10:24Bon, 3,5 millions de différents éléments, e-mails, photographies, listes diverses et variées.
00:10:32Donc, si vous écoutez et que vous n'êtes pas sûr de ce que c'est, vous allez sur le site,
00:10:35c'est ouvert au public pour le moment.
00:10:38Du département de la justice.
00:10:40Vous dites que ça pourrait être fermé.
00:10:41Oui, parce qu'il y a une bizarrerie, je vais vous le dire tout de suite, qu'est la bizarrerie.
00:10:45On va écrire là-dessus sur Fréquences Populaires.
00:10:48Donc, vous vérifiez, vous entrez ce que vous voulez dans la recherche du département de la justice,
00:10:52et puis ça vous sort tous les éléments.
00:10:54C'est déjà saisissant pour ne pas avoir besoin de rajouter des choses qui n'existent pas.
00:10:58Donc, oui, pourquoi ? Parce qu'ils ont eu beaucoup de temps à les sortir quand même.
00:11:02Un an, et une pression des MAGA, donc des votants Donald Trump.
00:11:06Vous avez promis de sortir ces fichiers, pourquoi ils ne sortent pas ?
00:11:10Alors, ils ont dit, ils ont bloqué longtemps, ils devaient sortir en juillet, puis ils devaient sortir en décembre.
00:11:15Et puis, ils viennent de sortir.
00:11:16Et ils ont dit, ça ne sort pas parce qu'il faut protéger les victimes.
00:11:19Il y a des photos à flouter, il y a énormément de données.
00:11:22Mais c'est acceptable.
00:11:243,5 millions de données à trier, ça ne se fait pas simplement.
00:11:29Et donc, maintenant, c'est sorti, et qu'est-ce qu'on découvre ?
00:11:32Les avocats des victimes qui ont porté plainte voient leurs noms non caviardés,
00:11:37alors qu'il y a plein d'emails caviardés, de noms, de personnalités caviardées,
00:11:41mais les noms des victimes ne sont pas caviardés.
00:11:43Il y a même une liste tout à fait étonnante de plusieurs centaines de victimes,
00:11:47en général des jeunes femmes, et c'est ouvert.
00:11:51On a leur nom, sauf une.
00:11:53Donc, ils ont fait l'effort d'effacer un nom, mais ils ont laissé les autres.
00:11:57Et là, les avocats sont...
00:11:59C'est une...
00:12:00Pourquoi, Jean-Jean ?
00:12:02C'est volontaire ? C'est pour protéger ou c'est négligent ?
00:12:04Ça leur a échappé ?
00:12:05Je ne veux pas savoir si c'est volontaire, mais quand des gens disent
00:12:08on va mettre plus d'un an pour sortir des fichiers
00:12:10parce qu'il faut protéger les victimes,
00:12:12et que les victimes ne sont pas protégées au moment où c'est rendu public,
00:12:17soit c'est fait exprès, soit c'est de la compétence.
00:12:20Parce que pourquoi ça peut être fait exprès ?
00:12:22C'est ce que disent certains avocats des victimes aux Etats-Unis.
00:12:25Où c'est un scandale colossal.
00:12:26Rien que cet aspect.
00:12:28Ils disent, mais...
00:12:29D'abord, ils attaquent en justice,
00:12:32parce que c'est une nouvelle atteinte aux victimes.
00:12:35Parfois, ce qu'elles ont subi est dévoilé à tous,
00:12:38y compris des photographies, quand même.
00:12:39C'est incroyable.
00:12:40Et ça peut faire que le département de la justice va devoir tout remballer.
00:12:48Ou alors qu'il y aura des vices de forme.
00:12:50Ça c'est pour les Etats-Unis.
00:12:51Et pour la France, les mêmes choses ?
00:12:53Pour la France, on ne sait pas.
00:12:54Parce que la France, c'est différent.
00:12:55Pour l'instant, on a un système de justice séparé.
00:12:58On a Jacques Lang qui est dans le collimateur.
00:12:59Bon, à mon avis, Jacques Lang, qui est dans le collimateur.
00:13:04C'est insupportable, Jacques Lang, en général.
00:13:06C'est un monsieur qui, ça fait 50 ans, est entouré de pédophiles.
00:13:11Que ce soit l'affaire du Hamel.
00:13:13Que ce soit l'affaire Metzner.
00:13:15Que ce soit l'affaire du Coral.
00:13:16Que ce soit Berger.
00:13:18Chaque fois, il est dedans.
00:13:19Il est dans les petits papiers.
00:13:20Oui, mais c'est un complot.
00:13:21Quand on l'entend, c'est toujours un complot.
00:13:22Oui, mais lui, ça fait 50 ans qu'il connaît des pédocriminels.
00:13:25Mais...
00:13:26Pas coupable.
00:13:27Parce que la pédocriminalité d'Emmstein, elle est monstrueuse, j'en ai d'accord.
00:13:31C'est plus qu'un prédateur.
00:13:32C'est gigantesque.
00:13:34C'est vraiment horrible, en fait.
00:13:36Perico.
00:13:36C'est vraiment atroce.
00:13:37Parce que que des gens puissants et riches.
00:13:41Qui dominent le monde.
00:13:42C'est comme ça depuis toujours.
00:13:43Oui.
00:13:44Et des soirées fines.
00:13:46C'est Kubrick qui a fait le film Highway Shot.
00:13:50Bien sûr.
00:13:51Avec Kidman, qui est un superbe film.
00:13:53Bon, avec des gens qui...
00:13:55Adultes consentants, avec beaucoup d'argent.
00:13:57font des soirées olé olé.
00:13:59Bon, ma foi...
00:14:00Tout ça dans une émuleuse de centaines de millions de dollars.
00:14:02En plus, Georges, que vous en avez dit.
00:14:03Il y a du financier.
00:14:04Oui, bien sûr.
00:14:05Qu'ils soient riches.
00:14:06Bon, pourquoi pas.
00:14:07Mais là, on parle de jeunes femmes.
00:14:10Non consentantes.
00:14:11Violées.
00:14:12D'enfants.
00:14:14De pré-adolescents.
00:14:15D'enfants de 12 ans.
00:14:16Et à une échelle.
00:14:19Non.
00:14:20Ce n'est pas une petite affaire dans un village avec 4-5 notables.
00:14:23C'est une échelle mondiale.
00:14:23C'est atroce.
00:14:24Georges, il y a un auditeur qui veut réagir à votre présence.
00:14:27Qui s'appelle Julien.
00:14:28Qui appelle du GVS sur Orge.
00:14:30Julien, vous nous écoutez ?
00:14:32Oui, oui, je suis là, tout à fait.
00:14:33Qu'est-ce que vous inspire l'affaire Epstein ?
00:14:36Moi, je pense qu'on perçoit encore là une des nombreuses briques qui vassalisent la France
00:14:44et globalement plus toute l'Union Européenne au bon vouloir du pouvoir américain.
00:14:49C'est sûr que jamais...
00:14:51Enfin, c'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
00:14:53Mais aussi, au-delà de l'affaire Epstein, il y a aussi la Young Leader Foundation qui a formé, forgé
00:14:59les présidents, que ce soit Hollande ou Macron, qui sont passés par là.
00:15:04Donc, ils sont littéralement agents, quelque part, de l'étranger.
00:15:09En fait, on est gouverné par des traîtres.
00:15:10Et je pense que l'intégralité du corps constituant nous gouvernons aujourd'hui est traître à la nation.
00:15:15Je pense qu'on a un grand, gros problème.
00:15:17La France est dans de mauvais draps.
00:15:19Il nous pousse vers une guerre.
00:15:21Une guerre au profit des Américains qui n'a aucun intérêt pour nous.
00:15:24On a beaucoup plus d'intérêt à commercer économiquement avec la Russie
00:15:28où on n'a rien, on n'a pas de frontières terrestres naturelles entre nous.
00:15:34Alors que les Américains, on a un océan entier qui nous sépare.
00:15:37Et pourtant, on va acheter du gaz aux Américains avec des coups exorbitants.
00:15:40Et en fait, on devient littéralement les vassaux des Américains.
00:15:43C'est quand même très dramatique.
00:15:44Julien, pendant que vous parliez, pour ceux qui n'ont pas l'image,
00:15:47Georges Kuzmanovic a applaudi.
00:15:48Pourquoi vous avez applaudi, Georges Kuzmanovic, quand il a dit inféodation à l'Amérique ?
00:15:52Julien de Juvisy, ça ?
00:15:53Oui, Julien de Juvisy.
00:15:54Ce n'est pas un citoyen blesse, mais c'est un auditeur de Sud Radio.
00:15:57Julien de Juvisy, je veux vous féliciter pour votre lucidité.
00:16:02Vous avez parfaitement raison.
00:16:05Et là, ce qui m'étonne, en dehors de cette affaire sordide
00:16:07et des histoires de viol, de pédocriminalité abominable
00:16:10à une échelle industrielle et mondiale,
00:16:12qui implique énormément de gens connus,
00:16:17ce à quoi ne s'attaquent pas nos médias,
00:16:20ce n'est pas juste de dénoncer telle ou telle personne.
00:16:22C'est ce que vient de dire Julien.
00:16:23Ça fait quoi d'avoir des photos d'un Premier ministre
00:16:27ou d'un ministre de l'économie
00:16:28ou de telle ou telle personnalité politique
00:16:31ou de telle ou telle industrielle
00:16:32à quatre pattes avec, par exemple, un mineur en dessous ?
00:16:36Vous obtenez beaucoup de choses avec ça.
00:16:38Georges Kuzmanovic, est-ce que ça peut ressembler à un compromat ?
00:16:41Vous savez, quand un État ou une puissance veut compromettre quelqu'un...
00:16:43Un compromat, c'est le mot russe ?
00:16:45Je dis ce que c'est.
00:16:46On filme quelqu'un dans une chambre d'hôtel avec une prostituée
00:16:49et on garde la photo en image en disant...
00:16:51Et donc, certains prétendent que M. Poutine
00:16:54aurait des photos de M. Trump en situation...
00:16:57C'est pour ça que M. Trump fait tout ce que M. Poutine lui demande.
00:17:00Oui, alors ça a été prouvé par des enquêtes aux Etats-Unis
00:17:02que tout ça a été un immense n'importe quoi,
00:17:04du côté de Poutine.
00:17:07Et le KGB avait inventé le mot « compromat »
00:17:11qui est resté et qui s'applique à tout.
00:17:12Mais là, c'est un compromat de taille colossale.
00:17:15Donc pour vous, Epstein, c'est un compromat.
00:17:16Et par exemple, moi, ce qui m'intéresse,
00:17:18peut-être bien plus que Jack Lang,
00:17:20même si Jack Lang et sa fille, quand même,
00:17:22on se génie de dire...
00:17:24On n'est pas au courant.
00:17:25Lui, ça n'est pas.
00:17:26C'est à l'insu de son plein gré.
00:17:27Moi, sa fille, Epstein,
00:17:29deux jours avant sa mort,
00:17:30lui met 5 millions de dollars en héritage.
00:17:33Il y a des prédéros.
00:17:34Elle a ouvert un compte en banque avec lui
00:17:36dans les îles Caïmans et tout ça.
00:17:38Elle dit « j'étais naïf, je ne savais pas ».
00:17:39Bon, c'est rigolo.
00:17:40Tout le monde se sera ridicule.
00:17:42Tout ça est accessible à la lecture.
00:17:43La question, c'est qu'est-ce que faisait M. Bruno Le Maire,
00:17:46ministre de l'économie française, en 2018,
00:17:48avec Epstein ?
00:17:50Il y a une enquête qui va être ouverte.
00:17:53Et là, je dois rendre...
00:17:54Vous avez critiqué la France insoumise,
00:17:56tel qu'elle est devenue,
00:17:56c'est ce que j'ai fait moi aussi.
00:17:57Mais il faut leur rendre honneur ce coup-ci,
00:18:00parce qu'ils ont proposé,
00:18:01par le député Léoman,
00:18:03d'ouvrir une enquête parlementaire.
00:18:05Commission d'enquête parlementaire.
00:18:05Et je voudrais bien voir
00:18:06qu'il a refusé une enquête parlementaire sur ça.
00:18:09On a Julien de Juvisy,
00:18:12à raison.
00:18:13Qui de nos ministres sont...
00:18:15Est-ce qu'ils sont un peu coincés
00:18:19avec la braguette du pantalon ?
00:18:20Le nom de Macron est cité.
00:18:22Alors, il est cité.
00:18:23Il n'y a aucune preuve de rien.
00:18:23Il y a plein de noms qui sont cités,
00:18:24mais il y a des gens qui sont cités...
00:18:26Disons bien, il n'y a aucune preuve
00:18:27contre le président de la République,
00:18:28même s'il est cité.
00:18:28Il n'y a aucune preuve
00:18:29contre le président de la République.
00:18:33Mais là où Julien,
00:18:35votre auditeur, faisait le lien
00:18:36et qui est intéressant,
00:18:37c'est qu'on est quand même inquiet
00:18:39en Europe, en France,
00:18:41des ingérences étrangères,
00:18:42en particulier russes.
00:18:43On en parle tout le temps.
00:18:44Oui.
00:18:44Bon.
00:18:45Mais là, on a...
00:18:47Enfin, les téléphones sur écoute,
00:18:48c'était les Etats-Unis.
00:18:49Justement.
00:18:49Holland et Merkel.
00:18:50On a un Himalaya devant nous.
00:18:51Quand François Hollande était président,
00:18:53on a du coup que l'ANSA nous écoute.
00:18:55Les Etats-Unis veulent prendre
00:18:57le Groenland au Danemark.
00:19:00Le siège européen de l'ANSA
00:19:02et le système d'écoute échelon
00:19:03est à Copenhague,
00:19:04capitale du Danemark.
00:19:05Notre président et le précédent
00:19:09ont été young leaders.
00:19:10Monsieur Benjamin Haddad,
00:19:12qui est ministre de l'Europe,
00:19:13était senior chief Europe
00:19:16à l'Atlantic Council.
00:19:18Le président de la France
00:19:19reçoit le 24 septembre dernier
00:19:22à New York
00:19:22le prix remis par Larry Fink,
00:19:25le patron de BlackRock,
00:19:26du meilleur employé de l'année
00:19:28des Etats-Unis,
00:19:29c'est-à-dire le prix
00:19:29du Global Citizen Award
00:19:31de l'Atlantic Council,
00:19:33plus les gens qui étaient
00:19:34au German Marshall Fund.
00:19:35Et quand on vend
00:19:36des ventilateurs militaires,
00:19:37une société américaine
00:19:38volant l'escur,
00:19:39dire mais non,
00:19:39c'est pas grave,
00:19:40une partie des capitaux
00:19:41restent en français.
00:19:41Forcés,
00:19:42contre l'avis de la Direction
00:19:43Générale de l'Armement,
00:19:44quand même.
00:19:45Et alors qu'un des avantages
00:19:46qu'on a,
00:19:47contrairement à beaucoup
00:19:48de pays européens,
00:19:48c'est qu'on a certains types
00:19:49d'armements qui sont 100% à nous.
00:19:51Ce qui fait que les Etats-Unis
00:19:52ne peuvent pas dire
00:19:53« Ah, là, il y a un boulon
00:19:54qui est fabriqué chez nous,
00:19:55vous ne vendez pas,
00:19:56ou vous faites ceci,
00:19:57ou vous faites cela. »
00:19:58Là, il crée les conditions
00:19:59pour que le rafale
00:20:00ne puisse plus être vendu
00:20:02si jamais le Doge,
00:20:03à nouveau,
00:20:04américain,
00:20:05disait « Ah ben non,
00:20:05on produit les ventilateurs
00:20:06de telle partie du rafale. »
00:20:08Conclusion, Georges.
00:20:09Donc, conclusion,
00:20:09c'est que...
00:20:10On peut s'attendre
00:20:10à d'autres rebondissements
00:20:12ou non ?
00:20:12Oui, mais là,
00:20:12ce que devraient faire
00:20:13les journalistes partout,
00:20:15c'est comme ça a été fait
00:20:16avec les Panama Papers
00:20:18et ceux qui ont enquêté
00:20:19sur la corruption.
00:20:20Là, il y a un compromis géant,
00:20:23un système de corruption généralisée.
00:20:24Ça ne veut pas dire
00:20:25que telle ou telle personne
00:20:26vient de l'aider.
00:20:26Il faut faire l'enquête.
00:20:27Il faut travailler
00:20:28et poser les questions,
00:20:29que ce soit en commission,
00:20:31que ce soit parlementaire,
00:20:32que ce soit la justice
00:20:33ou que ce soit les journalistes.
00:20:34En tout cas,
00:20:34la porosité de nos élites
00:20:35et la promiscuité,
00:20:37à un moment donné,
00:20:37entre nos dirigeants
00:20:38et ce monsieur
00:20:39sont quand même très alarmantes.
00:20:41Vous êtes d'accord ?
00:20:41Et ça, c'est avéré.
00:20:42Ce sont alarmantes.
00:20:43Et si je peux me permettre
00:20:43une dernière chose.
00:20:45Je ne sais pas pourquoi
00:20:46ça s'appelle
00:20:46les Epstein Files.
00:20:47Ça s'appelait
00:20:48les Maxwell Files.
00:20:49Pourquoi ?
00:20:50Maxwell Files.
00:20:51Parce que sa femme,
00:20:52c'est Ghislaine Maxwell.
00:20:54Du mania...
00:20:55Elle est la fille
00:20:55de Robert Maxwell.
00:20:56Le mania.
00:20:57Le mania de la presse.
