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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Voilà, excellent début de week-end, c'est de l'année.
00:01Oui, je sais, je suis désolé.
00:03Mais ça peut être le week-end pour ceux qui ont travaillé, ça fait dimanche.
00:05Soyez pas surpris, madame, messieurs.
00:07Fabrice est un ami.
00:09Voilà, il est dans...
00:11Il est avec nous. C'est pas facile tous les jours,
00:13mais il est avec nous, il faut l'aider.
00:15Voilà, il faut l'accompagner.
00:18Oui, il faut l'accompagner.
00:20C'est un petit peu le quota, voilà, je suis là.
00:22Donc, il faut l'accompagner.
00:24Je tiens à dire que cette émission n'a pas été
00:26enregistrée vendredi en fin d'après-midi.
00:28Donc, c'est pas le meneur de jeu, quoi.
00:30Il est 16h18, tourné le 23 février, c'est bien ça ?
00:33C'est ça, 23 février.
00:35Donc, voilà. Mais ne soyez pas
00:38trop durs avec notre ami Fabrice.
00:41C'est un ami.
00:42Excellent début de week-end, allez.
00:46Bon, bienvenue en ce mois d'octobre.
00:48Et nous allons, en revanche,
00:50être un peu sérieux,
00:51parce que la marche en hommage à Quentin Samenay-Lyon.
00:54Quentin, c'est cet étudiant en mathématiques
00:56tué à l'âge de 23 ans il y a quelques jours
00:58par l'extrême-gauche.
00:59On a vu tout le week-end
01:01et entendu ce qu'on appelle généralement
01:04l'accusation inversée,
01:06si j'ose dire.
01:07L'inversion accusatoire.
01:08Ou l'inversion accusatoire.
01:10C'est frappant.
01:11Tout ce qui s'est dit,
01:12tout ce qui a été entendu.
01:12On l'a vu et on l'a lu.
01:14Et on l'a lu.
01:14Ségolène Royal a parlé de Quentin
01:16comme d'un militant présumé néo-nazi et antisémite.
01:19Je dois dire qu'on en a parlé dès vendredi.
01:22Je n'arrive toujours pas à comprendre.
01:24Oui, moi non plus.
01:25Surtout que c'est une mère de quatre enfants.
01:27Qu'elle aille le dire,
01:28droit dans les yeux,
01:29à la maman de Quentin.
01:31Votre fils,
01:31il méritait peut-être de mourir.
01:33En tout cas,
01:34ce n'est pas une grande perte.
01:35C'est un antisémite.
01:38Et voilà,
01:39un extrême-droit.
01:40Mais surtout sur quoi elle se base ?
01:42Mais il y a des gens qui vrillent,
01:43je le dis sans arrêt,
01:44il y a des gens qui vrillent.
01:45J'étais sur le plateau avec Elliot
01:48samedi matin
01:49et Charlotte Dornelas a fondu en armes.
01:51Oui, je suis d'accord,
01:52c'était très ébouille.
01:53Il y a de quoi ?
01:54Il y a de quoi ?
01:54Parce que comment on peut avoir
01:56un manque d'humanité à ce point ?
01:58Mais comment vous expliquez ça
01:59de Ségolène Royal ?
02:00Moi, je la connais,
02:01Ségolène Royal,
02:01j'ai toujours eu pas mal d'estime pour elle,
02:04je dois dire.
02:05Même si, quelquefois,
02:06elle nous surprenait,
02:07notamment dernièrement
02:08avec son voyage en Algérie,
02:09qui est absolument épouvantable.
02:10Donc, c'est une trahison, vraiment.
02:12Là, il y a vraiment coup sur coup,
02:14elle nous surprend beaucoup,
02:15mais là, ça touche vraiment à l'humain, quoi.
02:17Et ça, c'est terrible.
02:17C'était tout simplement des coups de pub
02:19qu'elle se fait à elle-même.
02:20En tout cas, on a le sentiment
02:21d'ici quelques temps
02:22que l'avocat de la famille de Quentin
02:25a dit qu'il allait porter plainte
02:28contre plusieurs individus
02:30de gauche ou d'extrême-gauche.
