- il y a 4 heures
François Hollande, ancien président de la République, était l'invité de BFMTV ce dimanche 12 avril
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00:00Bonsoir François Hollande. Merci d'être avec nous ce soir. On va parler bien sûr du cessez-le-feu après
00:05l'échec des négociations qui se sont tenues au Pakistan.
00:08On va parler du rôle de la France dans cette guerre. Des conséquences très concrètes pour tous les Français quand
00:12ils font le plein chaque jour.
00:14D'abord cette dernière déclaration de Donald Trump faite aujourd'hui à la chaîne américaine Fox News.
00:19Il annonce qu'il va en représailles en quelque sorte à l'échec des discussions, verrouiller totalement le détroit d
00:26'Hormuz. On l'écoute.
00:30Bon, on va mettre en place un blocus. Ça va prendre un peu de temps mais ça portera ses fruits
00:33assez rapidement.
00:34Et on a eu des réunions hier. Comme tu l'as dit, elles ont duré 21 heures. C'était une
00:39longue réunion.
00:42Un blocus naval du détroit d'Hormuz par les forces armées américaines. Quelle est votre réaction ?
00:48On va d'incohérence en incohérence. Le détroit d'Hormuz, il est contrôlé peut-être indirectement mais on le sait
00:57plus directement encore par l'Iran.
01:00Et Donald Trump prétend qu'il va faire un blocus. Donc ce que l'on peut attendre, c'est que
01:05de toute façon, il sera difficile de passer par le détroit d'Hormuz.
01:08Que l'on soit protégé par les États-Unis ou que l'on soit des gens tolérés par l'Iran.
01:16Donc tout ça est dans le cadre d'une négociation qui n'a pas abouti et d'un rapport de
01:23force qui, je l'espère, permettra au cessez-le-feu de déboucher sur d'autres rencontres.
01:28Mais si c'était pour faire qu'il y ait une nouvelle intervention sur le détroit d'Hormuz, là nous
01:36serions dans une escalade qui me paraîtrait extrêmement dangereuse.
01:39Donc le détroit d'Hormuz, c'est finalement la liberté des mers. Ça n'appartient pas à l'Iran. Ça
01:44n'appartient pas davantage aux États-Unis.
01:47Le détroit d'Hormuz, c'est ce qui permet au commerce mondial de se faire et au bateau de circuler.
01:54Donc l'Europe, le monde ne peut pas laisser comme ça ni l'Iran, ni les États-Unis.
02:01Pour l'Iran, décider de faire des péages et pour les États-Unis, décider de faire un blocus.
02:05La mer n'appartient pas.
02:06La différence entre les deux, c'est que l'Iran n'est pas tout à fait une démocratie. Les États
02:08-Unis en sont une.
02:10Si Donald Trump met sa menace à exécution, si plus aucun pétrolier ne passe dans un sens comme dans l
02:15'autre à partir de demain,
02:16qu'est-ce qu'il faudra faire ?
02:17Ça n'a rien à voir avec la démocratie. C'est un acte de puissance qui dit qu'on ne
02:22passera pas.
02:23Mais ce que demande le monde, que ce soit des pays démocratiques ou qu'ils ne le soient pas,
02:29les consommateurs comme les producteurs, c'est qu'on puisse circuler et que ce détroit puisse être ouvert
02:36à des bateaux qui veulent transporter des marchandises.
02:40Donc, que ce soit dans un moment de tension, une phrase, une de plus de Donald Trump,
02:45mais ce que nous devons faire entendre comme voix, nous, Français, Européens, le monde,
02:50c'est de dire, écoutez, négocier, c'est nécessaire, poursuivre le cessez-le-feu,
02:56c'est indispensable pour la négociation, arrêter cette guerre,
02:59mais surtout, ne nous empêcher pas de faire en sorte que le monde soit approvisionné.
03:04Mais de quelle arme légale nous disposons aujourd'hui face à Donald Trump quand il dit ça et s'il
03:09le fait ?
03:10Oui, alors, on sait ce qu'il faut attendre d'une déclaration de Donald Trump aujourd'hui,
03:16qui sera contredite demain.
03:17Parfois, il passe à l'action.
03:18On verra si on peut circuler.
03:20De toute façon, pour l'instant, il n'est guère possible de circuler à cause des menaces iraniennes
03:25et des mines qui sont enfouies dans le détroit d'Orbouz.
03:28Il semble que les États-Unis veulent déminer, nous verrons bien.
03:31Mais pour l'instant, je crois que ce qui compte, c'est que les négociations puissent reprendre,
03:37qu'il puisse y avoir la poursuite du cessez-le-feu
03:39et que le détroit d'Orbouz ne soit pas un objet de conflit
03:43qui, finalement, nous empêche, nous, d'avoir nos approvisionnements.
03:46J'ajoute que dans les propos de Donald Trump, il y a l'idée que l'OTAN devrait venir aussi,
03:52finalement, ou participer à ce blocus ou le libérer.
03:55On ne sait pas d'ailleurs très bien.
03:56Est-ce que l'OTAN a donné son accord ?
03:57Oui, je ne sais pas. Nous verrons là aussi.
03:59L'OTAN, c'est un certain nombre de pays.
04:01Ce n'est pas simplement le secrétaire général de l'OTAN.
04:04Donc, est-ce que c'est pour libérer le détroit d'Orbouz ?
04:06Alors, à ce moment-là, nous verrons bien ce qui peut être décidé.
04:09Ou est-ce que c'est pour participer à un blocus ?
04:11Mais ça n'aura aucun sens.
04:13Quelle ligne rouge vous mettez à une éventuelle participation de la France
04:16à une mission de sécurisation ?
04:18Pas de déminage du détroit, pas aujourd'hui.
04:21Mais est-ce que vous estimez que la France, à un moment,
04:23devra y aller pour faciliter le commerce mondial ?
04:26Et si oui, à quel moment et sous quelles conditions ?
04:29Si la France devait venir pour sécuriser,
04:33ce ne serait pas avec un protagoniste d'un conflit.
04:35Ça ne pourrait être que dans une opération internationale,
04:38précisément pour permettre que la liberté des mers soit assurée.
04:42Mais si c'était pour participer à une action de force,
04:46avec les États-Unis, dans le contexte que l'on sait,
04:49ce serait en définitive une entrée en guerre.
04:51Donc, après une signature de la paix entre l'Iran et les États-Unis,
04:55on pourrait y aller dans le cadre d'une force internationale ?
04:58Oui, ou d'une coalition de pays qui considère qu'il est de leur devoir.
05:02L'ONU pourrait d'ailleurs donner à ce moment-là sa caution
05:05de faire en sorte que le détroit d'embrousse puisse être réouvert
05:08à la circulation des navires.
05:09– Vous connaissez Donald Trump, François Hollande, vous l'avez croisé.
05:13Vous quittiez l'Élysée, il venait d'être élu à la Maison-Blanche,
05:17vous avez eu des échanges avec lui, vous en avez raconté quelques-uns
05:20dans l'un de vos ouvrages, vous avez dit à l'époque,
05:22j'ai compris que son problème ne se limitait pas à son entourage.
05:27Ça veut dire quoi ? Le problème aujourd'hui, c'est lui ?
05:30– Oui, dans le premier mandat de Donald Trump, j'avais compris assez tôt,
05:35il était en recherche d'un entourage, il savait qu'il n'avait pas
05:38toutes les compétences, toutes les expériences nécessaires
05:42pour assumer un rôle de président des États-Unis,
05:45donc il avait veillé à s'entourer, à voir des conseillers.
05:49– Et vous avez même demandé de l'aide lors d'un coup de fil,
05:51– Oui, oui, il avait même été jusqu'à parler.
05:52– En disant qui je pourrais prendre aux États-Unis ?
