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00:00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:05Bonjour et bienvenue en ce lundi 9 mars 2026 sur Sud Radio.
00:00:09Oui, la France est dans tous ses états, la France est le monde d'ailleurs.
00:00:12Je suis avec Maude Koffler qui, à mes côtés, va décrypter l'actualité de ce jour avec nos invités et
00:00:21nos intervenants.
00:00:22Julien Delmas, toujours au mieux de sa forme pour s'assurer de la qualité de la réalisation de cette émission.
00:00:28Et Emmanuel Galasso, plus à l'écoute que jamais de nos auditeurs et nos auditrices,
00:00:33que vous appellerez au 0826 300 pour participer, vous impliquer ou tout simplement poser des questions ou manifester votre humeur.
00:00:43Je veux juste vous rappeler que pendant la grande semaine des municipales et de la politique sur Sud Radio,
00:00:49notre ami Philippe David, assisté de Jean-Louis Bourneau, animera une émission spéciale des Vraies Voix entre 19 et 20
00:00:56heures,
00:00:56en public et en direct, pour recueillir les témoignages des auditeurs et évoquer les grands enjeux municipaux,
00:01:01sécurité, urbanisme, services publics, ruralités, commerces ou encore logements envoyés, il y a fort à faire.
00:01:07Cette opération permettra d'aller au plus près des Français, nous sommes sur le terrain à Sud Radio,
00:01:12et de faire entendre leurs préoccupations et de nourrir le débat public à quelques jours du scrutin.
00:01:16Je rappelle le calendrier aujourd'hui, Philippe David est à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône,
00:01:21au tabac du pain vert sécurité, vie des villes moyennes, le demain mardi 10 à Théron dans l'Hérault,
00:01:28l'hérolité urbanisme, désertification et des services publics.
00:01:31Mercredi 11 à Toulouse, avec le tabac des Trois-Coucus, pour parler urbanisme, circulation, quartier réhabilité.
00:01:38Jeudi 12, ça sera à Fouléron, en Lotte-et-Garonne, au tabac de Maryland,
00:01:42on parlera ruralité, services et commerces de proximité,
00:01:45et le vendredi 13 à Bordeaux, capitale de la Nouvelle-Aquitaine,
00:01:50au tabac de Saint-Germain, pour parler commerce, logement, urbanisme et sécurité.
00:01:55Sud Radio réaffirme sa vocation, être la radio du dernier kilomètre, du débat et de la proximité.
00:02:01Avec Philippe David, voilà, le message est passé.
00:02:05Ma chère Maud, aujourd'hui nous allons parler de quoi ?
00:02:09C'est vous habituellement qui présentez le...
00:02:12Je sais même, j'aime bien, André Berco vous interpellez comme ça de temps en temps.
00:02:15On va parler de quoi aujourd'hui ?
00:02:17Oui, j'ai cru, c'était...
00:02:18On va chercher de savoir où l'embrasement au Moyen-Orient peut-il mener la France ?
00:02:23La disparition du droit international met-il notre pays en danger ?
00:02:28Est-ce qu'on est impliqué avec Israël, avec les Américains, vis-à-vis de l'Iran, vis-à-vis
00:02:32des pays du Moyen-Orient ?
00:02:33Voilà, et on discute, on en discute à midi 10 avec Adnan Azam, essayiste syrien, pas que ça.
00:02:40Journaliste, observateur, auteur, Les Français, vu par un arabe.
00:02:44Son avis sera passionnant, parce que c'est pas un avis français, c'est un avis d'un syrien.
00:02:47Et vous verrez, ce qu'il a à dire est très très intéressant.
00:02:51Eh bien, je crois qu'à Toulouse, il y a des commerçants, je crois pas, des commerçants de Toulouse se
00:02:55sont fait agresser,
00:02:56parce qu'ils avaient refusé d'appliquer une petite affichette d'un mouvement d'extrême...
00:03:01Des stickers, je pourrais apprécier, c'est dire l'ampleur du problème.
00:03:03Voilà, ils ont dit non, et ils n'ont pas d'opinion politique, d'ailleurs ils n'ont pas à
00:03:07la révéler.
00:03:07Eh bien, ils se sont fait agresser, et donc ça a créé un grand, grand, grand témoin.
00:03:11Et c'est notre collègue, confrère plutôt, Amaury Buco, de Valeurs Actuelles, qui a enquêté,
00:03:16qui viendra en témoigner à 12h45.
00:03:20Alors, de 13h à 14h, on est en pleine guerre, on aurait pu faire une thématique guerre,
00:03:24et pourtant on va parler d'un autre sujet qui est l'écologie,
00:03:27qui est quand même le sujet qui est au cœur du débat politique et sociétal,
00:03:30et économique, national, l'écologie française.
00:03:34Eh bien, elle ne dit plus ce qu'elle est, le mot ne dit plus ce qu'il est.
00:03:38Est-ce qu'elle est un petit peu sortie de la tête des Français ou de la classe politique ?
00:03:42On verra. Pas totalement.
00:03:45Si elle est moins citée, c'est peut-être parce qu'elle est plus observée qu'on en tient plus
00:03:48compte.
00:03:49Écoutez, on en saura plus avec Philippe Lenchener,
00:03:53qui est président de réputation, âge, voilà, ça c'est l'organisme, cofondateur,
00:04:01et il est surtout le responsable du laboratoire politique,
00:04:05de la revue de la communication politique, voilà, et parlementaire.
00:04:09On en discute avec nous de 13 à 14 heures.
00:04:11Évidemment, vous nous appelez au 0826 300 300,
00:04:14parce que l'écologie est un terme qui vous concerne, qui vous touche.
00:04:17Qu'est-ce qu'elle devient ? Est-ce qu'elle reste une priorité ou pas ?
00:04:20Eh bien, on verra ça avec Philippe Lenchener.
00:04:23Et puis, Maud, il y a eu effectivement d'autres choses qui se sont passées.
00:04:26Il y a pas mal de perles, il y a eu notamment le vol de la relique à Saint-Vincent
00:04:28-de-Paul,
00:04:29dans l'église Saint-Vincent-de-Paul à Paris, on en dira un mot,
00:04:31et puis on donnera la parole aux jeunes qui vont ne pas être politiques.
00:04:35Et la parole aux jeunes, qui sont très motivés.
00:04:36Très motivés, ils s'y connaissent.
00:04:37Vous réservez des surprises de ce côté-là.
00:04:39Eh bien, voilà le programme du jour, je vous dis à tout de suite.
00:04:47Je rentrais hier de Touraine, dans mon automobile, sur l'autoroute A10,
00:04:51et je cherchais une station de radio pour écouter de la musique,
00:04:54et je tombe sur la voie de Bernard-Henri Lévy,
00:04:59interviewé par une station sur la situation au Proche-Orient, sur cette guerre,
00:05:05et il parle de juste guerre.
00:05:08La juste guerre importante, il faut se battre pour aller défendre les peuples opprimés.
00:05:13Bien entendu, il faisait allusion aux Iraniens et aux Iraniennes
00:05:16qui ont été massacrés au mois de janvier par le régime des Mola.
00:05:19Et il disait, la juste guerre est une nécessité.
00:05:22Alors, la juste guerre, bien sûr qu'elle est une nécessité,
00:05:25bien entendu qu'il s'agit d'aller défendre les opprimés là où ils sont,
00:05:30sauf que la juste guerre, elle répondait jusqu'à présent, jusqu'à il y a quelques années,
00:05:33à une règle qui s'appelle le droit international.
00:05:36Le droit international est celui qui est fixé par l'Organisation des Nations Unies,
00:05:40fondée après la guerre de 1939-1945,
00:05:43pour éviter justement qu'il y ait des interventions, des agressions, des invasions,
00:05:49inconsidérées de la part de puissances agressives,
00:05:51et que le droit international est là pour réguler ces rapports de force entre puissances, entre pays.
00:05:58On n'attaque pas impunément une autre nation souveraine,
00:06:01sans avoir eu des arguments qui ont été validés par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
00:06:05C'est ça, le droit international.
00:06:07Eh bien, quand M. Bernard-Henri Lévy dit
00:06:09« C'est une juste guerre,
00:06:11et quelque part on s'assoit sur le droit international »,
00:06:14ça veut dire qu'on laisse la loi du plus fort s'appliquer.
00:06:18C'est le plus fort de tous qui décide, qui fait ce qu'il veut.
00:06:21On l'a constaté lors de la guerre d'Irak,
00:06:24lorsque les États-Unis, avec l'aide de l'Espagne, de M. Aznar, de M. Blair et M. Barroso,
00:06:30ont décidé, alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies
00:06:34avait considéré qu'il n'y avait pas matière à attaquer l'Irak,
00:06:37puisqu'il n'y avait aucune preuve d'armes de destruction massive.
00:06:39Eh bien, on a attaqué quand même l'Irak.
00:06:41On voit les conséquences que ça a eu.
00:06:43On continue à les payer, y compris sur le sol français, avec des Mossack.
00:06:46Je considère que Charlie et le Bataclan,
00:06:48c'est une conséquence indirecte, voire directe, de la guerre en Irak.
00:06:52Voilà ce qui se passe quand on s'assoit sur le droit international.
00:06:55Ne parlons pas de la Libye, lorsque M. Bernard-Henri Lévy,
00:06:58sur le perron de l'Elysée, se prennent pour le ministre des Affaires étrangères,
00:07:01en disant « Nous attaquons la Libye, on voit ce que ça a donné.
00:07:03On a livré ce pays aux barbares, aux brigands,
00:07:06et la Libye, qui était évidemment tenue par le dictateur Kadefi.
00:07:10De même que l'Irak était tenu par Saddam Hussein,
00:07:13mais est-ce que remplacer une horreur par une horreur en porc blanc
00:07:17est encore la solution ? »
00:07:19Donc là, la loi du plus fort, ça veut dire quoi ?
00:07:20La loi du plus fort, ça veut dire que les États-Unis,
00:07:22qui est la première puissance mondiale,
00:07:23et Israël, qui est la première puissance militaire au Proche-Orient,
00:07:27ont décidé unilatéralement, d'un commun accord,
00:07:30sans consulter la communauté internationale,
00:07:31sans même consulter leurs alliés,
00:07:34qu'ils allaient bombarder l'Iran une première fois en janvier.
00:07:37Et là, on recommence.
00:07:38On ne dit pas qu'il faut maintenir le régime des volats.
00:07:40La mort de M. Kamenei est une très bonne nouvelle.
00:07:43Mais pour autant, si on respecte uniquement la loi du plus fort,
00:07:47un jour peut-être que le plus fort ne sera plus.
00:07:49Celui qu'on considère être le gentil,
00:07:51celui qui est dans le camp du bien, là c'est formidable.
00:07:53On est les meilleurs, nous avons la raison avec nous, on bombarde.
00:07:56Le jour le plus fort, et qui sera donc celui, qui sera le camp du bien,
00:08:01décidera de s'attaquer à nos amis.
00:08:04Qu'est-ce qu'on fera si un jour la Chine,
00:08:06considérant qu'Israël est une menace pour elle,
00:08:08pour la ressource pétrolière,
00:08:10si un jour la Chine est devenue première puissance mondiale,
00:08:12dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans,
00:08:15et que la Chine se mette à bombarder Israël,
00:08:18en disant qu'il faut éradiquer Israël,
00:08:19ce qu'ils ont fait à Gaza est ignoble,
00:08:21ils ont massacré des innocents,
00:08:22et puis là ils sont en train de menacer l'intégrité de la Chine,
00:08:26nous n'avons plus de pétrole,
00:08:27et on enverra des missiles extrêmement puissants,
00:08:29avec des porte-avions 4 fois plus grands que les Américains,
00:08:31contre Israël, on dira quoi M. Bernard-Henri Lévy ?
00:08:34Mais mon grand, à l'époque tu as dit que c'était une juste guerre,
00:08:38donc c'est la loi du plus fort,
00:08:40la loi du plus fort, pour l'instant c'est toi qui tiens le levier,
00:08:42c'est très bien, mais le jour où tu ne tiens plus le levier,
00:08:44et bien c'est une catastrophe,
00:08:45et là on ne pourra rien faire,
00:08:46et on n'aura que nos yeux pour pleurer,
00:08:48et ça sera le plus fort de ce moment-là,
00:08:49et puis d'autres après,
00:08:50et un jour ça peut être la Russie qui revient,
00:08:52et puis si un jour la Corée du Nord décide qu'elle est le plus fort,
00:08:55et qu'elle intervient, qu'est-ce qu'on fera ?
00:08:56Donc la négation du droit international,
00:08:58telle que M. Netanyahou l'a décidé,
00:09:00pour servir sa cause et ses intérêts,
00:09:02parce que la réalité elle est là,
00:09:03et M. Trump aussi,
00:09:04ce sont deux hommes qui ont décidé,
00:09:06en invoquant une juste guerre,
00:09:07je suis d'accord que la guerre contre l'Iran est une juste guerre,
00:09:10mais dans le respect du cadre international,
00:09:13en consultant les alliés,
00:09:14pas n'importe comment.
00:09:15Là on ne sait pas comment ça va se finir,
00:09:17on ne sait pas comment ça va se finir,
00:09:18on pense par contre qu'on pourra aussi payer une partie de la facture,
00:09:20alors que nous ne sommes pas à l'origine de cette guerre,
00:09:22et une fois de fois ça sera la loi du plus fort.
00:09:25Alors si on veut la loi du plus fort,
00:09:27attendons-nous à des catastrophes,
00:09:28et puis surtout,
00:09:29ne venons pas pleurer,
00:09:31ne venons pas pleurer,
00:09:32nous ne viendrons pas pleurer,
00:09:33le jour où ça sera le plus fort qui se retournera contre nous,
00:09:35parce que nous aurons validé cette possibilité de s'asseoir
00:09:38sur ce qu'est l'ONU,
00:09:40la conquête internationale,
00:09:41du droit international,
00:09:42les Nations Unies se sont rassemblées pour garantir la paix,
00:09:44il y avait des droits de veto,
00:09:45et quand on disait non c'était non,
00:09:46ça a été respecté jusqu'à 2003,
00:09:48aujourd'hui ce sont les plus forts,
00:09:50les plus costauds qui font la loi du plus fort,
00:09:52et bien attendons-nous à une humanité
00:09:54confrontée à une barbarie sans nom,
00:09:56contre laquelle on ne pourra pas s'opposer.
00:09:58On continue d'en parler avec un autre regard,
00:10:00celui d'Adnan Azam,
00:10:01il est syrien,
00:10:02on parlera du regard des diasporas du Moyen-Orient
00:10:04installés en France,
00:10:05sur ce qui se passe au Liban,
00:10:07en Iran,
00:10:08entre Israël,
00:10:09les Etats-Unis,
00:10:09la France,
00:10:10l'Occident,
00:10:11bref,
00:10:11de quoi faire parler,
00:10:12et surtout de quoi réagir au 0826 300,
00:10:15si vous le souhaitez en direct sur Sud Radio,
00:10:17à tout de suite.
00:10:19Midi 14h,
00:10:20Sud Radio,
00:10:21la France dans tous ses états,
00:10:23le fait du jour.
00:10:24Tandis que la guerre fait rage au Moyen-Orient,
00:10:26et que l'Iran a finalement élu le successeur d'Ali Khamenei,
00:10:29son propre fils,
00:10:30qu'en pensent les diasporas du Moyen-Orient,
00:10:32établies en France,
00:10:32de cette guerre,
00:10:33de l'intervention des Etats-Unis,
00:10:35des mesures européennes et françaises ?
00:10:36On en parle avec l'écrivain universitaire syrien,
00:10:39Adnan Azam.
00:10:40Bonjour.
00:10:41Bonjour Adnan Azam.
00:10:42Merci d'être sur les ondes Sud Radio aujourd'hui,
00:10:44dans ce studio,
00:10:46personnellement,
00:10:47je suis très touché par votre présence.
00:10:48On entend souvent des témoignages de Libanais,
00:10:51d'Irakiens,
00:10:52qui ont été évidemment,
00:10:53qui sont des pays qui sont confrontés,
00:10:55moins souvent des Syriens.
00:10:58Or, la Syrie est, pour moi,
00:11:00dans l'histoire,
00:11:02un pays charnière,
00:11:03à tous les points de vue.
00:11:04C'est un grand pays,
00:11:06c'est Damas.
00:11:08Rappelons que c'est de là que Mahomet
00:11:10monta sur son cheveu.
00:11:10La première capitale monte.
00:11:11La première capitale, voilà.
00:11:14Et je sais,
00:11:15pour avoir connu des journalistes
00:11:16qui sont allés en Syrie,
00:11:17dans les années 50, 60,
00:11:19Jean-François Kahn, mon maître,
00:11:20m'a dit,
00:11:21c'est un pays exceptionnel,
00:11:22c'est un peuple exceptionnel.
00:11:2410 000 ans d'histoire.
00:11:25J'allais dire,
00:11:26c'est l'Arabie dans sa quintessence,
00:11:28dans son génie.
00:11:29Et Dieu sait si ce pays merveilleux
00:11:30a subi les pires horreurs,
00:11:32les pires atrocités,
00:11:33les pires souffrances.
00:11:34Prions,
00:11:35si l'on croit,
00:11:36espérons,
00:11:37que cette grande nation
00:11:40retrouvera un jour,
00:11:41aujourd'hui,
00:11:41dès que possible,
00:11:42la sérénité qu'elle mérite
00:11:43et un avenir à Dieu
00:11:45pour ses habitants
00:11:46et pour ses enfants.
00:11:47Pour l'instant,
00:11:47puisque je vous tiens,
00:11:48ici à Paris,
00:11:50vous êtes en France,
00:11:50vous êtes l'auteur
00:11:52Les Français,
00:11:53vu par un arabe,
00:11:55très, très bel ouvrage.
00:11:56Vous étiez venu déjà en parler
00:11:58avec notre ami André Bercoff
00:11:59l'année dernière.
00:12:00Je vous repose la question,
00:12:02on est en mars 2026,
00:12:04comment l'arabe que vous êtes
00:12:06voit-il les Français
00:12:07aujourd'hui,
00:12:08à la date d'aujourd'hui ?
00:12:09En quelques mots.
00:12:10Tout d'abord,
00:12:11un mot pour la Syrie,
00:12:11parce que vous avez évoqué
00:12:13la Syrie,
00:12:13cette nation de 10 000 ans
00:12:14d'histoire.
00:12:16M. Donald Trump
00:12:17l'a récompensée
00:12:18en mettant à sa tête
00:12:20un terroriste
00:12:21qui s'appelle Joulani,
00:12:23qui l'a invité à Washington,
00:12:25comme M. Macron
00:12:26l'a invité à Paris,
00:12:28qu'il a même parfumé,
00:12:31pour nous faire oublier
00:12:33tous les crimes
00:12:33qu'il a commis
00:12:34en France
00:12:35et en Syrie,
00:12:36en Irak.
00:12:37Et donc,
00:12:38voilà comment
00:12:39on place des terroristes,
00:12:42on leur refait
00:12:44un look
00:12:44pour qu'elle devienne
00:12:45un président de la République.
00:12:47Anna Nazan,
00:12:47j'en profite
00:12:48que vous fassiez
00:12:49cette observation
00:12:49pour vous dire,
00:12:50mais attendez,
00:12:51à ce moment-là,
00:12:51qui nous dit
00:12:52que Donald Trump,
00:12:53puisqu'il a mis
00:12:54à la tête de la Syrie
00:12:55quelqu'un qui était...
00:12:56Un terroriste.
00:12:57Qui nous dit
00:12:58qu'en Iran,
00:12:58s'il fait tomber
00:12:59les ayatollahs,
00:13:01c'est pour réinstaller
00:13:03d'autres ayatollahs
00:13:04ou les mêmes,
00:13:05ou passer un pacte
00:13:06avec eux,
00:13:07en disant finalement,
00:13:07tant que vous préservez
00:13:08les intérêts des Etats-Unis,
00:13:10ça ne me dérange pas
00:13:11que vous continuez
00:13:12à diriger ce pays.
