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Avec Périco Légasse et Maud Koffler

Les invités du jour : Stephan Bureau, Benoît Cassart, Patrice Bollon

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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-01-22##

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News
Transcription
00:00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:04Emmanuel Macron, je l'ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil, que s'est-il passé ?
00:00:10Ses lunettes de Top Gun, je crois qu'il y a vraiment un message subliminal qui est, je suis prêt à me battre.
00:00:16Qu'est-ce qui se passe avec Maverick ?
00:00:17Voyez-y simplement une référence non volontaire à l'œil du tigre.
00:00:21C'est le tigre qui mange le plus d'un tilop dans la savane.
00:00:24C'est un signe de détermination.
00:00:26Je l'ai vu jouer les durs à cuire.
00:00:28Étaf, please, respecte les instructions.
00:00:30Emmanuel, sometimes it's too slow, for sure.
00:00:33Macron, it needs to be reformed, for sure.
00:00:36Qu'est-ce qui est ton mission ?
00:00:37Maverick, bon Dieu.
00:00:39Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 22 janvier 2026.
00:00:45Perico, les gars, c'est avec Maud Coffler à l'antenne pendant deux heures.
00:00:50Et en face de moi, toujours aussi vigilant, Julien Delmas qui s'assure de la perfection de cette émission.
00:00:55Emmanuel Galasso qui attend vos questions au 0826 300 300.
00:01:01Vous l'appelez parce que les sujets du jour ne manqueront pas de vous interpeller, de vous intéresser.
00:01:05La France existe-t-elle encore ?
00:01:07Quand on voit la façon dont le président des États-Unis d'Amérique traite celui de la République française,
00:01:13on souffre pour son image.
00:01:15Nous recueillerons l'avis du journaliste québécois Stéphane Bureau
00:01:19qui nous parlera de lui, du continent américain.
00:01:23Et on verra avec lui qu'est-ce qui va se passer si M. Trump va plus loin.
00:01:26Est-ce que les Québécois vont revenir en France ?
00:01:29Ou est-ce qu'on va rattacher le Québec à la France ?
00:01:31Je plaisante, mais pourquoi pas ?
00:01:33Aujourd'hui, on peut tout imaginer.
00:01:34Par dix voix de majorité, le Parlement européen repousse de 12 ou 18 mois
00:01:39à la signature du traité du Mercosur
00:01:41en demandant l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne.
00:01:44Victoire ou sursis pour nos agriculteurs ?
00:01:47On verra, nous en débattons avec le député européen belge Benoît Cassart
00:01:51qui est justement co-initiateur de la résolution pour une saisine de la Cour.
00:01:57Son avis sera évidemment passionnant.
00:01:59De 13 à 14h, je recevrai Patrice Bollon sur un sujet gigantesque, illimité, la crise.
00:02:07Est-ce que finalement la crise, c'est pas la vie ?
00:02:09Le mot, la chose, l'histoire, il a publié un livre
00:02:11et il verra que finalement il y a des définitions diverses et variées de la crise
00:02:14qu'il faut apprendre à vivre avec
00:02:16et quelquefois elle est source de solutions.
00:02:21On fera un tour du côté du ministère de l'Intérieur
00:02:24où peut-être que les policiers, lorsqu'ils auront besoin de faire usage de leurs armes,
00:02:29seront considérés en légitime défense.
00:02:32L'Assemblée nationale légifère là-dessus
00:02:34à une suite à une résolution des Républicains
00:02:37pour que les policiers ne soient pas systématiquement inquiétés
00:02:41ou qu'ils soient inquiétés vraiment à bon escient
00:02:44lorsqu'ils ont fait usage de leurs armes.
00:02:46On parlera de ces salariés d'orange
00:02:48qui doivent revêtir un GPB, un gilet pare-balles
00:02:52puisqu'il y a eu des impacts de coups de fusil.
00:02:57De coups de fusil, quand on voit la photo.
00:02:59En France, à Marseille, on tire sur les commerces.
00:03:03Alors pas les cabines téléphoniques, mais les commerces.
00:03:06Ils ne sont pas les seuls à devoir se mettre des gilets pare-balles.
00:03:09Les services secrets algériens auraient recruté un ingénieur au ministère des Finances.
00:03:13On va essayer d'en savoir un petit peu plus sur cette affaire.
00:03:15Ça se passait au mois de mars.
00:03:17L'affaire est en train de se déliter.
00:03:19Évidemment, ça n'arrange pas les affaires entre la France et l'Algérie.
00:03:24Il y aurait, il y a de la corruption en prison.
00:03:27Il y a eu déjà plusieurs condamnations.
00:03:30Je n'aime pas dire le terme maton,
00:03:32mais les gardiens de prison, le personnel pénitentiaire,
00:03:35vivent, j'allais dire, de revenus assez modestes.
00:03:37Quelquefois, ils sont tentés d'être soudoyés par des gens
00:03:40qu'ils sont censés surveiller,
00:03:42mais qui disposent de beaucoup de moyens financiers.
00:03:44Quelquefois, on troque des services,
00:03:46tous les avantages contre de l'argent.
00:03:48On verra où en est cette situation.
00:03:50Un village administré par deux maires.
00:03:52Et oui, c'est un Théhi en l'or Atlantique.
00:03:55Le maire et son adjoint, en fait,
00:03:57se partagent la fonction de maire.
00:03:58Ça se passe très bien.
00:03:59Comme quoi, on n'est pas forcément obligé
00:04:01de monopéliser le pouvoir.
00:04:03On peut aussi le partager
00:04:03pour une meilleure administration de la vie publique.
00:04:07Et puis, Maud Coffler nous parlera
00:04:08des sénateurs qui, contre toute attente hier,
00:04:11on en parlait avec notre invité.
00:04:13Et bien justement, ils ont rejeté l'article 4
00:04:16sur la fin de vie.
00:04:16Ils ont adopté l'article 1.
00:04:18Ils ont rejeté l'article 4.
00:04:21Alors on verra, est-ce qu'ensuite l'Assemblée nationale...
00:04:24Il y aura une suite, forcément.
00:04:25Et on parle même du référendum
00:04:27avec M. Macron.
00:04:29Et puis une tragédie à Marseille.
00:04:30Voyons, on reparle de Marseille.
00:04:32Où une maman a été assassinée.
00:04:34À Nice.
00:04:34À Nice, oui.
00:04:35Excusez.
00:04:36Mais la réflexion de ce dit, c'était
00:04:37il ne faut pas que Nice se transforme en Marseille.
00:04:39Voilà, c'est ce qui m'a induit en erreur.
00:04:40Toutes mes excuses à nos amis marseillais
00:04:43que j'adore.
00:04:43Oui, il se passe déjà tellement de choses là-bas.
00:04:45C'est pour ça.
00:04:45Voilà, enfin, il s'agit en tout cas d'une maman à Nice
00:04:47qui a été assassinée devant son bébé.
00:04:50Et Maud Coffler nous racontera cette tragédie.
00:04:52Je vais didier cette humeur du jour
00:05:00à Jean-François Kahn
00:05:01dont on commémore aujourd'hui
00:05:02le premier anniversaire de la mort
00:05:04le 22 janvier 2025.
00:05:06Un hommage à titre personnel
00:05:07puisqu'ayant œuvré plus de 30 années à ses côtés
00:05:10à l'événement du jeudi et à Marianne,
00:05:12celui qui fut mon maître et dont je fus l'ami
00:05:14n'est pas étranger à ma présence sur cette radio,
00:05:16Sud Radio, la radio du Parlons Vrai.
00:05:19Le Parlons Vrai n'était pas seulement
00:05:20la raison d'être de Jean-François Kahn
00:05:22pour la simple raison qu'il ne concevait pas
00:05:24autrement le métier de journaliste
00:05:25considérant que ceux qui se partent du manteau
00:05:28de l'information objective,
00:05:29il les considérait comme des tartuffes.
00:05:31Un journaliste parle toujours de quelque part.
00:05:34Le neutre étant en soi, la neutralité
00:05:36étant en soi une idéologie absolue.
00:05:38Soit il l'assume, et les choses sont claires,
00:05:40y compris dans la confrontation avec d'autres confrères
00:05:42au nom du débat qui enrichit l'information et les idées,
00:05:45soit il s'en défausse afin de masquer le fait
00:05:47qu'il n'assume pas ses opinions
00:05:48ou qu'il fait très attention à ce qu'il dit souvent
00:05:51le propriétaire du Média est assez vigilant.
00:05:54Jean-François Kahn fut le premier à parler de pensée unique
00:05:57dans ses éditoriaux,
00:05:58celle qui consiste à éviter ou contourner le réel
00:06:00au nom d'une vérité officielle.
00:06:03Le cas le plus prodigieux de pensée unique
00:06:04fut observé à l'occasion du référendum
00:06:06sur le traité constitutionnel européen
00:06:08de mai 2005,
00:06:09lorsque la quasi-totalité des médias,
00:06:11des commentateurs, des éditorialistes,
00:06:13sur tous les titres et presque toutes les ondes
00:06:15se prononcèrent pour le oui en expliquant
00:06:17qu'il ne pouvait en être autrement
00:06:19et qu'une victoire du nom signifierait un retour
00:06:21à l'âge de pierre et une honte pour la France
00:06:23aussi affligeante que le régime de Vichy.
00:06:26Favorable au oui,
00:06:27mais indigné par l'absence de débat
00:06:29et les anathèmes jetés sur les partisans du nom,
00:06:31Jean-François Kahn ouvrit les pages de Marianne
00:06:33afin que toutes les parties s'expriment.
00:06:34On se souvient du résultat,
00:06:36victoire du nom à près de 55%
00:06:38et de la réaction d'une pensée unique
00:06:41jetant enfin le voile en insultant
00:06:44à travers les idos des grands quotidiens
00:06:46ces Françaises et ces Français devenus racistes,
00:06:48xénophobes, bellicistes,
00:06:50renfermés sur eux-mêmes
00:06:51pour mieux regarder en arrière
00:06:52en quelque sorte les Gaulois réfractaires
00:06:54avant l'heure.
00:06:56On voit aujourd'hui où on sent
00:06:57ce que l'on appelle encore l'Union Européenne
00:06:59et sa monnaie l'euro.
00:07:00Peu de temps avant sa mort,
00:07:02Jean-François Kahn me confiait
00:07:03qu'avec le recul,
00:07:04s'il avait imaginé le nombre de bouses
00:07:07contrées après cette foire européenne,
00:07:09non seulement il aurait appelé à voter
00:07:11non au référendum de 2005,
00:07:13mais très probablement aussi
00:07:14à celui du traité de Maastricht en 1992.
00:07:18La plus grande fierté de Jean-François Kahn
00:07:19était de reconnaître ses torts publiquement
00:07:21lorsqu'il se trompait,
00:07:22ce qui lui arrivait parfois,
00:07:24et de venir au secours de ceux
00:07:25qui après avoir été léchés,
00:07:27étaient lâchés, puis lynchés.
00:07:29Oh, la pratique continue encore
00:07:30avec de beaux jours aujourd'hui.
00:07:32Il recevait et écoutait tout le monde
00:07:34pourvu qu'il n'y ait pas dénigrement
00:07:36ou disqualification de l'adversaire.
00:07:38Et sa fierté fut d'avoir créé une rubrique
00:07:40« Ils ne pensent pas comme nous »,
00:07:42mais où il leur permettait de s'exprimer.
00:07:44Ses valeurs et ses principes
00:07:45sont aussi ceux de Sud Radio,
00:07:47et c'est sans doute sur cette antenne,
00:07:49avec toutes les nuances requises,
00:07:50que la pensée de Jean-François Kahn
00:07:51continue à vivrer le plus intensément.
00:07:53vous êtes bien sur Sud Radio.
00:07:56Dans un instant,
00:07:57Trump, la France et l'Europe,
00:07:59on en parlera avec un spécialiste du sujet,
00:08:02le journaliste québécois Stéphane Bureau,
00:08:03avec qui nous serons en ligne dans un instant.
00:08:05N'hésitez pas à nous appeler en direct,
00:08:07à prendre la parole,
00:08:08à lui poser toutes vos questions
00:08:09au 0826 300 300.
00:08:11A tout de suite sur Sud Radio.
00:08:13Sud Radio.
00:08:14Sud Radio.
00:08:14Parlons vrai.
00:08:15Parlons vrai.
00:08:16Sud Radio.
00:08:16Parlons vrai.
00:08:18Auchan.
00:08:18Et aujourd'hui alors,
00:08:19c'est quoi le bon choix moins cher ?
00:08:22Eh bien, chez Auchan,
00:08:23on fait le choix pour fêter la chandeleur en famille
00:08:25de vous offrir jusqu'au 2 février
00:08:2750% de remise immédiate
00:08:29sur le deuxième produit Auchan
00:08:30de la gamme pâte à tartiner Nutella.
00:08:3250% de remise sur le deuxième produit Auchan Nutella ?
00:08:35Eh bien, c'est les crêpes qui vont sauter,
00:08:37pas le budget.
00:08:39Auchan, le choix, le bon.
00:08:41Offre valable sur le moins cher
00:08:43dans vos magasins et drive Auchan participants.
00:08:44Pour votre santé,
00:08:45limitez les aliments gras, salés, sucrés.
00:08:47C'est la dernière des marques des soldes chez Butte.
00:08:49Et le souci quand on doit ajouter moins 10%
00:08:51sur des produits déjà soldés jusqu'à moins 70%,
00:08:53c'est qu'il faudra être bon en calcul mental.
00:08:55Et puis si ce n'est pas le cas,
00:08:56vous en profiterez quand même.
00:08:58Butte.
00:08:58Et votre maison bat plus fort.
00:09:00Date selon arrêté préfectoral.
00:09:01Conditions au magasin 1 sur 8.fr.
00:09:03Sud Radio Anglète.
00:09:04103.9.
00:09:05Sud Radio.
00:09:06La facturation ne devrait jamais être
00:09:08une perte de temps.
00:09:09Avec VosFactures.fr,
00:09:11tout est automatisé
00:09:12et déjà prêt pour la facturation électronique
00:09:14de 1026.
00:09:15C'est simple, fluide,
00:09:17sans stress.
00:09:18Résultat,
00:09:18moins de contraintes,
00:09:19plus de sérénité au quotidien.
00:09:21Entrepreneurs,
00:09:22quelle que soit votre activité,
00:09:24découvrez le logiciel de facturation en ligne.
00:09:26VosFactures.fr.
00:09:27Une facturation intuitive,
00:09:29intelligente,
00:09:30simplifiée.
00:09:31VosFactures.fr,
00:09:33la solution clé en main,
00:09:34pensée pour vous.
00:09:35PDP en cours d'agrément.
00:09:37A tout instant,
00:09:38écoutez Sud Radio.
00:09:39En voiture,
00:09:40au travail,
00:09:41depuis votre smartphone,
00:09:42installez l'application Sud Radio
00:09:44depuis le Google Play
00:09:45ou l'App Store.
00:09:46Pour celles qui aiment la mode,
00:09:49qui a du cœur
00:09:49et un style unique,
00:09:50Kiabi en fait toujours plus
00:09:51pour les familles.
00:09:52Découvrez notre coup de cœur,
00:09:54le jean droit en coton
00:09:55dont 20% recyclé
00:09:56à seulement 10 euros.
00:09:58Confortable,
00:09:58tendance,
00:09:59il existe aussi en version femme
00:10:00pour induire aux merci complices
00:10:02qui réunit les générations.
00:10:03C'est le bon moment
00:10:04pour craquer en magasin
00:10:05ou sur l'appli Kiabi.
00:10:08La mode à petit prix,
00:10:09conditions sur kiabi.com.
00:10:11Mais Théo,
00:10:12il est 8h du matin,
00:10:13on ne va pas manger des sardines,
00:10:14ça ne va pas bien toi ?
00:10:15C'est peut-être votre fils
00:10:16qui ne va pas bien.
00:10:17Des tartines maman,
00:10:18des tartines.
00:10:18Ou alors c'est votre audition
00:10:19qui commence à baisser.
00:10:21Chez Écoutez Voir,
00:10:22faites le point sur votre audition
00:10:23et prenez rendez-vous
00:10:24sans plus tarder.
00:10:24Écoutez Voir,
00:10:25optique et audition,
00:10:26Mutualis.
00:10:27Bilan auditif à but non médical
00:10:28ne permettant pas l'essai
00:10:29ou la vente d'aide auditive.
00:10:30Demandez conseil
00:10:31à votre audioprothésiste.
00:10:32Pour un bilan auditif complet,
00:10:33il est recommandé
00:10:33de consulter un médecin ORL.
00:10:34Point de vente soumis
00:10:35au code de la mutualité.
00:10:36Tu veux apprendre
00:10:37un métier utile et concret ?
00:10:38Deviens apprenti dans l'artisanat
00:10:39avec CMA Formation.
00:10:41Tu apprends un savoir-faire,
00:10:42tu es payé pendant ta formation
00:10:43en apprentissage
00:10:44et tu décroches un diplôme
00:10:45du CAP au Bac plus 3.
00:10:47Rendez-vous le 24 janvier
00:10:48pour nos portes ouvertes
00:10:50dans près de 150 centres
00:10:51partout en France.
00:10:52Inscription sur artisanat.fr
00:10:54Lidl, ça vaut le coup.
00:10:585 steaks de porc Origine France
00:10:59à 3,14€, ça vaut le coup.
00:11:015 steaks de porc Origine France
00:11:03à 3,14€ au lieu de 4,49€,
00:11:05ça vaut carrément le coup.
00:11:07Bonne nouvelle,
00:11:08avec Lidl Plus,
00:11:09les 5 steaks de porc
00:11:10sont à 3,14€
00:11:11au lieu de 4,49€.
00:11:12C'est 30% de réduction.
00:11:13Lidl, ça vaut le coup.
00:11:15400 grammes, 7,85€ le kilo
00:11:17avec Lidl Plus, 11,23€ le kilo 100.
00:11:19Origine France, offre valable
00:11:20jusqu'au 28 janvier.
00:11:23Midi 14h,
00:11:24Sud Radio,
00:11:25la France dans tous ses états,
00:11:27le fait du jour.
00:11:28Donald Trump n'a oublié personne
00:11:30hier lors de son discours à Davos.
00:11:32L'Europe en a largement pris pour son grade
00:11:34et la France en particulier
00:11:35que Donald Trump estime
00:11:36ne plus reconnaître.
00:11:38Pour le président américain,
00:11:39l'Europe ne fait que des mauvais choix
00:11:41et prend la mauvaise direction.
00:11:42Il a également confirmé
00:11:43sa volonté de conquérir le Groenland.
00:11:45On fait le point avec Stéphane Bureau,
00:11:46journaliste québécois
00:11:47et fondateur du podcast Contact.
00:11:49Bonjour.
00:11:51Bonjour.
00:11:51Bonjour Stéphane Bureau.
00:11:52Merci d'être à l'antenne
00:11:54de Sud Radio aujourd'hui.
00:11:55Bon, les choses vont vite.
00:11:58L'actualité est bousculée.
00:12:00Vous, en tant que journaliste canadien,
00:12:02québécois,
00:12:03déjà, je voudrais votre avis
00:12:04sur ce qui se passe.
00:12:06Vous êtes inquiet,
00:12:08vous êtes interpellé
00:12:09ou vous êtes un peu habitué
00:12:10au facétie du président des États-Unis ?
00:12:11Un peu de tout ça.
00:12:13On est surtout aux premières loges.
00:12:14On est les voisins immédiats
00:12:16et premiers des États-Unis.
00:12:17Donc, les Mexicains,
00:12:18les Canadiens goûtent beaucoup
00:12:19à la méthode Trump.