05:54– Vous aviez des idées, mais ça faisait partie un peu des provocations,
05:56je ne sais pas si elles étaient souriantes ou plus méprisantes,
06:00mais en tout cas, ça faisait partie de son langage.
06:03Donc, dans le premier mandat, il a souffert, dit-il, de cet entourage.
06:09Donc, pour le second mandat, il s'en est débarrassé.
06:12Qui étaient les négociateurs ?
06:13Il y avait donc Vance, son vice-président,
06:16mais il y avait son gendre et son ami de golf.
06:20Donc, on voit qu'on n'est plus dans l'administration
06:22telle qu'elle existait précédemment,
06:24qu'elle soit républicaine ou qu'elle soit, bien sûr, démocrate.
06:28Mais donc, de l'administration,
06:29il est seul quand il prend la décision d'intervenir en Iran,
06:34il est seul quand il interrompt ou fait interrompre les négociations,
06:38il est seul.
06:38À partir de là, nous sommes donc devant un personnage
06:41qui est à la fois imprévisible et qui est solitaire
06:45et qui est inconstant, et c'est un problème pour le monde entier.
06:49– Imprévisible, inconstant, votre ancien ministre des Affaires étrangères
06:52qui est aujourd'hui l'émissaire spécial d'Emmanuel Macron
06:55pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, dit
06:57« Nous voilà réduits à constater la folie d'un homme ».
07:00– Oui, ça c'est le mot de Jean-Yves Le Drian.
07:03– Est-ce que c'est le vôtre aussi ?
07:04– Non, je ne dirais pas là-dessus,
07:07parce que ce qui était souvent aussi évoqué
07:11lorsque j'avais Poutine en face de moi,
07:13ou lorsque Poutine est intervenu en Ukraine avec un acte de guerre.
07:19On dirait « Il est fou ».
07:19Non, ils ne sont pas fous.
07:22Ils ont une logique qui n'est pas la nôtre.
07:24C'est une logique de puissance et de rapport de force
07:26qui ne tient pas compte d'une forme de rationalité,
07:30c'est-à-dire de permettre que l'échange d'arguments
07:33puisse aboutir à une solution.
07:34Ils sont toujours dans la sidération
07:37que leur propre attitude peut provoquer.
07:40– Et c'est important ce que vous dites,
07:41parce qu'il y a un débat aujourd'hui aux États-Unis
07:43chez les opposants de Donald Trump,
07:45mais aussi dans une partie de sa base,
07:46MAGA, qui s'interroge sur sa santé mentale,
07:48qui dit qu'il faut peut-être même l'empêcher.
07:50Ce que vous dites finalement, vous François Hollande,
07:52c'est que ce serait trop facile de dire
07:53« Il est fou » pour excuser tout le reste.
07:55– Oui, c'est plus grave finalement.
07:57– Trop facile ou plus grave, oui.
07:58– S'il est fou, il y a des procédures.
07:59Aux États-Unis, ce qu'on appelle l'e-pinchement,
08:03finalement le constat d'une impossibilité de poursuivre,
08:06bon, même si aujourd'hui cette voie-là n'est pas ouverte
08:08compte tenu du contrôle qu'exerce Donald Trump sur le Congrès.
08:12Mais non, nous sommes dans une situation plus grave même,
08:15c'est-à-dire que le président s'est arrogé tous les pouvoirs,
08:18y compris même de faire la guerre,
08:20puisque ça relevait pour partie d'une décision de Congrès.
08:23Il s'en est débarrassé.
08:24Il s'est débarrassé aussi de tout contrôle,
08:28de sa propre administration,
08:30puisque le ministre de la Défense est un de ses dévots,
08:32puisqu'il y a ses conseillers qui sont de sa famille,
08:34puisqu'il confond ses intérêts personnels financiers
08:37avec les intérêts des États-Unis,
08:40et si je puis dire, les intérêts du monde.
08:42Donc on est devant ce type de situation,
08:44ce qui est quand même grave dans une grande démocratie.
08:48Et on peut se poser la question,
08:49est-ce que c'est reproductible ailleurs ?
08:51Est-ce que ce type de situation est possible ailleurs ?
08:54Dans une démocratie ?
08:56Eh bien, il faut faire attention.
08:57Il y a des élections en ce moment qui se déroulent en Hongrie.
09:01On a des personnages qui prétendent être au pouvoir.
09:05Eh bien, il faut regarder quand même,
09:07non pas leur état de santé, ça c'est une chose,
09:09mais leur état politique, ça me paraît plus important.
09:12Je reviens aux négociations qui se sont donc achevées
09:15à Islamabad sur un constat d'échec au Pakistan.
09:18Les deux délégations iraniennes et américaines
09:19sont rentrées à la maison.
09:21Il y avait pourtant eu des contacts directs,
09:23pas simplement dans des pièces séparées,
09:25ce qui pouvait apparaître comme un élément
09:27assez positif de ces discussions.
09:29Qui, pour vous, porte la responsabilité
09:31de l'échec de ces discussions ?
09:32Quand il y a échec, ce sont les deux protagonistes.
09:35Mais il faut bien comprendre que c'est sur une question
09:37extrêmement difficile.
09:39C'est sur le nucléaire iranien.
09:41Pas uniquement.
09:42Mais c'est la raison pour laquelle,
09:45c'est le prétexte qui est donné,
09:47la négociation n'a pas pu se poursuivre.
09:49Pour le nucléaire iranien,
09:50il a fallu des années pour aboutir à un traité,
09:53vous évoquez l'exercice de la présidence.
09:572015, 2015, où il y a eu...
09:59Certains des négociateurs iraniens
10:01sont les mêmes qu'aujourd'hui.
10:03Oui, oui, ce sont les mêmes qu'aujourd'hui.
10:04Donc, en 2015, il y a eu, pendant des années,
10:06puis ça a débouché pendant la présidence,
10:10où, avec les Américains,
10:11avec aussi les Allemands, les Russes, les Chinois,
10:14nous avons pu obtenir un accord
10:16sur le nucléaire iranien
10:17pour que l'Iran n'accède pas à l'arme nucléaire.
10:20Ce qui est d'ailleurs l'exigence,
10:21a juste raison, Donald Trump.
10:24C'est Donald Trump qui a déchiré cet accord.
10:26Donc là, il pensait, en 24 heures,
10:29quand il a fallu des années,
10:30je ne pense pas que ce soit nécessaire
10:32de prendre autant de temps,
10:34mais quand il a fallu des années
10:35pour avoir un accord,
10:36de le faire en 24 heures.
10:38Donc ça ne pouvait pas marcher,
10:39de toute façon, dans un délai si rapide.
10:40Mais est-ce que ça peut marcher
10:41dans les 12, 13 jours qui restent ?
10:43Oui, oui.
10:43Avant la fin du CIC de Peu.
10:46Qu'est-ce qui est demandé ?
10:47Que l'Iran ne puisse pas enrichir son uranium.
10:51C'est ça le premier principe.
10:54Et deuxièmement,
10:55que l'Iran puisse livrer même l'uranium
10:58qui a été enrichi ou qui pourrait l'être.
11:00Donc les conditions d'un accord sont réunies,
11:03à condition que l'Iran l'accepte.
11:05Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
11:06Ce qui n'est pas le cas.
11:07Et à condition que les États-Unis
11:08fixent bien ça comme l'objet de la négociation.
11:10Qu'est-ce qu'il peut y avoir ?
11:11Comme autre sujet.
11:12Le détroit d'Hormuz,
11:13puisque l'Iran veut faire un péage,
11:15et que les États-Unis ne seraient pas d'ailleurs défavorables
11:17à prendre leur part aussi éventuellement
11:20d'un éventuel péage.
11:21Enfin, on ne peut pas l'accepter.
11:23Parce que là,
11:24qu'est-ce qui n'est pas acceptable non plus ?
11:26C'est que ce soit une discussion seulement
11:28sur la question du nucléaire
11:30entre l'Iran et les États-Unis.
