00:00Et nous sommes toujours ensemble avec nos amis, avec Caroline Iturbide, avec Olivier Guenek, avec Christophe Bordet, avec évidemment Georges
00:13Fedeck et Gauthier Lebrette.
00:14Et nous allons parler du traitement médiatique de la marche, en hommage à Quentin Samedi à Lyon.
00:19Le traitement médiatique, ça c'est un sujet qui nous intéresse toujours, parce que c'est vrai qu'on a
00:23le sentiment qu'il y a deux poids, deux mesures.
00:25Écoutez par exemple ce que se permet Charline Vanhoenacker ce matin sur France Inter, comment elle a commenté cette marche.
00:32Alors on dira que c'est de l'humour, et c'est vrai que la liberté d'expression doit être
00:35totale.
00:36Il se trouve qu'on tape toujours du même côté, et puis il se trouve aussi que c'est France
00:41Inter, et que c'est quand même l'argent du public.
00:43Donc je vous propose d'écouter Charline Vanhoenacker et vous me dites ce que vous en pensez.
00:46Voici venu le temps des manifs, bon enfant, dans les rues de Lyon, l'extrême droite c'est trop mignon,
00:53c'est le moment.
00:55Joyeux, des fachos heureux, des nazis gentils, travail, famille, patrie, lève ta main pour Pétain.
01:05Si t'es nostalgique de la collaboration, que c'est chic, une croix celtique, affiche ton racisme en toutes décontractions.
01:14Voici venu le temps des gentils méchants, si t'es pas dans notre camp, tu vas t'en prendre plein
01:21les dents.
01:22On se sent beaucoup mieux, comme en 42, solidarité à tous les crânes rasés.
01:31Ce qui est dommage, évidemment, on peut dire que c'est de l'humour, c'est de la caricature.
01:37Je rappelle que le jeune Quentin n'est pas enterré, et puis que cet humour-là ne correspond pas à
01:43la réalité.
01:43C'est-à-dire que ce n'était pas une manifestation, vous l'avez dit tout à l'heure, qui
01:46concernait ou des crânes rasés.
01:49Et c'est tout l'espace médiatique qui a réécrit.
01:53Alors ça, c'est la version humoristique, mais il y a la version journalistique,
01:56qui est tenue par Premier Degré, qui est tenue par Patrick Cohen, qui est tenue par tout France Inter.
02:01Et je vais vous faire écouter la jeune femme qui fait la revue de presse sur France Inter.
02:06Elle s'appelle Nora Amadi, et voilà ce qu'elle disait ce matin.
02:10Toujours dans l'Humanité, vous lirez une tribune signée par 180 personnalités qui affirment leur antifascisme.
02:16rappelle que l'extrême droite a déjà instrumentalisé des violences pour mettre au pas la société.
02:21Vous lirez qu'en 1930, la mort du militant nazi Horst Wessel, engagé dans la SA,
02:26a été transformée en mythe par Goebbels au service de la victimisation du parti nazi.
02:31Bien sûr, cette séquence a ses spécificités historiques, mais plus proche de nous, affirment les signataires.
02:37Rappelons-nous comment aux Etats-Unis, Trump et les siens ont instrumentalisé l'assassinat de Charlie Kirk
02:42pour réprimer les mouvements sociaux et classer officiellement les antifascistes comme terroristes.
02:47Alors, associé à Radio Nova, Blast, Les Inrocs et Street Press,
02:51l'Humanité publie un hors-série exceptionnel, je cite,
02:54« Front commun contre l'extrême droite » qui sort ce lundi en kiosque,
02:57un manuel pour mener la bataille idéologique à l'approche des élections municipales.
03:02Dans Libération, vous lirez une interview de l'historien américain spécialiste du fascisme, Marc Bray.
03:08Nora Amadi, revue de presse ce matin de France Inter,
03:11qui fait un parallèle avec un martyr nazi, et c'est la mort de Quentin dont on parle.