00:13:13Puisqu'il a fait en Syrie,
00:13:14pourquoi il ne ferait pas en Iran ?
00:13:14Je vais profiter
00:13:15de ce passage
00:13:16de quelques minutes
00:13:17pour vous dire,
00:13:18je vous ai entendu
00:13:19tout à l'heure
00:13:19ce que vous avez dit,
00:13:21vous avez cité
00:13:23la parole
00:13:23d'un certain
00:13:25Bernard-Henri Lévy,
00:13:26que je considère
00:13:27comme un criminel,
00:13:28parce qu'il soutient
00:13:29les crimes,
00:13:31je pense que
00:13:31je n'ai plus rien
00:13:32à rajouter
00:13:33sur ce que vous avez
00:13:34de dire.
00:13:36la négation
00:13:37de droits internationaux.
00:13:38C'est ça
00:13:39ce qui se passe.
00:13:40Début que je suis né,
00:13:41j'entends parler
00:13:42de guerre juste,
00:13:441956,
00:13:45les Britanniques
00:13:46et les Français
00:13:47contre l'Egypte,
00:13:491967,
00:13:501973,
00:13:521991,
00:13:53le monde entier
00:13:54contre l'Irak
00:13:54pour détruire l'Irak.
00:13:55Regardez
00:13:56ce qu'on a fait
00:13:56avec l'Irak.
00:13:57Un massacre.
00:13:58Sur un mensonge,
00:13:59le ministre de guerre
00:14:00américain
00:14:01a tenu
00:14:02un clé USB
00:14:03Colin Powell.
00:14:04Absolument.
00:14:05Il avait des preuves
00:14:06dans la main.
00:14:06J'ai la preuve,
00:14:07or il n'y avait pas de preuves.
00:14:08Bidon, pipo.
00:14:09Absolument.
00:14:09Après,
00:14:10Inger,
00:14:10juste en Libye,
00:14:11regardez ce qu'il devient
00:14:12la Libye.
00:14:13Après,
00:14:13en 2011,
00:14:15dans mon propre pays
00:14:16à la Syrie,
00:14:17j'ai vécu 14 ans
00:14:18en guerre,
00:14:19la plus horrible vue
00:14:22bombardée au quotidien
00:14:23en Syrie.
00:14:24Plus d'un million
00:14:25de Syriens
00:14:27meurent
00:14:27sous les bombes
00:14:29et 5-6 millions
00:14:30sont exhalés
00:14:31dans le monde entier.
00:14:32On revient maintenant
00:14:33à cette guerre,
00:14:34la guerre de l'Iran.
00:14:36Est-ce que vous vous rappelez
00:14:37ce qu'elle a dit
00:14:37Netanyahou
00:14:38il y a 4 jours exactement ?
00:14:40Elle a dit
00:14:41nous sommes en train
00:14:42de se venger
00:14:43contre les Perses
00:14:44qui ont persécuté
00:14:45les Juifs
00:14:45il y a 2500 ans.
00:14:48Or,
00:14:49elle a oublié
00:14:50qu'il y a 2500 ans,
00:14:51ce sont les Perses
00:14:52qui ont aidé
00:14:53les Juifs
00:14:53à retourner
00:14:55en Palestine.
00:14:56Donc,
00:14:57je ne sais pas.
00:14:58Donc,
00:14:58c'est une guerre historique.
00:15:00Une guerre religieuse.
00:15:02Donald Trump,
00:15:03il a répété
00:15:04exactement
00:15:04le même mot
00:15:05que George Bush
00:15:06quand il a dit
00:15:07que j'ai vu
00:15:08dans mon rêve
00:15:09que Dieu me demande
00:15:10d'aller en Irak
00:15:11pour faire la guerre
00:15:12contre Saddam Hussein.
00:15:14Donc,
00:15:15c'est cet protestantisme
00:15:17sioniste
00:15:17qui font la guerre
00:15:18contre le monde arabe
00:15:19depuis des années
00:15:20et des années
00:15:21et c'est une guerre
00:15:22de dollars
00:15:22car les Etats-Unis
00:15:24ont senti
00:15:25l'arrivée de la Chine
00:15:26en Afrique
00:15:27et en Amérique latine
00:15:29et Trump
00:15:30est devenu
00:15:31avec l'état profond
00:15:32d'Américains
00:15:32il est devenu
00:15:33complètement fou
00:15:34et il veut absolument
00:15:35tout faire
00:15:36pour chasser la Chine
00:15:37et pour chasser la Chine
00:15:39il faut couper
00:15:40les ailes de la Chine
00:15:41ça veut dire l'Irak
00:15:42l'Iran
00:15:43et la Syrie
00:15:44et le Liban.
00:15:45Vous voulez dire
00:15:45Adnan Hazan
00:15:46que pour se venger
00:15:47de l'affront
00:15:48qu'il a subi
00:15:49avec les terres rares
00:15:51où la Chine
00:15:52effectivement
00:15:52et Huguencoz
00:15:53il a dû faire marche arrière
00:15:54il se venge maintenant
00:15:55en fermant
00:15:56tous les robinets énergétiques
00:15:57qui alimentent
00:15:59la Chine
00:16:00Venezuela
00:16:00il rend tout ça
00:16:01écohérent
00:16:01au prétexte
00:16:03qu'on est sûr
00:16:03évidemment
00:16:04il ne veut pas dire
00:16:05la vérité
00:16:05parce que c'est un menteur
00:16:07et ça sert Netanyahou
00:16:08qui lui permet
00:16:09de se venger
00:16:10du 7 octobre
00:16:10et on comprend
00:16:11qu'on ait besoin
00:16:12de réparer
00:16:13ce qui s'est passé
00:16:13le 7 octobre
00:16:14mais à condition
00:16:15que les conséquences
00:16:17de cette réparation
00:16:18ne soient pas encore
00:16:18plus tragiques
00:16:19pour l'état d'Israël
00:16:20ce n'est pas par
00:16:20les négations
00:16:21de droit international
00:16:22qu'on répare
00:16:22des préjudices
00:16:24le monde entier
00:16:26a vu
00:16:26que Netanyahou
00:16:27a détruit
00:16:29le banc de Gaza
00:16:30totalement
00:16:31et l'a tué
00:16:32plus de 50 000 hommes
00:16:33personne n'ose lui dire
00:16:34mais aujourd'hui
00:16:35parlons d'aujourd'hui
00:16:36de ce qui se passe
00:16:37c'est que je peux vous dire
00:16:38qu'il y a 80 000 juifs
00:16:40en Iran
00:16:4280 000 juifs
00:16:43en Iran
00:16:43bien sûr
00:16:44qui vivent une vie
00:16:45merveilleuse
00:16:45les iraniens juifs
00:16:46de religion
00:16:46qui ont la main
00:16:48sur l'économie
00:16:50iranienne
00:16:50qui vont se trouver
00:16:51obligés de quitter
00:16:52l'Iran et partir
00:16:53à cause de Netanyahou
00:16:55Netanyahou
00:16:55il fait de mal
00:16:57il fait de mal
00:16:58aux juifs
00:16:59dans le monde entier
00:17:00parce qu'il mène
00:17:02une guerre
00:17:02de Netanyahou
00:17:03c'est pas pour Israël
00:17:04c'est pas pour les juifs
00:17:05c'est pour être réunis
00:17:06au mois de novembre prochain
00:17:08tout ce qu'il fait
00:17:09Netanyahou
00:17:10c'est pour monsieur
00:17:11Netanyahou
00:17:11et c'est pas pour les juifs
00:17:13et tout ce qu'il fait
00:17:14Trump
00:17:14c'est exactement
00:17:15pour l'élection
00:17:17de demi-mandat
00:17:18qui bientôt
00:17:19va être aux Etats-Unis
00:17:20donc nous sommes
00:17:21face à deux hommes
00:17:22fous
00:17:23qui font la guerre
00:17:24de leur propre personne
00:17:25et pas pour leur papa
00:17:27alors Adnan Hazan
00:17:27est-ce que vous ne regrettez
00:17:29pas cette période
00:17:30alors on peut toujours
00:17:31faire des projections
00:17:31à postériori
00:17:33quand la France
00:17:34et l'Europe
00:17:35étaient plus puissantes
00:17:36quand le général de Gaulle
00:17:37pour Pidou
00:17:37jamais
00:17:37jamais
00:17:38la situation internationale
00:17:40n'aurait pu se dégrader
00:17:41à ce point là
00:17:41quand il y avait une France
00:17:43très puissante
00:17:43qui a espéré de la crainte
00:17:45comme l'a dit le président Macron
00:17:46à l'époque on faisait peur
00:17:47et on avait les moyens
00:17:48et l'Europe
00:17:49était quand même
00:17:49plus crédible
00:17:50que ce qu'elle est devenue
00:17:51aujourd'hui
00:17:51est-ce que cette présence
00:17:53française et européenne
00:17:54comme arbitre
00:17:55dans cette tragédie
00:17:56ne manque pas
00:17:57justement
00:17:58là je reviens
00:17:58à votre question
00:17:59qu'est-ce que je pense
00:18:00de français
00:18:00qu'est-ce qui m'attirait
00:18:02moi de venir
00:18:04en 1982
00:18:05quand j'ai monté
00:18:06sur mon cheval
00:18:07et je me suis dit
00:18:07je vais aller à Paris
00:18:08c'est parce que
00:18:10justement
00:18:10c'est cette image
00:18:11de la France
00:18:11du général de Gaulle
00:18:12qui est venu en 46
00:18:14chez mon grand-père
00:18:15en Syrie
00:18:16et qui est resté
00:18:17dans ma tête
00:18:18un pays de la liberté
00:18:21mais malheureusement
00:18:22après le général de Gaulle
00:18:23ce n'est plus
00:18:24la France de la liberté
00:18:25ce n'est plus la France
00:18:26qui fait de la balance
00:18:28dans le monde
00:18:29c'est la France
00:18:30qui suit avec le monde
00:18:31les Etats-Unis
00:18:32qu'est-ce que je pense
00:18:33des français
00:18:34dans ce livre
00:18:35que je conseille absolument
00:18:36à toute personne
00:18:37de le lire
00:18:38et chez Amazon
00:18:39il suffit de taper
00:18:41les français vus par un arabe
00:18:42les français vus par un arabe
00:18:43on le trouve sur Amazon
00:18:45absolument
00:18:47j'adore les français
00:18:48quand ils sont fédèles
00:18:50à leur valeur
00:18:52et je critique les français
00:18:54quand ils ne sont pas
00:18:54fidèles à leur valeur
00:18:55pourquoi j'ai déclaré
00:18:57pourquoi j'ai déclaré
00:18:58que je suis candidat
00:18:59aux élections présidentielles
00:19:00je ne suis pas fou
00:19:01je ne suis pas naïf
00:19:02je sais que je ne serai pas
00:19:04capable d'obtenir
00:19:05500 signatures
00:19:06et je sais que je ne veux pas
00:19:07être à lui
00:19:08mais tout simplement
00:19:09j'ai envie de dire un mot
00:19:10quand je vis Bruno Retailleau
00:19:13avec son allure
00:19:14qui n'est pas très bon
00:19:16constipé
00:19:16et il déclare
00:19:17sa candidature
00:19:19un taban sur l'immigration
00:19:21il a oublié
00:19:22que c'est
00:19:23toutes les armées françaises
00:19:24quand ils étaient
00:19:24dans les guerres coloniales
00:19:26c'était des musulmans
00:19:27c'était des arabes
00:19:28qui font la guerre
00:19:29pour la France
00:19:29il a oublié
00:19:30que ce sont les émigrés
00:19:31qui ont reconstruit
00:19:33la France
00:19:33après la deuxième guerre mondiale
00:19:34il a oublié
00:19:35que 50% des français
00:19:38ont un rapport
00:19:39avec l'immigration
00:19:40qu'il soit l'immigration
00:19:41espagnole
00:19:41ou portugais
00:19:42ou italien
00:19:42ou l'immigration
00:19:43africain
00:19:44ou arabe
00:19:44ou asiatique
00:19:45donc aujourd'hui
00:19:46parler de l'immigration
00:19:47en France
00:19:48par un candidat
00:19:49à la présidence
00:19:51de l'ERBLIC
00:19:51ça fait un peu archaïque
00:19:53et non sujet
00:19:54disons qu'il n'y a pas
00:19:54d'immigration
00:19:55sans intégration
00:19:56absolument
00:19:57moi je suis pour
00:19:58arrêter l'immigration
00:19:59de demain
00:20:00moi-même je repars
00:20:02en Syrie
00:20:02mais à condition
00:20:03que tous les candidats
00:20:05français
00:20:06à l'élection présidentielle
00:20:07téléphonent à Donald Trump
00:20:08pour lui dire
00:20:09il faut arrêter
00:20:10les guerres
00:20:11en Irak
00:20:12en Syrie
00:20:13au Liban
00:20:13en Iran
00:20:14parce que
00:20:15l'immigration
00:20:16est née
00:20:16de la guerre
00:20:17que le monde occidental
00:20:19a commis
00:20:20chez nous là-bas
00:20:21pourquoi on vient ici
00:20:23la vie là-bas
00:20:24elle est beaucoup
00:20:24plus agréable
00:20:25parce qu'on a
00:20:25un climat extraordinaire
00:20:27on a beaucoup
00:20:28de richesses
00:20:29mais en faisant
00:20:30la guerre chez nous
00:20:31ils ont rendu
00:20:32la vie impossible
00:20:33je peux vous dire
00:20:35pendant 14 ans
00:20:36de vie en Syrie
00:20:37de 2011 à 2024
00:20:38j'ai marché
00:20:40dans le sang
00:20:41et les gens
00:20:42quand ils sont partis
00:20:42pour mourir
00:20:43dans les petites ruelles
00:20:44de la montagne
00:20:45ou en mer
00:20:46ce n'est pas
00:20:47pour le plaisir
00:20:47ils sont partis
00:20:48parce qu'ils ont voulu
00:20:49fuir la mort
00:20:50ils ont voulu
00:20:51sauver leur vie
00:20:51donc
00:20:52messieurs les candidats
00:20:53messieurs au pluriel
00:20:54les candidats
00:20:55aux élections présidentielles
00:20:57ne parlez pas
00:20:57de l'immigration
00:20:58comme un fardeau
00:21:00sur le dos
00:21:00de la France
00:21:01parlez de l'immigration
00:21:02comme un vrai
00:21:04chance pour la France
00:21:05comme elle l'a écrit
00:21:06Bernard Stasi
00:21:07qui dit
00:21:07au béni de son âme
00:21:08quand il a écrit son livre
00:21:09l'immigration
00:21:10est une chance
00:21:11pour la France
00:21:11Bernard Stasi
00:21:12était quelqu'un
00:21:13d'exemplaire
00:21:13qui a été ministre
00:21:14et député
00:21:15de la Champagne
00:21:16merci à Danazan
00:21:17pour votre témoignage
00:21:17pour votre présence ici
00:21:18je pense que l'évolution
00:21:20de la situation internationale
00:21:21nous amènera certainement
00:21:22à vous réinviter
00:21:23pour avoir votre avis
00:21:24asseyez juste un dernier mot
00:21:26il y a la bombe atomique
00:21:27qui se prépare
00:21:29ce n'est pas une blésanterie
00:21:30aujourd'hui
00:21:31cette guerre
00:21:31l'Iran ne veut pas capituler
00:21:33on va essayer
00:21:34on va essayer de l'éviter
00:21:36bien entendu
00:21:36à très bientôt
00:21:37merci à Danazan
00:21:38l'ultra-gauche
00:21:39a-t-elle tous les droits
00:21:40est-elle surprotégée en France
00:21:41on en parlera
00:21:42dans quelques minutes
00:21:43avec le journaliste
00:21:44de Valeurs Actuelles
00:21:44Amaury Buco
00:21:45juste après les perles
00:21:46vous êtes sur Sud Radio
00:21:47et on vous donne la parole
00:21:48au 0826 300 300
00:21:50à tout de suite
00:21:52les perles du jour
00:21:53le ministre des affaires étrangères
00:21:56Jean-Noël Barraud
00:21:56n'a pas mis tout le monde d'accord
00:21:57ce matin sur France Inter
00:22:01on va avoir le son
00:22:02on va négocier avec le régime des MOLA
00:22:04vous ne dites pas ce matin
00:22:05qu'il faut que le régime tombe
00:22:06je dis que le régime
00:22:08doit consentir
00:22:09des concessions majeures
00:22:10et un changement radical
00:22:11de posture
00:22:12mettre fin à ces actions
00:22:13de déstabilisation
00:22:14dangereuses pour la région
00:22:15et pour nous-mêmes
00:22:16je dis que le régime des MOLA
00:22:19doit consentir
00:22:20des concessions
00:22:20il s'agit du ministre
00:22:22des affaires étrangères
00:22:24de la République française
00:22:25qui siège au Quai d'Orsay
00:22:26qui représente la France
00:22:28et sur une antenne
00:22:31du service public
00:22:31ce matin répondons
00:22:32aux questions
00:22:33de notre confrère
00:22:34Benjamin Duhamel
00:22:35Duhamel
00:22:36Jean-Noël Barraud
00:22:38répond
00:22:39il faut consentir
00:22:41à des concessions
00:22:42et bien si c'est ça
00:22:43le niveau
00:22:44si c'est ça le niveau
00:22:46culturel
00:22:47politique
00:22:48intellectuel
00:22:49du chef de la diplomatie française
00:22:51et si c'est ce monsieur
00:22:52qui représente la France
00:22:53à l'étranger
00:22:54avec cette formulation là
00:22:56je pense que
00:22:57ni les MOLA
00:22:58ni personne
00:22:58n'aura peur de nous
00:22:59le président de la République
00:23:00a dit
00:23:01pour être respecté
00:23:02il faut être craint
00:23:03mais si on en est
00:23:04à demander
00:23:06consentir des concessions
00:23:08je pense qu'on ne sera
00:23:09ni craint
00:23:09ni respecté
00:23:13une relique
00:23:14ou un bout de tissu
00:23:15comme l'indique le Parisien
00:23:16a été dérobée
00:23:17ce week-end
00:23:17à l'église
00:23:18Saint-Vincent de Paul
00:23:18à Paris
00:23:19Maud
00:23:19vous savez que j'habite
00:23:20juste à côté
00:23:22je passe tous les jours
00:23:23devant l'église
00:23:24Saint-Vincent de Paul
00:23:24et j'y vais quelquefois
00:23:25c'est une très belle église
00:23:27elle est magnifique
00:23:27en haut de la rue Lafayette
00:23:28près de la gare du Nord
00:23:29on se disait que
00:23:31depuis ce qui s'est passé
00:23:32au Louvre et ailleurs
00:23:33la vigilance avait été
00:23:34doublée
00:23:35et triplée
00:23:35sur là où il y a
00:23:37des objets de valeur
00:23:38alors voilà
00:23:38les responsables
00:23:40de l'église
00:23:40ont bien dit
00:23:41ce n'est pas en soi
00:23:42une valeur financière
00:23:44ce n'est pas un bijou
00:23:44de la couronne
00:23:45mais c'est une étoffe
00:23:46de Saint-Vincent de Paul
00:23:47qui rappelons-le
00:23:48est le fondateur