11:32D'autres puissances,
11:34d'autres pays devraient être associés à cette discussion.
11:38Je vous ai dit,
11:38dans l'accord iranien de 2015,
11:41il y avait eu...
11:41Donc, il manquait quelqu'un autour de la table.
11:43Et c'était qui, Ursula von der Leyen ?
11:45Ah ben, oui, l'Europe pouvait l'être.
11:47Mais il manquait aussi la Chine,
11:49qui aurait pu être là.
11:50Et puis donc,
11:52la Russie,
11:53j'ai vu que,
11:53ce qui est quand même un comble aussi,
11:55que Vladimir Poutine
11:57présentait sa offre de médiation.
11:59Et il l'a même proposé,
11:59le président de l'Irania aujourd'hui.
12:01Est-ce que...
12:01Là encore,
12:02vous le connaissez un petit peu,
12:03Vladimir Poutine.
12:03Est-ce que c'est crédible ?
12:04Mais non.
12:05Non, ça vous fait sourire.
12:06Oui, parce que c'est le cynisme poussé jusqu'au bout.
12:09Au moment même
12:10où il propose sa médiation,
12:13il multiplie,
12:14pendant la trêve pascale,
12:15les bombardements en Ukraine.
12:18Mais,
12:18qu'est-ce qu'il veut envoyer comme message ?
12:20Il veut envoyer comme message,
12:21vous voyez,
12:22en ce moment,
12:23ce n'est plus nous l'agresseur.
12:24Et nous sommes un pays
12:26qui peut être de nouveau
12:27dans le jeu international.
12:29Cela dit,
12:29pour l'accord sur l'Iran,
12:32nous avons besoin
12:34de tous les partenaires
12:35ou de tous les acteurs,
12:36même si la Russie
12:37n'est pas un partenaire.
12:38Mais pour être bien clair,
12:38il est hors de question pour vous
12:40que Vladimir Poutine
12:40joue les médiateurs
12:42entre l'Iran et les États-Unis.
12:43Il commence par accepter
12:44une médiation
12:45pour aboutir
12:46à un accord
12:47sur la paix en Ukraine.
12:49Oui,
12:49je vous pose la question
12:50parce que dans les hypothèses
12:51de travail,
12:51il y a un moment,
12:52il a été émis
12:54comme hypothèse
12:54que les Russes
12:55récupèrent les fameux
12:56440 kg d'uranium
12:58enrichis par l'Iran
12:59en terrain neutre
13:00en quelque sorte.
13:00La Russie n'étant pas
13:01tout à fait un pays neutre,
13:03mais est-ce que pour vous
13:03ce serait quelque chose
13:04d'acceptable
13:04si ça permet
13:06de signer un accord de paix
13:07à la fin ?
13:08Je pense que le mieux,
13:10ce serait...
13:10Il y a une agence internationale
13:12pour l'énergie atomique.
13:14Ce serait quand même
13:14le mieux que ce soit
13:15l'ONU
13:16qui choisisse
13:17où,
13:18comment
13:20et qui peut récupérer
13:21cet uranium.
13:22Et je ne fais pas
13:23spécialement confiance
13:24à la Russie.
13:25Ça me rappelle d'ailleurs
13:25ce qui s'était passé en Syrie
13:26quand Bachar el-Assad
13:28avait bombardé
13:29avec des armes chimiques
13:29son propre peuple.
13:30La Russie avait dit
13:31qu'elle était prête
13:32à prendre les armes chimiques
13:34de la Syrie.
13:35Le cessez-le-feu
13:36tient pour l'instant
13:37entre Israël,
13:39les États-Unis
13:39et l'Iran.
13:40En revanche,
13:40il n'est absolument pas
13:41respecté entre Israël
13:43et le Liban.
13:44Il y a eu une journée
13:44absolument terrible
13:45mercredi dernier.
13:46Les Libanais l'appellent
13:46le mercredi noir.
13:48300 morts
13:49dans des bombardements
13:51israéliens.
13:52Benyamin Netanyahou
13:53dit
13:53je ne vise pas
13:54les civils,
13:55nous ne visons
13:55que des terroristes
13:57du Hezbollah
13:57et l'ambassadeur
13:58d'Israël en France
13:59qui était sur ce plateau
14:00à la mi-journée
14:00sur BFM a dit
14:01sur les 300 morts
14:02il y a au moins
14:03150 terroristes
14:05du Hezbollah
14:05qui ont été tués.
14:06Est-ce que vous croyez
14:07Israël sur ces chiffres
14:09ou est-ce que vous
14:09les remettez en cause ?
14:10Même si on les admettait
14:15150 personnes
14:16seraient donc mortes
14:17et qui n'avaient rien
14:18à voir avec le Hezbollah.
14:20Ça veut dire
14:21des familles entières
14:21ça veut dire
14:22des civils
14:23qui étaient là
14:24et qui vivaient en paix
14:25dans un quartier
14:26de Beyrouth
14:27qui n'est pas
14:28le quartier
14:28justement
14:29où les chiites
14:31habitent
14:32ou habitaient
14:34donc on en est déjà
14:36à un point
14:36insupportable.
14:38Donc que
14:39Israël veuille
14:41empêchait
14:42le Hezbollah
14:42de tirer des roquettes
14:43et de continuer
14:44ses actions.
14:45Chacun le sait
14:46et c'est la raison
14:47pour laquelle
14:47le gouvernement
14:48libanais
14:49a ouvert
14:49c'était un acte
14:51très important
14:51une négociation
14:53avec le gouvernement
14:54israélien.
14:54C'était la première fois
14:55et il eut mieux valu
14:57ouvrir cette négociation
14:58continuer à négocier
14:59et arrêter les frappes.
15:00C'est insupportable
15:01les frappes
15:01sur le Liban
15:03parce que ça touche
15:03de la population civile
15:05et parce que ça met en cause
15:06un pays indépendant
15:07qui a
15:08des élections
15:09qui sont
15:10libres
15:10et qui est proche
15:11de la France.
15:12Comment vous les qualifiez
15:13les frappes d'Israël
15:14sur le Liban ?
15:15Le Quai d'Orsay dit
15:17ce sont des frappes
15:17inacceptables
15:18d'autres vont plus loin
15:19en disant
15:20elles pourraient
15:20constituer des crimes
15:21de guerre.
15:22Elles sont illégitimes
15:23ces frappes.
15:23Illégitimes ?
15:24puisque qu'Israël
15:26réponde
15:26au Hezbollah
15:27qui l'attaque
15:28directement
15:29au nord
15:30d'Israël
15:31donc au sud
15:32du Liban
15:32c'est un fait.
15:33Que le Hezbollah
15:34ne veuille pas désarmer
15:35c'est un autre fait.
15:36Que le Hezbollah
15:37ne réponde pas
15:38aux obligations
15:39qui lui sont imposées
15:41par le gouvernement
15:42libanais
15:43c'est aussi
15:43une vérité.
15:44Mais de là
15:45à pratiquer
15:46des bombardements
15:47qu'ils disent
15:48ciblés
15:48mais qui en fait
15:49touchent une large
15:50partie de la population
15:50il faut savoir
15:51qu'il y a eu
15:512000 morts
15:53au-delà de cette frappe
15:54qui en a fait 300
15:552000 morts
15:56et 5000 blessés
15:57au Liban
15:58et donc
15:59c'est un pays
15:59ami
16:00c'est un pays
16:01pour lequel
16:02nous avons une responsabilité
16:03donc nous la France
16:04nous ne pouvons pas
16:05accepter
16:06de quelque manière
16:07que ce soit
16:08qu'Israël puisse
16:09continuer ses frappes.
16:09Mais donc vous dites
16:10frappe illégitime
16:11mais vous ne reprenez pas
16:12l'expression
16:12de crime de guerre
16:13possible.
