00:00Voilà, excellent début de week-end, c'est de l'année.
00:01Oui, je sais, je suis désolé.
00:03Mais ça peut être le week-end pour ceux qui ont travaillé, ça fait dimanche.
00:05Soyez pas surpris, madame, messieurs.
00:07Fabrice est un ami.
00:09Voilà, il est dans...
00:11Il est avec nous. C'est pas facile tous les jours,
00:13mais il est avec nous, il faut l'aider.
00:15Voilà, il faut l'accompagner.
00:18Oui, il faut l'accompagner.
00:20C'est un petit peu le quota, voilà, je suis là.
00:22Donc, il faut l'accompagner.
00:24Je tiens à dire que cette émission n'a pas été
00:26enregistrée vendredi en fin d'après-midi.
00:28Donc, c'est pas le meneur de jeu, quoi.
00:30Il est 16h18, tourné le 23 février, c'est bien ça ?
00:33C'est ça, 23 février.
00:35Donc, voilà. Mais ne soyez pas
00:38trop durs avec notre ami Fabrice.
00:41C'est un ami.
00:42Excellent début de week-end, allez.
00:46Bon, bienvenue en ce mois d'octobre.
00:48Et nous allons, en revanche,
00:50être un peu sérieux,
00:51parce que la marche en hommage à Quentin Samenay-Lyon.
00:54Quentin, c'est cet étudiant en mathématiques
00:56tué à l'âge de 23 ans il y a quelques jours
00:58par l'extrême-gauche.
00:59On a vu tout le week-end
01:01et entendu ce qu'on appelle généralement
01:04l'accusation inversée,
01:06si j'ose dire.
01:07L'inversion accusatoire.
01:08Ou l'inversion accusatoire.
01:10C'est frappant.
01:11Tout ce qui s'est dit,
01:12tout ce qui a été entendu.
01:12On l'a vu et on l'a lu.
01:14Et on l'a lu.
01:14Ségolène Royal a parlé de Quentin
01:16comme d'un militant présumé néo-nazi et antisémite.
01:19Je dois dire qu'on en a parlé dès vendredi.
01:22Je n'arrive toujours pas à comprendre.
01:24Oui, moi non plus.
01:25Surtout que c'est une mère de quatre enfants.
01:27Qu'elle aille le dire,
01:28droit dans les yeux,
01:29à la maman de Quentin.
01:31Votre fils,
01:31il méritait peut-être de mourir.
01:33En tout cas,
01:34ce n'est pas une grande perte.
01:35C'est un antisémite.
01:38Et voilà,
01:39un extrême-droit.
01:40Mais surtout sur quoi elle se base ?
01:42Mais il y a des gens qui vrillent,
01:43je le dis sans arrêt,
01:44il y a des gens qui vrillent.
01:45J'étais sur le plateau avec Elliot
01:48samedi matin
01:49et Charlotte Dornelas a fondu en armes.
01:51Oui, je suis d'accord,
01:52c'était très ébouille.
01:53Il y a de quoi ?
01:54Il y a de quoi ?
01:54Parce que comment on peut avoir
01:56un manque d'humanité à ce point ?
01:58Mais comment vous expliquez ça
01:59de Ségolène Royal ?
02:00Moi, je la connais,
02:01Ségolène Royal,
02:01j'ai toujours eu pas mal d'estime pour elle,
02:04je dois dire.
02:05Même si, quelquefois,
02:06elle nous surprenait,
02:07notamment dernièrement
02:08avec son voyage en Algérie,
02:09qui est absolument épouvantable.
02:10Donc, c'est une trahison, vraiment.
02:12Là, il y a vraiment coup sur coup,
02:14elle nous surprend beaucoup,
02:15mais là, ça touche vraiment à l'humain, quoi.
02:17Et ça, c'est terrible.
02:17C'était tout simplement des coups de pub
02:19qu'elle se fait à elle-même.
02:20En tout cas, on a le sentiment
02:21d'ici quelques temps
02:22que l'avocat de la famille de Quentin
02:25a dit qu'il allait porter plainte
02:28contre plusieurs individus
02:30de gauche ou d'extrême-gauche.