00:23:50j'allais dire
00:23:51du paupérisme religieux
00:23:53de ces ordres
00:23:55les curés ont toujours
00:23:55les prêtres ont toujours
00:23:56été proches des pauvres
00:23:57ou pas
00:23:57ils étaient au contraire
00:23:58proches des riches
00:23:59Saint-Vincent de Paul
00:24:00fait une fracture
00:24:01dans cette collusion
00:24:02entre le clergé
00:24:03et la noblesse
00:24:04en disant non
00:24:05la mission de l'évangile
00:24:07la mission du Christ
00:24:08conformément à ce que
00:24:09Saint-Thomas d'Aquin
00:24:10avait dit
00:24:11c'est d'être
00:24:11près des pauvres
00:24:12et il est
00:24:14il est le premier
00:24:14alors je fais attention
00:24:16quand on dit le premier
00:24:16Abbé Pierre
00:24:17parce que l'abbé Pierre
00:24:18ensuite il y a eu
00:24:18d'autres informations
00:24:19qui sont venues
00:24:20troubler l'image
00:24:20de cet homme
00:24:22de ce prélat
00:24:23mais Saint-Vincent de Paul
00:24:25à l'époque
00:24:25au XVIIe siècle
00:24:26c'est totalement admirable
00:24:28ce qu'il a fait
00:24:29et là il y avait
00:24:29un petit bout d'étoffe
00:24:30qui restait
00:24:31et il a été volé
00:24:32par des gens
00:24:32alors vu que ça n'a
00:24:33aucune valeur financière
00:24:34est-ce que ce sont
00:24:35des religieux
00:24:36est-ce que ce sont
00:24:36des catholiques fervents
00:24:37de bons chrétiens
00:24:38qui ont fait voler
00:24:39pour avoir ça chez eux
00:24:40en tout cas la démarche
00:24:41n'est pas chrétienne
00:24:42et ce qui peut leur arriver
00:24:43de mieux
00:24:43s'ils sont vraiment
00:24:44conformes aux valeurs
00:24:45de l'évangile
00:24:45c'est de restituer
00:24:46ce petit bout d'étoffe
00:24:47à l'église
00:24:48Saint-Vincent de Paul
00:24:49dans le 10ème arrondissement
00:24:50de Paris
00:24:52Libération est encore
00:24:53dans le rouge
00:24:54mais grâce à la générosité
00:24:55d'un milliardaire
00:24:56comme quoi parfois
00:24:56ça a du bon
00:24:57le journal se maintient
00:24:58oui il s'agit
00:24:59de Daniel Kretinsky
00:25:00qui est un industriel
00:25:02tchèque
00:25:03qui a réinsufflé
00:25:0560 millions d'euros
00:25:06dans le quotidien
00:25:08Libération
00:25:09qui est régi
00:25:10par une fondation
00:25:11alors c'est un prêt
00:25:12mais Daniel Kretinsky
00:25:15avait déjà
00:25:15craché au bassinet
00:25:16pour 40 millions
00:25:17à peu près
00:25:1840 millions d'euros
00:25:19donc on approche
00:25:20les 100 millions d'euros
00:25:21de soutien
00:25:22au quotidien Libération
00:25:24qui ne sont pas forcément
00:25:25les valeurs personnelles
00:25:27de Daniel Kretinsky
00:25:28et je suis bien placé
00:25:29pour le savoir
00:25:30puisque en 2018
00:25:31Daniel Kretinsky
00:25:32a racheté Marianne
00:25:33qui était au bord
00:25:34du dépôt de Milan
00:25:35au bord du gouffre
00:25:35et c'est Daniel Kretinsky
00:25:37qui a sauvé
00:25:39le journal Marianne
00:25:41et là
00:25:41qui continue
00:25:42à soutenir Libé
00:25:43par l'intermédiaire
00:25:44de Denis Oliven
00:25:44qui est son représentant
00:25:45en France
00:25:45on pourrait se dire
00:25:46mais c'est tragique
00:25:47ça veut dire
00:25:48que la presse française
00:25:49n'a plus de quoi
00:25:50vivre par ses propres moyens
00:25:51que le journal papier
00:25:53que la presse en papier
00:25:54est en train de disparaître
00:25:55de crever
00:25:55oui c'est un fait
00:25:57les français lisent moins
00:25:58et la presse
00:25:58est aujourd'hui en souffrance
00:25:59tous les grands titres
00:26:00sont considérables
00:26:02les hebdomadaires
00:26:03sont encore plus touchés
00:26:05que les quotidiens
00:26:06mais nous avons
00:26:07comme les mécènes
00:26:08qui sauvent Versailles
00:26:10en faisant des millions
00:26:11d'euros de dons
00:26:12chaque année
00:26:12Versailles
00:26:13et d'autres monuments
00:26:13historiques français
00:26:14on est tenu
00:26:16de se réjouir
00:26:17qu'un capitaliste étranger
00:26:18en l'occurrence
00:26:19un tchèque
00:26:19Daniel Kretinsky
00:26:20qui a fait fortune
00:26:21dans l'énergie
00:26:21consacre autant d'argent
00:26:23pour soutenir
00:26:24nos titres
00:26:24nos titres en délicatesse
00:26:26en faiblesse
00:26:26ou en état
00:26:27de mort cérébrale
00:26:29je ne dis pas
00:26:30qu'il faut s'en réjouir
00:26:31parce qu'on aimerait bien
00:26:32que cette presse
00:26:33vive d'elle-même
00:26:33par rapport à
00:26:34des notions d'indépendance
00:26:35et de souveraineté
00:26:36justement
00:26:37de l'information
00:26:39et bien pour l'instant
00:26:39on est content
00:26:40d'avoir des milliardaires
00:26:41étrangers
00:26:41qui viennent soutenir
00:26:42des titres
00:26:43dont la France
00:26:44dont l'électeur français
00:26:46dont la société française
00:26:47n'a pas su préserver
00:26:48la pérennité
00:26:49donc vous voyez
00:26:49quelquefois
00:26:50la mondialisation
00:26:51peut avoir quelque chose
00:26:52d'intéressant
00:26:54un infirmier de 32 ans
00:26:55a été transporté
00:26:56en hypothermie
00:26:56à l'hôpital
00:26:57après avoir sauvé
00:26:58un jeune labrador
00:26:59magnifique histoire
00:27:00alors c'est triste
00:27:01et beau à la fois
00:27:02et c'est même inquiétant
00:27:03c'est le journaliste
00:27:04Amaury Buco
00:27:05qu'on recevra
00:27:05dans quelques minutes
00:27:06qui le révèle
00:27:06dans Valeurs Actuelles
00:27:07ça se passe dans la nuit
00:27:08du 1er mars à Paris
00:27:09Adrien se promène
00:27:10avec une amie
00:27:11sur l'île Le Cigne
00:27:12près du pont Birakem
00:27:13et là
00:27:13il entend quelque chose
00:27:15tomber lourdement dans l'eau
00:27:16ils aperçoivent alors
00:27:17un labrador noir
00:27:18dérivé dans la scène
00:27:19Adrien ne réfléchit pas
00:27:20il saute dans l'eau
00:27:21pour sauver l'animal
00:27:22c'est grâce à l'aide
00:27:22de son amie
00:27:23et d'un couple de passants
00:27:24qu'il parvient
00:27:24à se sortir de l'eau
00:27:25avec le chien
00:27:25il a ensuite été conduit
00:27:27à l'hôpital
00:27:27en état d'hypothermie
00:27:28alors plusieurs questions
00:27:29se posent
00:27:29ce chien a-t-il été jeté
00:27:31du pont par son propriétaire
00:27:32ou bien a-t-il sauté
00:27:33dans l'eau
00:27:33pour suivre son propriétaire
00:27:35qui se serait préalablement jeté
00:27:37pour l'instant
00:27:37on n'en sait rien
00:27:38sur place
00:27:39Adrien et son amie
00:27:39ont toutefois noté
00:27:40la présence d'un homme
00:27:41d'une trentaine d'années
00:27:42en retrait
00:27:43derrière un arbre
00:27:43l'air apparemment égaré
00:27:45une paire de lunettes
00:27:46de soleil sur le nez
00:27:47mais il a affirmé
00:27:48aux personnes
00:27:48qui l'ont immédiatement interrogé
00:27:49qu'il n'était pas
00:27:50le propriétaire du chien
00:27:51une enquête a été ouverte
00:27:52pour acte de torture
00:27:53sur animal domestique
00:27:54le premier suspect
00:27:55étant le propriétaire
00:27:56du chien forcément
00:27:57mais comme le révèle
00:27:58Amaury Buco
00:27:58celui-ci est porté disparu
00:28:00depuis cette fameuse nuit
00:28:01tout ce qu'on sait
00:28:02c'est que lui aussi
00:28:03il s'appelle Adrien
00:28:03qu'il avait adopté
00:28:04ce laboratoire
00:28:05neuf mois auparavant
00:28:06qu'il est diplômé
00:28:07d'une école de commerce
00:28:07et qu'il vit à deux pas
00:28:09du lieu où le chien
00:28:10a été retrouvé dans la Seine
00:28:10cette nuit-là
00:28:11des images de vidéosurveillance
00:28:12le montrent d'ailleurs
00:28:13en train de boire une bière seule
00:28:15avec son chien dans un bar
00:28:16puis plus rien
00:28:17c'est assez inquiétant
00:28:18comme disparition
00:28:19émouvante histoire
00:28:20non mais c'est très émouvant
00:28:21par contre ce sauvetage
00:28:22j'espère que ça finira bien
00:28:23on a raison de s'inquiéter
00:28:24on suivra ça de très près
00:28:26absolument
00:28:29et puis un micro-trottoir
00:28:31a révélé le désintérêt
00:28:32abyssal
00:28:33que provoque la politique
00:28:34chez certains jeunes
00:28:35ces mêmes jeunes
00:28:36qui iront voter
00:28:36pour la première fois
00:28:37à la présidentielle
00:28:38en 2027
00:28:39ça fait peur
00:28:39écoutez
00:28:40je peux pas dire
00:28:40quel parti exactement
00:28:41mais de gauche
00:28:42de sûr
00:28:42je peux pas exactement
00:28:44vous dire qui
00:28:45t'as des idées
00:28:46qui t'attirent en général
00:28:46dans toutes les parties
00:28:47de gauche ou pas
00:28:48je sais qu'il y a le parti
00:28:49genre en mode
00:28:49où il y a
00:28:50je sais plus c'est quoi son prénom
00:28:51mais genre la dame
00:28:51qui est partie en Palestine
00:28:53avec son bateau
00:28:53Manon Aubry
00:28:54ouais voilà
00:28:55Manon Aubry
00:28:55mais il y en a une autre aussi
00:28:56Rima Hassan
00:28:57je sais pas si elle est
00:28:57dans un parti exactement ou pas
00:28:58le truc de Mélenchon
00:28:59eux j'aime bien
00:29:00ils sont graves
00:29:01investis pour la cause humanitaire
00:29:02et tout quoi
00:29:03comme vous le dites
00:29:04Maud
00:29:04ça fait peur
00:29:05ça fait froid dans le dos
00:29:07parce que
00:29:07ces jeunes là
00:29:08ont le droit de vote
00:29:09alors il y a toujours eu
00:29:11dans l'électorat
00:29:12des gens qui étaient pas
00:29:13à la hauteur
00:29:14qui ne savaient pas
00:29:14ce qu'ils faisaient
00:29:14mais c'est une minorité
00:29:15là aujourd'hui effectivement
00:29:17moi qui ai l'occasion
00:29:17d'avoir souvent des conversations
00:29:19avec des jeunes
00:29:20et des adolescents
00:29:20il y en a qui vous répondent
00:29:22de façon très pertinente
00:29:22très claire
00:29:23heureusement
00:29:24mais je rencontre
00:29:25hélas vous aussi
00:29:26et je ne suis pas le seul
00:29:27des jeunes
00:29:28qui n'y connaissaient rien
00:29:29soit autrefois
00:29:30il disait
00:29:30mais moi je ne fais pas de politique
00:29:31ça ne m'intéresse pas
00:29:32je ne vais pas voter
00:29:32et là on sent
00:29:33qu'il y a une espèce
00:29:34de bougli-bouga
00:29:36de mélange
00:29:36de confusion des genres
00:29:38en plus on est tous là
00:29:39et gavés de réseaux sociaux
00:29:40d'images médiatiques
00:29:42c'est quand même
00:29:43très inquiétant
00:29:43je rappelle juste
00:29:44cette phrase
00:29:45de Condorcet
00:29:46révolutionnaire
00:29:47mathématicien
00:29:47qui a fait rire
00:29:48sous la guillotine
00:29:49il a dit une phrase
00:29:50fondamentale
00:29:50qui régit aujourd'hui
00:29:51notre démocratie
00:29:53sans l'instruction publique
00:29:55autrement dit
00:29:55sans l'éducation du peuple
00:29:57le suffrage universel
00:29:58peut conduire
00:29:59à la dictature
00:30:00des imbéciles
00:30:01ne nous étornons pas
00:30:03un jour
00:30:03que des imbéciles
00:30:04aient le pouvoir
00:30:06et la dictature
00:30:07si l'électorat
00:30:08ne fait pas preuve
00:30:08si l'école
00:30:10ne répare pas ça
00:30:11en mettant un petit peu
00:30:12de plomb
00:30:12dans la tête
00:30:13de nos futurs électeurs
00:30:15et puis dans un contexte
00:30:16de tension
00:30:17entre la grande distribution
00:30:18et l'agriculture
00:30:19un supermarché
00:30:20lance sa propre ferme
00:30:21oui c'est un supermarché
00:30:22de Montauban
00:30:23qui a
00:30:24écoutez
00:30:24c'est quelque part
00:30:25l'aboutissement logique
00:30:26les grandes surfaces
00:30:27que je critique si souvent
00:30:29que je dénonce
00:30:29pour l'un
00:30:30là on est dans l'autogestion
00:30:31elle crée son propre
00:30:32ses propres moyens de production
00:30:34donc il y a un jardin
00:30:35il y a un potager
00:30:36il y a même de la pêche
00:30:37il y a des poissons
00:30:39écoutez c'est peut-être
00:30:40la solution
00:30:40en autarcie
00:30:41locale
00:30:42donc c'est le locavorisme
00:30:43absolu
00:30:44puisque non seulement
00:30:44la production est locale
00:30:45la distribution est locale
00:30:46c'est peut-être une solution
00:30:48sur une autre échelle
00:30:49la municipalité de Montsartou
00:30:52dans les Alpes-Maritimes
00:30:52avait acheté une propriété
00:30:53pour faire un potager municipal
00:30:55avec lequel elle fournit
00:30:56les cantines scolaires
00:30:57les EHPAD
00:30:57et bien si
00:30:58demain la grande distribution
00:31:00remet la terre française
00:31:01en culture
00:31:02avec des paysans
00:31:02pour produire des produits
00:31:04du terroir
00:31:04des légumes maraîchers
00:31:05de saison
00:31:06respecter l'environnement
00:31:07et donner de bonnes choses
00:31:08à manger
00:31:08dans les grandes surfaces
00:31:10si c'est dans cet esprit
00:31:11là seulement
00:31:11alors vive la grande distribution
00:31:13vive la grande surface
00:31:15pour l'instant
00:31:15nous avons le cas
00:31:16de Montauban
00:31:16espérons que ça fera des petits
00:31:18l'ultra-gauche
00:31:19continue de frapper
00:31:20pas seulement
00:31:21des militants adverses
00:31:22des commerçants
00:31:23c'est l'histoire
00:31:23que nous racontera
00:31:24dans un instant
00:31:24le journaliste
00:31:25de Valeurs Actuelles
00:31:25Amory Bucco
00:31:26n'hésitez pas à réagir
00:31:27en direct
00:31:28sur Sud Radio
00:31:290826 300 300
00:31:31à tout de suite
00:31:32Sud Radio
00:31:33Sud Radio
00:31:34Midi 14h
00:31:35Sud Radio
00:31:36La France dans tous ses états
00:31:38Perico-Legas
00:31:39Mot de Koffler
00:31:41Depuis la mort
00:31:42de Quentin Deran
00:31:43que l'ultra-gauche
00:31:43est épié
00:31:44surveillé
00:31:44mais rien ne semble
00:31:45pour autant l'arrêter
00:31:46ce ne sont pas seulement
00:31:47des rixes
00:31:47entre bandes
00:31:49dont on parle
00:31:49mais de l'intimidation
00:31:50du harcèlement
00:31:51c'est ce qu'ont subi
00:31:52des commerçants
00:31:52à Toulouse
00:31:53on en parle avec
00:31:53le journaliste
00:31:54de Valeurs Actuelles
00:31:54Amory Bucco
00:31:55bonjour
00:31:55bonjour Maud
00:31:56bonjour Amory Bucco
00:31:57merci d'être sur Sud Radio
00:31:59aujourd'hui
00:31:59oui alors donc
00:32:00l'ultra-gauche
00:32:00passe
00:32:01j'allais dire
00:32:02passe à l'action
00:32:03dans les rues de France
00:32:04et là ce sont
00:32:05des commerçants
00:32:05de Toulouse
00:32:06mais je crois savoir
00:32:06qu'il y a eu
00:32:07d'autres petits incidents
00:32:08moins violents
00:32:08que ce qu'on a vu là
00:32:09les images
00:32:10si on accède
00:32:11sur les vidéos
00:32:13décrivez-nous
00:32:14la situation
00:32:14il s'agit de mettre
00:32:15un stick
00:32:15pour
00:32:16ça commence comme ça
00:32:18avec un câble
00:32:18c'est ça
00:32:19en fait c'est vraiment
00:32:20un couple de commerçants
00:32:21qui se fait persécuter
00:32:22par des militants
00:32:24d'extrême-gauche
00:32:25à Toulouse
00:32:25ça commence en décembre
00:32:26effectivement
00:32:28on leur demande quoi
00:32:29d'afficher
00:32:29alors d'abord c'est une boutique
00:32:30il faut le dire
00:32:30c'est une boutique d'antiquité
00:32:31qui vend des antiquités
00:32:32du 18e et 19e siècle
00:32:34qui n'a pas de connotation
00:32:35c'est suspect déjà
00:32:36qui aime le passé
00:32:37non mais qui n'a pas
00:32:38de coloration politique
00:32:38mais non bien sûr
00:32:40et il y a ce jeune couple
00:32:41qui tient ce magasin
00:32:42et effectivement
00:32:43il y a des militants
00:32:44d'ultra-gauche
00:32:44en décembre
00:32:45qui viennent coller
00:32:45des stickers
00:32:46vous savez souvent
00:32:46c'est un moyen aussi
00:32:47pour l'ultra-gauche
00:32:48et l'ultra-droite aussi
00:32:49mais de marquer son territoire
00:32:50en collant ses stickers
00:32:51ces stickers
00:32:52dessus il y a marqué
00:32:53ACAB
00:32:53ça se colle où ?
00:32:54sur la porte ?
