- il y a 9 heures
Avec Pierre Juston (administrateur de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) et Damien Le Guay (philosophe, auteur de "quand l’euthanasie sera là")
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05Allez, les votes sont en elles cet après-midi à l'Assemblée Nationale sur les deux propositions de loi, c
00:11'est en deuxième lecture,
00:13concernant les soins palliatifs et le droit de l'aide à mourir.
00:16C'était initialement prévu hier, mais apparemment il y a encore un besoin de discussion.
00:22Il y a quand même un doute sur l'issue de ce vote, on va vous tout dire dans un
00:26instant.
00:27En plus, ça ira à mi-avril au Sénat, tout ça n'est pas réglé en réalité.
00:32Le premier texte sur les soins palliatifs, on va voir ça également, il fait à peu près consensus, quoi qu
00:38'il y ait des questions sans poser.
00:39Mais le second, sur l'aide à mourir, semble s'être éloigné de son intention originelle.
00:46Invité ce matin, je commence par vous, bonjour à vous, Pierre Juston.
00:50Bonjour.
00:50Bonjour et bienvenue, vous êtes secrétaire général adjoint de l'ADMD,
00:54l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.
00:57Et bienvenue également à Damien Noguet, bonjour.
01:00Bonjour.
01:00Vous êtes philosophe et auteur de « Quand l'euthanasie sera là ? »
01:04édité par Salvatore, Pierre Juston.
01:08De quoi parlons-nous aujourd'hui ?
01:10Il y a ce vote qui arrive, qui n'est pas anodin, qui n'est pas anecdotique.
01:14Les parlementaires, comme toute la société française,
01:17pour une fois ils sont le reflet de ce qui se passe en dehors,
01:19sont divisés sur la question.
01:21Qu'est-ce qui est en jeu ce soir ?
01:23Ce qui est en jeu, c'est un débat qui existe maintenant depuis 1978.
01:26Rendez-vous compte, un débat qui existe depuis maintenant près de 50 ans,
01:29puisque la première proposition de loi qui a été faite sur la question de l'aide active à mourir,
01:33ou de l'aide à mourir,
01:34c'était suite à une proposition de loi en 1978 du sénateur Henri Caillavé.
01:38Puis il y a eu tout un tas de propositions de loi et de projets de loi.
01:41Vous savez, il y a eu le projet de loi du gouvernement,
01:42qui malheureusement a dû s'arrêter dans le débat,
01:45parce qu'il y a eu la dissolution de l'Assemblée nationale.
01:46Et là, on est sur une proposition de loi qui suit son cheminement parlementaire,
01:51avec la navette parlementaire.
01:52Et donc on est en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.
01:54Ce texte va repartir ensuite, après le vote solennel de cet après-midi ou ce soir, au Sénat.
01:59Et puis on aura sans doute une commission mixte paritaire.
02:01Et si cette commission échoue, une troisième et dernière lecture à l'Assemblée nationale.
02:05Alors ça, vous avez raison de rappeler le parcours parlementaire.
02:08Dans le contenu, et je me tournerai vers vous également, Damien Leguay,
02:12Pierre Juston, dans le contenu, il y a donc deux propositions de loi.
02:15Il y a un texte sur les soins palliatifs,
02:16et il y a celui qui est extrêmement sensible également,
02:19surtout d'ailleurs, c'est celui sur l'aide à mourir.
02:23Je suis malade, je suis en fin de parcours,
02:27je suis face à un choix difficile, forcément.
02:30Et est-ce que j'ai le choix de partir ?
02:32Est-ce que je m'auto-administre, on va dire, le produit létal ?
02:36Est-ce que je fais appel à un médecin ?
02:38Tout ça est sur la table, et certains disent,
02:41Damien Leguay, je pense que c'est votre cas,
02:43que ça va un peu trop loin, tout ça.
02:45Un petit peu, c'est un lephémisme, oui.
02:47Vous êtes opposé, ce qui se passe.
02:48Non, mais si vous voulez, il y a deux choses.
02:50La première, c'est qu'il y a eu une dérive absolument folle.
02:54À partir du moment où le gouvernement,
02:57je ne parle pas du projet de loi actuel,
02:59mais à partir du moment où le gouvernement a lancé ce débat,
03:04je me souviens encore de Mme Vautrin,
03:05qui expliquait qu'effectivement, il fallait avoir des garde-fous,
03:08qu'elle était contre,
03:09et que donc, ce n'était possible que s'il y avait des garde-fous, etc.
03:13Bon, c'est la première chose.
03:14Deuxième chose, c'est qu'on est parti, si vous voulez,
03:16d'une intention, de quelque chose sur la fin de vie.
03:20Vous voyez ?
03:20Les derniers moments de la fin de vie.
03:22Les, disons, 0,3% de cas où, effectivement,
03:26il n'y a pas de solution au jour d'aujourd'hui.
03:27Et qu'est-ce qu'on fait ? 0,3%, à peu près,
03:30pour vous donner un ordre de grandeur rapide,
03:32mais à peu près de cet endroit-là.