02:32J'ose croire que Ségolène Royal,
02:33après de tels propos,
02:35sera visé à un moment ou à un autre
02:36par une plainte.
02:37Parce que ce n'est pas possible.
02:38Et surtout dire ça,
02:39alors que Quentin n'est toujours pas
02:42enterré.
02:43Que les obsèques auront lieu demain
02:44et qu'on ferait mieux aujourd'hui
02:46de penser quand même à lui,
02:48évidemment,
02:48et à sa famille.
02:51Et puis, il y a le traitement médiatique
02:53de cette marche
02:54qui a donc eu lieu samedi,
02:56où si on écoutait le service public
02:57ou d'autres chaînes infos,
02:59que CNews en avait l'impression
03:00que c'était une marche
03:01composée uniquement de néo-nazis,
03:03d'ultra-droite,
03:04qui faisaient tous des salu-nazis.
03:05Or, la préfète a signalé
03:07trois comportements salu-nazis,
03:08propos racistes et homophobes,
03:09trois comportements...
03:11Elle ne le dit pas, d'ailleurs.
03:12Si, elle dit salu-nazis.
03:13C'est un signalement pour salu-nazis,
03:15un signalement pour...
03:16Pas dans le tweet
03:16que j'ai montré ce matin.
03:18Ah oui, mais elle ne donne pas
03:18les détails de signalement.
03:19Ah d'accord.
03:20Ce qu'elle a tweeté,
03:21en tout cas,
03:21elle ne parle pas de salu-nazis.
03:22Il y a trois signalements
03:23de la préfète.
03:24Un pour salu-nazis,
03:25un pour propos homophobes
03:26et un autre pour propos racistes.
03:28Trois signalements
03:29sur 3200 personnes,
03:30vous avouerez que c'est peu.
03:32Et on a voulu dire
03:33que c'était que des personnes
03:34qui étaient engagoulées,
03:35qui cachaient leur visage.
03:37Écoutez les témoignages
03:38qu'on a passés ce matin,
03:39dans 100% Frontières le matin.
03:41Il y a des vieilles dames,
03:43il y avait des grands-mères
03:43que vous n'avez vues nulle part,
03:44qui venaient pleurer.
03:45Quelqu'un qui aurait pu être
03:46leur petit-fils de 23 ans.
03:48Il y avait des mamans,
03:49il y avait des couples.
03:50Mais ces gens-là,
03:50vous ne les avez pas vus
03:51sur le service public
03:52ou sur d'autres chaînes de télé ?
03:54Alors, il ne faut pas nier
03:54les trois signalements
03:55que je viens de rappeler.
03:56Mais essayer de dire
03:57que ce n'était qu'une marche
03:58de néo-nazis,
03:59c'est juste faux, en fait.
04:00Bon, selon le Figaro,
04:02deux professeurs de Sciences Po
04:03ont justifié la mort de l'étudiant
04:04dans un groupe WhatsApp.
04:05Ces nazis ont récolté
04:06ce qu'ils cherchaient.
04:07L'évolution des dépêches
04:08de l'AFP, c'est intéressant.
04:10Également, dimanche 15 février,
04:11il y a huit jours,
04:12Quentin était un jeune étudiant
04:13catholique pacifique,
04:15proche de la mouvance nationaliste.
04:17Et la semaine dernière,
04:18il était un militant nationaliste.
04:19Et dès samedi matin,
04:20jour de la marche à Lyon,
04:21il était devenu un jeune militant
04:22d'extrême droite.
04:23C'est l'AFP, en huit jours,
04:25qui a changé.
04:25Et à 9h14,
04:26l'AFP parlait de lui
04:28comme d'un jeune militant
04:29d'extrême droite radical.
04:30Charlotte Dornelas,
04:31réécoutez ce qu'elle disait samedi
04:34et cette émotion
04:35qui était la sienne.
04:36J'avoue,
04:36enfin, bref,
04:38ça m'émeut pour ses amis,
04:39en fait,
04:40parce que,
04:41je le disais tout à l'heure,
04:42j'espère que sa famille
04:43a été en la télé.