00:12:21Alors, évidemment,
00:12:22il faut être inquiet,
00:12:23sinon lucide,
00:12:24parce que le président
00:12:25ne fait pas toujours
00:12:26ce qu'il dit qu'il fera,
00:12:27mais il le fait à l'occasion.
00:12:29Les Vénézuéliens,
00:12:29ou à tout le moins,
00:12:31M. Maduro se l'a appris
00:12:32à ses dépens.
00:12:33Et puis, il faut aussi
00:12:34relativiser tout ça
00:12:35parce qu'on connaît
00:12:37la méthode maintenant
00:12:37de mieux en mieux, d'ailleurs.
00:12:39Alors, il négocie
00:12:41en larguant une grenade
00:12:42et une fois qu'il a pris
00:12:44la mesure des dégâts,
00:12:45il poursuit la conversation.
00:12:47C'est un peu ce qu'il a fait
00:12:48ce week-end
00:12:49avec ses menaces tous azimuts
00:12:51de droit douanier imposé
00:12:52qui à la France,
00:12:54qui à huit pays européens
00:12:55qui avaient eu l'idée saugrenue
00:12:57d'envoyer des soldats
00:12:58au Groenland.
00:12:58Et on voit aujourd'hui,
00:13:01sinon hier,
00:13:02que c'était une menace
00:13:04mais qui pour autant
00:13:05ne sera pas au rendez-vous
00:13:08puisqu'il dit,
00:13:10nous laisse comprendre
00:13:10qu'il a obtenu
00:13:12ce qu'il cherchait.
00:13:13Mais c'est d'ailleurs
00:13:14la méthode Trump.
00:13:15Il est toujours difficile,
00:13:16même en amont,
00:13:16de savoir exactement
00:13:17ce qu'il veut.
00:13:18Donc, il est facile pour lui aussi
00:13:19derrière de dire
00:13:20« Ben, j'ai gagné ».
00:13:21Stéphane Bureau,
00:13:23est-ce qu'il n'est pas
00:13:23tout simplement en train
00:13:24d'appliquer le principe
00:13:25de la force de dissuasion nucléaire
00:13:26à la force de dissuasion verbale ?
00:13:28Voilà, je vous pulvérise,
00:13:29je vous écrase,
00:13:30je vous ruine.
00:13:31Il sait qu'il va s'avoir un impact
00:13:32puisqu'on sait
00:13:34qu'il est capable d'eux
00:13:35sans aller jusqu'au bout.
00:13:36Et finalement,
00:13:37beaucoup d'observateurs
00:13:38ont fait remarquer ici
00:13:39« Mais pourquoi est-ce qu'on n'a pas
00:13:40tout de suite trouvé
00:13:41une solution du côté de l'OTAN ? »
00:13:43On dit aux États-Unis
00:13:43« Le Groenland reste le Groenland »,
00:13:45mais on met les bases de l'OTAN
00:13:46de façon à ce que vous essayez
00:13:47de protéger.
00:13:48Finalement, il a gain de cause.
00:13:49Vous êtes d'accord ?
00:13:49Ce n'est pas si absurde comme méthode.
00:13:51On peut la critiquer,
00:13:52mais ce n'est pas si absurde.
00:13:53Mais je n'ai pas parlé d'absurde.
00:13:55Je vous dis simplement
00:13:55que c'est une méthode
00:13:57qui est à géométrie variable.
00:13:58Des fois, il va au bout de la menace,
00:13:59d'autres fois moins.
00:14:00Je vous rappellerai,
00:14:01mais vous l'avez sans doute
00:14:02déjà souligné,
00:14:03qu'à plusieurs reprises,
00:14:04on le traitait de débile
00:14:06sinon de demeurer en 2017.
00:14:08Quand il suggérait aux Européens
00:14:10d'augmenter leurs dépenses de défense
00:14:12en disant,
00:14:13vous pardonnerez ici le détour,
00:14:15« Daddy »,
00:14:16parce que c'est comme ça
00:14:17que M. Rutte l'appelle
00:14:18dans ses SMS,
00:14:20« Le papa américain n'a pas vocation
00:14:23à payer toutes les dépenses,
00:14:24y compris pour les alliés européens. »
00:14:26C'est un peu ce que disait
00:14:26Donald Trump en 2017.
00:14:28Aujourd'hui, il est admis de tous,
00:14:31particulièrement dans le contexte
00:14:32de la guerre en Ukraine,
00:14:34que l'augmentation des dépenses
00:14:36ou des dépenses militaires
00:14:37est au menu.
00:14:39Mais quand il a commencé à en parler,
00:14:41on disait,
00:14:41« Non, de quoi se mêle-t-il ? »
00:14:43Il se mêlait déjà un peu de ses affaires
00:14:44parce que les Américains,
00:14:46depuis longtemps,
00:14:47sont surpris de la générosité
00:14:49avec laquelle les citoyens
00:14:50en Europe et ailleurs
00:14:52ont accès à des programmes sociaux
00:14:53que les Américains n'ont pas,
00:14:55alors qu'il fait en partie
00:14:56pour la défense.
00:14:56Sur l'opération Groenland,
00:14:58il y a aussi une logique adjacente.
00:15:01Il dit,
00:15:02« Comment se fait-il qu'aujourd'hui,
00:15:03vous soyez soucieux
00:15:05de ce bout de glace »
00:15:08que c'est comme ça
00:15:08qu'il a décrit hier
00:15:09et de la sécurité
00:15:10que ça représente
00:15:12pour l'Amérique en particulier
00:15:13alors que je vous en parle
00:15:15depuis un certain temps.
00:15:16Et je ferme ma parenthèse
00:15:17en disant
00:15:17à tous ceux
00:15:18qui doutent
00:15:19de sa cohérente
00:15:20qu'un des premiers gestes
00:15:21annoncés par Donald Trump
00:15:22en janvier dernier,
00:15:23sinon début février,
00:15:25c'était la commande
00:15:25de 12 brise-glaces
00:15:27parce que la marine américaine
00:15:28n'a pas
00:15:29ses outils essentiels
00:15:30pour faire valoir
00:15:31sa souveraineté
00:15:32dans le Grand Nord.
00:15:33Il faut compter
00:15:34sur les Canadiens.
00:15:35On en a deux ou trois,
00:15:37soit,
00:15:37mais ce n'est pas suffisant.
00:15:38Et pour autant,
00:15:39ils ne sont pas américains.
00:15:40Donc,
00:15:40quand il a annoncé
00:15:41cette intention,
00:15:42c'est qu'il savait pertinemment
00:15:43là où il allait
00:15:43dans cette volonté,
00:15:45disons,
00:15:46hégémonique
00:15:46sur l'espace continental
00:15:49jusqu'au Groenland.
00:15:50Stéphane Bureau,
00:15:51le président américain
00:15:52utilise la formule
00:15:54de bout de glace
00:15:55pour le Groenland.
00:15:56Souvenez-vous,
00:15:57vous qui êtes Québécois,
00:15:58Voltaire parlait
00:15:59de ces quelques arpents
00:16:00de neige
00:16:00pour lesquels la France
00:16:01allait.
00:16:02Arpents de neige
00:16:02pour lesquels...
00:16:03Et quand on vous a abandonné
00:16:04sur les plaines d'Abraham,
00:16:06on reviendra sur cette histoire
00:16:07tragique,
00:16:08est-ce que finalement...
00:16:09Vous connaissez vos classiques,
00:16:11monsieur.
00:16:11Oui.
00:16:12Maudit français.
00:16:15C'est pas ce que je vous dis,
00:16:16j'avais dit,
00:16:16je suis très mal placé
00:16:17pour les maudire.
00:16:18J'ai bien compris.
00:16:19Est-ce que non,
00:16:20est-ce que tout ne prend pas
00:16:20à croire que finalement,
00:16:21M. Root n'a fait qu'appliquer
00:16:22la stratégie,
00:16:23c'est-à-dire que tout ça
00:16:24a été prévu d'avance
00:16:25et comme par hasard,
00:16:26M. Root sort de son chapeau
00:16:27une solution
00:16:28pour laquelle M. Trump
00:16:30s'exclame en disant
00:16:30« Mais ce type est génial,
00:16:31c'est exactement
00:16:32ce que je voulais ».
00:16:33On a l'impression
00:16:34que tout ça a été
00:16:35un peu prémédité.
00:16:35Vous en convenez ?
00:16:37Oui.
00:16:39Sinon qu'avec Trump,
00:16:40il est très difficile
00:16:41de savoir précisément
00:16:42là où il va.
00:16:43Il parlait d'un concept
00:16:44de deal.
00:16:45Alors un deal,
00:16:46c'est une chose.
00:16:46Un concept de deal,
00:16:47c'est l'étape
00:16:48qui précède.
00:16:50Il y a donc apparemment
00:16:51quelque chose.
00:16:51Est-ce qu'il s'était entendu
00:16:52sur ce concept
00:16:53avec Root,
00:16:54ils ont de bonnes relations.
00:16:55Ils sont en bonne intelligence,
00:16:56il faut le dire.
00:16:57Il est facile de rire
00:16:58du secrétaire général
00:16:59de l'OTAN
00:16:59pour ces messages
00:17:00qui ont été publiés
00:17:01parce qu'il y a eu
00:17:02des captures d'écran
00:17:03ou il l'appelait « Daddy »,
00:17:04comme je vous le disais
00:17:04tout à l'heure.
00:17:05Alors on peut tous sourire.
00:17:06Mais peut-être
00:17:07que cette servilité
00:17:09et le prix est payé
00:17:10pour être en bonne intelligence
00:17:11avec Donald Trump
00:17:12et de là à savoir
00:17:14si c'était prémédité,
00:17:16organisé.
00:17:17La seule réponse
00:17:17qui compte
00:17:18sera celle du Danemark
00:17:19parce que M. Root ne peut
00:17:21pas négocier
00:17:21en lieu et place
00:17:22du Groenland
00:17:23et du Danemark.
00:17:24Mais déjà,
00:17:25le territoire
00:17:26du Groenland
00:17:27était pour l'essentiel
00:17:29à la portée
00:17:29des Américains.
00:17:30Ils ont des ententes
00:17:31qui les lient au Danemark
00:17:32depuis 1951
00:17:33qui leur permettent
00:17:34de déployer librement
00:17:35des militaires
00:17:36comme ils le veulent
00:17:37en prévenant
00:17:38simplement Copenhague.
00:17:40Alors là,
00:17:41est-ce qu'il y aura
00:17:41des fractions
00:17:42de territoires
00:17:43qui seront carrément
00:17:43consentis
00:17:44ou on dira
00:17:45ces souverainetés américaines
00:17:46un peu comme
00:17:47une ambassade
00:17:48et un territoire
00:17:50qui est consenti ?
00:17:53Est-ce que c'est
00:17:53la même logique
00:17:54qui s'appliquerait
00:17:54aux éventuelles bases américaines ?
00:17:56Est-ce que ça serait suffisant
00:17:57pour que Donald Trump
00:17:58dise banco,
00:17:58j'ai gagné ?
00:17:59Stéphane Murot,
00:18:00vous parlez de la...
00:18:01Vous avez dit quoi ?
00:18:02Servilité pour M. Root ?
00:18:04Oui.
00:18:05Apparemment.
00:18:05Oui.
00:18:06Alors la docilité
00:18:07de Mme Ursula
00:18:09Van der Leyen
00:18:09n'est pas mal non plus
00:18:10par rapport aux États-Unis
00:18:11au président
00:18:12et au président Trump.
00:18:14Parlons un peu
00:18:15de l'image de la France.
00:18:15Vous êtes québécois,
00:18:17vous êtes sensible
00:18:18à notre sort,
00:18:19je sais bien,
00:18:19le vieux continent.
00:18:20Est-ce que vous estimez
00:18:22que l'image de la France
00:18:24a été amoindrie,
00:18:26affaiblie,
00:18:27soit par la façon
00:18:28dont le président
00:18:29nous traite,
00:18:31soit par les prises
00:18:31de position
00:18:32ou les déclarations
00:18:33quelquefois
00:18:33maladroites ou ambiguës
00:18:35du président Macron ?
00:18:36Comment on voit ça
00:18:37depuis Québec
00:18:38et Montréal ?
00:18:39Écoutez,
00:18:41je peux vous parler
00:18:42de ce qu'on dit,
00:18:43pense au Québec
00:18:44et à Montréal
00:18:45et aussi en France
00:18:46puisque je travaille ici.
00:18:48Moi, je pense que
00:18:48la parole de Trump
00:18:50a permis de serrer les coudes
00:18:51s'il y a quelque chose.
00:18:53Il y a eu une réaction
00:18:53gauloise,
00:18:55astérix,
00:18:55à l'idée que nous étions
00:18:56collectivement menacés
00:18:58par ce vilain qui tâche
00:19:00qui s'appelle Donald Trump
00:19:01et c'est d'ailleurs
00:19:01la caricature
00:19:02à laquelle on le réduit souvent.
00:19:05Pour ce qui est
00:19:06des déclarations
00:19:07du président Macron,
00:19:08alors là, oui,
00:19:08je pense qu'il s'est d'abord
00:19:09exposé un peu
00:19:10au ridicule
00:19:11quand il s'est présenté
00:19:13à Davos
00:19:13avec son look top gun
00:19:16qui a fait rire
00:19:17un peu partout,
00:19:18y compris à Davos.
00:19:19Alors, je comprends
00:19:19qu'il y avait
00:19:19une conjoncture si vite.
00:19:21Et sur les déclarations,
00:19:22c'est surtout
00:19:22les incohérences
00:19:24ou contradictions répétées
00:19:25sur le Mercosur,
00:19:26par exemple.
00:19:27En voyage à l'étranger,
00:19:28c'était une bonne idée
00:19:30et puis à quelques jours
00:19:31de la deadline,
00:19:32le président Macron
00:19:33qui dit,
00:19:33pour nous,
00:19:34ça sera non,
00:19:35un non qui n'est pas
00:19:36retentissant
00:19:36puisqu'il ne pouvait
00:19:38ne pas savoir
00:19:39que c'était déjà plié,
00:19:41c'est-à-dire que son nom
00:19:41ne changerait rien
00:19:42à ce que le traité
00:19:43serait appliqué.
00:19:44Donc, c'est peut-être
00:19:45davantage,
00:19:47ce sont des incohérences
00:19:49ou des contradictions,
00:19:50c'est peut-être
00:19:50le fait de gouverner
00:19:52quand on n'a plus
00:19:52beaucoup de pouvoir.
00:19:53Bon, c'est un voisin
00:19:54quand même malgré tout
00:19:55stimulant
00:19:56ou un peu dérangeant
00:19:58pour les Canadiens
00:19:59et pour les Québécois
00:20:01en particulier ?
00:20:02Très dérangeant.
00:20:03On s'est perçu
00:20:03comme quelqu'un
00:20:04qui est toujours
00:20:06en ingérence
00:20:06dans les affaires
00:20:07du Canada.
00:20:08Il faut voir
00:20:08que dans la petite
00:20:09histoire récente,
00:20:10le premier ministre
00:20:11qui a été porté au nu,
00:20:13M. Carnet,
00:20:13avant-hier
00:20:14pour son discours
00:20:14à Davos,
00:20:15justement,
00:20:15où il prenait acte
00:20:17de ce que les choses
00:20:17avaient changé
00:20:18dans les rapports
00:20:19entre les États,
00:20:20qu'on n'était plus
00:20:20dans un monde
00:20:20de transition
00:20:21mais de rupture.
00:20:22il ne faisait que constater
00:20:23l'évidence depuis
00:20:24quelques mois
00:20:25mais Marc Carnet
00:20:26qui est un libéral
00:20:27et qui a succédé
00:20:27à Justin Trudeau
00:20:29n'avait pas vocation
00:20:31à devenir premier ministre
00:20:32parce que ceux
00:20:32qui étaient largement
00:20:33en avance
00:20:34étaient les conservateurs,
00:20:35une formation
00:20:36qui n'est pas semblable
00:20:37au Rassemblement national
00:20:38mais qui pourrait avoir
00:20:40quelques atomes crochus.
00:20:42Il était acquis
00:20:43pour tout le monde
00:20:43par les sondages
00:20:44depuis des mois
00:20:45que les conservateurs
00:20:46allaient l'emporter
00:20:47jusqu'à ce que Trump
00:20:48s'invite dans l'équation
00:20:49c'est-à-dire que
00:20:50parce que justement
00:20:51on présumait
00:20:53qu'il y avait peut-être
00:20:53une bonne intelligence
00:20:54entre ces conservateurs
00:20:55et Donald Trump
00:20:56les Canadiens ont choisi
00:20:58de reporter au pouvoir
00:20:59le gouvernement libéral
00:21:01soit avec un nouveau chef
00:21:02mais pour autant
00:21:04le même gouvernement
00:21:04qui était détesté
00:21:06qui était considéré
00:21:07comme calamiteux
00:21:08dans tous les sondages
00:21:09et qui n'était
00:21:10qu'un gouvernement minoritaire.
00:21:12Or j'observe
00:21:13ce que fait en ce moment
00:21:14le Rassemblement national
00:21:15en France
00:21:16avec d'abord
00:21:17Marine Le Pen
00:21:17qui est très vite
00:21:18montée au créneau
00:21:19c'était
00:21:20après l'intervention
00:21:22au Venezuela
00:21:22pour dire
00:21:23c'est un viol
00:21:24de souveraineté inadmissible
00:21:25ce que font
00:21:26les Américains
00:21:27et Donald Trump
00:21:27et puis avant-hier
00:21:29je pense Jordan Bardella
00:21:30qui disait
00:21:31on doit déchirer
00:21:31l'entente commerciale
00:21:33de vassalisation
00:21:34qui nous lie aux États-Unis
00:21:35et la preuve
00:21:36de toute façon
00:21:37est répétée de son mépris
00:21:38par ce qu'il vient
00:21:39encore de faire
00:21:40en nous menaçant
00:21:40de droit douanier.
00:21:41Stéphane Mureau
00:21:41je voudrais juste avant
00:21:42de vous libérer
00:21:43faire un tout petit peu
00:21:44de politique fiction
00:21:44est-ce que cette tension
00:21:45entre le Canada
00:21:46et les États-Unis
00:21:47ne peut pas inciter
00:21:48les Québécois
00:21:49à rêver
00:21:50vous parler de souveraineté
00:21:51la souveraineté association
00:21:52est-ce que le rêve
00:21:53échoué de René Lévesque
00:21:55en 1976
00:21:56et de Jacques Parizeau
00:21:57en 1995
00:21:58sur ce référendum
00:21:59de souveraineté du Québec
00:22:00est-ce que les Québécois
00:22:02ne sont pas tentés
00:22:03de se dire
00:22:03quitte à tomber
00:22:04sous le joug des États-Unis
00:22:05autant prendre
00:22:06notre souveraineté
00:22:07et voler notre propre aile
00:22:09quitte à se rapprocher
00:22:09un peu de la France ?