00:32:55ça se colle souvent
00:32:55sur les poteaux
00:32:56avec l'accord du commerçant
00:32:57alors là c'était pas sur la rue
00:32:58c'était dans la rue
00:32:59sur les poteaux
00:33:00et donc ACAB
00:33:01hot cops
00:33:02ah bâtard
00:33:03c'est-à-dire
00:33:03on déteste les policiers
00:33:04et il y a cette commerçante
00:33:06ah oui oui
00:33:06c'est pas anti-ultra-droite
00:33:09c'est anti-policier
00:33:10bah non non
00:33:10les ennemis de l'ultra-gauche
00:33:12c'est beaucoup la police
00:33:13le capital
00:33:14vous savez etc
00:33:14et donc cette commerçante
00:33:16se dit
00:33:16je ne veux pas de ça
00:33:17dans ma rue
00:33:18je ne veux pas de cet affichage politique
00:33:19et va leur dire
00:33:20écoutez pas de ça
00:33:21devant chez moi
00:33:22par ailleurs
00:33:23il y a aussi son conjoint
00:33:24qui est le co-gérant
00:33:25de cette boutique
00:33:26qui sort aussi
00:33:26qui leur précise
00:33:27qu'il est ancien policier
00:33:29pour leur expliquer
00:33:30pourquoi il ne veut pas
00:33:30de message anti-police
00:33:31et par la suite
00:33:34les antifas
00:33:35les militants d'extrême-gauche
00:33:37s'en vont
00:33:37et il y a plusieurs incidents
00:33:39qui se reproduisent
00:33:40par la suite
00:33:40non seulement
00:33:41les militants d'extrême-gauche
00:33:43reviennent
00:33:43coller des autocollants
00:33:44mais ils constatent
00:33:45par exemple
00:33:45le couple de gérants
00:33:47que les pop-fleurs
00:33:48qui étaient installés
00:33:49devant leur boutique
00:33:49ont été sortis
00:33:50donc par pur vandalisme
00:33:52ils constatent aussi
00:33:55des stickers etc
00:33:56et le 4 février
00:33:57là il y a vraiment
00:33:58une nouvelle étape
00:33:58qui est franchie
00:33:59puisque la gérante
00:34:01est dans sa boutique
00:34:01il y a 5 militants
00:34:03d'extrême-gauche
00:34:04qui viennent devant sa boutique
00:34:05deux d'entre eux
00:34:06rentrent dans la boutique
00:34:07et disent à la gérante
00:34:08on veut parler à ton mari
00:34:09où est-ce qu'il est
00:34:10là elle comprend
00:34:11qu'ils ont à moitié masqué
00:34:14elle comprend
00:34:14qu'ils sont assez hostiles
00:34:15elle les met à la porte
00:34:16elle leur dit
00:34:17partez etc
00:34:18et là il y en a un qui dit
00:34:19enfin c'est ce qu'ils m'ont raconté
00:34:20parce que je l'ai dit au téléphone
00:34:21on va revenir
00:34:22et on va tout casser
00:34:23donc le gérant
00:34:24qui a peur pour son commerce
00:34:25parce qu'évidemment
00:34:25il connaît seul l'adresse
00:34:26se dit cette nuit là
00:34:27je vais dormir dans mon commerce
00:34:29pour ne pas qu'il se fasse vandaliser
00:34:31et effectivement pendant la nuit
00:34:32il entend des coups
00:34:33très violents à la porte
00:34:34probablement qu'ils sont en train
00:34:35d'essayer de casser le commerce
00:34:36et donc il a le temps de sortir
00:34:38et lorsqu'il sort
00:34:39il met en fuite
00:34:40il voit quatre personnes
00:34:41entièrement en noir
00:34:42qui prennent la fuite
00:34:43le lendemain matin
00:34:44il décide d'aller
00:34:44évidemment porter plainte
00:34:46on est le 5 février
00:34:47de mettre des caméras
00:34:48de surveillance dans la rue
00:34:50parce qu'il est à peu près sûr
00:34:51qu'ils vont encore revenir
00:34:51et c'est effectivement
00:34:52ce qui va se passer
00:34:53puisque dans la soirée
00:34:54du 5 février
00:34:56le couple va dîner
00:34:58avec un ami
00:34:59et puis ils reviennent
00:35:00dans la soirée
00:35:01parce qu'ils se disent
00:35:01on va encore passer la nuit
00:35:02sur place
00:35:03pour éviter que le commerce
00:35:04se fasse vandaliser
00:35:05il faut nous expliquer aussi
00:35:06que leur ami
00:35:08qui est avec eux
00:35:09est un proche
00:35:09des mouvements d'ultra droite
00:35:10mais a priori
00:35:11n'est pas mêlé
00:35:11je veux dire
00:35:12ce n'est pas du tout
00:35:12la personne visée
00:35:13dans ce commerce
00:35:14et lorsqu'il revient sur place
00:35:16après ce fameux dîner
00:35:17il aperçoit un groupe
00:35:18d'une vingtaine de personnes
00:35:19il reconnaît
00:35:20des personnes
00:35:21qui sont venues
00:35:22dans la boutique
00:35:22quelques jours plus tôt
00:35:23pour intimider le gérant
00:35:25il prévient ses amis
00:35:26il leur demande
00:35:27de prévenir la police
00:35:28lui-même se fait à ce moment-là
00:35:29courser
00:35:29et là c'est les images
00:35:30que l'on voit
00:35:30puisqu'ils avaient installé
00:35:31une caméra de vidéosurveillance
00:35:32dans la rue
00:35:33on voit donc cet ami du couple
00:35:35se faire attaquer
00:35:36par plusieurs militants
00:35:37d'extrême gauche
00:35:39lui se défend
00:35:39avec une gazeuse
00:35:41finalement il est rejoint
00:35:42par le couple de gérants
00:35:43et les trois parviennent
00:35:44à faire fuir
00:35:45les agresseurs
00:35:46qui sont finalement interpellés
00:35:47quatre d'entre eux
00:35:48sont interpellés
00:35:49et placés en garde à vue
00:35:50par la police
00:35:50et on sait qu'il y a
00:35:51une enquête en cours
00:35:52j'ai interrogé le parquet de Toulouse
00:35:53et on sait aussi
00:35:55ça c'est par des sources policières
00:35:56que ces personnes interpellées
00:35:58seraient proches
00:35:59d'un collectif
00:36:00d'extrême gauche
00:36:01qui s'appelle
00:36:01le collectif populaire
00:36:02contre l'extrême droite
00:36:04qui est un groupuscule
00:36:05connu pour évoluer
00:36:07autour de la
00:36:08comment ça s'appelle
00:36:09l'université du Mirail
00:36:10à Toulouse
00:36:11à Toulouse
00:36:12dont les membres
00:36:14prennent part
00:36:15à des black blocs
00:36:15lors de manifestations
00:36:16donc font des actions violentes
00:36:18d'ailleurs il suffit
00:36:18d'aller voir leur page Instagram
00:36:19pour voir ça
00:36:20qui sont aussi soutenus
00:36:21par Raphaël Arnaud
00:36:22Raphaël Arnaud
00:36:23donc le député LFI
00:36:24qui a créé la jeune garde
00:36:25et qui ont des proximités
00:36:26évidemment avec la jeune garde
00:36:27dont ils partagent
00:36:28non seulement les méthodes violentes
00:36:29mais aussi
00:36:30j'allais dire l'esthétique
00:36:31puisque leur emblème
00:36:32est le même que celui
00:36:33de la jeune garde
00:36:33trois flèches dirigées vers le bas
00:36:35donc pour l'instant
00:36:36ce sont des faits
00:36:37qui ont été signalés
00:36:38à Toulouse
00:36:39ces campagnes
00:36:40anti-policières
00:36:41elles sont dans toute la France
00:36:42on voit ça
00:36:43ça dépend des communes
00:36:44là on a franchi
00:36:45un seuil quand même
00:36:46de menaces
00:36:47physiques
00:36:48qui posent problème
00:36:49oui alors à Toulouse
00:36:50il faut savoir
00:36:51qu'il y a
00:36:52dans toutes les villes
00:36:53mais à Toulouse
00:36:53il y a beaucoup
00:36:54de collectifs
00:36:55d'extrême-gauche
00:36:56vous avez
00:36:56l'AFA Toulosa
00:36:57l'action antifasciste
00:36:58vous avez aussi
00:36:59Laura
00:36:59l'offensive révolutionnaire
00:37:01antifasciste
00:37:02et eux par exemple
00:37:02avaient fait l'objet
00:37:03d'un coup de filet
00:37:04en 2024
00:37:05il y avait eu 9 plaintes
00:37:06parce qu'ils avaient
00:37:06agressé pas mal de monde
00:37:085 interpellations
00:37:09et lors des perquisitions
00:37:10on avait retrouvé
00:37:11quand même
00:37:1217 kilos d'herbe
00:37:14chez ces membres
00:37:15d'extrême-gauche
00:37:1615 000 euros
00:37:17en petite coupure
00:37:17ce qui laissait à penser
00:37:18c'est que non seulement
00:37:19il s'adonnait
00:37:20à des actions politiques
00:37:20d'ultra-gauche
00:37:21mais qu'en plus
00:37:22il faisait du trafic de drogue
00:37:24probablement pour se financer
00:37:25mais on est d'accord
00:37:27que tous ces groupuscules
00:37:27dont vous nous parlez
00:37:28revendiquent leurs actions
00:37:29puisque ça a l'air
00:37:30d'être une notoriété publique
00:37:31et ils existent encore
00:37:32alors revendiquent
00:37:34là pour l'attaque
00:37:35des commerçants
00:37:36ils ne l'ont pas revendiqué
00:37:37ce sont des sources policières
00:37:38qui nous l'ont dit
00:37:38le parquet de Toulouse
00:37:40n'a pas voulu commenter
00:37:41et après il faut savoir
00:37:42que ce qui est compliqué
00:37:43c'est que sur Instagram
00:37:44par exemple
00:37:44ils sont tous masqués
00:37:45ils prennent soin
00:37:46de dissimuler leur visage
00:37:49donc c'est extrêmement
00:37:50difficile de savoir
00:37:51qui fait quoi
00:37:51et lorsqu'ils interviennent
00:37:53ils ne sont pas bêtes
00:37:54ils sont tous habillés en noir
00:37:55et s'ils se font interpeller
00:37:57ce qui arrive de temps en temps
00:37:58ils ont souvent déjà
00:37:59les mêmes avocats
00:38:00qui leur disent
00:38:00de ne pas parler
00:38:01de ne rien dire
00:38:02de ne pas collaborer
00:38:03avec la police
00:38:04donc ils bloquent
00:38:05si vous voulez
00:38:05les enquêtes de cette sorte
00:38:07là c'est aller un petit peu
00:38:08plus loin que d'habitude
00:38:09parce qu'il y a toujours
00:38:11des militants qui demandent
00:38:12est-ce que vous pouvez afficher ça
00:38:13mais ça se passe
00:38:13de façon cordiale
00:38:14et puis si le commerçant ne veut pas
00:38:15là on franchit un seuil
00:38:16d'intimidation
00:38:17on a d'autres cas
00:38:18peut-être à Toulouse
00:38:20notamment
00:38:20non mais
00:38:21les commerçants
00:38:22je suis désolé
00:38:22mais les commerçants
00:38:23sont extrêmement souvent
00:38:25en fait victimes
00:38:25de l'ultra-gauche
00:38:26parce que chaque fois
00:38:27qu'il y a des manifestations
00:38:29et qu'il y a des membres
00:38:30de l'ultra-gauche
00:38:31et des black blocs
00:38:31vous regardez les cibles
00:38:32c'est très souvent des commerces
00:38:35alors ça peut être
00:38:36des commerces
00:38:36qui n'ont rien demandé
00:38:37et je ne sais pas
00:38:38ils se défoulent là-dessus
00:38:39parce qu'il y a des vitrines
00:38:39et qu'ils en profitent
00:38:40ou ça peut être
00:38:41des agences immobilières
00:38:42parce qu'ils sont contre
00:38:43le fait qu'on vende
00:38:44des appartements
00:38:44ou ils estiment
00:38:45que c'est capitaliste
00:38:46c'est des agences bancaires
00:38:47et vous voyez
00:38:47vous avez un grand nombre
00:38:48comme ça de commerces
00:38:49qui peuvent être ciblés
00:38:50donc c'est pas si nouveau
00:38:51si vous voulez
00:38:52alors là c'est vrai
00:38:53que cette histoire
00:38:54en particulier
00:38:55est assez
00:38:55moi je trouve alarmante
00:38:57c'est qu'on a vraiment
00:38:58l'impression
00:38:58que ces commerçants
00:39:00qui sont bloqués
00:39:00dans leur commerce
00:39:01parce qu'ils vivent comme ça
00:39:02ils sont bloqués
00:39:03à cet endroit
00:39:03se font persécuter
00:39:04et ils ont encore reçu
00:39:07un tag à cab
00:39:08à proximité de leur commerce
00:39:09le 18 février
00:39:10donc quelques jours
00:39:10après les interpellations
00:39:12et tout ça
00:39:12évidemment
00:39:13c'est passé un peu
00:39:14avant la mort
00:39:15de Quentin de Ranque
00:39:17et j'allais dire
00:39:18peut-être que l'affaire
00:39:19Quentin de Ranque
00:39:19va changer aussi
00:39:20le regard qu'on peut avoir
00:39:21sur l'ultra gauche
00:39:22il y a un chiffre là
00:39:23sur lequel vous êtes tombé
00:39:25forcément Amaury
00:39:25qui parle justement
00:39:27de cette augmentation
00:39:28des affrontements
00:39:29en l'occurrence
00:39:3042% d'affrontements en plus
00:39:32en 2025
00:39:33par rapport à l'année précédente
00:39:35et 70% des rixes
00:39:36diligentés
00:39:36par l'ultra gauche
00:39:38ça c'est quelque chose
00:39:38que vous remarquez aussi
00:39:40dans vos enquêtes
00:39:41alors bon moi
00:39:42je suis journaliste
00:39:43c'est valeur actuelle
00:39:44donc j'ai peut-être un prisme
00:39:44dans le sens où
00:39:46non non mais ce que je veux dire
00:39:47c'est que c'est un média
00:39:47dès lors que vous le reconnaissez
00:39:49vous avez le droit de voir
00:39:49je le reconnais volontiers
00:39:50de tout est parler
00:39:51de dire d'où on parle
00:39:53voilà exactement
00:39:53en revanche
00:39:54je note trois grosses différences
00:39:56entre l'ultra gauche
00:39:57et l'ultra droite
00:39:57qu'on a tendance
00:39:58à vouloir mettre
00:39:59à tout prix symétriquement
00:40:00et se dire
00:40:00ils s'affrontent
00:40:01mais ils sont pareils
00:40:02en fait il y a quand même
00:40:03trois grosses différences
00:40:04d'abord c'est la nature
00:40:05de conception de cette violence
00:40:07l'ultra gauche
00:40:08on sent qu'elle n'est pas seulement là
00:40:09pour lutter contre l'ultra droite
00:40:11qu'elle met
00:40:12alors souvent
00:40:13elle traite donc
00:40:14ses opposants politiques
00:40:14de fascisme
00:40:15mais ça rassemble
00:40:16les conservateurs
00:40:17les nationalistes
00:40:17les identitaires
00:40:18les catégoriques traditionnalistes
00:40:19donc tout le monde
00:40:20tous ces gens là
00:40:21sont à peu près traités de fascistes
00:40:22et donc l'extrême gauche
00:40:23veut les éradiquer
00:40:25elle veut éradiquer
00:40:26ses adversaires politiques
00:40:26que sont les gens fascistes
00:40:28qu'elle estime fasciste
00:40:29et c'est une grosse différence
00:40:30parce que l'ultra droite
00:40:31elle se bat contre l'ultra gauche
00:40:32mais elle ne veut pas l'éradiquer
00:40:33elle sait que par exemple
00:40:34on sait que dans les facultés
00:40:35il y a beaucoup de syndicats
00:40:36très à gauche
00:40:37il y a des syndicats
00:40:38très à droite
00:40:38et les syndicats
00:40:39très à droite
00:40:40essayent de s'implanter
00:40:40mais ne veulent pas
00:40:41éradiquer leur adversaire
00:40:42alors qu'à l'inverse
00:40:43les syndicats très à gauche
00:40:45ne veulent pas
00:40:46de la présence
00:40:46de ces syndicats de droite
00:40:47dans les adversaires
00:40:48et c'est pareil dans la rue
00:40:49alors la deuxième différence
00:40:50c'est aussi que
00:40:51la violence d'extrême gauche
00:40:52elle est beaucoup plus acceptée
00:40:53je vous rappelle
00:40:54qu'il y a un jeu
00:40:55qui est encore vendu
00:40:56dans les grandes surfaces
00:40:57notamment la FNAC
00:40:57qui s'appelle
00:40:58Antifa le jeu
00:40:59c'est à dire que
00:40:59c'est une manière de dire
00:41:01que voilà c'est amusant
00:41:02d'être un antifa
00:41:06de la droite réactionnaire
00:41:07qui appelle à lutter contre
00:41:08et c'est vendu par exemple
00:41:09à la FNAC
00:41:10donc c'est pas quelque chose
00:41:11Alors Amaury
00:41:11il faut juste faire
00:41:12un rappel historique
00:41:13aujourd'hui c'est une réalité
00:41:14et les grands mouvements
00:41:15terroristes des dernières années
00:41:16que ce soit les brigades rouges
00:41:18la bande à badère
00:41:19ou action directe en France
00:41:20c'était des mouvements
00:41:20d'extrême gauche
00:41:21dans l'histoire
00:41:22l'extrême droite
00:41:23a eu aussi ses heures tragiques
00:41:24surtout quand elle était au pouvoir
00:41:25les chemises noires
00:41:27du fascisme italien
00:41:27ne parlant même pas
00:41:28des chemises brunes
00:41:30d'une année
00:41:30l'Algérie française aussi
00:41:31et il y a eu l'OAS
00:41:32qui a aussi commis
00:41:33des attentats
00:41:34mais effectivement
00:41:35dernièrement
00:41:36alors on va pas faire le bilan
00:41:37qui a tué le plus
00:41:38qui a fait de main
00:41:38les extrêmes peuvent passer
00:41:40à l'acte violent
00:41:40et il est vrai qu'aujourd'hui
00:41:41comme l'extrême gauche
00:41:43considère que le pouvoir
00:41:44est plutôt à droite
00:41:45en Europe
00:41:46et dans nos pays occidentaux
00:41:47elle s'octroie le droit
00:41:49d'agir violemment
00:41:50pour dénoncer
00:41:51ce capitalisme financier
00:41:53enfin cette mainmise
00:41:54de la bourgeoisie
00:41:55des idéaux d'extrême droite
00:41:57voilà
00:41:58et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:41:59on doit constater
00:41:59c'est pas être impartial
00:42:01ou être partial
00:42:02au contraire de le dire
00:42:03faut être impartial
00:42:04aujourd'hui c'est vrai
00:42:05que c'est plutôt
00:42:05l'extrême gauche
00:42:07qui pousse des actions violentes
00:42:08et qui est à l'origine
00:42:09de tragédies inacceptables
00:42:10en tout cas
00:42:11pour une démocratie
00:42:12et un état de droit
00:42:12et la dernière différence
00:42:13c'est justement là-dessus
00:42:15c'est pour moi
00:42:16le caractère organisé
00:42:17de l'extrême gauche
00:42:18qui non seulement
00:42:18a des relais institutionnels
00:42:19puisqu'on voit
00:42:20qu'effectivement
00:42:20la France Insoumise
00:42:22est liée aux antifas
00:42:24et qu'elle les promeut
00:42:25puisqu'on voit
00:42:26que Raphaël Arnaud
00:42:26est devenu député
00:42:27il y a des sociologues
00:42:28proches de la France Insoumise
00:42:29qui ont des relais médiatiques
00:42:30et on voit aussi
00:42:31qu'il y a des médias
00:42:33je prends l'exemple
00:42:34de Street Press
00:42:34qui sont
00:42:35dont la vocation
00:42:36est de mettre des étiquettes
00:42:37sur des groupes politiques
00:42:38pour en quelque sorte
00:42:40alors je ne dis pas
00:42:40qu'ils sont complets directement
00:42:41mais les désigner aux antifas
00:42:42et dire voilà
00:42:43ce sont des militants
00:42:44d'extrême droite
00:42:44vous avez le droit