16:14S'ils sont démontrés
16:15on donnait les chiffres
16:17tout à l'heure
16:17ils devront être sanctionnés.
16:19Il y a des discussions
16:20vous y avez fait allusion
16:21il y a quelques instants
16:22monsieur le Président
16:23entre le Liban et Israël
16:24qui doivent se tenir
16:25devaient se tenir
16:26on n'est pas entièrement
16:27certains
16:27mardi prochain
16:28à Washington
16:29pour envisager
16:30un cessez-le-feu
16:31Israël ne veut pas
16:32que la France y participe
16:33Israël a mis son veto
16:34en disant
16:34vu les relations
16:35en ce moment
16:35entre nos deux pays
16:36la France ne serait pas
16:38neutre
16:38dans cette discussion
16:40est-ce que vous comprenez
16:41cette position ?
16:42Non
16:42parce que la France
16:42précisément
16:45historiquement d'abord
16:46elle a un rôle à jouer
16:48et ensuite
16:49parce que la France
16:50n'a pas d'intérêt
16:51dans cette région
16:52autre que de préserver
16:54la paix
16:54et de faire reconnaître
16:55des droits
16:55donc la France
16:56doit continuer
16:57à exercer une pression
16:59pour être partie prenante
17:00de toutes les discussions
17:01qui s'engagent
17:01et notamment
17:02donc la France
17:02doit être à Washington
17:03mardi prochain
17:04doit être représentée
17:05à Washington
17:05pour vous
17:05Oui
17:06si le Liban le souhaite
17:08je pense que la France
17:09a sa place
17:10La presse américaine
17:11en l'occurrence
17:12le New York Times
17:13François Hollande
17:13a raconté ces derniers jours
17:14une réunion qui a eu lieu
17:15à la Maison Blanche
17:16quelques jours avant
17:16le déclenchement
17:17de la guerre
17:18le 11 février dernier
17:19la guerre c'était le 28
17:21Benjamin Netanyahou
17:22est là
17:22à la Maison Blanche
17:23dans la Situation Room
17:24avec Donald Trump
17:26les représentants du Mossad
17:27sont là aussi
17:28et Benjamin Netanyahou
17:29explique son plan
17:30en disant
17:31le régime iranien
17:32est prêt à tomber
17:33le détroit d'Hormuz
17:34ne sera pas bloqué
17:35ses frappes
17:36vont durer quelques jours
17:38l'ensemble de l'équipe
17:39autour de Donald Trump
17:40tente de le dissuader
17:41y compris Jaddy Vance
17:43qui était ensuite
17:44son négociateur
17:45et pourtant
17:4515 jours après
17:46Donald Trump y va
17:47est-ce que vous considérez
17:48que d'une manière
17:48ou d'une autre
17:50Benjamin Netanyahou
17:51a tordu le bras
17:52de Donald Trump
17:53pour entrer
17:53dans cette guerre
17:54sur la base d'informations
17:55qui n'étaient peut-être
17:57pas tout à fait fiables
18:00Netanyahou
18:01à non pas forcer
18:02les Etats-Unis
18:04à donner des informations
18:05qui n'étaient pas fiables
18:07pour que les Etats-Unis
18:09puissent être caution
18:11ou partie prenante
18:12d'une opération
18:14Je pense qu'il avait aussi
18:15sa part de sincérité
18:16il pensait
18:17et Donald Trump
18:18a adhéré
18:19à cette idée
18:21qu'il suffirait
18:23de tuer
18:24l'ensemble
18:25de l'appareil
18:25dirigeant iranien
18:27pour que d'un seul coup
18:28le régime
18:29s'effondre
18:29il a là aussi
18:31laissé penser
18:31qu'en faisant
18:32des bombardements
18:33et des bombardements
18:34sur des infrastructures
18:36l'Iran
18:37là aussi
18:37s'écroulerait
18:38économiquement
18:39et enfin
18:40il a pensé
18:41que le détroit d'Armous
18:42ne serait pas bloqué
18:43écoutez
18:44ces trois
18:45annonces
18:46ces trois
18:47prévisions
18:48ne se sont pas
18:48produites
18:49et là
18:50il a trompé sciemment
18:51ou il avait des informations
18:52qui étaient mauvaises
18:53parce que Netanyahou
18:55ce n'est pas la première fois
18:55et je vais vous donner
18:56de ce point de vue là
18:58une référence historique
18:59avant qu'on conclue
19:02le fameux accord
19:03sur l'Iran
19:04Netanyahou
19:05auprès d'Obama
19:06et auprès de nous
19:07disait
19:07nous nous allons
19:09intervenir
19:09en Iran
19:10et nous nous lui répondions
19:12non
19:12nous allons signer
19:14un accord
19:14qui vous donnera
19:15toute garantie
19:16pour que l'Iran
19:17n'accède jamais
19:18à l'arme nucléaire
19:19c'est ainsi
19:20qu'il n'y a pas eu
19:21d'intervention
19:23israélienne
19:23qui promettait déjà
19:24de bombarder
19:25et qu'il y a eu
19:26finalement l'accord
19:27sur le nucléaire iranien
19:28et bien
19:29dix ans plus tard
19:30c'est exactement
19:32le contraire
19:32qui s'est produit
19:33Netanyahou a dit
19:34il faut frapper
19:35et plutôt
19:36que de négocier
19:37parce qu'ils étaient
19:39en train de négocier
19:39les américains
19:40et les iraniens
19:41les mêmes là
19:41qui sautaient à Genève
19:43moins vente
19:43ils étaient en train
19:44de négocier
19:44et bien
19:46Netanyahou
19:46a fait cette pression
19:48et Donald Trump
19:49a suivi
19:50François Hollande
19:51je voudrais vous entendre
19:51sur le rôle
19:53et la voix de la France
19:54en l'occurrence
19:54du chef de l'état
19:56Emmanuel Macron
19:56Emmanuel Macron a eu
19:58plusieurs fois au téléphone
19:59son homologue iranien
20:00y compris
20:01ce week-end
20:02directement au téléphone
20:02pour évoquer
20:04la suite du cessez-le-feu
20:05c'était avant la rupture
20:06des discussions
20:07est-ce qu'il a raison
20:08d'abord de lui parler ?