00:22:11Réponse non
00:22:12sur cette possibilité
00:22:14que ça puisse être
00:22:15sous le joug des États-Unis
00:22:16mais oui
00:22:16il y a peut-être
00:22:17une fenêtre qui s'ouvre
00:22:19une fenêtre de tir
00:22:19pour le Parti québécois
00:22:21qui pourrait être reporté
00:22:21au pouvoir
00:22:22et qui promet
00:22:22un référendum
00:22:23pour être reporté
00:22:24au pouvoir
00:22:24dans les prochains mois
00:22:25parce que d'ici 28
00:22:27tant et aussi longtemps
00:22:28que Trump sera président
00:22:29pour la première fois
00:22:30peut-être
00:22:30serons-nous en face
00:22:31d'un interlocuteur
00:22:32qui ne mise pas
00:22:33sur un Canada
00:22:34fort réuni
00:22:35donc il pourrait
00:22:36opportunistement
00:22:37espérer une victoire
00:22:39des forces souverainistes
00:22:41sachant que ça
00:22:42fragiliserait le Canada
00:22:43ce n'était pas du tout
00:22:44la posture de Bill Clinton
00:22:46en 1995
00:22:47lors du précédent référendum
00:22:48mais pour le Parti québécois
00:22:50du coup
00:22:50pour les mêmes raisons
00:22:51qui font que les libéraux
00:22:52ont été réélus
00:22:53c'est une mauvaise nouvelle
00:22:53alors je me permets
00:22:55de crier
00:22:55vive le Québec libre
00:22:57avant de vous libérer
00:22:58et je vous remercie
00:22:59Stéphane Bureau
00:23:00je me sens maintenant libéré
00:23:01mais je vous propose
00:23:02si ça vous dit
00:23:03qu'on ait une conversation
00:23:05sur ce sujet passionnant
00:23:06je vous réinviterai
00:23:07évidemment Stéphane Bureau
00:23:08peut-être une heure d'Iran
00:23:09pour que vous nous racontiez
00:23:11justement
00:23:11les états d'âme
00:23:12de la belle province
00:23:13auxquelles nous restons
00:23:14sentimentalement
00:23:15et historiquement
00:23:15très attachés
00:23:16merci Stéphane Bureau
00:23:17à très bientôt
00:23:18allez on passe aux perles
00:23:19et vous restez bien avec nous
00:23:20chers auditeurs
00:23:21jusqu'à 13h
00:23:22et puis jusqu'à 14h
00:23:23puisque tout à l'heure
00:23:23nous recevrons
00:23:24monsieur Bollon
00:23:25Patrice Bollon
00:23:26si je ne m'abuse
00:23:27Péricault
00:23:28vous avez le livre
00:23:29sous les yeux
00:23:29Patrice Bollon
00:23:30crise le mot
00:23:30la chose
00:23:31l'histoire
00:23:32merci de l'annoncer
00:23:34appelez-nous
00:23:35au 0826 300 300
00:23:37vous verrez au fur et à mesure
00:23:37de la conversation
00:23:38vous sentirez que la crise
00:23:39vous concerne
00:23:40il n'y a pas que la crise de foi
00:23:41il n'y a pas que la crise de nerfs
00:23:43il y a aussi la crise internationale
00:23:44et c'est un mot
00:23:45qui nous mange
00:23:46à toutes les sauces
00:23:46mais qui sa compréhension
00:23:47nous ouvre l'esprit
00:23:49à tout de suite
00:23:49sur Sud Radio
00:23:50la France dans tous ses états
00:23:53les perles du jour
00:23:54la légitime défense
00:23:56est-elle d'extrême droite
00:23:57Péricault ?
00:23:57oui
00:23:57Maud
00:23:58l'Assemblée examine
00:24:00ce jeudi
00:24:00une proposition
00:24:01de loi des républicains
00:24:02qui vise à reconnaître
00:24:03une présomption
00:24:04de légitime défense
00:24:05des policiers
00:24:06et gendarmes
00:24:07mis en cause
00:24:08pour l'usage
00:24:09de leurs armes
00:24:09on sait qu'il y a
00:24:10l'article 435 1
00:24:12du code
00:24:13de la sécurité intérieure
00:24:14qui autorise
00:24:15les forces de l'ordre
00:24:15à faire usage
00:24:16de leurs armes
00:24:17lorsque l'on considère
00:24:19que la légitime défense
00:24:21est avérée
00:24:21mais l'on sait aussi
00:24:22que chaque fois
00:24:23que ça s'est produit
00:24:23l'inspection générale
00:24:25des services intervient
00:24:26souvent les familles
00:24:27de la victime
00:24:27disent que c'est pas vrai
00:24:29que la personne
00:24:29a été assassinée
00:24:31et du coup
00:24:32il y a un énorme malet
00:24:33chez les policiers
00:24:33on le sait
00:24:34c'est un sujet
00:24:35sur lequel on débat
00:24:36beaucoup aujourd'hui
00:24:37dans les médias
00:24:37et dans l'opinion publique
00:24:38est-ce que les policiers
00:24:40disposent vraiment
00:24:41des moyens
00:24:41qui leur sont nécessaires
00:24:42pour exercer l'ordre
00:24:43est-ce que les forces
00:24:44de l'ordre
00:24:45sont craintes
00:24:46parce qu'elles sont
00:24:46respectées
00:24:48parce qu'elles sont craintes
00:24:49tout le problème est là
00:24:49et vous avez aujourd'hui
00:24:50beaucoup de policiers
00:24:51qui vous disent
00:24:52mais moi je fais
00:24:53avant de faire usage
00:24:54de mon arme
00:24:54je fais très attention
00:24:55parce que c'est souvent
00:24:56moi qui veux me retrouver
00:24:57en taule
00:24:58bon il y a eu la tragédie
00:24:59de Nanterre
00:25:00avec le Pirel
00:25:02et l'affaire
00:25:02est en jugement
00:25:03le policier évidemment
00:25:04a été mis en examen
00:25:06toutefois il faut
00:25:07qu'à un moment donné
00:25:08les gens qui veulent
00:25:10contraindre
00:25:10la loi
00:25:12qui veulent s'opposer
00:25:13aux forces de l'ordre
00:25:14et qui sont menaçants
00:25:15sachent qu'en face
00:25:16ils seront des gens
00:25:16qui sont à la fois déterminés
00:25:18maîtres de leurs moyens
00:25:19et en même temps
00:25:20assurés
00:25:21de la protection
00:25:22de l'état
00:25:22et de la république
00:25:23quand ils exercèrent
00:25:24leurs responsabilités
00:25:25et pas tout de suite
00:25:26vérifier
00:25:26est-ce que c'est pas vous
00:25:28qui finalement
00:25:29êtes les coupables
00:25:30donc on dit toujours
00:25:32que la peur change de camp
00:25:33si cette disposition
00:25:35législative
00:25:35peut permettre
00:25:36à la peur
00:25:37de changer de camp
00:25:37et à nos policiers
00:25:38et à nos gendarmes
00:25:39d'exercer leurs devoirs
00:25:40de façon sérieuse
00:25:42et plus sereine
00:25:43plus sereine
00:25:44et plus efficace
00:25:45surtout
00:25:45parce qu'ils ont besoin
00:25:46de soutien
00:25:47et bien
00:25:48on pourra que s'en réjouir
00:25:49Des salariés d'orange
00:25:52contraints de porter
00:25:53des gilets pare-balles
00:25:54c'est possible
00:25:55ça se passe en France
00:25:56c'est pericot
00:25:56on a un son
00:25:57si vous le souhaitez
00:25:58d'une employée
00:25:59du commerce
00:26:00qui est contrainte
00:26:01de porter un gilet pare-balles
00:26:02Cette semaine
00:26:03nous n'avons
00:26:04plus aucun salarié
00:26:06d'orange
00:26:06sur le site
00:26:08on est accompagné
00:26:09par des personnels
00:26:10de sécurité
00:26:11donc c'est eux
00:26:12qu'on met en protection
00:26:13maximale aujourd'hui
00:26:14l'inspection du travail
00:26:16a demandé
00:26:16que leur
00:26:17petite cahute
00:26:18aux enclos
00:26:19sorties
00:26:19soit équipée
00:26:20de vitres blénées
00:26:21pas de circulation
00:26:22de personnes
00:26:23à moins de 10 mètres
00:26:24des fenêtres
00:26:24parce que
00:26:25il y a eu des tiers
00:26:26qui ont traversé
00:26:27les salariés
00:26:27donc
00:26:27C'est quand même
00:26:29un symptôme
00:26:30colossal
00:26:31alors que ça devient
00:26:32un fait divers
00:26:33on en parle presque
00:26:34avec une pointe d'humour
00:26:35ils sont obligés
00:26:36de se mettre
00:26:36un gilet pare-balles
00:26:38à orange
00:26:38c'est-à-dire
00:26:39dans les services
00:26:39du téléphone français
00:26:41mais il n'y a pas que
00:26:42il n'y a pas que
00:26:43et on sait aujourd'hui
00:26:44qu'il y a des endroits
00:26:45où il est dangereux
00:26:46de s'aventurer
00:26:47la nuit
00:26:48le jour
00:26:49qu'il y a des commerces
00:26:49où les gens portent
00:26:51un uniforme
00:26:52et bien
00:26:52ils sont considérés
00:26:53comme des représentants
00:26:54de la répression
00:26:55et aujourd'hui
00:26:57on n'hésite pas
00:26:59en France
00:27:00à utiliser des armes
00:27:01pour manifester
00:27:02sa colère
00:27:03sa haine
00:27:03sans mécontentement
00:27:04on tire
00:27:04il y a des morts
00:27:05il y a des gens
00:27:05qui sont tués
00:27:06on parlera tout à l'heure
00:27:07de cette maman
00:27:09à Nice
00:27:09et là
00:27:10ce sont des salariés
00:27:11d'orange
00:27:12qui sont obligés
00:27:12non mais
00:27:13est-ce que vous vous rendez compte
00:27:14le symbole
00:27:15on dit toujours
00:27:16les gens qui arrivent
00:27:16de Gare du Nord
00:27:17à Paris
00:27:18qui arrivent de Belgique
00:27:19ou de Grande-Bretagne
00:27:19des hommes d'affaires
00:27:20qui voient le paysage
00:27:22qu'ils ont sous leurs yeux
00:27:22mais c'est ça la France
00:27:23et la France
00:27:24c'est un pays
00:27:25où les salariés d'orange
00:27:26doivent maintenant
00:27:27mettre des gilets par balle
00:27:28pour faire leur travail
00:27:30ou les pompiers
00:27:30n'osent plus aller
00:27:31dans certains endroits
00:27:32ou le préposé de la poste
00:27:33lui-même fait gaffe
00:27:34alors nous ne parlons même
00:27:35pas des policiers
00:27:36c'est ça la République
00:27:37c'est ça la République
00:27:38bon je pense
00:27:39j'espère que ce genre
00:27:40d'anecdotes
00:27:41absolument scandaleuses
00:27:42attirera l'attention
00:27:44de nos législateurs
00:27:45et de nos dirigeants
00:27:46pour qu'on inverse
00:27:47un peu la tendance
00:27:48c'est pas
00:27:48c'est pas aux salariés d'orange
00:27:50à se mettre des gilets par balle
00:27:51c'est plutôt aux salauds
00:27:52à se protéger de la police
00:27:53quand ils auront fait
00:27:54des choses très graves
00:27:55une histoire fou
00:27:58une histoire folle
00:27:59qu'est-ce que je raconte
00:28:00digne du bureau des légendes
00:28:02les services secrets algériens
00:28:04auraient investi
00:28:04notre ministère des finances
00:28:06oui alors
00:28:07c'est le rôle
00:28:07mot de cofflair
00:28:09de tous les services secrets
00:28:10même entre pays amis
00:28:11on se met sur écoute
00:28:13entre présidents
00:28:13entre chefs d'état
00:28:14là c'est une affaire
00:28:16qui remonte au mois de mars dernier
00:28:17voilà
00:28:18c'est un fonctionnaire
00:28:19un ingénieur
00:28:20du ministère des finances
00:28:21qui aurait eu des liens
00:28:23avec un représentant
00:28:25du consulat général
00:28:26d'Algérie
00:28:26à Créteil
00:28:27dans le Val-de-Marne
00:28:28et puis ça c'est fini
00:28:29en mise en examen
00:28:31on parle sous toute réserve
00:28:32ce n'est qu'une mise en examen
00:28:33enfin l'affaire
00:28:34semble assez avancée
00:28:35au moment où les relations
00:28:37entre l'Algérie
00:28:38et la France
00:28:38sont extrêmement tendues
00:28:39on se rappelle
00:28:40de la captivité
00:28:41de Boilem Sansal
00:28:42et puis nous avons encore
00:28:43un journaliste
00:28:45qui est en prison
00:28:46donc je suppose
00:28:47que le pouvoir
00:28:47marche sur des oeufs
00:28:49n'empêche que
00:28:49le gouvernement algérien
00:28:51si ces faits sont avérés
00:28:53s'est renseigné
00:28:54sur la situation
00:28:56de certains ressortissants
00:28:57algériens
00:28:57d'opposants du régime
00:28:58et il aurait voulu avoir
00:28:59des informations
00:29:00à travers cet ingénieur
00:29:02qui
00:29:02alors est-ce qu'il a
00:29:03agi
00:29:04par pure complicité
00:29:05ou sous la menace
00:29:06menace
00:29:08plus grave
00:29:09peut-être menace
00:29:10de mort
00:29:10voilà
00:29:11la justice le dira
00:29:12l'affaire est en cours
00:29:13enfin c'est un fait divers
00:29:15qui méritait d'être signalé
00:29:16et dont on va savoir plus
00:29:18dans quelque temps
00:29:19évidemment
00:29:19évidemment
00:29:20les médias sont très très prudents
00:29:22sur cette question
00:29:23et on le reste aussi
00:29:24au théâtre sénat
00:29:27ma chère Maud
00:29:27les parlementaires
00:29:28on en parlait hier
00:29:29les parlementaires
00:29:30les sénateurs
00:29:31ont rejeté hier soir
00:29:32la proposition
00:29:33de loi sur l'aide à mourir
00:29:34par 19 voix
00:29:36oui ça ne s'est joué
00:29:37qu'à 19 voix
00:29:37144 sur 123
00:29:39les sénateurs
00:29:40ont rejeté le coeur du texte
00:29:41à savoir l'article 4
00:29:42de la proposition
00:29:43de loi sur l'aide à mourir
00:29:44qui enterrinait
00:29:44le principe d'une euthanasie
00:29:46et d'un suicide assisté
00:29:47mardi soir
00:29:48ils avaient adopté
00:29:48l'article 1
00:29:49intégrant une assistance médicale
00:29:51à mourir
00:29:52dans le code
00:29:52de la santé publique
00:29:53alors on peut aussi perdre
00:29:54parce que les noms
00:29:55ont tendance à se ressembler
00:29:56mais ce qu'il faut retenir
00:29:57ce sont les motifs
00:29:58des sénateurs
00:29:59pour la droite et le centre
00:30:00cette loi qui figure
00:30:01parmi les promesses
00:30:02d'Emmanuel Macron
00:30:02représente une rupture
00:30:04anthropologique
00:30:04il était donc évident
00:30:06qu'il ne la voterait pas
00:30:07mais pour les sénateurs
00:30:08de gauche
00:30:08qui ont également voté contre
00:30:09c'est la déception
00:30:10qu'il a emporté
00:30:11pour ne pas avoir réussi
00:30:12à restaurer
00:30:12le texte de l'Assemblée nationale
00:30:14qui ouvrait le suicide assisté
00:30:16et l'euthanasie
00:30:16aux patients
00:30:17en phase avancée
00:30:18de la maladie
00:30:18lorsqu'il ne leur reste
00:30:20que quelques mois à vivre
00:30:21reste à débattre
00:30:22de la proposition de loi
00:30:23relative à l'égal accès
00:30:24aux soins palliatifs
00:30:25et à l'accompagnement
00:30:26de la fin de vie
00:30:27un texte sur lequel
00:30:28l'unanimité est possible
00:30:29mais concernant l'euthanasie
00:30:31il faut rappeler
00:30:32qu'en mai dernier
00:30:32le président avait indiqué
00:30:33qu'il serait prêt
00:30:34à recourir au référendum
00:30:35si le texte faisait face
00:30:37à un enlisement
00:30:38au Parlement
00:30:39on y est quasiment
00:30:41à suivre donc
00:30:42Oui le dossier n'est pas simple
00:30:43il y avait effectivement
00:30:44alors est-ce que c'est un espoir
00:30:45ou une possibilité
00:30:46que les sénateurs adoptent
00:30:47d'ailleurs on est à la grande surprise
00:30:49on en discutait
00:30:50avec Emmanuel Hirsch
00:30:51qui était là
00:30:51bien sûr
00:30:52finalement
00:30:53le texte a été rejeté
00:30:55par le Sénat
00:30:56on sait que ce sera
00:30:56l'Assemblée nationale
00:30:57qui de toutes les manières
00:30:58aura le dernier mot
00:30:59on ne se fait pas beaucoup
00:31:00d'illusions
00:31:01d'ailleurs c'est un débat
00:31:02on ne prend pas partie clairement
00:31:04mais enfin bon
00:31:04la fin de vie
00:31:04c'est un sujet
00:31:05très sensible
00:31:06et alors si le président
00:31:07de la République
00:31:07qui rêve
00:31:08qui rêve d'avoir son référendum
00:31:10alors il y a des sujets
00:31:11sur lesquels il prend des risques
00:31:12là il va dire
00:31:12avant de partir
00:31:13est-ce que j'aurais fait
00:31:13comme ça
00:31:14il aurait caché
00:31:14casser la case
00:31:16cocher la case
00:31:18du référendum
00:31:19enfin je pense que ce sujet
00:31:20mérite un peu plus de sérieux
00:31:21que des enjeux
00:31:22et des acrobaties politiciennes
00:31:26Ce n'est pas une surprise
00:31:32c'est en prison
00:31:33la corruption explose
00:31:35et l'administration pénitentiaire
00:31:36peine à l'endiguer
00:31:37Oui Maude
00:31:38on sait que le salaire
00:31:40que la rétribution
00:31:40du personnel pénitentiaire
00:31:42des gardiens de prison
00:31:42n'est pas énorme
00:31:44et puis voilà
00:31:47et bien arrive ce qui arrive
00:31:48ils sont côtois
00:31:48ils côtoient
00:31:49des gens qui disposent
00:31:51de beaucoup de moyens
00:31:52des malfrats
00:31:53des escrocs
00:31:55des repris de justice
00:31:56qui sont là
00:31:57avec de l'argent
00:31:58et à un moment donné
00:32:00la tentation est terrible
00:32:01de se faire
00:32:02de se laisser corrompre
00:32:04de se faire corrompre
00:32:05même chose
00:32:06est-ce que c'est
00:32:07sous la contrainte
00:32:07est-ce que c'est
00:32:08la tentation d'améliorer
00:32:09ces fins de mois
00:32:10parce que ça peut être
00:32:11des sommes gigantesques
00:32:12donc on négocie
00:32:13un portable
00:32:14un avantage
00:32:15un petit peu
00:32:15de poudre
00:32:17éventuellement
00:32:18voilà
00:32:19et il y a tout un trafic
00:32:20qui s'installe
00:32:20il y a eu des condamnations
00:32:21non mais non
00:32:22c'est très sérieux
00:32:23il y a eu des condamnations
00:32:24la justice s'en est mêlée
00:32:25beaucoup de responsables
00:32:28et de gardiens de prison
00:32:29ont été impliqués
00:32:30évidemment ce ne sont pas tous
00:32:32et je suppose que ça doit
00:32:33scandaliser la majorité
00:32:35des gardiens de prison
00:32:35personnels pénitentiaires
00:32:37qui sont honnêtes
00:32:38c'est un sujet
00:32:38dont on pourra peut-être
00:32:39débattre en invitant
00:32:40un syndicaliste pénitentiaire
00:32:43enfin voilà on en est
00:32:44comment ça se fait
00:32:45que ça puisse se faire
00:32:46comment ces malfrats
00:32:48peuvent-ils disposer
00:32:48de moyens financiers
00:32:49et comment ce réseau
00:32:51peut-il s'organiser
00:32:52pour faire autant de pression
00:32:53sur des gardiens de prison
00:32:54c'est toute la question
00:32:54sur la présence
00:32:54de téléphones portables
00:32:56le trafic d'abord
00:32:57de téléphones portables
00:32:58en fait
00:32:58ça part beaucoup de là
00:32:59bien sûr qu'il y a des solutions
00:33:00si les gens qui nous dirigent
00:33:02et nous gouvernent
00:33:02prennent enfin les résolutions
00:33:04nécessaires
00:33:05avec un peu de courage politique
00:33:06mais ça on pourrait le dire
00:33:07toutes les dix secondes
00:33:07à cette antenne
00:33:08qu'on manque de courage politique
00:33:09dans ce pays
00:33:09je suis Stéphane
00:33:11j'ai été élevé par deux maires
00:33:13et surtout je suis heureux