03:34Et le débat a été lancé,
03:36on a fait sauter progressivement tous les garde-fous,
03:39on a étendu, on a étendu,
03:41quand on a introduit un stade avancé et terminal,
03:44on a mis en danger,
03:46c'est-à-dire, on a intégré dans le processus,
03:48on a comptabilisé,
03:50la Sfab a comptabilisé à peu près,
03:52un million de personnes qui seraient,
03:53non pas, qui iraient,
03:56mais qui sont éligibles.
03:57Éligibles.
03:57Qui sont éligibles,
03:58parce que quand vous avez une dialyse de longue durée,
04:01vous rentrez...
04:02Vous élargissez le champ,
04:03et pour rentrer éligible,
04:05jusqu'à un million.
04:05On n'est plus à 0,1...
04:07Exactement.
04:07C'est pour ça que quand on dit oui,
04:09même M. Juvin avait dit oui,
04:11on pourrait envisager quelque chose
04:13qui serait une exception d'euthanasie
04:14dans des cas très particuliers.
04:16Et beaucoup de gens,
04:17même moi, j'ai proposé à l'Assemblée nationale
04:19quelque chose qui permettrait le suivi d'assister
04:21dans des cas particuliers,
04:22style Oregon.
04:23Tout ça, c'est terminé.
04:24Tout ça, ça a été balayé.
04:25Tout ça, on a étendu progressivement
04:27les ayants droit,
04:28ceux qui peuvent le faire.
04:30On a refusé d'exclure,
04:31là encore récemment,
04:32on a refusé encore d'exclure
04:34les autistes,
04:35les déficients mentaux,
04:37ceux qui sont sous tutelle.
04:38Tout ça, on a refusé de les exclure
04:44du processus.
04:44On a restreint la procédure.
04:48Maintenant,
04:49dans le texte actuel,
04:50le patient pourrait ne voir qu'un seul médecin.
04:54Ça durera,
04:55ça sera très rapide,
04:5615 jours,
04:57et non pas un mois ou trois mois
04:58comme à l'étranger.
05:00Bref,
05:00tout est fait
05:01pour que,
05:02effectivement,
05:03on accélère le processus,
05:05on étende
05:05les ayants droit
05:06et on mette en insécurité
05:09tous ceux qui,
05:09d'une façon ou d'une autre,
05:10se sentent,
05:11effectivement en danger
05:12face à cette loi-là.
05:14Pierre,
05:15justement,
05:15ce sont des arguments,
05:16ceux de Damien Leguay,
05:18qui sont audibles.
05:19Nos auditeurs
05:20qui intervenaient
05:21juste avant votre arrivée,
05:23au fond,
05:23étaient face à ces choix également.
05:25Ils étaient confrontés
05:26à des solutions de réalité,
05:27le papa,
05:28le mari,
05:28etc.
05:29et nous disaient
05:30un peu la même chose,
05:31en quelque sorte.
05:32Mais en fait,
05:32c'est toujours le même débat
05:34que nous avons avec M. Leguay,
05:35c'est que la réalité,
05:36c'est qu'il s'agit d'une liberté.
05:37Une liberté,
05:38on ne l'use pas de la même manière,
05:39on a le droit de s'en servir
05:41ou de ne pas s'en servir.
05:42Vous n'êtes pas obligé
05:42de vous marier,
05:43vous n'êtes pas obligé
05:44de vous marier
05:44avec une personne du même sexe.
05:46Le mariage pour tous
05:47a été voté.
05:48Il s'agit,
05:49alors évidemment,
05:49ce n'est pas le même sujet,
05:50il s'agit d'un sujet grave
05:51puisqu'il s'agit de la mort
05:52de la personne.
05:53Mais il s'agit de personnes,
05:54je vais quand même rappeler
05:55les conditions
05:55parce que M. Leguay
05:56parle d'une condition,
05:57ce sont des conditions
05:58qui sont cumulatives,
05:59rappelons-le.
06:00Il faut être majeur,
06:01il faut être français
06:01ou résident en France,
06:03il faut être atteint
06:03d'une affection grave
06:05ou incurable.
06:05Je rappelle le mot incurable,
06:06ce que ça veut dire,
06:07c'est une maladie
06:07dont on ne peut pas guérir.
06:09C'est une maladie grave,
06:11de la même manière,
06:12ce n'est pas une petite maladie
06:14ou ce n'est pas une maladie chronique.
06:16Maladie grave,
06:16ça a été défini.
06:17De la même manière,
06:18il faut que cette maladie,
06:19cette affection grave ou incurable
06:20engage le pronostic vital
06:22en phase avancée ou terminale.
06:24Au bout du bout.
06:25Oui, bien sûr.
06:26Alors, on n'attend pas nécessairement
06:27la phase agonique.
06:28Mais en tous les cas,
06:29à partir du moment
06:30où la personne est atteinte
06:31de cette affection grave,
06:32incurable,
06:33que cela engage le pronostic vital
06:35en phase avancée ou terminale,
06:36qu'elle est évidemment,
06:37et c'est la condition sine qua non,
06:38apte à manifester sa volonté
06:40de façon libre et éclairée.