00:20:57Vous vous souvenez
00:20:57comment il faisait ?
00:20:58Le mania de la presse britannique
00:21:00qui a été agent triple
00:21:02Mossad britannique russe
00:21:04et qui est mort...
00:21:05Il est tombé de son bateau.
00:21:06Il est tombé de son bateau.
00:21:07Arricard, direct, tout ça.
00:21:09Alors, on trouve
00:21:10dans les fichiers Epstein,
00:21:11là, actuel,
00:21:12qu'il avait menacé le Mossad
00:21:13de dévoiler
00:21:14qu'il travaillait pour eux
00:21:15et qu'il demandait
00:21:16400 millions
00:21:16de livres
00:21:18pour renflouer son affaire.
00:21:20Sa fille n'a jamais
00:21:21été poursuivie.
00:21:22Et rappelez-vous
00:21:22ce que faisait Maxwell.
00:21:23Quelle était sa technique
00:21:24quand il avait
00:21:24les tabloïdes britanniques ?
00:21:27Il mettait des photos
00:21:28et il dévoilait
00:21:29et il menaçait des gens
00:21:30que leurs photos
00:21:31soient mises dans les tabloïdes
00:21:32s'il ne l'arrangeait pas
00:21:34dans son empire financier.
00:21:35Tout à fait.
00:21:36Qui présente
00:21:36Jeffrey Epstein
00:21:39à Justin Maxwell ?
00:21:40Robert Maxwell.
00:21:41Ah !
00:21:43Là, vous faites un lien.
00:21:44Vous rouvrez une porte nouvelle
00:21:45dans le...
00:21:46Vous êtes un moyen de porte nouvelle.
00:21:47S'il suffit de lire
00:21:48les fichiers,
00:21:50les choses sont assez écrites là.
00:21:53Georges Kuzmanovic,
00:21:53nous arrivons hélas
00:21:54au terme de cet entretien.
00:21:55Je suppose qu'il y en aura d'autres
00:21:57parce que je pense
00:21:57que cette affaire
00:21:58va connaître de déploiement nouveau.
00:22:00Vous serez disponible
00:22:00pour venir nous décrypter ce...
00:22:01Merci d'avoir été là en tout cas.
00:22:04Merci à vous.
00:22:05Et à très bientôt.
00:22:06Et vous restez bien avec nous
00:22:07pour les perles.
00:22:08Jérôme Gage,
00:22:09candidat présidentiel,
00:22:10le droit de vote
00:22:10bientôt accordé aux étrangers
00:22:11et foultitude d'autres informations.
00:22:13Aujourd'hui,
00:22:14n'hésitez pas à nous appeler
00:22:140826 300 300.
00:22:17A tout de suite sur Sud Radio.
00:22:20Sud Radio,
00:22:21la France dans tous ses états,
00:22:23les perles du jour.
00:22:25Un nouveau candidat à la présidentielle
00:22:26vient de se désigner à gauche,
00:22:28c'est le député socialiste Jérôme Gage.
00:22:29Mais oui, Maude,
00:22:30plus on est fou,
00:22:31plus on rit,
00:22:32ta ta ta ta ta ta ta aussi.
00:22:34On dirait que c'est vraiment
00:22:35le cirque présidentiel
00:22:36venait nombreux.
00:22:37Non, non, non.
00:22:38Je veux être sérieux
00:22:39parce que la démarche de...
00:22:41C'est vrai qu'il y a pléthore de candidats.
00:22:43La gauche,
00:22:43elle sait très bien
00:22:44qu'elle ne pourra gagner
00:22:45que si elle est unie.
00:22:46Là, on est en train
00:22:46de faire des ramifications
00:22:47dans tous les sens.
00:22:48La démarche de Jérôme Gage
00:22:49est très précise.
00:22:51Il dit qu'il incarne
00:22:52une gauche républicaine,
00:22:53avec des valeurs précises,
00:22:55qu'elle n'est pas représentée
00:22:56par la France insoumise,
00:22:57que la primaire,
00:22:58il trouve ça ridicule
00:22:58entre M. Ruffin,
00:23:00Tondelier,
00:23:01et puis les dissidents du PS,
00:23:02ça ne l'affaire que de la division.
00:23:04Il y a aujourd'hui
00:23:05des valeurs de gauche
00:23:05auxquelles il croit
00:23:06et il dit
00:23:06les seules qui peuvent gagner
00:23:07ce sont celles-là.
00:23:08C'est la gauche républicaine,
00:23:09la gauche patriotique,
00:23:10celle qui pose
00:23:12les vrais problèmes.
00:23:13Il y a des problèmes
00:23:13de sécurité,
00:23:14des problèmes d'immigration.
00:23:15Voilà.
00:23:16Il ne faut pas cacher la face
00:23:17et c'est cette gauche-là
00:23:17qu'il a gagné.
00:23:18Donc, il a décidé
00:23:19qu'il serait candidat.
00:23:20Alors, est-ce qu'il ira
00:23:21jusqu'au bout ?
00:23:22Je ne sais pas.
00:23:23On sait toujours
00:23:23que quand on se pose
00:23:24en candidat,
00:23:25ça permet de négocier
00:23:25des situations.
00:23:26Je pense que Jérôme Guedj
00:23:28est un élu socialiste,
00:23:29un député sincère
00:23:31et convaincu
00:23:31qu'il y ait ensuite
00:23:32un peu de tactique
00:23:32et de stratégie.
00:23:33Ça n'écarte pas.
00:23:34Mais enfin,
00:23:34le problème qu'il pose
00:23:35est un problème légitime.
00:23:37Effectivement,
00:23:37il y a besoin
00:23:38d'un candidat de gauche.
00:23:39Elle a besoin de gagner
00:23:40et je me mets
00:23:40dans la tête de la gauche.
00:23:42Voilà.
00:23:42Il faut qu'elle mette
00:23:43le maximum de chance
00:23:44de son côté.
00:23:45On sait que du côté
00:23:45de la France insoumise,
00:23:47les portes sont fermées
00:23:48même si il rend un beau score.
00:23:49Et puis,
00:23:50alors la primaire,
00:23:50on a vu ce que ça a donné
00:23:51les autres fois.
00:23:52C'est une catastrophe.
00:23:56Maude,
00:23:56on apprend,
00:23:57on apprend,
00:23:58donc ça s'est passé
00:23:59à l'Assemblée nationale,
00:24:01les étrangers extra-européens
00:24:02pourraient bientôt voter
00:24:03et se présenter
00:24:05aux élections municipales
00:24:07en France.
00:24:08Mais qui a eu
00:24:08cette idée folle ?
00:24:09Déjà, Perico,
00:24:10quand on n'aime plus son peuple
00:24:11et qu'on ne veut plus
00:24:12lui faire démocratiquement confiance,
00:24:13qu'est-ce qu'on fait ?
00:24:14On change de peuple.
00:24:15Ça sénisse.
00:24:16Ça sénisse.
00:24:16C'est pas très écolo,
00:24:17mais c'est comme ça.
00:24:19La commission des lois
00:24:19de l'Assemblée nationale
00:24:20a donc adopté hier
00:24:21en deuxième lecture
00:24:22la proposition de loi
00:24:23visant à accorder
00:24:24le droit de vote
00:24:25et d'éligibilité
00:24:26aux élections municipales
00:24:27aux étrangers
00:24:27non ressortissants
00:24:28de l'Union européenne
00:24:29résidant en France.
00:24:30Le texte sera examiné
00:24:31en séance publique
00:24:32dans une semaine.
00:24:34C'est une histoire
00:24:35qui date
00:24:35puisque cette proposition de loi
00:24:36avait été adoptée
00:24:37en première lecture
00:24:38à l'Assemblée nationale
00:24:39en mai 2000.
00:24:40Le texte avait ensuite
00:24:41été voté au Sénat en 2011
00:24:42alors que la gauche
00:24:43y était majoritaire.
00:24:45Et le revoilà
00:24:45entre les mains des écolos.
00:24:46En fait ce texte
00:24:47il est un peu comme Jacques Langue
00:24:48étonnamment il n'a pas pris une ride.
00:24:49Si ce texte est définitivement adopté
00:24:51il lui faudra encore
00:24:52être approuvé
00:24:52par référendum
00:24:54comme le prévoit
00:24:54la Constitution
00:24:55pour effectivement
00:24:57entrer en vigueur.
00:24:58Ce qui,
00:24:58je parle en mon nom bien sûr
00:24:59exploserait définitivement
00:25:01la souveraineté de la France
00:25:01les Français n'étant désormais
00:25:03plus seuls décisionnaires
00:25:04de leur avenir politique.
00:25:05Alors j'apporte une précision
00:25:06vous savez au départ
00:25:07et ça avait fait grand bruit
00:25:08il s'agissait d'accorder
00:25:09le droit de vote
00:25:09aux ressortissants
00:25:10de l'Union européenne
00:25:11uniquement pour les élections
00:25:12municipales.
00:25:13Là, la France Insoumise
00:25:15notamment la députée
00:25:16Obono a dit
00:25:16ils sont près de
00:25:17il y a près de 8 millions
00:25:18d'étrangers
00:25:18ils sont impliqués
00:25:20dans la vie économique
00:25:21et sociale
00:25:21ils payent des impôts
00:25:22ils cotisent
00:25:23donc ils ont droit
00:25:23de participer aux élections
00:25:25municipales.
00:25:26Je rappelle que pour l'instant
00:25:27la loi est formelle
00:25:28ils ne peuvent pas avoir
00:25:29de mandat d'adjoint ou de maire
00:25:30car les maires et les adjoints
00:25:32font partie des grands électeurs
00:25:33qui élisent les sénateurs
00:25:34et que le Sénat
00:25:35est une chambre de parlement
00:25:36il y aurait donc atteinte
00:25:37à la souveraineté nationale
00:25:38mais avec 8 millions
00:25:40d'étrangers
00:25:40qui auraient le droit
00:25:41de participer aux élections
00:25:43municipales
00:25:43et d'être conseillers
00:25:44municipaux
00:25:45c'est quand même
00:25:46la porte ouverte
00:25:47à des gens
00:25:47qui n'aiment pas la France
00:25:48qui sont chez nous
00:25:49peut-être qui font
00:25:49leur travail correctement
00:25:50idéologiquement
00:25:51ils sont contestables
00:25:52et nous pourrions
00:25:53on évoquait
00:25:54c'était hier
00:25:54ou avant-hier
00:25:55la possibilité
00:25:56qu'il y ait des membres
00:25:57des frères musulmans
00:25:58qui entrent
00:25:58dans les conseils municipaux
00:25:59là si on ouvre
00:26:00le droit de vote
00:26:01aux ressortissants
00:26:02non européens
00:26:03résidentes en France
00:26:04on s'expose quand même
00:26:05à des situations
00:26:06peut-être extrêmement difficiles
00:26:07dans certaines communes
00:26:08donc on appelle le parlement
00:26:10à une grande vigilance
00:26:11et à notre classe politique
00:26:13à un sens aigu
00:26:14des responsabilités
00:26:15L'Union Européenne
00:26:18fait de moins en moins
00:26:19rêver les Français
00:26:20L'Union Européenne
00:26:21elle commence à avoir
00:26:22du plomb dans l'aile
00:26:23Dieu sait si c'était
00:26:24un terme sacré
00:26:25que si on était
00:26:26eurosceptique
00:26:28on ne pouvait pas
00:26:28être candidat
00:26:29à la présidentielle
00:26:30Chirac a hésité
00:26:31au moment du référendum
00:26:32de Maastricht
00:26:33il y avait 25%
00:26:34des Français
00:26:35qui étaient assez
00:26:36dubitatifs
00:26:37sur l'Europe
00:26:37ils sont passés
00:26:38à 29%
00:26:39alors il est vrai
00:26:41que les affaires
00:26:41qui s'accumulent
00:26:42notamment les traités
00:26:43internationaux
00:26:44et le Mercosur
00:26:45en particulier
00:26:45commencent à se faire
00:26:48on se pose la question
00:26:49mais est-ce que l'Europe
00:26:49nous vaut vraiment du bien
00:26:50est-ce qu'elle est profitable
00:26:51à la France
00:26:52et puis ensuite
00:26:53quand on voit
00:26:53que la Commission Européenne
00:26:54prend des dispositions
00:26:55contraires aux intérêts français
00:26:56que l'Union Européenne
00:26:58fait en sorte
00:26:59qu'on puisse importer
00:26:59du poulet ukrainien
00:27:01de façon
00:27:02j'allais dire
00:27:02totalement détaxée
00:27:04au détriment
00:27:05de nos éleveurs
00:27:05je pourrais multiplier
00:27:06les exemples
00:27:07des résolutions
00:27:08et des dispositions
00:27:09européennes
00:27:09qui ont porté
00:27:10un préjudice
00:27:10à l'économie française
00:27:11à la société française
00:27:12et à les dire
00:27:13aux intérêts de la France
00:27:14est-ce qu'on a droit
00:27:14à notre protection
00:27:15est-ce que la préférence communautaire
00:27:17qui était le but
00:27:18du traité de Rome
00:27:19du marché commun
00:27:19qui n'existe plus
00:27:20puisque l'économie européenne
00:27:22est ouverte
00:27:22à la concurrence
00:27:23du monde entier
00:27:24et que grâce à ça
00:27:25on peut importer en Europe
00:27:25des produits
00:27:26qu'on a à l'interdiction
00:27:27fabriqués en Europe
00:27:28alors effectivement
00:27:29il y a 29%
00:27:30des Français
00:27:30qui sont sceptiques
00:27:32sur l'Europe
00:27:32je pense que ça ne va pas
00:27:33vous voyez
00:27:34c'est encore un parti politique
00:27:35qui va passer
00:27:36de 29 à 39
00:27:3739,40
00:27:38je ne sais pas
00:27:38on verra où ça arrive
00:27:39en tout cas
00:27:40le problème est posé
00:27:40jusqu'au jour
00:27:41on se demandera
00:27:42si est-ce que l'euro
00:27:43est vraiment
00:27:43une si bonne solution
00:27:44que ça
00:27:44même des économistes
00:27:46favorables à l'euro
00:27:46commencent à se poser
00:27:47la question
00:27:48Maud
00:27:51tandis que
00:27:52non
00:27:53on va parler
00:27:55du ministère de l'intérieur
00:27:56qui vient de désigner
00:27:57la France insoumise
00:27:58comme étant un parti
00:27:59d'extrême gauche
00:28:00non mais franchement
00:28:01Péricault
00:28:02quelle révélation
00:28:03quelle surprise
00:28:04la France insoumise
00:28:06ce parti ultra communautariste
00:28:07qui milite davantage
00:28:08pour la survie des peuples étrangers
00:28:09que pour la survie
00:28:10de son propre peuple
00:28:11ce parti qui hurle
00:28:12chaque semaine
00:28:13que la police tue
00:28:14ce parti racialiste
00:28:15comme l'a de nouveau
00:28:15prouvé Marianne
00:28:16la semaine dernière
00:28:17ce parti qui encourage
00:28:18la violence
00:28:19la censure
00:28:19et le révisionnisme
00:28:21ce parti là
00:28:22serait d'après
00:28:22le ministère de l'intérieur
00:28:24un parti
00:28:24d'extrême gauche
00:28:25oh comme c'est bizarre
00:28:27alors vous imaginez bien
00:28:28que la personne sacrée
00:28:29de Jean-Luc Mélenchon
00:28:30a vivement réagi
00:28:30en dénonçant
00:28:31une république bananière
00:28:32il accuse le ministre
00:28:33de l'intérieur
00:28:34d'avoir pris une décision
00:28:35à la Trump
00:28:36et les insoumis
00:28:36ont immédiatement
00:28:37saisi le conseil d'état
00:28:38pour contester cette décision
00:28:39alors là écoutez
00:28:40je ne comprends pas
00:28:41Jean-Luc Mélenchon
00:28:41alors parce que
00:28:42extrême droite
00:28:43droite c'est mauvais
00:28:44c'est méchant
00:28:45extrême droite
00:28:46c'est extrêmement mauvais
00:28:47extrêmement méchant
00:28:47extrême gauche
00:28:48gauche c'est juste
00:28:50c'est génial
00:28:50c'est la vérité
00:28:51c'est le bon sens
00:28:51donc extrême gauche
00:28:53ça veut dire extrêmement juste
00:28:54extrêmement politique
00:28:55extrêmement intelligent
00:28:56moi je me féliciterais
00:28:58d'être classé à l'extrême gauche
00:28:59si j'étais Jean-Luc Mélenchon
00:29:01extrême finalement
00:29:02est interprété de façon différente
00:29:03faites ce que je dis
00:29:04faites pas ce que je fais
00:29:05chacun son tour
00:29:05la balle au centre
00:29:06tandis qu'une professeure
00:29:09d'art plastique
00:29:10est toujours entre la vie
00:29:11et la mort
00:29:12après avoir été poignardée
00:29:13par un collégien
00:29:14on a peut-être échappé
00:29:15à une récidive
00:29:16en primaire cette fois
00:29:17c'est un enfant de 7 ans
00:29:19qui a été réprimandé
00:29:21par du personnel de l'école
00:29:227 ans
00:29:24je dis bien 7 ans
00:29:25c'est l'âge de raison
00:29:25il a sorti un couteau
00:29:27il a sorti un couteau
00:29:28donc maintenant
00:29:29voilà
00:29:29ils arrivent armés à 7 ans
00:29:31il a menacé
00:29:31rien de plus à dire
00:29:34juste que
00:29:35dans un contexte
00:29:36vous me direz
00:29:36en général
00:29:36ce genre de tragédie