00:33:14oui alors deux maires
00:33:15A-I-R-E-S
00:33:16pour un village
00:33:17ça existe
00:33:17et ça fonctionne apparemment
00:33:18oui c'est le village
00:33:20de Théyé
00:33:20en Loire-Atlantique
00:33:21on pense que c'est la Bretagne
00:33:23pour certains
00:33:231800 habitants
00:33:24Arnaud Pajot
00:33:25et Jérôme Scolard
00:33:26se partagent
00:33:28le mandat municipal
00:33:29alors légalement
00:33:30il n'y a bien qu'un maire
00:33:30M. Scolard
00:33:32alors le maire
00:33:33c'est M. Pajot
00:33:34M. Scolard
00:33:34c'est son premier adjoint
00:33:36mais pour autant
00:33:37ils ont décidé
00:33:37de façon consensuelle
00:33:40de se partager
00:33:40le mandat de maire
00:33:42ça fait qu'il y en a
00:33:42toujours indisponibles
00:33:43vous savez aujourd'hui
00:33:44le maire c'est l'élu
00:33:45le plus proche
00:33:46le lieu du territoire
00:33:47le plus proche des citoyens
00:33:48qu'en Angonde
00:33:48et bien là il y a deux maires
00:33:49à Théyé
00:33:50donc il y en a toujours
00:33:51indisponibles
00:33:51ça se passe très bien
00:33:52l'Empire romain
00:33:54fut dirigé souvent
00:33:55par trois consuls
00:33:56ça se finissait très mal
00:33:57on s'assassinait l'un l'autre
00:33:58et là les deux maires
00:33:58sont en bonne
00:33:59c'est plus que de la cohabitation
00:34:01c'est de la complicité
00:34:02c'est du consensus
00:34:03et cette municipalité
00:34:04de Loire-Atlantique
00:34:05est merveilleusement
00:34:06administrée
00:34:07par ce binôme
00:34:07efficace et solidaire
00:34:09ma chère Maud
00:34:12nous parlions tout à l'heure
00:34:14du drame de Nice
00:34:15une mère a été tuée
00:34:16dans sa voiture
00:34:17devant son bébé
00:34:18mais c'est épouvantable
00:34:19oui ça s'est passé hier soir
00:34:20à Nice
00:34:20une jeune femme de 23 ans
00:34:21à bord de son véhicule
00:34:22avec son bébé
00:34:23de moins d'un mois
00:34:23a été tuée par balle
00:34:24par un homme
00:34:25qui circulait en scooter
00:34:26la maman n'a pas survécu
00:34:27un témoin raconte
00:34:28qu'au moment de la fusillade
00:34:29elle se serait même penchée
00:34:31sur son enfant
00:34:31pour le protéger
00:34:32et c'est sans doute
00:34:33ce qui l'a sauvé
00:34:33des dix coups de feu tirés
00:34:35pour le moment
00:34:36les motifs de cet homicide
00:34:37ne sont pas connus
00:34:38le propriétaire du scooter
00:34:39a été interpellé
00:34:40il a indiqué avoir prêté
00:34:41son engin
00:34:42au beau-père de la défunte
00:34:43qui reste activement recherché
00:34:45on penserait à des scènes
00:34:46de films de science-fiction
00:34:47ou de cinéma
00:34:48fantastiques
00:34:50qu'on voit
00:34:50plutôt à la télévision
00:34:51dans des pays
00:34:52comme l'Amérique
00:34:54au temps des gangsters
00:34:55et c'est à Nice
00:34:55au bord de la baie des Anges
00:34:57on pense à ce petit
00:34:58dont la maman est morte
00:34:59et on se plaint
00:35:01qu'en France
00:35:01on puisse aujourd'hui
00:35:02que nous ayons
00:35:03à vous raconter
00:35:04des faits divers
00:35:05aussi tragiques que cela
00:35:06allez vous restez bien avec nous
00:35:07on va revenir sur le sujet
00:35:08du Mercosur
00:35:09avec le co-initiateur
00:35:11du projet de résolution
00:35:12pour la saisine
00:35:12de la cour de justice
00:35:13qui a permis le report
00:35:14de l'application
00:35:15du traité libre-échange
00:35:16avec le Mercosur
00:35:16je parle très vite
00:35:17vous restez bien avec nous
00:35:190826 300 300
00:35:20à tout de suite
00:35:21sur Sud Radio
00:35:21Les eurodéputés
00:35:29ont voté
00:35:29ce mercredi midi
00:35:30en faveur
00:35:30d'une saisine
00:35:31de la cour de justice
00:35:32de l'Union Européenne
00:35:33sur l'accord commercial
00:35:34avec le Mercosur
00:35:35ce résultat
00:35:35pourrait retarder
00:35:36le processus
00:35:37de ratification
00:35:38de 12 à 18 mois
00:35:39on en parle aujourd'hui
00:35:40avec le co-initiateur
00:35:41du projet de résolution
00:35:42pour la saisine
00:35:43de la cour de justice
00:35:44le député européen belge
00:35:45Benoît Cassart
00:35:46bonjour monsieur le député
00:35:47bonjour
00:35:49bonjour Benoît Cassart
00:35:50merci de nous donner
00:35:51de votre précieux temps
00:35:52sur Sud Radio
00:35:54pour décrypter
00:35:55donc ce retournement
00:35:57de situation
00:35:58le parlement européen
00:36:00a finalement
00:36:01repoussé
00:36:02enfin demandé
00:36:03on repousse le délai
00:36:06par dix voix d'écart
00:36:07je crois seulement
00:36:07le fait que
00:36:09le traité du Mercosur
00:36:11devra être soumis
00:36:12à la saisine
00:36:12de la cour de justice
00:36:14de l'Union Européenne
00:36:15Benoît Cassart
00:36:17c'était inespéré
00:36:17cette résolution
00:36:19c'était inespéré
00:36:21au niveau du parlement
00:36:22des partis démocratiques
00:36:24du gouvernement
00:36:24qui se sentaient
00:36:27depuis un certain temps
00:36:28assez mis à l'écart
00:36:30puisque la commission
00:36:33je trouvais quand même fort
00:36:34Cavalli et ceux
00:36:35qui membres de la commission
00:36:37commerce international
00:36:38je trouve qu'on n'a pas
00:36:40il est
00:36:40Benoît Cassart
00:36:41Benoît Cassart
00:36:42on a un problème
00:36:43de liaison avec vous
00:36:44on va vous reprendre
00:36:45par téléphone
00:36:46on vous entendra
00:36:47beaucoup mieux
00:36:48voilà effectivement
00:36:49ce qu'on s'attendait
00:36:50c'est qu'il n'y ait pas
00:36:51une majorité
00:36:51qu'il y ait cette demande
00:36:53de saisine
00:36:53était très probable
00:36:55et évident
00:36:55d'un part de certains partis
00:36:56au Parlement européen
00:36:57mais qu'il y ait cette majorité
00:36:59de dix voix malgré tout
00:37:00était tout à fait
00:37:01tout à fait inattendue
00:37:02alors ce n'est pas
00:37:04ce n'est pas une victoire
00:37:05pour les agriculteurs
00:37:06pour l'instant
00:37:06c'est un sursis
00:37:07c'est un sursis
00:37:08puisque la saisine
00:37:09pourrait prendre de 12
00:37:10de 12 à 18 mois
00:37:11pour autant
00:37:12si cette saisine
00:37:14aboutit à une conclusion
00:37:15négative
00:37:16de la part
00:37:16de la Cour de justice européenne
00:37:18c'est carrément
00:37:18le traité du Mercosur
00:37:20qui serait menacé
00:37:22on voit bien que
00:37:23contrairement à ce qu'on nous disait
00:37:24c'est terminé
00:37:25c'est plié
00:37:26non
00:37:26il y a toujours des recours
00:37:27pourvu que le Parlement
00:37:28s'en saisisse
00:37:29on se souvient
00:37:30que l'Espagne
00:37:31et l'Allemagne
00:37:31avaient essayé
00:37:32de faire en sorte
00:37:33que le Parlement
00:37:34ne soit pas concerné
00:37:34Benoît Cassart
00:37:35il y avait une tentative
00:37:36espagnole et allemande
00:37:37de contourner
00:37:38voilà
00:37:38il y avait une tentative
00:37:39espagnole et allemande
00:37:40de contourner
00:37:41l'avis et le vote
00:37:43du Parlement européen
00:37:43ça ça a été déjoué
00:37:44et le Parlement
00:37:45aura quand même
00:37:46finalement le dernier mot
00:37:47mais de toute façon
00:37:49le Parlement
00:37:50devait dans la procédure
00:37:51normale
00:37:51avoir le dernier mot
00:37:53le problème
00:37:54c'est qu'aujourd'hui
00:37:55on risque
00:37:57d'être confronté
00:37:58à une mise
00:37:59en application
00:37:59provisoire
00:38:00qui serait légale
00:38:01également
00:38:02mais nous
00:38:03ce que l'on veut
00:38:04au niveau du Parlement
00:38:05c'est vérifier
00:38:06que l'ensemble
00:38:08des articles
00:38:09de cet accord
00:38:10respectent bien
00:38:11les traités précédents
00:38:13parce qu'il s'agit
00:38:13quand même
00:38:14de notre souveraineté
00:38:15alimentaire
00:38:16il s'agit
00:38:17de respecter
00:38:19le principe
00:38:20de précaution
00:38:21qui est présent
00:38:22dans beaucoup
00:38:22de textes européens
00:38:23et aujourd'hui
00:38:25quand on voit
00:38:26par exemple
00:38:26le mécanisme
00:38:27de rééquilibrage
00:38:28qui figure
00:38:29dans cet accord
00:38:30qui permettrait
00:38:32aux pays
00:38:32d'Amérique du Sud
00:38:34s'ils ne sont
00:38:35plus capables
00:38:35d'exporter
00:38:36à cause
00:38:37de nouvelles
00:38:37réglementations
00:38:38d'avoir
00:38:39des indemnités
00:38:40on trouvait ça
00:38:41un peu choquant
00:38:41donc on doit vérifier
00:38:43la légalité
00:38:43de tout ça
00:38:44c'est juste
00:38:44la démocratie
00:38:45qui joue son rôle
00:38:47et cela me semble
00:38:49très important
00:38:49on est au Parlement
00:38:50pour ça
00:38:51et je remercie
00:38:52d'ailleurs
00:38:52tous les députés
00:38:54français
00:38:55qui ont soutenu
00:38:56cette démarche
00:38:57parce que la France
00:38:58a joué un rôle
00:38:58majeur
00:38:59dans ce processus
00:39:00Benoît Cassard
00:39:02il y a quelques
00:39:03articles précis
00:39:05sur lesquels
00:39:05on peut considérer
00:39:06que là
00:39:06il y a
00:39:07entrave
00:39:07à la souveraineté
00:39:08européenne
00:39:09et aux intérêts
00:39:09des consommateurs
00:39:10et des agriculteurs
00:39:11européens
00:39:11ou c'est le texte
00:39:12en général
00:39:13ou est-ce qu'il y a
00:39:13quelques points
00:39:14d'achoppement
00:39:15plus fort
00:39:16que d'autres
00:39:16mais le texte
00:39:19en général
00:39:19va dans le sens
00:39:21de beaucoup
00:39:22d'incohérences
00:39:23intellectuelles
00:39:24vous savez
00:39:24depuis 4-5 ans
00:39:26la législation
00:39:27européenne
00:39:28a évolué
00:39:29vers plus
00:39:29de durabilité
00:39:30vers plus
00:39:31de biodiversité
00:39:32et aujourd'hui
00:39:34on se rend compte
00:39:35qu'il y a
00:39:36un paradoxe énorme
00:39:37c'est d'imposer
00:39:38toutes ces normes
00:39:39aux agriculteurs
00:39:39européens
00:39:40et en même temps
00:39:42de laisser entrer
00:39:42les produits
00:39:43donc il y a quand même
00:39:44une incohérence
00:39:45fondamentale
00:39:46à la base du projet
00:39:47mais au-delà de ça
00:39:48comme je disais
00:39:49précédemment
00:39:50ce mécanisme
00:39:51de rééquilibrage
00:39:53donne des droits
00:39:54encore supplémentaires
00:39:55aux producteurs
00:39:56d'Amérique du Sud
00:39:58qui ne seraient pas
00:39:59capables d'exporter
00:40:00les quantités
00:40:01prévues dans l'accord
00:40:02alors là
00:40:03ça commence
00:40:03c'est un peu fort
00:40:04de café
00:40:05et c'est pour ça
00:40:06que nous voulions
00:40:07vraiment réagir
00:40:08et prendre toutes
00:40:08les précautions
00:40:09juridiques
00:40:09parce qu'on est
00:40:10dans un monde
00:40:10aujourd'hui
00:40:11où le droit
00:40:12est de plus en plus
00:40:13bafoué
00:40:14on voit ce qui se
00:40:15passe avec Trump
00:40:15on voit les déclarations
00:40:17de certains partis
00:40:18politiques extrémistes
00:40:19ça dégénère
00:40:21donc nous
00:40:22on est un parti
00:40:23centriste
00:40:23qui veut
00:40:24maintenir le droit
00:40:25maintenir des textes
00:40:27et avoir de la sécurité
00:40:28juridique
00:40:29parce que sinon
00:40:29la société va
00:40:30vraiment partir
00:40:32en cacahuète
00:40:32alors justement
00:40:33Benoît Cassard
00:40:34vous êtes un élu
00:40:35du mouvement
00:40:36des réformateurs
00:40:36est-ce qu'on peut dire
00:40:37qu'en gros
00:40:38c'est la famille libérale
00:40:39du centrisme libéral
00:40:40en Belgique
00:40:41c'est la famille
00:40:42de la majorité
00:40:43présidentielle
00:40:44en France
00:40:44c'est la famille libérale
00:40:46qui est centriste
00:40:47qui est la plus européenne
00:40:49parce que tous ces débats
00:40:50il ne faut pas
00:40:51rejeter l'Europe
00:40:52sur base
00:40:53qui a des problèmes
00:40:53de ce qui est là
00:40:54c'est là où je voulais en venir
00:40:55l'Europe dans le monde
00:40:55d'aujourd'hui
00:40:56l'Europe dans le monde
00:40:57d'aujourd'hui
00:40:58est une nécessité
00:41:00absolue
00:41:00monsieur le député
00:41:02c'est là où je voulais en venir
00:41:03vous n'êtes pas du tout
00:41:03anti-européiste
00:41:04vous êtes très européen
00:41:05et c'est parce que
00:41:06vous aimez l'Europe
00:41:06que vous voulez la préserver
00:41:07que vous ne voulez pas
00:41:08que des traités
00:41:09entre guillemets scélérants
00:41:10puissent venir troubler
00:41:11la cohésion européenne
00:41:13exactement
00:41:14c'est exactement ça
00:41:15parce qu'aujourd'hui
00:41:16la parole facile
00:41:17de tout rejeter
00:41:18des gens qui en même temps
00:41:20rejettent l'Europe
00:41:21disent que l'Europe
00:41:22ne fait pas assez
00:41:24pour les agriculteurs
00:41:25et refusent
00:41:26parce qu'ils sont nationalistes
00:41:27de financer l'Europe
00:41:28cette incohérence
00:41:29me fait vomir
00:41:30et je vous avoue
00:41:31que
00:41:32ici
00:41:33on est vraiment
00:41:34dans le coeur du problème
00:41:35on doit avoir
00:41:35une Europe
00:41:36cohérente
00:41:37d'un point de vue
00:41:37intellectuel
00:41:38mais plus que jamais
00:41:39on a besoin de l'Europe
00:41:40alors Benoît Cassard
00:41:41comment êtes-vous arrivé
00:41:42à obtenir cette majorité
00:41:44un peu miraculeuse
00:41:45puisque les statisticiens
00:41:46disaient
00:41:47oui mais bon
00:41:47le parlement européen
00:41:48il va voter le Mercosur
00:41:49puisque la majorité des états
00:41:51sont favorables
00:41:52à ce traité
00:41:52comment êtes-vous arrivé
00:41:53à obtenir cette majorité
00:41:55de l'ivoin
00:41:55c'est où que vous avez
00:41:56fait basculer
00:41:57certains votes
00:41:58dans quel parti
00:41:59mais disons
00:42:00qu'il y a des partis
00:42:01qui traditionnellement
00:42:02sont contre tout
00:42:03donc cela est automatiquement
00:42:04c'est clair
00:42:05et puis il y a des partis
00:42:07aujourd'hui
00:42:08on voit que le bon sens
00:42:10retrouve sa place
00:42:11dans le bon sens paysan
00:42:12la sensibilité
00:42:13à la cause agricole
00:42:15et à l'importance
00:42:17de l'autonomie alimentaire
00:42:19reprend sa place
00:42:21et c'est comme ça
00:42:21que dans tous les groupes
00:42:23démocratiques
00:42:23on a eu au moins
00:42:2430% des voix
00:42:25donc le vote
00:42:27je vais dire
00:42:28il est issu
00:42:29de tous les partis politiques
00:42:30donc ce n'est pas
00:42:31des votes nationaux
00:42:32ce n'est pas des votes nationaux
00:42:33c'est des votes par sensibilité
00:42:34et tous les députés
00:42:35de tous les pays
00:42:36ont voté
00:42:36bien sûr
00:42:37il y a quand même
00:42:39des colorations nationaux
00:42:40je soulignais
00:42:40le rôle important
00:42:41le rôle important
00:42:44de la France
00:42:45mais évidemment
00:42:46les allemands
00:42:48n'ont pas la même sensibilité
00:42:49parce qu'ils ont toujours
00:42:50l'illusion
00:42:51que leur
00:42:52que leur industrie
00:42:54va se retaper
00:42:55grâce à l'accord
00:42:56Mercosur
00:42:56mais là on est dans
00:42:57l'illusion totale
00:42:58vous voulez dire
00:42:58que les 80 députés français
00:43:00ont voté d'une seule voix
00:43:01ou il y en a quelques-uns
00:43:02qui n'ont pas voté
00:43:03d'une seule voix
00:43:04ils ont voté d'une seule voix
00:43:05d'une seule voix
00:43:06et les allemands
00:43:07ont voté presque
00:43:08d'une seule voix
00:43:09mais pas tout à fait
00:43:10parce que par exemple
00:43:11nous avions parvenu
00:43:12à ramener
00:43:13à notre cause
00:43:14des agriculteurs
00:43:15des différents pays
00:43:16en Allemagne
00:43:17malgré que
00:43:18ils subissaient
00:43:19une pression terrible
00:43:21du PPE
00:43:21le parti d'Ursula von der Leyen
00:43:23bien sûr
00:43:24pour soutenir la commission
00:43:25donc ça a vraiment été
00:43:27un beau débat
00:43:27débat démocratique
00:43:29et
00:43:29comment je dis
00:43:31ça a fait évoluer
00:43:32aussi les mentalités
00:43:33les Italiens
00:43:34les Italiens
00:43:35les Espagnols
00:43:37qui ont aussi des agriculteurs
00:43:38ont aussi voté
00:43:39cette résolution
00:43:40ou pas majoritairement
00:43:41ils ont de manière
00:43:43très partagée
00:43:44de manière très partagée
00:43:45bon
00:43:45ce qui aurait été mieux
00:43:47c'est que le conseil
00:43:48ne valide pas
00:43:50l'accord
00:43:50dès le départ
00:43:51mais Mme Mélanie
00:43:52a fait demi-tour
00:43:53les partis extrémistes
00:43:55parfois un peu imprévisibles
00:43:57et ce qui est favorable
00:43:59par contre
00:44:00c'est qu'on voit
00:44:00une évolution terrible
00:44:01des mentalités
00:44:02aujourd'hui
00:44:03parce que
00:44:04ce matin
00:44:05par exemple
00:44:05nous avons une discussion
00:44:06dans la commission
00:44:07commerce internationale
00:44:08sur le prochain accord
00:44:10de libre-échange
00:44:11avec l'Inde
00:44:11et là
00:44:12la commission a compris
00:44:13elle a retiré
00:44:14les produits agricoles
00:44:16sensibles
00:44:17de l'accord
00:44:18donc je pense
00:44:20qu'on fait du boulot
00:44:21dans le sens
00:44:21de soutenir
00:44:22l'autonomie alimentaire
00:44:24et de revenir
00:44:25à plus de bon sens
00:44:27dans les accords commerciaux
00:44:28nous avons besoin
00:44:29d'accords commerciaux
00:44:30c'est fondamental
00:44:31pour l'Europe
00:44:31qui a une balance
00:44:32commerciale positive
00:44:34et qui peut bien vivre
00:44:35grâce à ce commerce
00:44:36mais nous devons éviter
00:44:38de mettre en péril
00:44:39des secteurs stratégiques
00:44:41on voit aujourd'hui
00:44:42ce que coûte
00:44:43notre manque
00:44:44d'autonomie stratégique
00:44:46en matière de défense
00:44:47en matière d'énergie
00:44:48il faut corriger
00:44:49tout cela
00:44:50Benoît Cassas
00:44:51est-ce que malgré tout
00:44:52certains pays
00:44:53peuvent contourner
00:44:54la saisine
00:44:55et déjà
00:44:56rentrer dans une application
00:44:58pratique du traité
00:44:59où tout est suspendu ?