06:41C'est ce que je disais dès le départ,
06:43c'est une liberté.
06:43Donc la personne,
06:44elle décide
06:45et elle demande pour elle-même.
06:47Ce ne sont ni ses proches,
06:49ni un religieux,
06:50ni un médecin à sa place.
06:51C'est à la personne
06:52qu'il convient de demander
06:53et de décider pour elle-même
06:54parce que sa vie
06:55n'est devenue que de la survie.
06:57C'est de ça dont il s'agit.
06:59J'aimerais juste qu'on précise
07:00parce que j'entends
07:01beaucoup de gens
07:02qui disent à peu près
07:03n'importe quoi sur le sujet.
07:04Damien Leguay
07:04qui va vous répondre
07:05juste une question additionnelle.
07:07La loi précédente
07:08Claes-Leonetti
07:09n'allait pas jusque là ?
07:10Alors non,
07:11parce que la loi précédente
07:12Claes-Leonetti,
07:13c'était ce qu'on appelait
07:14une sédation profonde
07:15et continue jusqu'au décès.
07:16Et il fallait attendre précisément
07:17la phase agonique,
07:18c'est-à-dire les dernières heures,
07:19les derniers instants.
07:20Sauf qu'il y a un certain nombre
07:21de personnes
07:21qui ne pouvaient pas en bénéficier.
07:23Je pense par exemple
07:24notamment aux maladies Charcot.
07:25Vous savez,
07:26un certain nombre
07:26de maladies neurodégénératives
07:29qui vous enferment
07:29dans votre propre corps.
07:30Vous n'êtes plus en capacité
07:31de manifester votre volonté.
07:32Bien comprendre les subtilités
07:33entre les textes.
07:34Damien Leguay,
07:35répondez à Pierre Juston.
07:36Je vous vois,
07:36vous n'êtes pas d'accord.
07:38Non, mais on est d'accord.
07:40Enfin, la question n'est pas de...
07:42Vous avez vu réagir
07:42sur l'idée
07:44sur laquelle
07:45nous sommes au bout du bout
07:46du bout d'un processus.
07:47Vous semblez en désaccord avec ça ?
07:48Oui, c'est-à-dire que
07:51comme M. Juston
07:53et moi,
07:53nous pouvons constater
07:55objectivement
07:56qu'il ne s'agit plus
07:57d'être au bout du bout
07:58du bout du processus.
08:00C'est ça.
08:01La dérive, elle est là.
08:02Toute la question est là.
08:03Non, non, mais
08:04la dérive, elle est là.
08:05Le gouvernement avait dit
08:06oui, c'est juste effectivement
08:07pour le bout du bout du bout du bout
08:09pour régler ces cas
08:11qui posent problème
08:12et on peut concevoir
08:13que ça pose problème.
08:14Et ça pose problème.
08:15et que toutes les souffrances
08:16sont inacceptables
08:17et inhumaines
08:18quand on voit
08:19ce qu'il en est.
08:20Mais ce n'est plus ça du tout.
08:22Voilà.
08:22Ce n'est plus ça du tout.
08:23Donc, quand je dis
08:24qu'il y a un million de personnes
08:25au moins
08:26qui sont concernées
08:27par ce projet de loi,
08:31ce n'est pas un fantasme.
08:33Le périmètre a été élargi.
08:34Ce n'est pas un fantasme.
08:35Ce n'est pas une mauvaise information
08:37que je donne.
08:38C'est une vraie information
08:39que je donne.
08:40Donc, effectivement,
08:41quand on dit maladie grave
08:42et incurable,
08:42quand on dit un certain nombre de choses,
08:43oui, mais tout ça
08:44a été étendu.
08:45Donc, on a étendu
08:47le champ des ayants droit,
08:48on a limité
08:51les procédures,
08:52les garde-fous,
08:53les délais de réflexion,
08:54les avis.
08:55Et puis,
08:56M. Justin dit
08:57une loi de liberté.
08:58Bon, moi, je veux bien
08:59une loi de liberté.
09:01C'est une façon de voir les choses.
09:02Mais il y a deux objections à ça.
09:04La première,
09:05c'est que nombreux ont été
09:07ceux qui ont été
09:08contre la peine de mort.
09:10Vous voyez ?
09:10Donc, c'est une liberté...
09:11Attendez,
09:12je finis,
09:12je finis juste ma réflexion.
09:14C'est juste pour dire
09:15que si on est contre
09:16la peine de mort
09:16qui concerne
09:17quelques personnes par an,
09:18on considère
09:19qu'il y a un environnement
09:20qui fait que
09:21nos valeurs communes
09:22sont contre ceci
09:24ou contre cela.
09:25Vous voyez ?
09:25Donc, ce n'est pas juste
09:26une liberté accordée
09:27à quelques-uns.
09:27C'est un bouleversement complet
09:30de l'écosystème général de ça.