00:29:38se suivent
00:29:39et là
00:29:40ce gamin
00:29:41ce petit garçon
00:29:42je vois mes enfants
00:29:43quand ils avaient 7 ans
00:29:44et au milieu de l'école
00:29:45sortir un couteau
00:29:46et menacé
00:29:47il a pas seulement
00:29:47il a vraiment menacé
00:29:48il a essayé
00:29:49de s'en servir
00:29:50peut-être que
00:29:52le moment est vraiment venu
00:29:53là
00:29:53de se poser la question
00:29:54sur le fond
00:29:55est-ce qu'il faut fouiller les sacs
00:29:57enfin
00:29:57on a tout essayé
00:29:58c'est-à-dire que
00:30:00demain
00:30:00nous pourrons réavoir
00:30:02comme à Saint-Jean-de-Luz
00:30:03et comme avec cette professeure-là
00:30:05qui est encore entre la vie et la mort
00:30:07on peut avoir une tragédie
00:30:08donc voilà
00:30:09à bon entendeur salut
00:30:11et aux gens responsables
00:30:13à prendre leur disposition
00:30:15et forcément
00:30:15tout cela inquiète
00:30:16les professeurs
00:30:17de plus en plus nombreux
00:30:18à redouter les altercations
00:30:19avec leurs élèves
00:30:19oui
00:30:20alors là
00:30:20c'est un sondage
00:30:21une étude qui a été faite
00:30:22alors
00:30:22on se demande
00:30:23je pense que
00:30:24les chiffres sont
00:30:25dans la réalité
00:30:26plus ancienne que ça
00:30:27mais là
00:30:27on a mesuré
00:30:28l'inquiétude
00:30:29les enseignants
00:30:31pour certains établissements
00:30:32ou dans certains quartiers
00:30:33vont au travail
00:30:34la peur au ventre
00:30:35c'est-à-dire
00:30:36l'éducation nationale
00:30:37on va transmettre le savoir
00:30:38on va éduquer des enfants
00:30:39on va
00:30:40j'allais dire
00:30:41les élever
00:30:42les élever
00:30:43de façon culturelle
00:30:44on va leur apprendre
00:30:45les valeurs de la société
00:30:46et en même temps
00:30:46les connaissances
00:30:47et les savoirs
00:30:48et cet homme-là
00:30:49qui est un saint homme
00:30:50comme un infirmier
00:30:51comme un policier
00:30:52l'autre apporte la santé
00:30:53l'autre apporte la sécurité
00:30:54il va
00:30:54au boulot
00:30:56la peur au ventre
00:30:56mais face à des enfants
00:30:57on pourrait dire
00:30:58bon
00:30:58c'est un gardien de prison
00:30:59il va face à des gens
00:31:00qui ont commis des crimes
00:31:01il va face à des enfants
00:31:02des adolescents
00:31:03sur les bancs
00:31:04de l'école de la république
00:31:05si ce n'est pas
00:31:06l'école de la république
00:31:07c'est une école privée
00:31:08avec des valeurs
00:31:09j'allais dire religieuses
00:31:10et bien ils vont aujourd'hui
00:31:11la peur au ventre
00:31:14on fait très attention
00:31:15à ce qui va se passer
00:31:17dans certains quartiers
00:31:17parce que si on sait
00:31:18que nous avons le malheur
00:31:19de sortir nos armes trop tôt
00:31:20on va s'en prendre
00:31:22plein la gueule
00:31:23et puis
00:31:23et puis
00:31:24dans le corps médical aussi
00:31:26vous avez des médecins
00:31:26qui disent
00:31:27je fais attention
00:31:28où je vais
00:31:28quand je suis en SOS médecin
00:31:29parce que si je ne prescris pas
00:31:31le médicament
00:31:32ou l'arrêt de travail
00:31:34je risque de prendre des coups
00:31:35voilà où en est
00:31:35la république française
00:31:36il y a de quoi s'inquiéter
00:31:37ma chère Maud
00:31:38il y a de quoi s'inquiéter
00:31:39Marine Le Pen
00:31:40a-t-elle raison de s'inquiéter
00:31:41elle de sa
00:31:42possible inéligibilité
00:31:44en 2027
00:31:45les choses peuvent changer
00:31:46on en parle dans un instant
00:31:47avec le politologue
00:31:48Guillaume Bernard
00:31:49et on vous invite
00:31:49à nous appeler en direct
00:31:50au 0826 300 300
00:31:52à tout de suite
00:31:53sur Sud Radio
00:31:53Marine Le Pen
00:31:59va-t-elle finalement
00:32:00pouvoir se présenter
00:32:01à l'élection présidentielle
00:32:02en 2027
00:32:03le parquet général
00:32:03a requis mardi
00:32:04la confirmation
00:32:05de la peine
00:32:05de 5 ans d'inéligibilité
00:32:07contre Marine Le Pen
00:32:08mais cette fois
00:32:08sans exécution provisoire
00:32:10la cour d'appel de Paris
00:32:11a promis
00:32:11une décision
00:32:12à l'été 2026
00:32:13il faudra donc
00:32:14attendre quelques mois
00:32:15encore pour connaître
00:32:16le sort judiciaire
00:32:17et politique
00:32:18de Marine Le Pen
00:32:18on en parle avec
00:32:19le politologue
00:32:19Guillaume Bernard
00:32:20bonjour
00:32:21bonjour
00:32:22bonjour Guillaume Bernard
00:32:23merci d'être sur Sud Radio
00:32:25bon deux scénarios
00:32:26se présentent à nous
00:32:27Guillaume Bernard
00:32:28un
00:32:29c'est deux
00:32:30trois magistrats
00:32:31qui vont décider
00:32:32de l'avenir
00:32:32de la République française
00:32:33en leur âme et conscience
00:32:34c'est le droit français
00:32:36ce sont les députés
00:32:37qui l'ont voulu
00:32:38en donnant à l'autorité judiciaire
00:32:40le pouvoir
00:32:41de valider
00:32:42ou pas la candidature
00:32:43d'une personnalité politique
00:32:46à la présidence
00:32:46de la République
00:32:47acte 2
00:32:48l'ERN
00:32:49serait en train
00:32:50de prendre
00:32:50d'accepter
00:32:52d'intégrer l'idée
00:32:53que ça ne sera peut-être
00:32:54pas Marine Le Pen
00:32:54qui sera candidate
00:32:55elle l'a dit courageusement
00:32:56si je dois me sacrifier
00:32:59je dois me sacrifier
00:33:00mais l'ERN
00:33:01sera présent
00:33:02à l'élection présidentielle
00:33:03donc on ouvre la porte
00:33:04à ce que ce soit
00:33:05Jordan Bardella
00:33:07la situation est à peu près là
00:33:08ou non aujourd'hui ?
00:33:11Oui absolument
00:33:12c'est exactement ça
00:33:13c'est à dire que
00:33:14le plus vraisemblable
00:33:15c'est que Marine Le Pen
00:33:16sera
00:33:17invalidée
00:33:18incapable de se présenter
00:33:21parce que
00:33:22même s'il n'y a pas
00:33:23d'exécution provisoire
00:33:24la peine risque
00:33:27d'être de plus de 2 ans
00:33:28ce qui là
00:33:29l'empêcherait
00:33:30d'être véritablement
00:33:31candidate
00:33:31et donc de faire campagne
00:33:32il est possible
00:33:34Guillaume Bernard
00:33:35justement
00:33:36pardon je vous interrompe
00:33:37quel est le délai exact
00:33:38si on avait
00:33:39une justice
00:33:40très coquine
00:33:41qui donnerait
00:33:43une condamnation
00:33:44qui arriverait
00:33:45pile poil
00:33:45avec la date
00:33:46qui rendrait
00:33:46la candidature possible
00:33:47c'est 18 mois
00:33:4819 mois
00:33:49quelque chose comme ça ?
00:33:50Oui exactement
00:33:51c'est à dire qu'en fait
00:33:52il faut présenter
00:33:53sa candidature
00:33:54au conseil constitutionnel
00:33:56et les
00:33:57entre guillemets
00:33:57parrainages
00:33:58environ 3 mois
00:34:00avant
00:34:00l'élection
00:34:02donc effectivement
00:34:04si elle était condamnée
00:34:05à 2 ans
00:34:06ce serait jouable
00:34:07en revanche
00:34:08bon
00:34:09il est possible
00:34:10que les juges du fond
00:34:10décident de condamner
00:34:11à une peine inférieure
00:34:13de celle requise
00:34:14par le parquet
00:34:15mais cela dit
00:34:16de toute façon
00:34:17même si
00:34:18elle était condamnée
00:34:19à une peine
00:34:19qui lui permettrait
00:34:20quand même
00:34:20d'être candidate
00:34:21elle perdrait
00:34:23symboliquement
00:34:24le fait
00:34:24d'être
00:34:25la candidate
00:34:26d'un parti
00:34:26propre
00:34:27qui n'a pas
00:34:29traîné dans les affaires
00:34:30etc
00:34:30donc dans tous les cas
00:34:31ça l'indicaperait
00:34:32et j'ai plutôt
00:34:34le sentiment
00:34:35que le RN
00:34:35se prépare
00:34:36vraisemblablement
00:34:37à désigner
00:34:38un autre candidat
00:34:39qui lui
00:34:39alors pour le coup
00:34:40a un avantage
00:34:41c'est qu'il ne serait pas
00:34:42condamné
00:34:42mais qui a d'autres
00:34:43inconvénients
00:34:43on peut en parler
00:34:44si vous le voulez
00:34:45étant entendu
00:34:45Guillaume Bernard
00:34:46que le parquet
00:34:47dans la mesure
00:34:48où la peine
00:34:49serait inférieure
00:34:50à une inégibilité
00:34:51en 24 mois
00:34:52le parquet
00:34:53peut toujours
00:34:53se pouvoir
00:34:54en cassation
00:34:55ce qui fait
00:34:56que l'affaire
00:34:56n'est pas close
00:34:57et elle dit elle-même
00:34:57je serai
00:34:58encore judiciable
00:35:00candidate
00:35:00c'est ce qui rendrait
00:35:01la situation compliquée
00:35:02donc l'autre option
00:35:03c'est qu'elle déclare
00:35:04j'y vais pas
00:35:05qu'est-ce qui se passe ?
00:35:07qu'est-ce qui se passe ?
00:35:08il se passe
00:35:08qu'a priori
00:35:10dans un parti
00:35:10comme le RN
00:35:11il n'y aura pas
00:35:12de guerre
00:35:13même si
00:35:14peut-être
00:35:15que le RN
00:35:15pourrait avoir
00:35:17avantage
00:35:18à essayer
00:35:19d'empêcher
00:35:21des candidatures
00:35:22parasites
00:35:22venant de Marion Maréchal
00:35:25de Florian Philippot
00:35:26de Nicolas Dupont-Aignan
00:35:28pourquoi pas
00:35:29de Sarah Knaffot
00:35:30en organisant
00:35:31une primaire
00:35:31il est vraisemblable
00:35:32qu'il remporterait
00:35:33que son candidat
00:35:34remporterait la primaire
00:35:35mais ça n'est pas
00:35:36dans leur logiciel
00:35:37et donc
00:35:37le plus logique
00:35:39c'est que le président
00:35:40du parti
00:35:40deviendrait
00:35:41le candidat
00:35:42alors
00:35:42il a un avantage
00:35:44c'est que
00:35:44effectivement
00:35:46il est déjà
00:35:47aguerri
00:35:47aux élections
00:35:48on sait qu'il a mené
00:35:49la liste du RN
00:35:50à plusieurs reprises
00:35:51aux élections européennes
00:35:52mais il n'a pas
00:35:53l'expérience
00:35:54d'une campagne présidentielle
00:35:55que Marine Le Pen a
00:35:56et il faut bien le reconnaître
00:35:58faire 13 millions de voix
00:35:59comme l'a fait Marine Le Pen
00:36:01ça n'est pas donné
00:36:02à tout le monde
00:36:02l'inconvénient
00:36:04qu'a Jordan Bardella
00:36:05c'est très clair
00:36:05c'est que
00:36:06un
00:36:06et bien
00:36:07il ne fait peut-être pas
00:36:08autant l'unanimité
00:36:09au sein du RN
00:36:10que Marine Le Pen
00:36:12et d'autre part
00:36:13c'est un politicien
00:36:15professionnel
00:36:15c'est-à-dire qu'il n'a
00:36:16jamais fait que
00:36:17de la politique
00:36:19il n'exerce pas
00:36:20il n'a pas exercé
00:36:22de métier
00:36:22vis-à-vis d'une partie
00:36:24de l'électorat
00:36:25ça peut être
00:36:25quand même
00:36:26un obstacle
00:36:27je dis bien un métier
00:36:28je ne parle pas
00:36:29des diplômes
00:36:30parce qu'on a
00:36:31une catégorie de gens
00:36:32qui étaient très diplômés
00:36:34et qui ont mis la France
00:36:35dans un tel état
00:36:36qu'on peut se dire
00:36:38que les diplômes
00:36:39ne sont pas
00:36:39la garantie
00:36:40de l'efficacité
00:36:40mais en revanche
00:36:41le fait de n'avoir
00:36:42jamais exercé
00:36:43aucun métier
00:36:44boulanger
00:36:44ébéniste
00:36:47avocat
00:36:48médecin
00:36:49ça ça peut être
00:36:50pour un deuxième tour
00:36:51un obstacle
00:36:52effectivement
00:36:53je vous interromps
00:36:56deux secondes
00:36:56par rapport à votre remarque
00:36:57et celle que j'entends
00:36:58dans la rue
00:36:59pour l'instant
00:37:00on n'a élu
00:37:01que des gens
00:37:02élus compétents
00:37:02expérimentés
00:37:03qui ont fait leur preuve
00:37:04qu'on eu des responsabilités
00:37:05le résultat
00:37:06n'est pas aussi satisfaisant
00:37:08qu'on pourrait
00:37:08l'espérer
00:37:09ou le croire
00:37:10et si on essayait
00:37:11quelqu'un
00:37:11qui justement
00:37:12ne s'est jamais planté
00:37:13parce qu'il n'a pas eu
00:37:14à prouver
00:37:15des expériences
00:37:15ou des mandats
00:37:16ou des responsabilités
00:37:17qui finalement
00:37:18ne donnent pas plus
00:37:19de supériorité
00:37:19est-ce qu'avec sa virginité
00:37:21et sa fraîcheur
00:37:22il ne serait pas à même
00:37:23de prendre une forme
00:37:23de gouvernance
00:37:24qui serait meilleure
00:37:25que ce qu'on a connu
00:37:25jusqu'à présent ?
00:37:27En tout cas
00:37:27c'est très clairement
00:37:28une partie des raisons
00:37:30pour lesquelles
00:37:30l'électorat
00:37:32de manière générale
00:37:33vote terrain
00:37:34puisqu'il n'a jamais été
00:37:35à la tête du pays
00:37:36et de manière plus particulière
00:37:38pour Bardella
00:37:39parce qu'effectivement
00:37:39il apparaît
00:37:40comme étant neuf
00:37:40on peut avoir
00:37:41vous savez
00:37:42une présidentielle
00:37:42très intéressante
00:37:43avec un renouvellement
00:37:45du personnel politique
00:37:46et un renouvellement
00:37:47des générations
00:37:47avec des gens
00:37:48qui ont la trentaine
00:37:49que ce soit
00:37:50Attal, Knafo
00:37:52ou Bardella
00:37:52avec évidemment
00:37:53des profils
00:37:54très différents
00:37:54mais un renouvellement
00:37:56du personnel politique
00:37:57qui serait
00:37:58pour le coup
00:37:59assez intéressant
00:38:01parce qu'on aurait des gens
00:38:02qui n'auraient jamais été
00:38:04candidats jusqu'à présent
00:38:05à la présidentielle
00:38:06Tout à fait
00:38:06Autre scénario possible
00:38:07Guillaume Bernard
00:38:08Jordan Marnella
00:38:09est élu président
00:38:10de la République française
00:38:11la cinquième république
00:38:13continue
00:38:13il nomme un premier ministre
00:38:15un chef de gouvernement
00:38:16qui s'appelle
00:38:17Marine Le Pen
00:38:18nous savons
00:38:19que l'article 20
00:38:20de la constitution
00:38:21stipule que c'est le gouvernement
00:38:22qui détermine et conduit
00:38:23la politique de la nation
00:38:24Marine Le Pen
00:38:25à l'hôtel Matignon
00:38:26avec un Jordan Marnella
00:38:28qui annonce le jour
00:38:28de sa nomination
00:38:29je confie au premier ministre
00:38:31le soin de déterminer
00:38:32la politique
00:38:33et de conduire
00:38:34la politique de la nation
00:38:35et le pouvoir exécutif
00:38:36est à Matignon
00:38:37Jordan Marnella
00:38:38disant
00:38:38mais moi je fais
00:38:39tout simplement
00:38:39comme la cinquième
00:38:40j'arbitre
00:38:40mais la politique
00:38:42de la France
00:38:42est conduite
00:38:43par madame Marine Le Pen
00:38:43à l'hôtel Matignon
00:38:44est-ce que c'est un scénario
00:38:45envisageable ?
00:38:47Alors
00:38:47sur le papier
00:38:48oui
00:38:49dans la réalité
00:38:50on sait bien
00:38:51que c'est quand même
00:38:52à l'Elysée
00:38:52que sont prises
00:38:53les principales décisions
00:38:55c'est l'article 5
00:38:57de la constitution
00:38:57c'est d'ailleurs le chef de l'Etat
00:38:59qui assure la continuité de l'Etat
00:39:01l'intégrité du territoire
00:39:04et donc
00:39:04on dit
00:39:05s'ils s'entendent bien
00:39:06s'ils font un duo
00:39:08s'ils font un ticket
00:39:09ça va bien se passer
00:39:10pourquoi vous êtes inquiet ?