00:45:01Mais légalement
00:45:02la commission
00:45:03aurait le droit
00:45:04de mettre en place
00:45:06le traité
00:45:06avant la ratification
00:45:08définitive
00:45:09du parlement
00:45:09mais par contre
00:45:10la commission
00:45:12avait donné sa parole
00:45:13au travers
00:45:14d'un gentleman agreement
00:45:16en disant
00:45:17qu'elle attendrait
00:45:18le vote
00:45:18du parlement européen
00:45:19donc ici
00:45:20toute l'institution
00:45:22est un peu secouée
00:45:23les institutions européennes
00:45:25ont été secouées
00:45:26par ce vote
00:45:26à contre-courant
00:45:27par rapport à ce qu'ils
00:45:28pensaient au départ
00:45:29et on attend
00:45:31de voir les propositions
00:45:32qui vont être faites
00:45:32dans les prochains jours
00:45:33merci Benoît Cassard
00:45:35d'avoir pris
00:45:36sur votre temps parlementaire
00:45:37pour être sur Sud Radio
00:45:39nous donner ces informations
00:45:40essentielles
00:45:40nous n'hésiterons pas
00:45:41à vous rappeler
00:45:42parce que je pense
00:45:42que ce dossier
00:45:43aura une suite
00:45:43et votre avis
00:45:44sera très précieux
00:45:45merci infiniment
00:45:45et à très bientôt
00:45:46vous restez avec nous
00:45:47nous allons recevoir
00:45:49Patrice Bollon
00:45:50avec lequel je vais parler
00:45:51de la crise
00:45:52et oui
00:45:52alors je vous disais tout à l'heure
00:45:54en jeu de mots
00:45:54il n'y a pas que la crise de foie
00:45:55et la crise de nerfs
00:45:56il y a les crises historiques
00:45:57alors il a écrit
00:45:58un traité
00:46:00passionnant
00:46:01la crise
00:46:01le mot
00:46:01la chose
00:46:02l'histoire
00:46:02aux éditions du Cerf
00:46:04je le reçois
00:46:04et nous allons voir
00:46:06que finalement
00:46:06la crise est un phénomène
00:46:07beaucoup plus large
00:46:08que l'on pense
00:46:08qui a des incidences
00:46:09beaucoup plus amples
00:46:10et que quelque part
00:46:11la crise c'est la vie
00:46:12on va discuter
00:46:13avec Patrice Bollon
00:46:14journaliste
00:46:15mais en l'occurrence
00:46:15un peu philosophe également
00:46:16à tout de suite
00:46:17vous restez avec nous
00:46:18et vous appelez
00:46:18Emmanuel Galasso
00:46:190826 300 300
00:46:22vous aurez certainement
00:46:22des questions à poser
00:46:24sur la crise
00:46:24est-ce que vous-même
00:46:25vous vivez une crise personnelle
00:46:26une crise familiale
00:46:27une crise identitaire
00:46:28une crise civilisationnelle
00:46:29une crise professionnelle
00:46:30voilà
00:46:30et Patrice Bollon
00:46:31aura réponse
00:46:32à toutes vos questions
00:46:33à tout de suite
00:46:34sur Sud Radio
00:46:34vous êtes bien
00:46:43sur Sud Radio
00:46:44et Perico
00:46:45les gars
00:46:45se reçoit
00:46:46Patrice Bollon
00:46:48Patrice Bollon
00:46:49est un
00:46:49il est tout
00:46:50il est écrivain
00:46:51journaliste
00:46:51essayiste
00:46:52c'est un intellectuel
00:46:54au sens noble
00:46:54du terme
00:46:55c'est un observateur
00:46:57de la vie politique
00:46:58et culturelle française
00:46:59vous avez
00:47:00Patrice Bollon
00:47:00bonjour
00:47:01merci d'être là
00:47:02vous avez travaillé
00:47:03à Libé
00:47:03au Monde
00:47:04à l'Express
00:47:04à Paris Match
00:47:05magazine littéraire
00:47:06auteur de nos bons ouvrages
00:47:07dont celui-là
00:47:08la crise
00:47:09le mot
00:47:09la chose
00:47:10l'histoire
00:47:10édité aux éditions
00:47:12du Serre
00:47:14et puis
00:47:14voilà
00:47:15vous avez écrit
00:47:16le masque
00:47:16la morale du masque
00:47:18est Sioran l'hérétique
00:47:19et vous collaborez
00:47:21aujourd'hui
00:47:21au magazine Lire
00:47:22où vous vous penchez
00:47:23sur les phénomènes littéraires
00:47:25qui animent notre époque
00:47:27qui en a tant besoin
00:47:27et là
00:47:28Patrice Bollon
00:47:29vous avez voulu
00:47:30vous pencher
00:47:31sur la crise
00:47:32mais oui
00:47:32la crise
00:47:32c'est un mot
00:47:33avec lequel on vit
00:47:34et votre ouvrage
00:47:35est passionnant
00:47:36parce que
00:47:36je disais tout à l'heure
00:47:37en présentant l'émission
00:47:38que la crise
00:47:39on peut la manger
00:47:40à toutes les sauces
00:47:41comme les expressions
00:47:41la crise de foie
00:47:42la crise de nerfs
00:47:43vous ne démontez pas
00:47:45d'ailleurs
00:47:45qu'on peut avoir
00:47:45des crises individuelles
00:47:46personnelles
00:47:47il y a les crises historiques
00:47:48il y a les crises philosophiques
00:47:49d'abord
00:47:50Patrice Bollon
00:47:51penchons-nous
00:47:53sur la définition étymologique
00:47:55c'est un mot grec
00:47:55krisis
00:47:56krisos
00:47:57quelle est la signification
00:47:58originale
00:47:59du mot crise
00:47:59chez les grecs
00:48:00le mot crise
00:48:02chez les grecs
00:48:03en fait
00:48:04c'est la décision
00:48:05c'est le jugement
00:48:06et donc
00:48:08la première
00:48:09occurrence
00:48:10du terme
00:48:11la première utilisation
00:48:12du terme
00:48:12ça a été dans le droit
00:48:14grec
00:48:15et donc krisis
00:48:16c'est voulu dire
00:48:17tout simplement
00:48:17le procès
00:48:18mais aussi la sentence
00:48:20et alors
00:48:21ce qu'il faut
00:48:22la chose importante
00:48:24à signaler
00:48:24c'est qu'en fait
00:48:25la justice grecque
00:48:26fonctionnait très différemment
00:48:28de la justice actuelle
00:48:30et donc ça fait
00:48:31que j'ai
00:48:32j'ai dû rentrer
00:48:33un peu
00:48:34dans les mécanismes
00:48:35de la justice
00:48:36pour montrer
00:48:37de quoi il s'agissait
00:48:39en Grèce
00:48:39elle était plus juste
00:48:40ou moins juste
00:48:41je fais une parenthèse
00:48:42judiciaire
00:48:43la justice grecque
00:48:44c'est difficile à dire ça
00:48:45ce qui se passe
00:48:46c'est que
00:48:46il y avait un droit grec
00:48:47ou non ?
00:48:48il y avait un droit grec
00:48:49il y avait un droit
00:48:50mais assez
00:48:51comment dirais-je
00:48:54pas très canonisé
00:48:57c'est-à-dire
00:48:57pas très
00:48:58et en fait
00:48:59le procès
00:49:01c'était une lutte
00:49:02il n'y avait pas
00:49:03d'idée
00:49:03par exemple
00:49:04il n'y avait pas
00:49:05c'était
00:49:06c'était du contradictoire
00:49:07oui
00:49:08c'était pas contradictoire
00:49:09et donc le mot crise
00:49:10alors le mot crise
00:49:11est là justement
00:49:12en fait
00:49:12donc crise
00:49:12c'est un verdict aussi
00:49:13si on pouvait dire
00:49:14c'était
00:49:15ça voulait dire aussi
00:49:16la sentence
00:49:17et la sentence
00:49:18c'était prise
00:49:18de façon
00:49:19il n'y avait pas
00:49:20d'histoire
00:49:21de
00:49:21comment dirais-je
00:49:23de considération
00:49:25autre que celle
00:49:26du droit
00:49:28c'était une décision
00:49:29tranchée
00:49:29donc la crise
00:49:30c'est plutôt
00:49:31une conclusion
00:49:32qu'un prémisse
00:49:33c'est plutôt
00:49:34l'aboutissement
00:49:34quelque chose
00:49:35c'est très bien
00:49:36ça me permet de
00:49:37dire
00:49:38la seconde grande
00:49:39occurrence
00:49:39beaucoup plus importante
00:49:40c'est la médecine
00:49:41et là évidemment
00:49:43la chose
00:49:45qui est très intéressante
00:49:46c'est que
00:49:47le mot crise
00:49:48est venu
00:49:49c'était un mot
00:49:50important
00:49:50de la doctrine
00:49:51hypocratique
00:49:52d'hypocrate
00:49:53et les gens
00:49:55qui se réclamaient
00:49:56de lui
00:49:56et la chose
00:49:57très importante
00:49:58à dire
00:49:59c'est qu'en fait
00:49:59aujourd'hui
00:50:00pour nous
00:50:01on parle de crise
00:50:02en domaine médical
00:50:03quand il y a un mal
00:50:04qui intervient
00:50:05alors la crise de foie
00:50:06qui n'existe pas
00:50:07le foie ne fait pas mal
00:50:09il peut avoir
00:50:09une pathologie
00:50:10mais alors
00:50:10pour les
00:50:11pour hypocrite
00:50:12le mot crise
00:50:14voulait dire
00:50:14pas du tout
00:50:16la même chose
00:50:16c'est à dire
00:50:17que c'est la réaction
00:50:18du corps
00:50:19à un mal
00:50:19qu'il atteint
00:50:22donc le temps
00:50:22est signe de santé
00:50:23quelque part
00:50:24et bien voilà
00:50:24oui
00:50:24c'est d'ailleurs
00:50:25j'ai pu parler
00:50:26dans mon livre
00:50:26de travail
00:50:27de la crise
00:50:28pour hypocrite
00:50:29la crise
00:50:30est un travail
00:50:31c'est à dire
00:50:31que c'est pas
00:50:32un événement
00:50:34c'est le corps
00:50:35qui réagit
00:50:36à cet événement
00:50:37et ça
00:50:37c'est très intéressant
00:50:38parce que
00:50:39en fait
00:50:40c'est la signification
00:50:42véritable
00:50:42du mot crise
00:50:43qui aujourd'hui
00:50:44a été complètement
00:50:45galvaudé
00:50:46au point que
00:50:47c'est devenu
00:50:47un slogan
00:50:48la crise
00:50:49c'est ce qui intervient
00:50:50après
00:50:51le mal
00:50:52et aujourd'hui
00:50:53on a complètement changé
00:50:55puisqu'on appelle crise
00:50:56n'importe quel
00:50:57événement
00:50:58qui disturb
00:51:00qui disturb
00:51:01Patrice Bollon
00:51:02je mets tout de suite
00:51:02les pieds dans le plat
00:51:03par rapport à l'actualité
00:51:04si je comprends bien
00:51:05ce que nous vivons
00:51:05aujourd'hui
00:51:06avec l'Europe
00:51:07le Mercosur
00:51:07la crise
00:51:09c'est pas le fait
00:51:10qu'il y ait un Mercosur
00:51:11la crise
00:51:11c'est le fait
00:51:12que l'Europe
00:51:12décide à un moment donné
00:51:13de dire non
00:51:14au Mercosur
00:51:14ou de dire non
00:51:15à Trump
00:51:16c'est la crise
00:51:17c'est la réaction
00:51:18c'est le sursaut
00:51:19et pas forcément
00:51:21l'effondrement
00:51:21devant l'adversité
00:51:23tout à fait
00:51:24mais il se passe
00:51:26qu'on peut pas
00:51:27on peut pas combattre
00:51:29la façon
00:51:29dont les mots
00:51:30sont utilisés
00:51:31on peut juste
00:51:31essayer de les redresser
00:51:33et effectivement
00:51:34c'est ce que
00:51:35j'ai voulu faire
00:51:35dans ce livre
00:51:36parce que l'idée
00:51:37de crise
00:51:38est très importante
00:51:39elle peut être
00:51:40remplacée par d'autres
00:51:41mais de façon
00:51:42autant garder
00:51:44le mot crise
00:51:45qui est un très beau mot
00:51:46en plus
00:51:46mais j'ai voulu
00:51:48lui redonner
00:51:49son contenu véritable
00:51:50parce qu'elle en a perdu
00:51:52mais évidemment
00:51:53c'est à dire
00:51:53qu'il y a une sorte
00:51:55d'inflation
00:51:56l'inflation
00:51:57des mots crise
00:51:57a amené
00:51:59au fait
00:52:02qu'elle n'a plus
00:52:03véritablement
00:52:04de sens précis
00:52:05alors vous expliquez
00:52:07Patrice Bollon
00:52:07qu'elle a aussi
00:52:08des évolutions
00:52:09ou des dérivés
00:52:09étymologiques
00:52:10le mot critique
00:52:11par exemple
00:52:11où discrimination
00:52:13trouve ses racines
00:52:14dans le concept
00:52:15de crise
00:52:16oui exactement
00:52:17c'est à dire
00:52:18que même
00:52:18le mot critique
00:52:19en fait
00:52:20était utilisé
00:52:21indifféremment
00:52:21avec celui de crise
00:52:22jusqu'au début
00:52:24du 18ème siècle
00:52:25c'est à dire
00:52:26que les deux
00:52:26viennent de la
00:52:28de la racine grecque
00:52:29crisis
00:52:30il y a un livre
00:52:31très important
00:52:32qui est d'un des plus
00:52:33grands historiens
00:52:34du 20ème siècle
00:52:35en allemand
00:52:36qui s'appelait
00:52:36Kosselec
00:52:37Kosselec
00:52:37son livre
00:52:40c'était
00:52:40la critique
00:52:41et la crise
00:52:41en allemand
00:52:42ça a été traduit
00:52:44différemment
00:52:45en France
00:52:45mais ça veut dire
00:52:46que les deux mots
00:52:47en fait
00:52:47viennent du même
00:52:49de la même racine
00:52:51et très longtemps
00:52:52ont été interchangeables
00:52:53alors
00:52:54on parlait
00:52:55de discrimination
00:52:56aussi
00:52:56ça veut donc dire
00:52:57qu'il y a la notion
00:52:58de choix
00:52:58aussi dans une crise
00:52:59la notion
00:53:00de choix
00:53:01on décide
00:53:01on oriente
00:53:02je parlais
00:53:05de la crise
00:53:07dans la justice grecque
00:53:09oui c'est un choix
00:53:10c'est à dire
00:53:11ce choix
00:53:11était fait
00:53:12d'ailleurs
00:53:13uniquement
00:53:13par le jury
00:53:14c'est à dire
00:53:15c'était une justice
00:53:17démocratique
00:53:18et qui tranchait
00:53:19c'est à dire
00:53:19qu'en fait
00:53:20il n'y avait pas
00:53:20d'appel d'ailleurs
00:53:21il n'y avait pas
00:53:22de possibilité d'appel
00:53:23c'était
00:53:24il s'agissait
00:53:25d'un choix
00:53:26effectivement
00:53:26pour trancher
00:53:27une situation
00:53:28donc c'est ça
00:53:29le véritable sens
00:53:30du mot crise
00:53:30c'est pas
00:53:31l'événement en soi
00:53:32c'est la façon
00:53:34dont il est traité
00:53:35et dont il arrive
00:53:36à se sortir
00:53:37de cet événement
00:53:38donc toute bonne crise
00:53:39bien gérée
00:53:39doit aboutir
00:53:40à une sentence
00:53:41oui voilà
00:53:41je comprends bien
00:53:42donc la crise
00:53:44ce n'est pas que
00:53:45de la souffrance
00:53:46ça peut être aussi
00:53:47la façon de gérer
00:53:49de faire face
00:53:50et de résoudre
00:53:51un problème
00:53:51quelque part
00:53:52oui tout à fait
00:53:53en plus
00:53:53par exemple
00:53:55dans le livre
00:53:55j'accorde beaucoup
00:53:56d'importance
00:53:57l'idée de crise
00:53:58dans les sciences
00:53:59et là c'est très très important
00:54:01c'est vital
00:54:01puisqu'en fait
00:54:02la crise dans les sciences
00:54:03c'est quand on a
00:54:04des théories acceptées
00:54:05qui ne marchent plus
00:54:06donc on essaye
00:54:08de faire des petits accommodements
00:54:12ad hoc
00:54:12comme on dit
00:54:13ça ne marche pas
00:54:14et c'est à ce moment-là
00:54:16qu'intervient
00:54:17la révolution scientifique
00:54:18c'est-à-dire que
00:54:19dans les sciences
00:54:20c'est là où le mot crise
00:54:21a le plus de sens
00:54:22et le sens le plus important
00:54:24c'est-à-dire
00:54:25la crise dans les sciences
00:54:26amène ce qu'on appelle
00:54:27les révolutions scientifiques
00:54:29c'est-à-dire
00:54:29celle de Galilée
00:54:31puis après
00:54:32celle d'Einstein
00:54:34etc.