09:32Et la deuxième chose
09:33sur l'action de la liberté,
09:34je m'arrête là,
09:36c'est juste,
09:36vous avez introduit
09:38vos amis
09:39et M. Falorni,
09:41le délit d'entrave
09:42qui est un scandale.
09:43Un scandale.
09:44Le délit d'entrave,
09:45c'est-à-dire qu'une personne
09:46qui, d'une façon ou d'une autre,
09:48manifesterait son opposition
09:49à une procédure,
09:51à l'expression...
09:52Vous le définissiez très mal.
09:53Non, non,
09:54je définis très bien
09:55parce que je sais exactement
09:57ce que vous allez dire
09:58et que d'autres juristes
09:59pensent exactement
10:00ce que je pense.
10:01Donc, que tous ceux
10:02qui, d'une façon ou d'une autre,
10:03vont, d'une façon ou d'une autre,
10:05remettre en cause
10:06ce processus,
10:07l'interroger,
10:08questionner,
10:09même les soins palliatifs
10:10se disent
10:10mais est-ce qu'on ne va pas
10:11finir en taule
10:12ces deux ans de prison
10:14et 30 000 euros d'amende ?
10:15Si vous étiez si d'accord
10:16avec ça,
10:17pourquoi avoir maintenu
10:18ce délit d'entrave ?
10:19Donc, la liberté,
10:20elle est très encadrée
10:21et elle-même,
10:22elle va se retourner
10:23contre la liberté.
10:24Juste à mot d'où.
10:25Au contraire,
10:26Pedro, nous attend de Marseille,
10:28nous vous prendrons en direct
10:29dans un instant.
10:30Patientez, Pedro,
10:31votre témoignage est important aussi.
10:32Vous nous appelez au 0826 300 300.
10:35Pierre Juston,
10:35vous répondez quand même.
10:36Oui, très rapidement.
10:38Votre comparaison
10:38avec la peine de mort,
10:39elle est vraiment audacieuse.
10:41Excusez-moi,
10:42mais Elisabeth Badinter,
10:43la femme de Robert Badinter.
10:44Oui, on peut la faire.
10:45Non, mais je vous le rappelle.
10:46Faire parler des morts,
10:47je m'y refuse,
10:48mais allez-y.
10:49Pardon, mais excusez-moi,
10:50mais je pense qu'elle était
10:51quand même bien placée
10:51pour le savoir.
10:52Robert Badinter avait indiqué...
10:54pendant toute sa vie était contre.
10:55Laissez-moi vous répondre.
10:56Non, mais toute sa vie était contre.
10:57Robert Badinter avait indiqué...
10:59Non, il n'était pas contre,
11:00il était pour le suicide assisté.
11:01Il l'avait dit lors de la commission,
11:02il était contre l'euthanasie.
11:03Et par ailleurs,
11:03il a évolué.
11:04Ce qu'a dit exactement Elisabeth Badinter,
11:06et ce que lui-même avait dit
11:07à Olivier Falorni,
11:08elle s'est fondue d'une lettre
11:09précisément parce qu'elle en avait marre
11:10que son mari
11:11et le combat de son mari
11:12aient été instrumentalisés.
11:14Ça, c'est le premier point.
11:15Je pense qu'il y a quand même
11:16une différence à faire
11:17et la comparaison est absolument,
11:18excusez-moi, odieuse
11:19entre la peine de mort
11:20et la question de la fin de vie.
11:21Sur la fin de vie,
11:21c'est une personne
11:22qui se trouve dans des situations
11:23de souffrance inextricable.
11:25C'est la dernière condition
11:25que je n'ai pas citée tout à l'heure
11:27et avec toutes les conditions
11:28que j'ai citées
11:28et qui demande simplement
11:29à pouvoir partir plus tôt
11:30quand elle le décide.
11:31Et enfin, excusez-moi,
11:32mais sur le délit d'entrave,
11:33délit d'entrave,
11:34vous savez très bien ce que c'est,
11:35sur l'IVG,
11:35on l'a bien connu,
11:36c'est des personnes
11:37qui viennent faire
11:40des marges de la honte
11:41de femmes
11:41qui allaient se faire avorter
11:43pour les empêcher
11:44d'aller se faire avorter.
11:45Ce n'est pas vrai.
11:46Bien sûr que si.
11:47Juridiquement, ce n'est pas vrai.
11:48Nous allons poursuivre
11:49cet échange
11:49et dans un instant
11:50nous serons avec Pedro
11:51en direct de Marseille.
11:53Je précise quand même
11:53qu'Olivier Falorni
11:54qui porte ce texte,
11:56lui-même trouve
11:57que ça va même
11:58un peu au-delà
11:59de ce que lui a préconisé
12:00au départ.
12:01On va y venir,
12:02on va détailler tout ça.
12:04C'est lui-même trop,
12:04alors c'est quoi ?
12:05Allez,
12:06juste après la pause,
12:07nous revenons sur ce débat
12:07qui concerne chacun d'entre nous.