20:11Oui
20:12il y a une négociation
20:13la France doit faire
20:14entendre sa voix
20:15qui est
20:16que cette négociation
20:17puisse aboutir
20:18et de faire pression
20:19pour que les iraniens
20:20concèdent
20:21je ne sais pas
20:22quelle était la teneur
20:22de leur conversation
20:23mais ce n'est pas pour dire
20:24aller simplement
20:25envoyer le président
20:26du parlement iranien
20:29je ne sais pas
20:29dans l'ordre hiérarchique
20:31si le président
20:31du parlement iranien
20:33n'est pas supérieur
20:33au président iranien
20:36le président iranien
20:37c'est celui
20:37qu'Emmanuel Macron
20:37a eu au téléphone
20:38le président du parlement
20:39c'est celui
20:39qui était à Isra Mabak
20:40il a eu son homologue
20:42il était important
20:43de dire
20:44nous voulons
20:45qu'il y ait une négociation
20:45et vous devez faire
20:46des concessions
20:47je pense que ça
20:48aurait dû être le message
20:48donc on peut parler
20:49au président iranien
20:50le débat il s'est posé
20:51il y a quelques mois
20:52est-ce qu'il faut
20:52continuer à parler
20:53à Vladimir Poutine
20:54l'un est fréquentable
20:55en tout cas au téléphone
20:57l'autre non
20:58il n'est pas fréquentable
20:59mais il y a une guerre
21:01donc lorsqu'il s'agit
21:02d'arrêter la guerre
21:04oui il faut faire pression
21:05il y a eu un cessez-le-feu
21:06si demain
21:07la guerre s'arrêtait
21:10en Ukraine
21:11il faudrait reparler
21:12de façon
21:13aux deux protagonistes
21:14pour qu'il y ait
21:14un accord de paix
21:15donc c'est pas ça
21:16qui est en cause
21:16ce qui est en cause
21:17c'est ce qu'on dit
21:18et tout ce qu'on doit dire
21:19c'est que l'Iran
21:20se mettrait dans
21:21une très grande difficulté
21:22il est dans une très grande
21:23difficulté
21:24s'il ne concluait pas
21:26un accord
21:26est-ce que vous auriez
21:28fait les choses
21:28certaines choses
21:29différemment d'Emmanuel Macron
21:30ou est-ce que vous estimez
21:31que depuis le déclenchement
21:32de cette guerre
21:33la voix de la France
21:34est suffisamment bien représentée
21:36qu'il a pris les bonnes décisions
21:37et qu'il a eu les bons mots
21:39dans cette période
21:39il vaut mieux
21:40faire preuve
21:41de cohésion
21:42et de ne rien faire
21:44qu'il puisse gêner la France
21:45ce que je peux
21:45tout simplement dire
21:47c'est que nous aurions dû
21:48la France
21:49depuis plusieurs mois
21:50pour ne pas dire
21:50depuis la réélection
21:52de Donald Trump
21:52être beaucoup plus ferme
21:54nous avons accepté
21:56des provocations
21:57des agressions
21:58des mises en cause
21:59de nos droits commerciaux
22:02insupportables
22:02mais ça on va vous dire
22:03c'est pas Emmanuel Macron
22:04c'est l'Europe
22:05qui est allé négocier
22:06sur le golfe
22:07et la France a pu reprendre sa part
22:09face à des personnages
22:11comme Trump
22:12issus d'une démocratie
22:14il faut être ferme
22:15ils ne comprennent que
22:16les rapports de force
22:17ils peuvent être méprisants
22:18regardez comment il a été
22:19à l'égard du chef
22:20de l'état français
22:20il peut être agressif
22:22regardez comme il a fait
22:23pour les droits d'Oise
22:24mais il faut tenir bon
22:25parce qu'ils ne comprennent
22:26que ce langage là
22:27il faut leur faire
22:28pardon de l'expression
22:29il faut leur faire mal
22:31les droits commerciaux
22:32les droits commerciaux
22:33ce n'est pas simplement
22:34une difficulté pour la France
22:35c'est une difficulté
22:36pour les Etats-Unis
22:37comment on fait
22:38la Chine
22:38la Chine a une autre dimension
22:40mais comment on fait la Chine
22:41elle a imposé des droits
22:42de douane
22:43sur les produits américains
22:44ça a calmé
22:45Donald Trump
22:45de la même manière
22:46quand les Européens
22:47et Emmanuel Macron
22:49ont joué ce rôle
22:49aussi
22:50tant mieux
22:50quand il a prétendu
22:52qu'il pouvait
22:52prendre le Groenland
22:54il fallait envoyer
22:55des forces au Groenland
22:56en disant
22:56ça ne se fait pas
22:57et ça ne se fait
22:58tout ou pas
22:58en tant qu'un
22:59vous avez le sentiment
23:01qu'aujourd'hui
23:01on tremble devant lui
23:03c'est ça un peu
23:03on ne lui fait pas assez mal
23:04et qu'est-ce qui lui fait
23:05le plus mal
23:06finalement
23:07et qu'est-ce qui peut
23:08d'ailleurs
23:08l'amener
23:09à aller vers
23:11une négociation
23:12qui puisse aboutir
23:13c'est l'économie
23:14sa faiblesse
23:15son talon d'Achille
23:16c'est l'économie
23:17c'est les marchés
23:18Donald Trump
23:19il a toujours devant lui
23:20l'état des bourses
23:22en tout cas
23:23du marché financier américain
23:25et peut-être
23:26ses propres actions
23:27donc il regarde toujours
23:28le cours du dollar
23:29le cours du pétrole
23:30c'est ça
23:32qui va l'arrêter
23:33parce que
23:34les américains
23:35le peuple américain
23:36aujourd'hui
23:37souffre aussi
23:38de cette situation
23:38le prix du pétrole
23:39il n'y a pas qu'en France
23:40qu'il a des conséquences
23:41il en a aussi
23:42aux états
23:42pays producteurs
23:43pourtant de pétrole
23:44donc c'est l'économie
23:45qui va le rattraper
23:46il pense être
23:47finalement
23:48une superpuissance
23:49il est soumis
23:50aux réalités
23:51de l'économie
23:52Sébastien Lecornu
23:53a eu une phrase
23:55assez appellante
23:56vendredi
23:56quand il a présenté
23:57le plan
23:58des mesures
23:59d'électrification
23:59de la France
24:00en préambule
24:00il a dit
24:01nous ne sommes pas en guerre
24:02la France n'est pas en guerre
24:03mais nous ne sommes plus
24:04tout à fait en paix
24:05est-ce que vous considérez
24:06vous aussi
24:07que la France n'est plus
24:08tout à fait en paix
24:09qu'on est quelque part
24:10entre les deux ?
24:11non, nous ne sommes pas en guerre
24:14ça c'est vrai
24:14et nous ne devons pas l'être
24:16nous ne sommes pas en paix
24:17je peux comprendre l'expression
24:18parce que tout ça nous inquiète
24:20tout ça nous pose
24:21un certain nombre de difficultés
24:22aux premiers ministres
24:23comme à tous les français
24:25c'est-à-dire
24:25qu'est-ce que va devenir
24:26le prix de nos carburants
24:27qu'est-ce que vont devenir
24:28nos engrais
24:29qu'est-ce que vont devenir
24:30nos produits
24:30qui viennent de cette région
24:31ou nos personnels
24:34qui sont sur place
24:35tout ça nous met en compte
24:36nous pouvons même aussi
24:38être attirés
24:40par le conflit
24:41j'évoquais le détroit d'Ambouse
24:42ou j'évoquais aussi
24:43des bombardements
24:44qui pourraient se faire
24:45sur des zones
24:46où nous avons
24:47nos propres intérêts
24:47ou même
24:48nous avons des militaires
24:49donc c'est vrai
24:49qu'on peut se laisser
24:51prendre par un engrenage
24:52donc de ce point de vue
24:53il faut être
24:54d'une très grande vigilance
24:55et d'une très grande clarté
24:56par rapport à ce que nous faisons
24:57ou par rapport à ce que nous ne faisons pas
24:58mais justement
24:59si
25:00comme il a menacé de le faire
25:01il y a quelques jours encore
25:02devant le secrétaire général
25:03de l'OTAN
25:03Marc Routte
25:04si Donald Trump
25:05quitte l'OTAN
25:06dans quelques jours
25:07dans quelques semaines
25:08dans quelques mois
25:11Alors d'abord ça fait partie là aussi
25:13des déclarations contradictoires
25:15de Donald Trump
25:16qui traite tantôt
25:18M. Routte
25:18comme son obligé
25:19tantôt comme
25:20s'il était
25:22lui-même extérieur
25:24à l'OTAN
25:25les Etats-Unis auraient
25:27plus à perdre
25:28qu'à gagner
25:28en quittant l'OTAN
25:29Pourquoi ?
25:30Vous êtes sûr ?