02:32J'ose croire que Ségolène Royal,
02:33après de tels propos,
02:35sera visé à un moment ou à un autre
02:36par une plainte.
02:37Parce que ce n'est pas possible.
02:38Et surtout dire ça,
02:39alors que Quentin n'est toujours pas
02:42enterré.
02:43Que les obsèques auront lieu demain
02:44et qu'on ferait mieux aujourd'hui
02:46de penser quand même à lui,
02:48évidemment,
02:48et à sa famille.
02:51Et puis, il y a le traitement médiatique
02:53de cette marche
02:54qui a donc eu lieu samedi,
02:56où si on écoutait le service public
02:57ou d'autres chaînes infos,
02:59que CNews en avait l'impression
03:00que c'était une marche
03:01composée uniquement de néo-nazis,
03:03d'ultra-droite,
03:04qui faisaient tous des salu-nazis.
03:05Or, la préfète a signalé
03:07trois comportements salu-nazis,
03:08propos racistes et homophobes,
03:09trois comportements...
03:11Elle ne le dit pas, d'ailleurs.
03:12Si, elle dit salu-nazis.
03:13C'est un signalement pour salu-nazis,
03:15un signalement pour...
03:16Pas dans le tweet
03:16que j'ai montré ce matin.
03:18Ah oui, mais elle ne donne pas
03:18les détails de signalement.
03:19Ah d'accord.
03:20Ce qu'elle a tweeté,
03:21en tout cas,
03:21elle ne parle pas de salu-nazis.
03:22Il y a trois signalements
03:23de la préfète.
03:24Un pour salu-nazis,
03:25un pour propos homophobes
03:26et un autre pour propos racistes.
03:28Trois signalements
03:29sur 3200 personnes,
03:30vous avouerez que c'est peu.
03:32Et on a voulu dire
03:33que c'était que des personnes
03:34qui étaient engagoulées,
03:35qui cachaient leur visage.
03:37Écoutez les témoignages
03:38qu'on a passés ce matin,
03:39dans 100% Frontières le matin.
03:41Il y a des vieilles dames,
03:43il y avait des grands-mères
03:43que vous n'avez vues nulle part,
03:44qui venaient pleurer.
03:45Quelqu'un qui aurait pu être
03:46leur petit-fils de 23 ans.
03:48Il y avait des mamans,
03:49il y avait des couples.
03:50Mais ces gens-là,
03:50vous ne les avez pas vus
03:51sur le service public
03:52ou sur d'autres chaînes de télé ?
03:54Alors, il ne faut pas nier
03:54les trois signalements
03:55que je viens de rappeler.
03:56Mais essayer de dire
03:57que ce n'était qu'une marche
03:58de néo-nazis,
03:59c'est juste faux, en fait.
04:00Bon, selon le Figaro,
04:02deux professeurs de Sciences Po
04:03ont justifié la mort de l'étudiant
04:04dans un groupe WhatsApp.
04:05Ces nazis ont récolté
04:06ce qu'ils cherchaient.
04:07L'évolution des dépêches
04:08de l'AFP, c'est intéressant.
04:10Également, dimanche 15 février,
04:11il y a huit jours,
04:12Quentin était un jeune étudiant
04:13catholique pacifique,
04:15proche de la mouvance nationaliste.
04:17Et la semaine dernière,
04:18il était un militant nationaliste.
04:19Et dès samedi matin,
04:20jour de la marche à Lyon,
04:21il était devenu un jeune militant
04:22d'extrême droite.
04:23C'est l'AFP, en huit jours,
04:25qui a changé.
04:25Et à 9h14,
04:26l'AFP parlait de lui
04:28comme d'un jeune militant
04:29d'extrême droite radical.
04:30Charlotte Dornelas,
04:31réécoutez ce qu'elle disait samedi
04:34et cette émotion
04:35qui était la sienne.
04:36J'avoue,
04:36enfin, bref,
04:38ça m'émeut pour ses amis,
04:39en fait,
04:40parce que,
04:41je le disais tout à l'heure,
04:42j'espère que sa famille
04:43a été en la télé.