12:09La vérité en face,
12:100826,
12:110826-300-300.
12:12Patience, Pedro,
12:13je vous prends en direct
12:14depuis Marseille.
12:14A tout de suite
12:15pour la suite
12:15de La vérité en face.
12:17Le Grand Matin Sud Radio,
12:19La vérité en face,
12:21Jean-François Aquili.
12:22Avec nos invités,
12:23Pierre Juston,
12:23administrateur
12:24et secrétaire général adjoint
12:26de l'Association
12:26pour le droit
12:27de mourir dans la dignité.
12:28Damien Le Guet,
12:29philosophe,
12:29auteur de
12:29Quand l'euthanasie
12:30sera là
12:30chez Salvatore.
12:32Bonjour, Pedro.
12:33Bonjour.
12:34Et merci d'avoir patienté,
12:35Pedro,
12:36depuis Marseille.
12:37Pedro,
12:38que dites-vous
12:39de ce projet
12:40de loi ?
12:41Il y a deux propositions
12:42de loi en réalité.
12:44Fin de vie.
12:44Il y a les soins palliatifs
12:45et la fin de vie.
12:46Que dites-vous ?
12:46Est-ce que vous êtes pour ?
12:47Vous êtes contre ?
12:49Je suis contre,
12:50mais je vais expliquer pourquoi.
12:52Je suis pasteur
12:53de l'église évangélique
12:53à Marseille.
12:55J'accompagne les gens
12:56dans le milieu religieux,
12:58évidemment,
12:59du début de la vie
13:00jusqu'à la fin.
13:01On est à l'hôpital
13:03à la naissance
13:03et on est aussi
13:04à la morgue
13:05au moment de la mort.
13:06Donc, je peux vous dire
13:07que mon avis
13:08n'est pas par contre religieux.
13:09Ce que je veux apporter ici,
13:10c'est surtout un avis
13:11qui est philosophique
13:12et sociologique.
13:14Je pense que la question
13:15va au-delà du médical.
13:16C'est une question
13:17qui est vraiment philosophique.
13:18Je pense que c'est
13:19une question de société
13:20qui relève
13:21de comment est-ce
13:22que la nation
13:23positionne la vie humaine
13:24tout simplement.
13:24Comment est-ce qu'on voit
13:25la vie humaine ?
13:26Vous savez,
13:27dans les valeurs
13:27de la République,
13:28on parle de l'égalité
13:29entre tous les hommes
13:30en dignité,
13:32la protection
13:32contre les attentes
13:33à l'intégrité.
13:35Et je pense que là,
13:36le débat,
13:36il tourne un petit peu trop
13:37vers le médical
13:38et la liberté de l'individu
13:40et un peu trop peu
13:41à quelle est la vie
13:43de la République
13:43et quelle est la vie
13:44de la nation
13:45vis-à-vis
13:46de ses habitants.
13:48Vous y mettez
13:48une dose de spiritualité,
13:51Pedro,
13:51permettez-moi.
13:53C'est dans ma nature,
13:55évidemment,
13:55parce que c'est
13:56ce que je fais quotidiennement.
13:57Mais là,
13:58ce que je veux aujourd'hui,
13:59ce n'est pas faire débat
13:59et partir vers le religieux,
14:01même si j'aurais
14:01plein de textes religieux
14:02à citer.
14:03Le but,
14:04c'est pour ça,
14:04c'est surtout
14:05qu'on puisse réfléchir
14:06ensemble
14:07comment est-ce que la France
14:08voit les Français,
14:09comment est-ce qu'on voit
14:10l'être humain.
14:10Et ça,
14:11c'est dangereux
14:11de partir vers un débat
14:13qui est purement médical
14:14et donner liberté
14:15à la personne
14:16parce qu'elle souffre
14:16et à ce moment-là,
14:17faisons un parallèle.
14:19Si un addict
14:20à la cocaïne
14:20souffre parce qu'il n'a pas
14:22sa dose,
14:22est-ce que nous,
14:23on va lui donner
14:23parce que peu cher,
14:24il souffre ?
14:25Ce n'est pas le but.
14:26Juste les libertés
14:27pour le but
14:28d'avoir la liberté,
14:29c'est dommage.
14:30Et je cite John Wesley
14:31qui disait
14:32ce qu'une génération tolère,
14:33la prochaine intègre.
14:35Donc là,
14:35je suis d'accord.
14:36Si on donne un doigt,
14:36on va prendre un bras.
14:38Ce serait triste
14:39pour cette génération
14:40de rester avec ça
14:42comme héritage.
14:42Nous avons donné aux gens...
14:45Voilà.
14:45Et vous parlez d'expérience
14:46parce que comme vous
14:47nous expliquez cela,
14:49Pedro,
14:49vous accompagnez
14:50des familles
14:51que ce soit à l'hôpital
14:52ou à la mort.
14:53Merci pour ce point de vue,
14:54Pedro,
14:54depuis Marseille en direct
14:55qui est précieux.