25:30Oui
25:31plus à perdre
25:31parce que malgré tout
25:32les pays membres
25:34de l'Alliance Atlantique
25:35ont des liens
25:36liens commerciaux
25:37liens économiques
25:38liens militaires
25:39ils achètent des armes
25:40Bon
25:41donc nous ne sommes pas
25:42je ne suis pas favorable
25:43à ce que les Etats-Unis
25:45quittent l'OTAN
25:46parce qu'on en a besoin
25:47les Etats-Unis
25:48nous sommes des alliés historiques
25:49mais s'ils s'éloignaient
25:50ce que je crois être finalement
25:52la pente
25:53vers laquelle nous allons
25:54s'ils s'éloignaient de l'OTAN
25:55ça justifie encore davantage
25:58une Europe de la défense
25:59ça justifie encore davantage
26:00que des pays
26:01pas simplement comme la France
26:02nous l'avons compris depuis longtemps
26:03mais comme l'Allemagne
26:04comme la Pologne
26:05comme le Royaume-Uni
26:06comprennent
26:07parce que l'Europe de la défense
26:09ça fait des années
26:10des décennies
26:11qu'on en parle
26:11et que tout le monde saute
26:12j'allais dire
26:12comme des cabris
26:13en en parlant
26:14mais dès qu'il s'agit
26:15de se mettre d'accord
26:15sur un projet concret
26:17même avec nos amis allemands
26:19quand il s'agit de faire
26:20un avion avec eux
26:20on n'y arrive pas
26:22donc Donald Trump
26:22dans le bureau Oval
26:23tout ça il le voit aussi
26:24oui c'est pour ça que
26:25quand l'Allemagne
26:26et la France
26:27ne marchent pas ensemble
26:29nous nous affaiblissons
26:30toute l'Europe
26:31donc là il est clair
26:33il faut faire une défense européenne
26:35digne de ce nom
26:36il faut augmenter nos budgets
26:37mais ça ne suffit pas
26:38d'augmenter nos budgets
26:39vous avez raison
26:40si c'est pour produire
26:41des armes
26:41qui de toute façon
26:42avions, chars, drones, missiles
26:44ne sont pas compatibles
26:45les unes avec les autres
26:46ou sont les différentes
26:47à quoi ça sert
26:48de dépenser autant d'argent
26:49donc là
26:50je pense que ça sera
26:51au-delà de 2027
26:53la responsabilité
26:55du président de la république
26:56parce que c'est compliqué
26:57pour un président
26:59qui est en fin de mandat
26:59pour s'engager
27:00mais sur l'avion
27:01il est à mon avis
27:02nécessaire
27:03que cet avion
27:04soit commun
27:04entre la France
27:05et l'Allemagne
27:05j'allais dire
27:06quoi qu'il en coûte
27:08mais quoi qu'il en coûte
27:09ça rappellera des souvenirs
27:10à certains
27:10mais qui aujourd'hui
27:11François Hollande
27:11est notre principal adversaire
27:13les militaires
27:14et plusieurs haut gradés
27:16de l'armée française
27:17ces derniers mois
27:18ont dit
27:18nous nous préparons
27:19à un conflit
27:20sous une forme
27:21ou sous une autre
27:21dans les années qui viennent
27:23avec la Russie
27:23qui aujourd'hui
27:24est le premier sur la liste
27:25quand on interroge
27:25les français
27:26il y a eu un sondage
27:27pour Politico
27:28il y a quelques jours
27:29les chinois étaient en tête
27:30mais devant les américains
27:32sur notre principale menace
27:33la menace militaire
27:35qui pèse sur nous
27:36à nos frontières
27:37dans les mers
27:39c'est la Russie
27:40elle est dans une posture
27:42agressive
27:43agressive
27:44sur les pays
27:44d'Europe du Nord
27:46agressive
27:47sur les pays
27:48de l'Est
27:49à commencer par
27:49l'Ukraine
27:50qui a été envahie
27:51et même l'apologues
27:52les Russes
27:54c'est la menace
27:54c'est l'agression
27:56même militaire
27:56la Chine
27:58c'est une puissance
28:00qui veut dominer
28:01le monde
28:02pacifiquement
28:03mais qui veut dominer
28:03le monde
28:04et qui parvient
28:05par ses produits
28:06par son dumping
28:07par ses avantages
28:09commerciaux
28:09donc nous devons
28:10aussi résister
28:11à cette pression là
28:12qui n'est pas
28:13qu'une pression commerciale
28:14qui est aussi
28:15à travers
28:15un certain nombre
28:16de produits technologiques
28:17voire de réseaux
28:18et puis enfin
28:19nous avons
28:20un allié
28:21j'allais dire
28:21un ancien allié
28:22qui aujourd'hui
28:24s'en prend à qui ?
28:25à la Russie ?
28:26où avons-nous vu
28:28Donald Trump
28:29être exigeant
28:30à l'égard
28:30de Poutine ?
28:32à la Chine
28:32il lui a cédé
28:34donc il s'en prend
28:35à qui ?
28:36à l'Europe
28:37l'Europe parce que
28:38c'est un grand marché
28:39l'Europe parce que
28:40nous avons des excédents
28:40commerciaux
28:41l'Europe parce qu'il veut
28:42appréhender
28:43que ce soit par les technologies
28:45ou par
28:46les moyens militaires
28:47ce que nous possédons
28:49vous avez dit ancien allié
28:50oui je pense que
28:51ne pourront plus
28:52considérer
28:53Donald Trump
28:53comme un allié
28:54un allié c'est qui ?
28:55et quoi ?
28:56et pas encore
28:56pour un adversaire ?
28:57pas encore pour un adversaire
28:58mais ça pourrait devenir ?
28:59ça peut l'être
29:00s'il se mettait
29:02à nous menacer
29:02comme il l'a fait
29:03d'ailleurs sur
29:04une partie du territoire
29:05européen
29:05le Groenland
29:06mais qu'est-ce que c'est
29:06qu'un allié ?
29:07un allié qui fait
29:08une guerre
29:09sans prévenir
29:11ses partenaires
29:12un allié
29:13qui entretient
29:14des discussions
29:15avec
29:16tel ou tel
29:17qui sont
29:18précisément
29:18la Russie
29:19qui sont
29:19nos ennemis
29:20et enfin
29:21un allié
29:22qui nous prend
29:23nos biens
29:24et qui veut même
29:24prendre notre technologie
29:25ce que vous décrivez
29:27c'est l'Amérique
29:27de Donald Trump
29:28ou c'était déjà le cas avant ?
29:29les Etats-Unis
29:31qui nous espionnent
29:31y compris des dirigeants
29:33européens
29:33c'était avant
29:34Donald Trump
29:34entre alliés
29:35ça ne se fait pas
29:36est-ce que c'est
29:37uniquement depuis
29:38que Donald Trump
29:39est venu
29:40ou revenu
29:40à la Maison Blanche
29:41ou est-ce que pour vous
29:41il y a un glissement
29:42qui fait que les Etats-Unis
29:44tout doucement
29:44sont en train
29:45de s'éloigner de nous ?
29:45je pense que ce qui est
29:46à l'oeuvre depuis
29:47vous avez raison
29:48au moins une décennie
29:50ça avait commencé
29:51avec Barack Obama
29:53et même avec Bush
29:54c'est la prise de distance
29:55des Etats-Unis
29:57vis-à-vis de l'Europe
29:58mais le fait nouveau
29:59c'est ça la rupture
30:00il y avait une prise de distance
30:02à l'égard de l'Europe
30:03mais il n'y avait pas
30:03une prise de distance
30:04à l'égard des valeurs démocratiques
30:05du pluralisme
30:06de la liberté
30:07de ce que nous représentons
30:08ensemble
30:09avec Donald Trump
30:11cette rupture
30:11s'est faite
30:12il n'agit pas
30:13en fonction de valeurs
30:14il n'agit pas
30:15en fonction
30:16des principes démocratiques
30:17il agit en fonction
30:19de ses propres intérêts
30:20c'est ça la différence
30:21parce qu'il y a
30:22cet éloignement
30:23mais pas uniquement
30:23la France a décidé
30:25de se réarmer
30:26d'augmenter en tout cas
30:27assez nettement
30:28le budget de ses armées
30:29le gouvernement
30:29remet sur la table
30:30à une rallonge
30:30de 36 milliards d'euros
30:31pas pour cette année
30:33jusqu'à 2030
30:352030
30:35est-ce que vous estimez
30:36que 36 milliards d'euros
30:37en plus du budget actuel
30:39c'est le bon niveau
30:40c'est trop
30:41ou c'est insuffisant ?