00:42:45d'y aller
00:42:45et après il y a
00:42:46l'ascenseur inverse
00:42:47c'est-à-dire que
00:42:48on voit par exemple
00:42:49avec l'affaire de Quentin Doran
00:42:51qui se fait tuer à Lyon
00:42:51que maintenant
00:42:52que les antifas
00:42:53de la jeune garde
00:42:54se retrouvent impliqués
00:42:54et bien à l'inverse
00:42:57ces journalistes
00:42:58très à gauche
00:42:58qui sont proches
00:42:59de l'ultra-gauche
00:43:00et bien
00:43:01essaient
00:43:02d'inverser le discours
00:43:03et de dire
00:43:03et de protéger
00:43:04entre guillemets
00:43:06ces militants
00:43:06de l'ultra-gauche
00:43:07Merci Amoribucco
00:43:08on se doute
00:43:08que les pouvoirs publics
00:43:10l'état, le gouvernement
00:43:10sont soucieux de tout ça
00:43:12et qu'on rétablira l'ordre
00:43:13de façon à ce que
00:43:14ce genre d'aberration
00:43:15ne puisse pas se reproduire
00:43:16vous restez avec nous
00:43:17je vais reçoire
00:43:18Philippe Lenschener
00:43:19qui est responsable
00:43:20de la communication
00:43:21et de la revue politique
00:43:22et parlementaire
00:43:23nous allons décrypter
00:43:24une étude
00:43:24du laboratoire
00:43:25de communication politique
00:43:27écologie
00:43:28que reste-t-il
00:43:29que veut dire le mot
00:43:29est-ce que ça a encore un sens
00:43:31est-ce que c'est dans l'esprit
00:43:32de nos concitoyens
00:43:33dans l'esprit de la politique
00:43:34est-ce que le thème
00:43:35l'enjeu l'écologique
00:43:36reste une priorité
00:43:37on va voir avec lui
00:43:37que c'est pas évident
00:43:38c'est peut-être moins cité
00:43:39mais c'est peut-être plus
00:43:40dans la réalité du comportement
00:43:41et vous nous appellerez
00:43:42au 0 826 300 300
00:43:44où Emmanuel Galasso
00:43:46recevra vos appels
00:43:47à tout de suite
00:43:47vous restez sur Sud Radio
00:43:49midi 14h
00:43:50Sud Radio
00:43:51la France dans tous ses états
00:43:54le face-à-face
00:43:56bienvenue sur Sud Radio
00:43:58ce face-à-face
00:43:59qui va parler aujourd'hui
00:44:01du terme écologie
00:44:02ce qu'il signifie
00:44:03ce qu'il est devenu
00:44:04qui en parle
00:44:05comment on en parle
00:44:06et comment le vit-on
00:44:07avec nous
00:44:08Philippe Lenschener
00:44:10alors vous vous êtes l'expert
00:44:11vous êtes à l'origine
00:44:12de cette étude
00:44:13pour la revue politique
00:44:15et parlementaire
00:44:16dont vous vous êtes en charge
00:44:17du laboratoire d'études
00:44:18vous êtes celui
00:44:20qui étudie les thématiques
00:44:21que vous demande
00:44:22cette revue politique
00:44:23et parlementaire
00:44:24qui est une institution
00:44:25très très connue
00:44:26vous vous avez fait l'étude
00:44:27on va la décrypter avec vous
00:44:28vous allez vous donner
00:44:29différents éléments
00:44:30vous avez surtout comparé
00:44:33les mots des uns et des autres
00:44:34combien de fois elle est citée
00:44:36par quel responsable politique
00:44:37et ensuite dans la campagne municipale
00:44:38c'est aussi la région
00:44:39de votre présence
00:44:40quelle est la place
00:44:42que garde l'écologie
00:44:43dans le débat politique
00:44:44municipale
00:44:45et puis Gaël Brusty
00:44:46qu'on a déjà reçu
00:44:47et qu'on connait bien
00:44:48sur Sud Radio
00:44:48qui lui a une vision
00:44:50j'allais dire
00:44:50plus intellectuelle
00:44:51plus philosophique
00:44:52mais qui s'est intéressé
00:44:53de très près à la question
00:44:54et qui nous donnera
00:44:55ses éclaircissements
00:44:56quand on aura un doute
00:44:58Philippe et moi
00:44:58on vous demandera Gaël
00:44:59qu'est-ce que ce signifie
00:45:01que ce phénomène
00:45:02Philippe Lenschener
00:45:03merci d'être là
00:45:05vous êtes
00:45:06merci de votre invitation
00:45:07vous êtes
00:45:07confondateur de
00:45:10votre institution
00:45:11c'est
00:45:12c'est
00:45:12réputation
00:45:13age
00:45:14alors pourquoi
00:45:15réputation
00:45:15age
00:45:16parce que
00:45:17la communication
00:45:19est devenue une pratique
00:45:20de l'espace public
00:45:21et avant de savoir
00:45:22qui vous êtes
00:45:22généralement
00:45:23et avant que vous
00:45:25puissiez rentrer en contact
00:45:26avec des personnalités
00:45:27des entreprises
00:45:28des marques
00:45:29on va vouloir
00:45:30savoir qui vous êtes
00:45:31et on a plein de moyens
00:45:32maintenant pour savoir
00:45:33qui vous êtes
00:45:34internet
00:45:34l'IA
00:45:36Instagram
00:45:37on a besoin de repères
00:45:38on a besoin de repères
00:45:40et donc c'est à dire que
00:45:42ceux qui aujourd'hui
00:45:44maîtrisent cette communication
00:45:46à l'heure de l'espace public
00:45:47sont ceux
00:45:47qui ont réussi
00:45:49à diffuser quelque chose
00:45:51d'extrêmement cohérent
00:45:52souverain
00:45:54dans l'espace public
00:45:56de façon à ce que
00:45:57quand il y a un débat
00:45:58qui s'engage
00:45:58ils puissent s'engager
00:46:00sur vos bases
00:46:00et non pas sur ce que
00:46:01les gens pensent
00:46:02de vous
00:46:02et le non-réputation
00:46:03age
00:46:04c'est parce qu'on est
00:46:05alors c'était un clin d'oeil
00:46:06en fait
00:46:06parce qu'il y a un immense
00:46:08il y a un immense magazine
00:46:09depuis
00:46:11depuis les années 60-70
00:46:12qui s'appelle
00:46:13advertising age
00:46:14et qui en fait
00:46:15est une sorte de
00:46:16financial time
00:46:17de la communication
00:46:18et nous en clin d'oeil
00:46:19on a dit qu'on était passé
00:46:20de l'advertising age
00:46:21à reputation age
00:46:23parce que les gens
00:46:24consomment désormais
00:46:25la publicité
00:46:25comme un spectacle en soi
00:46:27et bien souvent
00:46:29extrêmement distanciés
00:46:30de la marque
00:46:30je vous donne un exemple
00:46:31par exemple
00:46:32les dernières communications
00:46:33de George Clooney
00:46:35pour Nespresso
00:46:36la pub
00:46:37on la trouve
00:46:38exceptionnelle
00:46:39et extraordinaire
00:46:39mais elle peut
00:46:40ne pas faire bouger
00:46:41la part de marché
00:46:42c'est-à-dire qu'elle peut
00:46:45se consommer
00:46:45comme un spectacle
00:46:47en elle-même
00:46:48et donc aujourd'hui
00:46:49ce qui fait
00:46:50que des marques
00:46:51ou des personnalités
00:46:52ou des entreprises
00:46:52sont influentes
00:46:53c'est quelque chose
00:46:54d'un peu plus subtil
00:46:55d'un peu plus complet
00:46:56surtout
00:46:57et qui a beaucoup à voir
00:46:58avec la réputation
00:46:59donc en clin d'oeil
00:47:00on a décidé
00:47:01d'appeler notre entreprise
00:47:02Reputation Age
00:47:03donc ça se prononce
00:47:04à l'anglaise
00:47:04Reputation Age
00:47:05même si vous êtes
00:47:06un organisme bien français
00:47:07bien renseigné
00:47:08que vous vous intéressez
00:47:09essentiellement
00:47:10à des thématiques françaises
00:47:12vous me confirmez
00:47:13Philippe Lenschener
00:47:14que la communication
00:47:16est devenue
00:47:17un moyen politique
00:47:19aujourd'hui
00:47:20à défaut
00:47:21à défaut
00:47:22de pouvoir agir
00:47:23physiquement
00:47:24pratiquement
00:47:25et de façon institutionnelle
00:47:26on communique
00:47:27d'ailleurs
00:47:27on s'en plaint
00:47:28c'est ce qu'on dénonce
00:47:29là vous confirmez
00:47:30qu'aujourd'hui
00:47:31la communication
00:47:31c'est un des outils
00:47:33un des outils
00:47:34de l'action politique
00:47:34alors moi je pense
00:47:36que désormais
00:47:36ce qui est bien
00:47:37c'est quand
00:47:39les gens qui communiquent
00:47:41pardon
00:47:41quand les hommes politiques
00:47:43ou les femmes politiques
00:47:45qui
00:47:46qui donc sont
00:47:47dans l'espace public
00:47:47et qui s'adressent à nous
00:47:50je trouve ça plutôt
00:47:51extrêmement positif
00:47:52qu'ils fassent
00:47:53attention à la façon
00:47:54dont ils parlent
00:47:54qu'ils s'assurent
00:47:55qu'ils ont une lexicologie
00:47:57qui les rend singuliers
00:47:58et différents des autres
00:48:00et qui font que
00:48:01tout ce qu'ils disent
00:48:02nous arrive
00:48:03parce que communiquer
00:48:04ce n'est pas émettre
00:48:04c'est recevoir
00:48:06et donc
00:48:07je trouve ça plutôt
00:48:08bon signe
00:48:09que ce soit pris au sérieux
00:48:10je trouve que c'est une politesse
00:48:11qu'on fait
00:48:12aux gens qui vous écoutent
00:48:14parce qu'autrement
00:48:14c'est de l'émission
00:48:15de discours
00:48:16c'est robotique
00:48:17et ça marche plus
00:48:18on se dit au bilan
00:48:20au bilan de leur mandat
00:48:21qu'est-ce qu'il aura fait
00:48:22il aura beaucoup communiqué
00:48:23très très bien
00:48:23avec beaucoup de pertinence
00:48:25avec des espères comme vous
00:48:26je ne vous attaque pas
00:48:27mais enfin
00:48:27c'est grâce à des gens comme vous
00:48:29qui peuvent construire
00:48:29un discours de communication
00:48:30et finalement
00:48:31le bilan politique
00:48:32ou économique
00:48:33ou social
00:48:34est assez maigre
00:48:34par contre
00:48:35ils auront beaucoup parlé
00:48:36beaucoup promis
00:48:36ces gens-là désormais
00:48:37sont pathétiques
00:48:38parce que
00:48:40les gens sont
00:48:40pas obligés
00:48:41ils peuvent être
00:48:42au placé
00:48:42vous dites bien pathétiques
00:48:45ils sont pathétiques
00:48:46parce que les gens
00:48:47ne sont pas idiots
00:48:48désormais ils savent
00:48:50si les politiques
00:48:51qui sont menées
00:48:52leur sont favorables
00:48:53pas favorables
00:48:54si les promesses
00:48:54sont tenues
00:48:55pas tenues
00:48:56c'était de la tchatch
00:48:57c'est que de la tchatch
00:48:58comme on dit aujourd'hui
00:48:59dans le sud-ouest
00:49:00c'est de la tchatch
00:49:00alors ça dépend
00:49:01je voudrais savoir
00:49:01à qui nous faisons allusion
00:49:03il faudrait qu'on ait des gens
00:49:06est-ce que la communication
00:49:07aujourd'hui
00:49:07s'est substituée
00:49:09à l'action politique
00:49:10à l'engagement politique
00:49:11qu'on crée
00:49:11et quelque part
00:49:13puisque tout est médiatique
00:49:14il suffit de communiquer
00:49:15pour remplir les cases
00:49:16est-ce qu'on en est arrivé là
00:49:17ou pas tout à fait
00:49:18si la communication politique
00:49:20n'est pas enracinée
00:49:22dans une tradition
00:49:22dans une transmission
00:49:24et si elle n'invente pas
00:49:25un horizon
00:49:26elle devient une espèce
00:49:28de roue pour hamster
00:49:30en fait
00:49:30alors vous avez
00:49:31beaucoup d'experts là-dessus
00:49:32c'est-à-dire que
00:49:32quand les gens quittent la politique
00:49:33ils disent
00:49:33je vais faire de la communication
00:49:34donc vous avez
00:49:36Philippe et quelques-uns à Paris
00:49:37et puis vous avez
00:49:37une myriade de gens
00:49:39qui font de la communication à vide
00:49:40comme des hamsters
00:49:40dans leur roue
00:49:41c'est ça
00:49:41c'est assez désespérant
00:49:43parce qu'en plus
00:49:44ils se calent
00:49:45sur les séries américaines
00:49:46de politique
00:49:48où ils se prennent
00:49:49pour des spin doctors
00:49:49qui ne sont absolument pas
00:49:51un spin doctor
00:49:51qu'ils soient français
00:49:52ou américains
00:49:53en général
00:49:53il est très cortiqué
00:49:56sur le plan idéologique
00:49:56et très cortiqué
00:49:57sur le plan culturel
00:49:59et ça
00:50:00il n'y a pas grand monde
00:50:01qui sait faire ça
00:50:01sur la place de Paris
00:50:02fondamentalement aujourd'hui
00:50:03on peut faire
00:50:04le travail de communication
00:50:06on a créé une émission
00:50:08il y a quelques semaines
00:50:09à cette communication
00:50:10qui était faite
00:50:11sur les différentes
00:50:13séries
00:50:14américaines
00:50:14mais surtout américaines
00:50:15qui vous donnent
00:50:16le lac
00:50:16qui vous fixent
00:50:17l'idéologie
00:50:18à appliquer
00:50:20et du coup
00:50:20comme c'est grand public
00:50:21finalement il n'y a
00:50:22jusqu'à suivre
00:50:22les consignes
00:50:23de l'émission
00:50:23et on est dans le bain
00:50:24c'est quand même
00:50:25terrifiant
00:50:26vous savez il y a un mot
00:50:27dont il faut se méfier
00:50:27c'est dès que vous avez
00:50:28quelqu'un qui s'appelle
00:50:29communicant
00:50:29il faut se méfier
00:50:30voilà
00:50:31parce que vous savez
00:50:32cette histoire
00:50:33en fait personne ne le sait
00:50:34mais c'est Jacques Pilon
00:50:34quand il est nommé
00:50:35à l'Elysée
00:50:36alors grand
00:50:36grand communicant
00:50:37alors il est nommé
00:50:38à l'Elysée
00:50:39et François Mitterrand
00:50:40lui dit voilà
00:50:41vous allez vous occuper
00:50:41de notre parole
00:50:42de la façon
00:50:43dont on est compris
00:50:44et de tout
00:50:45ce que nous allons dire
00:50:46alors lui dit
00:50:46comment ça s'appelle
00:50:47et Mitterrand lui dit
00:50:48je ne sais pas
00:50:49débrouillez-vous
00:50:50bon
00:50:50et Jacques Pilon
00:50:51est très intelligent
00:50:52depuis Foucault
00:50:52il sait que ce nomme pas
00:50:54n'existe pas
00:50:55et donc il dit
00:50:56je m'en vais
00:50:57clopin clopin
00:50:59communicant
00:51:00et donc il invente
00:51:01ce mot de communicant
00:51:02il faut savoir
00:51:02que ce mot
00:51:03est franco-français
00:51:05imaginez
00:51:05chez les anglo-saxons
00:51:06ce serait quoi
00:51:08communicator
00:51:08communicating
00:51:09ce serait très ridicule
00:51:10donc chez les anglo-saxons
00:51:12vous avez des
00:51:14strategists
00:51:14vous avez des
00:51:15spin doctors
00:51:17vous avez
00:51:18des gens spécialistes
00:51:19du marketing
00:51:20mais ce terme
00:51:20de communicant
00:51:21n'existe pas
00:51:22et donc c'est devenu
00:51:22une lessiveuse
00:51:23et une machine
00:51:24à recycler
00:51:25les gens qui
00:51:26en sortant
00:51:27d'un métier
00:51:28qui de près
00:51:29ou de loin
00:51:30à avoir
00:51:30avec la fonction publique
00:51:31se disent
00:51:32comme ils connaissent
00:51:33des journalistes
00:51:33ils peuvent les appeler
00:51:34et ils disent
00:51:35voilà je suis un communicant
00:51:37mais ça c'est pas
00:51:37faire de la stratégie
00:51:38il est vrai que la France
00:51:39a eu quelques stars
00:51:40de communicants historiques
00:51:41bon vous avez fait
00:51:42un délain Jacques Pilon
00:51:43monsieur Bureau
00:51:43aussi en était un
00:51:44et surtout Jacques Séguéla
00:51:45bien entendu
00:51:46alors qu'il était
00:51:47plutôt un publicitaire pur
00:51:48oui mais du coup
00:51:49c'est lui qui par sa
00:51:50communication
00:51:51on dit qu'il a fait
00:51:52gagner François Mitterrand
00:51:52par cette affiche
00:51:53la force tranquille
00:51:55un terme simple
00:51:55et puis ensuite
00:51:56des éléments de langage
00:51:57et vous avez
00:51:58beaucoup d'hommes
00:51:58politiques qui reconnaissent
00:51:59en coulisses
00:52:00après avoir fini
00:52:00leur carrière
00:52:01c'était quand même
00:52:02les communicants
00:52:03qui nous donnaient le là
00:52:04je me souviens
00:52:05des cuisiniers
00:52:06qui m'ont dit
00:52:06sur un autre
00:52:07c'est le styliste
00:52:08de la photo
00:52:08qui nous disait
00:52:09il faut faire tel type
00:52:10de recettes
00:52:11parce que c'est ça
00:52:11qui va permettre
00:52:12de communiquer
00:52:13cet exemple est très très bon
00:52:14c'est que le styliste
00:52:15a un métier
00:52:16on aime
00:52:17on n'aime pas
00:52:17mais le styliste culinaire
00:52:19ça existe
00:52:20voilà
00:52:20et Jacques Séguéla
00:52:21était un publicitaire
00:52:23si on va même plus loin
00:52:24c'était un rédacteur
00:52:25un styliste politique
00:52:26oui mais c'est un métier
00:52:27communicant
00:52:27je ne sais pas ce que c'est
00:52:28vous voyez
00:52:29j'espère que je suis clair
00:52:30dans ce que je suis en train de dire
00:52:32le communicant
00:52:33si
00:52:33il est quand même
00:52:35est-ce qu'il est
00:52:37dans l'antiquité
00:52:38celui qui pousse
00:52:39à la démagogie
00:52:39quelque part
00:52:40est-ce que la démagogie
00:52:41n'est pas une forme
00:52:41de communication
00:52:43pour faire des promesses
00:52:44qu'on ne pourra pas tenir
00:52:45comme les sophismes
00:52:45mais c'est une forme
00:52:47mais c'est une horreur
00:52:49c'est l'anti-exemple
00:52:52merci messieurs
00:52:52pour cette digression
00:52:53on va venir
00:52:53à notre débat
00:52:55qui est l'écologie
00:52:57ce qu'il en reste
00:52:59comment s'est-elle réinstallée
00:53:00et vous
00:53:01Philippe Lenschener
00:53:02vous posez dans cette étude
00:53:03et on en discutera aussi
00:53:04avec Gaëlle Brustier
00:53:06vous dites
00:53:07elle est moins citée
00:53:08alors c'est extraordinaire
00:53:10parce que c'est une étude sur X
00:53:11avec le nombre de citations
00:53:12dans l'année 2024
00:53:14tel homme
00:53:14l'a cité 33 fois
00:53:15en 2025 12 fois
00:53:17certains sont à zéro
00:53:19certains évidemment
00:53:20les leaders écologistes
00:53:20en parlent un petit peu plus
00:53:21et puis
00:53:22on voit que finalement
00:53:24si elle est moins présente
00:53:25verbalement
00:53:26peut-être que c'est parce
00:53:27qu'elle est installée
00:53:28dans les mœurs
00:53:28on y discute
00:53:29dans quelques instants
00:53:30vous nous appelez
00:53:31au 0 826 300 300
00:53:33Philippe Lenschener
00:53:34répondra à vos questions
00:53:35Gaëlle Brustier aussi
00:53:36qu'est-ce que représente
00:53:37l'écologie pour vous ?