00:54:34donc c'est vital
00:54:35c'est-à-dire
00:54:36et la crise
00:54:37dans les sciences
00:54:38redonne
00:54:39au mot crise
00:54:40son sens le plus important
00:54:42qui a un sens
00:54:43philosophique
00:54:44et même métaphysique
00:54:45Alors Patrice Bollon
00:54:46qu'est-ce qui a fait
00:54:46que ce mot crise
00:54:47est devenu synonyme
00:54:49de tragédie
00:54:51passez-moi l'expression
00:54:52bordel
00:54:53bagaille
00:54:55panique
00:54:56angoisse
00:54:56pourquoi il s'est
00:54:58tragédifié
00:54:59si je puis dire ainsi
00:54:59alors qu'au départ
00:55:00c'est un constat
00:55:01Ben oui
00:55:02mais alors
00:55:02ça se passe
00:55:03sur beaucoup de mots
00:55:04par exemple
00:55:05le mot paradigme
00:55:06qui est très important
00:55:07dans les sciences
00:55:08donc par exemple
00:55:09les révolutions scientifiques
00:55:11c'est des changements
00:55:12de paradigmes
00:55:13Alors redites-nous
00:55:14ce qu'est un paradigme
00:55:14pour nos auditeurs
00:55:15un paradigme
00:55:16Un paradigme
00:55:16c'est ce qui
00:55:19c'est une conception
00:55:20du monde en fait
00:55:21et c'est même plus
00:55:22qu'une conception du monde
00:55:23les grandes révolutions
00:55:24scientifiques par exemple
00:55:25c'est pas
00:55:26on change pas
00:55:27la vision du monde
00:55:28on change de monde
00:55:29quasiment
00:55:29et alors effectivement
00:55:31donc c'est ça
00:55:33le paradigme
00:55:34c'est la façon
00:55:34la nouvelle façon
00:55:36de concevoir le monde
00:55:37et là
00:55:37pareillement
00:55:38comme dans le mot crise
00:55:40il y a eu
00:55:41une inflation
00:55:41d'utilisation
00:55:42dans le domaine culinaire
00:55:44que vous connaissez
00:55:45partout
00:55:45on parle de paradigme
00:55:46nouveau paradigme culinaire
00:55:49et quand même
00:55:50c'est se jouer
00:55:51avec les mots
00:55:52parce que
00:55:53le mot en lui-même
00:55:55a une importance fondamentale
00:55:57et comme celui de crise
00:55:58alors pourquoi
00:55:59il y a eu cette inflation
00:56:00c'est la facilité
00:56:03je crois
00:56:03le fait que le mot
00:56:05est quand même
00:56:06attirant
00:56:06le mot crise
00:56:07c'est pour ça que
00:56:08je ne le réfute pas
00:56:10et j'essaye de le garder
00:56:11pour lui donner
00:56:12un contenu véritable
00:56:14il existe
00:56:14dans toutes les langues
00:56:15ou non à peu près
00:56:15en espagnol
00:56:16je sais que c'est crisis
00:56:17en italien aussi
00:56:18est-ce que les anglo-saxons
00:56:20les cultures germaniques
00:56:21ont aussi leur
00:56:21crisis
00:56:22etc
00:56:23oui c'est une racine
00:56:26indo-européenne
00:56:27en fait
00:56:27d'accord c'était lénique
00:56:29mais avant il y a eu
00:56:30un racine indo-européenne
00:56:31voilà
00:56:32c'est ça vient
00:56:33enfin vous savez
00:56:34avec le fait que
00:56:35l'idée des racines
00:56:36indo-européennes
00:56:37n'est pas acceptée
00:56:38par tout le monde
00:56:39mais disons que
00:56:40c'est la racine
00:56:42indo-européenne
00:56:43qu'on appelle
00:56:43crée ou crie
00:56:44qui est
00:56:45qu'on retrouve
00:56:46dans discrimination
00:56:47dans le crible
00:56:47c'est ce que je disais
00:56:48tout à l'heure
00:56:48voilà bien sûr
00:56:49et alors effectivement
00:56:50après
00:56:51c'est le mot grec
00:56:53qui est venu
00:56:54crisis
00:56:54qui a donné
00:56:55toutes les déclinaisons
00:56:57très proches d'ailleurs
00:56:58du terme original
00:56:59puisque crisis
00:57:01en anglais
00:57:01crise
00:57:02en allemand
00:57:04etc
00:57:04enfin c'est
00:57:05on
00:57:05je suis avec
00:57:07Patrice Bollon
00:57:09auteur de
00:57:10la crise
00:57:10le mot
00:57:10la chose
00:57:11l'histoire
00:57:11aux éditions
00:57:12du CERF
00:57:13nous nous dissertons
00:57:15avec beaucoup de
00:57:16beaucoup de précision
00:57:17sur ce terme
00:57:18qui nous accompagne
00:57:19dans notre vie quotidienne
00:57:21qui défraye l'actualité
00:57:22dont on estime
00:57:23qu'il aujourd'hui
00:57:24est une définition
00:57:25du monde
00:57:25et pourtant
00:57:26Patrice Bollon
00:57:26nous explique
00:57:27que le sens
00:57:28de ce mot
00:57:28très intéressant
00:57:29ne signifie pas
00:57:31forcément
00:57:31que les choses
00:57:32ne vont pas
00:57:32s'arranger
00:57:33je suis persuadé
00:57:34auditrice et auditeurs
00:57:35de Sud Radio
00:57:35que ce terme
00:57:36crise vous interpelle
00:57:37également
00:57:38que vous avez
00:57:38des questions à poser
00:57:39que vous-même
00:57:40vous êtes peut-être
00:57:41en crise
00:57:41et peut-être
00:57:42que le docteur Bollon
00:57:43va savoir
00:57:44si c'est une bonne crise
00:57:45ou une mauvaise crise
00:57:45appelez-nous
00:57:46au 0 826
00:57:47300 300
00:57:48Emmanuel Galasso
00:57:50prend votre appel
00:57:51et votre question
00:57:51posez-nous la question
00:57:52que vous voulez
00:57:53le mot crise
00:57:54vous inspire quelque chose
00:57:55dans l'histoire
00:57:56dans votre connaissance
00:57:56et Patrice Bollon
00:57:57se fera une joie
00:57:58et un honneur
00:57:59de vous y répondre
00:58:00à tout de suite
00:58:01sur Sud Radio
00:58:02la France dans tous ses états
00:58:05vous êtes bien sûr
00:58:06Sud Radio
00:58:07et Perico Ligas
00:58:08reçoit Patrice Bollon
00:58:10un esprit très éclairé
00:58:11qui illumine
00:58:13notre conscience
00:58:14sur les enjeux
00:58:14de la crise
00:58:15avec un ouvrage
00:58:16passionnant
00:58:16crise le mot
00:58:17la chose
00:58:17l'histoire
00:58:18publié
00:58:19ou publié
00:58:20aux éditions
00:58:21du serre
00:58:21Patrice Bollon
00:58:22on était en train
00:58:23de voir les différentes
00:58:23facettes
00:58:24les différentes approches
00:58:25du mot crise
00:58:26là je voudrais
00:58:26qu'on s'approche
00:58:28à ce qui nous touche
00:58:29là en ce moment
00:58:29avec l'actualité
00:58:30comment l'idée
00:58:31a investi l'histoire
00:58:31et la politique
00:58:32je cite cette phrase
00:58:34de Robespierre
00:58:34on va remonter un peu
00:58:35dans le temps
00:58:35mais on va revenir
00:58:36à une époque
00:58:36plus contemporaine
00:58:38il parle de la guerre
00:58:38lui-même
00:58:39il est très méfiant
00:58:40et il dit
00:58:42mais la guerre
00:58:42dans la fin de son discours
00:58:43devant la convention
00:58:45mais la guerre au dehors
00:58:46provoquée
00:58:47dirigée par le gouvernement
00:58:48dans les circonstances
00:58:49où nous sommes
00:58:49est un mouvement
00:58:50à contresens
00:58:51c'est une crise
00:58:52qui peut conduire
00:58:53à la mort
00:58:53du corps politique
00:58:55donc il parle
00:58:56que cette guerre
00:58:57j'allais dire
00:58:58que la révolution
00:58:58mène
00:58:59contre
00:59:00les
00:59:00monarchies extérieures
00:59:02il la vit comme une crise
00:59:03oui
00:59:04il la vit comme une
00:59:06ça ça revient
00:59:09à l'interprétation
00:59:11dont je parlais tout à l'heure
00:59:12de la médecine
00:59:13c'est à dire
00:59:14que la crise
00:59:15elle a plusieurs
00:59:17c'est la réaction du corps
00:59:19donc par rapport
00:59:20à un mal
00:59:21et qui peut conduire
00:59:23soit à la guérison
00:59:26ou soit à la mort
00:59:28en fait
00:59:28et donc effectivement
00:59:29c'est en ce sens là
00:59:31que Robespierre
00:59:32utilise
00:59:33le terme de crise
00:59:34qu'effectivement
00:59:35la crise peut avoir
00:59:36toujours un dénouement
00:59:37fatal
00:59:38mais dans
00:59:39en fait
00:59:41si on regarde bien
00:59:42en médecine
00:59:45parce que je parle
00:59:46beaucoup de la médecine
00:59:47parce que c'est vraiment
00:59:47quand vous faites
00:59:48dans le ouvrage
00:59:49vous faites souvent
00:59:49des collusions
00:59:50justement
00:59:51en disant
00:59:52c'est le phénomène
00:59:53est le même
00:59:53quelque part
00:59:54oui tout à fait
00:59:55je fais un parallèle
00:59:57entre la crise
00:59:58selon Hippocrate
00:59:59et la crise chez Marx
01:00:00par exemple
01:00:01où on retrouve
01:00:01les mêmes mécanismes
01:00:03la même
01:00:03en fait c'est un problème
01:00:04de pathologie
01:00:05sans rentrer trop
01:00:06dans des considérations techniques
01:00:07il y a des pathologies politiques
01:00:09des pathologies sociales
01:00:10des pathologies médicales
01:00:11et elles aboutissent
01:00:12ou pas à une crise
01:00:13oui c'est ça
01:00:14c'est-à-dire que
01:00:15la phrase même
01:00:17d'Hippocrate
01:00:18je crois que je la donne
01:00:19c'est-à-dire que la crise
01:00:21c'est un événement
01:00:23qui conduit
01:00:24ou à la guérison
01:00:27ou à une autre
01:00:29à une transformation
01:00:31de la maladie
01:00:32en une autre
01:00:33ou à la mort
01:00:36c'est-à-dire que c'est
01:00:38le moment
01:00:40où les choses se décident
01:00:41et où il y a un choix
01:00:43par rapport
01:00:46à la situation
01:00:47primaire
01:00:48du malade
01:00:50Patrice Bollon
01:00:50vous ne franchissez pas le cap
01:00:52mais est-ce que finalement
01:00:53la crise c'est pas la vie
01:00:54tout simplement
01:00:55ou un des symptômes
01:00:56ou une des manifestations
01:00:57de la vie
01:00:58je crois que je le dis
01:01:00à la fin en fait
01:01:00mais peut-être
01:01:01enfin dans une phrase
01:01:02oui
01:01:03je vous le fais dire
01:01:05carrément à l'antenne
01:01:06la crise oui c'est la vie
01:01:07pour rassurer
01:01:08ceux qui sont en crise
01:01:08ça veut dire qu'ils sont en vie
01:01:09il n'y a que les morts
01:01:10qui n'ont pas de crise
01:01:11on est d'accord
01:01:11exactement
01:01:12et puis la crise
01:01:14c'est l'occasion
01:01:15de surmonter
01:01:17un problème
01:01:18mais sauf que
01:01:18c'est pas toujours facile
01:01:20et la crise
01:01:21il y a des crises
01:01:24qui ne sont pas récupérables
01:01:26c'est une évidence
01:01:27parce que par exemple
01:01:28à un moment
01:01:28je mets en question
01:01:30l'idée de dialectique
01:01:32c'est-à-dire
01:01:33de résolution dialectique
01:01:34de tout problème
01:01:35or en fait
01:01:36il y a des problèmes
01:01:37qui ne se résolvent pas
01:01:38et qui mènent
01:01:39à la fracture
01:01:41ou à la disparition
01:01:42de l'objet en crise
01:01:44alors pour autant
01:01:45Patrice Bollon
01:01:45est-ce que tout accident
01:01:46de l'histoire
01:01:47est-ce que tout contre-temps
01:01:48vous parlez de fracture
01:01:50à l'instant
01:01:50qu'elle soit sociale
01:01:51économique
01:01:51est-ce que toute
01:01:53je veux dire
01:01:53chaque fois qu'il y a
01:01:54un désordre
01:01:55voilà
01:01:56et une souffrance
01:01:57et une épreuve
01:01:58ça doit forcément
01:01:59aboutir
01:02:00ou engendrer une crise
01:02:01ou ça peut ne pas
01:02:03ça peut se résoudre
01:02:04sans passer par la crise
01:02:05je ne crois pas justement
01:02:08je crois que les crises
01:02:09sont nécessaires
01:02:10c'était encore une fois
01:02:11l'interprétation
01:02:12d'Hippocrate
01:02:13donc il ne faut pas
01:02:13l'éviter
01:02:14si je comprends bien
01:02:15il ne faut pas les éviter
01:02:16il faut les analyser
01:02:18pour trouver justement
01:02:19comme je parlais
01:02:21tout à l'heure
01:02:21j'évoquais dans les sciences
01:02:23trouver une autre façon
01:02:24de regarder le monde
01:02:25c'est-à-dire
01:02:26de basculer
01:02:27dans un nouveau monde
01:02:28on le voit bien
01:02:29aujourd'hui
01:02:29avec la polycrise
01:02:32comme on dit
01:02:33c'est-à-dire
01:02:33une crise
01:02:34qui a plusieurs dimensions
01:02:35autour de Trump
01:02:37et du Groenland
01:02:39c'est-à-dire
01:02:40qu'en fait
01:02:42ce qu'on voit
01:02:44c'est qu'on entre
01:02:45dans un autre monde
01:02:46c'est une évidence
01:02:47alors il y a des gens
01:02:48qui disent
01:02:49qu'on retourne
01:02:50dans le monde d'avant
01:02:50pour une part
01:02:52mais c'est en plus
01:02:53un monde nouveau
01:02:54et donc je crois
01:02:55que c'est une bonne chose
01:02:58puisque ça nous amène
01:03:00à inventer
01:03:01une nouvelle représentation
01:03:03du monde
01:03:04et même quasiment
01:03:04un nouveau monde
01:03:05et je crois
01:03:07que c'est en sorte
01:03:09que la crise
01:03:09effectivement
01:03:10c'est la vie
01:03:10en fait
01:03:11vous voulez dire
01:03:12qu'éviter une crise
01:03:13ou faire en sorte
01:03:14qu'il n'y ait pas de crise
01:03:15ou la repousser
01:03:16ou la contourner
01:03:17c'est pas forcément
01:03:18une bonne solution
01:03:19c'est un stade
01:03:21par lequel il faut passer
01:03:22pour résoudre le problème
01:03:23oui c'est une des possibilités
01:03:26en tout cas
01:03:26c'était
01:03:27par exemple
01:03:27dans la médecine hippocratique
01:03:29même la crise
01:03:30était conçue
01:03:30comme positive
01:03:31en définitive
01:03:32il y a des phrases
01:03:33même qui la donnent
01:03:34comme
01:03:35et alors
01:03:35ça veut dire quoi ?