04:45C'est horrible de lire ça,
04:46en fait,
04:46qu'ils se taisent.
04:47Il y a un gamin de 23 ans
04:48qui est mort,
04:48que tout le monde se taisent.
04:50Que ceux qui savent prier,
04:51prier,
04:51que les autres se taisent
04:52par pitié, en fait.
04:54Alors,
04:55à Rennes,
04:56par exemple,
04:56l'extrême gauche
04:57a manifesté avec une bande drôle
04:59« Ici, on pleure pas,
04:59les nazis,
05:00un slogan
05:00abat l'État,
05:01les flics et les fachos ».
05:02Peu,
05:04on n'en a pas parlé.
05:05Personne n'en a parlé.
05:05Voilà,
05:06personne n'en a parlé.
05:06Et là,
05:07c'était pas trois personnes.
05:08C'était abat l'État,
05:10les flics et les fachos,
05:11les flics,
05:12et abat l'État.
05:13Il y avait,
05:13je sais pas,
05:14200 personnes peut-être.
05:15Oui,
05:15c'est un appel au meurtre des policiers,
05:16personne n'en a parlé.
05:17Personne,
05:17mais là,
05:23d'émission de Raphaël Arnaud.
05:25Certainement pas.
05:26Ni de suspension du groupe
05:27de la France Insoumise.
05:28Je suis fière d'avoir Raphaël Arnaud
05:29dans mon groupe.
05:30Bon,
05:31Manon Abri est sur cette ligne-là,
05:33mais bon,
05:34c'est des éléments de langage
05:34de la France Insoumise.
05:36Mathilde Depanot
05:36va beaucoup plus loin
05:37dans une vidéo
05:37qu'on a vue ce week-end,
05:38quand même.
05:39Quand elle dit que
05:40si jamais
05:41le Rassemblement National
05:42gagnait les élections,
05:44qu'il n'était pas question
05:45de reconnaître
05:46une telle victoire,
05:47etc.,
05:48il continue d'envoyer
05:50ou de,
05:51comment dire,
05:52d'allumer le feu,
05:53de l'attiser toujours plus
05:54et ils ne veulent pas
05:56respecter la démocratie
05:57ni les élections.
05:58Alors,
05:58je demande à Laurent Tessier,
05:59ça c'est un sujet quand même.
06:00Laurent Tessier,
06:00on peut l'entendre,
06:02ce son de Mathilde Panot,
06:04parce que je ne suis pas sûr
06:05qu'elle ait dit
06:06les choses telles
06:07que vous les dites là.
06:08Elle a dit
06:09qu'elle ne reconnaîtra pas.
06:09C'est ce que cela signifie.
06:10On ne reconnaîtra pas
06:11le résultat d'une élection,
06:12pardon,
06:13si la...
06:14Elle l'a dit comme ça.
06:15Ah ben oui.
06:15Elle ne reconnaîtra pas
06:16le résultat des élections
06:18si le Rassemblement National
06:19venait à gagner,
06:20pardon.
06:21Alors,
06:21il y a des voix quand même
06:22qui modèrent
06:23et c'est tant mieux,
06:24notamment François Hollande.
06:25Écoutez ce qu'il disait
06:26ce matin sur Radio-Télé Luxembourg.
06:28Il est dans une forme
06:29de responsabilité,
06:31non pas pénale,
06:33une façon de mettre en cause
06:35la personne de Mélenchon
06:37et son mouvement
06:38par rapport
06:39au drame,
06:40la mort.
06:41Mais il a une responsabilité
06:42morale et politique.
06:44Et plutôt que de convenir
06:47qu'il a manqué
06:47de clairvoyance
06:48en soutenant la jeune garde,
06:50en considérant
06:51que la jeune garde
06:52était un élément
06:53de son propre groupe politique.
06:55Plutôt que de dire
06:56qu'il n'est pas acceptable
06:58qu'un député
06:59de son groupe,
07:00LFI,
07:01ait des collaborateurs,
07:03des assistants
07:03qui puissent se retrouver
07:05dans une règle
07:05qui aboutit
07:06à la mort
07:07d'un jeune.