00:39:12Oui
00:39:12mais cela étant dit
00:39:13il y a quand même une hiérarchie
00:39:14il y a un chef de l'Etat
00:39:15et un chef du gouvernement
00:39:17et dans la cinquième
00:39:18c'est le chef de l'Etat
00:39:19qui domine
00:39:19après
00:39:20évidemment
00:39:22ça se traduit par exemple
00:39:23par le fait
00:39:23que c'est le chef de l'Etat
00:39:25qui nomme les ministres
00:39:26certes en accord
00:39:27et en concertation
00:39:28avec le Premier ministre
00:39:29c'est quand même le chef de l'Etat
00:39:30disons que
00:39:31le scénario
00:39:32Je ne suis pas inquiet
00:39:33sur le
00:39:33Guillaume Bernard
00:39:34on n'est pas inquiet
00:39:35sur l'accord
00:39:36qu'il peut y avoir
00:39:37entre Marine Le Pen
00:39:38et Jordan de Mardella
00:39:38dans la composition du gouvernement
00:39:40Normalement
00:39:42normalement non
00:39:43et j'espère pour eux
00:39:44qu'effectivement
00:39:45ils ne vont pas se diviser
00:39:46à peine arriver au pouvoir
00:39:48parce que alors là
00:39:48pour le coup
00:39:49c'est les français
00:39:50qui seraient vers de rage
00:39:51Si tant est Guillaume Bernard
00:39:53qu'ils aient une majorité cohérente
00:39:54à l'Assemblée Nationale
00:39:55qui est la deuxième étape
00:39:56Exactement
00:39:57et j'allais y arriver
00:39:58c'est que tout dépend
00:39:59effectivement
00:40:00de leur capacité
00:40:01à avoir une majorité
00:40:02et une majorité stable
00:40:03et c'est d'ailleurs pour cela
00:40:04que je suis assez étonné
00:40:06du discours lancinant
00:40:08qui consiste à attaquer
00:40:09systématiquement
00:40:10la procédure
00:40:11de l'article 49
00:40:12alinéa 3
00:40:12parce que
00:40:13c'est quand même
00:40:13ce qui permet
00:40:14à un gouvernement
00:40:15qui n'aurait pas
00:40:16de majorité absolue
00:40:17de tout de même
00:40:18je dirais
00:40:19juguler des oppositions
00:40:20qui sont en fait
00:40:22quand même minoritaires
00:40:24La preuve
00:40:24ils y sont venus
00:40:25ils ont pris le médicament
00:40:26je ne prendrai pas le médicament
00:40:27il l'a pris
00:40:28parce que sans ça
00:40:28il n'y avait pas de solution
00:40:29Exactement
00:40:30Pour autant
00:40:32Guillaume Bernard
00:40:33il y a ce doute
00:40:35au sommet
00:40:36du Ration National
00:40:37qui sera candidat
00:40:38est-ce que la justice
00:40:39va permettre ou pas
00:40:40Marine Le Pen
00:40:41d'y aller
00:40:41est-ce que
00:40:42la détermination
00:40:43j'allais dire
00:40:44du peuple français
00:40:45de la société française
00:40:46à un changement
00:40:47un bouleversement
00:40:48vu la situation
00:40:49l'exaspération des français
00:40:50cette ingouvernabilité
00:40:52de l'Assemblée Nationale
00:40:52consécutive
00:40:53à la dissolution
00:40:54est-ce que la force
00:40:55de changement
00:40:56la détermination
00:40:57de bousculer tout ça
00:40:58n'est pas plus forte
00:40:58que de savoir
00:40:59si ça sera Marine Le Pen
00:41:00ou Vendant de Bardella
00:41:00Ah oui bien sûr
00:41:02ça vous avez parfaitement raison
00:41:04c'est-à-dire que là
00:41:05le principal danger
00:41:07pour le RN
00:41:07c'est
00:41:08est-ce qu'il ne risque pas
00:41:09s'il arrive au pouvoir
00:41:10de décevoir
00:41:12de décevoir
00:41:13pour deux raisons
00:41:13un parce qu'il n'arriverait
00:41:15peut-être pas
00:41:15à mettre en oeuvre
00:41:16son programme
00:41:17et deux
00:41:17on y pense moins
00:41:19mais c'est important
00:41:20toutes les idées
00:41:21que les électeurs
00:41:22projettent sur le RN
00:41:24et qui ne sont pas
00:41:25forcément celles du RN
00:41:26et donc
00:41:26la distorsion
00:41:27entre ce que l'on escompte
00:41:29ce que l'on promet
00:41:30et ce qui se fait réellement
00:41:32là effectivement
00:41:33ça risque d'être un problème
00:41:34et vous savez
00:41:35on peut avoir un scénario
00:41:36l'italienne
00:41:39le scénario
00:41:40vous savez
00:41:40Salvini
00:41:41qui gouverne
00:41:43qui fait des concessions
00:41:44qui ne satisfaitait pas
00:41:46autant que cela
00:41:47et qui dominait
00:41:49je dirais
00:41:49le camp national
00:41:50et puis
00:41:51les fratellis d'Italia
00:41:52avec Mélanie
00:41:52qui était très en recul
00:41:54et puis au final
00:41:55c'est Mélanie
00:41:56qui a siphonné
00:41:57la Ligue
00:41:58et je pense
00:41:59que ça fait partie
00:41:59du scénario
00:42:00qu'en vitage
00:42:01Zemmour et Knafow
00:42:02en espérant
00:42:03effectivement
00:42:04que le RN
00:42:05n'arrive pas forcément
00:42:06ou à ses fins
00:42:07ou à gouverner
00:42:08en tout cas
00:42:08il est clair
00:42:09qu'il y a
00:42:10pour la présidentielle
00:42:12et les législatives
00:42:13de 2027
00:42:14un enjeu énorme
00:42:15de est-ce que les français
00:42:16continuent à avoir
00:42:18un petit espoir
00:42:18dans la politique
00:42:19ou est-ce que
00:42:20définitivement
00:42:21rien ne va
00:42:22et que là
00:42:23un mouvement du type
00:42:25gilet jaune
00:42:25puissance 10
00:42:26pourrait se mettre en branle
00:42:27Guillaume Bernard
00:42:28une minute de politique fiction
00:42:29imaginons qu'à
00:42:30demi-point près
00:42:31Jordan Berdella
00:42:32ne sera que troisième
00:42:33que quelqu'un lui passe devant
00:42:35qui
00:42:36quel scénario
00:42:37c'est impensable
00:42:38parce que là
00:42:39il y a des gens
00:42:39qui me disent
00:42:40finalement à cause de ça
00:42:41Hollande reste d'être élue
00:42:42risque d'être élue
00:42:43président de la république française
00:42:44voilà
00:42:44quel est le candidat
00:42:45qui passerait devant
00:42:46Bardella
00:42:46à droite
00:42:47ou à gauche
00:42:48face à qui
00:42:49face à Edouard Philippe
00:42:50face à Gabriel Attal
00:42:51face à Jean-Luc Mélenchon
00:42:52scénario impensable
00:42:53pour l'instant
00:42:54l'option
00:42:54rassemblement national
00:42:55reste la plus plausible
00:42:56vous êtes d'accord
00:42:57absolument
00:42:58ne serait-ce que parce que
00:43:00c'est le camp politique
00:43:01qui a
00:43:02malgré
00:43:03je dirais
00:43:04quelques incohérences
00:43:05doctrinales
00:43:06ou programmatiques
00:43:07c'est celui
00:43:07qui est le plus uni
00:43:08ne serait-ce que tout simplement
00:43:09parce qu'il n'a
00:43:10jusqu'à présent
00:43:11pas exercé le pouvoir
00:43:12au niveau national
00:43:13et que donc
00:43:14ils ne vont pas se désunir
00:43:15avant d'y arriver
00:43:16merci Guillaume Bernard
00:43:17pour cet éclairage
00:43:18on n'y voit plus clair
00:43:19rien n'est joué
00:43:20et nous aurons certainement
00:43:22l'occasion de faire appel
00:43:23à votre connaissance
00:43:24et votre perspicacité
00:43:25pour décrypter
00:43:26cet instant
00:43:27de la politique française
00:43:28à bientôt
00:43:28merci
00:43:28et vous restez avec nous
00:43:30surtout parce que
00:43:31très important
00:43:32je reçois
00:43:33c'est rare que je donne
00:43:35le nom de l'auteur d'abord
00:43:36je reçois
00:43:36Julien Denormandie
00:43:37Julien Denormandie
00:43:38ancien ministre de l'agriculture
00:43:39qui lance un cri d'alarme
00:43:41à travers un livre
00:43:42qui s'appelle
00:43:42le chant du sol
00:43:43un cri d'alarme
00:43:44l'humanité va disparaître
00:43:45si on ne fait pas attention
00:43:46à notre sol
00:43:46Julien Denormandie
00:43:48ça a été un excellent
00:43:49ministre de l'agriculture
00:43:50c'est un de ceux
00:43:51qui ont conçu le rêve
00:43:52En Marche en 2017
00:43:53il est un des auteurs
00:43:55de la victoire
00:43:55d'Emmanuel Macron
00:43:56il a pris du recul depuis
00:43:57il a été pressenti
00:43:59trois fois
00:43:59pour diriger le gouvernement
00:44:00de la république française
00:44:01et aujourd'hui
00:44:02il a décidé
00:44:03de consacrer sa vie
00:44:04son engagement
00:44:05à la défense du sol
00:44:06de la nature
00:44:06et de l'environnement
00:44:07je le reçois
00:44:08vous restez avec nous
00:44:09vous appelez Emmanuel Galasso
00:44:10au 0 826 300 300
00:44:12je suis convaincu
00:44:13que vous avez
00:44:13des dizaines de questions
00:44:14pertinentes
00:44:15et courageuses
00:44:16à poser
00:44:17à Julien Denormand
00:44:17Vous êtes bien
00:44:26sur Sud Radio
00:44:27en ce jeudi
00:44:285 février
00:44:29de l'an de grâce
00:44:302026
00:44:31et je reçois
00:44:32quelqu'un
00:44:32qui est important
00:44:34important pour moi
00:44:34d'abord
00:44:35parce que
00:44:35avec Julien Denormandie
00:44:37nous partageons
00:44:37des valeurs
00:44:38sur les enjeux
00:44:38agricoles et alimentaires
00:44:39il a été ministre
00:44:41de l'agriculture
00:44:42d'Emmanuel Macron
00:44:43un ministre de l'agriculture
00:44:44qui s'est distingué
00:44:45par rapport à d'autres
00:44:46avec Stéphane Le Folle
00:44:47je cite ces deux-là
00:44:47parce qu'ils ont fait
00:44:49bouger les lignes
00:44:49notamment au rapport
00:44:51avec le syndicat majoritaire
00:44:53en apportant des idées
00:44:54et en prenant conscience
00:44:55que l'enjeu agricole
00:44:56était un enjeu politique
00:44:57majeur
00:44:58Stéphane Le Folle
00:44:59et Julien Denormandie
00:45:01sont des ingénieurs
00:45:03agronomes
00:45:03ce sont des gens
00:45:04qui ont la compétence
00:45:04des gens du métier
00:45:05donc Julien Denormandie
00:45:06a été ministre de l'agriculture
00:45:07il aurait pu poursuivre
00:45:08sa mission au gouvernement
00:45:09il a préféré se dédier
00:45:11à une autre cause
00:45:12d'abord à sa famille
00:45:13le courage d'un homme politique
00:45:14à qui on proposait
00:45:15des postes très importants
00:45:17la famille d'abord
00:45:17son épouse Cécile
00:45:18ses enfants
00:45:19et surtout la cause
00:45:20de l'environnement en général
00:45:22Julien Denormandie
00:45:23est persuadé
00:45:24qu'il n'y aura pas d'avenir
00:45:25sur cette planète
00:45:26et pas d'avenir politique
00:45:27si on n'intègre pas
00:45:28le phénomène environnemental
00:45:29écologique
00:45:30si vous voulez
00:45:30donc la préservation de la nature
00:45:32dans tous les enjeux politiques
00:45:34je l'ai dit tout à l'heure
00:45:35on n'ira pas sur cette terrain-là
00:45:37Julien Denormandie
00:45:38a été pressenti
00:45:38trois fois
00:45:39pour occuper
00:45:40le poste de chef
00:45:41du gouvernement
00:45:42de la République française
00:45:43et puis finalement
00:45:44il a opté pour autre chose
00:45:46et aujourd'hui
00:45:46on a ce document précieux
00:45:48le champ du sol
00:45:49c'est un traité politique
00:45:51c'est un projet révolutionnaire
00:45:53c'est pas le petit livre rouge
00:45:54sous forme de contes
00:45:55charmants
00:45:56accessibles à tout le monde
00:45:57un bonheur à les lire
00:45:58je l'ai lu hier
00:45:59en une après-midi
00:46:00où Julien Denormandie
00:46:01avec la préface
00:46:03d'Éric Orsena
00:46:03avec lequel il a
00:46:04écrit un précédent livre
00:46:06comment nourrir
00:46:07sans détruire la planète
00:46:08explique que
00:46:10si on ne prend pas
00:46:11d'urgence
00:46:11ou soin
00:46:12de notre sol
00:46:13vous savez
00:46:13ce plateau
00:46:15sur lequel on met
00:46:15nos pieds sur terre
00:46:16et qui présente
00:46:16l'humanité risque
00:46:18de courir
00:46:18à sa perte
00:46:19Julien Denormandie
00:46:21merci d'être aujourd'hui
00:46:21sur Sud Radio
00:46:22est-ce que l'enjeu
00:46:23est aussi grave que ça ?
00:46:25d'abord merci beaucoup
00:46:26à vous Perico
00:46:26pour votre invitation
00:46:27merci beaucoup aussi
00:46:29de consacrer du temps
00:46:30à ce sujet
00:46:31si important
00:46:32qui est le sol
00:46:33moi je suis ingénieur agronome
00:46:36vous l'avez dit
00:46:37et depuis tout petit
00:46:38j'ai été passionné
00:46:40par les forêts
00:46:41par le sol
00:46:42et je suis persuadé
00:46:43que le sol
00:46:45ça fait partie
00:46:45de ces personnages
00:46:46qui dans notre vie
00:46:48de tous les jours
00:46:48on les côtoie
00:46:49mais en fait
00:46:50on ne les connait pas
00:46:51on pense les aimer
00:46:53mais en fait
00:46:53probablement
00:46:54sans aucune considération
00:46:55on pense savoir
00:46:57qui ils sont
00:46:58mais en fait
00:46:59on ne les connait pas vraiment
00:47:01et j'avais
00:47:02cette volonté
00:47:04de pouvoir
00:47:04offrir une sorte
00:47:06de rencontre
00:47:06de rencontre
00:47:07avec ce personnage
00:47:09d'essayer de montrer
00:47:10à travers la littérature
00:47:11ce pourquoi
00:47:13il m'importe
00:47:14et ce pourquoi
00:47:15il est important
00:47:16à mes yeux
00:47:16ce qu'il nous
00:47:18permet d'avoir
00:47:19ce qu'il nous permet
00:47:20d'éviter aussi
00:47:21et peut-être
00:47:22ces leçons
00:47:22qu'il nous enseigne
00:47:25et que nous n'écoutons
00:47:27pas forcément
00:47:28alors qu'il serait
00:47:29de bon ton
00:47:30de le faire
00:47:31je vous donne juste
00:47:31un exemple
00:47:32songez
00:47:33tout ce que le sol
00:47:35a enfoui
00:47:36au fil
00:47:37des millénaires
00:47:38l'homme n'a eu cesse
00:47:40d'essayer
00:47:40d'aller le chercher
00:47:41je pense au pétrole
00:47:43je pense à certains
00:47:44métaux
00:47:45vous lui dites
00:47:46que c'est un trésor
00:47:46en fait
00:47:47c'est un trésor
00:47:47qu'on a sous nos pieds
00:47:48et en fait
00:47:49ce sol
00:47:50nous a donné
00:47:51des signes
00:47:52il nous a dit
00:47:52moi j'ai enfoui
00:47:53un certain nombre
00:47:53de choses
00:47:54il y a d'autres choses
00:47:55qui en revanche
00:47:56je vous les régurgite
00:47:59je vous les offre
00:48:00comme l'eau
00:48:01et peut-être
00:48:03que ce qu'il a enfoui
00:48:04derrière ce message
00:48:06évidemment poétique
00:48:08et je veux
00:48:09aucun comportement
00:48:11nié
00:48:11derrière tout ça
00:48:12mais peut-être
00:48:13que derrière
00:48:13ces messages
00:48:14il y a
00:48:15des vraies
00:48:17volontés de vie
00:48:19ou en tout cas
00:48:20des leçons
00:48:21qu'il nous faut
00:48:22retenir
00:48:23est-ce que
00:48:24la maxime
00:48:25qui veut
00:48:26voyager loin
00:48:27mais nage sa monture
00:48:28est à appliquer
00:48:29l'humanité
00:48:29habite cette planète
00:48:30le sol
00:48:31c'est l'essentiel
00:48:32de la ressource
00:48:33parce que même
00:48:33l'eau dépend du sol
00:48:34l'air c'est autre chose
00:48:36l'eau
00:48:36le sol
00:48:37si on ne prend pas soin
00:48:40à ce que
00:48:41comme vous dites
00:48:41cette richesse
00:48:42le don du sol
00:48:44qu'il nous donne
00:48:44on va puiser
00:48:45si on lui demande
00:48:47plus qu'il ne peut
00:48:48nous donner
00:48:49si on va trop loin
00:48:50dans l'extraction
00:48:51de ces richesses
00:48:52ça met
00:48:53non seulement
00:48:55nos sociétés
00:48:55mais peut-être
00:48:56l'humanité tout entière
00:48:57en péril
00:48:57à un moment donné
00:48:58il y aura un seuil franchi
00:48:59qui sera irréversible
00:49:00il y a un point
00:49:01qu'on ignore
00:49:02ou en tout cas
00:49:03qu'on ne sait pas
00:49:04c'est qu'en fait
00:49:05sans le sol
00:49:06il n'y aurait pas
00:49:07de rivière
00:49:07le sol
00:49:08c'est un vieux personnage
00:49:09il a 470 millions d'années
00:49:11il s'est constitué
00:49:13lorsque la vie
00:49:14est sortie
00:49:15de l'océan
00:49:16est venue
00:49:18sur la roche-mer
00:49:19à l'époque
00:49:20la planète Terre
00:49:21n'était qu'un amas
00:49:22de cailloux
00:49:23de roches primitives
00:49:24entourées de mer
00:49:26et cette vie
00:49:27est apparue
00:49:27sortie de l'eau
00:49:28pour aller
00:49:29sur cette roche-mer
00:49:30et de là
00:49:30à commencer
00:49:31par des phénomènes
00:49:33biologiques
00:49:33à créer
00:49:34ce qui va devenir
00:49:36ensuite l'humus
00:49:36donc cette terre
00:49:37le sol
00:49:38est devenu terre
00:49:38Julien Normandie
00:49:39c'est quoi ?