01:03:36que l'organisme fonctionne
01:03:37qu'il se défend
01:03:38qu'il réagit
01:03:39donc que la vie
01:03:40est en cours
01:03:41et même
01:03:42Hippocrate disait
01:03:44qu'une maladie
01:03:46qui se résout
01:03:47sans crise
01:03:48puisque ça arrive
01:03:49en fait
01:03:49le problème
01:03:51n'a pas été résolu
01:03:53c'est à dire
01:03:54que la crise
01:03:54est quasiment
01:03:55nécessaire
01:03:56et effectivement
01:03:57en ce sens là
01:03:58oula oula
01:04:00ça veut dire
01:04:00qu'il n'y a pas
01:04:01de bonne ou vraie guérison
01:04:02sans être passé
01:04:03par le stade
01:04:03de la crise
01:04:04sauf si c'est un bobo
01:04:05qui se résout tout seul
01:04:06mais sinon
01:04:07ça peut dire
01:04:08que le mal
01:04:08reste caché
01:04:10puisqu'il n'y a
01:04:10pas de crise
01:04:11qui s'est exprimé
01:04:12qui a été engendré
01:04:13par cette douleur
01:04:14c'était la doctrine
01:04:16d'Hippocrate
01:04:17encore
01:04:17le problème
01:04:18quand on parle
01:04:19d'hypocrate
01:04:20je spécifie
01:04:21c'est qu'Hippocrate
01:04:22c'est un mot
01:04:23qui recouvrait
01:04:25une centaine
01:04:27de médecins
01:04:28sur deux siècles
01:04:29et puis
01:04:31il n'y a pas
01:04:34de doctrine
01:04:34unitaire
01:04:35mais je crois
01:04:36qu'on peut dire
01:04:37que le mot
01:04:38crise
01:04:39chez Hippocrate
01:04:40c'est le moment
01:04:41où le mot
01:04:41a atteint
01:04:42presque le stade
01:04:43de concept
01:04:44autrement
01:04:44c'est une notion
01:04:45c'est à dire
01:04:46que c'est quelque chose
01:04:47qui manque
01:04:48de rigueur
01:04:52et donc
01:04:53le livre que j'ai fait
01:04:55c'est pour essayer
01:04:55de retrouver cette rigueur
01:04:56en me méfiant
01:04:58aussi de cette rigueur là
01:04:59c'est à dire
01:05:00mais du moins
01:05:00de rendre
01:05:01à nouveau
01:05:02le mot de crise
01:05:03utilisable
01:05:04dans le débat
01:05:06et dans l'analyse
01:05:07des choses
01:05:07donc pour Hippocrate
01:05:09éviter la crise
01:05:10c'est hypocrite
01:05:10finalement
01:05:11si je peux faire
01:05:12ce jeu de mots
01:05:12c'est inefficace
01:05:15c'est même
01:05:16on peut dire
01:05:18c'est même
01:05:21la pire des solutions
01:05:22c'est à dire
01:05:22qu'en fait
01:05:23alors
01:05:23chez Hippocrate
01:05:24il y avait aussi
01:05:25d'autres considérations
01:05:26sur lesquelles
01:05:26je m'appuie
01:05:27je ne sais pas
01:05:28qui était
01:05:29pour lui
01:05:29la nature
01:05:31était
01:05:31le médecin
01:05:34c'est à dire
01:05:35qu'en fait
01:05:35il y avait
01:05:37dans le corps
01:05:38un mécanisme
01:05:40qui faisait
01:05:41que
01:05:41la nature
01:05:43guérissait
01:05:44les malades
01:05:45naturellement
01:05:45mais ça
01:05:46il n'est pas
01:05:46le premier médecin
01:05:47je vois
01:05:47le docteur Zalman
01:05:48qui publie
01:05:49beaucoup de livres
01:05:49il dit toujours
01:05:49votre meilleur médecin
01:05:50c'est votre corps
01:05:51écoutez votre corps
01:05:53respectez la nature
01:05:54et la bonne santé
01:05:56c'est quoi
01:05:56c'est l'harmonie
01:05:57avec la vie naturelle
01:05:58quelque part
01:05:58oui sauf qu'en fait
01:06:00je signale aussi
01:06:01que cette thèse
01:06:02est tout à fait
01:06:02un préjugé
01:06:03c'est à dire
01:06:04puisqu'on connait
01:06:05des maladies
01:06:05qui sont en fait
01:06:06qui naissent
01:06:08de la nature
01:06:09c'est à dire
01:06:10comme
01:06:10voilà
01:06:10la nature est cruelle
01:06:12aussi
01:06:12et on le sait
01:06:13vous êtes sur
01:06:14Sud Radio
01:06:15Perico Légas
01:06:16reçoit
01:06:17je reçois
01:06:18Patrice Bollon
01:06:18pour son ouvrage
01:06:19sur la crise
01:06:20son décryptage
01:06:21son décodage
01:06:22je dirais même
01:06:23et surtout
01:06:24la manière
01:06:24de l'utiliser
01:06:25de la vivre
01:06:26de la comprendre
01:06:26et ça ouvre
01:06:27des perspectives
01:06:28très intéressantes
01:06:29l'ouvrage s'appelle
01:06:30crise de mots
01:06:30la chose d'histoire
01:06:31publiée aux éditions
01:06:32du CERF
01:06:33vous nous appelez
01:06:34sur Sud Radio
01:06:35parce que
01:06:36bon
01:06:36c'est pas une antenne
01:06:38qui est en crise
01:06:38mais on aime bien
01:06:39traiter la crise
01:06:40nous vivons de la crise
01:06:41quelque part
01:06:41nous autres
01:06:42informateurs
01:06:42commentateurs
01:06:43observateurs
01:06:43mais la crise
01:06:45n'est pas toujours
01:06:45là où on la croit
01:06:47et il y a peut-être
01:06:48crise quand les gens
01:06:49pensent qu'il n'y en a pas
01:06:50et il n'y en a pas
01:06:50forcément non plus
01:06:51là où on dit
01:06:52qu'il y a une crise
01:06:52vous nous appelez
01:06:53pour poser
01:06:54toutes ces questions
01:06:54qui vous travaillent
01:06:56si ça vous traverse
01:06:57la tête
01:06:57une idée
01:06:57mais n'ayez
01:06:58n'ayez pas peur
01:06:59Patrice Bollon
01:06:59répond à tout
01:07:00et même si vous voulez
01:07:01sortir un peu
01:07:01du concept de crise
01:07:02vous avez envie
01:07:03de parler de votre existence
01:07:04de vos doutes
01:07:05de vos malaises
01:07:05sur notre époque
01:07:06et comment vous vouliez
01:07:08retrouver espoir
01:07:09dans un monde si difficile
01:07:10Patrice Bollon
01:07:11qui a fait tellement
01:07:11de choses dans sa vie
01:07:12sera tout à fait
01:07:13à même de vous rassurer
01:07:14de vous apporter
01:07:15la réponse adéquate
01:07:16vous nous appelez
01:07:17au 0826 300 300
01:07:18à tout de suite
01:07:19midi 14h
01:07:22Sud Radio
01:07:23la France dans tous ses états
01:07:26vous êtes bien sur Sud Radio
01:07:28vous y êtes d'autant mieux
01:07:29que je reçois
01:07:30Patrice Bollon
01:07:31auteur de crise
01:07:32le mot
01:07:32la chose
01:07:33l'histoire
01:07:33aux éditions du Cerf
01:07:34très important aujourd'hui
01:07:35nous vivons en crise
01:07:36en permanence
01:07:37on se réveille avec la crise
01:07:38on se couffe avec la crise
01:07:39Patrice Bollon
01:07:40fait la part des choses
01:07:41nous rappelle le sens
01:07:42de ce mot
01:07:43sa signification
01:07:44attention à ne pas voir
01:07:46à la crise
01:07:46là où elle n'est pas
01:07:47et par contre
01:07:48il faut bien la repérer
01:07:49quand elle est présente
01:07:51Patrice Bollon
01:07:52quand on nous parle
01:07:53du mot crise
01:07:53la première idée
01:07:54qui nous vient
01:07:55nous dans le monde occidental
01:07:56c'est la crise de 29
01:07:58la crise c'est d'abord
01:07:59un phénomène économique
01:08:00pourtant pas que
01:08:01mais vous dites si
01:08:02en économie
01:08:03il y a des vraies crises
01:08:04évidemment
01:08:05et la chose la plus importante
01:08:09à signaler
01:08:09c'est qu'en fait
01:08:10nous avons une conception
01:08:12de l'économie
01:08:14dominante
01:08:15qui est libérale
01:08:17et que dans les théories libérales
01:08:19celle d'Adam Smith
01:08:20je précise
01:08:20le fondateur du libéralisme
01:08:21tel qu'on le connait aujourd'hui
01:08:22c'est ça
01:08:23celui qui a montré
01:08:25qui a introduit
01:08:27la fameuse loi
01:08:28de l'offre et de la demande
01:08:29qui n'est pas seulement
01:08:30l'histoire
01:08:31c'est une véritable loi
01:08:33c'est-à-dire que ça veut dire
01:08:34que quand il y a
01:08:35un déséquilibre
01:08:36entre l'offre
01:08:37et la demande
01:08:38il y a un mécanisme
01:08:40qui remet
01:08:42qui fait retour
01:08:45à l'équilibre
01:08:45en modifiant les prix
01:08:47je fais une petite parenthèse
01:08:48est-ce que monsieur Trump
01:08:49est un bon disciple
01:08:50d'Adam Smith
01:08:51ce libéralisme
01:08:52de l'offre et de la demande
01:08:52tout est business
01:08:53il a d'une part
01:08:55oui
01:08:56et d'autre part
01:08:56c'est aussi
01:08:57la politique
01:08:59est aux commandes
01:09:00de l'économie
01:09:01pour lui aussi
01:09:02puisqu'on le voit bien
01:09:03avec le fait
01:09:04qu'il veut remplacer
01:09:05le dirigeant
01:09:08de la banque centrale
01:09:09américaine
01:09:10fédérale
01:09:11il remplace les chefs d'état
01:09:13donc il peut remplacer
01:09:14les directeurs de banque
01:09:15oui mais ça veut dire
01:09:16qu'il intervient
01:09:17en fait c'est un interventionniste
01:09:19économique
01:09:19c'est tout à la fois
01:09:21c'est pas très libéral
01:09:22l'interventionnisme pourtant
01:09:24pas du tout
01:09:24et donc Trump
01:09:27est à la fois
01:09:28très libéral
01:09:29et très
01:09:30très interventionniste
01:09:32et même
01:09:33la politique
01:09:34est aux commandes
01:09:36de l'économie
01:09:36en fait
01:09:37Trump vit la crise
01:09:38il aime la crise
01:09:39quelquefois
01:09:40il la suscite lui-même
01:09:41si je comprends bien
01:09:41il joue avec la crise
01:09:42oui
01:09:42c'est un crisier
01:09:44oui c'est un crisier
01:09:46et puis
01:09:47effectivement
01:09:49c'est le spectacle
01:09:50permanent
01:09:51de la crise
01:09:52effectivement
01:09:52avec Trump
01:09:53alors que le président Macron
01:09:54la crise
01:09:55qu'est-ce qu'il fait
01:09:56il la bichonne
01:09:58il la cajole
01:09:59il l'engendre
01:10:00pour pouvoir la gérer
01:10:01ou quelque part
01:10:03on a l'impression
01:10:04qu'il essaie d'éviter
01:10:04qu'il n'arrive pas à l'éviter
01:10:05est-ce qu'il la gère bien
01:10:06la crise
01:10:07le concept de crise
01:10:08de temps en temps
01:10:09il l'a très mal géré
01:10:10comme avec les gilets jaunes
01:10:12je viens de dire
01:10:13alors ça c'était une vraie crise
01:10:14on est d'accord
01:10:14c'était une vraie crise
01:10:16c'est un bobo
01:10:16avec un verdict
01:10:17et une sentence
01:10:17oui
01:10:18oui tout à fait
01:10:19et donc
01:10:20pour Macron
01:10:21je trouve quand même
01:10:23qu'il se débrouille bien
01:10:25au niveau international
01:10:26puisque c'est même devenu
01:10:28quasiment le second personnage
01:10:30politique du monde
01:10:32en ce moment
01:10:32face à Trump
01:10:33c'est un fait
01:10:34et donc en réalité
01:10:35je vais vous dire
01:10:36il n'a que ça à faire
01:10:37mais ça ne retire rien
01:10:40à son mérite
01:10:40à son courage
01:10:41mais je crois qu'il aime les crises
01:10:42lui aussi
01:10:43nous avons Catherine
01:10:44qui nous appelle de Lyon
01:10:46Patrice Bollon
01:10:46bonjour Catherine
01:10:47oui bonjour
01:10:48merci de me prendre
01:10:49bon est-ce que vous êtes
01:10:51en crise Catherine
01:10:52bon oui
01:10:53alors c'est pas très facile
01:10:54à dire à l'antenne
01:10:55mais voilà
01:10:55je préfère en témoigner
01:10:57oui c'est un
01:10:57on vous écoute
01:10:58et ça n'est pas facile
01:10:59ça m'est tombé dessus
01:11:01donc je vais
01:11:02moi je ne l'ai pas choisi
01:11:03je ne suis pas monsieur Trump
01:11:04en revanche
01:11:06là où je rejoins
01:11:06complètement
01:11:07votre invité
01:11:08c'est que ça a levé
01:11:12quelque chose
01:11:13qui est un vrai dysfonctionnement
01:11:15mais que je ne voyais pas
01:11:16et je pense qu'il fallait
01:11:17que je sois mise devant
01:11:20quelque chose
01:11:20que je ne pouvais pas supporter
01:11:22à l'extérieur de moi
01:11:23pour que ça bouge
01:11:24je ne vous cache pas
01:11:26que
01:11:26bon on n'en est pas sorti
01:11:28moi je comprends
01:11:29de cela
01:11:30que la crise
01:11:31elle est vraiment douloureuse
01:11:32mais elle portait en elle-même
01:11:34déjà sa guérison
01:11:35puisque moi j'ai déjà
01:11:36pas mal compris de choses
01:11:37et puis si je peux me permettre
01:11:38d'ajouter une petite chose
01:11:39vous faites allusion
01:11:40à quelle crise Catherine
01:11:40c'est une crise familiale
01:11:42familiale
01:11:43conjugale
01:11:44est-ce que vous pouvez nous en dire
01:11:45un petit peu plus
01:11:46sans révéler de secret
01:11:47en gros dans les grandes lignes
01:11:48c'est un peu délicat
01:11:49mais c'est vrai que voilà
01:11:50j'ai découvert des choses
01:11:51dans mon couple
01:11:53que je ne voyais pas
01:11:54que je ne peux pas accepter
01:11:56sans me renier moi-même
01:11:57donc ça n'est pas possible
01:11:58et donc j'ai mis en place
01:12:00j'ai pris mes responsabilités
01:12:01j'ai fait des choses
01:12:02que je pensais devoir faire
01:12:03et j'espère de cela
01:12:05toujours
01:12:06des prises de conscience
01:12:07bien sûr
01:12:08qui permettent de guérir
01:12:09une relation qui en ce moment
01:12:10est malsaine
01:12:11voilà on va dire les choses
01:12:12comme elles sont
01:12:12oui
01:12:13ce que je voudrais juste
01:12:15peut-être dire
01:12:15est-ce que
01:12:16si vous me permettez
01:12:17mais je vous en prie Catherine
01:12:18c'est pour ça que je vous ai demandé
01:12:19de nous appeler
01:12:20voilà
01:12:20c'est en quoi elle est en guérison
01:12:22vous parliez de la vie
01:12:23et je vous rejoins totalement
01:12:24c'est-à-dire que moi
01:12:25je fais le constat
01:12:26que la vie m'a apporté
01:12:27cette crise
01:12:28dans le sens
01:12:28où je ne l'ai pas cherché
01:12:30mais la vie
01:12:31aussi
01:12:32je vois
01:12:34que des choses
01:12:34peuvent être guéries
01:12:36et c'est sur le plan
01:12:37moi
01:12:38j'allais dire
01:12:38je vis quand même
01:12:40dans la joie
01:12:40malgré tout
01:12:41très intéressant
01:12:42ce que vous nous dites
01:12:42très intéressant
01:12:43et je vais vous confier
01:12:46que je suis
01:12:46sauf que j'ai la foi chrétienne
01:12:48et pour moi
01:12:49je vis
01:12:50quelque chose
01:12:51qui est un des messages
01:12:52que quelquefois
01:12:52qui n'est pas compris
01:12:53avec une certaine vision
01:12:54doloriste des choses
01:12:55c'est que la croix
01:12:56dans l'évangile
01:12:57elle est source de vie
01:12:58elle est douloureuse
01:13:00elle est moche
01:13:01elle est affreuse
01:13:02à regarder
01:13:02mais en passant
01:13:04et en l'acceptant
01:13:05elle devient source de vie
01:13:06vous voulez dire Catherine
01:13:07que la providence
01:13:08vous aurait envoyé
01:13:09cette crise que vous vivez
01:13:10comme l'occasion
01:13:11de vous reconstruire
01:13:13ou de surmonter l'épreuve
01:13:14alors c'est un peu
01:13:16vous parliez du corps
01:13:18tout à l'heure
01:13:18en disant que dans le corps
01:13:20il y a quelque chose
01:13:20je crois que dans notre relation
01:13:22il y avait de fait
01:13:23quelque chose
01:13:23qui n'allait pas
01:13:24qui ne va toujours pas d'ailleurs
01:13:26et oui
01:13:27j'aime beaucoup
01:13:28le mot de providence
01:13:29oui je pense que
01:13:30la providence m'offre
01:13:31nous offre
01:13:32la possibilité de guérir ça
01:13:33par un travail
01:13:34évidemment
01:13:35qu'il faut engager
01:13:36et que oui
01:13:38pour moi
01:13:39c'est une espérance
01:13:39voilà
01:13:40on va demander
01:13:40son avis au professeur Bollon
01:13:42professeur Bollon
01:13:43est-ce que la crise
01:13:44peut être envoyée
01:13:45par la providence
01:13:46est-ce qu'elle peut être
01:13:47providentielle ?
01:13:48oui
01:13:48alors j'ai un peu de mal
01:13:49avec ces notions de providence
01:13:51mais en tout cas
01:13:51non mais d'accord
01:13:52parce que vous êtes agnostique
01:13:53je sais bien
01:13:54en revanche
01:13:55je trouve très intéressant
01:13:56le témoignage qui a été fait
01:13:58parce que
01:13:58ça est juste une des dimensions
01:14:00fondamentales
01:14:01des processus de crise
01:14:02qui sont
01:14:03qui révèlent
01:14:05effectivement
01:14:05des problèmes sous-jacents
01:14:08et qui
01:14:10pour des raisons ou d'autres
01:14:11ne sont pas dits
01:14:12c'est le sens d'ailleurs
01:14:14du mot crise
01:14:14en psychologie
01:14:15et c'est aussi
01:14:17alors
01:14:17j'ai fait un
01:14:19un chapitre sur Freud
01:14:21pour montrer que
01:14:22chez Freud
01:14:23c'est encore plus intéressant
01:14:25parce que
01:14:26pour Freud en fait
01:14:27il n'y a pas de crise
01:14:29il n'utilise pas du tout
01:14:30le terme de crise
01:14:31il lit la crise
01:14:32le concept
01:14:33ou
01:14:33c'est-à-dire qu'il utilise
01:14:35par exemple
01:14:37il aurait pu parler
01:14:38de crise oedipienne
01:14:39c'est pas de ça
01:14:40il a éliminé le mot
01:14:42pour parler de complexe
01:14:44etc etc
01:14:44et en fait
01:14:46Freud
01:14:47utilise très peu
01:14:49le mot de crise
01:14:50sauf dans des
01:14:51emplois
01:14:53répertoriés
01:14:54puisqu'il était médecin
01:14:56donc par exemple
01:14:56il y a des mots
01:14:58qui ont des significations
01:14:59très précises
01:15:00en médecine
01:15:01qu'il utilise
01:15:02le terme de crise
01:15:02mais pour le reste
01:15:04en fait
01:15:04il se méfiait
01:15:05du mot de crise
01:15:06alors j'ai essayé
01:15:07de comprendre pourquoi
01:15:08et je crois
01:15:09que pour lui
01:15:10c'est parce que
01:15:11la crise
01:15:12justement
01:15:14elle accompagne
01:15:15toute notre vie
01:15:17la crise
01:15:18la psyché
01:15:21humaine
01:15:21est sans cesse
01:15:23en crise
01:15:23mais là dans le cas
01:15:24de Catherine
01:15:25Catherine vit une épreuve
01:15:26personnelle
01:15:26une épreuve matrimoniale
01:15:28ça engendrait évidemment
01:15:29un désordre
01:15:30d'une souffrance
01:15:30elle dit que pour autant
01:15:32cette crise
01:15:32lui permet de voir
01:15:34les choses peut-être
01:15:34un peu plus claires
01:15:35c'est un peu ça Catherine
01:15:36que vous dites
01:15:37mais oui
01:15:38et monsieur si je peux me permettre
01:15:39c'est vrai que
01:15:39la différence avec la crise
01:15:41c'est qu'elle accompagne
01:15:42enfin moi ce que je vois
01:15:42c'est la souffrance
01:15:43qu'il n'y avait pas avant
01:15:44et là il y a une souffrance
01:15:46mais cette souffrance
01:15:46en elle-même
01:15:47pour moi n'est pas forcément
01:15:49la mort
01:15:49elle est plutôt signe
01:15:50d'une vie
01:15:50à reconstruire nouvelle
01:15:52voilà
01:15:52mais donc par rapport à Freud
01:15:54je me sens
01:15:54à la fois
01:15:55je comprends Freud
01:15:56et je le rejoins
01:15:57certaines fois
01:15:57mais là non
01:15:58là il y a vraiment
01:15:59une souffrance
01:15:59qui n'était pas souhaitée
01:16:00et qui n'est pas normale
01:16:02par rapport à tout
01:16:02ce que nous vivions avant
01:16:03l'échange prend un certain niveau
01:16:05là je dois dire
01:16:06sur Sud Radio
01:16:06Patrice Bollon
01:16:07qu'est-ce que vous répondez
01:16:08à Catherine
01:16:09sur cette approche freudienne
01:16:10de la crise ?