03:16Qu'est-ce que vous voulez, vous, que je vous dise ?
03:18En tout cas, c'est très efficace, parce que cette réécriture,
03:22elle perçoit vraiment les gens qui n'y connaissent pas grand-chose,
03:25parce qu'en fait, finalement, nous, c'est notre métier de regarder, de chercher, de s'interroger, etc.
03:30Mais en fait, d'entendre depuis des jours et des jours que c'est l'extrême droite,
03:35que cette réécriture, elle fonctionne hyper bien.
03:37C'est la question que je posais, vous le pensez ?
03:39Vous pensez vraiment que ça fonctionne ?
03:41Mais moi, je fais des cafés avec des copines,
03:42évidemment, on parle de ces sujets d'actualité,
03:44et en fait, moi, qui essaye un petit peu aussi de nuancer les propos,
03:49en disant, mais attends, c'est peut-être pas exactement ce que tu as entendu,
03:51selon les médias que vous avez écoutés...
03:52C'est-à-dire que vos copines, elles sont loin de l'actu ?
03:54Elles sont, en tout cas, quand les gens qui écoutent un certain type de médias,
03:58sont persuadés aujourd'hui que la vérité, c'est celle-ci.
04:02Et ils ont fait de Quentin un coupable, d'accord ?
04:05Ils oublient complètement qu'il y a eu un meurtre,
04:08qu'il y a derrière l'histoire de Quentin des parents, une famille, de la tristesse, etc.
04:12Et ils ne sont que dans le...
04:13Mais c'est là que le politique, notamment Emmanuel Macron,
04:16et d'autres voix, quand même, pourraient prendre la parole, me semble-t-il.
04:20C'est très efficace.
04:23On est dans le temps encore médiatique, où tout se dit n'importe quoi.
04:26Il y aura un autre temps, ce sera le temps judiciaire.
04:29Cette réécriture, elle se fera, en toute vérité, par la justice,
04:33et vous aurez notamment l'enquête de personnalité de la victime,
04:36qui sera aussi dans le dossier.
04:37À ce moment-là, ça mettra d'accord tout le monde.
04:40Moi, j'aimerais bien qu'on même soit entendu, Raphaël Arnaud, pourquoi pas...
04:43Vous dites qu'Emmanuel Macron, on devrait l'entendre, mais on va l'entendre.
04:48Mais pour dire quoi ?
04:48Parce que pour l'instant, ce qu'on a compris,
04:50c'est qu'on allait avoir droit à la dissolution de deux collectifs d'extrême droite.
04:58C'est ça qu'il est en train de réfléchir,
05:00qu'il veut mettre en œuvre dans les heures qui viennent, visiblement.
05:03Parait-il qu'il y aura aussi un collectif d'ultra-gauche ?
05:05Eh bien, on l'espère, parce qu'il faut quand même qu'il y ait un minimum d'équilibre.
05:08C'est une réunion, il faut le dire aux auditeurs,
05:09c'est une réunion demain, prévue à l'Elysée,
05:11alors ce matin, c'était l'information d'Europe 1,
05:13pour dissoudre deux collectifs d'ultra-droite.
05:15Donc tout le monde était surpris en disant,
05:16attendez, c'est l'ultra-gauche qui tue,
05:17et on va dissoudre des collectifs d'ultra-droite.
05:19Ce qui venait de Macron, ce ne serait pas du tout impossible
05:21que l'ultra-gauche soit liée.
05:23J'ai la réponse pour les JO.
05:24C'est-à-dire ?
05:25La région vient de me répondre, puisqu'il a demandé.
05:27Ah ben, ils nous écoutent.
05:28Ah ben, j'ai demandé.
05:31Donc, aujourd'hui, on est à Albertville,
05:34pour accueillir la délégation des athlètes et le drapeau.
05:37Voilà, c'est Albertville, en fait.
05:40C'est Albertville ?