00:49:39c'est un amas d'algues
00:49:40de matières organiques
00:49:43de minéraux
00:49:44qui ont fait les continents
00:49:45qui ont fait les continents
00:49:46et qui ont fait cette couche
00:49:47au-dessus de la roche primitive
00:49:49en venant aussi dégrader
00:49:51cette roche primitive
00:49:52et c'est cette couche
00:49:53cette terre
00:49:53ce sol
00:49:54qui permet aujourd'hui
00:49:55d'avoir des rivières
00:49:56s'il n'y avait pas de sol
00:49:58s'il n'y avait que cette roche
00:49:59lorsqu'il pleut
00:50:01l'eau dans ce cas-là
00:50:03ruisselle
00:50:04et jamais il n'y aurait
00:50:05de rivière
00:50:06on parle bien
00:50:06du lit
00:50:07d'une rivière
00:50:08en fait ce lit
00:50:08n'est que le sol
00:50:09qui accueille cette rivière
00:50:11on parle de source
00:50:12parce que l'eau
00:50:12ressort du sol
00:50:14et donc en fait
00:50:15ce sol
00:50:16s'il n'était pas là
00:50:17il n'y aurait pas de rivière
00:50:19s'il n'était pas là
00:50:20si ceux qui vivent
00:50:23qui habitent ce sol
00:50:24n'étaient pas là
00:50:25et ne fonctionneraient pas
00:50:26songez qu'il y aurait
00:50:28des amas de feuilles
00:50:29jusqu'à l'horizon
00:50:30ce sont les habitants du sol
00:50:32c'est le sol
00:50:33qui vient dégrader
00:50:34ces feuilles mortes
00:50:36et qui transforme
00:50:37cette mort automnale
00:50:38en vie printanière
00:50:40et ceci
00:50:42peut être décliné
00:50:44dans plein d'autres catégories
00:50:45on parle beaucoup
00:50:46du changement climatique
00:50:47aujourd'hui
00:50:47mais qui sait que
00:50:49il y a deux fois plus
00:50:50de carbone enfoui dans le sol
00:50:51qu'il n'y en a
00:50:52dans l'atmosphère
00:50:53deux fois plus
00:50:54grâce justement
00:50:55à cette captation
00:50:56par les artisans
00:50:58ces travailleurs du sol
00:51:01qui viennent
00:51:02capter ce carbone
00:51:03et qui viennent garder
00:51:04ce carbone
00:51:05dans le sol
00:51:06bref
00:51:06ce sol
00:51:06c'est un ami précieux
00:51:08et si on n'en prend pas soin
00:51:10et bien
00:51:11on va
00:51:13effectivement
00:51:14vers des situations
00:51:15encore plus difficiles
00:51:16que celles que nous connaissons
00:51:17aujourd'hui
00:51:17en début d'ouvrage
00:51:18en début de
00:51:19le champ du sol
00:51:20je vais vous demander tout à l'heure
00:51:21de décrypter
00:51:21pourquoi le champ du sol
00:51:22parce qu'on comprend que le sol parle
00:51:24il s'exprime
00:51:24il chante
00:51:25il pleure quelquefois
00:51:26et même il fait la grève
00:51:27on va rentrer dans le vif du sujet
00:51:28vous mettez en début d'ouvrage
00:51:31la citation du président Franklin Delaney Roosevelt
00:51:33en 1937
00:51:34une nation qui détruit ses sols
00:51:36se détruit elle-même
00:51:38rappelez-nous juste l'incident
00:51:39qui a fait dire ça
00:51:41au président Roosevelt
00:51:42les Etats-Unis avaient
00:51:43dans le Middle West
00:51:44des grandes cultures
00:51:45on ne cessait de labourer
00:51:47de labourer
00:51:47de labourer
00:51:47on transforme la terre en poussière
00:51:50et puis tout d'un coup
00:51:50tout disparaît
00:51:51qu'est-ce qui s'est passé en 1932 ?
00:51:52c'est un phénomène
00:51:52qu'on appelle le dust ball
00:51:53en anglais
00:51:55en fait le sol déteste être nu
00:51:57et lorsque le sol
00:51:59est dénudé
00:52:01lorsque on fait
00:52:02une monoculture
00:52:03suivie
00:52:05de périodes
00:52:07où on fait
00:52:08un labour intensif
00:52:09et on appauvrit
00:52:11le sol
00:52:11sans redonner au sol
00:52:13ce qu'il a pu donner
00:52:14aux cultures précédentes
00:52:15à ce moment-là
00:52:16on a un sol
00:52:17qui s'appauvrit
00:52:19qui s'assèche
00:52:20et en fait
00:52:20c'est tous les cycles naturels
00:52:22qui disparaissent
00:52:23et dans ce cycle naturel
00:52:25il y a le cycle de l'eau
00:52:26ce qui fait que le sol
00:52:27devient de plus en plus
00:52:28poussière
00:52:29ce qui fait qu'il y a
00:52:30de moins en moins
00:52:31de végétaux
00:52:32qui par un phénomène
00:52:33multiple
00:52:34dont un qui s'appelle
00:52:35la gutation
00:52:36qui est l'évapotranspiration
00:52:38bref ce sol
00:52:39ne redonne pas de l'eau
00:52:40à de l'atmosphère
00:52:40là on sent un ingénieur agronome
00:52:42qui parle
00:52:42il y a moins d'eau
00:52:43dans les nuages
00:52:45il y a moins de pluie
00:52:45qui retombe
00:52:46et vous voyez là
00:52:47le cercle vicieux
00:52:48et en fait
00:52:49évidemment
00:52:50cet ouvrage
00:52:51c'est un conte
00:52:52ce champ du sol
00:52:54n'est pas du tout
00:52:55un essai agronomique
00:52:56c'est vraiment
00:52:57un conte
00:52:58de littérature
00:53:00je le confirme
00:53:00c'est pas un traité scientifique
00:53:02je ne dis pas rasoir
00:53:04c'est un récit
00:53:04merveilleux
00:53:05avec des éléments
00:53:06de votre vie personnelle
00:53:07de votre enfance
00:53:08vous mettez en scène
00:53:09cet enjeu
00:53:10avec de façon poétique
00:53:12alors vous avez des talents
00:53:13littéraires
00:53:13que je ne soupçonnais pas
00:53:14qui sont indéniables
00:53:15et Eric Orsena
00:53:16votre compère
00:53:17est complice
00:53:18c'est pour ça
00:53:18qu'il vous soutient
00:53:19parce que vous êtes
00:53:20un vrai écrivain
00:53:20et le message
00:53:21que vous envoyez
00:53:22malgré tout
00:53:22est très fort
00:53:24Julien Denormandie
00:53:25on va rentrer
00:53:26dans le vif du sujet
00:53:28un dernier mot
00:53:29est-ce que nous avons
00:53:30les moyens
00:53:31aujourd'hui
00:53:32de tenir compte
00:53:34de vos enseignements
00:53:35est-ce qu'aujourd'hui
00:53:36on peut encore
00:53:37prendre les mesures
00:53:38pour faire en sorte
00:53:39que notre sol
00:53:39continue à nous rendre heureux
00:53:41à nous nourrir
00:53:42à nous protéger
00:53:43je pense
00:53:43alors moi je suis un éternel
00:53:44optimiste
00:53:45je pense
00:53:47je pense que d'abord
00:53:48il y a une considération
00:53:49ça parlera à ceux
00:53:51qui nous écoutent
00:53:51mais regardez
00:53:52ceux qui sont en voiture
00:53:53en ce moment
00:53:54et qui sont sur Waze
00:53:55par exemple
00:53:56regardez la couleur du sol
00:53:57qui est indiquée
00:53:58sur l'application
00:53:59pour les plus anciens
00:54:01d'entre nous
00:54:01regardez les cartes Michelin
00:54:03dans la boîte à gants
00:54:03de la voiture
00:54:04à chaque fois
00:54:05le sol est blanc
00:54:06neutre
00:54:06neutre
00:54:07blanc la couleur du vide
00:54:08le sol
00:54:10c'est 60%
00:54:12des espèces
00:54:13vivantes connues
00:54:14sur terre
00:54:15sont dans le sol
00:54:15dans une cuillère à soupe
00:54:17je dis bien
00:54:18une cuillère à soupe
00:54:19de sol
00:54:19de terre on va dire
00:54:20de terre
00:54:21prenez la terre
00:54:21de votre jardin
00:54:22vous prenez
00:54:23une cuillère à soupe
00:54:24dans cette cuillère à soupe
00:54:25il y a plus d'êtres vivants
00:54:27en nombre
00:54:28qu'il n'y a d'humains
00:54:29sur la terre
00:54:29pour vous donner là
00:54:30la puissance
00:54:32de la vie
00:54:32de ce sol
00:54:33et en fait
00:54:34depuis tout petit
00:54:35on nous présente
00:54:36le sol
00:54:37comme un personnage
00:54:38neutre
00:54:38inerte
00:54:39qui n'est pas vivant
00:54:40le sol
00:54:41c'est vivant
00:54:42vous avez en tête
00:54:44cette odeur du sol
00:54:45qui d'ailleurs
00:54:47a un mot magnifique
00:54:48qui s'appelle
00:54:48le pétricor
00:54:49qui veut dire
00:54:50étymologiquement
00:54:51le sang
00:54:52des dieux
00:54:53qui coule dans les pierres
00:54:54quelle image
00:54:54et ce pétricor
00:54:56c'est l'odeur du sol
00:54:58quand vous vous baladez
00:54:59en forêt
00:54:59un matin
00:55:00après une averse
00:55:01quand il a fait un peu chaud
00:55:02on est saisi
00:55:03par cette odeur
00:55:04et en fait
00:55:05cette odeur
00:55:06elle est liée à quoi ?
00:55:07elle est liée à des êtres
00:55:08en l'occurrence
00:55:08des bactéries
00:55:09qui sont dans le sol
00:55:10qui sont actives
00:55:11et qui dégagent des odeurs
00:55:13au contact de l'eau
00:55:14mais tout ça
00:55:14c'est magnifique
00:55:15donc oui
00:55:15moi je suis optimiste
00:55:17il faut en revanche
00:55:18considérer que ce personnage
00:55:20cet ami
00:55:20il faut en prendre soin
00:55:23il faut le considérer
00:55:25tel qu'il est
00:55:25c'est-à-dire
00:55:26un être vivant
00:55:27et un écosystème vivant
00:55:29dirait les biologistes
00:55:30et donc
00:55:31par cet ouvrage
00:55:32j'ai essayé
00:55:33de faire
00:55:34cette rencontre
00:55:35je me suis beaucoup inspiré
00:55:37parce que pour moi
00:55:38c'est un modèle
00:55:39immense
00:55:40l'homme qui plantait
00:55:43des arbres
00:55:44de Jean Jionneau
00:55:45qui est probablement
00:55:46l'un des plus
00:55:46bels ouvrages
00:55:48conte environnemental
00:55:49du siècle dernier
00:55:52écrit en 1953
00:55:53l'homme qui plantait
00:55:54des arbres
00:55:54et vraiment
00:55:56autour de l'arbre
00:55:58dans cet ouvrage
00:55:59de Jean Jionneau
00:56:00je me suis dit
00:56:00qu'il y avait peut-être
00:56:01quelque chose à faire
00:56:02sur le sol
00:56:03on va continuer à pétricorer
00:56:04avec vous
00:56:04donc on va faire le culte
00:56:06du sang
00:56:06du sang des dieux
00:56:07vous nous appelez
00:56:08au 08126 300 300
00:56:11Emmanuel Galasso
00:56:12attend votre appel
00:56:12j'ai en face de moi
00:56:13Julien Denormandie
00:56:15c'est pas facile de l'avoir
00:56:16il est très
00:56:17il se réserve beaucoup
00:56:18il ne parle pas inconsidérément
00:56:20et vous pourrez lui poser
00:56:21des questions
00:56:21sur l'avenir de la planète
00:56:22sur le sol
00:56:23sur la nature
00:56:23tout ce qui est l'écologie
00:56:25alors l'écologie idéologique
00:56:27l'écologie punitive
00:56:28la bonne écologie
00:56:28la préservation
00:56:30de notre bonne vieille terre
00:56:31la mer
00:56:32comme disait le général de Gaulle
00:56:33dans son discours de Bailleux
00:56:34notre bonne vieille terre
00:56:35la mer à qui nous devons
00:56:36toute notre vie
00:56:37et notre espoir
00:56:37à tout de suite
00:56:38sur Sud Radio
00:56:38midi 14h
00:56:41Sud Radio
00:56:42la France dans tous ses états
00:56:45et oui
00:56:45je suis en face à face
00:56:47cordial
00:56:47on échange
00:56:49à bâton fleuri
00:56:50à bâton
00:56:52à bâton terrestre
00:56:53avec Julien Denormandie
00:56:53auteur
00:56:54le chant du sol
00:56:55préfacé par Eric Orsena
00:56:57aux éditions du Seuil
00:57:00qui sort demain
00:57:00merci Julien Denormandie
00:57:02d'être venu sur Sud Radio
00:57:03présenté en primeur
00:57:04c'est le premier média
00:57:06sur lequel vous intervenez
00:57:08pour expliquer
00:57:09cette mission
00:57:10parce qu'il y a un sacerdoce
00:57:11dans votre livre
00:57:12ce conte
00:57:13donc c'est un conte
00:57:14un récit
00:57:15tout le monde peut le lire
00:57:16y compris les enfants
00:57:17et les grands scientifiques
00:57:19s'y retrouveront aussi
00:57:20parce que
00:57:20les termes sont d'une telle précision
00:57:22les enjeux sont parfaitement décryptés
00:57:24le message passe
00:57:26avec un avertissement
00:57:27on sort pas forcément rassuré
00:57:29parce que c'est pas violent
00:57:30mais on comprend bien
00:57:31que si on réagit pas tout de suite
00:57:32Dieu sait
00:57:33s'il y a des sujets
00:57:33de préoccupation
00:57:34sur cette planète
00:57:35aujourd'hui
00:57:36là monsieur le ministre
00:57:37vous mettez le doigt
00:57:38sur ce qu'il y a de plus crucial
00:57:39surtout en France
00:57:40où la terre est importante
00:57:41la terre de France
00:57:43la terre d'Europe
00:57:43la terre du monde
00:57:44préservons-la
00:57:46comme notre
00:57:46on parle de la patrie
00:57:48la matrie
00:57:50et là on pourrait dire
00:57:51la solerie
00:57:52la terrerie
00:57:52c'est le socle
00:57:53de notre civilisation
00:57:54la première phrase
00:57:56alors c'est le
00:57:57c'est le gimmick
00:57:58c'est le gimmick
00:57:59de l'ouvrage
00:57:59le bruit
00:58:01commença
00:58:02un matin
00:58:03et en fait
00:58:03vous expliquez
00:58:04que le sol
00:58:05se met en grève
00:58:06mais comme un mouvement social
00:58:08il en a ras-le-bol
00:58:09qu'on l'exploite
00:58:10qu'on le traite mal
00:58:10il fait la gueule
00:58:12il pousse un coup de gueule
00:58:13et il se met en grève
00:58:14dites-nous en plus
00:58:14un petit peu
00:58:15sur ce bruit
00:58:16qui commença un matin
00:58:17en fait pour
00:58:18pour parler de ce personnage
00:58:21donc qui me tient
00:58:21si profondément
00:58:24à coeur
00:58:25je me suis posé
00:58:26la question
00:58:26fallait-il faire
00:58:28un essai
00:58:29c'est-à-dire
00:58:30expliquer
00:58:31un traité classique
00:58:32de démonstration
00:58:33exactement
00:58:33expliquer en quoi
00:58:34le sol
00:58:34à mes yeux
00:58:36est important
00:58:37qu'est-ce qu'il nous apporte
00:58:38quels sont les enjeux actuels
00:58:39et qu'est-ce qu'il va se passer
00:58:41si nous ne réagissons pas
00:58:42et puis je me suis dit
00:58:44en fait
00:58:44c'est probablement
00:58:46pas la bonne manière
00:58:46mon objectif
00:58:48était d'avoir
00:58:49une représentation
00:58:49poétique
00:58:50de ce personnage
00:58:51une représentation
00:58:52à la fois poétique
00:58:53c'est-à-dire
00:58:55un conte
00:58:55avec beaucoup
00:58:57d'enseignements
00:58:57je crois
00:58:58dedans
00:58:59mais c'est
00:59:00si un conte
00:59:01ne relate pas
00:59:02une histoire vraie
00:59:03à l'évidence
00:59:03il peut en revanche
00:59:05ne reposer
00:59:07que sur des faits réels
00:59:08et c'est
00:59:10cet ouvrage
00:59:10qui ne repose
00:59:11que sur des faits réels
00:59:12mais
00:59:13évidemment
00:59:14comme c'est un conte
00:59:15il fallait
00:59:16épaissir le trait
00:59:18et je me suis dit
00:59:19peut-être que
00:59:20le meilleur des moyens
00:59:21c'est
00:59:21c'est voilà
00:59:22c'est ce bruit
00:59:23cette trinité sonore
00:59:24comme en théâtre
00:59:25qui débute dans la capitale
00:59:27un 22 septembre
00:59:29au moment où
00:59:30un ingénieur
00:59:32celui de la régie autonome
00:59:34des transports parisiens
00:59:35monsieur Victor
00:59:36monsieur Victor
00:59:37capte ce message
00:59:38le comprend
00:59:39et en fait
00:59:40c'est un message
00:59:41du morse
00:59:42qui
00:59:43le sol
00:59:45s'exprime
00:59:45en morse
00:59:46tout le monde panique
00:59:48le gouvernement
00:59:48la préfecture
00:59:49l'RATP
00:59:50et lui
00:59:50il écoute le son
00:59:51et il dit
00:59:54je suis le sol, je suis en grève
00:59:56et ces vibrations
00:59:58sonores
00:59:59emportent inquiétude, emportent aussi
01:00:02des arrois et en fait
01:00:04ce conte est un conte miroir
01:00:06c'est-à-dire que ce sont 5 personnages différents
01:00:08avec
01:00:10à chaque fois ce 22 septembre
01:00:12qui débute et pour
01:00:14chacun de ces personnages miroirs
01:00:16un scientifique très proche des politiques
01:00:18un agriculteur
01:00:19le jeune Abel
01:00:21une dame, chef de projet
01:00:23il y a 5-6 personnages, Victor, Abel, Mathilde
01:00:26ils jouent chacun un rôle précis
01:00:28exactement, une chef de projet dans le monde de la promotion
01:00:30immobilière, un chef d'entreprise
01:00:32de la marque de vêtements Pimcaille
01:00:34et puis une jeune enfant
01:00:35un patron de supermarché qui dit je continue à faire la viande locale
01:00:38ma direction parisienne m'engueule