01:16:11j'entends très bien
01:16:12ce que vous dites
01:16:13madame
01:16:14je n'avais pas parlé
01:16:16effectivement
01:16:17de l'idée de souffrance
01:16:19mais elle est tout à fait
01:16:21intégrée
01:16:22même dans la réflexion
01:16:25de Freud
01:16:25en fait
01:16:25c'est parce que
01:16:27et je crois
01:16:28que la souffrance
01:16:30c'est la révélation
01:16:31effectivement
01:16:32de quelque chose
01:16:33qui n'apparaissait pas
01:16:35et qui était même
01:16:36rayée de la carte
01:16:37donc
01:16:38toutes les crises
01:16:39ont cet aspect positif
01:16:41de faire remonter
01:16:42des problèmes
01:16:43qui avaient été niais
01:16:44ou qui avaient été rejetés
01:16:46et effectivement
01:16:47sans cela
01:16:48d'ailleurs
01:16:48la crise
01:16:49apporte
01:16:50aussi sa solution
01:16:52du fait
01:16:53qu'elle
01:16:53met sur le tapis
01:16:55qu'elle révèle
01:16:56des choses
01:16:58qui allaient mal
01:17:00et qui vont mal
01:17:01et je crois
01:17:02si j'ai bien compris
01:17:03c'est ce que vous nous avez expliqué
01:17:05et donc
01:17:07de ce point de vue là
01:17:08la crise
01:17:09effectivement
01:17:09est un phénomène
01:17:11de vie
01:17:11c'est un signe de vie
01:17:13en fait
01:17:14Patrice Bollon
01:17:14Maud Coffler
01:17:15qui n'est fait que de joie
01:17:17et de colère
01:17:18donc il sait
01:17:19ce qu'est la crise
01:17:19beaucoup de crise de nerfs
01:17:20aussi
01:17:20Maud Coffler
01:17:22le mot crise
01:17:24fait intimement
01:17:25partie du lexique
01:17:26des hommes politiques
01:17:27il emploie à tout va
01:17:28pour définir
01:17:29toutes sortes
01:17:30de problématiques sociales
01:17:32la crise politique
01:17:33économique
01:17:34les gilets jaunes
01:17:34dont vous parliez tout à l'heure
01:17:35est-ce que vous pensez
01:17:37que les hommes politiques
01:17:38ont conscience
01:17:38de l'impact du mot
01:17:39sur la population
01:17:41et est-ce que c'est aussi
01:17:42une forme pour eux
01:17:43alors c'est peut-être
01:17:45complètement complotiste
01:17:45ce que je vous raconte
01:17:46mais que ce mot
01:17:47va avoir un impact négatif
01:17:49vous allez faire peur
01:17:50pour dominer quoi
01:17:51ben il y a ça
01:17:53forcément
01:17:53effectivement
01:17:54et je crois que
01:17:56le problème
01:17:58l'utilisation du mot
01:18:00crise
01:18:00à tout va
01:18:01effectivement
01:18:02est un
01:18:02est un véritable
01:18:04problème
01:18:05puisque le terme
01:18:06n'a plus de sens
01:18:07et il n'a un sens
01:18:08que négatif
01:18:10comme vous venez de dire
01:18:11c'est pour ça
01:18:12qu'à un moment
01:18:12dans le livre
01:18:13d'ailleurs
01:18:14je dis que
01:18:14quand on parle de crise
01:18:17il est très rare
01:18:18qu'un changement
01:18:19de gouvernement
01:18:20où ce sont
01:18:22soit des véritables crises
01:18:24ce sont des péripéties
01:18:25normales
01:18:26de la vie politique
01:18:27alors effectivement
01:18:28il y a une dramatisation
01:18:30mais qui est de tous les côtés
01:18:31c'est-à-dire que
01:18:32les politiques
01:18:33dramatisent
01:18:34des événements
01:18:35que dramatisent aussi
01:18:36ceux qui les écoutent
01:18:37et en effet
01:18:39je trouve ça
01:18:40complètement déplorable
01:18:41c'est-à-dire
01:18:42qu'on devrait utiliser
01:18:43le mot de crise
01:18:44qu'à bon escient
01:18:45à escient
01:18:46même
01:18:47c'est-à-dire
01:18:48autrement
01:18:50ça enlève
01:18:51l'efficacité
01:18:53du terme
01:18:53alors le terme
01:18:54on peut
01:18:55comme je l'ai dit tout à l'heure
01:18:56on peut en choisir d'autres
01:18:57mais si on regarde bien
01:18:59c'est un très bon terme
01:19:00qui d'ailleurs
01:19:01a une importance
01:19:02fondamentale
01:19:03dans notre histoire
01:19:04puisque
01:19:04il revient
01:19:07sans cesse
01:19:07et donc
01:19:08ce que j'ai voulu faire
01:19:11mais proposer
01:19:11puisque c'est pas moi
01:19:12qui dessine
01:19:13c'est essayer
01:19:14de redonner
01:19:16au mot crise
01:19:17son contenu
01:19:18pour éviter
01:19:19et
01:19:20éviter
01:19:22les dégradations
01:19:24par exemple
01:19:24crise de foi
01:19:26bon je pense
01:19:27qu'on pourrait
01:19:27s'en passer
01:19:28les médecins vous disent
01:19:29que ça n'existe pas
01:19:29non ça existe
01:19:31c'est vrai que le terme
01:19:32n'est pas
01:19:32à propos
01:19:33c'est pas le bon terme
01:19:34je crois qu'on devrait garder
01:19:36le mot crise
01:19:37pour des phénomènes
01:19:38vraiment
01:19:38importants
01:19:39qui nous engagent
01:19:40véritablement
01:19:41et alors
01:19:42dans le domaine
01:19:42politique
01:19:43il y a des grandes crises
01:19:44c'est pas
01:19:45c'est pas
01:19:46des changements
01:19:47de gouvernement
01:19:47quoique certains
01:19:48changements de gouvernement
01:19:49peuvent effectivement
01:19:51être de véritables crises
01:19:53et puis il y a aussi
01:19:53le fait que
01:19:54souvent
01:19:55l'emploi
01:19:56comme ça
01:19:58à tout va
01:19:59du mot crise
01:19:59fait que
01:20:00souvent
01:20:01on ne voit pas
01:20:03les vraies crises
01:20:04qui n'ont pas
01:20:05ce nom
01:20:06c'est à dire
01:20:07que ça
01:20:07c'est ce que
01:20:09moi je suis
01:20:10un grand fan
01:20:11de Keynes
01:20:11et pour moi
01:20:13un des plus grandes
01:20:14économistes
01:20:15avec Marx
01:20:15bien sûr
01:20:16mais
01:20:16il a remarqué
01:20:18souvent
01:20:19qu'il y avait
01:20:20la crise
01:20:21souvent
01:20:24il y avait
01:20:24des crises
01:20:25que l'on ne voyait pas
01:20:27et c'était
01:20:28parfois
01:20:28les plus importants
01:20:29merci Catherine
01:20:32pour votre appel
01:20:33j'espère que vous avez eu
01:20:33en partie réponse
01:20:35à votre question
01:20:35mais on aura certainement
01:20:36l'occasion de revenir
01:20:37sur le sujet
01:20:37vous êtes sur Sud Radio
01:20:39nous sommes avec
01:20:40Patrice Bollon
01:20:40auteur du mot
01:20:42la chose
01:20:42l'histoire
01:20:43la crise
01:20:43une bonne définition
01:20:44vous restez avec nous
01:20:45vous nous appelez
01:20:46pour poser des questions
01:20:47je suis sûr que vous aussi
01:20:48vous avez quelque part
01:20:49rencontré une crise
01:20:50qui vous est tout à fait personnelle
01:20:51et auquel Patrice Bollon
01:20:52pourra peut-être apporter
01:20:53une solution
01:20:54ou une définition
01:20:55à tout de suite
01:20:56Vous êtes bien sur Sud Radio
01:21:03et je rappelle
01:21:04que vous pouvez nous appeler
01:21:05au 0 826 300 300
01:21:07qu'Emmanuel Galasso
01:21:07attend votre appel
01:21:08pour parler de la crise
01:21:09parce que je reçois
01:21:10Patrice Bollon
01:21:10auteur de la crise
01:21:12le mot
01:21:12la chose
01:21:13l'histoire
01:21:14aux éditions du Cerf
01:21:15et nous avons fait
01:21:15un chemin prodigieux
01:21:17dans la compréhension
01:21:18du phénomène
01:21:19du concept
01:21:20Patrice Bollon
01:21:22la crise
01:21:23elle est partout
01:21:23bien sûr
01:21:24elle peut être
01:21:25mangée à toutes les sauces
01:21:26on a vu d'ailleurs
01:21:26elle est galvaudée
01:21:27elle est trop utilisée
01:21:28elle est détournée
01:21:29la science
01:21:31la science est souvent
01:21:33sujette à des crises
01:21:35ou à l'origine de crises
01:21:37le scientifique
01:21:38oui enfin
01:21:39elle est sujette à des crises
01:21:41comme je l'ai dit tout à l'heure
01:21:43c'est quand
01:21:43les théories dominantes
01:21:46les théories acceptées
01:21:47montrent qu'elles ne marchent plus
01:21:49et à ce moment là
01:21:50il faut changer les bases
01:21:52de ces théories
01:21:53c'est à dire qu'en fait
01:21:54ça amène
01:21:56les grandes crises
01:22:00en sciences
01:22:01amènent les révolutions
01:22:02scientifiques
01:22:02vous voulez dire quoi ?
01:22:03si la science se trompe
01:22:04ça va engendrer une crise
01:22:06ou au contraire
01:22:07de ne pas résoudre
01:22:08certains problèmes
01:22:08par la science
01:22:09on va avoir la crise
01:22:10non c'est à dire que
01:22:11ce que je veux dire
01:22:12c'est que
01:22:13l'idée de crise
01:22:14dans les sciences
01:22:15c'est qu'on se trouve
01:22:18dans une situation
01:22:19où les théories
01:22:20qu'on a
01:22:21ne marchent plus
01:22:22et donc on essaye
01:22:24de les raccommoder
01:22:26mais on n'y arrive toujours pas
01:22:27et ce qui se passe
01:22:29c'est qu'il arrive quelqu'un
01:22:31qui invente
01:22:33une nouvelle conception du monde
01:22:35et fait basculer
01:22:36dans un nouveau monde
01:22:37c'est à dire
01:22:38on peut prendre par exemple
01:22:39l'exemple de Galilée
01:22:40alors là on dit
01:22:41la révolution galiléenne
01:22:42vous diriez vous
01:22:43la crise galiléenne
01:22:44ou copernicienne
01:22:47ou copernicienne
01:22:47non la révolution galiléenne
01:22:50a suivi la crise
01:22:51de la théorie
01:22:52de la mécanique
01:22:53on rappelle ce que c'est
01:22:54c'est tout simplement
01:22:54de découvrir
01:22:55que c'est pas
01:22:56le soleil qui tourne
01:22:57autour de la terre
01:22:57mais que la terre
01:22:58tourne autour du soleil
01:22:59dans un système planétaire
01:23:00que l'église réfutait
01:23:02ça ça crée une révolution
01:23:03et vous dites
01:23:04ça engendre une crise
01:23:05parce qu'à un moment donné
01:23:05tous les repères
01:23:06sont foutus en l'air
01:23:07mais je pensais plus spécifiquement
01:23:09à ce qu'on appelle
01:23:10la mécanique
01:23:11c'est à dire que
01:23:12la mécanique
01:23:13c'est d'expliquer
01:23:14pourquoi
01:23:14les objets se meuvent
01:23:16alors
01:23:17dans
01:23:19avant
01:23:19avant Galilée
01:23:20je rappelle que
01:23:22ça tout a commencé
01:23:23avec
01:23:24chez les grecs
01:23:26donc avec Aristote
01:23:27donc révolution aristotélicienne
01:23:29là aussi c'est un temps
01:23:30donc vous parlez de crise
01:23:31aristotélicienne
01:23:32donc il expliquait
01:23:34que les choses
01:23:35se mouvaient
01:23:36par le fait
01:23:38que chaque chose
01:23:39avait sa place
01:23:40référenciée dans le monde
01:23:42et donc
01:23:43quand un objet
01:23:44tombait d'un arbre
01:23:45par exemple
01:23:45ça voulait dire
01:23:46que cet objet
01:23:47retournait à sa place
01:23:49déterminée
01:23:51voilà
01:23:51c'était ça
01:23:52la théorie de la mécanique
01:23:55avant Galilée
01:23:55alors après
01:23:56il y a eu la théorie
01:23:57moyenâgeuse
01:23:58mais je passe
01:23:59oui bien sûr
01:24:00on reviendrait
01:24:01pour nous parler de ça
01:24:02même Einstein dit
01:24:03qu'un objet
01:24:04une fois qu'il est arrêté
01:24:05en fait il continue à bouger
01:24:06il y a un mouvement
01:24:07qui continue
01:24:08dans la mécanique
01:24:09et donc en quoi ça engendre
01:24:10une crise
01:24:11ce constat
01:24:12d'un autre ordre des choses
01:24:13une découverte
01:24:14d'un autre phénomène
01:24:15non c'est à dire
01:24:16que ce qui se passe
01:24:17c'est que
01:24:17cette théorie
01:24:19aristotélicienne
01:24:20elle marchait
01:24:21en fait
01:24:22sauf qu'il y avait
01:24:23des éléments
01:24:24qu'on ne pouvait pas
01:24:25qui étaient incompréhensibles
01:24:28et donc
01:24:29la révolution scientifique
01:24:31s'est changé
01:24:32forger
01:24:32ce paradigme
01:24:35c'est à dire
01:24:35la façon dont on voit
01:24:36le monde
01:24:37et lui proposer
01:24:39un nouveau
01:24:39c'est ce qu'a fait aussi
01:24:40Einstein
01:24:41puisque
01:24:41avant
01:24:42dans la conception
01:24:44du monde
01:24:45l'espace et le temps
01:24:47étaient deux domaines
01:24:48complètement séparés
01:24:49vous voulez dire
01:24:50que ça permet
01:24:50de mieux comprendre
01:24:51est-ce que le fait
01:24:52de passer par le stade
01:24:53de crise
01:24:53permet de poser
01:24:54plus clairement
01:24:55les enjeux
01:24:56les problèmes
01:24:57les phénomènes
01:24:57évidemment
01:24:58et c'est surtout
01:24:59que ça permet
01:25:00de forger
01:25:01une nouvelle représentation
01:25:02qui donne
01:25:03une nouvelle impulsion
01:25:04à la science
01:25:05par exemple
01:25:06il y a une chose
01:25:07extrêmement drôle
01:25:08c'est que
01:25:10dans chimie
01:25:11la grande révolution
01:25:12scientifique
01:25:13c'est le 18ème siècle
01:25:14avec Lavoisier
01:25:15oui
01:25:15alors il faut savoir
01:25:16qu'avant
01:25:17on expliquait
01:25:18la combustion des choses
01:25:19par l'idée
01:25:20qu'il y avait
01:25:21dans chaque
01:25:21objet
01:25:23qui brûlait
01:25:24une sorte
01:25:26de matière
01:25:29qu'on appelait
01:25:31j'ai oublié
01:25:32sur le moment
01:25:33mais je vais
01:25:33je rappelle la formule
01:25:34de Lavoisier
01:25:35philosophique
01:25:36rien ne se paie
01:25:37rien ne se crée
01:25:38tout se transforme
01:25:40oui mais
01:25:40on expliquait
01:25:42avant Lavoisier
01:25:43on expliquait
01:25:44la combustion
01:25:44d'un objet
01:25:45par le fait
01:25:46que chaque objet
01:25:47possédait
01:25:48une sorte
01:25:49de matière
01:25:51invisible
01:25:52impondérable
01:25:53c'est-à-dire
01:25:53sans quoi
01:25:53qu'on appelait
01:25:54le flogon
01:25:55c'est une théorie
01:25:56donc il faut se rendre compte
01:25:57que c'était la théorie
01:25:58dominante
01:25:59jusqu'il y a seulement
01:26:00trois siècles
01:26:01et aujourd'hui
01:26:02ça nous semble
01:26:03invraisemblable
01:26:04et en fait
01:26:05ça expliquait
01:26:05beaucoup de choses
01:26:06et c'est là
01:26:07que la science
01:26:09la chimie
01:26:09a eu des problèmes
01:26:11comme ça
01:26:12pendant plus d'un siècle
01:26:13en cherchant
01:26:14et c'est là
01:26:14que Lavoisier
01:26:15a introduit
01:26:16l'idée
01:26:17de l'oxygène
01:26:18il y a des matières
01:26:19invisibles
01:26:20qui a mis
01:26:20ce monde
01:26:20Patrice Bollon
01:26:22pour rester
01:26:22on conclut là
01:26:23l'émission
01:26:24mais je voudrais
01:26:24revenir à l'actualité
01:26:25qui nous touche
01:26:26est-ce que l'intelligence
01:26:27artificielle
01:26:28peut être
01:26:29une crise
01:26:29en elle-même
01:26:30elle peut engendrer
01:26:31une crise
01:26:32est-ce qu'elle est
01:26:32la conclusion
01:26:33d'une crise
01:26:34est-ce qu'elle est
01:26:36un phénomène
01:26:37crisier
01:26:38criseux
01:26:39je dirais
01:26:41a priori
01:26:42pas forcément
01:26:42c'est-à-dire
01:26:43que c'est une innovation
01:26:44qui pose
01:26:45beaucoup de problèmes
01:26:45mais qui ouvre
01:26:47beaucoup de perspectives
01:26:49c'est-à-dire que
01:26:50si on prend
01:26:51la médecine
01:26:52c'est
01:26:54très important
01:26:55comment dirais-je
01:26:58l'analyse
01:26:59la détermination
01:27:02des problèmes
01:27:02d'un
01:27:03d'un
01:27:04d'un
01:27:05d'un
01:27:06d'un homme
01:27:06ou d'une femme
01:27:07à partir
01:27:09de ces
01:27:09la détermination
01:27:11du
01:27:12du
01:27:13du
01:27:13du verdict
01:27:14en fait
01:27:14et ce fait
01:27:15est beaucoup
01:27:16aidé
01:27:18par l'intelligence
01:27:19artificielle
01:27:19puisqu'elle peut
01:27:20utiliser
01:27:21des milliards
01:27:22de cas
01:27:23et donc
01:27:24donner des réponses
01:27:25sur le diagnostic
01:27:26donc
01:27:28l'intelligence
01:27:29artificielle
01:27:29à mon avis
01:27:30va poser des problèmes
01:27:31elle n'est pas
01:27:31en elle-même
01:27:33un phénomène
01:27:35qui apporte
01:27:35la crise
01:27:36mais elle va en apporter
01:27:37c'est une évidence
01:27:38vous dites en conclusion
01:27:39de votre ouvrage
01:27:40à propos de la crise
01:27:42la seule façon
01:27:43pour nous
01:27:43de nous porter
01:27:44à la hauteur
01:27:44de la mission
01:27:45qui nous incombe
01:27:46accoucher d'un monde
01:27:47qui ne soit pas
01:27:47la poursuite
01:27:48anachronique
01:27:49et dégradée
01:27:49de l'ancien
01:27:50mais un complet
01:27:51nouvel
01:27:52univers
01:27:52vivant
01:27:53ça c'est un sujet
01:27:54de jolie crise
01:27:55aussi
01:27:55on est d'accord
01:27:56oui mais je suis
01:27:57fondamentalement
01:27:59opposé
01:28:00à toutes
01:28:00les pensées
01:28:03c'était mieux
01:28:03avant
01:28:04c'est à dire
01:28:04je reste
01:28:05ouvert
01:28:07je pense
01:28:08que
01:28:08on n'a pas
01:28:10c'est un mauvais
01:28:11calcul
01:28:12mais le problème
01:28:14c'est qu'il faut
01:28:14savoir inventer
01:28:15et savoir le faire
01:28:16et à bon escient
01:28:17et c'est très compliqué
01:28:18merci Patrice Bollon
01:28:20d'avoir été avec nous
01:28:21pour nous éclairer
01:28:21sur la crise
01:28:22je rappelle
01:28:22le nom d'ouvrage
01:28:23crise de mots
01:28:24la chose
01:28:24l'histoire
01:28:25aux éditions du cerf
01:28:26ça va vous éclairer
01:28:27sur ce phénomène
01:28:28avec lequel on vit
01:28:29tous les jours
01:28:29ma chère Maud
01:28:30on se dit à lundi prochain
01:28:31on se dit à lundi prochain
01:28:32on vous retrouve avec
01:28:33plein de bonnes choses
01:28:33à vous raconter
01:28:34pas toujours
01:28:35pas toujours bonnes choses
01:28:36il va s'en passer des choses
01:28:37ce week-end
01:28:37il va s'en passer des choses
01:28:38reposez-vous bien
01:28:38demain vous retrouvez
01:28:39André Bercoff
01:28:40absolument
01:28:40et tout de suite
01:28:41la France sera toujours
01:28:42dans tous ses états
01:28:43et là
01:28:44la crise
01:28:45je ne sais pas si c'est
01:28:45une crise sentimentale
01:28:46mais Brigitte Laé
01:28:47va nous parler aussi
01:28:49des sentiments
01:28:49des sentiments humains
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