14:56Je me tourne vers vous,
14:57Damien Leguay,
14:58un point de vue philosophique
15:00concernant ce débat.
15:01Nous dit Pedro
15:02depuis Marseille,
15:03c'est une dimension
15:05dont il faut prendre compte.
15:07Pedro trouve que
15:08le débat serait
15:11trop médical,
15:12technique ?
15:12C'est-à-dire que
15:13l'intention d'origine
15:15de la DMD
15:16ou d'autres,
15:16c'est de dire
15:17qu'il y a une forme
15:17de dictature médicale
15:19et donc il faut reprendre
15:20le pouvoir
15:20et reprendre la liberté.
15:22Or, la procédure
15:23telle qu'elle existe aujourd'hui
15:24redonne encore plus
15:25de pouvoir aux médecins
15:27qui n'en veulent pas.
15:28Les médecins ne veulent pas
15:29du pouvoir
15:29qu'on va leur donner,
15:31c'est-à-dire celui
15:31d'administrer la mort.
15:32On aurait pu le faire ailleurs,
15:33on aurait pu le faire séparément,
15:35on aurait pu le faire par...
15:36Pourquoi ?
15:36Parce qu'ils le font déjà
15:37en réalité ?
15:38Dans le secret
15:39de la chambre de l'hôpital ?
15:40Non, alors ça,
15:41c'est une chose différente,
15:42c'est-à-dire qu'il y a
15:42une zone grise qui existe,
15:44dans les 0,3% dont je parle,
15:45voilà.
15:46Il y a une zone grise qui existe,
15:47c'est la position philosophique
15:49de Ricoeur,
15:50c'est la position de Canguilhem,
15:51c'est-à-dire qu'il faut
15:52que la loi interdise quelque chose
15:55et que le médecin puisse faire
15:56en deçà de la loi
15:58considérant le consensus.
15:59Donc là, on est dans
16:00le cas de conscience,
16:01ça a toujours existé
16:01et heureusement que ça existe
16:02parce qu'il y a des situations
16:03qui ne peuvent se régler
16:05au regard de ce que
16:06les uns et les autres disent.
16:07C'est là que vous faites peser
16:08sur le médecin, précisément.
16:09Pierre Juston.
16:10C'est là que vous faites peser
16:11sur le médecin,
16:11dans le secret,
16:13sans cadre légal
16:14et où effectivement,
16:15on le sait,
16:15il y a des euthanasies clandestines
16:16qui se font,
16:17on le sait sur des personnes
16:18qui ne l'ont pas toujours demandé,
16:19c'est une étude de l'INET
16:20qu'il avait bien démontré en France.
16:23Excusez-moi,
16:23mais tout à l'heure
16:24on a parlé des dérives
16:24en Belgique,
16:26au Portugal,
16:27à un certain nombre de pays,
16:28il n'y a pas,
16:28excusez-moi de cette expression,
16:30des charniers de vieux
16:31avec des gens
16:31qui sont euthanasiés.
16:33Non mais sincèrement,
16:34je veux dire,
16:34à un moment donné,
16:35il y a cette croisade-là
16:36qui est en train de...
16:37Pourquoi dire ça ?
16:38Parce que personne ne dit ça.
16:39Bien sûr que si.
16:40Ce que je dis,
16:41c'est qu'en Belgique...
16:42On nous accuse
16:43sur les réseaux sociaux ou ailleurs
16:44de faire le programme T4 des nazis.
16:46Aujourd'hui,
16:46il y a une croisade
16:47avec des ex...
16:48J'ai dit ça, moi ?
16:48Je n'ai pas dit que vous aviez ça,
16:50mais vous le savez très bien.
16:51Ce n'est pas ce que j'ai dit.
16:52Alors, n'invitez pas des gens
16:55fantasmatiques
16:55pour avoir raison.
16:56Vous le savez très bien.
16:56Aujourd'hui,
16:57c'est exactement
16:58l'hystérisation des débats
16:59qui est faite sur ce sujet-là
17:00avec énormément de séquieuses.
17:03Donc, restons entre gens civilisés
17:05pour parler de choses sérieuses.
17:07Pour rétablir un peu
17:08la réalité des choses,
17:09tous les débats,
17:09aujourd'hui,
17:10quels qu'ils soient,
17:11sont hystérisés
17:11sur les réseaux sociaux.
17:13C'est devenu la norme,
17:14la règle.
17:15Bon, ceci étant dit,
17:17il y a le problème
17:18de la décision.
17:19C'est-à-dire,
17:20qui décide au fond ?
17:22Justement, nous,
17:22l'ADMD,
17:23contrairement à ce que
17:24dit M. Leguay,
17:25c'est que nous,
17:25nous considérons
17:26que c'est à la personne
17:27elle-même,
17:27dès lors qu'elle est en capacité
17:28de le faire,
17:29et qu'elle est dans
17:30toutes les conditions
17:30qu'on a citées,
17:31qu'il revient de décider.
17:33Pas à un médecin,
17:34pas à d'autres personnes.
17:35C'est à la personne
17:36de décider elle-même,
17:37et pas à quelqu'un d'autre.