01:00:40mais je continue à rendre la viande solaire
01:00:41et ces personnages vont vivre ce moment
01:00:44cette grève du sol
01:00:46et chacun va faire son propre
01:00:48enseignement
01:00:49du moment
01:00:51et évidemment dans ces personnages
01:00:53c'est beaucoup
01:00:53de mes ressentis
01:00:55c'est beaucoup de choses que j'ai pu vivre moi aussi
01:00:57c'est évidemment beaucoup de mes réflexions
01:00:59mais c'est aussi je crois
01:01:01des personnages dans lesquels
01:01:03n'importe qui
01:01:04peut se retrouver
01:01:06et c'était ça que je voulais faire passer
01:01:08comme message
01:01:08en fait la leçon de ce conte
01:01:11est au final très humble
01:01:13elle vise à sonner
01:01:15une forme de réveil
01:01:18de conscience sur cet ami précieux
01:01:20qui nous veut du bien
01:01:21qui est le sol
01:01:21tout en n'étant jamais
01:01:23dans la leçon de morale
01:01:24et vraiment
01:01:26de laisser le lecteur
01:01:28à la fin
01:01:29de se dire
01:01:29absolument
01:01:30c'est le cri du sol
01:01:32à portée de tous
01:01:32Julien de Normandie
01:01:33nous avons Claude
01:01:34qui nous appelle d'Arcachon
01:01:35à Arcachon
01:01:36il y a la dune du Pila
01:01:37Claude
01:01:38est-ce que la dune du Pila
01:01:39elle chante quelquefois
01:01:40moi je n'ai entendu chanter
01:01:41la dune du Pila
01:01:41quand le vent du sud
01:01:43vient la frôler sur le sommet
01:01:44bonjour Périco
01:01:46bonjour Claude
01:01:46oui
01:01:47surtout en ce moment
01:01:48avec toutes les tempêtes
01:01:49que nous avons
01:01:50alors Claude
01:01:51qu'est-ce qui vous
01:01:53j'allais dire
01:01:54qu'est-ce qui vous amène
01:01:55à interpeller
01:01:57Julien de Normandie
01:01:58alors Julien de Normandie
01:02:00le 30 octobre 2020
01:02:01alors qu'il était ministre
01:02:02de l'agriculture
01:02:03avait autorisé
01:02:05les néonicotinoïdes
01:02:08pour justement
01:02:10la filière sucrière
01:02:13le bêta sucrière
01:02:15et il avait dit à l'époque
01:02:16qu'on ne pouvait pas
01:02:18empêcher
01:02:19ce
01:02:20comment dirais-je
01:02:22ce produit
01:02:24du fait même
01:02:25qu'il y avait
01:02:2646 000 personnes
01:02:27qui vivaient
01:02:27de cette filière
01:02:29sucrière
01:02:30donc je suis un petit peu
01:02:31étonnée que maintenant
01:02:32il nous chante
01:02:34les
01:02:35comment dirais-je
01:02:36les louanges
01:02:37de la terre
01:02:37alors que
01:02:38je vous dis
01:02:40le 30 octobre 2020
01:02:41il avait fait une réponse
01:02:42parlementaire
01:02:42qu'on peut voir
01:02:43sur internet
01:02:44donc à l'époque
01:02:45ça m'a cessé
01:02:46déjà bondir
01:02:47et là
01:02:47en l'entendant
01:02:485 ans après
01:02:50faire les
01:02:52comment dirais-je
01:02:53le chantre
01:02:55du sol
01:02:56alors que
01:02:57c'est quelque chose
01:02:58qui est dénoncé
01:02:58depuis très longtemps
01:02:59par des personnes
01:03:00qui sont
01:03:01proches du terroir
01:03:03et qui nous disent
01:03:03effectivement
01:03:04que le sol
01:03:05ça ouvrit
01:03:05qu'il n'y a plus
01:03:06d'insectes
01:03:07donc je voudrais savoir
01:03:08comment monsieur
01:03:08de Normandie
01:03:09a réagi
01:03:12maintenant
01:03:125 ans après
01:03:13après avoir défendu
01:03:15merci Claude
01:03:15je transmets
01:03:16enfin il vous a écouté
01:03:17il va répondre
01:03:17le sénateur Duplomb
01:03:18revient à la charge
01:03:19d'ailleurs en disant
01:03:20qu'il faut réutiliser
01:03:21certains produits
01:03:22qui étaient interdits
01:03:23on est dans l'ilem
01:03:24monsieur le ministre
01:03:25le choix
01:03:26est-ce qu'il y a des priorités
01:03:27est-ce qu'on préserve
01:03:28l'environnement
01:03:28le sol
01:03:29au nom de valeur
01:03:30est-ce que pour autant
01:03:31on prend le risque
01:03:32de j'allais dire
01:03:33d'interdire
01:03:34ou d'empêcher des filières
01:03:34vous avez été confronté
01:03:36à cette réalité
01:03:36vous avez arbitré
01:03:37dans un sens
01:03:38expliquez-vous
01:03:39quel était votre choix
01:03:40je suppose
01:03:41qu'il n'a pas été
01:03:41ni d'idité de coeur
01:03:42ni d'idéologie
01:03:43qu'il faut à un moment donné
01:03:44exactement
01:03:44et d'ailleurs
01:03:45c'est un choix
01:03:46sur lequel
01:03:46j'explique
01:03:48les raisons de ce choix
01:03:49que j'assume totalement
01:03:50et je l'assume encore
01:03:51aujourd'hui
01:03:51et merci beaucoup
01:03:53Claude
01:03:53pour votre question
01:03:54parce que c'est évidemment
01:03:54un sujet incroyablement
01:03:56important
01:03:57et j'explique
01:04:00toutes ces raisons
01:04:00dans l'ouvrage précédent
01:04:02que nous avions fait
01:04:02avec Eric Orsona
01:04:04Nourrir sans dévaster
01:04:05à quelle situation
01:04:07j'étais confronté
01:04:08on était confronté
01:04:09à une production
01:04:10de la betterave
01:04:11ravagée par un puceron
01:04:14qui s'appelle
01:04:14le puceron vert
01:04:16qui donne la jaunisse
01:04:16de la betterave
01:04:17et il n'y avait pas
01:04:19de solution
01:04:20est-ce que c'est bien
01:04:21est-ce que c'est pas bien
01:04:22est-ce qu'il y avait eu
01:04:23des erreurs de fait
01:04:24les années précédentes
01:04:25à l'évidence oui
01:04:27il n'y avait pas de solution
01:04:28certains disaient
01:04:29si si
01:04:29la culture bio
01:04:31le permet
01:04:31c'est pas vrai
01:04:32même la culture bio
01:04:33ne le permettait pas
01:04:34il n'y avait pas de solution
01:04:35face à ce ravageur
01:04:36qui est le puceron
01:04:38et donc en fait
01:04:39on avait
01:04:39des cultures françaises
01:04:41qui étaient ravagées
01:04:42alors que
01:04:43au même moment
01:04:44en Europe
01:04:45je dis bien en Europe
01:04:46en Belgique
01:04:47en Pologne
01:04:47en Allemagne
01:04:49nos voisins
01:04:50utilisaient non seulement
01:04:51le produit que j'ai
01:04:52réintroduit
01:04:53mais d'autres produits
01:04:54encore plus graves
01:04:56plus nocifs
01:04:57plus nocifs
01:04:58pour nos sols
01:04:59et notre environnement
01:05:00et là
01:05:01on est face à un dilemme
01:05:03parce que
01:05:03évidemment
01:05:04moi j'ai jamais nié
01:05:05l'impact de ces néonicotinoïdes
01:05:07sur l'environnement
01:05:08et notamment
01:05:09sur les abeilles
01:05:10mais j'ai essayé
01:05:12de le faire
01:05:12d'une manière
01:05:13la plus raisonnée possible
01:05:15c'est-à-dire
01:05:15je veux bien qu'on se dise
01:05:17nous en France
01:05:18on va arrêter
01:05:18de produire tout ça
01:05:19mais est-ce que la réalité
01:05:20c'est que vous
01:05:21Claude
01:05:21Péricault
01:05:23moi-même
01:05:23tous ceux qui nous écoutent
01:05:24allions arrêter
01:05:25de manger du sucre
01:05:26à l'évidence
01:05:27non
01:05:27en fait
01:05:27ce qui allait se passer
01:05:28c'est qu'on allait importer
01:05:29de pays européens
01:05:31des productions de sucre
01:05:32et qui dégradaient
01:05:33encore plus
01:05:34le sol
01:05:35l'environnement
01:05:36est-ce que je l'ai fait
01:05:37avec des conditions
01:05:38qui
01:05:39visaient à minimiser
01:05:41au maximum
01:05:41le risque
01:05:42oui
01:05:43en investissant
01:05:44beaucoup sur des solutions
01:05:45qui d'ailleurs
01:05:46aujourd'hui
01:05:46commencent à avoir le jour
01:05:47en limitant
01:05:48les cultures
01:05:49je l'ai refusé par exemple
01:05:50sur la moutarde
01:05:51parce que c'est ce qu'on appelle
01:05:52des plantes
01:05:53mélifères
01:05:54c'est-à-dire qu'on les récolte
01:05:55après floraison
01:05:56donc les abeilles
01:05:57sont très impactées
01:05:58là où la betterave
01:06:00est récoltée
01:06:01avant floraison
01:06:02donc il n'y a que
01:06:02lorsque les abeilles
01:06:04viennent boire
01:06:05sur les gouttes d'eau
01:06:06qui sont sur
01:06:07les plantes
01:06:08etc
01:06:09et tout ça montre
01:06:10que
01:06:11sur ces sujets écologiques
01:06:13en fait
01:06:13rien n'est blanc
01:06:14rien n'est noir
01:06:15c'est parfois
01:06:16très compliqué
01:06:16évidemment qu'il y a un sujet
01:06:18qui est de se dire
01:06:19il faut prendre à chaque fois
01:06:21la moins mauvaise
01:06:21des décisions
01:06:22celle qui impacte
01:06:23le moins l'environnement
01:06:24tous ceux qui disent
01:06:26il n'y a qu'un
01:06:27il suffit d'eux
01:06:29en fait sur l'environnement
01:06:30et la nature
01:06:31de manière générale
01:06:32ça ne marche pas
01:06:33comme ça malheureusement
01:06:34donc oui c'était
01:06:35des décisions difficiles
01:06:36mais que j'assume
01:06:37et vous savez
01:06:38qui n'enlèvent en rien
01:06:39mon engagement
01:06:40moi depuis
01:06:41comme le disait Perigo
01:06:42je suis ingénieur agronome
01:06:44c'est-à-dire qu'à 14 ans
01:06:45je voulais aller travailler
01:06:46sur les forêts
01:06:47j'ai fait des études de bio
01:06:48j'ai fait tout ça
01:06:50pour protéger l'environnement
01:06:51pas du tout
01:06:52par souci
01:06:53de soutenir
01:06:54un tel
01:06:55ou un tel
01:06:56on continue à en discuter
01:06:58Julien Denormandie
01:06:58passionnément
01:06:59vous parlez avec le coeur
01:07:01vous avez vu
01:07:01nos auditeurs
01:07:02vous interpellent
01:07:03ça va revenir
01:07:04inévitablement
01:07:04dans la conversation
01:07:05les enjeux politiques
01:07:07et puis la protection
01:07:07de l'environnement
01:07:08à tout de suite
01:07:08vous restez sur Sud Radio
01:07:09vous nous appelez
01:07:09au 0 826 300 300
01:07:11Emmanuel Galasso
01:07:13attend vos appels
01:07:14et Julien Denormandie
01:07:15se fera un bonheur
01:07:16et un honneur
01:07:17de vous répondre
01:07:18avec la franchise
01:07:18qui est la sienne
01:07:19La France dans tous ses états
01:07:21vous êtes sur Sud Radio
01:07:23La France dans tous ses états
01:07:24qui reçoit aujourd'hui
01:07:25Julien Denormandie
01:07:26ancien ministre
01:07:26de l'agriculture
01:07:27auteur du Chant du Sol
01:07:29publié aux éditions
01:07:31du Seuil
01:07:31avec la préface
01:07:32d'Éric Orsena
01:07:33je rappelle Éric Orsena
01:07:34parce que vous avez écrit
01:07:35un précédent ouvrage
01:07:36avec lui
01:07:37nourrir sans détruire
01:07:39la planète
01:07:41donc là
01:07:41c'est un essai
01:07:41pour le coup
01:07:42où vous faites bien comprendre
01:07:44il faut nourrir la planète
01:07:45c'est essentiel
01:07:46la souveraineté alimentaire
01:07:48j'allais dire
01:07:49planétaire sera un enjeu
01:07:50majeur de notre civilisation
01:07:52c'est bien la civilisation
01:07:53et qu'il faut trouver le lien
01:07:54entre le fait de produire
01:07:56de façon raisonnable
01:07:57en respectant les sols
01:07:59la terre
01:07:59en donnant de quoi vivre
01:08:00aux agriculteurs
01:08:01tout en préservant
01:08:03l'environnement
01:08:04il y a un enjeu
01:08:05et évidemment
01:08:05qu'on a des responsabilités politiques
01:08:07on est obligé de trancher
01:08:08et de prendre des arbitrages
01:08:09vous avez été interpellé
01:08:10tout à l'heure par Claude
01:08:11qui vous a dit
01:08:11quand vous avez été ministre
01:08:13vous avez autorisé
01:08:14les nicotinoïdes
01:08:16et vous expliquez
01:08:17on a des arbitrages
01:08:18à faire quelquefois
01:08:19douloureux
01:08:20et si on ne les fait pas
01:08:21on peut interdire
01:08:22mais l'Union Européenne
01:08:24telle qu'elle est faite
01:08:25et on le voit avec le Mercosur
01:08:26et bien on ira les chercher ailleurs
01:08:27où ils seront peut-être
01:08:28encore pires
01:08:29et encore plus nocifs
01:08:30c'est pas facile
01:08:31de gérer le ministère
01:08:32d'agriculture
01:08:33c'est un ministère
01:08:34en France en particulier
01:08:35un ministère très difficile
01:08:36vous en savez quelque chose
01:08:38c'est le plus beau
01:08:39des ministères
01:08:39je dirais
01:08:40quand vous êtes
01:08:41ingénieur agronome
01:08:43passionné par l'agriculture
01:08:44et le vivant
01:08:44depuis toujours
01:08:45c'est le plus beau
01:08:46des ministères
01:08:47après est-ce que c'est difficile
01:08:48oui c'est dur
01:08:49vous avez à la fois
01:08:52beaucoup de crises à gérer
01:08:53des crises environnementales
01:08:55je me souviens
01:08:56en 2021
01:08:57ce gel atroce
01:08:59ce gel tardif
01:09:00atroce
01:09:01ravageur
01:09:01plus grande catastrophe agronomique
01:09:03depuis le début
01:09:04du 21ème siècle
01:09:05j'ai perdu tous mes fruits
01:09:06dans mon jardin
01:09:07et ma petite vigne
01:09:07que j'avais entourée
01:09:08n'a gelée
01:09:08mais je dirais
01:09:09que vous
01:09:10Perico
01:09:10vous ayez perdu
01:09:11c'est pas très grave
01:09:12j'ai touché
01:09:13j'ai touché du doigt
01:09:14ce que je croyais
01:09:14être une information extérieure
01:09:16quand on est touché
01:09:17il n'y a plus rien
01:09:19quand c'est votre métier
01:09:19que vous avez des amandiers
01:09:20que vous avez mis des années
01:09:21à faire planter
01:09:22qu'il n'y a plus rien
01:09:23et puis la nature
01:09:23met du temps
01:09:24à se remettre de ça
01:09:26vous avez les épisoties
01:09:27la grippe aviaire
01:09:29ou aujourd'hui
01:09:31la dermatose nodulaire
01:09:33et donc oui
01:09:34c'est un ministère difficile
01:09:35c'est un ministère
01:09:36absolument passionnant
01:09:37et puis
01:09:37vous savez
01:09:38c'est un ministère
01:09:40qui est au plus profond
01:09:42du quotidien des français
01:09:42l'alimentation
01:09:43moi je crois beaucoup
01:09:44et c'est aussi
01:09:45un des liants
01:09:47dans ce conte
01:09:48le champ du sol
01:09:49moi je crois beaucoup
01:09:50au fait
01:09:52qu'il n'y a qu'une seule santé
01:09:53la santé environnementale
01:09:55la santé animale
01:09:56et la santé humaine
01:09:57tout est lié
01:09:58dans le conte
01:10:01il y a un de ces personnages
01:10:02qui est un jeune agriculteur
01:10:03et qui
01:10:03du fait de la grève du sol
01:10:06n'a d'autres solutions
01:10:07que d'importer
01:10:08du tourteau de soja
01:10:09brésilien
01:10:10on y est
01:10:10on y est
01:10:11exactement
01:10:12et des tourteaux de soja
01:10:13issus de déforestation
01:10:15et non pas
01:10:16cette belle herbe
01:10:17et cette belle prairie
01:10:19permanente
01:10:19du cantal
01:10:20et bien en fait
01:10:22il n'y aura pas
01:10:23les mêmes pourcentages
01:10:24d'oméga 3
01:10:25et d'oméga 6
01:10:25dans la viande
01:10:26de son élevage salaire
01:10:29et ce qui est vrai
01:10:29sur l'alimentation
01:10:30des animaux
01:10:31les pratiques
01:10:33culturelles
01:10:34et donc
01:10:34tout ça
01:10:35cette seule santé
01:10:36elle est au coeur
01:10:38de tout
01:10:38et peut-être
01:10:39là encore
01:10:39le sol
01:10:40et ce lien
01:10:42entre la santé unique
01:10:44celle de l'environnement
01:10:45des humains
01:10:46et des animaux
01:10:47Julien Denormandie
01:10:48si vous étiez
01:10:49appelé
01:10:50par la république
01:10:52à occuper
01:10:52de nouvelles responsabilités
01:10:54si
01:10:54il était urgent
01:10:56que vous repreniez
01:10:56la gestion
01:10:58de ce ministère
01:10:59quelle part
01:11:00du contenu
01:11:01de ce traité
01:11:02vous livrez
01:11:03votre âme
01:11:04vous lancez
01:11:04un cri d'alarme
01:11:05absolu
01:11:07avec des solutions
01:11:08très précises
01:11:08et des enjeux
01:11:09très clairs
01:11:09est-ce qu'aujourd'hui
01:11:11le ministre de l'agriculture
01:11:11de la république française
01:11:12peut appliquer
01:11:13tout ou partie
01:11:14de ce qui est inscrit
01:11:16et suggéré
01:11:16dans le champ du sol
01:11:17ou c'est pas si évident
01:11:18que ça ?