30:43c'est beaucoup
30:44quand on sait
30:45l'état de nos finances publiques
30:46c'est beaucoup
30:47quand on sait
30:47les conséquences
30:49que cette guerre
30:50a sur notre propre économie
30:52sur l'inflation
30:53sur la croissance
30:54mais c'est nécessaire
30:56est-ce que ces 6 milliards
30:57parce que ça sera
30:58à peu près 6 milliards par an
30:59vont être utilisés
31:00seulement pour acheter
31:01ou pour produire
31:03j'espère
31:05des armements
31:05des munitions
31:06pourquoi vous dites
31:07j'espère ?
31:07oui
31:08parce que
31:10je pense que ça doit être
31:11fabriqué le plus possible
31:12en France
31:13ou en Europe
31:14vous n'êtes pas certain
31:15si si
31:15je pense qu'il faut y veiller
31:17en tout cas
31:17mais ce que je veux dire par là
31:18c'est que la défense
31:20c'est pas simplement
31:20du matériel
31:22c'est ce qu'on appelle
31:24aussi l'esprit patriotique
31:26on se défend
31:27quand on sait pourquoi
31:28on se défend
31:29on s'arme
31:30on se bat éventuellement
31:31ça c'est l'esprit patriotique
31:33il est nécessaire
31:34il est indispensable
31:35on peut avoir
31:36les stocks de matériel
31:37les plus imposants
31:39il faut savoir
31:40à quoi ça sert
31:41et pourquoi
31:41on les constitue
31:42ça c'est l'esprit patriotique
31:44puis d'autre part
31:44la défense
31:45c'est pas simplement
31:46des moyens militaires
31:47c'est la recherche civile
31:49c'est le savoir
31:51c'est la maîtrise
31:52de l'intelligence artificielle
31:53mais vous savez
31:53que pour trouver ces 36 milliards
31:54il va falloir faire
31:55des sacrifices ailleurs
31:56et bien dans ces 36 milliards
31:57il faut y mettre
31:58ce que je viens de dire
31:59la part de la recherche civile
32:00l'intelligence artificielle
32:02la capacité technologique
32:03c'est ça notre indépendance
32:05François Hollande
32:05les conséquences
32:06sur l'économie
32:07et sur les carburants
32:08de cette guerre
32:09au Moyen-Orient
32:10le risque de pénurie
32:11à la pompe
32:11semble s'éloigner
32:12il y a chaque jour
32:12un petit peu moins
32:13de stations
32:14qui manquent de carburants
32:15mais les prix
32:16des carburants
32:16restent quasiment
32:18à leur plus haut
32:18ils n'ont baissé
32:19que de quelques centimes
32:20est-ce qu'il y a pour vous
32:21un risque
32:22on viendra ensuite
32:23aux solutions
32:24mais un risque
32:24de colère sociale
32:25de gens qui vont dire
32:26à un moment
32:26je n'en peux plus
32:27je n'y arrive plus
32:28je ne peux même plus
32:29me payer un plein
32:30oui
32:31pour l'instant
32:32ce sont des additions
32:33de colère individuelle
32:34quand le gazole
32:36est à 2,40
32:37sur certaines stations
32:38à 2,60
32:39à 2,80
32:40sur autoroute
32:41et quand quelqu'un
32:42est obligé
32:42d'aller pour son travail
32:44ou pour ses déplacements
32:45personnels
32:45faire non pas un plein
32:48un demi-plein
32:49un quart de plein
32:50oui il y a une colère
32:51individuelle
32:52alors est-ce qu'elle peut
32:53s'agréger
32:54devenir une colère sociale
32:55il faut faire attention
32:56et donc
32:58si ça ne devait pas
32:59durer au-delà
32:59de quelques jours
33:02je crois qu'on peut
33:03faire entendre
33:03un langage de raison
33:04si on est dans un conflit
33:06plus long
33:06et je ne peux pas
33:08ici garantir
33:09que le cessez de feu
33:10va être préservé
33:11que les détroits d'Hermoz
33:13vont être réouverts
33:14et que les prix
33:15vont pouvoir
33:16retrouver le niveau
33:17antérieur
33:17alors il faudra
33:18trouver des solutions
33:19trouver des solutions
33:20c'est quoi ?
33:20les insoumis disent
33:21il faut bloquer les prix
33:221,70€
33:23Sophie Binet à la CGT
33:24dit la même chose
33:251,70€
33:26pour tous les carburants
33:27est-ce que c'est une piste
33:28pour vous ?
33:29la piste
33:30elle est
33:31avec les pays européens
33:33il faut que
33:34parce que
33:36c'est le même processus
33:37qui se passe en Italie
33:38en Allemagne
33:39en Belgique
33:39les taxes sont pas
33:39au même niveau
33:40exactement
33:40donc il faut
33:41qu'il y ait
33:42une politique commune
33:43de taxes
33:43une politique commune
33:45de prix
33:45et une politique commune
33:46ici
33:47de taxation
33:48des profits pétroliers
33:49alors que là
33:49vous reprenez
33:50la proposition
33:51qui a été faite
33:51par 5 pays
33:53dont le premier ministre
33:55espagnol
33:55Pedro Sanchez
33:56on taxe
33:57les super profits
33:57des pétroliers
33:59vous en avez parlé
34:00au parti socialiste
34:01oui c'est une proposition
34:02qui est faite
34:02enfin
34:02elle est faite
34:03au-delà du parti socialiste
34:05parce que
34:05ce qui compte
34:06c'est quand même
34:06qu'elle puisse être
34:07acceptée au niveau européen
34:08si on devait rentrer
34:10dans un processus
34:11donc de plusieurs semaines
34:12et avec des conséquences
34:14que je viens de décrire
34:15pour les particuliers
34:16mais aussi pour les entreprises
34:17faut pas oublier
34:18ce que ça peut représenter
34:19aussi pour les entreprises
34:20et pour les transporteurs
34:22pour les professions
34:23de santé
34:24oui
34:25il faut avoir
34:26une politique coordonnée
34:27de sans doute
34:28de taxes
34:29sur les carburants
34:30eux-mêmes
34:31et de taxation
34:32des pétroliers
34:32mais en attendant
34:33vous avez peut-être entendu
34:34les propos de Michel-Édouard Leclerc
34:35qui dit
34:35n'attendez pas de miracle
34:36les prix ne reviendront pas
34:38pas de si tôt en tout cas
34:39au niveau d'avant la guerre
34:40est-ce que pour vous
34:41d'une manière ou d'une autre
34:42il y a
34:43je ne vais pas vous dire
34:44des profiteurs de guerre
34:45ou des profiteurs de crise
34:45mais des gens qui ont
34:47profité de cette période
34:48pour gagner un petit peu plus
34:49et au bout du compte
34:50le petit peu plus
34:51ça fait beaucoup
34:52oui mais ça a toujours existé
34:53mais c'est le cas aujourd'hui
34:54dans la guerre
34:54il y a toujours des profiteurs
34:56la guerre n'est pas
34:57un malheur pour tout le monde
34:58à qui vous pensez ?