17:38Et effectivement,
17:39nous sommes contre
17:40une forme de paternalisme médical
17:41qui a existé,
17:41qui existe de moins en moins,
17:43et qui a existé,
17:44et de paternalisme religieux.
17:45Ce n'est pas aux religions
17:46dans une république laïque
17:47de décider et de dire
17:48aux uns et aux autres
17:49ce qu'ils doivent choisir.
17:50Encore une fois,
17:51nous ne sommes pas
17:56chaque fin de vie
17:57qui va être choisie
17:58d'une manière ou d'une autre
17:59quand c'est possible
18:00sera une bonne fin de vie.
18:01C'est ça que nous disons.
18:02Et la république,
18:03elle ne va pas donner
18:03une direction.
18:05Ça où il y a
18:06une difficulté à comprendre,
18:07c'est qu'il y a une liberté.
18:08Une liberté,
18:09ce n'est pas de dire
18:10il faut aller dans cette direction.
18:11La liberté,
18:12elle est donnée
18:12et la personne s'en saisit
18:13ou ne s'en saisit pas
18:14selon la situation
18:15dans laquelle elle est.
18:16C'est le choix.
18:17C'était François Bayrou
18:19à Matignon
18:20qui avait souhaité scinder
18:21le texte.
18:22La proposition de loi
18:23du moins arrive comme telle.
18:24Il y en a deux du coup.
18:26Moi je vous pose la question.
18:27Les soins palliatifs
18:29doivent être mis au niveau
18:30sur l'ensemble du territoire
18:31pour qu'au fond
18:33chaque personne
18:33soit confrontée
18:34à une,
18:34pardon pour dire ce mot
18:35un peu sordide,
18:37à une offre
18:37on va dire équitable,
18:38équivalente.
18:39Je commence par vous
18:40Damien Leguay.
18:42Vous connaissez le principe
18:43de la parole performative
18:44en politique.
18:44On dit
18:45il faut
18:46et puis ça ne fonctionne pas
18:47forcément derrière.
18:48Il n'y a jamais
18:49forcément de traduction
18:50sur le terrain.
18:51Si ces soins palliatifs
18:52sont on va dire
18:53en inégalité
18:54territoriale
18:55ils le sont
18:56pour l'instant
18:57Damien Leguay
18:58mais est-ce qu'ils vont
18:59le rester ?
19:00On sait que ce pays
19:00est à l'os
19:02financièrement.
19:03Ça veut dire quoi ?
19:03Ça change le débat, non ?
19:05Exactement.
19:05C'est-à-dire que si vous voulez
19:06le problème
19:07c'est que depuis 20 ans
19:09la première des inégalités
19:11la première des inégalités
19:12c'est l'inégalité
19:13face à la mort.
19:14On sait qu'il y a
19:14200 000 personnes
19:15qui voudraient pouvoir
19:16bénéficier des soins palliatifs
19:17en France
19:18et qui n'en bénéficient pas.
19:19Ce n'est pas une question
19:20d'être obligatoire
19:21c'est de pouvoir en bénéficier
19:22et il n'en bénéficie pas.
19:24Et la gauche
19:25la Macronie
19:26la DMD etc
19:27se satisfont
19:28de cette situation-là
19:30depuis 20 ans
19:31ça c'est la première chose.
19:32La deuxième chose
19:33c'est qu'on sait
19:34pas du tout pour la DMD
19:34D'accord mais
19:36rien n'a été fait
19:36pour voter les budgets
19:37depuis des années
19:38M. Falorni
19:39M. Falorni
19:40pour le doublement
19:41des budgets des soins palliatifs
19:42Peut-être
19:42je dis depuis 20 ans
19:44depuis 20 ans
19:45rien n'a été fait
19:45rien n'a été fait
19:46pour régler des problèmes
19:48qui génèrent
19:49des difficultés
19:50dont on dit
19:51qu'effectivement
19:52la solution
19:52serait l'euthanasie
19:53Donc je dis simplement
19:54que cette première inégalité
19:56qui est gigantesque
19:57qui concerne
19:57200 000 personnes par an
19:59en France
19:59ce qui n'est pas rien
20:00aurait mérité
20:01depuis déjà très longtemps
20:02depuis au moins
20:0310 ans
20:0320 ans
20:04d'être réglé
20:05Première chose
20:05Deuxième chose
20:07le système
20:08de l'hôpital
20:09est effectivement
20:10dans une situation
20:12ô combien difficile
20:12Donc plutôt que de régler
20:14ces problèmes
20:15de fond
20:15qui concernent
20:16tous les français
20:16tous ceux
20:17qui sont dans
20:18des situations difficiles
20:19et bien
20:19la gauche
20:20la gauche
20:21et la Macronie
20:23s'accrochent
20:23désespérément
20:24à ce projet sociétal
20:26qui ne réglera
20:28rien sur le fond
20:29rien sur le fond
20:30quant à la situation
20:31de sécurité sociale
20:32quant à la situation
20:33d'hôpital
20:34quant à cette inégalité
20:36face à la mort
20:38et qui va régler
20:38quelques cas
20:40Vous avez bien résumé
20:42votre pensée
20:42parce que c'est l'heure
20:43de conclure
20:44et on a bien compris
20:45les arguments
20:45d'Amiens Leguay
20:46qui sont très réels
20:47sur la table
20:47et juste en conclusion
20:48également de votre côté
20:50il y a ce principe
20:50de réalité quand même
20:51C'est-à-dire ?