00:53:38est-ce que c'est fini ?
00:53:39est-ce que c'est dépassé ?
00:53:40est-ce que c'est un vieux rêve ?
00:53:41ou est-ce qu'au contraire
00:53:42c'est tellement entré
00:53:43dans nos mœurs
00:53:44ou dans nos consciences
00:53:45qu'on a moins besoin
00:53:46d'en parler
00:53:46puisqu'on a davantage
00:53:47d'occasion de passer à l'acte ?
00:53:49voilà quelle est
00:53:49la réponse
00:53:50qu'on attend de vous
00:53:51vous nous appelez
00:53:52au 0 826 300 300
00:53:53Manuel Galasso
00:53:55attend votre appel
00:53:56et le transmettra
00:53:56à nos invités
00:53:57à tout de suite
00:53:58Sud Radio
00:54:00Midi 14h
00:54:02Sud Radio
00:54:03La France dans tous ses états
00:54:04Péricolegas
00:54:06Il est 13h18
00:54:07vous êtes sur Sud Radio
00:54:09et je reçois
00:54:10Philippe Lenschener
00:54:11qui est responsable
00:54:12du laboratoire
00:54:13d'études
00:54:15de la revue politique
00:54:16et parlementaire
00:54:17donc qui est un observateur
00:54:18indécrypteur
00:54:19et un analyste
00:54:20et puis à ses côtés
00:54:21Gaël Brustier
00:54:22qui est
00:54:22allez on va dire
00:54:23que c'est l'intellectuel
00:54:24de la journée
00:54:25voilà
00:54:26l'observateur lui aussi
00:54:28quelqu'un de
00:54:29pas assez connu
00:54:31mais dont les avis
00:54:32sont toujours
00:54:33ou insolites
00:54:34ou pertinents
00:54:35mais
00:54:35il s'avère que longtemps
00:54:36après on se rend compte
00:54:37qu'il avait eu raison
00:54:38il a le temps
00:54:39d'avoir raison
00:54:40trop tôt
00:54:41Messieurs
00:54:41on va s'intéresser
00:54:42au thème du jour
00:54:43qui est quand même
00:54:43le mot écologie
00:54:45recule dans le débat
00:54:46public
00:54:48c'est le résultat
00:54:49de l'étude
00:54:49de Philippe Lenschener
00:54:51et de la revue politique
00:54:52et parlementaire
00:54:54Messieurs
00:54:55je ne sais pas
00:54:56si vous étiez négaël
00:54:56peut-être
00:54:57vous étiez jeunes
00:54:58comme moi
00:54:591974
00:54:59campagne présidentielle
00:55:01je me souviens
00:55:01de René Dumont
00:55:02qui arrivait
00:55:03de la planète Mars
00:55:05parmi les autres candidats
00:55:06François Mitterrand
00:55:07Valéry Giscard d'Estaing
00:55:09Jacques Chaband-Elmas
00:55:10et on avait René Dumont
00:55:11qui venait avec sa pomme
00:55:12son verre de lait
00:55:13nous parlait d'écologie
00:55:14mais on le prenait
00:55:15pour un fou furieux
00:55:16et on se disait
00:55:17bon peut-être
00:55:17il avait fait
00:55:18je crois qu'il avait fait
00:55:191,63%
00:55:20et on se disait
00:55:21mais qu'est-ce que c'est
00:55:22que l'écologie
00:55:22il commençait à nous annoncer
00:55:24des choses surréalistes
00:55:25qui se sont révélées
00:55:26totalement exactes
00:55:28et encore
00:55:28il était en deçà
00:55:29des inquiétudes
00:55:30et des angoisses
00:55:31qu'il fallait formuler
00:55:31à l'époque
00:55:32totale
00:55:32que c'est lui
00:55:33le vrai gagnant
00:55:34de cette élection présidentielle
00:55:35aujourd'hui
00:55:36c'est lui
00:55:36puisque l'écologie
00:55:37est partout
00:55:38et pourtant
00:55:39Philippe Lenschener
00:55:40vous nous dites
00:55:4352 ans
00:55:43après X174
00:55:44avec le premier
00:55:45candidat d'écologie
00:55:47et bien
00:55:47elle n'est plus aussi présente
00:55:49dans le débat politique
00:55:49qu'elle ne l'a été
00:55:50à un moment donné
00:55:51elle a fait que monter
00:55:52monter monter
00:55:52à un moment donné
00:55:53vous vous souvenez
00:55:54Chirac Sarkozy
00:55:54vous dit
00:55:55mais nous
00:55:55les écologistes
00:55:56c'est nous
00:55:56on en fait
00:55:56tout le monde
00:55:57en fait tout le temps
00:55:58aujourd'hui
00:55:58c'est un petit peu
00:55:59un recul
00:55:59dans la formulation
00:56:01alors c'est là
00:56:02où il va falloir
00:56:02qu'on accepte
00:56:03tous ensemble
00:56:04un truc un petit peu
00:56:06complexe
00:56:06c'est à dire
00:56:07que le terme
00:56:08en lui-même
00:56:09c'est à dire
00:56:09le totem
00:56:10écologie
00:56:11être
00:56:11mais
00:56:13c'est
00:56:13c'en est
00:56:14parce qu'il faut
00:56:15il faut que vos auditeurs
00:56:17sachent bien
00:56:17que ce n'est pas
00:56:18je pense que
00:56:19c'est à dire que c'est une étude
00:56:20objective
00:56:20oui oui oui
00:56:21vous êtes le scientifique
00:56:22voilà sur les 40
00:56:23sur les 40
00:56:23pour les considérations
00:56:24Gaël nous fera de la considération
00:56:25vous vous nous faites du fait
00:56:26et des gestes
00:56:27voilà alors sur les 40
00:56:28premières villes de France
00:56:30je pourrais dire des choses
00:56:31par exemple
00:56:32Laurence Ruffin à Grenoble
00:56:33qui est quand même juste
00:56:35dans la succession
00:56:36d'Éric Piolle
00:56:36bien sûr
00:56:37on parle pas de n'importe quoi
00:56:38bien sûr
00:56:38elle a une profession de foi
00:56:39sur laquelle il y a
00:56:431600 mots
00:56:4410 000 caractères
00:56:45pas une seule fois
00:56:46le mot écologie
00:56:47pardon
00:56:48vous dites que dans le programme
00:56:49électoral
00:56:50municipal
00:56:51non pas dans le programme
00:56:52dans sa profession de foi
00:56:54ce qui est bien
00:56:54c'est qu'en fast checking
00:56:55n'importe qui peut aller
00:56:57sur internet
00:56:57et vérifier ce que je dis
00:56:58de la même façon
00:56:59n'importe qui peut aller
00:57:01sur le site d'Emmanuel Grégoire
00:57:02et regarder sa profession de foi
00:57:04le mot écologie
00:57:06n'est pas cité
00:57:08prononcé une seule fois
00:57:10dans sa
00:57:10à Lyon
00:57:11non non
00:57:11Emmanuel Grégoire à Paris
00:57:12dans sa profession de foi
00:57:15Grégory Doucet
00:57:15un petit peu plus peut-être
00:57:16quand même
00:57:17non non
00:57:17Grégory Doucet
00:57:18a dû parler deux fois
00:57:19d'écologie
00:57:20dans ses tweets
00:57:22durant cette année
00:57:23ce qui se passe
00:57:24est incroyable
00:57:25et c'est extrêmement intéressant
00:57:26c'est à dire que
00:57:28le mot en lui-même
00:57:29est devenu invisible
00:57:30mais de la même façon
00:57:32les programmes
00:57:33de l'ensemble
00:57:34des candidats
00:57:35qui se présentent
00:57:36aux élections municipales
00:57:38sont pleins
00:57:39de termes
00:57:39comme cadre de vie
00:57:40comme environnement
00:57:41comme aménagement
00:57:42comme mobilité
00:57:43tout le monde
00:57:44calcule au mètre près
00:57:45les pistes de vélo
00:57:46le fait que les trottoirs
00:57:47vous doivent désormais
00:57:48respirer
00:57:49le fait que sur les toits
00:57:50des bâtiments publics
00:57:51qu'il doit y avoir
00:57:52de la végétation
00:57:53donc en fait
00:57:54c'est absolument intégré
00:57:57c'est à dire que
00:57:58le rêve
00:57:58des hommes politiques
00:57:59de droite
00:58:00qui disaient en 1975
00:58:02et en 1980
00:58:03l'écologie
00:58:04n'est ni de droite
00:58:04pardon
00:58:05ni de droite
00:58:06ni de gauche
00:58:07elle est en fait
00:58:08partagée par tout le monde
00:58:10dans les faits
00:58:11il faudrait analyser
00:58:12ensuite ceux qui mettent
00:58:13en oeuvre ou pas
00:58:13les politiques
00:58:14ça c'est un autre sujet
00:58:16mais en tout cas
00:58:17dans les programmes
00:58:18elle est désormais
00:58:19partout
00:58:20mais le mot lui-même
00:58:21est devenu invisible
00:58:22vous voulez dire
00:58:23qu'on en aurait tellement
00:58:24soupé du terme
00:58:25qu'on ne l'utilise plus
00:58:27mais ça veut dire
00:58:29que ça fait ringard
00:58:30d'utiliser le mot écologie
00:58:31ou qu'il faut prouver
00:58:32qu'on l'a dépassé
00:58:33et qu'il est aujourd'hui
00:58:34dans la réalité
00:58:35des programmes
00:58:36alors les deux
00:58:37moi je pense qu'il est limitant
00:58:38et je pense que désormais
00:58:41les politiques
00:58:41et les écologistes
00:58:42ce sera très intéressant
00:58:43de voir quel paradis
00:58:44ils vont trouver
00:58:45se rendre compte
00:58:46que écologie
00:58:47ça voulait dire
00:58:48je m'occupe de la planète
00:58:49et du ciel
00:58:51et notre environnement
00:58:52donc les grands volumes
00:58:53les grands volumes
00:58:53la terre et le ciel
00:58:54et puis voilà
00:58:55et la terre et le ciel
00:58:55alors c'est dans les premiers mots
00:58:57de la bible
00:58:58mais en tout cas
00:58:58c'est pour montrer
00:58:59à qui nous voulons
00:59:1976% des français
00:59:20voteront en fonction
00:59:21de la prise en compte
00:59:22des phénomènes environnementaux
00:59:24et de cadres de vie
00:59:25dans leur ville
00:59:26et 76% des 18-24 ans
00:59:29donc c'est très intéressant
00:59:30c'est que 76% des 18-24 ans
00:59:32mais 74% des français
00:59:34donc c'est homogène
00:59:36donc c'est homogène
00:59:37écoutez
00:59:37vous faites tout de suite réagir
00:59:39messieurs
00:59:39puisque nous avons Alain
00:59:40qui nous appelle de Lyon
00:59:41bonjour Alain
00:59:43bonjour
00:59:43bon est-ce que l'écologie
00:59:44est très présente
00:59:45dans le débat municipal
00:59:46de cette campagne
00:59:472026 à Lyon
00:59:50elle est omniprésente
00:59:53je ne sais pas pourquoi
00:59:54ça résonne
00:59:55je ne sais pas ce qui se passe
00:59:56non non
00:59:56moi je vous entends
00:59:57très très bien
00:59:57c'est peut-être un effet l'Arsène
00:59:59mais moi je vous entends
00:59:59nous aussi on vous envoie
01:00:00on vous reçoit 5 sur 5 Alain
01:00:01allez-y
01:00:02on vous écoute
01:00:03elle est omniprésente
01:00:04mais par contre
01:00:05sans vouloir contredire
01:00:06votre invité
01:00:08dans le cas de Doucet
01:00:09je ne vais prendre que le cas de Doucet
01:00:10je ne vais pas tous les attaquer
01:00:12Doucet n'est pas un écologiste
01:00:13Doucet est un décroissant
01:00:15ça n'a strictement rien à voir
01:00:16les décroissants
01:00:17c'est un mouvement qui est né
01:00:18suite au forum de Rome
01:00:21dans les années 70
01:00:23où des gens ont créé la décroissance
01:00:25c'est-à-dire se battent
01:00:25contre le productivisme
01:00:27ils sont partis quand même
01:00:29un parti écologiste
01:00:30vous êtes d'accord
01:00:30il s'est présenté
01:00:32il s'est présenté comme écologiste
01:00:33il a rassemblé des écologistes
01:00:34autour de lui
01:00:35des gens d'extrême gauche
01:00:36il a rassemblé toutes les couleurs
01:00:37possédées et imaginables
01:00:38pour pouvoir être élu
01:00:39mais lui n'est pas un écologiste
01:00:40il a un décroissant
01:00:41il se bat contre le productiviste
01:00:42il explique par exemple
01:00:43que la presqu'il est en ruine
01:00:45que des tas de commerce sont en train de fermer
01:00:47qu'il a fermé la presqu'il
01:00:48qu'on ne peut plus y accéder
01:00:49qu'il a viré les bus
01:00:49etc
01:00:51simplement les décroisseurs
01:00:52ils ont fait le raisonnement suivant
01:00:53ils ont dit
01:00:54nous on se bat contre le productivisme
01:00:55donc comme on se bat contre le productivisme
01:00:57on va moins polluer
01:00:58comme on va moins polluer
01:00:59c'est nous les vrais écologistes
01:01:00et quand ils ont vu
01:01:02qu'en 2003
01:01:02vers 2003
01:01:03la canicule
01:01:04il y avait une grande communication
01:01:06qui reprenait sur l'écologie
01:01:07et que l'écologie
01:01:07avait de nouveau le vent en poupe
01:01:09et bien ils se sont décrétés
01:01:10c'est nous les vrais écologistes
01:01:11et comme les vrais écologistes
01:01:13communiquent très mal
01:01:14ou ne communiquent pas
01:01:15comme moi
01:01:15moi je ne communique pas
01:01:16et bien ils ont pris notre place
01:01:19ils décrètent écologistes
01:01:21mais ils ne sont pas des tous écologistes
01:01:21c'est pour ça que Grenoble est en ruine
01:01:23Lyon est en ruine
01:01:24Bordeaux est en train d'être en ruine
01:01:25Paris est dans l'état où il est
01:01:27etc
01:01:28Alain votre remarque est passionnante
01:01:30parce que bon
01:01:31je pense qu'on avait évidemment compris
01:01:33qu'il y avait un lien
01:01:34je vais demander à quel brustier
01:01:36est-ce que la décroissance est une écologie
01:01:38est-ce que l'écologie appelle la décroissance
01:01:40est-ce qu'on peut se dire l'un et l'autre
01:01:42ou si on est l'un on n'est plus l'autre
01:01:44de toute façon il y a beaucoup d'écologies différentes
01:01:47la deep ecology
01:01:48l'écologie de Teddy Goldsmith
01:01:51l'écologie populaire de Marine Tondelier
01:01:53l'écologie intégrale de la Revue Limite
01:01:56l'écologie humaine de Duhal d'Herville
01:01:59mais est-ce que Alain
01:02:00ce que nous dit Alain tient la route
01:02:01est-ce que c'est un argument qui se tient ?
01:02:03la décroissance d'abord
01:02:04elle n'est pas forcément
01:02:05elle n'est pas forcément gauchiste
01:02:07etc
01:02:07vous avez des courants de la décroissance
01:02:09qui sont des courants plutôt proches
01:02:11on va dire dans l'orbite
01:02:12de la droite de la droite
01:02:14mais moi ce qui m'intéresse dans l'écologie
01:02:16c'est pas tant la récupération par le politique
01:02:18que la récupération par le marché
01:02:20et l'utilisation que le marché en fait
01:02:21et c'est ça qui est très intéressant
01:02:23c'est-à-dire la propension
01:02:25qu'a cette force formidable
01:02:27qu'est le marché et le capitalisme
01:02:28à se régénérer
01:02:29en prenant des choses à ses marges
01:02:31et en les utilisant
01:02:32pour se régénérer lui-même
01:02:33et l'écologie en fait partie
01:02:34comme d'une certaine manière
01:02:36on l'oublie beaucoup
01:02:37mais le Made in France
01:02:38n'est pas réapparu
01:02:39dans les urnes
01:02:40d'abord
01:02:40il est réapparu
01:02:41dans les rayons de supermarché
01:02:43tout à fait
01:02:44et ça
01:02:45ça fait appel
01:02:45à la théorie des crises
01:02:47de Gramsci
01:02:48sur la manière
01:02:50dont se régénère
01:02:51le capitalisme
01:02:53il fait du transformisme
01:02:54il prend des concepts
01:02:55il prend des hommes
01:02:56et il en fait
01:02:57assez intelligemment
01:02:58souvent très intelligemment
01:03:00ses meilleurs alliés
01:03:01et moi je suis moins intéressé
01:03:03par cette place
01:03:04ce qui m'intéresse
01:03:05dans les municipales
01:03:05c'est la question
01:03:06du cadre de vie
01:03:06qui remplace
01:03:08le cadre
01:03:08c'est un cadre
01:03:09c'est le contrôle
01:03:10et il y a eu un sentiment
01:03:11dans toutes les villes
01:03:12d'une perte de contrôle
01:03:13et l'écologie
01:03:14c'est les voies cyclables
01:03:15c'est la question
01:03:16de la circulation
01:03:16et ils ont eu sentiment
01:03:18dans beaucoup d'endroits
01:03:19ça réapparaît
01:03:19dans beaucoup de villes
01:03:20que je suis
01:03:20que les pistes cyclables
01:03:23étaient mal faites
01:03:24qu'elles renversaient
01:03:25des poussettes
01:03:25les vélos renversaient
01:03:26des poussettes
01:03:27les motos renversaient
01:03:28des vélos
01:03:28etc.