34:59là en l'occurrence
35:00tous ceux qui sont
35:01dans des chaînes
35:03de distribution
35:03qui peuvent
35:04prendre leur marge
35:05donc pas simplement
35:06c'est Pouyanné
35:07non non je ne pense pas
35:08Patrick Pouyanné a fait
35:09lui-même
35:11des blocages
35:12de son prix
35:14c'est moins cher
35:15dans son réseau
35:15Michel-Edouard Leclerc
35:17je l'ai fait tout ça
35:17je ne sais pas
35:18il faut qu'il fasse attention
35:19parce qu'à un moment
35:20on peut se retourner aussi
35:21vers lui
35:22mais ce que je crois
35:24c'est que
35:26toute la question
35:27c'est de savoir
35:28si on est dans un
35:29guerre qui va se poursuivre
35:31et il y aura des conséquences
35:32ou elle va s'arrêter
35:34si elle s'arrête
35:34il n'y a aucune raison
35:36je dis bien aucune raison
35:37contrairement à ce qui est dit
35:38qu'on ne retrouve pas
35:39le niveau de prix antérieur
35:41il n'y a aucune raison
35:42parce que
35:43nous ne souffrons pas
35:44d'un manque
35:44d'énergie fossile
35:46il y en a même beaucoup
35:47nous souffrons
35:48d'un système
35:50qui aujourd'hui
35:51parce qu'il y a blocage
35:52est celui de la spéculation
35:53François Hollande
35:54il nous reste un peu plus
35:55de trois minutes
35:56pour aborder trois thèmes
35:57en France
35:58d'abord la bataille
35:59autour du 1er mai
36:00un texte défendu
36:01par le gouvernement
36:02prévoit d'élargir
36:03la possibilité
36:04de travailler le 1er mai
36:04ça arrive
36:05c'est dans quelques jours
36:06sur la base du volontariat
36:07et avec des salaires doubles
36:10ce jour-là
36:10les huit principaux syndicats
36:12ont écrit aujourd'hui
36:13au gouvernement
36:13pour lui dire
36:13il faut renoncer
36:14à ce texte
36:16est-ce que vous êtes
36:16sur leur ligne
36:17ou sur celle du gouvernement ?
36:18c'était pas un texte
36:19du gouvernement
36:19c'est un texte
36:20qui vient comme ça
36:21à l'improviste
36:22dans un débat parlementaire
36:24il faut cesser
36:25cette méthode-là
36:26elle est insupportable
36:27cette méthode
36:27où un jour
36:28c'est sur
36:29quels que soient les sujets
36:30l'Alsace
36:31le prix
36:34de tel ou tel produit
36:35puis là maintenant
36:36le 1er mai
36:37pour le 1er mai
36:38s'il y a des adaptations
36:40à avoir
36:41pour les poulangers
36:42pour les fleuristes
36:43parce que ça venait de là
36:45sur la base du volontariat
36:46oui mais
36:47des possibilités peuvent exister
36:48par le dialogue social
36:49ou des possibilités existaient
36:51même
36:51j'étais président
36:52je n'ai jamais été saisi
36:53de cette question
36:54parce qu'il n'y avait pas de contrôle
36:55parce qu'on laissait faire les choses
36:57parce que le 1er mai
36:58vous avez vu le 1er mai
36:59il y a des vendeurs
37:01à la sauvette
37:02sur lesquels l'argent
37:03de l'État ne touche pas de TVA
37:04alors que si on ouvrait
37:05les fleuristes en face
37:06ça ferait des rentrées dans les caisses
37:08il y avait une forme
37:09de tolérance générale
37:11là maintenant
37:12on va passer par la loi
37:13pour arriver à cette solution
37:14donc si on peut trouver
37:15une solution
37:16qui permette
37:16des adaptations
37:17pour une toute petite partie
37:20des professionnels
37:21qui ont besoin
37:21d'ouvrir ce jour-là
37:22les boulangers
37:23et les fleuristes
37:23qu'on ne cherche pas
37:25à passer en force
37:26sur une question comme ça
37:27qui va mettre
37:28l'ensemble des syndicats
37:29enfin
37:29pas de passage en force
37:31on entend ce que vous dites
37:32il y a une autre loi
37:33qui déchire la classe politique
37:34en ce moment
37:34c'est la loi Yadan
37:36qui vient d'une députée macroniste
37:37qui prévoit de lutter
37:39contre les nouvelles formes
37:40d'antisémitisme
37:41il y a une pétition
37:42qui a recueilli
37:42plus de 500 000 personnes
37:43qui demandent un débat
37:44à l'Assemblée
37:44avant le vote
37:46les opposants à ce texte
37:47disent
37:47on ne pourra plus critiquer
37:49la politique d'Israël
37:50ou la politique de Benyamin Netanyahou
37:52il se trouve que vous avez fait partie
37:53des premiers
37:54qui ont réclamé
37:55même signé cette loi
37:56aujourd'hui votre patron
37:57Olivier Faure
37:58non c'est pas mon patron
38:00restez pas sur
38:01le patron des partisans
38:03moi je n'ai pas de patron
38:04j'ai mon libre arbitre
38:06je reprends ma phrase
38:07le premier secrétaire
38:08du parti socialiste
38:09Olivier Faure dit
38:10les socialistes
38:11vont voter contre
38:13est-ce que ce sera votre père
38:14est-ce que vous allez
38:15changer d'avis
38:16sur cette loi
38:17le débat
38:17n'a pas encore été ouvert
38:19cette proposition de loi
38:21a été déjà corrigée
38:22le Conseil d'Etat
38:23a mis à juste raison
38:24un certain nombre
38:25de garde-fous
38:26il s'agit de
38:27sanctionner
38:27la mise en cause
38:28d'un État
38:29la négation d'un État
38:31mais j'entends
38:32ce qui est dit
38:33sur la liberté d'expression
38:34et notamment
38:35sur la liberté académique
38:37pour que
38:37un certain nombre de chercheurs
38:38ou de journalistes
38:40puissent faire leur travail
38:41donc moi je suis
38:42favorable
38:43parce qu'elle soit corrigée
38:44et si elle est corrigée
38:45elle doit être votée
38:46et vous la voterez
38:47si elle est corrigée
38:48oui
38:49si elle est corrigée
38:49un tout dernier mot
38:50sur l'élection présidentielle
38:52François Hollande
38:52tout le monde a compris
38:53que vous y pensiez
38:54que vous y pensiez
38:55je pense que tous ceux
38:56qui nous regardent ce soir
38:57se disent effectivement
38:58il y pense
38:58et on a entendu ce soir
38:59quelqu'un qui pense à l'Elysée
39:02qui a une expérience
39:03à quel moment simplement
39:04vous direz
39:05j'irai ou je n'irai pas
39:06dans la période que nous vivons
39:08on vient de l'évoquer
39:09d'une gravité exceptionnelle
39:11qui met la France devant
39:14un choix fondamental
39:16là
39:16dans un an à peine
39:19de savoir
39:20qui va nous représenter
39:21et comment
39:22et ce que sera
39:23le destin
39:24de notre pays
39:25chacun
39:26chaque responsable
39:27doit se préparer
39:28c'est ça
39:29l'enjeu
39:30je veux dire
39:31chaque citoyen aussi
39:32doit se préparer
39:33pas une affaire simplement
39:34de responsable politique
39:34il y a un moment
39:35il faut y aller
39:35ou ne pas y aller
39:37j'ai déjà été président
39:38je sais comment
39:38on peut y aller
39:39ou on ne peut pas y aller
39:41et donc je pense
39:41qu'aujourd'hui
39:42il faut d'abord
39:43présenter
39:44ce qui est attendu
39:45par les français
39:46c'est quelle solution
39:47on a pour le pays
39:48dans un moment
39:49extrêmement difficile
39:50mais celui qui n'est pas
39:51votre patron
39:51donc j'ai bien retenu
39:52ce que vous avez dit
39:53tout à l'heure
39:53Olivier Faure a dit
39:54à la mi-journée
39:54je serais ravi
39:55c'est l'expression
39:56qu'il utilisait
39:57d'être le candidat
39:58de la gauche
39:58non-mélenchoniste
40:00est-ce que vous seriez
40:01ravi vous aussi
40:02que ce soit lui
40:03une candidature
40:03c'est pas un ravissement
40:05c'est pas d'être heureux
40:06pour être candidat
40:07une candidature
40:08c'est pour être président
40:09c'est-à-dire
40:10il faut être candidat
40:11pour gagner l'élection
40:12présidentielle
40:13pas pour être ravi
40:14de la crèche
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