01:11:19si moi je pense
01:11:20que d'abord
01:11:21tout est la politique
01:11:22en premier lieu
01:11:23et doit reposer
01:11:24sur une vision
01:11:25le drame
01:11:27c'est quand vous n'avez
01:11:27pas de vision claire
01:11:28quand vous n'avez
01:11:29pas de cap
01:11:29il peut y avoir
01:11:30des visions
01:11:30et des limites
01:11:31je suis bien d'accord
01:11:32mais déjà
01:11:32quand vous avez
01:11:34une vision claire
01:11:35vous pouvez après
01:11:36prendre des décisions
01:11:37qui sont critiquées
01:11:39ou qui ne sont
01:11:40pas forcément soutenues
01:11:43ou d'autres
01:11:44au contraire
01:11:44qui le sont
01:11:45on le voit
01:11:46avec l'interpellation
01:11:47de Claude
01:11:48tout à l'heure
01:11:48je pense que
01:11:49ce qui est aussi difficile
01:11:50parce que
01:11:51dans ce compte
01:11:52le champ du sol
01:11:53il y a une part
01:11:53sur l'agriculture
01:11:54il y a aussi
01:11:55une grande part
01:11:56sur le logement
01:11:56il y a une grande part
01:11:57sur l'économie
01:11:59l'investissement
01:12:00le fonctionnement
01:12:01du capitalisme
01:12:03tel qu'il est
01:12:03aujourd'hui
01:12:04des échanges commerciaux
01:12:05il y a une grande part
01:12:06également sur nous
01:12:08en tant qu'individus
01:12:10et en fait
01:12:10ce qui est très difficile
01:12:11c'est
01:12:12est-ce que
01:12:13en somme
01:12:14une fois qu'on a pris
01:12:15conscience
01:12:16qu'on avait besoin
01:12:17de protéger
01:12:19cet ami précieux
01:12:20est-ce qu'on est prêt
01:12:20à un certain nombre
01:12:21de changements
01:12:22c'est pas évident
01:12:23c'est pas évident
01:12:24en termes d'alimentation
01:12:26de la nature
01:12:27de l'alimentation
01:12:28c'est pas évident
01:12:29en termes de logement
01:12:30par exemple
01:12:30sur l'artificialisation
01:12:32des sols
01:12:33nos modes de vie
01:12:34il y a un mode de vie
01:12:35et c'est frappant
01:12:36dans le compte
01:12:39il y a un des personnages
01:12:40donc une chef
01:12:41monsieur Firmin
01:12:41alors
01:12:42en l'occurrence
01:12:43c'est madame
01:12:44Alexandra Germain
01:12:45qui elle est
01:12:46madame Germain
01:12:47elle est promoteur immobilier
01:12:49et en fait
01:12:50on se rencontre
01:12:51du fait
01:12:52de cette grève
01:12:53du sol
01:12:54à quel point
01:12:55il devient
01:12:56de plus en plus
01:12:56difficile de bâtir
01:12:58et en fait
01:12:58quand on va
01:12:59dans les retranchements
01:13:00etc
01:13:00on se rend compte
01:13:01qu'aujourd'hui
01:13:01encore notre urbanisme
01:13:03repose
01:13:04sur ce qu'on a appelé
01:13:05la charte d'athèque
01:13:05de 1933
01:13:06alors justement
01:13:07monsieur le ministre
01:13:07vous avez été
01:13:08en tant que membre
01:13:09du gouvernement
01:13:09confronté
01:13:11aux gens qui font du mal
01:13:12au sol
01:13:12auxquels vous avez tenté
01:13:13de résister
01:13:14on est dans le parlons vrai
01:13:15ici
01:13:16on parle sincèrement
01:13:17à coeur ouvert
01:13:18je suppose que dans
01:13:19votre mandat ministériel
01:13:20votre mission ministérielle
01:13:21il y a des fois
01:13:22vous avez eu gain de cause
01:13:23sur des lobbies
01:13:24qui n'allaient pas dans le sens
01:13:25de ce que vous voulez
01:13:26et des fois vous avez dû
01:13:27j'allais dire vous soumettre
01:13:28vous adapter ou plier
01:13:30parce qu'ils étaient plus forts que vous
01:13:31est-ce que l'agriculture française
01:13:33est encore en prise
01:13:34soumise à des enjeux économiques
01:13:36entre la grande distribution
01:13:38l'industrie agroalimentaire
01:13:39qu'ils ont besoin de développer
01:13:40on est dans une logique
01:13:41vous êtes libéral
01:13:41vous êtes démocrate
01:13:42est-ce qu'il y a un libéralisme
01:13:44compatible avec la protection du sol
01:13:45et un mauvais libéralisme
01:13:47un néolibéralisme
01:13:48pas compatible
01:13:49avec la protection des sols
01:13:50en fait moi je pense
01:13:51qu'on a tous une responsabilité
01:13:52parlez franchement
01:13:52mais je sais que vous êtes fort
01:13:53non je pense qu'on a tous
01:13:54une responsabilité
01:13:55oui il y en a qui jouent pas le jeu
01:13:58c'est évident
01:13:59moi j'aime pas trop
01:14:00le concept de lobbyisme
01:14:01parce qu'on est tous
01:14:02on défend tous
01:14:03vous m'avez compris
01:14:04des puissances économiques
01:14:05qui ont besoin de défendre leurs intérêts
01:14:06mais peut-être de bonne foi
01:14:07je ne dis pas
01:14:08c'est pas des salauds
01:14:09mais ils ont des parts de marché
01:14:10à conquérir
01:14:11mais il y en a tous
01:14:12moi je me souviens de ceux
01:14:13qui on avait porté une loi
01:14:15qui s'appelle la loi Egalim
01:14:16et des gens
01:14:18c'est vous qui êtes à l'origine
01:14:19de la loi Egalim
01:14:19et des gens de la grande distribution
01:14:21qui le jour même
01:14:22disaient
01:14:23de toute manière
01:14:24nous
01:14:24on a nos centrales
01:14:26à l'extérieur de la France
01:14:28et comme ça
01:14:28on pourra contourner la loi
01:14:29alors que la loi
01:14:30justement leur imposait
01:14:32y compris
01:14:32lorsqu'ils étaient en dehors
01:14:33de l'Europe
01:14:34et aujourd'hui
01:14:34c'est traité en justice d'ailleurs
01:14:36donc oui il y en a
01:14:37qui jouent pas le jeu
01:14:38à l'évidence
01:14:38mais la responsabilité
01:14:41elle est commune
01:14:41aux chefs d'entreprise
01:14:42aux consommateurs
01:14:43moi je pense qu'il y a
01:14:45un point essentiel
01:14:46un point essentiel
01:14:47et je le dis très sincèrement
01:14:48j'ai pas réussi à faire bouger
01:14:49les lignes là-dessus
01:14:50je pense que notre modèle
01:14:52je suis profondément un libéral
01:14:55je crois
01:14:55à la possibilité
01:14:57de faire du libre-échange
01:14:58un libéral toquevillien
01:14:59avec de l'humanisme
01:15:01d'exporter
01:15:02en revanche je pense
01:15:03que toutes les théories économiques
01:15:04d'Adam Smith
01:15:05de David Ricardo
01:15:07sur ce qu'on appelle
01:15:08les avantages comparatifs
01:15:09c'est d'ailleurs en gros
01:15:10bah moi
01:15:11dans mon pays
01:15:13je peux produire à bas coût
01:15:14tel ou tel truc
01:15:15je vais inonder les autres
01:15:16vous les allumez
01:15:16Julien vous les allumez
01:15:18dans le bouquin
01:15:18et donc en fait
01:15:19c'est pour ça qu'il faut lire ce livre
01:15:21en ce temps
01:15:21le président disait
01:15:22que l'OTAN
01:15:23était peut-être
01:15:23en état de mort cérébrale
01:15:25moi je pense beaucoup
01:15:26que l'OMC
01:15:26l'organisation mondiale du commerce
01:15:28est en état de mort cérébrale
01:15:29et s'il faut bien mettre
01:15:31un coup de pied dans la fourmière
01:15:32c'est là-bas
01:15:33Julien Normandie
01:15:34nous avons Simon
01:15:35qui nous appelle
01:15:36de Perpignan
01:15:37du Roussillon
01:15:38des Alberts
01:15:39quel beau paysage
01:15:40bonjour
01:15:41bonjour Simon
01:15:41oui bonjour
01:15:43bonjour monsieur le ministre
01:15:44qu'est-ce que vous avez envie
01:15:45de lui dire au ministre
01:15:46j'aimerais savoir un peu
01:15:49parce que tout est lié
01:15:50comment on les
01:15:52déjà il accuse
01:15:53les consommateurs
01:15:53de ne pas faire
01:15:56de ne pas jouer le jeu
01:15:57mais les consommateurs
01:15:57ils font par rapport
01:15:58à leur pouvoir d'achat
01:15:59déjà je lui apporte
01:16:00une réponse
01:16:01donc il va aller vers
01:16:03le moins de 10 ans
01:16:03s'il n'a pas les moyens
01:16:04et deuxièmement
01:16:06comment nous on peut
01:16:07appliquer des règles
01:16:08absolues
01:16:09par rapport à l'écologie
01:16:11quand tous les autres
01:16:12concurrents
01:16:12et même des propres
01:16:14pays européens
01:16:14ne respectent pas
01:16:15les mêmes règles
01:16:16donc là la concurrence
01:16:17est faussée
01:16:18donc nous
01:16:19la France
01:16:20on est toujours
01:16:21les donneurs de leçons
01:16:22dans beaucoup de cas
01:16:23de figure
01:16:24il n'y a qu'à voir
01:16:25les voitures électriques
01:16:26avec le malus
01:16:27qui est employé
01:16:27qui n'est pas le même
01:16:28dans les autres pays européens
01:16:29voilà
01:16:30et on se tire
01:16:32une balle dans le pied
01:16:32alors bon
01:16:33moi je trouve ça
01:16:34l'écologie
01:16:35on est tous d'accord
01:16:36mais il faut que l'écologie
01:16:37soit équilibrée
01:16:38et on ne peut pas imposer
01:16:40aux autres membres
01:16:41déjà européens
01:16:42et puis extra-européens
01:16:43de suivre les mêmes règles
01:16:45parce que pour eux
01:16:46ce qui les intéresse
01:16:47c'est économiquement
01:16:48nous envahir
01:16:49on a encore l'exemple
01:16:50de l'Ukraine
01:16:51avec les poulets ukrainiens
01:16:52et bien d'autres
01:16:53donc tout ça
01:16:54fait que de toute façon
01:16:55les gens ne croient plus
01:16:57en l'écologie
01:16:58telle que nous
01:16:59on la voit au niveau français
01:17:00et parce qu'ils se rendent de compte
01:17:02que de toute façon
01:17:03ils seront toujours perdants
01:17:04dans tous les cas de figure
01:17:04Simon
01:17:05Julien Denormand
01:17:07il va vous répondre
01:17:08dans quelques instants
01:17:08voilà
01:17:09dans quelques instants
01:17:11vous répondez à Simon
01:17:12vous aviez déjà commencé
01:17:13la réponse
01:17:14et on se retrouve
01:17:15dans quelques instants
01:17:15et vous continuez
01:17:16à nous appeler
01:17:17au 0826 300 300
01:17:19pour poser des questions
01:17:19à l'ancien ministre
01:17:20de l'agriculture
01:17:20je reçois Julien Denormandie
01:17:28l'échange est pertinent
01:17:30et courageux
01:17:30parce que Julien Denormandie
01:17:32il écrit un livre
01:17:33un conte
01:17:34éloquent
01:17:35sur l'urgence
01:17:37à sauver le sol
01:17:37et puis il assume le fait
01:17:38qu'il a été ministre
01:17:40de l'agriculture
01:17:40du gouvernement
01:17:42sous la présidence
01:17:46d'Emmanuel Macron
01:17:47il a été sous le premier ministre
01:17:49sous Mme Borne
01:17:52sous Jean Castex
01:17:53pardon
01:17:54sous Jean Castex
01:17:55absolument
01:17:55et donc on est
01:17:57dans la confrontation
01:17:58entre la responsabilité politique
01:18:00le devoir d'administrer
01:18:01de prendre des arbitrages
01:18:02de prendre des décisions
01:18:03et d'avoir des valeurs personnelles
01:18:05Julien Denormandie
01:18:06ce n'est pas parce que
01:18:07vous avez dû prendre des décisions
01:18:08en tant que ministre de l'agriculture
01:18:09qui peuvent être sujet
01:18:10à polémique
01:18:11ou à caution
01:18:11que vous n'avez pas
01:18:12pour autant des convictions
01:18:13la foi
01:18:15et l'espoir
01:18:16et que dans votre livre
01:18:17vous dites bien
01:18:18même si j'ai été
01:18:19ministre de l'agriculture
01:18:20ça ne m'interdit pas
01:18:21de dire que si on ne protège pas
01:18:22les sols
01:18:22on va à la catastrophe
01:18:23on est vraiment
01:18:24dans cette logique là
01:18:25et puis
01:18:26vraiment ce livre
01:18:29c'est un
01:18:30conte littéraire
01:18:31qui parle d'agriculture
01:18:33mais qui parle tout autant
01:18:34de logement
01:18:35d'économie
01:18:36qui
01:18:37évidemment
01:18:38repose sur mes expériences
01:18:40mais
01:18:40aujourd'hui
01:18:41je travaille
01:18:41dans le domaine
01:18:42de l'environnement
01:18:43et donc
01:18:45je suis confronté
01:18:45tous les jours
01:18:46à ces questions
01:18:46que les entreprises
01:18:47se posent
01:18:48pour se dire
01:18:48comment faire en sorte
01:18:50de limiter
01:18:51les émissions
01:18:52de gaz à effet de serre
01:18:53etc
01:18:53alors
01:18:53on répond à Simon
01:18:56déjà le point
01:18:58qui montre bien
01:19:00toute la discussion
01:19:01qu'on a
01:19:01et ce côté humble
01:19:03que j'évoquais tout à l'heure
01:19:04en parlant de ce compte
01:19:06la question de Simon
01:19:08est à l'opposé total
01:19:09de la question de Claude
01:19:10tout à l'heure
01:19:11mais à l'opposé total
01:19:13c'est-à-dire que
01:19:13si on écoute Claude
01:19:14on va dans un sens
01:19:16si on écoute Simon
01:19:17on va totalement
01:19:18dans l'autre sens
01:19:19et en fait
01:19:19ce qui est très difficile
01:19:20sur ces sujets
01:19:21environnementaux
01:19:22sur ces sujets
01:19:22de protection
01:19:23c'est probablement
01:19:24c'est plus complexe
01:19:25que d'aller que dans un sens
01:19:27ou que dans un autre
01:19:27il faut
01:19:28essayer de trouver
01:19:30des voies de passage
01:19:30moi je suis
01:19:31pour répondre à Simon
01:19:32moi je suis
01:19:33complètement opposé
01:19:35mais alors
01:19:35complètement opposé
01:19:36à l'importation
01:19:37de produits
01:19:38qu'on n'a pas le droit
01:19:38de faire chez nous
01:19:39et je suis tellement opposé
01:19:41donc anti-mercossure
01:19:42c'est clair
01:19:42mais anti-mercossure
01:19:43je suis tellement opposé