20:52C'est-à-dire qu'il faut
20:53que vraiment
20:54les soins palliatifs
20:54soient effectivement
20:55développés partout
20:56et qu'il y ait une forme
20:57d'égalité pour tous les français
20:58Mais nous nous disons
20:58depuis le début
20:59et je vais conclure
21:00et je vais conclure là-dessus
21:01nous ne nous opposons pas
21:03artificiellement
21:03le développement massif
21:04des soins palliatifs
21:05le financement
21:06des soins palliatifs
21:07et l'adactivert
21:07parce qu'encore une fois
21:08nous sommes pour la liberté
21:09de choix
21:10L'individu qui souhaite
21:11aller dans un parcours
21:12de soins palliatifs
21:12il peut aller dans un parcours
21:13de soins palliatifs
21:14et au cours de son parcours
21:15de soins palliatifs
21:16où il est parfaitement
21:17bien accompagné
21:17décider qu'à un moment donné
21:19ça suffit
21:19Et je rappelle simplement
21:20à M. Leguay
21:20que 74% des médecins
21:22qui ont été interrogés
21:23dans un récent sondage
21:24se disent favorables
21:26à cette loi
21:26Donc c'est faux
21:27de dire que les médecins
21:28n'y sont pas favorables
21:28De la même manière
21:2984% des français
21:30y sont favorables
21:31Alors on peut être contre
21:32la majorité de la population
21:34mais c'est la réalité
21:35Nous verrons bien
21:36Je précise juste deux choses
21:3895% des médecins
21:40qui sont concernés
21:41par le sujet
21:42sont contre
21:42d'une part
21:43et que deuxièmement
21:44je renvoie tout le monde
21:46à l'étude de la Fondapol
21:47qui vient de sortir
21:48Fondapol
21:49qui est une enquête sérieuse
21:50et qui a dit
21:51qu'effectivement
21:51les français étaient
21:52contre la loi
21:53et soutenaient
21:54les soins palliatifs
21:55soutenaient majoritairement
21:57les soins palliatifs
21:57et étaient contre
21:58l'euthanasie
21:59et les usines assistées
22:01étaient favorables
22:02que pour 30%
22:05Damien Leguay
22:06et Pierre Juston
22:07merci à tous les deux
22:08les avis sont opposés
22:10mais c'était passionnant
22:11de voir la confrontation
22:12et moi je vous renvoie
22:13au vote
22:14au double vote
22:15qui aura lieu ce soir
22:16nous verrons bien
22:16ce qui sortira
22:16de ce scrutin
22:18à l'Assemblée Nationale
22:19bonjour à vous
22:20Valérie Expert
22:21bonjour Jean-François Akili
22:22j'imagine que le thème
22:23s'invite
22:23évidemment
22:25le sujet
22:26le thème s'invite
22:27et j'ai reculé
22:28pour le traiter
22:29parce que je trouve
22:30que c'est un sujet
22:31extrêmement complexe
22:32que tout le monde
22:33a un avis
22:34sans avoir forcément
22:35lu le projet de loi
22:37donc on va quand même
22:38demander à nos auditeurs
22:40au 0826
22:41ce qu'ils en pensent
22:42on va revenir
22:43sur la démission
22:44de Laurence Descartes
22:45au musée du Louvre
22:46trois mois après
22:48le cambriolage
22:49on va parler
22:50de Jean-Noël Barraud
22:51ministre des affaires étrangères
22:53qui veut mettre au pas
22:54les réseaux sociaux
22:55et puis c'est quoi le problème
22:57des nuguettes
22:58plutôt que de la blanquette
22:59la restauration traditionnelle
23:00est-elle en danger
23:01trop de fast-food
23:02dans nos villes
23:04à tout de suite
23:04bonne émission
23:05Les Vraies Voix Sud Radio
23:0717h-20h
23:08Philippe David
23:09Cécile de Ménibus
23:11ce soir
23:12avec l'alliance France Cuir
23:13nous serons en direct
23:14du stand de la race
23:15Aubrac
23:16Hall 1
23:17C001
23:18au salon de l'agriculture
23:19au programme
23:20la colère agricole
23:21la passion
23:21de ceux qui nous nourrissent
23:22et les trésors donnent
23:23au terroir
23:24on vous donne rendez-vous
23:24à 17h
23:25pour une émission spéciale
23:26des Vraies Voix
23:27en direct du salon de l'agriculture
23:28Les Vraies Voix Sud Radio
23:31Philippe David
23:32Cécile de Ménibus
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