07:09C'est une double faute
07:10et il la paiera
07:11forcément
07:12puisqu'il n'a pas,
07:13il ne peut plus représenter
07:15pour la gauche
07:16quelques candidats
07:17qui puissent arriver
07:18au second tour.
07:18François Hollande
07:19qui parlait évidemment,
07:20vous l'aurez compris,
07:21de Jean-Luc Mélenchon.
07:22Est-ce qu'on peut écouter
07:23ce qu'a dit
07:23Mme Mathilde Padneau
07:25ce week-end
07:26sur des élections possibles
07:27et la victoire
07:28du Rassemblement national ?
07:29Je dis merci
07:30aux antifascistes
07:31car les antifascistes
07:32et nous en sommes.
07:33Nous, la France insoumise,
07:34nous sommes antifascistes.
07:35L'antifascisme,
07:36c'est d'abord
07:37la résistance au fascisme
07:38et de dire
07:39que nous n'accepterons
07:40jamais dans notre pays
07:40que le fascisme
07:42prenne le pouvoir
07:44légalement par les urnes,
07:45ce que veut faire
07:46Marine Le Pen
07:47entourée de tous ces groupuscules
07:48d'extrême droite
07:49qui pullulent autour d'elle.
07:51Bon, je ne sais pas
07:52ce que cette phrase-là...
07:53Elle mélange tout.
07:54Non mais tout est fou.
07:55L'ARN passe son temps
07:57à vouloir couper
07:57avec le groupuscule.
07:58Donc on est dans un climat
07:59et moi je ne veux pas
08:00le qualifier ce climat
08:01parce qu'il est effectivement...
08:03C'est fait exprès de leur part.
08:05C'est-à-dire en fait
08:06on nous prépare
08:07une sédition.
08:08Oui, c'est ça.
08:09En France,
08:09on descendra avec les armes
08:10dans la rue
08:11et on fera la guerre civile
08:13aux armes citoyens.
08:14Voilà, c'est ça quoi.
08:15Si vous le dites,
08:15on verra ce qui se passera.
08:17Mais ce qui s'est passé ce week-end
08:18et d'une certaine manière
08:20toute la semaine passée,
08:21c'est la bande annonce
08:23de, évidemment,
08:24l'année à venir
08:25et la bande annonce
08:26de l'entre-deux-tours
08:28de la présidentielle
08:28si l'ARN est en position
08:29de gagner.
08:30C'est le théâtre antifasciste
08:31qui se met en place.
08:33Alors il y a beaucoup de gens
08:34d'ailleurs
08:34qui peuvent d'ailleurs
08:36se dire
08:38qu'ils ne voteront pas
08:39pour le Rassemblement National.
08:41Non pas tant d'ailleurs
08:42parce qu'ils n'en partagent
08:43pas les idées,
08:43mais parce qu'ils ont peur
08:45effectivement
08:45de la bordélisation
08:47du pays.
08:47Ils intimident
08:48de la même manière
08:48qu'il y a peut-être
08:49des gens
08:50qui n'étaient pas présents
08:51à la manif samedi
08:52parce qu'ils ont peur pour eux.
08:53De la même manière,
08:54les gens qui peut-être
08:55n'ont pas envie de voter
08:56pour le Rassemblement National.
08:57Sans compter que toutes les institutions
09:04sont déjà trustées,
09:05on place les pions
09:06pour effectivement
09:07cette éventualité.
09:08Allez, la pause
09:09et on va recevoir
09:11pour la deuxième fois
09:12M. Wally Glaze.
09:15Wallis Glaze
09:15qui va...
09:16On va voir s'il va être aussi bon
09:17qu'il l'a été à 16h.
09:19Mais bon,
09:19on ne va pas l'applaudir
09:20à chaque fois en même temps.
09:21Bon, il revient quand
09:22c'est Sonic & Flash.
09:23C'est beaucoup.
09:25C'est rappeler l'information
09:27en permanence.
09:29Il est 16h27.
09:30Je ne sais pas pourquoi
09:30il dit ça.
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