04:45C'est horrible de lire ça,
04:46en fait,
04:46qu'ils se taisent.
04:47Il y a un gamin de 23 ans
04:48qui est mort,
04:48que tout le monde se taisent.
04:50Que ceux qui savent prier,
04:51prier,
04:51que les autres se taisent
04:52par pitié, en fait.
04:54Alors,
04:55à Rennes,
04:56par exemple,
04:56l'extrême gauche
04:57a manifesté avec une bande drôle
04:59« Ici, on pleure pas,
04:59les nazis,
05:00un slogan
05:00abat l'État,
05:01les flics et les fachos ».
05:02Peu,
05:04on n'en a pas parlé.
05:05Personne n'en a parlé.
05:05Voilà,
05:06personne n'en a parlé.
05:06Et là,
05:07c'était pas trois personnes.
05:08C'était abat l'État,
05:10les flics et les fachos,
05:11les flics,
05:12et abat l'État.
05:13Il y avait,
05:13je sais pas,
05:14200 personnes peut-être.
05:15Oui,
05:15c'est un appel au meurtre des policiers,
05:16personne n'en a parlé.
05:17Personne,
05:17mais là,
05:23d'émission de Raphaël Arnaud.
05:25Certainement pas.
05:26Ni de suspension du groupe
05:27de la France Insoumise.
05:28Je suis fière d'avoir Raphaël Arnaud
05:29dans mon groupe.
05:30Bon,
05:31Manon Abri est sur cette ligne-là,
05:33mais bon,
05:34c'est des éléments de langage
05:34de la France Insoumise.
05:36Mathilde Depanot
05:36va beaucoup plus loin
05:37dans une vidéo
05:37qu'on a vue ce week-end,
05:38quand même.
05:39Quand elle dit que
05:40si jamais
05:41le Rassemblement National
05:42gagnait les élections,
05:44qu'il n'était pas question
05:45de reconnaître
05:46une telle victoire,
05:47etc.,
05:48il continue d'envoyer
05:50ou de,
05:51comment dire,
05:52d'allumer le feu,
05:53de l'attiser toujours plus
05:54et ils ne veulent pas
05:56respecter la démocratie
05:57ni les élections.
05:58Alors,
05:58je demande à Laurent Tessier,
05:59ça c'est un sujet quand même.
06:00Laurent Tessier,
06:00on peut l'entendre,
06:02ce son de Mathilde Panot,
06:04parce que je ne suis pas sûr
06:05qu'elle ait dit
06:06les choses telles
06:07que vous les dites là.
06:08Elle a dit
06:09qu'elle ne reconnaîtra pas.
06:09C'est ce que cela signifie.
06:10On ne reconnaîtra pas
06:11le résultat d'une élection,
06:12pardon,
06:13si la...
06:14Elle l'a dit comme ça.
06:15Ah ben oui.
06:15Elle ne reconnaîtra pas
06:16le résultat des élections
06:18si le Rassemblement National
06:19venait à gagner,
06:20pardon.
06:21Alors,
06:21il y a des voix quand même
06:22qui modèrent
06:23et c'est tant mieux,
06:24notamment François Hollande.
06:25Écoutez ce qu'il disait
06:26ce matin sur Radio-Télé Luxembourg.
06:28Il est dans une forme
06:29de responsabilité,
06:31non pas pénale,
06:33une façon de mettre en cause
06:35la personne de Mélenchon
06:37et son mouvement
06:38par rapport
06:39au drame,
06:40la mort.
06:41Mais il a une responsabilité
06:42morale et politique.
06:44Et plutôt que de convenir
06:47qu'il a manqué
06:47de clairvoyance
06:48en soutenant la jeune garde,
06:50en considérant
06:51que la jeune garde
06:52était un élément
06:53de son propre groupe politique.
06:55Plutôt que de dire
06:56qu'il n'est pas acceptable
06:58qu'un député
06:59de son groupe,
07:00LFI,
07:01ait des collaborateurs,
07:03des assistants
07:03qui puissent se retrouver
07:05dans une règle
07:05qui aboutit
07:06à la mort
07:07d'un jeune.