01:19:44que
01:19:45encore
01:19:46il y a deux ans
01:19:48je me suis rendu au Brésil
01:19:49pour écrire
01:19:50l'ouvrage
01:19:51avec Eric Orsona
01:19:52je voulais aller
01:19:53dans une région
01:19:54qui s'appelle
01:19:54le Mato Grosso
01:19:55la grande région
01:19:56productiviste brésilienne
01:19:57et là-bas
01:19:58on m'a demandé
01:19:59de ne pas y aller
01:20:00au motif que ma sécurité
01:20:01ne pourrait être assurée
01:20:03parce que j'avais
01:20:03critiqué le poulet brésilien
01:20:05à tout va
01:20:06carrément
01:20:07à tout va
01:20:08lorsque j'étais ministre
01:20:08donc Simon
01:20:10je partage totalement
01:20:10ce que vous avez dit
01:20:11on ne peut pas
01:20:12ne pas avoir
01:20:12les mêmes règles du jeu
01:20:13après vous avez évoqué
01:20:15un sujet
01:20:15en disant que
01:20:16j'accuse le consommateur
01:20:17pardon
01:20:18moi je n'accuse
01:20:19absolument pas
01:20:20je suis
01:20:21avant d'être ministre
01:20:22de l'agriculture
01:20:23j'ai été ministre
01:20:23de la ville
01:20:24j'ai mes propres expériences
01:20:26j'ai ma propre vie privée
01:20:27jamais
01:20:28jamais
01:20:28jamais
01:20:29je n'accuse quiconque
01:20:30où je ne suis pas
01:20:32dans la morale
01:20:33où je ne suis pas
01:20:34dans l'injonction
01:20:35je crois que
01:20:36en revanche
01:20:36sans accuser
01:20:38je peux
01:20:39faire un constat
01:20:40de se dire que
01:20:41il n'empêche que
01:20:42vis-à-vis du monde agricole
01:20:44nous citoyens
01:20:45on vote trois fois par jour
01:20:47au petit déjeuner
01:20:47au déjeuner
01:20:48au dîner
01:20:48manger c'est voter
01:20:49manger c'est voter
01:20:50c'est une formule qui m'est chère
01:20:51monsieur le ministre
01:20:52et on peut le dire
01:20:54et je le dis
01:20:54avec beaucoup d'humilité
01:20:55vis-à-vis
01:20:56des moyens
01:20:57de chacun
01:20:57en revanche
01:20:58et je me suis beaucoup battu
01:21:00là-dessus
01:21:00et je suis très critique
01:21:01lorsque ça n'est pas le cas
01:21:02je considère que la commande publique
01:21:04que ce soit au niveau de l'état
01:21:05des collectivités territorielles
01:21:07la commande publique
01:21:08elle doit favoriser
01:21:09l'agriculture française
01:21:10il me paraît aberrant
01:21:12aujourd'hui
01:21:13que lorsque
01:21:13dans les cantines
01:21:14il n'est pas servi
01:21:15il ne soit pas servi
01:21:16de la viande
01:21:17à minima européenne
01:21:18mais surtout française
01:21:20et faites le test
01:21:21il s'avère que
01:21:23quand j'étais ministre
01:21:23j'ai pris un décret
01:21:24pour permettre
01:21:25à n'importe quel parent
01:21:26de demander
01:21:27dans les écoles
01:21:28dans les restaurants
01:21:29dans vos cantines
01:21:31y compris lorsque
01:21:32vous travaillez
01:21:33dans une entreprise
01:21:34l'origine des viandes
01:21:35et pas que le bœuf
01:21:36toutes les origines du viande
01:21:37demandez
01:21:38demandez d'où vient le poulet
01:21:39et
01:21:40la traçabilité
01:21:42la traçabilité
01:21:43qui existe
01:21:43sur les produits frais
01:21:44mais l'Europe l'interdit
01:21:46sur les produits transformés
01:21:47vous le savez bien
01:21:47c'est un sujet
01:21:48que vous avez
01:21:48déjà
01:21:49aujourd'hui par exemple
01:21:51le poulet
01:21:52le poulet brésilien
01:21:53c'est une honte
01:21:54c'est bourré
01:21:54d'antibiotiques
01:21:57de croissance
01:21:58et pourtant
01:21:58il compose plus de 50%
01:21:59des repas servis
01:22:00dans les cantines
01:22:00exactement
01:22:01et donc
01:22:02à chaque fois que vous avez
01:22:03un poulet
01:22:03dans un restaurant
01:22:04dans une école
01:22:06dans un restaurant
01:22:07administratif
01:22:08ou autre
01:22:09demandez l'origine
01:22:10dont une partie
01:22:10monsieur le ministre
01:22:11a porté par une filiale
01:22:12de la FNSEA
01:22:13il y a avril
01:22:13vous le savez
01:22:14voilà
01:22:14mais je veux dire
01:22:15encore une fois
01:22:16moi je suis là
01:22:17pour soutenir personne
01:22:18et je ne suis pas là
01:22:19pour donner
01:22:20je vous parle
01:22:21de contradictions
01:22:22dans ce pays
01:22:22on peut être
01:22:23syndicat majoritaire
01:22:24défendre les agricoles
01:22:25et à main gauche
01:22:26on importe du poulet
01:22:26brésilien
01:22:27on vit d'une cohabitation
01:22:28de contraire
01:22:29moi ce que je dis
01:22:30en revanche
01:22:30c'est que
01:22:31voilà
01:22:31ces règles
01:22:33qui consistent
01:22:34à dire
01:22:34en fait
01:22:36je suis capable
01:22:38d'importer dans mon pays
01:22:39des élevages de poulets
01:22:40qui ont été faits
01:22:41avec 2 millions
01:22:413 millions
01:22:424 millions de poulets
01:22:43au Brésil
01:22:43bourrés d'antibiot
01:22:44de croissance
01:22:45pour pas que les animaux
01:22:45ne tombent malades
01:22:46alors que nous
01:22:47on a en moyenne
01:22:4850-60 000 volailles
01:22:50dans un poule allié
01:22:51en France
01:22:52avec un mâle fou
01:22:53d'ailleurs
01:22:54et je salue
01:22:55les agriculteurs
01:22:56un mâle fou
01:22:56à les élever
01:22:57ce système
01:22:59il ne peut pas marcher
01:23:00ça ne peut pas durer
01:23:01et encore une fois
01:23:02c'est aussi
01:23:03ces réflexions
01:23:05que j'essaye de faire passer
01:23:06dans le champ du sol
01:23:06parce qu'à la fin
01:23:07qui en pâtit
01:23:09c'est tout notre environnement
01:23:11quand vous pourrez
01:23:12d'antibiot de croissance
01:23:13en fait
01:23:14c'est tout votre environnement
01:23:15qui en pâtit
01:23:16qu'est-ce que le gouvernement
01:23:17de la République française
01:23:18avec vous
01:23:19dedans ou pas dedans
01:23:20qu'est-ce que le gouvernement
01:23:21de la République française
01:23:22en 2026
01:23:23peut tirer
01:23:24du contenu de ce livre
01:23:25du champ du sol
01:23:26à mettre d'urgence
01:23:27en place
01:23:28pour protéger
01:23:28nos sols agricoles
01:23:30nos sols nourriciers
01:23:31notre environnement
01:23:32de la terre
01:23:33est-ce qu'il y a quelque chose
01:23:33d'urgent à faire
01:23:34qui serait plus menacé
01:23:35en France aujourd'hui
01:23:36qu'ailleurs
01:23:36alors
01:23:37il y en a plusieurs
01:23:40pas qu'une
01:23:40un ou deux
01:23:41un ou deux essentiels
01:23:42si vous y étiez là
01:23:43première mesure que vous prenez
01:23:44moi mon plus grand combat
01:23:45c'est de mettre
01:23:46un énorme coup de pied
01:23:47dans la fourmière
01:23:47de cette organisation mondiale
01:23:48du commerce
01:23:49ça n'a aucun sens
01:23:50aujourd'hui
01:23:50donc vous dites bien
01:23:51c'est la consommation
01:23:52qui nous fait abîmer les sols
01:23:54notre forme de consommation
01:23:54mais bien sûr
01:23:55mais de production
01:23:56mais prenez le textile
01:23:57on parle trop peu du textile
01:23:59l'un des personnages
01:24:00du champ du sol
01:24:01monsieur Firmin
01:24:03que vous évoquiez tout à l'heure
01:24:04Perico
01:24:04il a la tête d'une entreprise
01:24:05qui s'appelle Pimkai
01:24:06là encore
01:24:07tout est faux
01:24:08mais tout est vrai
01:24:08dans le livre
01:24:09c'est-à-dire que
01:24:09évidemment ce personnage
01:24:10n'a pas existé
01:24:11mais l'histoire sous-jacente
01:24:13vous verrez
01:24:14ce compte
01:24:15repose sur des
01:24:16en 2017
01:24:17l'OMC n'était pas l'ennemi
01:24:18de la Macronie
01:24:19le textile aujourd'hui
01:24:20par exemple
01:24:20tout à l'heure
01:24:20on parlait des pesticides
01:24:2120% des pesticides
01:24:23à travers le monde
01:24:24c'est pour le textile
01:24:25il faut 2700 litres d'eau
01:24:27pour faire un t-shirt
01:24:29un t-shirt
01:24:30et en parallèle
01:24:32un porté de Chine
01:24:33un porté de Chine
01:24:34et on voit
01:24:35la destruction
01:24:37que le textile
01:24:39emporte
01:24:40sur nos sols
01:24:42sur notre environnement
01:24:42et ainsi de suite
01:24:44et en parallèle
01:24:45on a 90 millions
01:24:47de tonnes
01:24:47de déchets
01:24:48de textile
01:24:49par an
01:24:49tout simplement
01:24:50parce qu'on utilise
01:24:51beaucoup moins
01:24:53de textile
01:24:53par rapport
01:24:54à tout ce qui est
01:24:55acheté
01:24:56et donc
01:24:57là aussi
01:24:57on voit
01:24:58qu'il y a
01:24:59un truc
01:25:00qui moi
01:25:00me tient énormément
01:25:01à coeur
01:25:02c'est de revoir
01:25:03ces règles du commerce
01:25:04international
01:25:04en me disant
01:25:05je suis pour le libre-échange
01:25:06mais avec les mêmes règles
01:25:08mais deuxièmement
01:25:09oui
01:25:09il faut qu'on
01:25:10chacun
01:25:11on se dise
01:25:11est-ce qu'il y a
01:25:12des habitudes
01:25:13que nous devons changer
01:25:14Julien Denormandie
01:25:15vous avez grandi
01:25:16vous avez mûri
01:25:17normalement
01:25:17vous avez tiré
01:25:18les conclusions
01:25:18de cette expérience politique
01:25:20qui va bientôt avoir
01:25:2110 ans
01:25:22depuis le rêve
01:25:22de 2017
01:25:23donc vous êtes
01:25:23un des co-acteurs
01:25:24un des concepteurs
01:25:25je ne vous demanderai pas
01:25:26aujourd'hui
01:25:26si vous êtes déçu
01:25:27ou frustré
01:25:28je sais que pour l'instant
01:25:29vous occuper du sol
01:25:30je vous pose quand même
01:25:31une dernière question
01:25:32je ne pouvais pas
01:25:32ne pas vous la poser
01:25:33puisque vous êtes
01:25:34un représentant
01:25:35éminent représentant
01:25:36de la Macronie
01:25:37à l'époque
01:25:38où elle était triomphante
01:25:40qu'est-ce que vous souhaitez
01:25:41en votre âme et conscience
01:25:42de bien
01:25:43à la France
01:25:44aujourd'hui ?
01:25:44Quel est votre
01:25:45votre vœu
01:25:46pour la France
01:25:47aujourd'hui
01:25:47en février 2026 ?
01:25:51Moi je pense qu'on a
01:25:52d'abord besoin
01:25:54d'un apaisement
01:25:56dans le sens
01:25:57où on sent
01:25:58que tout le monde
01:25:59est fatigué
01:25:59épuisé
01:26:00par tout ce qu'on
01:26:01peut voir
01:26:01et par la dinguerie
01:26:03des débats
01:26:03mais je pense
01:26:04qu'il faut absolument
01:26:06qu'on ait une ambition
01:26:07hyper forte
01:26:08je le vois aujourd'hui
01:26:10dans le monde
01:26:10de l'entreprise
01:26:11je le vois aujourd'hui
01:26:11dans le monde
01:26:12des associations
01:26:13oui on peut être
01:26:14ambitieux
01:26:15il ne faut pas avoir
01:26:16honte d'être ambitieux
01:26:16c'est peut-être ça
01:26:20le fil conducteur
01:26:21de tout ce qu'on s'est dit
01:26:21depuis une heure
01:26:22moi je crois
01:26:22qu'il est possible
01:26:24de trouver
01:26:25un moyen
01:26:25de produire
01:26:27de préserver
01:26:29protéger
01:26:30d'innover
01:26:32donc
01:26:33tout en
01:26:34d'avoir cette
01:26:35très grande ambition
01:26:36tout en
01:26:37préservant
01:26:38et en protégeant
01:26:39les plus fragiles
01:26:40ou nos écosystèmes
01:26:41Vous pourriez l'apporter ?
01:26:42Je crois que c'est possible
01:26:43Est-ce que vous pourriez l'apporter ?
01:26:44Moi je
01:26:45je porte
01:26:47à mon humble échelle
01:26:48un certain nombre
01:26:49de réflexions
01:26:50comme avec ce
01:26:51ce livre
01:26:51mais je
01:26:53voilà
01:26:54peut-être que certains diront
01:26:56que je suis un éternel optimiste
01:26:57mais je pense
01:26:58qu'on en a les moyens
01:26:59après
01:27:00vraiment
01:27:01ma plus grande crainte
01:27:02et à la fois
01:27:03je suis persuadé
01:27:04que ça passera là-dessus
01:27:05c'est pour moi l'Europe
01:27:06l'Europe
01:27:07Elle est très malade
01:27:09Mais oui mais
01:27:09On n'a pas dit
01:27:11que ce n'était pas une solution
01:27:11Non mais vous avez le droit
01:27:12de dire qu'elle est très malade
01:27:13Vous avez le droit
01:27:13de reconnaître
01:27:14qu'elle s'est trompée
01:27:15Non mais elle est utile
01:27:17elle est incontournable
01:27:18mais pas celle-là
01:27:19pas celle de Barroso
01:27:21et de
01:27:22et de
01:27:23et de
01:27:23et de
01:27:23et de
01:27:23et de
01:27:23Moi je pense qu'il faut
01:27:25toujours revenir
01:27:25à cet esprit
01:27:26des pères fondateurs
01:27:27de l'Europe
01:27:28qui en 1950
01:27:295 ans après la fin
01:27:30de la seconde guerre mondiale
01:27:32se disent
01:27:33pour que la guerre
01:27:34soit non seulement
01:27:35impossible
01:27:35mais aussi impossible
01:27:36on va partager
01:27:38en commun
01:27:38nos richesses
01:27:39avec
01:27:40celui qui a été
01:27:41notre ennemi
01:27:41imaginez le courage
01:27:44de ces gens
01:27:44soyons courageux
01:27:46et poussons l'Europe
01:27:47Julien Denormandie
01:27:48merci pour cette conclusion
01:27:49qui implique immédiatement
01:27:50une nouvelle invitation
01:27:50à en débattre
01:27:51avec moi
01:27:52ici sur Sud Radio
01:27:53je vous salue tous
01:27:55je vous dis à lundi
01:27:56et on vous laisse demain
01:27:58vous avez André Bercoff
01:27:58qui
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