01:03:29et qu'il y avait
01:03:29une espèce de chaos
01:03:30et donc l'écologie
01:03:31était synonyme
01:03:32de vélo
01:03:32non pas
01:03:34dans le bon sens du terme
01:03:35que les gens veulent
01:03:35mais dans son côté chaos
01:03:37chaos urbain
01:03:38et c'est pour ça
01:03:39qu'elle a été évacuée
01:03:40au profit du cadre de vie
01:03:41nous sommes avec
01:03:42Philippe Pensionner
01:03:42et Gaeli Brustier
01:03:43on parle d'écologie
01:03:45qu'est-ce que le mot signifie
01:03:46dans les consciences
01:03:47de qui est-il encore présent
01:03:49on va en continuer ce débat
01:03:50Philippe Pensionner
01:03:51va nous répondre
01:03:51justement sur la situation
01:03:53de Grégory Doucet à Lyon
01:03:55vous nous retrouvez
01:03:55vous appelez
01:03:56Emmanuel Galassé
01:03:57au 0826-300-300
01:03:59comme l'a fait Alain
01:04:00vous voyez
01:04:00on a une réponse immédiate
01:04:01je sens bien
01:04:02que ce débat
01:04:03vous passionne
01:04:03et vous intéresse
01:04:04n'hésitez pas
01:04:05à vous appeler
01:04:05mes deux invités
01:04:06vont vous répondre
01:04:06avec la pertinence
01:04:07qui est d'ailleurs
01:04:08à tout de suite
01:04:08sur Sud Radio
01:04:10Sud Radio
01:04:16et qu'est-ce qu'on est bien
01:04:18sur Sud Radio
01:04:19surtout quand on discute
01:04:20écologie avec
01:04:21Philippe Pensionner
01:04:22et Gaeli Brustier
01:04:22il est 13h32
01:04:23nous étions en ligne
01:04:24avec Alain
01:04:25qui a appelé de Lyon
01:04:26et Alain lançait
01:04:27un défi à Philippe Pensionner
01:04:28en disant
01:04:29oui vous avez fait des études
01:04:30grande ville par grande ville
01:04:32sur le rôle des écologistes
01:04:33moi je suis à Lyon
01:04:35Grégory Doucet finalement
01:04:36c'est pas un vrai colo
01:04:37c'est un décroissant
01:04:38ne mélangeons pas
01:04:39les torchons et les serviettes
01:04:40c'est un petit peu le message
01:04:40que nous faisait passer Alain
01:04:41merci Alain d'avoir en tout cas
01:04:43apporté cette contribution
01:04:45parce que vous avez relancé
01:04:46le débat
01:04:46l'interne du débat
01:04:47Philippe Pensionner
01:04:48verdict
01:04:49Grégory Doucet
01:04:49alors j'ai un verdict subjectif
01:04:51et un verdict objectif
01:04:53allez-y on prend les deux
01:04:53le verdict subjectif
01:04:55c'est que les écolos
01:04:55sont obligatoirement
01:04:57décroissants
01:04:58puisque on ne peut pas
01:04:59ça fait partie de l'ADN
01:05:00un petit peu
01:05:00on ne peut pas être
01:05:01dans la surproduction industrielle
01:05:02un écolo croissant
01:05:03on ne peut pas être
01:05:04dans la surproduction industrielle
01:05:05énergétique
01:05:06dans la consommation
01:05:07obligatoirement
01:05:07bon mais
01:05:08donc par contre
01:05:09l'écologie
01:05:10il y a des choses plus objectives
01:05:11d'abord le parti
01:05:12de Grégory Doucet
01:05:13tel qu'il est inscrit
01:05:16à la préfecture
01:05:17du Rhône
01:05:18c'est Europe Ecologie
01:05:20Les Verts
01:05:20qui lui a donné
01:05:21son investiture
01:05:23donc ça c'est la première réponse
01:05:24la deuxième réponse
01:05:26c'est le titre
01:05:26de son programme
01:05:27et sa thématique
01:05:28et là encore
01:05:29toute personne
01:05:29qui voudrait en direct
01:05:30vérifier
01:05:31va sur son site de campagne
01:05:33c'est
01:05:33respirer
01:05:34inspirer
01:05:35protéger
01:05:35donc respirer
01:05:37inspirer
01:05:38il y a bien une logique
01:05:39qui se veut
01:05:40une logique
01:05:41environnementaliste
01:05:41au minimum
01:05:42et ensuite
01:05:43il y a des chiffres
01:05:45violents quoi
01:05:45c'est à dire
01:05:46qu'en 2024
01:05:48sur l'ensemble
01:05:50de ses interventions publiques
01:05:51sur les réseaux sociaux
01:05:52il ne parle d'écologie
01:05:53que 7 fois
01:05:55que depuis
01:05:56l'entrée en campagne
01:05:57sur son compte Facebook
01:05:58il n'en parle
01:05:59jamais
01:06:00Jean-Michel Aulas
01:06:02même chose
01:06:04Georges Kepenekian
01:06:05qui est un ex
01:06:06La République En Marche
01:06:07même chose
01:06:08le RN
01:06:10même chose
01:06:11et alors ce qui est
01:06:11très intéressant
01:06:12parce que ça peut avoir
01:06:13également une donnée nationale
01:06:15c'est qu'Annaïs Belouassa
01:06:17chérifique
01:06:18est la candidate
01:06:19et les filles
01:06:19alors elle
01:06:20elle en parle
01:06:22autant
01:06:2218 fois
01:06:23autant
01:06:24que
01:06:25pour elle
01:06:27revendiquer
01:06:28des écologistes
01:06:30donc c'est très intéressant
01:06:31elle essaye d'attaquer
01:06:32au cœur
01:06:32du positionnement
01:06:34du maire sortant
01:06:34Alors Philippe Lensionnaire
01:06:35je vais vous interpeller
01:06:36en faisant une métaphore culinaire
01:06:38vous êtes en train de me dire
01:06:39les restaurateurs lyonnais
01:06:41ne parlent plus
01:06:41de cuisine lyonnaise
01:06:42mais ils me parlent
01:06:44de tablier de sapeurs
01:06:45et de gras double
01:06:47est-ce que c'est pas
01:06:47parce que justement
01:06:48ils n'utilisent pas
01:06:49le terme générique
01:06:50qui définit
01:06:51l'action politique
01:06:51et je poserai la question
01:06:52à Gaël tout à l'heure
01:06:53parce que justement
01:06:54ils sont dans le concret
01:06:55ils sont rentrés
01:06:56à l'intérieur du mécanisme
01:06:57et donc ils ne citent plus
01:06:58que les ingrédients
01:06:59ils ne citent plus la recette
01:07:00C'est exactement ce qu'on dit
01:07:01depuis le début
01:07:02c'est à dire que
01:07:03désormais
01:07:03c'est consacré
01:07:04que l'écologie
01:07:06c'est à nouveau
01:07:07je n'avrais de me répéter
01:07:08mais la planète et le ciel
01:07:09et que là
01:07:10le début
01:07:11pardon
01:07:11le débat
01:07:13excusez-moi
01:07:13c'est
01:07:14que conçu le début
01:07:15le début du débat
01:07:16c'est combien
01:07:17combien de kilomètres
01:07:19de vélo
01:07:20en site protégé
01:07:22c'est les mobilités douces
01:07:23c'est la gratuité
01:07:24ou pas
01:07:24des transports en commun
01:07:25c'est l'environnement
01:07:27c'est la végétalisation
01:07:28des sols
01:07:28c'est les cantines bio
01:07:29ou pas
01:07:30dans les écoles
01:07:31c'est le fait d'avoir
01:07:32comment ça s'appelle
01:07:34le fait de pouvoir
01:07:34se fournir
01:07:35en économie circulaire
01:07:37ou pas
01:07:37et toutes ces choses-là
01:07:38sont devenues
01:07:40des choses intégrées
01:07:41et c'est très intéressant
01:07:42parce que
01:07:42on peut même
01:07:44se poser
01:07:45la question
01:07:45du devenir
01:07:46d'un parti politique
01:07:48qui est sur quelque chose
01:07:49qui désormais
01:07:50est intégré
01:07:51par l'ensemble
01:07:52de la société
01:07:52et peut-être
01:07:53tout à l'heure
01:07:53pourra-t-on faire
01:07:54un parallèle
01:07:55avec le parti socialiste
01:07:56qui le jour
01:07:58où les enfants
01:07:59ne pédanent plus
01:07:59dans les caves
01:08:01le jour où il y a
01:08:02cinq semaines
01:08:02de congés payés
01:08:03le jour où tout le monde
01:08:04a une mutuelle
01:08:04le jour où il y a
01:08:05une assurance chômage
01:08:06le jour où il y a
01:08:07ce que nous pouvons appeler
01:08:08une économie sociale
01:08:09de marché
01:08:11prôner le socialisme
01:08:12qu'est-ce que cela veut dire ?
01:08:13et là il est possible
01:08:14que ce soit
01:08:15en miroir
01:08:16un futur très proche
01:08:18qui est mis
01:08:18devant le visage
01:08:19des écologistes
01:08:20Gaël Brustier
01:08:21est-ce que c'est grave ?
01:08:23Finalement
01:08:25on oublie
01:08:26on est tellement contaminé
01:08:28on n'a plus besoin
01:08:29de rappeler le concept général
01:08:31l'idéologie en elle-même
01:08:32on est déjà dans le concret
01:08:34on parle vraiment
01:08:35sur le terrain
01:08:36est-ce que c'est ça ?
01:08:36Est-ce que ce n'est pas
01:08:37une victoire finalement ?
01:08:38Ce que Philippe Lenschener
01:08:39est en train de définir
01:08:40est-ce que ce n'est pas
01:08:40la plus formidable victoire politique
01:08:42j'allais dire
01:08:43des 40 dernières années
01:08:44une idéologie
01:08:45a réussi à contaminer
01:08:46tout le monde ?
01:08:47Oui avec un écueil
01:08:48qui me semble assez important
01:08:49c'est que vous passez
01:08:51du sens commun
01:08:52à un discours dégradé
01:08:53par exemple
01:08:53c'est bon pour la planète
01:08:55donc si vous faites
01:08:56des micro-trottoirs
01:08:57maintenant le fait
01:08:58de laver ses chaussettes
01:08:59toutes les deux semaines
01:08:59c'est bon pour la planète
01:09:01acheter telle ou telle chose
01:09:02c'est bon pour la planète
01:09:03et donc il y a une dégradation
01:09:04de la valeur de l'écologie
01:09:05ce qui n'est pas faux
01:09:06il y a un effet papillon
01:09:07et il y a des stratégies
01:09:08aussi différentes
01:09:08sur le plan politique
01:09:09pour revenir à la politique
01:09:11qui sont
01:09:12le fait que par exemple
01:09:13on a une écologie
01:09:13qui sur le plan partidaire
01:09:15en Allemagne
01:09:16en Autriche
01:09:16et un peu aux Pays-Bas
01:09:17recrute tout à fait différemment
01:09:19ces gens
01:09:19et basé sur une question
01:09:21plutôt d'optimisme
01:09:22traditionnellement
01:09:24et l'optimisme se traduit
01:09:25par l'investissement
01:09:26dans les technologies
01:09:27de l'avenir
01:09:28le high-mat
01:09:29high-tech
01:09:29high-speed
01:09:30dans le bar du Wittenberg
01:09:32où les Verts ont gagné
01:09:33encore hier
01:09:34et qui est tout à fait différent
01:09:35du discours
01:09:36de Sandrine Rousseau
01:09:38ou de la collection
01:09:39en fait
01:09:39de micro-combats
01:09:40qui vient aussi du fait
01:09:41que les écologistes
01:09:42vont piocher
01:09:43leurs candidats
01:09:44dans des organisations
01:09:46non-gouvernementales
01:09:47à chaque élection
01:09:48ce sont des gens
01:09:49qui ont une vision
01:09:50très complète
01:09:51parfois de leur
01:09:52domaine précis
01:09:53mais c'est un domaine précis
01:09:54qui n'est qu'une parcelle
01:09:55de l'enjeu écologique
01:09:56donc on a des mouvements
01:09:58écologiques
01:09:58qui ne sont pas les mêmes
01:09:59ce qui explique
01:09:59que Grégory Doucet
01:10:01a eu de grosses difficultés
01:10:02à Lyon
01:10:02il venait d'une ONG
01:10:04il venait d'un milieu
01:10:05très restreint
01:10:05il connaissait son domaine
01:10:07mais ça n'était pas
01:10:08un politique
01:10:09au sens propre
01:10:10du terme
01:10:11il ne faisait pas
01:10:11de la grande politique
01:10:12encore moins l'histoire
01:10:13selon les sondages
01:10:14il est menacé
01:10:15d'autres je pense
01:10:16Emmanuel Denis Atour
01:10:17je pense qu'il était
01:10:18voilà
01:10:18et Bordeaux
01:10:19enfin en tout cas
01:10:20il y a une redistribution
01:10:21des cartes
01:10:22Philippe Lenschener
01:10:23je vais vous poser
01:10:24une question toute bête
01:10:25qui utilise le plus
01:10:27le mot écologie
01:10:27dans son discours politique
01:10:28alors l'élément de paramètre
01:10:30ce sont les messages
01:10:31sur X
01:10:32les anciens tweets
01:10:33et là vous avez fait
01:10:34une mesure
01:10:35candidat par candidat
01:10:36responsable politique
01:10:37par politique
01:10:38alors qui arrive en tête
01:10:39de celui
01:10:40ou celle qui cite
01:10:41le plus le mot écologie
01:10:42alors c'est une catastrophe
01:10:43parce que
01:10:45c'est comme si
01:10:45vous me demandiez
01:10:46en finale des Jeux Olympiques
01:10:48qui est arrivé en tête
01:10:50de 8 finalistes
01:10:51qui ont couru le 100 mètres
01:10:52en 12 secondes
01:10:53vous voyez ce que je veux dire
01:10:54ça n'aurait pas de sens
01:10:55donc
01:10:56on assiste à des choses
01:10:58inimaginables
01:10:58donnez-moi des chiffres
01:10:59alors je vous donne une chose
01:11:00alors je vous donne un chiffre
01:11:01à Paris
01:11:02depuis un mois et demi
01:11:04Rachida Dati
01:11:05est celle
01:11:05qui cite
01:11:064 fois plus
01:11:07que n'importe lequel
01:11:08de ses candidats
01:11:09le mot écologie
01:11:10mais elle est maligne
01:11:10elle a compris
01:11:11l'électorat parisien
01:11:13parce qu'elle voit
01:11:15la faiblesse
01:11:15le bobo est écolo
01:11:16on est d'accord
01:11:17dans laquelle
01:11:18oui mais le bobo est écolo
01:11:20il n'est pas que ça
01:11:21je dis ça très respectueusement
01:11:22pour les bobos écolo
01:11:24mais elle a compris
01:11:24que la clientèle
01:11:25était de ce côté là
01:11:26et puis à Paris
01:11:26c'est gagné
01:11:27dans les têtes
01:11:28c'est à dire que
01:11:29si vous demandez à Paris
01:11:30de refermer les berges
01:11:33personne ne le fera
01:11:34la preuve ça
01:11:34vous vouliez que le froid
01:11:35que ce soit un cauchemar
01:11:36c'est d'ailleurs
01:11:37que l'écologie a gagné
01:11:38c'est deux choses différentes
01:11:40c'est à dire que
01:11:41alors c'est très intéressant
01:11:42votre remarque
01:11:43et je ne vais pas la fuir
01:11:45c'est un cauchemar
01:11:47pour les gens du Grand Paris
01:11:48qui rentrent dans Paris
01:11:50exact
01:11:5267% des parisiens
01:11:54n'ont pas de véhicules
01:11:57de voitures
01:11:59ce sont des jeunes gens
01:12:00bien souvent
01:12:00donc ils sont écologisés
01:12:01ils sont écologisés
01:12:04et donc ils n'ont pas de problème
01:12:06c'est à dire que
01:12:06le cauchemar parisien
01:12:08c'est un cauchemar
01:12:09de gens qui vivent
01:12:10tout autour de Paris
01:12:12et qui ont besoin
01:12:12de traverser Paris
01:12:13et d'ailleurs
01:12:14on pourrait se poser
01:12:14une question
01:12:15juste de la générosité politique
01:12:17de gens
01:12:18qui disent que
01:12:19le Grand Paris
01:12:19c'est important
01:12:20mais qui quand ils décident
01:12:22décident pour le petit Paris
01:12:23on pourrait
01:12:25donc Rachida Dapty à Paris
01:12:26arrive en tête
01:12:26des citateurs
01:12:29des citatrices
01:12:30et on voit
01:12:31de manière assez intéressante
01:12:33une plongée
01:12:34une sorte de plongée
01:12:35en piquet
01:12:36de LFI
01:12:38sur ces thèmes
01:12:40c'est vrai partout
01:12:41où il y a des villes
01:12:42où au contraire
01:12:44LFI
01:12:44cite
01:12:45d'abord
01:12:45chez les responsables écologistes
01:12:48qu'est-ce qui sont quand même
01:12:49en tête
01:12:50des citations
01:12:51oui Marine Tondelier
01:12:52est en tête
01:12:52mais à nouveau
01:12:53je reprends
01:12:54donnez-moi un chiffre
01:12:54pour Marie Tondelier
01:12:55je vais vous laisser deux secondes
01:12:56pour vous le trouver
01:12:5771
01:12:57c'est-à-dire
01:12:59elle cite 71 fois
01:13:00oui absolument
01:13:00parce que j'appelle
01:13:01six fois par mois
01:13:02donc elle cite
01:13:02mais vous vous rendez compte
01:13:04et là c'est très très intéressant
01:13:05parce que pour toute personne
01:13:06qui aime la politique
01:13:07et qui se dit
01:13:09tiens Marine Tondelier
01:13:10a un type de pratique
01:13:11et puis que se passe-t-il
01:13:12si je la mets cette pratique
01:13:14en liaison avec ce dont
01:13:15nous parlons aujourd'hui
01:13:16donc elle reste fidèle à l'évangile
01:13:17elle cite le texte
01:13:18quand même
01:13:19voilà
01:13:19elle cite le texte
01:13:21mais sa pratique
01:13:22quelle est-elle ?
01:13:24quelle est-elle ?
01:13:25Marine Tondelier
01:13:26n'a qu'un objectif
01:13:27être candidate
01:13:28à l'élection présidentielle
01:13:30elle ne peut pas
01:13:32l'être seule
01:13:32puisque ce serait bien sûr
01:13:34un 1,5% garantie
01:13:36donc ce qu'elle veut
01:13:37c'est réussir
01:13:38à créer les conditions
01:13:39d'une primaire
01:13:39donc elle parle
01:13:40toute la journée
01:13:41avec l'EFI
01:13:42elle parle toute la journée
01:13:43avec le PC
01:13:44avec le PS
01:13:45avec Olivier Faure
01:13:46plus qu'avec le PS
01:13:47et avec les gens
01:13:49de l'après
01:13:49vous savez Corbière
01:13:50Garrido
01:13:53Clémentine Autain
01:13:53etc
01:13:54et donc ce faisant
01:13:56son débat
01:13:57c'est d'être
01:13:58le barycentre
01:13:59de tous ces gens-là
01:14:00ça fait un an
01:14:02qu'elle court
01:14:02après cela
01:14:02elle ne peut pas
01:14:04être le barycentre
01:14:04autour de l'écologie
01:14:05elle peut être
01:14:06le barycentre
01:14:07autour d'une pratique politique
01:14:08et autour du social
01:14:10et donc
01:14:11ça veut dire
01:14:11que quand vous passez
01:14:12votre temps
01:14:12à faire cela
01:14:13vous ne pouvez pas
01:14:14passer votre temps
01:14:15à défendre
01:14:15votre vertical
01:14:16qui est la vertical
01:14:18de l'écologie
01:14:18alors le président
01:14:19Emmanuel Macron
01:14:20en 2024
01:14:21il cite
01:14:22dans ses X
01:14:2310 fois
01:14:24l'écologie
01:14:25et en 2025
01:14:27on descend
01:14:27à 6
01:14:28c'est quand même
01:14:29dérisoire
01:14:31oui mais alors
01:14:31justement
01:14:32François Hollande
01:14:32une fois en 2024
01:14:340 en 2025
01:14:35qu'est-ce qu'il lui prend ?
01:14:36il n'y croit plus ?