07:09C'est une double faute
07:10et il la paiera
07:11forcément
07:12puisqu'il n'a pas,
07:13il ne peut plus représenter
07:15pour la gauche
07:16quelques candidats
07:17qui puissent arriver
07:18au second tour.
07:18François Hollande
07:19qui parlait évidemment,
07:20vous l'aurez compris,
07:21de Jean-Luc Mélenchon.
07:22Est-ce qu'on peut écouter
07:23ce qu'a dit
07:23Mme Mathilde Padneau
07:25ce week-end
07:26sur des élections possibles
07:27et la victoire
07:28du Rassemblement national ?
07:29Je dis merci
07:30aux antifascistes
07:31car les antifascistes
07:32et nous en sommes.
07:33Nous, la France insoumise,
07:34nous sommes antifascistes.
07:35L'antifascisme,
07:36c'est d'abord
07:37la résistance au fascisme
07:38et de dire
07:39que nous n'accepterons
07:40jamais dans notre pays
07:40que le fascisme
07:42prenne le pouvoir
07:44légalement par les urnes,
07:45ce que veut faire
07:46Marine Le Pen
07:47entourée de tous ces groupuscules
07:48d'extrême droite
07:49qui pullulent autour d'elle.
07:51Bon, je ne sais pas
07:52ce que cette phrase-là...
07:53Elle mélange tout.
07:54Non mais tout est fou.
07:55L'ARN passe son temps
07:57à vouloir couper
07:57avec le groupuscule.
07:58Donc on est dans un climat
07:59et moi je ne veux pas
08:00le qualifier ce climat
08:01parce qu'il est effectivement...
08:03C'est fait exprès de leur part.
08:05C'est-à-dire en fait
08:06on nous prépare
08:07une sédition.
08:08Oui, c'est ça.
08:09En France,
08:09on descendra avec les armes
08:10dans la rue
08:11et on fera la guerre civile
08:13aux armes citoyens.
08:14Voilà, c'est ça quoi.
08:15Si vous le dites,
08:15on verra ce qui se passera.
08:17Mais ce qui s'est passé ce week-end
08:18et d'une certaine manière
08:20toute la semaine passée,
08:21c'est la bande annonce
08:23de, évidemment,
08:24l'année à venir
08:25et la bande annonce
08:26de l'entre-deux-tours
08:28de la présidentielle
08:28si l'ARN est en position
08:29de gagner.
08:30C'est le théâtre antifasciste
08:31qui se met en place.
08:33Alors il y a beaucoup de gens
08:34d'ailleurs
08:34qui peuvent d'ailleurs
08:36se dire
08:38qu'ils ne voteront pas
08:39pour le Rassemblement National.
08:41Non pas tant d'ailleurs
08:42parce qu'ils n'en partagent
08:43pas les idées,
08:43mais parce qu'ils ont peur
08:45effectivement
08:45de la bordélisation
08:47du pays.
08:47Ils intimident
08:48de la même manière
08:48qu'il y a peut-être
08:49des gens
08:50qui n'étaient pas présents
08:51à la manif samedi
08:52parce qu'ils ont peur pour eux.
08:53De la même manière,
08:54les gens qui peut-être
08:55n'ont pas envie de voter
08:56pour le Rassemblement National.
08:57Sans compter que toutes les institutions
09:04sont déjà trustées,
09:05on place les pions
09:06pour effectivement
09:07cette éventualité.
09:08Allez, la pause
09:09et on va recevoir
09:11pour la deuxième fois
09:12M. Wally Glaze.
09:15Wallis Glaze
09:15qui va...
09:16On va voir s'il va être aussi bon
09:17qu'il l'a été à 16h.
09:19Mais bon,
09:19on ne va pas l'applaudir
09:20à chaque fois en même temps.
09:21Bon, il revient quand
09:22c'est Sonic & Flash.
09:23C'est beaucoup.
09:25C'est rappeler l'information
09:27en permanence.
09:29Il est 16h27.
09:30Je ne sais pas pourquoi
09:30il dit ça.
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