05:41En l'état, aujourd'hui, c'est une discussion qui est entre
05:44Wauquiez, Muselier, Barnier et d'Ordre.
05:46On ne sait pas où aura lieu la cérémonie d'ouverture ?
05:49Elle ne s'est pas complètement arrêtée, mais en l'état.
05:51On parle de Brest.
05:53C'est sûr que c'est un texto d'aujourd'hui,
05:55ce n'est pas le texto d'il y a 30 ans, Albertville, les anciens gilets.
05:58On parle de Borlet.
05:59Il y a 30 ans, il n'y a pas de texto.
06:00Mais franchement, j'apporte une information.
06:02Vous apportez une information, il n'y en a pas.
06:06C'est une information.
06:07Vous savez que ça a conduit à la censure de Michel Barnier,
06:08les JO d'hiver qu'il avait organisé avec Jean-Claude Killy,
06:11parce qu'il en parlait quand Marine Le Pen va le voir à Matignon.
06:15Il n'arrêtait pas de lui parler des JO d'hiver qu'il avait organisé
06:17en lui montrant des photos.
06:19Ça avait agacé Marine Le Pen en disant
06:20« Mais de quoi il me parle ? »
06:21Et ça avait fait partie des raisons pour lesquelles elle l'avait censurée.
06:24Bon, est-ce que vous connaissez Madeleine de la Monica ?
06:28Non.
06:29Qui est Madeleine de la Monica ?
06:31Ah bah c'est les grosses têtes maintenant.
06:32Qui est Madeleine de la Monica ?
06:35Bien, j'avais trois raisons d'inviter aujourd'hui.
06:40Bonjour !
06:41Bien, qui est Monique ?
06:43C'est une politique ?
06:45Madeleine de la Monica ?
06:47Non !
06:47Est-ce que c'est une actrice ?
06:48Une chanteuse ?
06:51La doyenne française.
06:53Ah oui, elle a 113 ans !
06:54Comment vous le savez ?
06:54Parce que je réfléchis.
06:56Oui, ça vous l'a donné ?
06:58Non, j'ai des oreillettes.
07:00Gauthier est le seul à lire les sujets.
07:01Oui, bravo Gauthier.
07:02Vous saviez ou pas ?
07:04Bon, Madeleine de la Monica, elle a 113 ans, elle habite le Vésiné.
07:08C'est bien le Vésiné.
07:10Le Vésiné.
07:10C'est comme Clamart, c'est très vert.
07:12Le Vésiné, c'est bien.
07:13Mais c'est plus à droite que Clamart.
07:13Vous avez des amis là-bas ?
07:14Oui.
07:15Au Vésiné.
07:16Oui ?
07:16Non.
07:1817h12.
07:18Le Vésiné, c'est assez loin de Paris, mais c'est vrai que c'est la banlieue dite très chic.
07:23Je crois que Mme Broun-Pivet d'ailleurs est du Vésiné.
07:26Absolument.
07:26On peut envisager un couple guennec-Madeleine de la Monica ?
07:31Mamie Joujou.
07:32Il adore dormir avec les grand-mères.
07:35C'est leur petite bouillotte.
07:38Est-ce qu'on pourrait l'appeler Madeleine de la Monica ?
07:41Moi, je vais aller dormir chez elle.
07:42Il n'y a pas de problème.
07:44Madeleine de la Monica.
07:45J'adore les Damasus.
07:45C'est un joli nom en tout cas.
07:46Madeleine, Madeleine de la Monica.
07:48La nouvelle doyenne des Français.
07:50C'est une femme pour moi.
07:51Bon, il est 17h12.
07:54Comment ?
07:54C'est ce qu'il a dit.
07:57Il a dit qu'il voulait faire twerker les personnes âgées.
08:03Mais qu'est-ce que vous êtes fatigant.
08:05Tiens, ça nous fait un point commun.
08:07Depuis que vous vous couchez à 4h du matin.
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