01:14:37c'est pas qu'il n'y croit plus
01:14:38c'est qu'ensuite
01:14:38vous avez
01:14:39ce que
01:14:40d'abord vous n'êtes plus là
01:14:41dans le cadre de François Hollande
01:14:43alors ça va
01:14:43mon avis
01:14:44terriblement changé
01:14:45dans les semaines qui viennent
01:14:45mais vous n'êtes pas
01:14:46sur quelqu'un
01:14:47à qui une position institutionnelle
01:14:50donne la possibilité
01:14:51de parler
01:14:51et de communiquer
01:14:52constamment
01:14:53puisqu'il n'est pas
01:14:54président du groupe socialiste
01:14:55à l'Assemblée Nationale
01:14:56il n'est pas
01:14:57premier secrétaire
01:14:57de son parti
01:14:58donc il a peu
01:14:59d'occasion
01:15:00de parler
01:15:01de parler publiquement
01:15:02mais vous voyez
01:15:03ce qui est très intéressant
01:15:04c'est que
01:15:05vous êtes aussi tributaire
01:15:06de ce que le débat public
01:15:08vous propose
01:15:10le terme écologique
01:15:12sur toute l'année
01:15:14dans le débat public
01:15:14le rapport entre le mot
01:15:16armé
01:15:17et le mot écologie
01:15:19est de 1 pour 7
01:15:20le rapport entre le mot budget
01:15:22et le mot écologie
01:15:24est de 1 pour 40
01:15:25et le rapport entre le mot culture
01:15:28et les mots écologie
01:15:29est de 1 pour 70
01:15:31donc la défense
01:15:32plus importante que l'écologie
01:15:33les impôts
01:15:34les impôts
01:15:35plus importants que l'écologie
01:15:36alors pas que les impôts
01:15:37c'est que vous avez eu
01:15:37tous ces psychodrames
01:15:39autour des budgets
01:15:40qui allaient être censurés
01:15:40par censurés
01:15:41passer
01:15:41pour la finale
01:15:42les gens c'est
01:15:43est-ce que je vais payer plus ou pas
01:15:44et puis
01:15:44alors un truc merveilleux
01:15:45qui moi me ravit
01:15:46d'un point de vue
01:15:46tout à fait personnel
01:15:47mais c'est personnel
01:15:48c'est que la culture
01:15:49il y a vraiment
01:15:49une exception culturelle
01:15:50dans ce pays
01:15:51puisque nous avons
01:15:5270 millions
01:15:53d'occurrences du mot culture
01:15:55sur X
01:15:57en 2025
01:15:58alors est-ce que la culture
01:15:59ne serait pas
01:15:59la nouvelle écologie
01:16:00j'allais dire
01:16:01mentale
01:16:04vous restez avec nous
01:16:06vous êtes sur Sud Radio
01:16:07je reçois
01:16:08Philippe Lenschener
01:16:09qui s'occupe
01:16:10du laboratoire
01:16:11de la revue politique
01:16:12et parlementaire
01:16:13et puis Gaël Brustier
01:16:13nous sommes en train
01:16:14de décrypter
01:16:15de façon métonique
01:16:16et scientifique
01:16:17le poids
01:16:18le rôle
01:16:18le sens du mot écologie
01:16:20dans la classe politique
01:16:20et chez nos concitoyens
01:16:22et nous découvrons
01:16:23qu'il y a quand même
01:16:24une révolution
01:16:25sur la façon
01:16:26dont l'écologie est perçue
01:16:28mythe ou réalité
01:16:29gag au pub
01:16:31on en est là
01:16:31et on continue
01:16:32à en discuter
01:16:33vous nous appelez
01:16:33au 08 126 300 300
01:16:35Emmanuel Galasso
01:16:37vous prendra votre appel
01:16:38et Philippe Lenschener
01:16:39et Gaël Brustier
01:16:40ils répondront
01:16:41à tout de suite
01:16:41sur Sud Radio
01:16:42Sud Anzeur
01:16:43Sud Radio
01:16:44la France dans tous ses états
01:16:46Péricault Légas
01:16:47vous êtes bien
01:16:49sur Sud Radio
01:16:50il est 13h47
01:16:51je reçois
01:16:52Philippe Lenschener
01:16:53et Gaël Brustier
01:16:53nous sommes dans un débat
01:16:55passionnant
01:16:56parce qu'il résume
01:16:57les 40 dernières années
01:16:58de la politique française
01:16:59il annonce
01:17:00les 40 futures années
01:17:01et Philippe Lenschener
01:17:02arrive avec une étude
01:17:03faite pour la revue
01:17:04politique et parlementaire
01:17:07Philippe Lenschener
01:17:08est un laborantin
01:17:09des opinions publiques
01:17:10et nous explique
01:17:11à notre grande considération
01:17:14que l'écologie
01:17:15n'est plus ce qu'elle est
01:17:17elle ne veut plus dire
01:17:18ce qu'elle veut
01:17:18elle n'a plus le sens
01:17:19ça ne veut pas dire
01:17:20qu'elle a disparu
01:17:20des consciences
01:17:21au contraire
01:17:22en tout cas
01:17:23elle n'est plus
01:17:23la thématique centrale
01:17:24de la dialectique
01:17:26et du débat politique
01:17:26français en 2026
01:17:28alors qu'on n'a jamais
01:17:29été confronté
01:17:29sur cette planète
01:17:30et dans les cieux
01:17:31qui a des problèmes écologiques
01:17:32on prend
01:17:32tout simplement
01:17:33on ne va pas toutes les citer
01:17:34parce que vous avez passé
01:17:35toutes les grandes villes
01:17:35en revue
01:17:36Philippe Lenschener
01:17:36on prend Marseille
01:17:38on est sud radio
01:17:39c'est la grande métropole
01:17:40on adore Marseille
01:17:41et s'il y a des sujets
01:17:43environnementaux
01:17:43c'est bien Marseille
01:17:44qui est concerné
01:17:46et là on prend
01:17:47les 5 candidats
01:17:49enfin les 4 candidats
01:17:50principaux en tout cas
01:17:51Benoît Payan
01:17:52Franck Alizio
01:17:53Martine Vassal
01:17:54Sébastien Delogu
01:17:55en 2025
01:17:56zéro citation
01:17:58du mot écologie
01:17:58et en campagne
01:17:59zéro citation
01:18:01heureusement que j'ai
01:18:02le document sous les yeux
01:18:02Philippe Lenschener
01:18:03je pense que c'était un fake
01:18:04ou un 1er avril
01:18:05on ne peut pas le croire
01:18:06on ne peut pas le croire
01:18:06autrement
01:18:06alors d'abord je me permets
01:18:07juste avec votre accord
01:18:09de rappeler à nos auditeurs
01:18:10qu'ils vont sur le site
01:18:11de la revue politique
01:18:12et parlementaire
01:18:13et toutes ces fiches
01:18:14sont en accès libre
01:18:15bien évidemment
01:18:15on redonnera à la fin
01:18:16de l'émission
01:18:16les coordonnées
01:18:17pour que nos auditeurs
01:18:17puissent aller consulter
01:18:18ce formidable document
01:18:19voilà alors
01:18:21Marseille c'est quelque chose
01:18:22d'incroyable
01:18:23et ça nous amène
01:18:26dans l'analyse politique
01:18:29à bien ne pas calquer
01:18:31des schémas européens
01:18:33mondiaux ou français
01:18:34sur des situations locales
01:18:36parce qu'après tout
01:18:37Marseille est une ville
01:18:38hyper politisée
01:18:39Marseille est une ville
01:18:41assez dure
01:18:42et c'est vrai que
01:18:43vous avez des candidats
01:18:45qui sont des candidats
01:18:46politiques vraiment
01:18:48pur sucre et pur jus
01:18:49et qui sont même
01:18:50dans la politique aérie
01:18:51pour certains quoi
01:18:52et donc Benoît Payan
01:18:55est un
01:18:56et ce n'est absolument
01:18:57pas une critique
01:18:57c'est un fait
01:18:58c'est un garçon
01:19:00né dans l'EPS
01:19:01qui a grandi
01:19:02dans l'EPS
01:19:03qui ne vient pas d'ailleurs
01:19:04et donc lui
01:19:06mis à part le fait
01:19:07que son parti décide
01:19:08qu'il est pour la social-écologie
01:19:09et d'ailleurs
01:19:10il faut rendre à Olivier Faure
01:19:11le fait que
01:19:12de tous les leaders
01:19:13il est un des moins médiocres
01:19:14sur l'utilisation
01:19:15du terme
01:19:16il arrive en
01:19:17alors attendez
01:19:18il arrive au niveau national
01:19:19en deuxième position
01:19:20après Marine Tandelier
01:19:2271 citations
01:19:23en 2025
01:19:23Olivier Faure
01:19:2526
01:19:25mais attention
01:19:26en troisième position
01:19:27médaille de bronze
01:19:28Jordan Mandela
01:19:2922 citations
01:19:30et en 36
01:19:31lui c'est où il va
01:19:33par contre
01:19:33mais en cela
01:19:34il a bien son âge
01:19:34absolument
01:19:36Franck Alizio
01:19:37est également
01:19:40un politique
01:19:41qui est intéressé
01:19:42par les sujets
01:19:43de nationalisme
01:19:44de souveraineté
01:19:45d'immigration
01:19:46donc ça ne l'intéresse pas
01:19:47l'écologie
01:19:48Martine Vassal
01:19:49on a vu
01:19:50qu'elle n'avait
01:19:51de pétain
01:19:52que de la formule
01:19:53parce que dans
01:19:53Travail Famille Patrie
01:19:54il y avait
01:19:54il ne faut jamais oublier
01:19:55la terre ne ment pas
01:19:56mais c'est celle
01:19:57qu'elle a oubliée
01:19:57parce qu'autrement
01:19:58elle aurait pu
01:19:59éventuellement
01:20:00se rapprocher
01:20:01du sujet
01:20:02par Emmanuel Berne
01:20:02intellectuel de gauche
01:20:03fondateur de Marianne
01:20:05en 1938
01:20:06l'époque était ce qu'elle était
01:20:09Sébastien Delogu
01:20:10de toute façon
01:20:11il est né politiquement
01:20:12dans le Cambouis
01:20:13avec la révolte
01:20:14des taxis marseillais
01:20:15oui
01:20:15il y reste à mon avis
01:20:17dans le Cambouis
01:20:17c'est facile
01:20:18et donc
01:20:18Marseille est une ville
01:20:20sur laquelle
01:20:20il semblerait
01:20:21mais peut-être
01:20:22que c'est le fait
01:20:23de vivre
01:20:24au bord de l'eau
01:20:25qui rend les choses
01:20:26moins brutales
01:20:28mais Marseille
01:20:29est une ville
01:20:29dont au niveau
01:20:31institutionnel
01:20:32l'enjeu écologique
01:20:33était absolument absent
01:20:34Gaëlle Brustier
01:20:35vous qui observez
01:20:36la vie politique
01:20:36et sociale
01:20:37et culturelle
01:20:38de la République française
01:20:39depuis un certain temps
01:20:39avec pertinence
01:20:40et détachement
01:20:41ça vous désole tout ça
01:20:42ça veut dire que quoi
01:20:43ce sont des valeurs éphémères
01:20:45il n'y a rien de plus important
01:20:46aujourd'hui
01:20:46que la question environnementale
01:20:47sur cette planète
01:20:48on le voit tous les jours
01:20:49c'est passé au second ordre
01:20:51parce qu'on disait
01:20:53au Rantenne tout à l'heure
01:20:53au contraire
01:20:54c'est une victoire énorme
01:20:55ou une victoire énorme
01:20:56est-ce que le terme
01:20:57est tellement galvaudé
01:20:58on parlait avec
01:20:58Philippe Pétienner
01:21:00gaullisme
01:21:01communisme
01:21:01est-ce que les mots
01:21:02qui ont encore un sens
01:21:03le mot écologie
01:21:04c'est ringard
01:21:05c'est dépassé
01:21:05donc la vivacité
01:21:08des combats écolo
01:21:09notamment par exemple
01:21:10dans les Alpes
01:21:11contre les prochains JO
01:21:13contre la Gabgi
01:21:14contre l'autoroute à 68
01:21:16à 69
01:21:17le délire
01:21:19de la neige artificielle
01:21:20à tout va
01:21:21etc
01:21:22ne se revendique pas
01:21:23toujours explicitement
01:21:24de l'écologie
01:21:25encore moins
01:21:26de l'écologie politique
01:21:28et là où il y a
01:21:29des combats écologistes
01:21:30il n'y a pas forcément
01:21:31le mot écologie
01:21:32et là où il y a l'écologie
01:21:33il n'y a pas forcément
01:21:33l'action écologiste
01:21:35c'est là où il y a
01:21:36un gap
01:21:37mais il y a surtout
01:21:38la question de l'adhésion
01:21:39des partis politiques
01:21:41aujourd'hui
01:21:42comme ils n'ont plus
01:21:42d'idéologie
01:21:43ils prennent la fausse
01:21:43conscience du moment
01:21:45et donc
01:21:45c'est vrai
01:21:46qu'à un moment donné
01:21:47ils ont un peu vidé
01:21:48de sa substance
01:21:48le combat écologiste
01:21:49et l'écologie en général
01:21:52en la brandissant
01:21:54à tout va
01:21:54et en la brandissant
01:21:55un peu comme un moulin
01:21:56à prière
01:21:56mais qui était vide
01:21:57qui n'était plus opérant
01:21:59d'où le fait
01:22:01qu'elle s'est vidée
01:22:01de sa substance
01:22:02et ce qu'on voit vraiment
01:22:03sur le terrain
01:22:04et dans les relations
01:22:05avec les gens
01:22:05c'est que la politique
01:22:06c'est aussi des affects
01:22:07et la question animale
01:22:09qui est la question aussi
01:22:10de l'autre vivant
01:22:11évidemment
01:22:12à côté de nous
01:22:12dans notre salon
01:22:13dans la rue
01:22:14dans nos parcs
01:22:15et jardins
01:22:16est une question
01:22:17qui est vraiment
01:22:19en expansion
01:22:20constante
01:22:21et les gens
01:22:22apostrophent
01:22:22les candidats
01:22:23il y a un parti animaliste
01:22:24d'ailleurs
01:22:24qui ne fait pas
01:22:27que de petites voix
01:22:28qui a fait plus
01:22:29que le parti communiste
01:22:30à une élection européenne
01:22:31qui est très présent
01:22:33dans beaucoup d'endroits
01:22:33une vraie préoccupation
01:22:34et qui redonne
01:22:35à l'écologie
01:22:36d'une autre manière
01:22:37le rapport au vivant
01:22:38est toujours très présent
01:22:39dans le débat public
01:22:41et dans l'attitude
01:22:43des consommateurs
01:22:44des citoyens
01:22:44des individus
01:22:45c'est une question
01:22:46qui est en pleine augmentation
01:22:47donc oui
01:22:48le mot écologie
01:22:49est vraiment vidé
01:22:50de sa substance
01:22:51et il est un peu évacué
01:22:52de la scène politique
01:22:54parce qu'il est rentré
01:22:55dans notre quotidien
01:22:55parce qu'il est rentré
01:22:56dans notre quotidien
01:22:57peut-être parce que
01:22:57l'idée devient contestée
01:22:59et que comme l'idée
01:23:00devient contestée
01:23:02elle n'a plus besoin
01:23:02de nom
01:23:03elle passe de l'idéologie
01:23:04à la mise en oeuvre
01:23:05en fait
01:23:06elle passe du concept
01:23:06au pragmatisme
01:23:07et donc
01:23:08il est possible
01:23:09que le mot
01:23:12écologie
01:23:13meure de sa victoire
01:23:15voilà
01:23:16alors c'est ce que
01:23:17vous constatez
01:23:18messieurs
01:23:18on est bien d'accord
01:23:20donc effectivement
01:23:20c'est un acquis
01:23:22gigantesque
01:23:23pour autant
01:23:24il y a bien quelqu'un
01:23:25qui va dire
01:23:25attention
01:23:26alors soit
01:23:27il y a deux possibilités
01:23:29quand on prend le christianisme
01:23:30soit on est l'orthodoxe
01:23:31je suis dans le droit chemin
01:23:32soit je suis le catholique
01:23:33je suis dans le pur
01:23:34qui est l'orthodoxe
01:23:35qui est le catholique
01:23:36de l'écologie
01:23:37parce qu'il y en a bien
01:23:37qui me disent
01:23:37non non
01:23:38c'est moi qui suis propriétaire
01:23:39du concept
01:23:39les autres
01:23:40c'est pas des sincères
01:23:41le vrai de vrai
01:23:42qui croit dur comme fer
01:23:43à l'écologie
01:23:44c'est moi
01:23:45ça reste écologique
01:23:45si on file la métaphore
01:23:47il se pourrait bien
01:23:48que les laïcs
01:23:49et les athées
01:23:49soient les vainqueurs
01:23:51parce qu'ils se sont
01:23:52emparés de la chose
01:23:53ils l'ont
01:23:55déthéologisé
01:23:55et ils la mettent en oeuvre
01:23:57en se fichant des dogmes
01:24:00et en n'allant pas
01:24:01dans des manifestations
01:24:03le dimanche
01:24:05montrer une dévotion
01:24:06au dieu écologie
01:24:07si je puis me permettre
01:24:09pour autant
01:24:09Philippe Pensionner
01:24:11c'est une idée
01:24:12qui mobilise encore
01:24:13les consciences
01:24:15les énergies
01:24:16qui restent
01:24:16un thème national
01:24:17même s'il n'est pas cité
01:24:19l'enjeu national
01:24:20reste total
01:24:21ça veut dire une clientèle
01:24:22ça veut dire un électorat
01:24:23est-ce que vous ne croyez pas
01:24:24qu'aujourd'hui
01:24:25les grands leaders
01:24:25des principaux partis
01:24:27vont se dire
01:24:28par ici la monnaie
01:24:29le vrai écologiste
01:24:30c'est moi
01:24:30votez pour moi en 2027
01:24:31est-ce que c'est pas un peu
01:24:32la tentation
01:24:33de Jean-Luc Mélenchon
01:24:34ils devront le prouver
01:24:34il faut le prouver
01:24:35ils devront le prouver
01:24:36parce que les gens vont sortir
01:24:37d'une élection
01:24:38municipale
01:24:39où tous les candidats
01:24:41auront pris à la lettre
01:24:42cet impératif
01:24:44pour 75% d'entre eux
01:24:46d'avoir le cadre de vie
01:24:47les mobilités douces
01:24:49l'environnement
01:24:50au centre
01:24:51des programmes
01:24:53municipaux
01:24:54avec avantage à gauche
01:24:55peut-être quand même
01:24:55on considère
01:24:56alors que c'est curieux
01:24:57l'écologie
01:24:57est une valeur de droite
01:24:58puisque c'est une conservation
01:24:59une préservation
01:25:00contre le progrès
01:25:01mais c'est vrai que
01:25:03comme l'écologie
01:25:04est tout de même
01:25:05une contestation
01:25:06d'un ordre
01:25:09d'un ordre
01:25:09industriel
01:25:10qui s'est un petit peu
01:25:12enflammé
01:25:12puisqu'on va quand même
01:25:13réussir
01:25:14en quelques centaines
01:25:16d'années
01:25:16à dilapider
01:25:17ce que des millions
01:25:17d'années
01:25:17n'auront pas
01:25:18dilapidé auparavant
01:25:19il est vrai
01:25:20que la gauche
01:25:21a naturellement
01:25:23saisi
01:25:23cette
01:25:26et puis
01:25:27cet oriflame
01:25:28et on voit bien
01:25:29d'ailleurs
01:25:29dans la façon
01:25:30dont Donald Trump
01:25:31est en train
01:25:32de réagir
01:25:33la première chose
01:25:33qu'il fait
01:25:34quand il arrive
01:25:34c'est dire
01:25:35que les accords
01:25:35de Paris
01:25:35sont caduques
01:25:36et que tout ça
01:25:37ça n'existe pas
01:25:38et que finalement
01:25:39vous vous souvenez
01:25:40quand il y avait
01:25:41des tempêtes
01:25:41et de la neige
01:25:42à New York
01:25:42il a expliqué
01:25:43que c'était la preuve
01:25:44que le réchauffement
01:25:45climatique
01:25:45n'existait pas
01:25:46donc c'est tout de même
01:25:47dans certains endroits
01:25:48de la planète
01:25:49là nous avons une étude
01:25:50très française
01:25:50dans certains endroits
01:25:51de la planète
01:25:52c'est un combat continu
01:25:53pour une idée estompée
01:25:54elle est encore bien présente
01:25:55dans les consciences
01:25:56elle est encore présente
01:25:58dans la planète
01:25:58et dans le ciel
01:25:59merci Gaëlle Brustier
01:26:00Philippe Pensionnaire
01:26:01d'avoir été avec nous
01:26:02voilà je vous dis à demain
01:26:03et là je vous laisse
01:26:04avec notre amie
01:26:07Brigitte Laé
01:26:07qui va nous parler
01:26:08d'une écologie
01:26:09beaucoup plus sentimentale
01:26:10et sensuelle
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